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Greenpeace félicite le gouvernement de la France pour avoir interdit la culture du maïs OGM par précaution

Montréal, le 26 octobre 2007

Greenpeace félicite le gouvernement
français pour l´annonce faite par le président Nicolas Sarkozy selon
laquelle la France suspend indéfiniment la culture du maïs OGM. Dans
une déclaration concluant le sommet environnemental de Grenelle, le
président Sarkozy faisait état de ses doutes sur la sécurité et
l´utilité des OGM, ainsi que de ses craintes de la contamination
génétique incontrôlée. L´interdiction de la France intervient le même
jour où le Commissaire à l´environnement de l´Union européenne
Stavros Dima, propose une interdiction de deux variétés de maïs OGM
(Bt11 and Bt1507) à cause des risques qu´ils posent à
l´environnement.

Sarkozy a conclut le sommet de Grenelle avec une déclaration sur
plusieurs thèmes incluant les OGM et le principe de précaution : «Je
veux revenir sur le dossier des OGM : la vérité est que nous avons
des doutes sur l’intérêt actuel des OGM pesticides ; la vérité est
que nous avons des doutes sur le contrôle de la dissémination des OGM
; la vérité est que nous avons des doutes sur les bénéfices
sanitaires et environnementaux des OGM… dans le respect du principe
de précaution, je souhaite que la culture commerciale des OGM
pesticides soit suspendue. Ceci en attendant les conclusions d’une
expertise à conduire par une nouvelle instance qui sera créée avant
la fin de l’année.»

Le maïs OGM de Monsanto, le MON810 qui produit un pesticide, est le
seul OGM actuellement cultivé en Europe et sera maintenant interdit.
On estime que moins de 20 000 hectares d´OGM sont cultivés en France
en 2007. « Greenpeace est satisfait que le gouvernement français ait
reconnu la validité des arguments environnementaux et interdit la
culture de maïs OGM à risque. L´annonce du président Sarkozy est une
victoire pour les consommateurs, les agriculteurs et l´environnement.
Greenpeace invite tous les gouvernements à emboîter le pas à la
France », déclare Doreen Stabinsky, conseillère scientifique à
Greenpeace International.

Au Canada, le maïs OGM MON810 est autorisé depuis 1997. Les maïs OGM
couvrent 820 000 hectares et représentent environ 50 % de tout le
maïs cultivé. « Pendant que le président Sarkozy agit, le
gouvernement canadien n´a toujours pas ratifié le protocole de
biosécurité, ni imposé l´étiquetage obligatoire des OGM et il
s´oppose à une responsabilité légale stricte pour les producteurs
d´OGM », constate Éric Darier, responsable de la campagne agriculture
à Greenpeace Canada.

Le MBA HEC, un programme responsable

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Précurseur en France et en Europe, le MBA HEC s’engage dans une démarche concrète de développement durable en compensant les émissions de CO2 de ses collaborateurs et de ses participants pour favoriser l’adoption d’un comportement encore plus responsable.

Grenelle de l’environnement … l’urgence française 

Les empoignades du Grenelle de l’environnement sont terminées, c’est la première fois dans ce pays
qu’ONG, syndicats, collectivités et administrations ont, sur un même lieu, dans un délai limité et en
toute transparence, pu débattre, se confronter, se reconnaître. La première fois que sur les sujets qui
touchent au devenir de l’homme sur la planète, des personnalités de tous bords ont eu pour mission de
déterminer des mesures urgentes et applicables.

On peut se réjouir que cette confrontation ait eu lieu. Il y a eu le temps de réflexion, il y a maintenant le
temps de l’action et de la réalisation.
Les mesures comme la réduction de la vitesse sur les routes, la rénovation du bâti français sur des bases
de réduction des énergies font consensus. Par contre les sujets des OGM, des pesticides, du traitement
des déchets, de la biodiversité et de la qualité de l’eau demanderont beaucoup de courage et de
détermination au législateur pour définir de nouvelles règles et à l’exécutif pour les appliquer.

Les altercations du Grenelle entre la FNSEA, le MEDEF et les ONG et d’autres représentations de la
société civile ont montré la nature des oppositions et des résistances quand leurs intérêts étaient en jeu.

