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TéléDD: Je travaille mais je suis pauvre…

Cette semaine, ne ratez pas l’exceptionnel documentaire de Pascal Catuogno diffusé sur Canal + sur les travailleurs pauvres, entre portraits et analyses. Avec ce doc qui donne la parole à de nombreux chercheurs, une réalité s’impose : le destin d’un travailleur pauvre aujourd’hui, c’est de devenir très pauvre. Le destin d’un travailleur très pauvre, c’est d’être un SDF. Interrogé par Politis (n°991), le réalisateur constate que face aux milieux populaires, « désormais, non seulement l’Etat ne joue plus son rôle protecteur, mais il institutionnalise ce glissement (le travail à temps partiel en est un exemple). La promesse républicaine est trahie et l’effectivité même de l’Etat est en cause ». A voir absolument.

Cdurable.info change le mercredi 5 mars 2008

Lancé en juillet 2005, Cdurable.info est resté longtemps confidentiel. Animé par une petite équipe de contributeurs bénévoles, le site a su s’imposer au fil des mois et des années, comme une des sources légitimes d’information en ligne sur le développement durable.

Depuis janvier 2007, le site reçoit de plus en plus de visites et enregistre de nouveaux abonnés à la liste hebdomadaire des nouveautés sur Cdurable.info. Ainsi, en février 2008, nous avons reçu plus de 60.000 visites et enregistré notre 4500ème abonné. Merci à toutes celles et à tous ceux qui en assurent sa promotion.

Mercredi prochain, Cdurable.info change de look avant d’entamer une nouvelle mutation prévue en septembre 2008. Pour tous les visiteurs qui consultent régulièrement le site, il vous faudra ce jour là appuyer sur la touche F5 de votre clavier afin d’éviter d’éventuelles incompatibilités entre l’ancien et le nouveau site.

D’ici là toutes vos contributions sont les bienvenues pour couvrir toutes les initiatives citoyennes en faveur d’un développement humain durable.

8 mars 2008 : Journée internationale des femmes

Cette journée trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XX°s en Europe et aux Etats-Unis, réclamant des meilleures conditions de travail et le droit de vote. La Journée Internationale des Femmes a été officialisée par les Nations Unies en 1977, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.

C’est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations de femmes militantes préparent des manifestations partout dans le monde, pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications, pour améliorer la situation des femmes.

La Journée internationale des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante actualité. Car tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, nous aurons besoin de la célébrer. Impossible de répertorier les centaines d’initiatives organisées à l’occasion de cette journée mondiale. Voici néanmoins un petit tour de France de celles qui nous ont particulièrement marquées.

MONSANTO à BABYLONE, par Joëlle Pénochet

C’est au cœur de la Mésopotamie qu’a été inventée l’agriculture – avec un système d’irrigation sophistiqué –, voici plus de dix mille ans. La plaine alluviale exceptionnellement fertile située entre le Tigre et l’Euphrate offre des conditions idéales pour la culture des céréales. C’est là qu’est apparu le blé sauvage dans l’Antiquité. On y faisait pousser presque toutes les variétés connues aujourd’hui dans le monde (plus de 200 000). Les palmiers dattiers, autre ressource vitale du pays, abritaient des plantes potagères très variées.

Les femmes font l’info 2008 : Histoires non racontées des femmes

Les femmes font l’info est une opération annuelle sur Internet pour célébrer la Journée internationale de la femme, le 8 mars 2008, en encouragent les organisations des médias à donner la responsabilité éditoriale aux femmes.

Au-delà de la promotion de la liberté d’expression et de la libre circulation d’une information pluraliste et indépendante, l’initiative intitulée Les femmes font l’info est une opportunité passionnante et unique pour tous ceux qui luttent pour la promotion des femmes à des postes de responsabilité dans le monde et pour promouvoir l’égalité entre les sexes dans les salles de rédaction. Nous voulons inviter les médias à remplir leur responsabilité démocratique en représentant les deux sexes de manière équilibrée et juste.

Les femmes journalistes sont confrontées à des conditions de travail dures en ce qui concerne la sécurité de l’emploi, l’accès aux services, le choix des tâches, et les traitements discriminatoires. La progression de carrière des femmes qui travaillent dans les médias est encore empêchée par des stéréotypes et la discrimination subtile. Les femmes journalistes continuent à confronter des entraves substantielles ce qui leurs complique la participation complète dans les rédactions, surtout en ce qui concerne la responsabilité exécutive.

