Organisés par la Division de la prospective de l’UNESCO
« Quel avenir pour l’espèce humaine ?
Quel futur pour la planète ? »
Samedi 25 novembre 2006, de 9h30 à 19h30, à l’UNESCO
Quel avenir pour l’espèce humaine ? Quel futur pour la planète ? Telle est la question que l’UNESCO a décidé de poser, à l’occasion de la prochaine séance des Dialogues du XXIe siècle, à quelques-uns des meilleurs scientifiques, philosophes, décideurs politiques et intellectuels du monde entier.
Inaugurée par le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro MATSUURA et M. Javier PÉREZ DE CUÉLLAR, ancien Secrétaire général des Nations Unies, cette séance abordera au fil de la journée cinq questions principales :
Dominique VOYNET, Mostafa TOLBA et Dennis MEADOWS répondront à la question : « Y a-t-il des limites à la croissance ? Population, ressources, énergie, développement »
Asit K. BASIT, Jean MARGAT et Syukuro MANABE aborderont la question : « De l’eau pour tous ? »
Edward O. WILSON, Francis HALLÉ et Michel LOREAU traiteront de : « La biodiversité en danger »
Nicolas HULOT, Haroldo MATTOS DE LEMOS et Mathis WACKERNAGEL s’interrogeront sur : « Economiser la planète : consommer moins pour vivre mieux ? »
Michel SERRES, Paul J. CRUTZEN et Souleymane BACHIR DIAGNE traiteront de la question : « Une nouvelle éthique de la responsabilité : vers un contrat naturel ? »
Jérôme BINDÉ, organisateur des Entretiens et Dialogues du XXIe siècle, Directeur de l’Office de la prospective à l’UNESCO conclura la séance
Afin d’apprécier l’ampleur des défis du XXIe siècle et la diversité des regards que nous pouvons porter sur eux, nous devons être à l’écoute de toutes les intelligences, de toutes les disciplines, de toutes les cultures, et leur offrir l’espace d’une libre conversation sur le futur, dans un esprit prospectif et interdisciplinaire : tel est le but des Dialogues du XXIe siècle.
Maison de l’UNESCO – 125 avenue de Suffren, 75007 Paris – Salle II
ENTREE A PARTIR DE 9h
Carton pour 2 personnes exigé à l’entrée et envoyé sur demande
Mesdames, Messieurs les candidats à la Présidence de la République,
Au moment où elle s’apprête à faire un choix politique majeur en désignant un nouveau président de la République, la France a rendez-vous avec son avenir.
L’humanité est aujourd’hui menacée par une crise écologique et énergétique sans précédent qui amplifie et accélère toutes les tensions entre les hommes sur la planète. Comment l’éviter ? Nous n’avons pas d’autre alternative que d’engager une profonde mutation économique, sociale et culturelle de nos sociétés, qui s’appuie sur une mobilisation collective. Je propose qu’elle s’organise autour d’un « Pacte écologique ». Un nouveau contrat pour une nouvelle donne.
Les 10 objectifs de Nicolas Hulot :
– Objectif 1 Économie : vers une logique de durabilité
En bref : concevoir les produits industriels pour qu’ils durent, soient réparés ou recyclés afin de réduire les flux de matières, de déchets et d’énergie.
– Objectif 2 Énergie : organiser la baisse de la consommation
En bref : lutter contre le réchauffement climatique en réduisant massivement le recours au pétrole, au gaz et au charbon pour diviser par quatre nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.
– Objectif 3 Agriculture : produire autrement
En bref : concilier la production agricole avec le respect de l’environnement, le travail paysan, la qualité des produits et la santé.
– Objectif 4 Territoire : contenir l’extension périurbaine et relocaliser les activités humaines
En bref : préserver l’espace rural et naturel, cesser de multiplier les infrastructures et « d’artificialiser » les surfaces, lutter contre l’étalement urbain par le rapprochement des lieux de travail et d’habitation.
– Objectif 5 Transports : sortir du tout routier
En bref : réduire la demande en transports fortement consommateurs de pétrole et grands émetteurs de gaz à effet de serre (camions, automobiles et avions), augmenter l’offre en moyens de déplacement
moins gourmands et plus propres (trains, transports en commun, transport fluvial, vélo).
– Objectif 6 Fiscalité : établir le véritable prix des services rendus par la nature
En bref : faire apparaître le coût économique réel des activités humaines, supprimer les subventions
publiques entraînant la dégradation de l’environnement, réorienter le budget en faveur du développement durable.
– Objectif 7 Biodiversité : faire entrer la nature dans l’aménagement du territoire
En bref : intégrer la préservation du patrimoine naturel dans la stratégie globale de développement durable, avec la création d’un réseau écologique national qui relierait entre eux tous les espaces
protégés et garantirait leurs fonctions écologiques.
– Objectif 8 Santé : prévenir avant de guérir
En bref : évaluer le poids des dégradations environnementales dans le coût global des maladies, engager une politique de prévention, en particulier en ce qui concerne l’alimentation, l’emploi des pesticides et la dissémination des OGM.
– Objectif 9 Recherche : faire de l’environnement un moteur pour l’innovation
En bref : mettre la recherche en cohérence avec le projet d’une société durable ; favoriser les liens entre les disciplines.
– Objectif 10 Politique internationale : prendre l’initiative
En bref : ériger en priorité diplomatique le défi écologique et les menaces qui pèsent sur la sécurité mondiale.
Les 5 propositions concrètes de Nicolas Hulot :
Pour alimenter le débat et accompagner les candidats dans leurs premières actions, Nicolas Hulot et le Comité de Veille Écologique proposent cinq mesures concrètes. Elles sont techniquement et juridiquement applicables dès le début du mandat du nouveau Président de la République.