Au-delà de ces clivages naturels, même si l’urgence devrait commander au sens de la responsabilité, la
France souffre d’un mal historique et culturel. Ce mal c’est la centralisation – hors de l’Etat point de
salut – d’un côté la puissance publique, de l’autre la déresponsabilisation des citoyens.

• Premier exemple : la fourniture de l’électricité est contrôlée par EDF et le consommateur est
encouragé à utiliser et à abuser d’une énergie a priori bon marché en échange d’une liberté totale
d’EDF sur les modes de production. C’est ainsi que la France est devenue le pays le plus nucléarisé
du monde et qu’il est exclu même d’en discuter.
Nos voisins européens et particulièrement les Allemands seront sortis du nucléaire dans 20/25 ans.

Pourquoi ? parce que la décentralisation des institutions permet aux collectivités voire aux individus
de produire leur propre énergie et par voie de conséquence d’abord de l’économiser.

• Deuxième exemple : le traitement des déchets. Les mêmes causes produisant les mêmes effets nos
déchets sont confiés par les collectivités territoriales à des entreprises qui dans le cadre de contrats
lourds et contraignants s’obligent à fournir aux incinérateurs les millions de tonnes de déchets qui
seront brûlés. C’est un encouragement à les produire. La déresponsabilisation est totale, les
communes qui ont su échapper à cet engrenage, ont installé des systèmes de compostage de
méthanisation de valorisation pour n’avoir à traiter que 25 % des déchets produits.

Ces deux exemples montrent qu’il faut d’abord construire un nouveau mode de décisions qui consistera à
sortir d’un système pervers qui profite à des acteurs économiques et politiques – en anesthésiant
l’initiative des citoyens qui, il faut le dire, ne font pas beaucoup d’efforts.
Construire une démocratie écologique qui installe des organismes pérennes et transparents, des lieux
d’échanges et de décisions, des Français qui deviendraient écoresponsables.

Voilà ce qui serait un grand pas pour une planète durable.

Claude Dumont
PDG de Spas, société organisatrice du salon Marjolaine
Administrateur du WWF

Grenelle de l’environnement : le discours de Nicolas Sarkozy

Voici le texte intégral du discours prononcé ce jeudi 25 octobre par le président de la République à la conclusion du Grenelle de l’environnement.

Sarkozy s’engage à étudier la création d’une taxe carbone

Le président Nicolas Sarkozy s’est engagé jeudi à étudier « la création d’une taxe +climat-énergie+ en contrepartie d’un allègement de la taxation du travail », dans le cadre d’une remise à plat de la fiscalité en France.

Nicolas Sarkozy s’est engagé jeudi dans un discours à l’Elysée à « porter et à mettre en oeuvre » les propositions issues du Grenelle de l’environnement, qu’il a déclaré « faire siennes ».

M. Sarkozy a affirmé qu’il allait engager « une révolution totale dans la méthode de gouvernance », pour mettre l’environnement au centre des enjeux politiques, revendiquant notamment une volonté de « rupture » en matière de transports pour donner la priorité au non routier.

Nicolas Sarkozy a annoncé la suspension de la culture commerciale des OGM « en attendant les conclusions d’une expertise à conduire par une nouvelle instance, qui sera créée » d’ici la fin de l’année.

« Dans le respect du principe de précaution, je souhaite que la culture commerciale des OGM pesticides soit suspendue. Ceci en attendant les conclusions d’une expertise à conduire par une instance qui sera créée avant la fin de l’année », a déclaré le chef de l’Etat.

« La vérité est que nous avons des doutes sur l’intérêt actuel des OGM pesticides, la vérité est que nous avons des doutes sur le contrôle de la dissémination, la vérité est que nous avons des doutes sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM », a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy a « demandé » jeudi au ministre de l’Agriculture « Michel Barnier de proposer avant un an un plan pour réduire de 50% l’usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible dans les dix ans qui viennent », dans un discours à l’Elysée après le Grenelle.

Sur ce sujet, le bras de fer entre écologistes et représentants des agriculteurs a finalement été tranché au détriment du camp « vert ». Le texte final avalisé par le ministère de l’Ecologie évoque une réduction de 50% de l’usage des pesticides, mais sans date butoir, et conditionnée à la mise en place de « méthodes alternatives ».