Les femmes font l’info à deux buts : souligner l’importance de la promotion des femmes à des postes de responsabilité dans le monde et promouvoir l’égalité entre les sexes dans les salles de rédaction.

Nous souhaitons inviter les organisations des médias à partager avec nous des récits, articles, interviews et programmes de télévision/radio en rapport avec le thème de cette année, Histoires non racontées des femmes. Le but étant de rendre visible les multiples talents des femmes et leur contributions aux communautés, en racontant leurs histoires à partir de leur perspective. Veuillez soumettre vos histoires sur notre site internet afin que les autres puissent en profiter. Les récits rassemblés sur cette plateforme ouverte serviront non seulement de source d’informations précieuses et authentiques mais également d’exemples pratiques qui, selon nous, inspireront d’autres et augmenteront la visibilité du rôle des femmes.

Inscrivez-vous comme participant et faites part de vos projets.
Publiez vos articles, reportages, interviews et programmes de télévision/radio.

Pour un nouvel urbanisme

« Montrez-moi votre ville, je vous dirai qui vous êtes », pourrait dire l’urbaniste-devin. L’exercice serait aujourd’hui cruel pour notre société : nos villes sont dispendieuses, étalées, éclatées, irresponsables. Elles sont colonisatrices et féroces avec les campagnes qui les entourent, dangereuses pour l’air et l’eau qui les traversent et dures avec les personnes qui les habitent. Le constat n’est pas tout à fait nouveau, mais les enjeux se précipitent : l’urgence écologique générale et le réchauffement climatique en particulier accélèrent la mutation de notre société vers un développement durable. Mais comment espèrer y arriver à l’échelle planétaire si chacune de nos villes continue sur sa lancée ?

Les auteurs s’attellent dans cet ouvage à renouveler l’urbanisme à l’aune de ces nouvelles exigences. Equité sociale, gestion responsable des terres et des transports, révolution du bâti, fin du mitage et des « champs de pavillons », ré-invention d’une proximité fonctionnelle… Des villes d’Europe montrent la voie. Ce livre les met en avant, et donne des pistes concrètes d’action et de réflexion pour changer nos villes, ici, maintenant.

Grenelle de l’environnement : les actions concrètes se feront dans les territoires

Focus extrait du nouveau N°89 d’Infos 21 publié le 25/02/2008

Le Grenelle est entré dans la phase de « l’après » ; des comités opérationnels doivent traduire concrètement, d’ici au mois de mars, les engagements issus de la conférence conclusive fin octobre 2007. Le Comité 21 participe à deux d’entre eux : « Collectivités exemplaires » et « Education ». Dans les deux cas, l’objectif est de donner une réelle impulsion à la mise en oeuvre du développement durable au sein des territoires.

Les collectivités disposent d’une boîte à outils pour fédérer tous les acteurs autour de ce projet : l’Agenda 21. Déclinaison locale des orientations fixées au sommet de Rio, il constitue le cadre qui englobe à la fois le développement économique, social, la préservation de l’environnement, la culture, tout en associant les citoyens. On compte trois cents Agenda 21 en France. Pour faciliter leur mise en oeuvre, il faut souhaiter plus de cohérence avec les outils d’aménagement existants (Plans locaux d’urbanisme, Plans d’insertion et d’emploi, Schémas régionaux etc.), véritable millefeuille réglementaire qui fige souvent les actions. Pour accompagner les élus, le Comité 21 mettra à leur disposition, fin avril, un guide méthodologique fondé sur des retours d’expérience transposables.

Concernant l’éducation, il est question également d’un projet de territoire avec et autour des établissements scolaires. Des initiatives existent : associations, entreprises, collectivités interviennent ponctuellement auprès de ceux-ci ; certains d’entre eux ont engagé un Agenda 21 scolaire. Il s’agit maintenant de passer à l’étape supérieure, celle de la coordination de tous ces acteurs au profit de l’éducation au développement durable. Le Comité 21 devrait être chargé, en tant que réseau pluri-acteurs, d’élaborer une charte de partenariat pour permettre aux académies de coordonner cette démarche.

C’est la conviction que le développement durable se ferait dans les territoires qui a donné naissance au Comité 21. C’est cette même conviction qui anime aujourd’hui ses adhérents – entreprises, collectivités, associations et établissements scolaires – pour fédérer leurs efforts autour d’actions concrètes au sein des territoires.