– Proposition N°1
Un vice-Premier ministre chargé du Développement durable
Le développement durable touche à tous les domaines : l’économie, le social, l’environnement. Sa mise en oeuvre conditionne nos emplois, notre alimentation, notre consommation, nos déplacements, nos villes, nos logements, nos impôts, nos routes, nos loisirs, etc.
Si elle devient, comme nous le proposons, le déterminant des politiques publiques, cette nouvelle politique doit recevoir une traduction institutionnelle, au coeur de l’Etat.
Par conséquent, nous préconisons la création d’un poste de vice-Premier ministre en charge du développement durable, c’est-à-dire avec la responsabilité d’assurer cette dimension dans tous les
choix politiques. Numéro 2 du gouvernement, il élaborera et veillera sur la feuille de route de chaque ministère dont l’action concourt au développement durable. Avec son administration dédiée, le vice-Premier ministre aura des prérogatives clairement définies pour
planifier, impulser et coordonner une autre politique et proposer au gouvernement une vision à long terme de la société :
• Il présidera le Comité interministériel du développement durable qui se réunira trimestriellement.
• Il présentera annuellement la stratégie nationale de développement durable et le bilan des actions.
devant le Parlement.
• Il soumettra à étude d’impact « Développement durable » tous les projets de loi.
• Il élaborera le calendrier à cinq ans des objectifs de l’action gouvernementale dans ce domaine.
• Il pilotera de nouveaux indicateurs environnementaux.
• Il coordonnera les travaux des différents comités et instituts de prospective : Centre d’analyse
stratégique, Délégation à l’aménagement du territoire…
• Il aura autorité sur les préfets afin de disposer d’une représentativité locale et de moyens
supplémentaires pour conduire son action.
– Proposition N°2
Instaurer une taxe carbone en croissance régulière
Pour stabiliser la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère et éviter la catastrophe climatique, les émissions mondiales doivent avoir diminué de moitié d’ici 2050 par rapport à ce qu’elles étaient en 1990, soit une division par quatre dans les pays industrialisés. Il faut donc diviser par quatre notre consommation de pétrole et de gaz naturel en France. Le système européen de quotas ne suffi ra pas à y parvenir puisqu’il ne limite que les émissions des gros acteurs industriels et énergétiques. Les progrès technologiques ne suffiront pas non plus. Aucune autre source d’énergie, aucune nouvelle technologie n’est capable de se substituer en quantité aux hydrocarbures qui représentent aujourd’hui plus des deux tiers de notre consommation d’énergie (85% dans le monde). Nous sommes confrontés à un autre défi : la décroissance à venir de l’approvisionnement en hydrocarbures. S’il n’est pas anticipé et géré, un tel évènement conduira sans doute à une augmentation massive du prix des hydrocarbures, prélude à des conflits majeurs et des troubles sociaux (chômage, précarité, exclusion etc.). Il est donc indispensable de mettre en place une taxe carbone qui permette de provoquer volontairement une baisse de nos émissions de gaz carbonique et de notre consommation d’énergie fossile avant que nous y soyons brutalement contraints. Cette taxe, applicable au pétrole, au gaz et au charbon, croitrait de manière progressive, jusqu’à ce que la division par quatre des émissions soit atteinte. La taxe s’appliquerait à tous, administrations, entreprises et ménages. Elle permettrait une évolution de nos systèmes d’organisation économique et de transport, en encourageant le changement des comportements ainsi que le recours à d’autres sources d’énergie. Elle serait accompagnée de mesures compensatoires pour les secteurs économiques et les ménages les plus fragiles.
– Proposition N°3
Réorienter les subventions agricoles vers une agriculture de qualité
Les aides considérables – 9,5 milliards d’euros dans le budget européen de la PAC et 2,5 milliards d’euros dans le budget français – versées aux agriculteurs ne parviennent ni à maintenir une activité suffisante pour les ruraux, ni à fournir une alimentation de qualité. Elles coûtent cher à l’Europe, à l’Etat et aux contribuables. Elles placent les producteurs en position de dépendance. Elles contribuent à conforter un type d’agriculture incompatible avec la protection de l’environnement.
Nous proposons que les subventions agricoles soient progressivement transférées vers l’agriculture de qualité – biologique, labellisée, d’appellation d’origine contrôlée – en lui ouvrant le marché de la restauration collective : cantines scolaires, restaurants d’entreprises, d’universités, d’hôpitaux, de maisons de retraite, associations caritatives…, soit 2,6 milliards de repas chaque année et quelque 10 millions de repas par jours ouvrables.
L’organisation de ce marché s’effectuerait sur la base d’un cahier des charges selon des critères de qualité et de proximité des productions.
Une telle redistribution relancerait la demande en produits de qualité, permettrait aux agriculteurs d’être rémunérés pour leur travail et créerait des emplois nécessaires à ce type d’agriculture. Elle diminuerait les coûts de transport et la consommation d’énergie, dynamiserait l’emploi local, permettrait l’accès des plus modestes à une alimentation de qualité.
Pour ce faire, le gouvernement français devra s’engager dans une renégociation de la PAC afin que les subventions aux producteurs soient progressivement dirigées vers la restauration collective. Sans attendre cette réforme, la France peut commencer à appliquer ce système en transférant les subventions directes dites du « premier pilier » de la PAC.
