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Et si la Terre nous parlait ? Huit principes de vie inspirés des peuples racines

Il existe des sociétés humaines qui n’ont pas de mot pour dire « ennemi ». Où la liberté est un principe inhérent à la vie. Où le mot richesse signifie « préserver l’eau pure ». Où les chefs n’ont pas le pouvoir. Où les champs ont un cœur. Où les enfants ne font pas de crises d’opposition. Où les notions de passé, de futur, s’inversent, ou parfois sont absentes. Où le « je » n’existe pas sans le « nous ». Où l’être humain apprend à devenir un don, un remède, pour la nature. « Et si la Terre nous parlait. Huit principes de vie inspirés des peuples racines » écrit par la journaliste Frederika Van Ingen, paru le 1er Mai aux éditions Les Liens qui Libèrent, est une sélection Cdurable !

Bien plus que des étrangetés, ces particularités nous indiquent d’autres façons possibles d’être au monde, d’autres modes de relation. Elles traduisent en réalité une connaissance profonde du fonctionnement de la vie, des écosystèmes, et une capacité à s’y inclure que nos sociétés ont perdu. À l’écoute de la Terre depuis leurs origines, les cultures ancestrales des peuples racines portent en elles le sens de ce que signifie « être humain » : faire société pour contribuer aux équilibres de la vie.

Face à nos crises écologiques, sociales, politiques et philosophiques majeures, elles sont sources d’inspiration. À travers des exemples issus de ces peuples, ce livre propose huit lois ou principes inspirés de leurs visions du monde, pour régénérer, en nous et entre nous, une culture symbiotique.

A propos de l’auteur

Frederika Van Ingen est journaliste. Sa recherche se concentre sur les sagesses qui relient harmonieusement, écologie, bien-être, médecine, psychologie, art, spiritualité. Elle a publié notamment Ce que les peuples racines ont à nous dire (LLL) et a créé le « Cercle des Passeurs » pour défendre ces traditions.

Jeux Olympiques : un accélérateur de la transition écologique ?

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La France a l’ambition de faire des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 un évènement qui intègre les enjeux climatiques. Une opportunité historique de montrer qu’il est possible de conjuguer sport et défi climatique, avec l’objectif ambitieux de diviser par 2 les émissions de gaz à effet de serre de ces Jeux par rapport à l’édition de Londres. Construction du village des athlètes, transports en commun décarbonés et pistes cyclables, amélioration de la qualité de l’eau avec le plan baignade dans la Seine, choix d’infrastructures pérennes et protégeant la biodiversité, réduction des déchets avec une démarche globale de circularité …

Hôte de la COP21, Paris est devenu le symbole de la lutte contre le changement climatique. Pour le WWF France, la candidature de Paris aux Jeux de 2024 ne devait pas se limiter à proposer les Jeux « les plus verts », mais les premiers Jeux alignés avec les objectifs de l’Accord de Paris ! Ce respect de l’Accord de Paris imposait de proposer une stratégie de réduction drastique de ses émissions par rapport aux éditions précédentes des Jeux et de garantir une neutralité carbone grâce à la compensation de ses émissions.

Des Jeux responsables pour un héritage durable

  • La ville de demain : le village des athlètes sera transformé en éco-quartier après les jeux ;
  • La qualité de l’eau de la Seine et de la Marne : le plan Baignade permettra de s’y baigner ;
  • L’impact environnemental : limitation des constructions neuves, prise en compte de la biodiversité, lutte contre le plastique à usage unique, … ;
  • Des mobilités durables et accessibles : extension des lignes du métro (14), du RER (E) et du tram (T3B), un réseau cyclable olympique (415 km)

Ces Jeux seront les premiers à atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat avec l’ambition de diviser par deux leur empreinte carbone par rapport aux éditions précédentes

Mieux transporter et se déplacer

Une offre de transports fiable, efficace et décarbonée doit garantir le déplacement des spectateurs tout en permettant la continuité d’activité de la vie sociale, économique et culturelle.

  • UNE OFFRE DE TRANSPORTS EN COMMUN RENFORCÉE ET EFFICACE
  • DES TRANSPORTS PLUS ACCESSIBLES À TOUS
  • LE DÉVELOPPEMENT DU RÉSEAU CYCLABLE

Mieux aménager, bâtir et se loger

La sobriété et la durabilité sont au cœur des Jeux de Paris 2024 avec 95 % des sites utilisés qui sont des infrastructures déjà existantes ou temporaires. Les quelques ouvrages construits spécialement pour l’évènement par la SOLIDEO feront l’objet d’une reconversion après les Jeux.Le village des athlètes, labellisé Éco-Quartier, a été conçu dans une démarche de ville durable et sera réhabilité pour accueillir des habitants après les Jeux.

Le village des athlètes des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024 – Solideo
  • LE VILLAGE DES ATHLÈTES :
    • Contribue à protéger la biodiversité (toitures favorables aux insectes et oiseaux, clôtures perméables permettant le passage de la petite faune, 9000 arbres et arbustes plantés…)
    • Maîtrise le budget carbone (répond aux exigences du Plan Climat, respecte la trajectoire de neutralité carbone pour 2050 en utilisant des matériaux biosourcés et en concevant des bâtiments peu énergivores
    • équipés de panneaux solaires et de systèmes géothermiques).
    • Sobre en énergie et adapté au climat de 2050 (les bâtiments sont raccordés au réseau alimenté par les énergies renouvelables – géothermie et installations photovoltaïques -, revêtements de sol, présence de végétaux et d’eau dans les espaces publics …)

Mieux préserver l’environnement et la biodiversité

  • PLAN BAIGNADE ET AMÉLIORATION DE LA QUALITÉ DE LA SEINE ET DE LA MARNE
  • PROTECTION DES ESPACES ET DES ESPÈCES NATURELLES

Quels sont les avantages d’un logiciel agricole pour une fertilisation de précision, des cultures saines et de meilleurs rendements ?

Les solutions logicielles au service de l’agriculture sont nombreuses et proposent de digitaliser la gestion complète d’une exploitation agricole, du semis à la récolte. Quels sont les avantages de cette transformation numérique du monde agricole ? Est-ce un moyen d’améliorer les pratiques pour une agriculture durable et performante ?

90% des agriculteurs investissent plus de 7h par semaine de leur temps dans des tâches administratives et cette durée va augmenter ces prochaines années

Vers une 3ème voie de l’agriculture ?

L’agriculture est souvent divisée en deux approches distinctes : une dite « intensive » ou « agro-industrielle », qui favorise les monocultures avec l’utilisation d’engrais, de produits phytosanitaires et un arrosage régulier pour maximiser les rendements et répondre aux besoins du marché (industrie agro-alimentaire et export sur le marché mondial). L’autre dite « extensive » ou « agro-écologique », qui favorise les polycultures, le couvert végétal en l’absence de labour ou la restauration des haies pour préserver la biodiversité propice à la conservation d’un sol vivant pour une production biologique et une vente directe en circuit court.

Et si la transformation numérique du monde agricole pouvait favoriser l’émergence d’une troisième voie pour une agriculture durable, positive et agroécologique pour les Hommes comme pour la planète ? Une agriculture basée sur des résultats, prouvés et mesurés, qui réconcilie les attentes des consommateurs-citoyens et la préservation de l’environnement, tout en assurant aux agriculteurs une juste rémunération. C’est la promesse des solutions logicielles dédiées à l’accompagnement des exploitants agricoles vers des pratiques à la fois plus performantes et plus durables.

Gagnez du temps grâce aux connecteurs machines : zéro ressaisie des données, enregistrement automatique des données en temps réel, connexion avec les solutions référentes du marché : Aptimiz, Scopix, Alvie, MyEasyFarm

Qu’est-ce qu’un logiciel agricole ? 

Les logiciels agricoles sont de plus en plus souvent utilisés par les agriculteurs pour piloter leur exploitation. Ils ont en effet pour objectif de simplifier la gestion globale des parcelles cultivées, de planifier la production agricole comme la gestion du bétail, et d’obtenir un meilleur rendement.

Certains logiciels sont spécialisés pour répondre aux différents besoins de l’exploitant agricole. Par exemple, un logiciel agricole pour la fertilisation, le suivi des parcelles dédiées à la culture et/ou à l’élevage, la possibilité de consulter en temps réel certaines données pour évaluer l’état des récoltes présent et à venir, le suivi météorologique, la pluviométrie, la cartographie GPS de la zone utilisée par l’agriculteur …

Les solutions les plus complètes intègrent une formation à la prise en main du logiciel pour servir d »outil de comptabilité en même temps que d’une assistance quotidienne au pilotage de l’exploitation agricole et ainsi permettre un gain de temps maximum, notamment pour la déclaration PAC

Le logiciel agricole Smag Farmer : du semis à la récolte, gérer son exploitation de A à Z

Que vous cultiviez des céréales, des légumes, des fruits ou toute autre culture, SMAG Farmer simplifie le pilotage réglementaire, agronomique et économique des exploitations agricoles.

Smag Farmer
Géolocaliser les parcelles arboricoles, consulter les interventions réalisées au verger, saisir vos observations en direct avec prise de photo

Pourquoi utiliser un logiciel agricole ? 

AVANTAGES

  • Gain de temps : moins de temps consacré à la gestion et plus pour la production
  • Surveillance en temps réel : de l’état des parcelles cultivées comme de celui de l’élevage du bétail
  • Gestion optimisée : de l’emploi de main d’œuvre comme de l’utilisation du matériel de production 
  • Suivi du rendement : évaluation quotidienne du rendement de l’exploitation agricole
  • Traçabilité des produits utilisés : utile notamment en cas de contrôle sanitaire
Simplifier la déclaration PAC en 5 étapes

Inconvénients

  • Une utilisation parfois difficile de la solution logicielle sans accompagnement ou formation
  • Un coût supplémentaire pour l’acquisition du logiciel et/ou de l’abonnement à amortir
  • Une indisponibilité possible sur le terrain, liée à l’absence de réseau ou de fonctions adaptées
Gérer un verger au quotidien avec le logiciel agreo

Des Assises nationales pour construire l’avenir du vivant dans le milieu urbain

Les Assises nationales de l’animal en ville 2024 sont une initiative des rédactions du magazine 30 Millions d’amis et de Peuple-animal.com, édités par 1Health, premier groupe de médias et de services à se positionner dans la perspective d’une seule santé, humaine, animale et environnementale. Cette première édition des Assises nationales de l’animal en ville a jeté les bases d’une nouvelle ambition pour les villes de demain, où les animaux auront tous leur place, dans le respect des besoins et des apports mutuels entre les espèces du vivant (dont nous faisons partie).

© Lechatnoir/Istockphoto

Redonnons à la nature sa place au cœur de nos villes

La ville peut créer des espaces propices ou défavorables à la faune sauvage. Certaines espèces s’y sont adaptées et développées ; pour d’autres, il s’agit d’un lieu de passage obligé entre deux territoires. L’architecture des bâtiments et les méthodes de gestion des espaces végétalisés vont alors être déterminantes pour la survie des oiseaux, mammifères, insectes et autres reptiles qui partagent nos lieux d’habitation.

L’urbanisation et la bétonisation sont la cause principale de l’effondrement de la biodiversité en ville, en privant la faune sauvage du gite et du couvert nécessaire à sa survie. Fortement d’actualité, les opérations de rénovation énergétique des bâtiments peuvent ainsi entraîner des conséquences désastreuses sur la nidification des hirondelles et des martinets. Autre exemple, l’aménagement des combles peut condamner une colonie de chauve-souris. L’éclairage nocturne perturbe les insectes, tandis que la réfection d’une clôture peut couper la route aux hérissons, et une piscine devenir un piège mortel, etc.

Les conséquences sont déjà visibles : selon le Suivi temporel des oiseaux communs (STOC) coordonné par la LPO et le Museum d’Histoire Naturelle, les espèces des milieux bâtis ont perdu 27,6 % de leurs populations en France entre 1989 et 2019.

La LPO prône un changement de paradigme afin de s’appuyer sur la préservation du vivant pour rendre les villes plus résilientes face aux évolutions du climat tout en luttant contre l’effondrement de la biodiversité.

Allain Bougrain Dubourg
Président de LPO

Les habitants des villes sont en attente sur le sujet : 61 % des personnes interrogées dans le sondage IPSOS réalisé pour le magazine 30 millions d’amis et Peuple Animal appellent à une politique ambitieuse de préservation de la biodiversité en ville.

Les premières Assises de l’Animal en Ville permettent de mettre en lumière les solutions concrètes pour créer les conditions du respect et du retour de la faune sauvage dans le milieu urbain.

En ville, comme ailleurs, redonnons à la nature la place qui est la sienne : parmi nous.

Les 20 propositions des Assises de l’animal en ville 2024

Ce livre blanc présente 20 propositions issues des travaux des Assises nationales. Elles doivent permettre de trouver des solutions nouvelles ou renforcées afin de redonner toute sa place dans l’espace urbain aux animaux domestiques et à la faune sauvage, tout en conciliant les usages avec lesquels ils partagent le territoire.

© PaoloCremonesi/Istockphoto

LE CHIEN : favoriser sa présence et le partage du territoire

  • FORMER LES PROPRIÉTAIRES
  • LABELLISER LES PROFESSIONNELS
  • OUVRIR L’ACCÈS AUX TRANSPORTS EN COMMUN
  • AMÉNAGER DES ESPACES VERTS CANINS
  • RENFORCER L’IMPLICATION CITOYENNE DES PROPRIÉTAIRES DE CHIENS

LE CHAT : Maîtriser la prolifération et l’errance

  • RENDRE LA STÉRILISATION OBLIGATOIRE
  • FAIRE DE LA LUTTE CONTRE L’ERRANCE FÉLINE ET L’ABANDON UNE CAUSE NATIONALE EN 2025
  • STOPPER L’ENTRÉE DES CHATS EN FOURRIÈRE
© tostphoto/Istockphoto

FAUNE SAUVAGE : Préserver et restaurer la faune sauvage en ville

  • FAVORISER DES HABITATS ET AMÉNAGEMENTS FAVORABLES À LA FAUNE SAUVAGE
  • REPENSER LE PROJET D’AMÉNAGEMENT URBAIN AUTOUR DE LA BIODIVERSITÉ
  • RÉALISER DES ESPACES VÉGÉTALISÉS FAVORABLES À LA FAUNE SAUVAGE
  • RÉDUIRE LA POLLUTION SONORE ET LUMINEUSE
  • RECONNECTER LES HABITANTS AU VIVANT DANS LA VILLE
  • MOBILISER LES ÉLUS ET ACTEURS DE L’AMÉNAGEMENT URBAIN POUR LA PRISE EN COMPTE DE LA BIODIVERSITÉ
  • REPRÉSENTER LES NON HUMAINS DANS LES CONSEILS MUNICIPAUX
JohnnyH5/Istockphoto

LIMINAIRES : La cohabitation est-elle possible ?