Dorothée Briaumont

2ème printemps de l’écotourisme

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La deuxième édition du printemps de l’écotourisme aura lieu le dimanche 6 avril à Florac et dans ses alentours proches (Lozère- France), dans le cadre de la semaine nationale du développement durable et du festival nature du Parc National des Cévennes. A cette occasion, un programme d’animations à destination de tous a été mis en place par l’association organisatrice, Cévennes écotourisme [[L’Association Cévennes écotourisme est un réseau de professionnels qui ont choisi de vivre en Cévennes et de faire découvrir cette région qui témoigne d’une exceptionnelle rencontre de l’homme et de la nature. Elle a pour vocation de promouvoir un tourisme durable qui contribue de manière cohérente à la gestion de l’espace, au développement économique et social local, notamment par la valorisation des savoir-faire et des produits du terroir. L’association regroupe aujourd’hui près de 70 prestataires désireux de s’engager dans l’application concrète des principes définis dans la Charte européenne du tourisme durable.]].

Télécharger le rapport annuel 2008 du PNUE « Ouvrir la voie vers une économie verte »

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) vient de sortir son rapport annuel, intitulé Ouvrir la voie vers une économie verte. Il présente un aperçu de la nouvelle économie verte au moment où un nombre croissant de sociétés adoptent des politiques environnementales et les investisseurs placent des centaines de milliards de dollars dans les énergies plus propres et renouvelables. Il constate que la mobilisation autour du « changement climatique » modifie les politiques et les actions des chefs d’entreprise, des financiers ainsi que des dirigeants des syndicats de travailleurs, des gouvernements et de l’Organisation des Nations Unies elle-même. 60 pages

Le rapport Brundtland de nouveau disponible en français

« Notre avenir à tous », le rapport Brundtland, est issu des travaux de la commission des Nations unies pour l’environnement et le développement. Paru en 1987, il donne la première définition officielle du développement durable : « Un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre les capacités des générations futures à répondre aux leurs ».

« Nous n’avons qu’une seule et unique biosphère pour nous faire vivre. Et pourtant chaque communauté, chaque pays poursuit son petit bonhomme de chemin, soucieux de survivre et de prospérer, sans tenir compte des éventuelles conséquences de ses actes sur autrui. D’aucuns consomment les ressources de la planète à un rythme qui entame l’héritage des générations à venir. D’autres, bien plus nombreux, consomment peu, trop peu, et connaissent une vie marquée par la faim et la misère noire, la maladie et la mort prématurée ».

Ainsi commence le rapport Notre avenir à tous de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, crée par l’ONU, qui a formulé un ensemble de recommandations et aboutit à la Conférence mondiale de Rio sur l’Environnement et le développement en 1992.

Le rapport Brundtland donne la première définition officielle du développement durable : « Un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre les capacités des générations futures à répondre aux leurs ».

En 1987, un éditeur québécois, Roger Léger, traduit le rapport Brundtland pour le rendre accessible aux francophones. Ce document est rapidement épuisé en langue française. Notre avenir à tous est réédité aux éditions Lambda fin 2005.

Près de 20 ans après sa parution, ce document historique reste particulièrement important. C’est une référence en matière de développement durable, très utile pour les étudiants, les éducateurs, les institutions, etc.

En partenariat avec les Editions Lambda, Adéquations est chargée de diffuser en Europe la réédition du rapport Brundtland.

Notre avenir à tous (rapport Brundtland) – 432 pages – Prix de vente : 28 euros port compris (Ce prix correspond au coût d’achat et de transport du Canada, d’envoi et de gestion)

Yann-Arthus Bertrand estime être victime d’une «vraie machination»