– Proposition N°4
Systématiser les procédures de démocratie participative
Afin que les démocraties puissent assumer leurs responsabilités face à la crise écologique, un des meilleurs moyens consiste à étendre l’expression démocratique. Nous proposons de recourir à des procédures de démocratie participative (panels de citoyens ou débat public ouvert à tous) en soumettant systématiquement en amont au débat public toutes les grandes décisions nationales en matière de développement durable afin d’éclairer les choix des élus et de responsabiliser la société.
Lors des quelques expériences de démocratie participative menées jusqu’à présent (tout particulièrement les conférences de citoyens), on a pu constater que des citoyens préalablement informés n’éprouvent aucune difficulté à prendre la mesure des problèmes et à proposer des solutions responsables. Le débat public débouche sur un argumentaire. Mais il faut que le commanditaire, le pouvoir législatif ou exécutif, soit tenu de répondre publiquement à cet argumentaire, pour l’intégrer ou le réfuter.
Nous proposons encore le suivi et la transparence qui va du vote d’une loi jusqu’à l’adoption des décrets d’application.
Dans ces conditions le débat public permettrait de faire vivre la démocratie, responsabilisant politiques et citoyens, et contribuant à la détermination de l’intérêt général.
La mise en oeuvre du développement durable devrait donc être systématiquement précédée par des débats publics dont l’organisation serait confiée à la Commission nationale de débat public (CNDP).
Tous les projets de lois concernant nommément le développement durable, ou affectant profondément l’une de ses dimensions, donneraient lieu automatiquement à une saisine de la CNDP. Les débats ouverts permettraient la remontée de propositions « par le bas » sur des questions qui concernent tous les citoyens et qui constituent les principaux enjeux de notre temps. L’exécutif et le législatif pourraient alors prendre leurs décisions en connaissance de cause. Les choix finaux relèveraient toujours de la responsabilité du politique, fondement de notre démocratie.
– Proposition N°5
Mettre en place une grande politique d’éducation et de sensibilisation
Pour obtenir l’adhésion de la société au développement durable et susciter les changements de comportements qu’il impose, chacun doit disposer, préalablement, d’un niveau d’information et de sensibilisation qui soit en rapport avec cet enjeu. C’est pourquoi nous proposons la mise en oeuvre d’une grande politique d’éducation à l’écologie et au développement durable, incluant, outre l’éducation scolaire traditionnelle, l’information, la communication, la formation et la sensibilisation.
Ce chantier s’adresserait aux actuels et futurs décideurs, aux enseignants, aux écoliers et aux étudiants, aux acteurs de la société qui ont un impact déterminant sur les équilibres naturels, mais aussi à l’ensemble de nos concitoyens puisque rien ne sera possible sans la participation de chacun.
Dans cet esprit, l’ensemble des programmes et activités scolaires, du primaire à la terminale, ainsi que les cursus supérieurs, devront être progressivement réformés afin qu’y soit intégré, lorsque cela est pertinent, l’enseignement des connaissances de base en écologie et en développement durable. Il ne s’agit ni de créer une nouvelle discipline ni d’augmenter les horaires mais d’imprégner l’ensemble des enseignements au même titre que l’orthographe ou la grammaire.
Parallèlement, une Grande école de l’écologie et du développement durable sera mise en place afin de former, pour l’administration et pour les entreprises, un corps d’agents spécialisés.
En direction de l’opinion publique, l’Etat lancera régulièrement des campagnes nationales de communication et de sensibilisation en s’appuyant sur la télévision, la radio, Internet et la presse écrite.
L’État pourra également inciter chaque échelon territorial et professionnel à développer des politiques locales de formation et d’éducation à l’écologie et au développement durable.
Dans un petit village mexicain situé au bord de la mer, un touriste américain complimente un pêcheur sur ses poissons et lui demande combien de temps il passe en mer pour ramener de telles prises.
« Pas plus de 2 heures », répond le Mexicain
« Mais alors, pourquoi ne pas rester plus longtemps et en ramener plus ? »
Le mexicain explique que la quantité qu’il ramène suffit pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille.
« Mais que faites-vous le reste du temps ? »
« Je me lève tard, je joue avec mes enfants, je fais un peu de golf et des petites siestes avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis, on prend quelques verres, on joue de la guitare et on chante… J’ai une vie très agréable. »
l’américain répond : « écoutez, j’ai un MBA de Harvard et je peux vous aider. Vous allez commencer par passer plus de temps à pêcher chaque jour. Vous vendrez donc plus de poissons. Avec les revenus supplémentaires, vous pourrez acheter un plus gros bateau, qui vous permettra de pêcher davantage. Avec les revenus de ce plus gros bateau, vous pourrez en acheter un deuxième, puis un troisième, jusqu’à avoir une flotte de bateaux de pêche. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourrez négocier directement avec les usines de conditionnement, peut-être même ouvrir votre propre usine. Vous pourrez quitter ce petit village et vivre à Mexico, Los Angeles ou même New York ! De la, vous dirigerez votre multinationale. »
« Combien de temps cela prendrait-il ? », demande le Mexicain
« Vingt, peut-être trente ans », répond l’américain
« Et ensuite ? »
« Ensuite, c’est la que ça devient réellement intéressant, répond l’américain. Quand votre entreprise est devenue énorme, vous commencez à revendre vos actions et vous empochez des millions ! »
« Des millions de dollars, vraiment ? Et ensuite ? »
« Ensuite, vous pourrez vous retirer des affaires, vivre dans un petit village au bord de la mer, vous lever tard, jouer avec vos petits-enfants, faire un peu de pêche ou de golf, faire la sieste et aller voir vos amis, prendre quelques verres, jouer de la guitare et chanter, enfin avoir une vie très agréable !