  • AMÉLIORER LA GESTION DES DÉCHETS
  • DÉVELOPPER ET ADAPTER LE MOBILIER URBAIN POUR LES PIGEONS
  • CRÉER UNE APPLICATION POUR LA RECONNAISSANCE DES ESPÈCES
  • INCLURE LES LIMINAIRES DANS LA RELATION SYNDIC/BAILLEURS/OCCUPANTS
Suzy, la nounou du collège

TOUTES ESPÈCES : éduquer et sensibiliser

  • SENSIBILISER LES JEUNES PUBLICS

Télécharger le Livre blanc de l’animal en ville

Quarante-deux villes, trois agglomérations de villes, une région et cent vingt associations, organisations professionnelles, experts, chercheurs et entreprises concernés par la problématique de l’animal en ville, ont partagé leurs expériences, réfléchi aux besoins du présent et proposé des recommandations pour l’avenir.

10 apprentissages clés du Baromètre RSE 2024

Vendredi, une start-up sociale pionnière dans l’intégration de l’engagement au cœur de la culture des entreprises, en collaboration avec Kantar Insights et 11 partenaires, nous dévoile les résultats de la troisième édition de son Baromètre RSE 2024. Une étude de référence de la Responsabilité Sociale et Environnementale des entreprises qui identifie dix apprentissages clés pour une accélération à la hauteur de l’urgence et pour la construction d’un futur positif !

Votre entreprise a-t-elle déjà mis en place des actions d’engagement solidaire ou de philanthropie ?

C’est pour “pour pallier l’absence d’une mesure commune des pratiques RSE” que Vendredi a lancé la première édition de ce Baromètre ouvert il y a trois ans. Son intention est de proposer un outil pour comprendre les changements en cours et permettre à chaque entreprise de se comparer et s’inspirer des pratiques des autres.

Si la RSE s’est imposée au sein des entreprises, sa nécessité n’étant plus remise en question, elle doit encore démontrer son efficacité et ses capacités à engendrer des transformations profondes et durables.

la RSE est-elle en train de connaître une accélération à la hauteur de l’urgence sociale et environnementale ?

Le Baromètre RSE 2024 répond à cette question et identifie dix apprentissages clés pour une accélération à la hauteur de l’urgence et pour la construction d’un futur positif !

1 – Plus de ressources au service de la RSE

Quel est le budget annuel mis à disposition de votre département RSE ?

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à dédier du temps et de l’argent à la RSE : 78% des organisations interrogées (contre 70% en 2022) et 76% y allouent un budget (contre 68% en 2022). La taille des équipes et les enveloppes budgétaires augmentent également, même si les ressources dédiées sont encore perçues comme insuffisantes.

2 – La RSE s’impose dans la stratégie de l’entreprise

La RSE est-elle directement représentée au sein du COMEX/comité de direction ?

En s’intéressant de plus en plus à la RSE, le COMEX permet au sujet de devenir central, et d’impacter les prises de décisions : dans 70% des entreprises interrogées, la RSE est rattachée au COMEX (contre 63% en 2022). Le COMEX est d’ailleurs la partie prenante la plus impliquée autour du sujet : il est “moteur” ou “favorable” dans 93% des entreprises répondantes.

3 – L’environnement, une thématique RSE prioritaire

Sur quelle(s) cause(s) avez-vous déjà sensibilisé vos salarié·es ?

L’environnement est l’enjeu central des politiques RSE, et un champ d’action pour toutes les entreprises, peu importe leur maturité. C’est le premier thème de sensibilisation des salarié·es (90% des entreprises interrogées ont déjà sensibilisé leurs équipes au sujet), mais aussi un sujet autour duquel les actions se structurent de plus en plus : 68% des entreprises déclarent avoir réalisé un bilan carbone, contre 47% en 2022.

4 – Des évolutions légales impactent les pratiques

D’après vous, à quel point ces éléments motivent la mise en place d’actions RSE dans votre entreprise ?

Le cadre légal et son évolution, comme la récente CSRD, ont une influence grandissante sur les démarches RSE des entreprises concernées : la réponse à ces obligations est devenu le moteur principal de passage à l’action des ETI et des grandes entreprises (GE). Cela se fait ressentir sur leurs pratiques concrètes, comme la mesure de l’empreinte carbone : 96% des GE ont déjà réalisé un bilan carbone, contre 89% en 2022.

5 – Des façons d’agir & causes prioritaires qui évoluent

D’après vous, à quel point ces éléments motivent la mise en place d’actions RSE dans votre entreprise ?

Face aux mutations des besoins des attentes, certains thèmes RSE sont priorisés, comme la santé mentale des équipes (65% des entreprises sensibilisent à ce sujet, contre 49% en 2022) ou la diversité socio-économique (70% agissent autour de ce sujet, contre 55% en 2022). Les façons d’agir se transforment également : les Fresques sont par exemple en plein essor, avec 60% des entreprises qui en ont déjà organisé (contre 41% en 2022)

6 – La mobilisation des salariés, une nécessité

Avez-vous déjà mené des actions de sensibilisation de vos salarié·es autour des enjeux sociaux et environnementaux ?

Les entreprises, conscientes de la nécessité d’embarquer leurs équipes, sont de plus en plus nombreuses à activer ce levier ! Mais cela reste encore difficile pour nombre d’entre elles : seuls 17% considèrent leurs équipes comme “motrices” de leur politique RSE. Les jours d’engagement au travail, aux bénéfices réels pour mobiliser largement ses équipes, est une pratique qui se développe, mais reste peu répandue : 28% des entreprises l’ont mis place, contre 23% en 2022.

7 – Des causes peu abordées dont il faut se saisir

Quelles sont les causes prioritaires sur lesquelles vous engagez vos salarié·es ou mettez en place des actions de philanthropie ?

Certaines thématiques sont peu intégrées dans les plans d’actions RSE. L’aide et l’insertion des réfugiés, qui avait émergé en 2022 suite à la guerre en Ukraine, redevient très minoritaire : seuls 8% des entreprises sensibilisent à ce sujet. Les questions LGBTQIA+, abordées par 19% des entreprises, sont toujours la cause sociale la moins abordée. Enfin, la biodiversité est un sujet environnemental émergent : 32% des entreprises l’abordent, et 30% souhaitent se lancer.

8 – Des freins prégnants sur lesquels se focaliser

D’après vous, à quel point les facteurs ci-dessous sont-ils des freins au déploiement de la politique RSE au sein de votre entreprise ?

Malgré une hausse significative des budgets et équipes dédiées, le manque de ressources est toujours le principal obstacle au déploiement de la RSE : 82% des entreprises considèrent le manque de temps et d’équipe comme un frein important, soit autant qu’en 2022 ; et une majorité (65%) déclarent manquer de budget. Par ailleurs, la difficulté de mesurer l’impact et le ROI des actions RSE est un véritable enjeu, considéré comme frein important par 74% des entreprises.

9 – S’inspirer de la maturité des grandes entreprises

Plus de moyens, des stratégies mieux structurées, des actions plus diversifiées… Les grandes entreprises (GE) sont les plus matures en matière de RSE : 98% des GE ont un budget dédié, contre 76% de l’échantillon global ; ou encore 61% ont au moins un label RSE, contre 39% au global. Cet écart peut être perçu comme une opportunité : de par leur influence et leur capacité à inspirer, les GE doivent ouvrir la voie à la transition profonde des TPE et PME.

10 – Des signaux faibles d’accélération de la RSE

Classez les parties prenantes suivantes en fonction de la pression qu’elles exercent sur la mise en place d’actions RSE dans votre entreprise

Certains signaux permettent d’imaginer que la RSE va connaître une véritable accélération dans les années à venir. La représentation croissante de la RSE au sein du COMEX, par exemple, va permettre aux entreprises d’avoir un budget plus conséquent, mais aussi de mieux impliquer l’ensemble de leurs équipes. La priorité mise dans la sensibilisation des équipes, également, va permettre de rendre plus durable la transition et augmentant la part de salariés mobilisés.

Télécharger le Baromètre de la RSE 2024

Baromètre RSE 2024

Les technologies liées à l’hydrogène sont elles pertinentes pour atteindre les objectifs de développement durable ?

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Ce rapport est l’œuvre d’une cinquantaine d’étudiants scientifiques tirés au sort pour participer à la première « Convention scientifique étudiante ». Lancée en 2023 par la Société des Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF) sous le haut patronage du ministre chargé de l’Industrie et de l’Énergie, elle avait pour tâche de dire dans quelle mesure « les technologies liées à l’hydrogène sont pertinentes pour atteindre les objectifs de développement durable » et quels devraient en être les usages prioritaires.

La Convention Scientifique Étudiante (CSE) est une initiative lancée en 2023 par le Comité Jeunes Promotions (JP) de la fédération des Ingénieurs Et Scientifiques de France (IESF). Elle a pour but de réunir des étudiants scientifiques – du master au doctorat – choisis au hasard pour représenter ce spectre de la population.

Sur le format des Conventions Citoyennes (Climat, Fin de Vie, …), encadrés par des animateurs et garants, quatre sessions de deux jours, rythmées par des conférences et des débats ont permis de rassembler experts et intervenants issus de la recherche, de l’industrie, des institutions, des ONG et du monde politique.

La question qui a été posée à la Convention est la suivante :

Dans quelle mesure et à quelles conditions les technologies liées à l’hydrogène sont-elles pertinentes pour atteindre les objectifs de développement durable, dans un monde aux ressources finies ? Quels devraient être les usages prioritaires ?

Les rencontres avec des spécialistes d’horizons variés ont éclairé leur compréhension des enjeux liés à l’hydrogène et enrichi les réflexions menées collectivement. Le résultat de cette Convention est un ensemble de recommandations, établies à l’issue de débats animés sur la production et l’utilisation de l’hydrogène. Ce rapport a été exclusivement élaboré par cette assemblée de jeunes scientifiques.

Un contexte d’urgence pour la transition énergétique

Le sixième rapport du GIEC tire la sonnette d’alarme : les émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines ont réchauffé le climat à un rythme sans précédent. La température de la surface du globe s’est déjà élevée de 1,1 °C par rapport à la période pré-industrielle. Quelles que soient nos actions, ce réchauffement atteindra 1,5 °C dès le début des années 2030. L’utilisation massive d’énergie fossile contribue grandement à ce réchauffement mondial. Le mix énergétique de la France, bien que moins carboné par rapport à d’autres pays industrialisés, reste émetteur net de Gaz à effet de serre (GES). La part en énergie fossile représente toujours 50 % de l’énergie consommée en 2022 dans notre pays. La limitation du réchauffement climatique ne sera possible, selon les experts du GIEC, qu’en accélérant la baisse des émissions de GES. Il est donc crucial pour les jeunes générations, de s’impliquer dans cette transition énergétique.

Dans la recherche de solutions futures aux besoins énergétiques, il est essentiel d’intégrer les objectifs de développement durable (ODD) à la recherche d’énergies décarbonées. L’engouement actuel pour l’hydrogène, par son potentiel de décarbonation, rend nécessaire de réaliser une évaluation globale des impacts de ce nouveau vecteur d’énergie, ainsi que sa faisabilité. L’objectif est d’en dégager une vision systémique des atouts et points d’attentions du développement d’une filière hydrogène française.

Aujourd’hui, 95 % de l’hydrogène est consommé par le secteur industriel en France. Les trois plus importants sont le raffinage de produits pétroliers (60 %), la synthèse d’ammoniac, principalement pour les engrais (25 %) et la chimie (10 %)​​. Essentiellement issu d’une production carbonée, seul 2 % de l’hydrogène provient d’énergies renouvelables.

L’hydrogène est perçue comme une promesse dans la transition énergétique mondiale, avec des stratégies ambitieuses déployées partout dans le monde. La Commission européenne a annoncé, en 2020, un objectif de déploiement de 40 GW d’électrolyseurs d’ici 2030, pour produire 10 millions de tonnes d’hydrogène.

En France, dont la stratégie vise la souveraineté énergétique, une feuille de route prévoit l’installation de 6,5 GW de capacité de production bas-carbone d’ici 2030, soutenue par un investissement de 9 milliards d’euros sur dix ans. L’Allemagne mise massivement, en plus d’une production locale (5 GW​​), sur l’importation pour subvenir à ses besoins internes. La Chine prévoit de produire des électrolyseurs pour l’exportation et d’investir dans la production d’hydrogène.


Hydrogène Vert : un décollage amorcé mais un marché à plusieurs vitesses selon une Étude Les Échos.

Quelles opportunités concrètes pour les secteurs de l’énergie, de l’industrie et des transports ?

L’étude « Hydrogène vert, décollage amorcé » que vient de publier Les Échos Études livre une vision unique et sans concession des perspectives du marché de l’hydrogène renouvelable en France. Derrière les
effets d’annonces et les projections prometteuses, toutes les filières ne présentent pas le même potentiel. Si le décollage est imminent pour les usages industriels, la donne est toute autre pour la mobilité hydrogène.

GUETTYIMAGES

La filière hydrogène

Parmi les éléments les plus abondants à la surface de la Terre, l’atome d’hydrogène est lié à d’autres types d’atomes dans l’eau, les hydrocarbures ou la biomasse. La molécule de dihydrogène (deux atomes d’hydrogène) n’existe pratiquement pas à l’état pur sur Terre. La majorité de l’hydrogène doit donc être produite à partir de sources d’énergie primaire pour être utilisé en tant que vecteur énergétique pour transporter l’énergie et en tant que matière première comme molécule chimique.

Une des problématiques de l’hydrogène est sa faible densité énergétique : il prend 4,6 fois plus de place que l’essence pour stocker une même quantité d’énergie. Un autre enjeu est la sécurité : l’hydrogène a beau être très peu dense, les explosions sont très dangereuses.