La « taxe écologique annuelle sur les véhicules neufs les plus polluants » doit « permettre de financer le retrait des vieilles voitures polluantes grâce à une prime à la casse progressive et durable pour aider au rachat d’un véhicule propre », a également indiqué Nicolas Sarkozy.

Il a aussi annoncé un programme doté d’un milliard d’euros sur quatre ans « pour les énergies et les moteurs du futur ».

Le Grenelle « restera comme un moment important dans la prise de conscience par notre société qu’elle ne peut plus vivre dans le gaspillage, qu’elle ne peut plus négliger les conséquences sur l’avenir de la planète de sa façon de vivre, de produire et de consommer », a-t-il lancé.

« C’est bien à une révolution que nous invite ce Grenelle de l’environnement », a-t-il assuré, en évoquant « une révolution dans nos façons de penser, dans nos façons de décider, une révolution dans nos comportements, dans nos politiques, dans nos objectifs et dans nos critères ».

Le Grenelle suspendu à l’arbitrage présidentiel sur les points chauds

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La « révolution écologique » du Grenelle de l’environnement est suspendue à l’arbitrage du président Nicolas Sarkozy sur plusieurs points polémiques, comme l’instauration d’une « taxe carbone » pour donner un prix à la pollution, ou la réduction des pesticides.

Quelles avancées à l’issue du Grenelle ?

Au moment où s’ouvre la phase finale du Grenelle de l’environnement, plusieurs participants, personnes et organisations, attirent l’attention sur le fait que le caractère novateur de ce processus portera des fruits à la condition que les mesures décidées transforment l’essai. Les signataires de cet appel attendent un programme d’action du gouvernement à la hauteur des enjeux écologiques.

200 000 emplois nets à créer dans l’artisanat du bâtiment

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La première table ronde du Grenelle de l’environnement, consacrée à la lutte contre le changement climatique, s’est accordée sur un renforcement des normes d’efficacité énergétique dans les logements, confirmé par Jean-Louis Borloo. Pour atteindre l’objectif de 50 kwh/m²/an, un vaste de plan de formation à destination des artisans du bâtiment doit être engagé. A terme, la CAPEB estime à environ 200 000 le nombre d’emplois induits par cette révolution énergétique.

Un salon du commerce équitable pour « produire et consommer autrement » du 23 au 25 Novembre au Centre des Congrès Agora d’Aubagne (13)

Les 23, 24 et 25 novembre, venez décrouvir le 2ème salon pour un commerce équitable organisé par le MNLE PACA au Centre des Congrés Agora d’Aubagne (13). bando07.jpg Salon_CE_Aubagne.jpg Ce salon est appelé « pour un Commerce Equitable », car l’équité dans les échanges commerciaux en est le fondement. Les alternatives économiques respectueuses de l’Homme et de l’environnement ne sont pas l’effet d’une mode passagère. Elles participent, bien au contraire, à un important bouleversement tant dans les pratiques commerciales que dans les actes d’achats, ce qui nécessite un véritable débat public, démocratique et permanent. Le salon en offrira l’occasion. Le 2ème Salon pour un Commerce Equitable accueillera sur les deux niveaux du Centre des Congrès Agora d’Aubagne (2 000 m² d’exposition) plus de 80 stands avec des exposants issus de régions et de pays différents repartis sur quatre espaces : – espace international – espace culture et services – espace agriculture, agro-alimentaire et artisanat – espace médias alternatifs Le Salon accueillera dans l’espace médias, les 2èmes rencontres des médias alternatifs organisées par CORALI et TS Médias. De nombreux débats, animations, rencontres et projections de films sur les enjeux du développement du commerce équitable, seront également organisés. Heures d’ouverture : Trois jours pour le grand public, les commerçants, responsables d’entreprises et de collectivités territoriales, restaurateurs … Le vendredi de 14h30 à 19h00 Le samedi de 10h00 à 22h00 (nocture). – Télécharger la présentation du salon

 

Grenelle de l’environnement : numéro spécial de La Tribune

A l’occasion du Grenelle de l’environnement, le quotidien économique La Tribune sort aujourd’hui une édition spéciale avec un dossier intitulé « Cap sur la croissance verte ».