Dans une lettre commune ouverte envoyée le 25 octobre dernier, 18 ONG de 14 pays européens demandent à la chaîne de supermarchés discount LIDL de réduire fortement la contamination par les pesticides des fruits et des légumes vendus dans ses magasins et également vendre des produits biologiques, ceci dans toutes ses branches européennes.
– En favorisant le développement d’un engagement citoyen
– En permettant à des jeunes d’explorer et de définir les bases d’une activité professionnelle et d’un projet de vie
– En impulsant de nouvelles réalisations dans le champ de l’économie sociale et solidaire
Son histoire et ses acteurs :
Depuis une douzaine d’années, le Réseau d’échanges et de pratiques alternatives et solidaires regroupe une trentaine d’entreprises dans toute la France. Celles-ci ont concrètement mis en œuvre des pratiques économiques gardant une distance sur le profit, la course à la consommation ou le tout à l’économie.
Elles inscrivent leur sens dans le concret de pratiques libres et solidaires et se reconnaissent d’une culture commune bien qu’elles aient des métiers et des organisations d’équipe différents :
– Lorsqu’elles sont dans l’agriculture, elles créent une structure collective regroupant des partenaires autour d’une production diversifiée et une commercialisation associant les consommateurs. Elles sont alors souvent à l’initiative de modes d’accueils touristiques, ou pédagogiques, permettant d’aller à la rencontre des hommes, de leurs métiers et de leur environnement.
– Lorsqu’elles sont dans la transformation d’une ressource locale, elles adoptent des structures coopératives. Elles stimulent le développement économique et social dans leur environnement en générant, ou participant, à un foisonnement d’activités autour de filières.
– Lorsqu’elles sont dans le culturel ou le social, elles mettent en œuvre des modes de management déhiérarchisé, où chacun est une personne avant d’être une performance.
« Comment transmettre et affirmer notre culture d’entreprise en contribuant à la réalisation de nouveaux projets ? »
Cette question ainsi que de nombreuses demandes de stages dans les structures ont amené le réseau REPAS à concevoir en 1997 un parcours de formation : ce parcours, organisé sous la forme d’un « compagnonnage alternatif et solidaire » a reçu l’agrément de la Direction de la Formation Continue de la Région Rhône Alpes et accueille chaque année une quinzaine de compagnons.
C’est un parcours pratique de 5 mois pour des jeunes de 18 à 30 ans, du mois de février au mois de juin 2007, mis en place par ce réseau national.
Nicolas Hulot à l’Elysée? Selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche, 43% des Français (45% des sympathisants de gauche et 40% de ceux de droite) souhaitent que l’animateur soit candidat à l’élection présidentielle.
Pour 66% des personnes interrogées, Nicolas Hulot est la personnalité qui représentera le mieux la défense de l’environnement lors de la prochaine campagne. Le créateur d’Ushuaïa laisse loin derrière lui la candidate des Verts Dominique Voynet (14%), le leader altermondialiste José Bové (11%), Corinne Lepage (6%), présidente de Cap 21, et Antoine Waechter (2%), président du Mouvement écologiste indépendant (MEI).
Toutefois, ambiguïté du sondage, 57% des personnes interrogées ne souhaitent pas que Nicolas Hulot se présente (55% des sympathisants de gauche, 59% de ceux de droite).
Sans se prononcer définitivement, l’animateur de TF1 a déclaré qu’il pourrait être candidat s’il estimait que les thèmes écologistes n’étaient pas assez défendus. Ce projet inquiète les Verts qui plafonnent, sans sa candidature, à 3% dans les sondages.
Sondage réalisé du 2 au 3 novembre par téléphone auprès d’un échantillon de 1.011 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).
Du 16 au 18 novembre 2006 va se dérouler à Amiens le 5ème colloque national éolien, organisé par l’ADEME et ses partenaires.
Tout ce que le monde de l’éolien français compte d’experts, d’hommes de terrain et d’industriels, va venir à la rencontre des élus, des représentants de l’Etat, des banquiers, des juristes et de membres d’association pour expliquer, convaincre et argumenter autour du développement de l’éolien.
Parmi les thèmes inscrits au programme de cette manifestation :
– Les conséquences de la Loi de programme du 13 juillet 2005 fixant les orientations de la politique énergétique,
– Le dispositif des Zones de Développement de l’Eolien (ZDE),
– Les nouveaux tarifs d’achat.
Véritable tribune d’expression et temps fort de ce colloque, le forum du jeudi 16 novembre. Il s’agira de débattre des vrais et faux reproches adressés à l’éolien concernant les paysages, le bruit, la santé, l’avifaune, les radars…
En exclusivité, dans le cadre d’une convention d’affaires, 28 industriels de l’éolien ont choisi le colloque d’Amiens pour présenter leur savoir-faire, leurs produits et nouer les contacts professionnels nécessaires au développement de leur activité.
L’objectif est de réunir acteurs de terrain et élus territoriaux afin de repérer ensemble l’impact réel de l’ESS et les possibilités de développement de celle ci dans les différentes politiques territoriales régionales et infra-régionales.
Il s’agira, à partir d’une étude réalisé par le MES et avec le témoignage d’élus territoriaux, d’évaluer et analyser ensemble la prise en compte de l’économie sociale et solidaire dans les politiques régionales – notamment les schémas régionaux de développement économique (SRDE).
Ce sera aussi l’occasion d’informer et de mobiliser des territoires infra-régionaux afin que ceux-ci s’impliquent à leur tour dans le développement de l’économie sociale et solidaire.