I. Production

Actuellement, d’après l’AIE, 95 Mt d’hydrogène​​ sont consommées à l’échelle mondiale, majoritairement par les industries chimiques et pétrolières. La France en consomme 1 Mt par an et l’Europe 8 Mt​​. 94% de la production est effectuée à partir d’énergie fossile en France​​, un procédé très polluant puisque la production d’1 kg d’hydrogène génère plus de 10 kg de CO2e​​ : par exemple, la production d’hydrogène en France représente aujourd’hui 3 % des émissions de GES nationales​​. Le tableau ci-dessous présente tous les modes de production de l’hydrogène.

Source : Revue de l’Énergie, Hors-série octobre 2021

Si beaucoup d’industriels considèrent l’hydrogène comme un vecteur énergétique clef dans leur stratégie de décarbonation, il est nécessaire que cette molécule soit produite de façon décarbonée. C’est pourquoi la production d’hydrogène vert, rose ou bleu apparaît pertinente.

Ne pas développer de nouvelles capacités de production d’hydrogène par vaporeformage et captation du carbone (hydrogène bleu)

Mais la production d’hydrogène bleu ne permettra pas de sortir de notre dépendance aux énergies fossiles

Tendre uniquement vers le développement des filières de production d’hydrogène vert et rose

La production d’hydrogène vert ou rose repose sur le procédé d’électrolyse, qui utilise de l’électricité décarbonée et de l’eau pour produire de l’hydrogène. Le déploiement et la pertinence d’une filière de production d’hydrogène bas-carbone reposent sur certaines conditions.

Accélérer l’investissement dans la R&D des électrolyseurs pour améliorer les rendements et développer des technologies de rupture, plus économes en ressources (électrolyse haute température, diminution de l’empreinte matière, gestion de l’eau, etc.).

II. Distribution

Le réseau de transport de gaz actuel n’est pas adapté au transport d’hydrogène, sauf au prix de lourds investissements. L’autre solution de transport longue distance consiste à fabriquer un nouveau réseau de gazoducs, ce qui est encore plus onéreux et pose des enjeux d’acceptation et d’impacts sur la biodiversité. Les difficultés du transport de l’hydrogène soulignent la pertinence d’une production locale, permettant de réduire les distances parcourues.

Développer la production d’hydrogène proche des lieux d’usage afin de minimiser les distances de transport.

III. Stratégies nationales

La stratégie française doit s’intégrer dans la stratégie européenne. Par ailleurs, produire de grandes quantités d’hydrogène nécessite un renforcement du réseau électrique et une augmentation des capacités de production d’électricité décarbonée.

Au regard de la consommation d’électricité, de matières premières et du coût de l’hydrogène, la production sera nécessairement limitée et ne permettra pas de satisfaire tous les besoins envisagés par les acteurs économiques pour décarboner leur filière. Ceci justifie la priorisation des usages et le recours à la sobriété pour diminuer notre consommation d’énergie. C’est seulement dans un contexte de sobriété que les technologies liées à l’hydrogène apparaissent pertinentes pour atteindre nos objectifs de développement durable.

Soutenir une production locale d’hydrogène en France en développant l’ensemble de la chaîne de valeur.

Les usages

La Convention scientifique étudiante sur l’hydrogène a identifié trois domaines potentiels de développement de la technologie hydrogène :

  • Les mobilités, qu’elles soient routières, ferroviaires, maritimes ou aériennes
  • L’industrie
  • L’équilibrage du réseau électrique

Mobilités

En France, 80 % des déplacements effectués par la SNCF sont réalisés par des trains électriques. Le ferroviaire représente moins de 0,5 % des émissions totales de GES du secteur du transport, ce qui en fait le mode de transport le moins émetteur de carbone.

Ne pas prioriser le développement du train à hydrogène en France.

L’infographie ci-dessous présente la place potentielle du train à hydrogène dans le trafic ferroviaire.

Source : Alstom, “Hydrogen trains”, Stéphane Kaba, 01/2024

Aujourd’hui, plus de 80 % du volume de marchandises mondial transite par les mers et le secteur maritime est responsable de près de 3 % des émissions de GES soit environ 1 Gt CO2e.

Effectuer une transition vers des carburants de synthèse, à base d’hydrogène (e-carburants, hydrogène liquide, hydrogène gazeux) pour les navires marchands.

On retrouve sur le graphique ci-dessous une répartition des carburants en fonction des types de navires prenant en compte la puissance nécessaire à la propulsion et les capacités de stockage à bord.

Optimum des options zéro-émissions pour différents navires
(Source : Hydrogen Europe, 2020)

Repenser le trafic maritime global dans l’optique de décarboner au maximum la filière tout en intégrant l’hydrogène dans son mix énergétique.

La mobilité routière représente en France 30 % des émissions de GES, dont la moitié est imputable à la mobilité individuelle.

Planifier, à l’échelle européenne, l’usage de l’hydrogène pour la mobilité routière lourde.

Ne pas développer l’usage de l’hydrogène pour les véhicules légers.

L’aviation est responsable de 3 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Une étude de l’Ademe indique que pour respecter les objectifs des plans européens, la production de SAF (Sustainable Aviation Fuel), en France en 2050, nécessiterait entre 25 et 108 TWh d’électricité selon les scénarios envisagés​​. Ainsi, il semble nécessaire d’ajouter des mesures de sobriété, avec le report modal, en complément des solutions technologiques.

Ne pas encourager les technologies fondées sur l’utilisation directe de l’hydrogène (piles à combustible et combustion directe) pour la mobilité aérienne.

Industrie

Les industries sont une priorité en matière de décarbonation en France. Elles représentent une part importante des émissions françaises de gaz à effet de serre (18 %​​). Les trois principaux secteurs industriels concernés par les émissions de gaz à effet de serre sont :

  • La sidérurgie ;
  • L’industrie chimique incluant les engrais et le raffinage ;
  • La cimenterie.

Prioriser l’usage de l’hydrogène dans l’industrie, à des fins de décarbonation, en excluant l’utilisation d’argent public pour la branche industrielle de raffinage du fait de son incompatibilité avec les objectifs de décarbonation.

Source : Carbone 4 – Étude Hydrogène

Équilibrage réseau

Le réseau électrique comprend la production, le transport, la distribution et la régulation de l’électricité. La production en électricité doit être égale à la consommation à tout instant. L’hydrogène peut avoir un rôle à jouer dans l’équilibrage du réseau électrique.

Ne pas envisager l’importation d’hydrogène pour l’équilibrage du réseau électrique.

Conclusion

L’hydrogène n’est pas une solution miracle, mais une technologie pertinente nécessitant d’être développée pour des usages prioritaires, à condition de respecter les objectifs de développement durable et de sobriété. La production d’hydrogène étant contrainte, il est nécessaire de prioriser ses usages. La Convention scientifique étudiante recommande la hiérarchisation suivante :

Rapport de la Convention scientifique étudiante sur l’hydrogène

Les 10 principes du Code mondial d’éthique du tourisme

Cadre de référence fondamental pour le tourisme responsable et durable, le Code mondial d’éthique du tourisme est un ensemble de 10 principes destinés à guider les principaux acteurs du développement touristique. Le Code, qui s’adresse aussi bien aux pouvoirs publics qu’aux professionnels du voyage, aux populations et aux touristes, a pour objet d’accroitre les effets bénéfiques du tourisme tout en limitant son incidence négative sur l’environnement, le patrimoine culturel et les sociétés à travers le monde.

« Le tourisme est un véritable moteur de la solidarité et du développement. Nous avons tous intérêt à tirer pleinement parti de sa capacité à rassembler les personnes et les populations, dans le respect du Code mondial d’éthique du tourisme. De la sorte, le tourisme pourra continuer d’ouvrir de meilleures perspectives et d’être un vecteur du développement durable pour des millions de gens à travers le monde. »

Zurab Pololikashvili,
Secrétaire général de l’OMT,
août 2020
La Convention de l’OMT relative à l’éthique du tourisme

Le Code a été adopté en 1999 par l’Assemblée générale de l’Organisation mondiale du tourisme. Deux ans plus tard, l’Assemblée générale des Nations Unies a encouragé expressément l’OMT à favoriser un suivi efficace de ses dispositions. Le Code n’est pas juridiquement contraignant mais il prévoit néanmoins un mécanisme d’application volontaire à travers le rôle confié au Comité mondial d’éthique du tourisme qui peut être saisi par les parties prenantes de questions liées à l’application et à l’interprétation du document.

Les 10 principes du Code couvrent les composantes économiques, sociales, culturelles et environnementales des voyages et du tourisme :

1 – Contribution du tourisme à la compréhension et au respect mutuels entre hommes et sociétés

La compréhension et la promotion des valeurs éthiques communes à l’humanité, dans un esprit de tolérance et de respect de la diversité des croyances religieuses, philosophiques et morales, sont à la fois le fondement et la conséquence d’un tourisme responsable ; les acteurs du développement touristique et les touristes eux-mêmes se doivent de porter attention aux traditions ou pratiques sociales et culturelles de tous les peuples, y compris celles des minorités et des populations autochtones, et de reconnaître leur richesse. (…)

2 – Le tourisme, vecteur d’épanouissement individuel et collectif

Le tourisme, le plus souvent associée au repos, à la détente, au sport, à l’accès à la culture et à la nature, doit être conçu et pratiqué comme un moyen privilégié de l’épanouissement individuel et collectif ; pratiqué avec l’ouverture d’esprit nécessaire, il constitue un facteur irremplaçable d’auto-éducation personnelle, de tolérance mutuelle et d’apprentissage des différences légitimes entre peuples et cultures, et de leur diversité. (…)

3 – Le tourisme, facteur de développement durable

Il est du devoir de l’ensemble des acteurs du développement touristique de sauvegarder le milieu naturel, dans la perspective d’une croissance économique saine, continue et durable, propre à satisfaire équitablement les besoins et les aspirations des générations présentes et futures. L’ensemble des modes de développement touristique permettant d’économiser les ressources naturelles rares et précieuses, notamment l’eau et l’énergie, ainsi que d’éviter la production de déchets, devront être privilégiés et encouragés par les autorités publiques nationales, régionales et locales. (…)

4 – Le tourisme, utilisateur du patrimoine culturel de l’humanité et élément contribuant à son enrichissement

Les ressources touristiques appartiennent au patrimoine commun de l’humanité ; les communautés sur les territoires desquelles elles se situent ont, vis-à-vis d’elles, des droits et des obligations particuliers. Les politiques et activités touristiques sont menées dans le respect du patrimoine artistique, archéologique et culturel, qu’elles doivent protéger et transmettre aux générations futures ; un soin particulier est accordé à la préservation et mise en valeur des monuments, sanctuaires et musées, de même que des sites historiques ou archéologiques, qui doivent être largement ouverts à la fréquentation touristique. (…)

5 – Le tourisme, activité bénéfique pour les pays et communautés d’accueil

Les populations locales sont associées aux activités touristiques et participent équitablement aux bénéfices économiques, sociaux et culturels qu’elles génèrent, et spécialement aux créations d’emplois directes et indirectes qui en résultent. Les politiques touristiques doivent contribuer à l’amélioration des niveaux de vie des populations des régions visitées et répondent à leurs besoins ; la conception urbanistique et architecturale et le mode d’exploitation des stations et hébergements doivent viser à leur intégration dans le tissu économique et social local ; à compétence égale, l’emploi de la main-d’œuvre locale doit être recherché en priorité. (…)

6 – Obligations des acteurs du développement touristique

Les acteurs professionnels du tourisme ont l’obligation de fournir aux touristes une information objective et sincère sur les lieux de destination, et sur les conditions de voyage, d’accueil et de séjour ; ils assurent la parfaite transparence des clauses des contrats proposés à leurs clients, tant en ce qui concerne la nature, le prix et la qualité des prestations qu’ils s’engagent à fournir que les contreparties financières en cas de rupture unilatérale desdits contrats. (…)

7 – Droit au tourisme

La possibilité d’accéder, directement et personnellement, à la découverte des richesses de la planète constitue un droit également ouvert à tous les habitants du monde ; la participation toujours plus étendue au tourisme national et international doit être considérée comme l’une des meilleures expressions possibles de la croissance continue du temps libre, et ne pas se voir opposer d’obstacles. Le droit au tourisme pour tous doit être regardé comme le corollaire de celui au repos et aux loisirs, et notamment du droit à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques (…)

8 – Liberté des déplacements touristiques

Les touristes et visiteurs bénéficient, dans le respect du droit international et des législations nationales, de la liberté de circuler à l’intérieur de leur pays comme d’un État à un autre, conformément à l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme ; ils doivent pouvoir accéder aux zones de transit et de séjour ainsi qu’aux sites touristiques et culturels sans formalité exagérée ni discrimination. Les touristes et visiteurs se voient reconnaître la faculté d’utiliser tous les moyens de communication disponibles (…)

9 – Droits des travailleurs et des entrepreneurs de l’industrie touristique

Les droits fondamentaux des travailleurs salariés et indépendants de l’industrie touristique et des activités connexes doivent être assurés sous le contrôle des administrations tant de leurs États d’origine que de celles des pays d’accueil, avec un soin particulier compte tenu des contraintes spécifiques liées notamment à la saisonnalité de leur activité, à la dimension globale de leur industrie et à la flexibilité qu’impose souvent la nature de leur travail. (…)

10 – Mise en œuvre des principes du Code mondial d’éthique du tourisme

Les acteurs publics et privés du développement touristique coopèrent dans la mise en œuvre des présents principes et se doivent d’exercer un contrôle de leur application effective. Les acteurs du développement touristique reconnaissent le rôle des institutions internationales, au premier rang desquelles l’Organisation mondiale du tourisme, et des organisations non gouvernementales compétentes en matière de promotion et de développement du tourisme, de protection des droits de l’homme, d’environnement ou de santé, dans le respect des principes généraux du droit international.

Comité mondial d’éthique du tourisme

Institué en 2003, le Comité mondial d’éthique du tourisme est l’organisme impartial chargé de l’interprétation, de l’application et de l’évaluation des dispositions du Code mondial d’éthique du tourisme établi par l’OMT.