Cap sur la croissance verte – Editorial de la Rédaction

Le vert vaut de l’or ! Green is business. La prise de conscience a été lente mais elle a fini par s’imposer. À l’occasion de l’ouverture du Grenelle de l’environnement, la rédaction de La Tribune vous offre aujourd’hui ce numéro… tout vert !

L’importance des enjeux économiques liés à la protection de l’environnement et du réchauffement climatique a radicalement transformé la vision des entreprises sur ces sujets. Au développement durable, concept du siècle dernier, qui fleurait bon sa culpabilité et ses mesures inefficaces, laissant la porte grande ouverte aux écologistes les plus radicaux, succède depuis le début des années 2000 une approche plus positive qui apporte une lueur d’espoir.

Oui les risques sont immenses, autant pour la planète et ses habitants que pour l’économie dans son ensemble, comme l’a démontré le rapport de sir Nicholas Stern. Mais non, nous ne sommes pas condamnés à la décroissance, comme le prédisaient il y a presque quarante ans les économistes du MIT devenus célèbres sous le nom de  » club de Rome « , en 1972. Leur thèse : une économie fondée sur l’exploitation de ressources naturelles non renouvelées conduit fatalement à la décroissance, c’est-à-dire une récession prolongée. Plutôt que le retour à l’âge de pierre, il est possible d’imaginer un monde nouveau, dans lequel les dégâts que nous avons causés au cours des révolutions industrielles successives soient progressivement réparés, par un changement radical de notre modèle de croissance. Demain, les immeubles, les maisons pourraient produire leur électricité ; les routes, de l’énergie. Utopie ? Pas forcément, le progrès technologique et l’innovation offrent des raisons d’espérer, dans une meilleure utilisation des ressources naturelles et leur protection, dans les économies d’énergie, dans les énergies renouvelables, dans les bâtiments intelligents, dans les voitures propres, dans les transports plus économes…

Convaincue de l’importance de ces enjeux, la rédaction de La Tribune a donc décidé de vous offrir ce numéro tout vert, publié le jour de l’ouverture du Grenelle de l’environnement. Notre ambition : vous démontrer que l’environnement est devenu un sujet transversal, qui touche tous les secteurs de la vie économique, les entreprises, bien sûr, obligées de s’adapter et d’anticiper les changements à venir, mais aussi les marchés financiers, la finance, et l’ensemble de l’économie.

Au sommaire de ce numéro spécial :

Comment sauver la planète sans tuer la croissance
Les mesures environnementales doivent être appliquées globalement pour être efficaces. Mais elles risquent d’affecter inégalement la croissance dans les zones en fonction de leur stade de développement.

L’emploi écologique, un filon à exploiter
Selon plusieurs études, le secteur des énergies renouvelables pourrait créer plusieurs milliers d’emplois dans les années à venir. 1,6 million d’emplois liés aux techniques de l’environnement devraient voir le jour d’ici à 2010 dans l’UE.

Les belles promesses de l’énergie solaire
Non polluant, le solaire fait de plus en plus d’émules. Unique source d’énergie à la portée du particulier, il connaît une croissance mondiale de 40 % par an. La plus importante centrale solaire en Allemagne produit 14.000 mégawatts l’an.

La goutte d’éthanol qui fait flamber le marché des céréales
Les besoins de raffineries de biocarburants maintiennent les cours du maïs à des records. Les arbitrages sur les assolements se répercutent sur l’ensemble de la filière.

Mais aussi :

– Déchets : La brûlante question des incinérateurs
– Informatique : L’impossible équation énergétique des centres de données informatiques
– Automobile : La voiture « propre », enjeu crucial mais coûteux
– Bâtiment : Des bureaux producteurs d’énergie
– Droits à polluer : Les 25 milliards d’euros du CO2 attirent Euronext
– Assurance : Les assureurs sont devenus des acteurs écologiques engagés
– Gestion d’actifs : L’environnement, un thème cher aux gérants
– Développement : Les projets fleurissent chez les banquiers
– Entretien : Nicolas Hulot :  » La fiscalité verte doit être à la fois incitative et dissuasive « …

Grenelle de l’environnement : l’heure des choix

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Le Grenelle de l’environnement devra aboutir à « des décisions ambitieuses qui ne se résument pas au plus petit dénominateur commun ». C’est ce que promettait Nicolas Sarkozy, le 21 mai, en recevant, pour la première fois à l’Elysée, les associations de défense de l’environnement. Lancé en juillet, ce processus inédit de concertation entre l’Etat, les ONG environnementales, le patronat, les syndicats et les collectivités locales a permis de faire émerger des dizaines de propositions, aujourd’hui sur la table des négociations. Les réunions entamées aujourd’hui seront conclues demain par le chef de l’Etat et doivent permettre au gouvernement et au président de trancher.