Yann Arthus-Bertrand, photographe français célèbre pour sa série «la Terre vue du ciel», est bloqué avec toute son équipe depuis mercredi à Puerto Iguazu, en Argentine. Le photographe et son équipe d’une quinzaine de personnes sont bloqués à leur hôtel, suite à une plainte pour escroquerie. Le photographe français Yann Arthus-Bertrand, 61 ans, connaît des difficultés avec la justice argentine. Accusé d’ escroquerie par une agence de voyages qui n’ aurait été que partiellement rémunérée, il est, avec son équipe d’ une quinzaine de personnes, retenu à son hôtel de Puerto Iguazu. Yann Arthus-Bertrand a échappé à la détention après avoir versé une caution de 2390 euros, mais il reste placé sous surveillance depuis mercredi dernier, date à laquelle il a été intercepté à l’ aéroport de Posadas, dans le nord-est du pays, alors qu’ il s’ apprêtait à décoller pour la Patagonie. Pour Yann Arthus-Bertrand, le reportage qu’ il vient de réaliser sur le barrage de Yacireta, dans la province des Missiones (nord-est de l’ Argentine) est à l’origine de ses actuels soucis avec la justice ; Yann y fait état de milliers de déplacés suite à sa construction. Et il se trouve que deux nouvelles plaintes viennent d’ être déposées contre lui…Un garde forestier et le chef d’ une ethnie guarani, qui devaient être rémunérés suite à leur participation au reportage, se sont retournés contre le photographe de La terre vue du ciel, affirmant qu’ ils n’ avaient rien reçu de celui-ci, contrairement à ses promesses. Yann Arhus Bertrand « ne comprend pas », selon l’AFP, dans la mesure où « il avait entretenu les meilleurs rapports » avec les nouveaux plaignants. Yann Arthus-Bertrand, sur le sort duquel va prochainement statuer un juge d’ instruction, déclare « rester confiant ». Selon l’AFP (dépêche du 26 février 2008), le juge argentin doit en effet se prononcer avant vendredi sur le fond et décider s’il maintient les poursuites ou accorde un non-lieu. Si les poursuites devaient être maintenues, le juge est « souverain » et peut décider une mise en détention, confirmer une interdiction de sortie du territoire, voire de Puerto Iguazu, comme c’est le cas actuellement, ou au contraire rendre leur liberté de mouvement à l’ensemble des personnes concernées, selon cet avocat. Une caution de 11.000 pesos (2.390 euros) a été versée leur permettant d’éviter la prison et de rester à leur hôtel.

Le «scandale du barrage»

On reste sans voix devant les accusations ridicules qui ont frappées Yann Arthus-Bertrand, alors qu’ils réalisaient un reportage à charge sur les conséquences écologiques désastreuses de la construction du barrage hydroélectrique de Yacireta sur le Rio Parata.
On reste sans voix devant les accusations ridicules qui ont frappées Yann Arthus-Bertrand, alors qu’ils réalisaient un reportage à charge sur les conséquences écologiques désastreuses de la construction du barrage hydroélectrique de Yacireta sur le Rio Parata.
Yann Arthus-Bertrand estime être victime d’une «vraie machination» à la suite du reportage qu’il avait commencé à tourner sur le barrage de Yacireta dans la province de Missiones (nord-est). Selon lui, son travail sur le barrage de Yacirata dérangeait beaucoup de monde, car «des milliers de gens» avaient été expulsés. «Pour les ONG locales qui se battent aux cotés des expulsés du barrage, il n’y a aucun doute, les autorités veulent faire pression sur nous en stoppant le tournage et nous interdire de parler de ce scandale du barrage», affirme-t-il dans un communiqué. Une affaire que Cdurable.info va bien entendu suivre …

 

Le monde selon Monsanto en DVD

Le film retrace l’histoire de Monsanto, une multinationale américaine, aujourd’hui leader mondial des OGM, et considérée comme l’un des plus grands pollueurs de l’ère industrielle (PCB, agent orange, hormones de croissance, roundup…).

Après une enquête de trois ans, en Amérique du nord et du sud, en Europe et en Asie, il reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète.

En s’appuyant sur des documents et des témoignages inédits de scientifiques, victimes de ses activités toxiques, avocats, hommes politiques et de représentants de la Food and Drug Administration ou de l’Environmental Protection Agency des Etats Unis, le documentaire montre comment, derrière l’image d’une société propre et verte décrit par la propagande publicitaire, se cache un projet hégémonique menaçant la sécurité alimentaire du monde, mais aussi l’équilibre écologique de la planète.