#travelenjoyrespect

Le touriste responsable

Afin de faciliter la compréhension par les touristes des principes du Code mondial d’éthique du tourisme, le Comité mondial d’éthique du tourisme a préparé une version du Code plus brève et plus conviviale sous forme de dépliant, « Le touriste et le voyageur responsables » (2005). Avec l’Année internationale du tourisme durable pour le développement, les « Conseils pratiques pour être un voyageur responsable » (2017) reprennent les principes du Code visant directement les touristes, pour aider les voyageurs à adopter un comportement encore plus responsable.

Contexte du Code mondial d’éthique du tourisme

Le Code mondial d’éthique du tourisme offre un cadre de référence aux fins du développement responsable et durable du tourisme mondial. Il s’inspire de nombreuses déclarations analogues et codes professionnels préexistants dans le secteur en y insufflant un nouvel élan, à l’image de la société en mouvement de ce début du XXIe siècle.

Comprendre les enjeux de la CSRD – Corporate Sustainability Reporting Directive

Tennaxia, précurseur français des logiciels de pilotage de la performance durable des entreprises et investisseurs, décrypte pour nous les grands thèmes de la CSRD à travers une web série dédiée. Grâce aux explications d’experts et de consultants, [re]découvrez les grands enjeux et attentes du législateur en matière de rapport de durabilité de l’entreprise.

La CSRD, qu’est-ce que c’est ?

La CSRD est une déclinaison du Green Deal européen pour 50 000 entreprises, dont près de 80% qui ne rapportaient pas jusqu’à présent de données et informations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).

Son objectif : engager la transition écologique de ces entreprises, comme un vecteur de la durabilité de leur modèle.

La CSRD donne une nouvelle dynamique aux 20 ans d’expérimentation en France du reporting extra-financiers. De reporting « rétroviseurs » qui font en fin d’année le constat des données RSE, la CSRD engage les entreprises dans un reporting de transformation, qui induit l’engagement sur des trajectoires, avec des objectifs fixés qu’il faudra piloter et sur lesquels il faudra rendre compte.

#1 Le rapport de durabilité

Quel est son contenu ? A quels objectifs doit-il répondre ? Quelles notions recouvre-t-il ?
Avec Bertrand Desmier, Senior Advisor pour Tennaxia, qui nous donne les clés pour bien réaliser son rapport de durabilité.

#2 La donnée et les ESRS

Qu’est-ce qu’une donnée extra-financière ou ESG ? Quel est l’attendu ? Que sont les ESRS ?
Avec Clémentine Crépon-Thomas, Consultante RSE et référente CSRD logiciel pour Tennaxia, qui nous décrypte les grands enjeux liés à la donnée.

#3 Aborder la CSRD : de la théorie à la pratique

Comment aborder la CSRD ? Quels sont les facteurs clés de succès de la mise en œuvre du reporting ? Quels sont les bénéfices ?
Avec Patricia Savin, Présidente de l’association Orée et Associée de DS Avocats, qui répond à ces questions.

#4 Le gap analysis

Qu’est-ce que la gap analysis ? A quelle étape intervient-il et comment le mener à bien ?
Avec Véronique Pincas, Directrice de projets RSE de Tennaxia, qui nous explique cette notion.

#5 L’audit

Qui sera en capacité d’auditer les entreprises soumises à la CSRD ? Que fera l’auditeur ? Quels seront ses objectifs ?
Avec Emmanuel Thierry, Global CSRD Task Force Leader chez Mazars, qui répond à ces questions pour la web série de Tennaxia.

#6 Chaîne de valeur et parties prenantes

Qu’est-ce que la chaîne de valeur ? Comment savoir jusqu’où remonter ? Quelles parties prenantes interroger ?

Avec Mélanie Deal, consultante RSE Senior de Tennaxia, qui répond à ces questions.

Lutte contre la dépendance énergétique : les politiques énergétiques française et européenne en 2024

Depuis 2019, la France a intégré dans sa législation l’objectif de la neutralité carbone d’ici 2050, conformément à l’Accord de Paris sur le changement climatique. Cette mobilisation pour le climat implique de nombreux défis : redéfinir le système énergétique, garantir l’approvisionnement en énergie, préserver la compétitivité et protéger les consommateurs français. La diversification des sources d’énergie est un élément clé pour réduire la dépendance aux énergies fossiles.

Urgence à se détourner des combustibles fossiles

Pour limiter l’impact du réchauffement climatique sur les sociétés, les pays du monde entier se sont fixé un objectif en 2015, avec l’Accord de Paris, de maintenir l’augmentation de la température mondiale bien en dessous de 2°C d’ici 2100 par rapport aux niveaux préindustriels, et de poursuivre les efforts pour limiter cette augmentation à 1,5°C. Atteindre ces objectifs, essentiels pour maintenir une planète vivable, nécessite des actions immédiates, rapides et à grande échelle pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. L’ambition est notamment d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et de réduire la consommation d’énergie finale de 50% par rapport à 2012.

Le secteur des transports est particulièrement dépendant des produits pétroliers, qui représentent 91% de la consommation d’énergie finale. Dans le bâtiment, le gaz et le pétrole comptent pour près de la moitié de la consommation d’énergie primaire. La réduction de cette dépendance passe notamment par l’accélération de la diversification énergétique au niveau national et européen. Cela est d’autant plus important dans un contexte où les bénéfices records de TotalEnergies soulignent l’importance du secteur pétrolier pour l’économie française.

CA et résultat de Total SE par PolesSociétés : toutes les données légales et financières de plus de 12 millions d’entreprises françaises, fournies par Infogreffe.

Les initiatives françaises en matière de politique énergétique

Pour atteindre ces objectifs ambitieux, la France met en place plusieurs mesures et actions. Le développement des énergies renouvelables est à la fois une priorité environnementale et économique. Les investissements dans ce secteur se multiplient, avec pour objectif de porter la part des énergies renouvelables à 40% de la production d’électricité d’ici 2030.

Le gouvernement français soutient également la transition vers la mobilité électrique en mettant en place des incitations financières pour encourager l’achat de véhicules électriques et en finançant le déploiement de bornes de recharge sur tout le territoire. L’objectif est d’atteindre 100 000 bornes de recharge publiques d’ici la fin 2022, et que 10% des véhicules neufs vendus en France soient électriques ou hybrides en 2030.

Dans le secteur du bâtiment, la rénovation énergétique joue un rôle crucial pour réduire les consommations énergétiques et ainsi diminuer le recours aux énergies fossiles. Le gouvernement français met donc en place des dispositifs d’aide financière, comme « MaPrimeRénov' », pour soutenir les travaux de rénovation énergétique des logements des particuliers.

Coopération européenne en matière de politique énergétique

L’Union européenne (UE) est également un acteur clé dans la transition énergétique. Elle a adopté en 2018 un ensemble ambitieux de politiques énergétiques à l’horizon 2030, dont l’objectif principal est de permettre aux États membres de coopérer efficacement afin d’accélérer la transition vers une énergie propre et sûre.

Parmi les initiatives majeures au niveau européen, on retrouve le Green Deal, lancé fin 2019. Ce plan d’action prévoit un ensemble de mesures visant à faire de l’Europe le premier continent climatiquement neutre d’ici 2050. Il s’articule autour de plusieurs domaines clés, tels que l’énergie propre, l’efficacité énergétique, les transports durables et la protection de la biodiversité.

L’UE soutient également la construction d’infrastructures énergétiques transfrontalières, grâce au Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE). Ce programme vise à renforcer les interconnexions entre les réseaux nationaux et à favoriser le développement des énergies renouvelables dans toute l’Europe, tout en contribuant à la sécurité de l’approvisionnement en énergie.

Échec de la réduction des déchets et dysfonctionnements du principe pollueur-payeur

Dans son nouveau rapport, l’association Zero Waste France dresse un bilan critique de l’application du principe pollueur-payeur, à travers le système de Responsabilité élargie du producteur (REP) et des éco-organismes. Alors que le gouvernement envisage la création d’une instance de régulation de ce système, l’association demande plus de contrôles et de sanctions pour les entreprises pollueuses, et davantage de soutien aux alternatives, telles que le réemploi. Elle appelle à inscrire dans la loi des trajectoires de réduction de la production, afin de respecter la limite de +1,5°C fixée par l’Accord de Paris.

Un système en échec face à l’impératif de réduction des déchets

Mise en place dès 1993 pour les emballages, la Responsabilité élargie du producteur (REP) consiste à faire porter aux entreprises qui commercialisent des produits la responsabilité de leur fin de vie.

A travers des éco-organismes, les producteurs contribuent ainsi à financer le service public de gestion des déchets. Depuis 2020, avec la loi anti-gaspillage (AGEC), les obligations qui incombent aux entreprises dans le cadre de la REP se sont étendues afin d’engager la transformation de nos modes de production et de consommation.

C’est pourquoi les particuliers peuvent désormais bénéficier d’un bonus réparation de 50 euros de réduction sur le coût de réparation d’un lave-linge ou d’une reprise de leur canapé usagé au moment d’en acheter un nouveau.

Enfin, la REP a vocation à soutenir le développement d’alternatives, telles que la seconde main ou la consigne pour réemploi des bouteilles. Mais alors que la loi AGEC a fixé un objectif de réduction de 15 % des quantités de déchets ménagers et assimilés (DMA) produits par habitant d’ici à 2030 par rapport à 2010, ceux-ci ont connu une hausse de 5% entre 2019 et 2021, passant de 580 kg / habitant à 611 kg / habitant, selon l’ADEME.

Dans son rapport “Pollueurs, pas payeurs : un bilan de la responsabilité élargie des producteurs”, Zero Waste France montre que la REP manque son objectif de contribuer à la prévention des déchets.

Les différents mécanismes prévus dans ce cadre sont insuffisants, retardés et mal appliqués »
« Ces leviers ne sont pas assez incitatifs pour enrayer la crise de surproduction des déchets et de gaspillage des ressources”.

Bénédicte Kjaer Kahlat, responsable des affaires juridiques de l’association ZeroWaste France

Des tendances préoccupantes dans 4 secteurs phares

Zero Waste France prend part aux instances consultatives de suivi des filières soumises à la REP. A ce titre, l’association a pu élaborer une analyse critique des données publiques clés en matière de prévention et réduction des déchets dans 4 filières emblématiques : les emballages ménagers ; les textiles ; les équipements électriques et électroniques ; et les éléments d’ameublement.

Ces 4 filières représentent plus de 60% du volume des déchets gérés via la REP en France. “Dans toutes ces filières, nous observons sur la période 2017-2022 une tendance de fond à la hausse des quantités de produits commercialisées”, détaille Bénédicte Kjaer Kahlat. “Cette augmentation va jusqu’à 60% pour les équipements électriques et électroniques et 88% pour les éléments d’ameublement, et ce, malgré une baisse conjoncturelle dans ces secteurs en 2022, liée à la crise économique et à l’inflation”. 

Pollueur-payeur ou pollueur-décideur ? Le conflit d’intérêt au coeur-même de la REP

Le réemploi et la seconde main se développent de manière très insatisfaisante. Dans le secteur des emballages, le développement du réemploi, via notamment la consigne, souffre d’une absence de soutien et de pilotage de l’Etat ; dans le secteur des équipements électriques et électroniques, les équipements collectés et réemployés via les éco-organismes ne représentent même pas 1% du total des produits commercialisés. En cause selon Zero Waste France : le conflit d’intérêt au cœur-même de la REP. 

Dans le système actuel, les industriels fixent leurs propres règles et ne paient pas à la hauteur des pollutions qu’ils causent : au lieu du principe pollueur-payeur nous sommes dans une situation de pollueur-décideur”.

Charlotte Soulary, responsable du plaidoyer de Zero Waste France

Par exemple dans le cas du réemploi, comme ils n’ont aucun intérêt à encourager un modèle qui viendrait concurrencer leurs produits neufs, et comme la loi ne fixe aucune trajectoire ambitieuse, ils font le strict minimum. Dès lors, il ne faut pas s’étonner du développement poussif de cette filière”.

Charlotte Soulary, responsable du plaidoyer de Zero Waste France

Face aux pollutions, le besoin d’interdictions

En aval, la part des déchets mise en décharge ou incinérés peine à diminuer. Par exemple, près de la moitié des meubles jetés (47%) finissent enfouis ou brûlés en incinérateur.

A quel moment va-t-on arrêter les frais ?”, questionne Charlotte Soulary. “Beaucoup d’argent public est investi pour parvenir à gérer la fin de vie de produits nocifs pour la santé et l’environnement. Tenter de recycler ce qui ne l’est pas aujourd’hui n’est pas suffisant, nous avons aussi besoin d’interdictions”.

Charlotte Soulary.

Pour une reprise en main démocratique de la REP 

Pour une politique publique efficace de prévention des déchets, Zero Waste France détaille dans son rapport plusieurs propositions pour réformer en profondeur la gouvernance de la REP. L’association souligne la nécessité pour les pouvoirs publics d’aller au-delà de ce seul mécanisme, pour une pleine application du principe du pollueur-payeur. 

On ne peut pas laisser les clés du camion à ceux dont le seul intérêt est de produire et vendre toujours plus : c’est aller droit dans le mur”, alerte Charlotte Soulary. “Ce n’est pas aux acteurs économiques de définir seuls la route à suivre : il en va de l’avenir de la planète et de la santé des citoyens et citoyennes. Pour que le principe pollueur-payeur puisse pleinement s’appliquer, le Parlement et le gouvernement doivent s’emparer des enjeux de la REP et reprendre en main le débat démocratique sur les modes de production et de consommation”. 

Charlotte Soulary

Les propositions de Zero Waste France pour réduire plus efficacement les déchets

  • Mettre en place une instance indépendante de régulation et de sanctions, afin de renforcer les mécanismes de contrôle.
  • Appliquer des pénalités financières réellement dissuasives pour les marques en fonction du nombre de produits commercialisés et de leur impact environnemental tout au long du cycle de vie.
  • Fixer des objectifs contraignants de prévention des déchets et des trajectoires de réduction de la production dans les différentes filières, afin de respecter la limite de +1,5°C fixée par l’Accord de Paris.
  • Adopter des mesures fiscales à même d’intégrer les coûts environnementaux dans le signal prix des produits polluants et à usage unique.
  • Interdire les matières non recyclables et/ou nocives pour la santé et l’environnement.
  • Soutenir l’émergence d’alternatives, notamment le réemploi, la seconde main et la réparation. 