Jardin Bio & Terre d’Abeilles lancent un appel au Président de la République

Saviez-vous que 80% des plantes à fleurs dans le monde dépendent des insectes pollinisateurs ? L’abeille qui assure depuis des millions d’années la grande partie de ce travail extraordinaire de fécondation est aujourd’hui gravement menacée d’extinction. L’homme va t-il disparaître à son tour comme le prédit Einstein ? « Si les abeilles venaient à disparaître, l’humanité n’aurait que quatre années à vivre. » Alors, que sont attendues en ce moment même les décisions Elyséennes suite au Grenelle de l’Environnement, Terre d’Abeilles et Jardin Bio appelent de toute urgence à une nouvelle et grande Gouvernance écologique que la France peut instiller au cœur de l’Europe.

Le bilan des consultations régionales et du forum Internet du Grenelle Environnement

Jean-Louis BORLOO et Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET ont reçu ce soir au Ministère de l’écologie, Bettina LAVILLE pour la remise de son rapport sur « la transparence des consultations régionales et du forum Internet du Grenelle Environnement ».

Demain débute la dernière phase du Grenelle de l’environnement avec la définition du plan d’actions et des programmes retenus.

« Box » ADSL : halte au gaspillage d’énergie !

Deux mois et demi de production d’un réacteur nucléaire : voilà l’électricité qu’engloutissent chaque année les modems haut débit des Français, selon l’étude réalisée par 60 millions de consommateurs. A quand des « box » un peu plus écolos ? s’interroge l’association.

Ces boîtiers se veulent le dernier cri de la technologie. Pourtant, en matière de consommation électrique, leurs performances sont d’un autre âge. 60 millions de consommateurs a mesuré la quantité d’énergie dont elles ont besoin. En cumulant la consommation en veille et en fonctionnement, une box, avec son décodeur TV, engloutit entre 143 et 263 kilowattheures (kWh) sur un an, selon les modèles. C’est loin d’être négligeable. Cela représente plus de la moitié de ce que consomme un réfrigérateur-congélateur familial récent.

Ce sont les internautes qui devront en supporter le coût, à travers une augmentation de leurs factures d’électricité : 16 à 29 € supplémentaires dans l’année, selon les calculs réalisés par 60 millions de consommateurs. Cela revient à faire payer, dans certains cas, un treizième mois d’abonnement via la facture d’électricité.

Coûteuse pour l’abonné, la consommation électrique des box l’est aussi pour l’environnement. A l’échelle nationale, elles avalent 1,51 milliard de kWh par an, selon nos estimations. Cela représente presque deux mois et demi de production d’un réacteur nucléaire, rien que pour alimenter les box et permettre aux Français de surfer à grande vitesse.

Que la box consomme une dizaine de watts lorsque la connexion Internet est sollicitée à son maximum, on peut le comprendre. Mais nos mesures révèlent qu’elle a besoin de la même quantité d’énergie, ou presque, lorsque l’ordinateur est éteint. Certes, la box elle-même reste allumée, sous peine de couper la ligne de téléphonie par Internet qu’elle contrôle, mais quand même !

Une enquête à lire dans le magazine 60 millions de consommateurs d’octobre 2007 (n°420).