Cette manifestation est ouverte au public
Jeudi 23 novembre, de 10h à 17h
Lieu : Hotel de Région, Place Jules Guesde – 13002 Marseille
Les écosystèmes naturels de la planète se dégradent à un rythme encore jamais atteint dans l’histoire de l’humanité. En trente ans, les animaux vertébrés ont vu chuter leur population de près d’un tiers. La faute à qui ? A une partie de l’humanité qui vit au dessus de ses moyens par rapport aux ressources naturelles disponibles de la planète. Les Français ne font pas exception, loin s’en faut : si tous les habitants du monde vivaient comme nous, il faudrait la capacité biologique de trois planètes pour satisfaire la demande.
1er Salon professionnel européen
Performance énergétique et développement durable des bâtiments
8 et 9 novembre 2006 – Paris, Porte de Versailles
Le salon de tous les secteurs de la construction durable : un marché en plein essor prêt à relever les défis du XXI° siècle
Alors que le nouveau Plan climat 2006 va être annoncé par le gouvernement, la
réglementation sur la construction durable et la performance énergétique des bâtiments
s’accélère : entrée en vigueur de la Réglementation Technique 2005, diagnostics de
performance énergétique, projet de loi sur l’eau et ses encouragements aux économies de
ressource, crédits d’impôt en faveur du développement durable, certificats d’économies
d’énergie …
ECOBUILDING Performance réunira toutes les innovations pour la construction, la
rénovation et la gestion durable des bâtiments, au travers d’une centaine d’exposants :
industriels, conseils, fournisseurs d’énergie, grands prestataires de services immobiliers …
Selon le rapport Stern, ne rien faire pour lutter contre le changement climatique risque d’entraîner une crise économique de l’ampleur de celle de 1929.
Le rapport de 700 pages dit que quoi que nous fassions maintenant, il est déjà presque impossible de maintenir les gaz à effet de serre à un niveau qui, selon les scientifiques, permettrait d’éviter les pires conséquences du changement climatique. Le coût estimé serait de 5.500 milliards d’euros.
«Incontournable pour le développement de leur entreprise» c’est ce qui ressort de l’enquête réalisée à l’initiative de l’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie, auprès d’une centaine d’entreprises ayant mis en place depuis plus de 6 mois une démarche RSE/DD : responsabilité sociétale d’entreprise/développement durable .
Cette enquête a été rendue publique à l’occasion des 8èmes rencontres nationales environnement et développement durable des CCI, qui ont eu lieu les 12 et 13 octobre derniers à Valence, en présence de Nelly Olin, ministre de l’Ecologie et du Développement durable et de Jean-François Bernardin, président de l’ACFCI.
Les PME/PMI interrogées par les CCI soulignent que cette démarche doit être menée d’une manière consentie, en fonction du temps et des ressources disponibles et en cohérence avec la profitabilité de l’entreprise.
Près de la moitié d’entre elles considèrent que la mise en œuvre de la démarche a généré des surcoûts en termes d’investissements et/ou de fonctionnement, même si elles ne sont pas en mesure de les évaluer.
Les bénéfices non financiers enregistrés par l’entreprise sont l’amélioration de la notoriété, le renforcement des liens avec ses partenaires, l’amélioration du climat social et l’optimisation de l’organisation.
L’origine de la démarche est majoritairement interne à l’entreprise (conviction du dirigeant) et non le résultat d’une pression externe (donneurs d’ordres, réglementation).
Enfin, dans la plupart des cas, la mise en place d’une démarche RSE a permis de mettre en cohérence des actions relatives à la gestion des déchets ou de l’énergie, à la mise en place de plans de prévention des risques, de plans de formation, ou de dispositifs de gestion des compétences.
La démarche se traduit par la désignation d’un référent RSE/DD, par la définition et la communication des valeurs de l’entreprise et, dans une moindre mesure, la mise en place d’indicateurs de suivi et de performances.
Le gouvernement s’apprête à voter un amendement qui exclut l’usage des sacs de caisse fabriqués à partir de ressources fossiles à partir de 2010.
Après la France, c’est au tour de l’Italie de légiférer sur les sacs de caisse. Le gouvernement de centre-gauche serait sur le point de voter un amendement qui rend obligatoires les sacs fabriqués à partir de matériaux biodégradables à partir du 1er janvier 2010. L’Italie envisage d’interdire à la fois la production et l’emploi des sacs en plastiques fabriqués à partir de ressources fossiles. Les industriels de la filière plastique ont manifesté leur perplexité quant à la mise en œuvre de cet amendement, arguant le manque de capacités de production de biopolymères et le laps de temps, relativement court, pour les augmenter. On estime la production italienne de sacs en plastique à 300 000 tonnes annuelles. L’Italien Novamont produit notamment le Mater-Bi, une résine issue d’amidon de maïs, mais ses capacités de production annuelles ne dépassent pas les 8 000 tonnes. Pour sa part, la Coldiretti, l’organisme qui fédère les agriculteurs italiens, estime que 200 000 hectares supplémentaires seraient nécessaires afin de cultiver les céréales qui permettraient de fabriquer les biopolymères permettant de subvenir aux besoins du marché.
Expliquer la faim dans le monde de façon ludique. Ce jeu vise à sensibiliser ces derniers aux problèmes de la faim dans le monde. Désormais disponible en français, il est téléchargeable gratuitement en ligne pour être accessible à tous. Ses créateurs ont également pour objectif d’expliquer le rôle du (PAM).
“Ce jeu s’adresse principalement aux enfants de 8 à 13ans, car les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain. Nous voulons donc les sensibiliser sur les problèmes de la faim et de la pauvreté dans le monde, pour qu’ils soient plus actifs plus tard. En outre, de nos jours, les enfants entendent régulièrement parler de guerres, comme celles du Darfour ou de catastrophes naturelles comme le tsunami. Par contre, ils ne savent pas concrètement ce qu’est une intervention d’urgence. Notre jeu leur permet donc se familiariser aux conditions d’interventions », explique Madame Vichi De Marchi chargée de la communication au PAM.