Traité mondial sur la pollution plastique

A l’occasion des négociations internationales pour mettre fin à la pollution plastique, Zero Waste France se mobilise aux côtés de ses partenaires associatifs afin de demander l’adoption d’une réglementation ambitieuse mettant en œuvre le principe pollueur-payeur dans le traité mondial contre la pollution plastique.

La note ci-dessous s’appuie sur un bilan des filières françaises, leurs bonnes pratiques comme leurs lacunes, afin de fournir des recommandations pour une bonne mise en œuvre du système REP au niveau national, ainsi que pour une pleine application du principe pollueur-payeur dans le futur traité international contre la pollution plastique.

En finir avec la pollution plastique

Réussir la transition écologique par l’approche paysagère, une note de la Fabrique écologique

Octobre 2023

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Note ouverte à la co-construction citoyenne

Réussir la transition écologique par l’approche paysagère
Réussir la transition écologique par l’approche paysagère

Dans l’imaginaire collectif, le paysage fait référence à la nature, aux peintures et aux cartes postales. Il s’agit d’un joyau qu’il faut impérativement protéger de toute modification. Cette idée qui nous est véhiculée depuis le plus jeune âge se heurte à la transition écologique. On observe une certaine réticence à l’installation d’éoliennes dans nos beaux paysages français. Mais si ce ne sont pas des infrastructures dédiées à la transition énergétique qui transformeront nos paysages, quelles modifications subiront-ils ? Celles liées aux effets du dérèglement climatiques : incendies, inondations et autres catastrophes naturelles. Le paysage n’est pas figé mais mouvant car vivant. En effet, le paysage est constitué d’une multitude d’écosystèmes interconnectés. Par définition, le paysage ne peut être statique. Il n’est pas seulement rural, il existe aussi en milieu urbain. Il s’agit d’un objet construit socialement, politiquement et collectivement. Placer le paysage au centre de la transition écologique représente un enjeu de justice et d’inclusion sociale, et de démocratie.

Cette Note met en lumière le rôle central du paysage dans la transition écologique et propose des actions concrètes pour repenser notre rapport au paysage. Elle est issue du groupe de travail coprésidé par Bertrand Folléa et Jean-Pierre Thibault.

Synthèse de la Note

En dépit d’un a priori sympathique, rassembleur et positif, le paysage semble frappé d’invisibilité dans le cadre des politiques d’aménagement et de gestion du territoire. Il est caricaturalement réduit soit à une image de carte postale dont il s’agit d’assurer la protection, soit à l’ajout de quelques éléments décoratifs –le plus souvent végétaux– à un aménagement ou à un équipement, soit encore à une simple appréciation subjective « de goûts et de couleurs », qui devrait s’effacer. Il s’est de fait effacé au cours des dernières décennies devant des politiques publiques plus “sérieuses” car plus quantifiables. Au premier rang de celles-ci, les politiques sectorielles supposées répondre aux défis écologiques majeurs contemporains : climat, énergie, biodiversité, gestion de l’eau et des risques naturels, sécurité alimentaire, etc.

Or, les réponses à tous ces défis sont à décliner et à intégrer entre elles à l’échelle de chaque territoire, chacun possédant une singularité sociale, économique et environnementale qui rend inadaptées des solutions nationalement formatées. Ces déclinaisons doivent partir du paysage c’est-àdire de la géographie, de l’histoire et de la perception du territoire par les citoyens. Une telle démarche fournirait les éléments d’une transition écologique globale plus compréhensible, plus cohérente, plus harmonieuse, et surtout plus démocratique.

Le paysage ne nécessite pas de pré-requis techniques compliqués : il suffit de le parcourir ensemble, d’échanger sur ses valeurs, de confronter les regards et les disciplines qui concourent à son aménagement (écologie, agronomie, urbanisme, architecture, ingénieries diverses…), de révéler les processus qui le transforment et les enjeux qui lui sont liés, pour dégager ainsi un consensus sur la manière dont on va y aborder les différentes dimensions de la transition écologique, puis s’engager collectivement dans celle-ci en solidarité avec ses voisins et au bénéfice de la planète.

Cette méthode intégrative et démocratique s’appuie sur le passé pour imaginer le futur, distingue ce qui doit rester de ce qui peut ou devrait changer.

Elle fait des citoyens les acteurs et non plus les spectateurs d’une transition écologique qui cesse d’être fortuite et/ou imposée, ou même “acceptable” pour devenir ce qu’elle nécessite d’être : désirable.

Faute d’avoir recours à une telle méthode, les politiques publiques techniques qui tentent de conduire la transition écologique d’en haut se heurtent à des incompréhensions sociales croissantes qui a minima freinent leur efficacité, voire alimentent des visions politiques irrationnelles, alors même que l’urgence invite à allier accélération du changement, efficacité des résultats, cohésion territoriale et justice sociétale.

Ainsi, l’artificialisation des sols (étalement urbain par les lotissements, zones d’activités, infrastructures), les ouvrages de défense qui traduisent la réponse ordinaire des établissements humains aux aléas climatiques appelés à s’aggraver considérablement (digues ou enrochements le long des rivières ou des rivages marins), ou encore les conséquences spatiales de l’intensification agricole (équipements hydrauliques, arasement de haies, déprise et enfrichement en montagne) sont également mises en cause dans leurs manifestations concrètes ou dans leur traduction juridique (le plus souvent quantitatives et mécanistes comme le « ZAN »).

Or la déclinaison territoriale des réponses est une affaire de nuances appropriées et non de superposition. Dans plusieurs cas, que décrit la note, les communautés locales sont parvenues à établir des contre-projets territoriaux qualitatifs qui suscitent l’adhésion et la participation collectives et non la crispation sur un passé plus ou moins mythifié, dans des conflits nourris de fausses bonnes solutions.

De même, face à l’érosion de la biodiversité, aux conséquences potentiellement dramatiques pour notre survie humaine (pollinisation, santé publique…), les politiques menées peinent, par leur abstraction, à mobiliser l’opinion, alors que la promotion des structures paysagères permettant sa résilience (bocages, marais, forêts aux essences diversifiées, nature en ville, etc.) assurerait une mobilisation bien plus large.

Enfin des populations ou des collectivités locales avancent “le paysage” (celui de la carte postale) comme principal argument à opposer aux aménagements nécessaires en matière de transition énergétique : les contestations croissantes envers l’implantation d’éoliennes et autres dispositifs de production d’énergie renouvelable, pour le coup, appelés à se massifier, en sont les signes les plus évidents. Là encore, des contre-projets issus du territoire et de ses différents acteurs (dont la note analyse les succès) parviennent, à l’opposé du cadre national qui favorise l’opportunisme foncier des opérateurs privés, l’anarchie et l’inégalité territoriale, à dépasser ces oppositions et à produire une contribution inventive et efficace au processus de transition énergétique.

Parmi eux, certains Territoires à énergie positive (TEPOS), des parcs naturels régionaux, des Grands Sites de France et des porteurs de “plans de paysage”, procédure trentenaire dont certains des plus récents sont explicitement orientés vers la transition énergétique.

Il s’agit donc de mettre les moyens d’agir à la disposition des territoires désireux de s’approprier par le paysage les différentes dimensions de la transition écologique, mais aussi des instances régionales ou nationales qui conçoivent et mettent en œuvre des politiques sectorielles se matérialisant dans le paysage. Autrement dit, les compétences, le cadre de travail, et les moyens financiers appropriés.

Pour placer le paysage au centre de la transition écologique, le groupe de travail a élaboré 3 propositions :

  • 1. Former les décideurs et sensibiliser aux enjeux paysagers.
  • 2. Développer des plans de paysage pour la transition écologique.
  • 3. Financer la valorisation paysagère par des taxes.

Réussir la transition écologique par l’approche paysagère

Note définitive n° 50 – Avril 2024


La Fabrique Écologique, 150-154 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 France

Documents joints

Concilier Mécénat & RSE : nouveau paradigme de l’entreprise engagée ?

L’engagement sociétal comme la transparence des pratiques sont des enjeux d’avenir pour l’entreprise. Pourtant le doute plane encore sur la sincérité et l’impact réel des engagements affichés. C’est pour interroger le rapprochement entre “Mécénat & RSE : le nouveau paradigme de l’entreprise engagée que ce Guide repère OpenLab a été réalisé par Admical, en partenariat avec Equanity, la Fondation de France et le Palais de Tokyo. Un travail collaboratif avec une trentaine d’experts pour concilier l’intérêt de l’entreprise et l’intérêt général.

L’engagement sociétal comme la transparence des pratiques sont au cœur des enjeux d’avenir de l’entreprise. Pourtant le doute plane régulièrement sur la sincérité et l’impact réel des engagements affichés. “Coup de comm’” pour les uns, “greenwashing” pour d’autres, les raccourcis en la matière ont la vie dure.

4 salariés sur 10 ne sont pas en mesure de dire si leur entreprise est engagée dans une démarche de mécénat ou de RSE

Le rapprochement entre mécénat et RSE constitue un nouvel horizon qu’aucun acteur public, privé, à but lucratif ou non, ne peut ignorer face aux urgences et colères qui crispent la société.

Intérêt de l’entreprise et intérêt général peuvent-ils faire bon ménage ?

Répondre à cette question, c’est interroger le rapprochement du mécénat et de la RSE. C’est pour explorer en profondeur ces enjeux et ouvrir un nouveau chemin qu’Admical, en partenariat avec Equanity, la Fondation de France et le Palais de Tokyo, a réuni pendant un an des personnalités de premier plan, en prise avec ces nouvelles dynamiques.

L’OpenLab “Mécénat & RSE : le nouveau paradigme de l’entreprise engagée” est le fruit d’un travail collaboratif de plus d’une trentaine d’experts hautement qualifiés, aux profils variés1.

L’objectif : apporter des points de repères pour éviter les confusions et poser les bases d’une articulation du mécénat et de la RSE, respectueuse du cadre légal, fiscal et déontologique, qui permettent à toutes les entreprises de jouer pleinement leur rôle au service d’enjeux d’intérêt général.

Ce Guide repère identifie les enjeux, les risques, les opportunités, les bonnes et mauvaises pratiques du point de vue des 3 acteurs essentiels d’une démarche d’engagement :

  • les décideurs qui allouent les ressources,
  • les opérateurs qui mettent en œuvre les différentes dynamiques
  • et les bénéficiaires.

Les travaux se sont appuyés sur les témoignages de leaders d’opinion, sur les résultats d’une enquête IFOP mesurant la perception du mécénat et de la RSE auprès des salariés du privé, et sur l’expérience vécue des professionnels impliqués dans l’OpenLab.

Ils ont permis d’ouvrir une nouvelle perspective sur l’engagement des entreprises et d’élaborer une série de recommandations d’actions opérationnelles.

  1. liste non-exhaustive des personnalités mobilisées sur ce sujet :


    Les groupes de travail avec des experts du domaine comptant :
    ● Sophie Andres, Chargée de mission, Conseil départemental des Pyrénées Atlantiques
    ● Alice Audouin, Fondatrice Art of Change 21
    ● Patricia Benchenna, Directrice Corporate Philanthropie Schneider Electric
    ● Tony Bernard, Directeur général d’Impact Tank
    ● Guillaume Brault, Président Fondateur de Carenews
    ● Gaëlle Cheriaux, Chargée du programme Palais durable, Palais de Tokyo
    ● Grégoire Cousté, Délégué Général du Forum pour l’Investissement Responsable
    ● François Debiesse, Président d’Admical
    ● Isabelle Deloeil-Géraud, Directrice Sud-Ouest de la Société Générale
    ● Patrick d’Humières, Cofondateur EcoLearn.com
    ● Timothée Duverger, Ingénieur de recherche à Sciences Po Bordeaux et chercheur au Centre Émile Durkheim
    ● Arthur Gautier, Directeur exécutif de la chaire Philanthropie ESSEC
    ● Géraldine Goffaux, Professeur de droit privé à l’Université d’Orléans
    ● Raphaëlle Haccart, Directrice du développement, Palais de Tokyo
    ● Vianney Hamoir, Président, Fondation Territoriale de la Vienne
    ● Sarah Huisman-Coridian, Présidente d’Equanity
    ● Laure Kermen, Directrice de l’engagement citoyen et de la Fondation Groupe ADP
    ● Laurence Langou, Responsable développement philanthropie et mécénat Fondation de France
    ● Frédérique Lellouche, Directrice nationale du Comité 21
    ● Mathilde Lerosier, Déléguée Générale, Fondation AG2R la Mondiale
    ● Sophie Letartre, Responsable Accompagnement entreprises et Innovation chez Réseau Alliances
    ● Lucile Manoury, Responsable du Cercle Fondations et Territoire, Centre Français des Fonds et Fondations
    ● Eeva Nordstorm, Manager Prophil, responsable de la communauté De Facto
    ● Clara Oberlé, Responsable Impact / Monde Associatif, Captain Cause
    ● Yann Queinnec, Délégué Général d’Admical
    ● Virginie Seghers, Présidente de Prophil


    Les leaders d’opinion interviewés :
    ● Fany Allarousse, Déléguée générale de la Fondation Serge Ferrari et Directrice RSE du groupe
    ● Clara Gaymard et Gonzague de Blignières, co-fondateurs du groupe Raise
    ● Jean-Pierre Haemmerlein, Directeur de la Fondation Décathlon
    ● Charles-Benoît Heidsieck, Président Fondateur Le Rameau
    ● Rémi-Pierre Lapprend, Directeur de l’engagement RSE Maisons du Monde et Directeur Général de la Fondation Maisons du Monde
    ● Alexandre Perra, Délégué Général de la Fondation EDF
    ● Géraldine Plenier-Latieule, Déléguée générale de la Fondation Mozaïk
    ● Anne-Claire Roux, Chief Of Staff to the CEO Mirova et Directrice Générale de la Fondation Mirova
    ● Nicolas Théry, Président de la Fondation Crédit Mutuel Alliance Fédérale
    ● Cyrille Vu, Président de Seabird
    ↩︎

La Vérité sur les 40 entreprises capables de payer leur facture carbone à partir de leur rentabilité d’exploitation

Les entreprises n’hésitent plus à communiquer chiffres et données sur leurs émissions de CO2 et actions climatiques, selon des méthodes de calcul et des critères d’analyse pas toujours très clairs. Après avoir lancé l’indice Vérité 40 en France, Axylia, pionnier de l’investissement responsable, décline son analyse Score Carbone® pour le marché belge avec la création du Be Truth. L’objectif de ces deux classements est de promouvoir la finance durable en guidant les investisseurs vers des entreprises dont la création de valeur est en mesure de compenser les coûts environnementaux associés aux émissions de gaz à effet de serre émis, également appelés la facture carbone.