« Développement Durable »

Ce magazine, tiré à 100 000 exemplaires, entièrement consacré au développement durable souhaite aborder de façon pragmatique les grands débats des sommets internationaux autant que les conseils et astuces faciles à appliquer par tous au quotidien. Développement Durable se positionne comme un nouveau vecteur d’information incontournable appuyant sa réflexion sur les trois piliers du développement durable que sont les dimensions environnementales, économiques et sociales. Support de savoir et de mobilisation à destination des décideurs, des chefs d’entreprises, des élus, il souhaite également répondre aux questions du grand public. S’appuyant sur un comité de rédaction rassemblant des experts reconnus d’horizons différents, ce magazine se veut accessible autant que rigoureux et souhaite donner les moyens à toutes les personnes qui se sentent concernées, d’agir dans leur quotidien. Développement Durable s’inscrit au cœur du débat d’idées actuel et souhaite contribuer à la construction du projet de société de demain. Pour ses créateurs, il importe en effet d’informer, mais aussi, et peut-être surtout de mobiliser et de fédérer le grand public à la cause du développement durable, en faisant de chacun à son niveau, un acteur du changement. Contribution optimiste aux enjeux du monde, ce magazine prend plus que jamais tout son sens dans le contexte du Grenelle de l’Environnement, et toute sa place dans le paysage médiatique français. Philippe_Most.jpg Le directeur de la publication, Philippe Most explique le positionnement de Développement Durable : « Notre souci n’est pas d’être alarmiste, ni condescendant à l’égard des situations existantes, mais de concourir à leur amélioration. Ma ligne éditoriale est animée par la volonté pédagogique d’informer, de porter à connaissance. Il ne nous appartient pas de juger, ni de censurer mais de positiver les actions réussies, les initiatives respectueuses du Développement Durable et susceptibles d’être données en exemple pour être reproduites ailleurs. Cette contribution optimiste, aux enjeux du Monde tel qu’il change est guidée avant tout par le souci d’aider à modifier librement le comportement de chacun, car «aucun problème ne peut être résolu sans changer l’état d’esprit qui l’a engendré» A. Einstein. Les investissements socialement responsables auxquels nous procédons façonnent notre cadre existentiel et chacun d’entre-nous en est responsable. Tenter de parvenir à une meilleure organisation suppose une mobilisation active qui impose : analyses vigilantes, réflexions partagées, pour adapter nos besoins aux possibilités des ressources de la nature en faisant nôtre, la pensée de Saint-Exupéry «nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants». Voici nos défis, nourris par l’ambition de servir. » Le premier numéro de Développement Durable est en vente chez votre marchand de journaux depuis le 20 octobre. 48 pages pour 2 €.
Sommaire de Développement Durable n°1
Sommaire de Développement Durable n°1

 

Le 23 octobre 2056 : Les appels à la désobéissance civique se multiplient

De plus en plus de personnes, soutenues par nombre d’organisations non gouvernementales internationales, s’opposent à ce qu’ils appellent la tyrannie du « tout informé ». Deux groupes s’affrontent dans ce qui est avant tout un débat éthique, les NDOB (No Data On Board, prononcez « no dob’s ») s’opposent aux Enhanced People (EP, prononcez « hippy » !) qui, par contre, ne veulent mettre aucune limitation à l’application des technologies les plus avancées au corps de l’homme.

Seul point sur lequel ces deux mouvements se retrouvent : la protection des libertés individuelles. Les premiers refusent catégoriquement l’implant RFID humain (h-RFID). Ils s’opposent également aux RFID (Radio Frequency Identification) incorporées dans les objets de consommation courante. Ils se rendent dans des magasins peu informatisés et qui acceptent la monnaie fiduciaire. Pour les seconds, la protection de la vie privée et donc des données personnelles, passe par les réseaux alternatifs issus de la vieille communauté de développeurs sous LINUX. Les hackers devenant les garants de leurs libertés individuelles.

Dans les faits, peu de gens s’engagent pleinement dans l’une ou l’autre de ces voies. Un troisième groupe tire avantage de ce débat, les membres des communautés d’échange. L’argent y est aboli, tout est basé sur l’échange de services rendus. « L’unité de mesure du travail accompli est le grain de blé… le « liant » de ce système est la confiance mutuelle » disent les diffuseurs de cette pratique.

Le débat sur la généralisation du contrôle des individus par RFID reste d’actualité : des Parlements de différents pays préparent des législations tendant à normaliser l’usage des h-RFID.

© Olivier Parent

Adieu l’Antarctique…

À l’occasion du centenaire de Paul-Émile Victor et de l’Année polaire internationale, voici une sélection de deux livres passionnants sur l’Antarctique édités par Michel Lafon.