Le jeu se divise en six missions. Chaque mission correspond à une étape clé du processus de distribution de la nourriture. Le joueur se retrouve sur l’île de Sheylan en guerre avec des conditions climatiques difficiles. Il doit localiser les personnes qui ont besoin d’aide et déterminer leurs besoins nutritionnels. Il dispose d’un budget de 30 centimes par personnes. Le but du jeu est de nourrir le maximum de personnes.
La rubrique Questions & Réponses à destination des enseignants vous permettra de mieux comprendre comment aborder le problème de la faim en classe.
– Voir la bande-annonce
Parce qu’il est urgent de se retrousser les manches et de ne plus se contenter de paroles, Yann Arthus-Bertrand nous présente « Vu du ciel », série en quatre épisodes consacrée aux grands enjeux de la planète.
« La biodiversité : tout est vivant, tout est lié » est le premier épisode de cette série : de la plus invisible bactérie au plus majestueux des félins, du plus petit lichen à la plus haute des fougères arborescentes de Tasmanie, la vie est partout et prend toutes les formes.
Notre colectif ACLEFEU (Association Colectif Liberté, Egalité, Fraternité, Ensemble, Unis) a vu le jour au lendemain des révoltes sociales qui ont secoué le pays au mois de Novembre 2005, suite à la mort de deux de nos enfants, Bouna et Zyad, à Clichy sous bois. Pour que l’on puisse dire qu’ils ne sont pas morts pour rien, nous nous sommes fixés pour mission d’aller à la rencontre de la population dans toute sa diversité et de faire remplir aux gens des cahiers de doléances. Il s’agissait d’établir un rapport sous forme d’état des lieux et de propositions, que nous vous remetons aujourd’hui. A l’instar des sans culotes de la révolution française de 1789, notre démarche vise à faire remonter l’expression populaire auprès des édiles de la nation. L’histoire semble se répéter ; aujourd’hui comme hier, la notion centrale de la Révolution, est clairement perceptible dans ces cahiers : l’Égalité. Force est de constater que les semblants de tentatives successives de réduction des inégalités des différents gouvernements ont échoué, se heurtant tous au mur des privilèges. Comme par le passé, les crises se conjuguent : agricole, industriele, commerciale, sociale … Elles ne font qu’accentuer l’inégalité entre les quelques privilégiés et les autres. Tandis que les riches peuvent se permettre de spéculer et de s’enrichir encore, un nombre croissant de personnes défavorisées n’a plus que le recours aux œuvres caritatives pour subsister. Il nous a donc semblé indispensable d’agir pour le cessez le feu, attendu que les meileures armes pour se faire entendre restent encore la participation citoyenne à notre démocratie et que, le débat qui devrait nourrir le choix lors du scrutin, reste circonscrit à une partie de la société, celle qui s’en sort. Tous les citoyens devaient vraiment pouvoir prendre la parole et exprimer leurs besoins, leurs propositions, leurs espoirs. Nous avons sillonné le pays à bord de 2 bus affrétés pour l’occasion, posé nos tréteaux dans 120 villes de France et recueillies ainsi plus de 20 000 constats, doléances et plus encore de propositions.
Les libres contributions ont porté sur le logement et le cadre de vie, l’emploi et la précarité, l’éducation et la petite enfance, la justice et les pratiques policières, la citoyenneté, le vote des immigrés et la politique, la situation des femmes, les questions intergénérationnelles et la communication, l’insécurité et l’environnement, la répartition des richesses et les inégalités, la santé et le handicap, les discriminations et l’exclusion, le transport et l’isolement, la culture, les religions, les loisirs.
Nous nous sommes ensuite atachés à adopter une méthodologie permettant de traiter quantitativement et qualitativement, l’ensemble des témoignages colectés. Cele-ci met en exergue le nombre, l’âge, le lieu de résidence et les thèmes dominants. Dans cete synthèse, les thèmes seront abordés dans l’ordre des priorités telles qu’elles ont été exprimées. A ce jour, nous avons analysé près de 13 000 de ces contributions – le plus grand sondage qualitatif jamais réalisé ! – en tête desquelles arrivent dans l’ordre les revendications sur l’emploi, l’arrêt des discriminations et de l’exclusion, le logement, une justice équitable et le contrôle des pratiques policières, l’éducation et l’orientation. Loin de se désintéresser de la politique, nombre de ces personnes parmi lesquelles, une majorité âgée de 18 à 25 ans, ont exprimé l’exigence de voir les partis et leurs élus être plus proches des habitants et des réalités. Depuis plusieurs années, tous les partis multiplient les forums, états généraux etc. … Mais toute cette bonne volonté ne semble pas avoir convaincu les classes populaires. L’abstention aux récentes élections ainsi que nos cahiers de doléances en sont la preuve. Nous espérons que ceux qui briguent à présider aux destinées de la France sauront tirer parti de ce que nous leur offrons ici, pour construire avec les habitants, en respectant leurs propositions, une politique juste et courageuse qui s’attaquerait en priorité aux causes de la précarité et de l’exclusion.
De notre coté, nous avons fidèlement synthétisé les priorités, constats et propositions des cahiers de doléances. Dans les mois qui viennent, nous serons vigilants quant à l’usage que vous ferez de ces propositions populaires. Nous entendons peser de tout notre poids pour que les exclus s’inscrivent massivement sur les listes électorales et choisissent leur candidat en fonction de sa capacité à construire une politique en concertation avec les citoyens.