Score Carbone Dynamique®

Le Score Carbone® évalue, sur une échelle allant de A à F, la capacité d’une entreprise à s’acquitter de sa facture carbone. Il indique aux investisseurs et aux particuliers si l’entreprise est vraiment rentable et responsable, après imputation du coût du CO2 qu’elle émet. 

Lorsqu’une entreprise n’est pas assez transparente ou qu’elle ne dévoile pas l’intégralité de ses émissions, il ne lui est pas attribué de note (ND).

Mesurer ce que les entreprises devraient payer à la nature en convertissant leurs émissions de gaz à effet de serre en euros. Déduite du bénéfice, cette facture mesure la capacité de l’entreprise à rester rentable (A, B, C) ou non (D, E, F)

Concrètement, la véritable facture carbone d’une entreprise tient compte de la totalité de ses émissions de CO2, y compris de ses émissions indirectes (Scope 3), occultées dans les estimations traditionnelles. Sont intégrées ainsi l’extraction des matières premières, le recyclage du produit, mais aussi le transport ou les sous-traitants.

Le nombre de tonnes de CO2 ainsi obtenu est converti en euros, selon le prix calculé par les experts internationaux, afin d’établir le coût global des émissions de l’entreprise… que l’on peut comparer ensuite à son résultat d’exploitation.

Le Score Carbone® Axylia est un outil dynamique, qui tient compte des efforts fournis par une entreprise pour réduire ses émissions de CO2. Une entreprise qui prend des mesures concrètes et surtout ambitieuses de réduction de ses émissions absolues sera bonifiée.

Les acteurs du secteur financier et les particuliers qui attendent un engagement des entreprises dans la lutte contre le réchauffement climatique peuvent utiliser le Score Carbone® Axylia pour les orienter et les aider à prendre les bonnes décisions.  

Axylia a calculé le score carbone des 600 plus grandes capitalisations boursières européennes à partir des données carbone fournies par le spécialiste mondial Trucost (groupe Standard & Poor’s).

Quelles sont en Vérité les 40 entreprises viables ?

Score Carbone : le site qui permet d’identifier les entreprises capables de payer leur Facture carbone

L’indice Vérité 40, c’est quoi ?

L’Indice Vérité40 est l’application du Score Carbone® aux entreprises françaises cotées en bourse. Les indices actuels s’appuient sur la capitalisation boursière qui ne reflètent pas les impacts environnementaux des entreprises. Cet indice permet d’orienter les investisseurs et les particuliers vers des entreprises dont la création de valeur financière couvre les dommages sur l’environnement liés à leurs émissions de CO2.

Les émissions de CO2 sont calculées à partir des données de Trucost en incorporant le scope 3, qui représente en moyenne 80% des émissions d’une entreprise.

​Ces émissions de CO2 sont multipliées par le coût du carbone publié par le GIEC, soit 127€/tonne pour obtenir la facture carbone.

Cette facture carbone est déduite de l’Excédent Brut d’Exploitation de l’entreprise pour donner un résultat ajusté et en déduire le risque financier (en %) lié au Carbone qui pèse sur la rentabilité de l’entreprise. Ce risque financier est converti en Score Carbone® de A à F.

A la suite de ces contrôles, les entreprises ci-contre ont reçu un Score Carbone insuffisant et ne peuvent donc pas payer leur facture carbone.

​Le secteur bancaire se voit majoritairement attribué la note « ND », dû à un manque de transparence du montant de leurs différents scopes, et en particulier celui du scope 3.

Le Vérité 40

Le Vérité40 est constitué uniquement des entreprises dont le Score Carbone est « positif » (A, B ou C) ainsi que les 3 meilleurs Score Carbone Dynamique 2030. La majorité des entreprises présentes dans le Vérité40 d’Axylia ne figurent pas en tête des indices de référence actuels, dont le CAC40.

Découvrir un modèle d’agriculture durable pour la planète et juste pour les producteurs

Dans le cadre de la Quinzaine du Commerce Équitable et pour la 3ème année consécutive, les labels Bio Équitable en France, BIOPARTENAIRE et l’association FAIRe un Monde Équitable organisent la Journée du Patrimoine Agricole bio et équitable. Le dimanche 05 mai 2024, 11 fermes labellisées ouvriront leurs portes au grand public, partout en France. L’occasion de rencontrer les paysans et paysannes engagé.es dans l’agroécologie et le commerce équitable.

Ces Journées du Patrimoine Agricole bio et équitable souhaitent lever le voile sur l’agriculture bio paysanne et équitable, un modèle agricole ancré dans les territoires, plus vertueux, pour l’humain, l’animal et l’environnement.

Lors de cette journée portes ouvertes du 5 Mai, petits et grands pourront vivre une expérience authentique au cœur de nos campagnes et en apprendre plus sur l’alimentation durable.

Au programme : visite des fermes, rencontres avec les producteurs et productrices engagé.es, ateliers découverte, dégustations des bons produits de la ferme, moments d’échanges sur les produits équitables et sur les défis autour de l’agriculture bio, découverte des techniques anciennes, etc.
Les 11 fermes engagées dans le commerce équitable origine France sont à découvrir en Auvergne Rhône-Alpes (Drôme et Puy-de-Dôme), Bourgogne-Franche-Comté (Yonne), Bretagne (Finistère et Ille-et-Vilaine), Île-de-France (Seine-et-Marne), Normandie (Calvados), Nouvelle-Aquitaine (Vienne), Occitanie (Tarn et Tarn-et-Garonne) et Pays de la Loire (Loire-Atlantique)

« Le renouvellement des générations d’agriculteurs est un vrai enjeu pour notre avenir. En 2030, la moitié d’entre eux sera en âge de partir à la retraite. Il est urgent de proposer aux jeunes un modèle atractif dans lequel les paysans-nes vivent de leur métier et donnent du sens à leur travail. Les fermes qui ouvrent leurs portes le 05 mai montrent que le commerce équitable et la vente directe sont des solutions pour l’avenir de notre agriculture. »

Vincent Rousselet, Directeur de Bio Équitable en France
EARL BOHIC

3 propositions pour un autre modèle agro-économique

1. Le revenu des producteurs passe par de vrais prix agricoles : Les agriculteurs ne pourront vivre de leur métier que si les prix des produits agricoles le leur permettent. Depuis deux ans, le marché bio connaît une baisse sans précédent qui met une réelle pression sur les prix.

Dans le label Bio Equitable en France, les prix agricoles sont basés sur le calcul des coûts de production incluant une juste rémunération des producteurs, pas sur les prix fluctuants du marché.

2. L’agroécologie face aux enjeux du dérèglement climatique : Les nombreux agriculteurs bio engagés dans le label rompent avec la logique productiviste « plus d’intrants chimiques pour plus de volumes ». Ils développent des pratiques agroécologiques : fumier, compost, haies, association de culture, complémentarité agriculture élevage, lutte intégrée… Autant de leviers efficaces et économes qui assurent en agriculture bio des rendements suffisants pour la rentabilité des fermes. Nul besoin de remettre en question les normes environnementales !

Les paysans engagés dans les filières de Bio Équitable en France font renaître la biodiversité. Ils sont d’autant plus enclins à développer ces bonnes pratiques qu’ils ont la garantie de leurs débouchés.

3. Des relations commerciales plus équilibrées : Changer la façon dont le commerce est organisé entre les acteurs des filières est une solution pour sortir de la crise profonde que nous connaissons. Le label Bio Équitable en France, piloté par les groupements de producteurs indépendants et démocratiques, associe tous les acteurs des filières : producteurs, transformateurs et distributeurs. La répartition de la valeur se construit non plus sur le rapport de force mais sur le partenariat et le dialogue.

Une centaine de contrats équitables permettent de viabiliser des filières bio françaises, d’offrir aux consommateurs des produits de qualité et aux agriculteurs de mieux vivre de leur métier.

Le Service Civique écologique pour les jeunes de 16 à 25 ans

Dérèglements climatiques, menace de la biodiversité, expansion des déchets non recyclables, pollution des sols et de l’air… Plus que jamais, l’avenir de la planète est au cœur de toutes les préoccupations. Les missions du Service Civique écologique prennent la mesure de l’urgence et donnent aux jeunes volontaires le cadre et les moyens d’agir à leur échelle… pour que le regard que portera le monde de demain sur celui d’aujourd’hui ne soit pas celui du regret.

À travers le service civique écologique, nous voulons permettre à des jeunes de s’accomplir, dans une mission au service de la planète.

Christophe Béchu

Objectif : 50 000 volontaires en service civique écologique

La planification écologique rend nécessaire d’offrir aux jeunes des opportunités d’engagement en phase avec cet enjeu prioritaire. 90 % des jeunes se disent préoccupés par le changement climatique et 51 % considèrent ce sujet comme leur première source d’inquiétude (IFOP, 2022).

Face à ce constat et la volonté d’engagement affirmée de la jeunesse en faveur du climat, le Premier ministre Gabriel ATTAL a annoncé la création du Service civique écologique, lors de sa déclaration de politique générale, en janvier 2024.

Le Service civique écologique a pour objectif de proposer d’ici 2027 à 50 000 jeunes de s’engager concrètement en faveur de la transition écologique auprès d’associations, de collectivités ou d’opérateurs publics. Ces missions indemnisées, d’une durée de 6 mois à 1 an, s’adresseront aux jeunes de 16 à 25 ans

Le 8 avril 2024, le ministre Christophe BÉCHU et la ministre déléguée Sarah EL HAÏRY ont réuni les parties prenantes du futur service civique écologique représentées lors d’une table ronde avec l’Agence du service civique, une association (LPO), une entreprise publique (ENEDIS), une collectivité (président d’Eco Maires), un jeune en service civique et le Medef devant plus de 150 personnes représentant le monde associatif, les entreprises, les collectivités, les opérateurs de l’Etat et des jeunes en service civique.

D’autres pays, comme les États-Unis avec l’American Climate Corps lancé par Joe Biden, ont fait ce constat et ont créé des dispositifs similaires d’engagement pour la jeunesse.


Le collectif des associations pour un Service Civique Écologique rappelle ses recommandations. 

Cité Yourcenar © Unis Cité

Quinze associations nationales de défense de l’environnement et d’éducation populaire se sont rassemblées il y a un an pour créer le « Collectif pour un Service Civique Ecologique », afin d’appeler à son déploiement ambitieux et bénéfique pour tous. Car le dispositif a déjà fait la preuve de sa capacité à mobiliser concrètement les jeunes en faveur de la nature : soutien aux associations de préservation de la biodiversité, organisation de chantiers participatifs, formation du public aux bonnes pratiques du quotidien, lutte contre les inégalités environnementales, accompagnement des plus précaires dans la transition énergétique, etc. L’enjeu aujourd’hui est de démultiplier l’offre de missions, de les rendre accessibles à tous les jeunes, et de renforcer l’accompagnement pendant leur service, afin qu’ils deviennent des acteurs de la transition écologique dans les territoires.

Recommandations

Le collectif, comme l’ensemble du mouvement associatif, attend que l’État confirme sa volonté de consolider largement le budget alloué. Le Service Civique Écologique ne pourra se faire au détriment d’autres missions du service civique.

Les associations rappellent que les acteurs de terrain devront être accompagnés pour définir correctement les missions confiées aux jeunes et assurer le tutorat nécessaire, que les volontaires mobilisés devront être formés aux enjeux de la transition écologique par des structures expertes, et qu’un soutien particulier (transport, logement) devra être prévu pour les missions dans les territoires ruraux.

Le Service Civique doit être davantage promu auprès des jeunes et dans les parcours professionnels comme d’enseignement.

Associations membres du collectif pour un service civique écologique

Banlieues Climat ; BLOOM ; Fédération des parcs naturels régionaux ; France Nature Environnement (FNE) ; Le FRENE ; La Fresque du Climat ; Générations futures ; IFAC ; Les Petits Débrouillards ; Ligue de l’Enseignement ; LPO ; Union nationale des CPIE ; Scouts et Guides De France ; Unis-Cité


Juin 2024 : 1 000 premiers ambassadeurs de la transition écologique

1 000 ambassadeurs du service civique écologique seront formés et déployés à travers le pays pour sensibiliser d’autres jeunes, notamment dans des quartiers prioritaires et en zones rurales, sur l’importance de s’engager en faveur du climat via le service civique écologique.

UnisCités

Ces jeunes ambassadeurs auront pour mission d’encourager leurs pairs à rejoindre le service civique écologique, une initiative conjointe du Gouvernement, de l’ADEME et de l’association Uniscité. Avec 1 000 jeunes ambassadeurs, ce sont potentiellement 100 000 jeunes qui pourront être touchés pour rejoindre cette initiative d’engagement écologique.

Les raisons de choisir le Service Civique écologique

  • Donner un sens à l’engagement : Le Service Civique, c’est un engagement. Cela veut dire que je décide de me mettre volontairement au service de la collectivité, autrement dit de tous, de me consacrer à des missions d’intérêt général, pendant 6 à 12 mois, et au moins 24h par semaine
  • Être utile à l’intérêt général : Ma mission de Service Civique sert l’intérêt général. Au service de chacun, j’agis ainsi en faveur de la collectivité. Mon action s’inscrit en complément des actions menées par les salariés, agents, stagiaires et/ou bénévoles de mon organisme
  • Servir le bien commun : Rejoindre une structure qui n’a pas pour but de faire des bénéfices financiers, associations, fondations, fédérations, ONG ou coopératives, elle devra être agréée d’« intérêt général » par l’Agence du Service Civique
  • Être indemnisé : Être utile à la collectivité, non seulement ça nourrit ma réflexion personnelle et mon sens du collectif, mais je reçois une indemnité de 620 euros de l’État en échange du temps et de l’énergie que je déploie pour la cause que j’ai choisie.