Partir en volontariat au Burkina-Faso avec Itinérance

L’Association ITINERANCE, basée à Ouagadougou, secteur 28, vous fait une proposition de travail basée sur du bénévolat durant une année renouvelable. Il est important de noter que l’Association ITINERANCE est une jeune association (2 ans d’exercice sur le terrain) et ne bénéficie pas de subventions ni d’aide d’aucune sorte. Tout se fait sur la base du volontariat en vue de la bonne marche de l’association et du projet initié au bénéfice de la population locale et rurale de Yacouta et des 11 villages participants.

Réflexions et informations sur notre planète… et sur ceux qui l’abîment

Six pieds sur Terre, c’est le titre du blog de Laure Noualhat. Journaliste, Laure Noualhat travaille sur les sujets environnementaux depuis 2003 et signe régulièrement dans la page Terre du quotidien Libération (une référence). Depuis, elle admet qu’il lui est impossible de faire autre chose. Ayant l’étrange sensation d’être à bord d’un bolide polluant, face à un mur, je tente d’alléger chaque jour mon «empreinte écologique»… dit-elle sur sa page de présentation. Avec un ton bien à elle (souvent plein d’humour) et sans langue de bois, Laure Noualhat nous invite à la réflexion pour notamment essayer de répondre à cette question : arriverons-nous à freiner à temps ?

La photo d’illustration du blog (ci-dessus) est une des réponses possibles. Elle a été prise par Alain-Gilles Bastide à Prypiat (Ukraine), à 2 km de la centrale de Tchernobyl. C’est une tête de poupée abandonnée, tout comme la ville, et colonisée par la mousse. Prémonition ?

Economie et développement durable

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Considérée comme un des trois piliers du développement durable, l’efficacité économique vise à favoriser une gestion optimale des ressources humaines, naturelles et financières, afin de permettre la satisfaction des besoins des communautés humaines sans compromettre ceux des générations futures. Cette définition classique du développement durable issue de la commission Brundland (1987) peut apparaître à certains dépassée. En effet, il ne s’agit plus de viser, comme il y a une vingtaine d’années, la satisfaction des besoins lointains de générations futures. C’est la satisfaction actuelle des besoins qui est maintenant compromise par les crises environnementales et sociales que connaît le XXIe siècle. Il ne s’agit plus d’anticiper les problèmes mais de les résoudre. Le développement durable regroupe des solutions économiquement viables aux problèmes environnementaux et sociaux que connaît la planète. Si ce nouveau mode de développement, facteur de croissance économique et d’emplois, n’existe pas encore, l' »économie verte » est déjà en marche. Avec l’éco-conception, le biodégradable, le bio, le réemploi-réparation-recyclage, les énergies renouvelables, le commerce équitable, les entreprises, par choix ou par opportunisme, rivalisent dans la création de produits et services. Pour y voir plus clair, Cdurable.info réalise désormais chaque mois une revue de presse pour suivre la mutation du secteur économique.

Neuf Français sur 10 jugent prioritaire la réduction de 50% des pesticides

Neuf Français sur dix (91%) jugent prioritaire de réduire de moitié en dix ans les pesticides dans l’agriculture conventionnelle, selon un sondage CSA publié vendredi, à la demande de l’Alliance pour la planète.

78% des personnes interrogées jugent également prioritaire de développer l’agriculture biologique, tandis que 14% sont de cet avis pour le développement de cultures génétiquement modifiées (OGM).
80% estiment qu’il n’est « pas prioritaire » de développer les cultures d’OGM, et 20% pensent qu’il n’est « pas prioritaire » de développer l’agriculture bio. Interrogés sur l’énergie, les Français jugent prioritaire (96%) de réaliser des économies d’énergie et de développer les énergies renouvelables (94%). En revanche, seulement 35% jugent prioritaire de développer l’énergie nucléaire.

Les travaux préliminaires du Grenelle de l’environnement n’ont pas permis d’aboutir sur un objectif chiffré de réduction des pesticides, et la place du parc nucléaire fait encore débat. La table ronde finale doit avoir lieu mercredi et jeudi, avant l’arbitrage jeudi du président de la République.

Le sondage a été réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1.003 personnes de 18 ans et plus selon la méthode des quotas, interrogées par téléphone le 10 octobre.

Sources : AFP