> > Cyber @ction 191 : Pour la préservation de l¹agriculture d¹Europe
PETITION EUROPEENNE
«La commission européenne va avoir à statuer sur trois colzas génétiquement
modifiés.
Une autorisation pour ces plantes GM serait catastrophique. Le colza a de
toutes petites graines qui se disséminent partout (voir le cas du Japon, qui
a du colza GM alors que la culture est interdite chez eux). La dormance de
ces graines est d’une dizaine d’années et le colza croise avec des plantes
sauvages (ravenelle par exemple). Le colza se comporte aussi comme une
adventice et le fait d’être tolérant au Round Up lui confère évidemment un
avantage incontestable en bord de route et autres.
Même la CGB ( commission du genie biomolleculaire) s’est opposée à de
telles autorisations!
Il y a donc URGENCE!
Des actions vont être proposées par les associations unies, mais d’ores et
déjà, il est impératif de diffuser la pétition européenne.
Avec 20 000 signatures, nous pouvons demander un débat au parlement
européen, et peser lourdement sur la décision de la commission.
Par cette action, vous ferez connaître votre opinion au Président de la
Commission Européenne et à Cyber @cteurs pour nous permettre d’évaluer
l’impact de cette action.
Monsieur le Président de la Commission Européenne,
L¹agriculture européenne est à un tournant de son histoire : soit elle
s¹engage dans l¹utilisation des cultures et élevages génétiquement modifiés,
se mettant ainsi à la traîne (et à la merci) de l¹Amérique du nord et de la
Chine principalement, sans être capable de concurrencer ces puissances, ou
bien, tout au contraire, elle affirme sa différence, s¹appuyant sur son
savoir faire agronomique.
L¹Europe dispose actuellement encore d¹un atout majeur dans le secteur
agricole : pouvoir produire des aliments sans OGM, ce qui n¹est déjà plus le
cas pour nos principaux concurrents, alors même que cette demande grandit de
la part de consommateurs, y compris américains, de plus en plus inquiets des
effets négatifs sur la santé et l¹environnement qui commencent à être connus
et publiés.
Nous demandons à notre gouvernement et aux instances européennes :
– de préserver une Europe sans OGM, sachant qu¹une décision inverse ne
serait pas réversible en pratique ;
– de développer la recherche agronomique dans le sens d¹une agriculture
durable et de qualité (réduction des pesticides, économie d¹eau, etc.) pour
pouvoir pleinement répondre à la demande du monde moderne.
Ceci implique notamment, dans l¹immédiat, de ne pas constituer de fonds de
garantie où les pollués seraient les payeurs et d¹exiger des nouveaux pays
entrant dans l¹Europe Unie d¹éradiquer préalablement leurs cultures OGM
(décisions qui doivent être prises en 2006).
############
Faites signer et DIFFUSEZ à tous vos contacts la cyber @ction, et aussi à
vos contacts européens francophones et aussi Anglais et Espagnols
Si la croissance actuelle de la consommation des ressources biologiques se maintient, il faudra deux planètes Terre pour satisfaire les besoins de l’humanité en 2050.
Le Canada arrive au quatrième rang des pays les plus voraces en ressources vivantes de la planète, derrière, dans l’ordre, les Émirats arables unis, les États-Unis et la Finlande. Notre taux d’utilisation des ressources vivantes équivaut à la productivité biologique de 7,5 hectares par personne alors que le rendement moyen de la planète permet de soutenir la consommation des ressources vivantes de 2,2 ha en moyenne. Globalement, l’empreinte écologique des humains, y compris leur consommation de ressources et le territoire nécessaire pour absorber leur pollution et leurs gaz à effet de serre, équivalait en 2003 à la productivité de 14,1 milliards d’hectares alors que la planète n’en possède que 11,2 milliards.
C’est ce que soutient le bilan bisannuel du Fonds mondial de la nature (WWF) divulgué hier en Suisse et en Chine à partir d’une compilation de l’état de 1313 populations animales, terrestres et maritimes, compilées par un organisme britannique, le Global Footprint Network.
Le bilan biologique réalisé par ce dernier organisme a d’ailleurs servi de base de données à un autre rapport, produit il y a quelques jours par la New Economics Foundation (NEF), qui propose d’importants réaménagements de l’économie mondiale pour assurer sa viabilité.
Le rapport du WWF, intitulé Planète vivante 2006, établit qu’entre 1970 et 2003, la planète a perdu 30% de ses populations animales et de sa productivité écologique globale, un rythme d’atrophie de la vie qu’on estime inégalé dans l’histoire humaine. Un tel rythme ne peut se poursuivre encore pendant un demi-siècle, soutenait hier le Dr Mathis Waskernagel, le directeur du Global Footprint Network. Pour ce dernier, l’humanité vit de plus en plus sur sa carte de crédit écologique.
Le rapport lui-même conclut d’ailleurs explicitement que l’empreinte écologique a dépassé la biocapacité de la Terre en 2003 de 25%. Dans la réalité, la capacité de régénération de la Terre ne peut plus désormais suffire à la demande des humains, qui transforment en déchets les ressources plus vite que la nature peut les régénérer. L’humanité ne vit plus des intérêts produits par la nature mais entame son capital. Cette pression croissante sur les écosystèmes engendre la destruction d’habitats productifs, la détérioration ou la perte permanente de leur productivité, menaçant à la fois la biodiversité et le bien-être des humains.
Un des auteurs du rapport, Johathan Loh, de la Société zoologique de Londres, déclarait de son côté hier à la BBC qu’à ce niveau de déficit écologique, l’épuisement du capital biologique planétaire et l’effondrement des grands écosystèmes de la planète devenait quelque chose de plausible.