Le service civique écologique propose des missions en lien avec les objectifs de la planification écologique. Ces missions sont proposées par un large panel de structures : associations, collectivités territoriales, opérateurs de l’État, entreprises publiques de la transition écologique (RATP, Enedis…). Afin d’atteindre l’ambition des 50 000 missions proposées d’ici 2027 la montée en charge sera progressive avec plus de 10 000 jeunes pour l’année 2025 et près de 19 000 en 2027. Le service civique écologique est pensé comme le pilier d’un continuum plus large de l’engagement environnemental et pourra être poursuivi via d’autres dispositifs d’engagement (jeveuxaider.fr, volontariat international…).

Un tremplin vers l’emploi vert

Le service civique écologique est un dispositif d’engagement et non d’insertion dans l’emploi. Toutefois, dans l’optique d’orienter les jeunes passés par ce dispositif vers les emplois verts s’ils le souhaitent, le Gouvernement, en collaboration avec le MEDEF, s’engage à proposer à chaque jeune issu du service civique écologique une offre d’emploi ou de stage dans les secteurs de la transition écologique. Terra Academia1 s’engage également pour construire ce tremplin vers l’emploi dans les territoires.

  1. Terra Academia, école et accélérateur de la transformation écologique, a inauguré son premier campus à Arras le 18 Mars 2024. Il sera suivi d’un prochain campus à Paris avec l’objectif final d’un déploiement international d’ici 2 ans et une présence dans toutes les régions françaises d’ici 5 ans ↩︎

La transition agro-écologique sera collective ou ne sera pas !

AGOTERRA1 annonce la troisième édition de CarbonConnect, le forum annuel réunissant entreprises et agriculteurs pour accélérer la transition vers une agriculture régénératrice des écosystèmes naturels. L’événement aura lieu le 16 mai prochain à AgroParisTech Paris Saclay et rassemblera plus de 400 décideurs autour des enjeux brûlants de la transition agro-écologique.

« CarbonConnect est né d’une conviction forte : la transition agro-écologique, un des enjeux majeurs de notre siècle, sera collective ou ne sera pas. À l’heure où le secteur agricole fait face à des défis d’ampleur, il est urgent de faire émerger un modèle d’agriculture pour les générations futures. Et c’est là toute la raison d’être de ce forum. L’édition 2024 aspire à apporter des réponses concrètes et à explorer collectivement des solutions innovantes et durables. »

Mathieu Toulemonde, CEO et fondateur d’AGOTERRA.

Depuis son lancement en 2022, CarbonConnect est un lieu d’échange et de partage d’expertise pour les décideurs engagés dans la réduction de leur empreinte carbone. Cette année, le forum réunira 400 participants, 20 intervenants et proposera 9 ateliers thématiques.

Décarbonation scope 3, contribution carbone, biodiversité et agriculture régénérative seront au cœur des échanges de cette troisième édition organisée par AGOTERRA, sous le haut patronage des Ministères de l’Agriculture et de l’Écologie.

Quelques sujets au programme des ateliers du forum :

  • Mises en œuvre concrètes de stratégies Climat / Biodiversité : contribution carbone locale pour un impact territorial
  • Agroécologie et transition agricole : Réconcilier l’immobilier périurbain avec les enjeux de résilience agricole et alimentaire
  • Réduire son scope 3 en engageant ses filières agricoles : Mise en place d’une stratégie de décarbonation filière
  • Témoignage d’une agricultrice en grandes cultures engagée dans une démarche de transition
  • Soutenir la biodiversité à l’échelle de mon entreprise stratégie biodiversité et données terrain
  • Le rôle du secteur financier dans la transition agricole
  • Régénérer les sols agricoles grâce à l’agroforesterie
  • Mise en place d’une prime filière pour développer l’agroécologie avec l’indice de régénération
  1. AGOTERRA, entreprise à mission certifiée B Corp, accompagne les entreprises dans leur démarche de réduction de leur empreinte carbone, en finançant des projets agricoles bas-carbone certifiés, auprès de plus de 3 000 agriculteurs et d’agricultrices engagés en France et en Europe. ↩︎

Quelle place pour l’écologie dans le débat public ?

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Le débat public sur l’écologie, s’il est devenu plus fréquent, reste très insatisfaisant. C’est un des éléments forts ressorti des sessions de controverses écologiques portant sur « la place de l’écologie dans le débat public ». Un constat qui s’explique aussi par le choix des mots de l’écologie, comme le montre le très éclairant décryptage de Pauline Bureau, vice-présidente de La Fabrique Écologique (LFE)

La Controverse Écologique du 20 mars 2024 à l’ENS Ulm s’est articulée autour de trois séquences : 

La première portait sur la présence suffisante ou non de l’écologie dans le débat public La seconde en détaillait les facteurs explicatifs. La dernière quant à elle, s’intéressait aux valeurs associées aux mouvements écologistes et leur opposition au technosolutionnisme.

Les intervenants étaient : 

  • David Chavalarias, mathématicien, directeur de recherche au CNRS au CAMS/EHESS et directeur de l’Institut des Systèmes Complexes de Paris Île-de-France, auteur de Toxic Data, comment les réseaux manipulent nos opinions, éditions Flammarion (2022) ;
  • Stéphane Foucart, journaliste au service Planète du journal Le Monde, auteur de plusieurs ouvrages dont Les gardiens de la raison, éditions La Découverte (2020) ;
  • Perrine Simon-Nahum, docteure en histoire, directrice de recherche au CNRS et professeure attachée au département de philosophie de l’Ecole normale supérieure, autrice de Les déraisons modernes, éditions de l’Observatoire (2021).

La Fabrique Écologique et Écocampus ENS, association écologiste créée et animée par des étudiantes et étudiants de l’École Normale Supérieure, lancent en partenariat pour l’année 2023-2024 un cycle de Controverses Ecologiques. Ces événements au format innovant, gratuits et ouverts à tous, réunissent et font débattre des personnalités aux profils divers, ayant travaillé et publié sur un sujet d’actualité.

La deuxième Controverse Ecologique de ce partenariat avait pour thème « Quelle place de l’écologie dans le débat public ? »

Pauline Bureau et Abel Couaillier, en charge de l’animation de cette deuxième controverse ont évoqué l’ambivalence de la place de l’écologie dans le débat public. Enjeux tantôt dramatiquement pris en compte, tantôt oubliés, même s’ils se diversifient et ont une place croissante dans le débat public, le climatoscepticisme reste très présent et l’urgence écologique peine à être une priorité ainsi qu’à se démocratiser.

La séquence 1 visait à s’interroger sur la présence suffisante ou non de l’écologie dans le débat public

Stéphane Foucart, Journaliste au service Planète du journal Le Monde, a rappelé la place insuffisante de l’écologie dans le débat public, le manque de qualité des discussions qui tournent davantage autour de commentaires politiques. Il déplore l’effacement des questions écologiques au profit de celles d’ordre socioéconomiques. Le débat public procède, à son sens, à une forme de naturalisation de la catastrophe lente liée aux enjeux écologiques.

David Chavalarias, Mathématicien, directeur de recherche au CNRS au CAMS/EHESS et directeur de l’Institut des Systèmes Complexes de Paris Île-de-France, a attiré notre attention sur la crise existentielle pesant sur les écosystèmes et que les débats portaient sur une vision à court-terme notamment sur le sujet de la biodiversité. Il a insisté sur l’importance de transmettre des connaissances scientifiques sur les écosystèmes et leur rôle dans le maintien des sociétés humaines.

Perrine Simon-Nahum, Docteure en histoire, directrice de recherche au CNRS et professeure attachée au département de philosophie de l’École normale supérieure, a apporté une perspective historique sur l’évolution de la prise en compte de l’écologie. Elle évoque le temps d’acculturation nécessaire à ces enjeux. Si l’écologie est reconnue selon elle dans le débat public, le problème reposerait davantage sur la manière dont les informations sont communiquées, sur le manque de fluidité des échanges qui ne se font pas au même niveau de connaissance et de langage.

La séquence 2 a abordé les fragilités de l’écologie dans le débat public

L’un des éléments clés de cette séquence porte sur la décrédibilisation de la science et sa légitimation par l’innovation et la technologie. Le financement très majoritaire de la technoscience plutôt que de la science viendrait brouiller la distinction entre les deux.

Le manque de culture scientifique, la difficulté à remettre en cause un système socioéconomique, dans lequel des investissements colossaux ont été effectués sont autant d’obstacles à une plus grande reconnaissance médiatique de l’écologie selon David Chavalarias.

Stéphane Foucart, constate une « faillite institutionnelle » de la science, avec une apathie généralisée à l’égard de celle-ci, qui s’accompagne d’une diffusion de la désinformation. Conjointement à ce « piratage de la parole scientifique », le monde médiatique qui est concentré entre les mains d’une petite partie de la population, se perd dans la priorisation des sujets à relayer.

À cela s’ajoute la difficulté de distinguer lobbying, science, et instrumentalisation politique, qui érodent la confiance de la population.

Perrine Simon-Nahum, abonde également en ce sens et relativise cette inculture scientifique en mentionnant que l’inculture économique qui précédait celle-ci a finalement été dépassée. Elle a mentionné également les réseaux sociaux, en tant que facteur contribuant à ce rejet de la science.

La dernière partie de la table ronde s’intéressait aux valeurs associées à l’écologie qui se heurtent au technosolutionnisme

Perrine Simon-Nahum a dénoncé la manière dont les écologistes articulent leur discours autour de l’herméneutique de la peur, venant ainsi compromettre leur audibilité. La politisation extrême de l’écologie, l’érigerait en tant que valeur absolue et indiscutable, ce qui peut rentrer en conflit avec des priorités d’autre nature. L’environnement ne devrait ainsi pas être le tout de la politique.

David Chavalarias a mis en garde sur la manière dont le débat public orientait les votes non pas vers des idées mais vers des personnalités et qu’il devenait de plus en plus polarisé et sous format conflictuel en ligne et hors ligne. Il défend aussi que le technosolutionnisme s’oppose en termes de valeur à la sobriété et donc par extension à l’écologie. Pour lui, c’est à l’humain de s’adapter au climat et non l’inverse.

Stéphane Foucart a également critiqué fortement le technosolutionnisme et les logiques qu’il traduit. Il l’associe à un manque d’imagination pour sortir du carcan socioéconomique, à l’opposé des nouveaux imaginaires que souhaite dessiner l’écologie.

En conclusion, David Chavalarias a souligné l’importance d’inverser le temps, d’agir dès maintenant pour préserver la nature à notre disposition aujourd’hui, car elle sera toujours en meilleur état que demain.

Les controverses écologiques

Le concept

Les Controverses Écologiques ont pour objectif de réunir des personnalités ayant travaillé sur le fond sur un sujet d’actualité et de les faire débattre et échanger. Depuis novembre 2018, ces Controverses sont organisées en partenariat avec Sorbonne Développement Durable.


Atlas des pesticides

Dans le cadre de la Semaine pour les alternatives aux pesticides (SPAP) coordonnée par l’association Générations Futures, la Fondation Heinrich Böll et La Fabrique Écologique ont présenté l’Atlas des pesticides. Ce webinaire présentait les différents articles de l’atlas, avec un focus sur l’actualité et sur la santé. L’occasion de dresser un état des lieux et de se focaliser sur les éternels oubliés des enjeux autour des pesticides à savoir les coûts sociétaux qui en découlent et l’impératif de justice sociale pour y remédier.

Les intervenant.es étaient :

  • Sarah Champagne, Coordinatrice des programmes Transition énergétique, écologique et sociale de la Fondation Heinrich Böll
  • Mathilde Boitias, directrice de La Fabrique Ecologique
  • Jill Madelenat, directrice des études à La Fabrique Ecologique
  • Camille Bouko-Levy, membre de l’Observatoire Terre-Monde
  • Christophe Alliot, co-fondateur du Basic

La transition écologique par le langage ? 

Pauline Bureau, vice-présidente de La Fabrique Écologique, est l’auteure du décryptage :

« Termes-catastrophes, noms sous pression, et néologie revitalisante : la transition écologique par le langage ».

Si l’existence des mots permet de nommer la réalité et donc de se la représenter, le choix de ceux-ci et leur utilisation façonnent notre appréhension du monde réel. Le langage peut être ainsi à la fois un puissant outil pour perpétuer le modèle actuel ou pour en établir un nouveau. Ce décryptage revient sur les enjeux autour de l’utilisation du langage pour dessiner de nouveaux imaginaires et mener à bien la transition écologique.

VIV’ART : Une initiative pour financer la régénération des écosystèmes de la Forêt de Brocéliande

Dans un élan novateur visant à marier les univers de l’art, de la technologie et de l’engagement environnemental, les entreprises bretonnes KaviAR Tech et Reizhan se sont associées pour lancer VIV’ART. Une initiative révolutionnaire qui a pour but de financer la régénération des écosystèmes de la Forêt de Brocéliande, tout en sensibilisant les collaborateurs à l’importance vitale de la biodiversité.

VIV’ARTLes entreprises Bretonnes au service de la Biodiversité de la Forêt de Brocéliande

Au cœur de VIV’ART se trouve une collection d’œuvres d’art spécialement conçues pour transformer les espaces de travail en galeries interactives. Ces œuvres, alliant le talent humain local et les prouesses numériques, notamment en intelligence artificielle, sont des portails vers une prise de conscience environnementale accrue.

Une expérience inédite & interactive dans vos locaux

VIV’ART incarne l’innovation au service de la biodiversité, créant une synergie entre art, technologie et engagement environnemental. Sa mission est d’immerger les employés d’une entreprise dans un parcours interactif, où l’art devient un vecteur d’éducation et de sensibilisation aux enjeux de la biodiversité. En transformant les espaces de travail en galeries dynamiques, VIV’ART offre une expérience unique qui encourage l’interaction, l’apprentissage et l’action pour la conservation de la nature, tout en valorisant l’engagement de l’entreprise en matière de responsabilité sociale et environnementale.

« La biodiversité est la garantie de survie sur notre planète, chaque espèce dépend de l’autre pour exister, comme les maillons d’une chaîne. Préserver la biodiversité, c’est donc protéger la vie elle-même.« 

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L’objectif de VIV’ART

Financer la régénération des écosystèmes et les fonctions écosystémiques de Brocéliande après l’incendie, au moyen d’un dispositif pratique et tangible, qui utilise l’art et les technologies de réalité augmentée pour éveiller la conscience des entreprises et de leurs salariés.

La Biodiversité : Un Enjeu Incompris

• Seules 5% des entreprises du CAC 40 estiment que la perte de biodiversité a un « impact élevé » sur leurs actionnaires, et moins de 20% des entreprises du S&P 500 ont pris des engagements sur ce sujet, selon le Boston Consulting Group et Corporate Sustainability Assessment.