Dans les pays tropicaux, où les besoins agricoles forcent les populations pauvres à faire reculer chaque jour davantage les écosystèmes naturels, le rythme du capital biologique a atteint 55% en 33 ans. L’Asie du Sud-Est et ses forêts tropicales ont accusé les déclins les plus prononcés nommés dans ce rapport.
Ce que l’étude appelle l’empreinte écologique des humains sur leur planète est telle que la ponction exigée en nourriture, en territoire et en ressources vivantes pendant un an exige un an et trois mois pour se régénérer. Ce déficit a augmenté de 4% entre le dernier bilan du WWF en 2001 et en 2003. Ce déficit global de 25% en 2003 devrait grimper à 30% à la fin de 2006.
C’est l’empreinte laissée par les émissions de gaz à effet de serre (GES) en raison de l’utilisation croissante de combustibles fossiles qui est la plus importante de toutes parce qu’elle engendre des changements globaux qui dénaturent les écosystèmes et réduisent leur productivité écologique globale. Les émissions de GES contribuent pour la moitié de tous les phénomènes de dévastation ou d’atrophie des grands écosystèmes dont l’humanité dépend pour se nourrir, se loger ou pour son économie. Et c’est aussi le facteur dont la croissance est la plus rapide.
Ressources aquatiques
L’index des 1112 populations des 272 espèces maritimes analysées dans cet énorme inventaire indique un déclin global de 25% de la productivité des mers et des océans en 33 ans. La situation est plus stable dans le Pacifique et les océans Atlantique et Arctique. Mais les déclins sont dramatiques dans l’océan Indien et dans les océans de l’Asie du Sud-Est et du Sud asiatique. Les déclins les plus prononcés frappent des espèces comme le thon et la morue, résultat de la surpêche, en raison de leur haute valeur commerciale.
Les mangroves qui abritent 85% des espèces commerciales de poissons sont présentement détruites à un rythme deux fois supérieur à celui des forêts tropicales. Le bilan réalisé sur les mangroves indique que le tiers d’entre elles ont disparu entre 1990 et 2000 — en dix ans ! — pour faire place à des développeurs immobiliers, aux ports et à des activités humaines de toutes sortes.
Les espèces d’eau douce ne se portent guère mieux, en raison notamment de la pollution des villes, des industries et de l’agriculture. Parmi les 45 000 espèces de vertébrés vivant dans les lacs, les rivières, les ruisseaux et les milieux humides, le déclin global s’élève à 30% en 33 ans en raison de la destruction des habitats, de la surpêche, des espèces invasives, de la pollution et de l’artificialisation des cours d’eau, en particulier par les barrages, qui coupent les voies migratoires et isolent les populations dont le capital génétique s’atrophie.
La construction des barrages, un phénomène familier au Québec, frappe présentement de ses impacts la moitié des grands cours d’eau de la planète : 83% du débit naturel de ces cours d’eau est artificialisé, soit 52% modérément et 31% sévèrement, les pires situations ayant été relevées en Europe et en Australie. L’eau retenue par les réservoirs de toutes sortes dans le monde représente de trois à six fois le débit des rivières qui les alimentent.
Les usages de l’eau par les humains font aussi problème. La planète recèle quelque 35 millions de kilomètres cubes d’eau douce, mais 70% de cette eau est emprisonnée dans les glaciers. Moins de 1% de ce total se retrouve donc dans les lacs et les rivières en voie d’artificialisation et de pollution croissantes. Des 40 000 kilomètres cubes d’eau que distribuent les pluies aux quatre coins du monde, les humains en utilisent 10%, ou 4000 kilomètres cubes annuellement. Mais la répartition de cette ressource vitale, déjà inégale, sera de plus en plus perturbée par les changements climatiques avec toutes les conséquences qui en découlent pour les espèces vivantes.
La société de consommation est aveugle,
il n’y a pas de croissance et de développement économique infinis
possibles sur une planète dont les ressources sont limitées.
Nous extrayons aujourd’hui deux fois trop de ressources fossiles,
et nous émettons dans l’atmosphère plus de deux fois plus de gaz carbonique
que la planète ne peut en absorber.
La biodiversité s’effondre.
C’est aujourd’hui que l’extraction du pétrole entre en déclin.
La société de consommation engendre un pillage et l’injustice :
20 % de la population de la planète, les pays riches,
consomment plus de 80 % des ressources planétaires.
Notre niveau de consommation a un coût :
l’esclavage économique de populations entières.
La société de consommation est mortifère,
elle réduit l’humain à n’être qu’un agent économique :
producteur-consommateur.
casseurs de pub
Elle nie nos dimensions politique, culturelle, philosophique,
poétique ou spirituelle qui sont l’essence même de notre humanité.
Nous devons nous libérer de cet obscurantisme
qui consiste à croire en la toute-puissance de la technoscience
et à nous défausser sur elle de nos reponsabilités.
La science repose sur le doute et non sur la foi.
L’espoir est de réanimer notre conscience
et de traduire nos idées au quotidien dans nos actions.
Renouons avec notre capacité d’autolimitation,
individuellement, avec la simplicité volontaire,
et collectivement, grâce à la décroissance.
Dès aujourd’hui, faisons un geste symbolique :
pour une journée, ce samedi 25 novembre… cessons d’acheter.
Annoncez-le autour de vous. Dites-le à vos amis.
Impliquez votre famille. Simplifiez votre vie.
Copiez l’affiche de la Journée sans achat.
Placardez-la à votre travail, chez vos voisins,
partout autour de vous.
Fêtons la Journée sans achat.
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