Beaucoup d’entreprises ignorent encore comment mettre en œuvre une stratégie de prise en compte de la biodiversité.

• Il existe un manque de sensibilisation des différents collaborateurs de l’entreprise, rendant difficile pour eux de faire des liens directs entre les choix de l’entreprise et l’impact sur la biodiversité .

Comment ca marche ?

Art et technologie s’allient dans une initiative éducative en entreprise, utilisant la réalité augmentée pour sensibiliser à l’écologie.
Une exposition éducative sur l’environnement grâce à la Réalité Augmentée.
Interaction immersive avec des œuvres d’art pour apprendre sur l’écosystème.
Mesure de l’engagement des collaborateurs à travers une application dédiée.Chaque interaction finance la conservation de la biodiversité.

VIV’ART est le fruit de la rencontre entre REIZHAN  x  KaviAR Tech

Grâce à une application de réalité augmentée dédiée, les collaborateurs peuvent interagir avec les œuvres, chacune offrant une expérience immersive à travers des contenus engageants : vidéos d’acteurs locaux, avatars d’animaux, effets 3D, et immersions à 360°. Cette interaction ne se limite pas à l’éveil de la conscience ; elle se traduit par une action concrète.

Chaque scan effectué contribue au fond de dotation Oetopia, afin d’assister l’Association du Val sans Retour et de la Forêt de Brocéliande (ASVB) dans des opérations de régénération de la biodiversité suite à l’incendie que la forêt a subi l’été dernier.

Comment vaincre l’obsolescence ? Un livre mode d’emploi de Nathan Hubert & Mano Silberzahn

Comment est-on passé d’objets artisanaux qui traversaient les décennies à des biens manufacturés industriellement à l’autre bout du monde et qui durent quelques années au mieux ? Qu’est-ce que l’obsolescence, et comment lutter contre ? Comment adopter des meilleurs réflexes pour l’environnement et le portefeuille en ce qui concerne nos objets ? Les réponses dans le livre de Nathan Hubert & Mano Silberzahn,  » Vaincre l’obsolescence. Mode d’emploi  » aux éditions Tana

Un ordinateur qui plante, une machine à laver qui fuit après 3 ans d’utilisation, un grille-pain impossible à réparer… Nous sommes tous confrontés à l’obsolescence. Consommer, jeter, recommencer : un cycle infernal aux lourdes conséquences pour la planète et le porte-monnaie.
Ce guide s’adresse à tous ceux qui veulent construire un monde plus soutenable et agir pour demain.

Consommer, jeter, recommencer… 88% des Français remplacent leurs téléphones alors qu’ils sont encore fonctionnels. 53 % des Français pensent que réparer est plus coûteux que d’acheter un produit neuf. 68% des vêtements dans nos penderies ne sont pas portés au cours des 12 derniers mois.

Dans un contexte de crise climatique et de raréfaction des ressources, il devient de plus en plus évident qu’il faut réinventer notre rapport au monde matériel. Le renouvellement toujours plus rapide de nos objets a un coût économique et environnemental conséquent : les équipements de la maison représentent en moyenne un quart de notre empreinte carbone individuelle !

Comment est-on passé d’objets artisanaux qui traversaient les décennies à des biens manufacturés industriellement à l’autre bout du monde et qui durent quelques années au mieux ? Qu’est-ce que l’obsolescence, et comment lutter contre ? Comment adopter des meilleurs réflexes pour l’environnement et le portefeuille en ce qui concerne nos objets ?

– Toutes les formes d’obsolescence décryptées, et pas seulement l’obsolescence programmée, la plus connue du grand public : l’obsolescence naturelle, de négligence, technique, économie et perçue).

– Des solutions concrètes pour adopter un rapport aux objets plus écologique et économique : déceler les impacts environnementaux invisibles, apprendre à résister aux achats superflus et choisir des objets durables…

– Des fiches pratiques pour apprendre à entretenir et réparer ses objets, afin de prolonger leur durée de vie.    

– Un éclairage historique pour comprendre l’évolution de notre rapport aux objets.

Les auteurs : Nathan Hubert et Mano Silberzahn

Ils se sont rencontrés pendant leurs études de design. Ce qui les rapproche ? Un attachement fort aux objets qui les entourent, une affinité pour le bricolage et la réparation ainsi qu’une grande motivation pour faire changer les choses.

Comme beaucoup de monde, ils ne sont en effet pas à l’aise avec l’hyperconsommation, le greenwashing et la banalisation de l’obsolescence. Pour essayer de comprendre comment on en est arrivé là, ils se plongent dans de nombreux rapports et études et s’engagent sur le terrain comme réparateurs bénévoles en Repair Café.

En 2022, ils remportent le James Dyson Award en France avec un projet sur la réparabilité des équipements ménagers.Dans la foulée, ils fondent Nobsolete, un projet global visant à combattre l’obsolescence par tous les moyens possibles et à militer pour un monde plus durable.


Consommer, jeter, recommencer… Bienvenue dans le monde de l’obsolescence !

Écouter le podcast Planète Bleu de Benoit Prospero qui reçoit Nathan Hubert et Mano Silberzhan les auteurs de « Vaincre l’obsolescence » et fondateurs de Nobsolete.

Les auteurs expliquent les différents types d’obsolescence et décrypte la société du jetable et de notre rapport aux objets !

Féris Barkat porte la voix de la génération Banlieues Climat

Féris Barkat est le fondateur de Banlieues Climat, une association qui vise à fédérer, sensibiliser, inspirer les populations des quartiers populaires sur les questions environnementales et climatiques afin de faire émerger leurs voix et des projets locaux dans le débat public et développer leur pouvoir d’agir.

Les questions écologiques et environnementales ont, pendant très longtemps, été un terrain politique où les habitants de ces quartiers n’ont pas été considérés à leur juste valeur et dans le respect de leur dignité.

Face à cette réalité, et dans l’espoir d’enrichir la vision politique avec d’autres points de vue, l’association Banlieues Climat souhaite créer les conditions permettant aux habitant·es de classes populaires de devenir acteurs de changement sur les questions environnementales au niveau de leur territoire, du local à l’international.

Depuis de nombreuses années, les dérèglements climatiques et les problèmes environnementaux ont causé de nombreux dégâts qui ont majoritairement impacté les populations les plus vulnérables de notre société. Logements mal isolés, insalubrité, conditions de vie et de travail difficiles, canicules où les « chibanis, chibanias« 1 ont été les premières cibles. Nombreux sont les cas où la courbe des statistiques flèche vers le haut quand il s’agit de mesurer les dégâts qui touchent ces populations vulnérables.

Féris Barkat : l’étoile montante de la lutte pour le climat

La voix de Féris Barkat ouvre une nouvelle voie

L’objectif et de (re)donner aux populations vulnérables l’accès à un savoir académique, scientifique, dont elles ont été dépossédées, afin de reprendre leur pouvoir économique, politique et social.

Une ambition

Reconnaître les habitants de ces quartiers comme une force indispensable et nécessaire de la lutte contre les inégalités environnementales.

Aujourd’hui, il n’est plus possible de parler de justice environnementale, ou d’émancipation collective pour toute la société, sans évoquer le rôle primordial des habitant·e·s de quartiers populaires.

Banlieues Climat soutient le rêve d’une société plus verte et écologique portée par et pour les quartiers populaires.

Créer une écologie émancipatrice

Les habitant·e·s des quartiers populaires ont longtemps eu des gestes écolos ancrés dans leur pratique culturelle et leur héritage familial. On peut citer par exemple l’économie d’énergie (souvent pour des raisons de coûts), celle de l’eau, denrée rare et considérée comme vitale et précieuse pour ces populations qui en limite le gaspillage. Tout comme le respect de la nature plus largement, ou alors le jardinage, la permaculture, dont la pratique était une habitude pour les anciennes générations immigrées, dans leurs villages d’enfance et campagnes qui les ont vu grandir.

Le projet de Banlieues Climat souhaite faire renaître cette veine écologique, déjà présente, chez ces populations. Il vise à créer une écologie émancipatrice portée par et pour les habitant·e·s des quartiers populaires. Il s’inscrit dans une continuité de transmission intergénérationnelle et dans la volonté de dessiner un avenir prometteur et serein aux jeunes populations.

Un avenir où la transition écologique devient un vivier d’employabilité pour ces jeunes générations.

Actions

Aujourd’hui, Banlieues Climat s’investit dans de nombreux quartiers populaires, partout en France afin de démocratiser les connaissances sur l’environnement et la transition écologique. Par ses activités de formations, de sensibilisations et de rencontres avec le terrain, Banlieues Climat souhaite créer une dynamique politique et économique vertueuse impulsée par la société civile et qui profite à toutes les générations et toutes les strates de la société.

Inspirer et fédérer

Via un pôle de formation en présentiel dans les quartiers. Banlieues Climat organise des ateliers de sensibilisation et de vulgarisation autour de la question climatique. L’objectif est de transmettre les connaissances nécessaires sur les enjeux climatiques (l’énergie, l’impact sanitaire, géopolitique, démographie, la question des métaux rares…) afin d’inspirer les jeunes et les fédérer autour de la transformation sociale et écologique.

Créer des alliances locales et nationales

Ce pôle est dédié aux rencontres avec des institutions politiques axées sur l’écologie, des actrices et des acteurs de terrain dans plusieurs villes en France afin de développer des actions locales qui puissent servir les populations concernées et leur donner le pouvoir d’agir à leur échelle, individuellement ou collectivement.

Faire émerger des projets

Ce pôle plaidoyer permet d’introduire les voix des jeunes issus de quartiers populaires dans les espaces de décisions politiques et d’aboutir à des changements de lois. Banlieues Climat souhaite impliquer les classes populaires aux plus hauts niveaux de prise de décisions. L’association souhaite porter des projets scientifiques et académiques qui permettront aux jeunes d’être force de propositions et d’apporter les solutions sur-mesure et nécessaires pour pallier à l’impact environnemental sur les publics vulnérables.

Valeurs

Défense du bien commun

Banlieues Climat souhaite créer un monde où les solutions aux problématiques liées au climat, l’environnement, l’écologie sont portées par celles et ceux qui sont frappés par ces inégalités. L’idée est de faire impulser une dynamique réparatrice et vertueuse qui profite à toute la société et protège les plus vulnérables.

Écoute

Chez Banlieues Climat, on écoute et on respecte les gens qui bénéficient des dispositifs proposés. On compose avec et pour les personnes concernées en prenant en considération leurs réalités terrain, leurs codes et leurs histoires. 
On n’impose pas le pouvoir, on le construit ensemble.

Espoir

Banlieues Climat porte haut et fier le vert de l’espoir ! Par son ambition, l’association souhaite élargir le champ des possibles pour que chaque personne puisse contribuer aux questions climatiques et puisse trouver sa place dans la société.


  1. Chibani (au féminin chibania, pl. fr. chibanias) vient de l’arabe maghrébin et signifie vieux, vieillard, ancien ou encore « cheveux blancs » ↩︎

L’observatoire des éco-entreprises analyse leur dynamique et celle du tissu économique dans les territoires

Le PEXE, Réseau national des solutions pour la transition écologique, avec le soutien de l’ADEME publie à l’occasion de la 15ème édition du Forum national son observatoire des éco-entreprises1. Lancé en 2023 pour mieux connaître et accompagner les filières de la transition écologique, énergétique et circulaire, l’observatoire propose une analyse de la dynamique des éco-entreprises et du tissu économique dans les territoires

Forum national des éco-entreprises

L’observatoire des éco-entreprises

Les éco-entreprises sont majoritairement dans les secteurs des déchets, de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. La construction durable passe en une année de 13% à 26 % en 2024 et devient le 4e secteur activité !

51 % des éco-entreprises sont des Start-up, les structures de l’ESS progressent de 5 points, à savoir de 7 % à 12%. Il est à noter que 12% des éco-entreprises sont des entreprises à missions.

Observatoire PEXE-Forum national des éco-entreprises – LE PROFIL DES ÉCO-ENTREPRISES EN 2024

Les éco-entreprises comprennent mieux les enjeux environnementaux.

Observatoire des éco-entreprises

Leurs solutions sont à plus de 50 % dans l’économie circulaire, mais des progrès sont encore à faire dans la préservation de la biodiversité.

Sur le plan économique, 68 % d’entre elles cherchent à recruter. Ce chiffre passe à 77% pour les start-ups mais elles rencontrent de grandes difficultés pour trouver les bons profils de commerciaux, de spécialistes en données et de cadres à l’export. En effet, 38 % des éco-entreprises se développent à l’international et 70% visent l’Europe.

Observatoire PEXE – Forum national des éco-entreprises – 48% Des éco-entreprises expriment des difficultés à recruter

Concernant l’égalité homme/ femme, 66 % des PME des éco-entreprises sont dirigées par des hommes exclusivement, mais 65 % des structures de l’ESS ont une femme dans leur équipe dirigeante.

Observatoire PEXE – Forum national des éco-entreprises – LES FEMMES & LES ÉCO-ENTREPRISES

Le PEXERéseau national des éco-entreprises

Le PEXE est l’association nationale qui fédère les réseaux d’éco-entreprises (fédérations, syndicats, pôles de compétitivité, clusters). Elle représente près de de 6000 start-ups, PME – ETI de l’environnement, de l’énergie et de l’économie circulaire (air – sols – déchets – eau – biodiversité – décarbonation et chimie verte – efficacité énergétique – énergie renouvelable – écomobilité – risques).

Le PEXE oeuvre depuis 20 ans à la structuration de la filière des éco-entreprises en animant l’écosystème, identifiant les acteurs, favorisant des synergies. L’équipe du PEXE est engagée pour la réussite des projets, évènements et outils, en travaillant avec comme seul objectif le développement des start-ups et PME françaises porteuses de solutions pour la transition écologique. Elle actionne 5 leviers : innovation / financement / développement commercial / international / RH.

  1. L’Observatoire des éco-entreprises de France est conçu à partir des données des entreprises référencées dans l’annuaire national des éco-entreprises, réalisé avec le concours de nos réseaux fédérant des entreprises dans les régions et les secteurs de la transition écologique. L’édition 2024 porte sur 570 éco-entreprises de l’observatoire. ↩︎