Appel pour des systèmes participatifs

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Dans un communiqué de presse du 15 février 2008, huit organisations parmi lesquelles Minga, Nature et Progrès ou encore le réseau Ecobâtir constatent que « les termes d’agriculture biologique, de commerce équitable, de textile écologique et d’écoconstruction sont tous récupérés et détournés de leurs buts à des fins mercantiles ». Pour les organisations signataires, « l’attribution des logos qui leur correspondent dépend d’une expertise spécialisée nommée certification. Cette expertise ouvrant l’accès aux marchés est devenue un enjeu de première importance bien qu’elle n’incite pas à l’amélioration des pratiques, au contraire : elle ne vise qu’à concentrer et sécuriser les approvisionnements des grosses firmes. Elle est en effet le dernier moyen inventé pour éliminer les petits producteurs qui ne peuvent accéder aux exigences qu’elle impose.
Pendant que l’Organisation Mondiale du Commerce détruit toutes les protections aux frontières susceptibles de garantir l’autonomie alimentaire ou économique des peuples, les multinationales multiplient ces nouvelles barrières normatives pour protéger leur monopole.
Les petits producteurs, les artisans et les commerçants, partout dans le monde, sont soumis aux rouleaux compresseurs mettant leur subsistance et leur souveraineté en péril. La certification en agriculture biologique entraîne la perte de biodiversité agricole en interdisant les semences paysannes et les races locales. Et depuis que le label Haute Qualité Environnementale (HQE) a été récupéré par les industriels, le béton est devenu « écolo » alors que son coût énergétique est très élevé !
Les organisations signataires actent un effort de convergence pour promouvoir les Systèmes de Garantie Participatif (SGP). »

Avec les régions, l’économie sociale et solidaire en mouvement

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Le Mouvement pour l’économie sildaire (MES) [[Suite à l’Appel publié dans le  » Monde » en Juin 1997, la création de l’Inter-Réseaux de l’Economie Solidaire permettait aux acteurs de cette forme d’économie d’en faire reconnaître la démarche, et de promouvoir une politique active de développement et de transformation sociale.
Cinq années plus tard l’ensemble des réseaux concernés pose la question de la construction démocratique de leur représentation.
Le congrès de l’IRES à Lille en Mars 2002 a engagé cette évolution en se transformant en Mouvement pour l’Economie Solidaire.]]
vient de publier une enquête sur les implications des acteurs et des réseaux dans la construction des politiques régionales d’économie sociale et solidaire. Cette étude réalisée avec le Centre de recherche et d’information sur la démocratie et l’autonomie, apporte un éclairage inédit sur ces politiques régionales, qu’elle a examinées en PACA, en Basse-Normandie, dans le Centre, en Haute-Normandie, en Midi-Pyrénées et dans le Nord-Pas-de-Calais.

Une « Arche de Noé verte » voit le jour dans l’Arctique

L’inauguration d’une «Arche de Noé verte», abritant des graines des principales vivrières du monde, a eu lieu aujourd’hui au cœur de l’Arctique. Le but de la manœuvre est de préserver la diversité végétale mondiale menacée par les catastrophes naturelles, les guerres et le changement climatique.

La cérémonie s’est déroulée en présence de la militante écologiste kényane et prix Nobel de la paix Wangari Maathai, le premier ministre norvégien Jens Stoltenberg et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Sous les yeux des participants et médias, Mme Maathai et M Stoltenberg ont déposé, dans une des chambres froides, une boîte contenant des sacs de riz.

«Un jardin d’Eden glacial». C’est par des mots émerveillés que José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a donc inauguré ce «bunker» enfoui à 130 m sous terre dans les roches du Svalbard, un archipel norvégien perdu au large du Groenland [[L’endroit a été choisi pour la sécurité de ses lieux. En effet, le Svalbard est isolé mais accessible. Il y fait froid toute l’année et est politiquement stable. Ainsi, son sol gelé en permanence assure à la réserve de semences un minimum de fraîcheur. Perchée à 130 mètres au-dessus du niveau de la mer, la nouvelle Arche est à l’abri d’un déluge lié à la fonte des glaces. Dans son cocon de parois en béton et de portes blindées, on la dit aussi capable de résister à un missile nucléaire ou à une chute d’avion.]]. Une construction de béton certes armé, mais qui a un but noble et pacifique: à terme, les instigateurs du projet veulent y mettre à l’abri l’ensemble des types de semences existant dans le monde. La réserve pourra stocker jusqu’à 4,5 millions d’échantillons, soit deux fois plus que le nombre de variétés de cultures vivrières répertoriées sur la planète.

Tous les acteurs mondiaux de l’agronomie applaudissent l’initiative. «C’est l’une des actions les plus innovatrices et les plus impressionnantes au service de l’humanité, a souligné Jacques Diouf, directeur général de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Les richesses stockées au Svalbard représentent une assurance mondiale afin de pouvoir affronter les défis du futur. La diversité biologique est constamment menacée par des catastrophes technologiques ou naturelles», tels les changements climatiques.

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Habitat rural et Environnement au Salon International de l’Agriculture

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En France, le logement génère un quart des émissions de gaz à effet de serre qui participent au réchauffement climatique. Le logement est aussi un grand consommateur d’énergie. Il faut donc construire et habiter autrement, comme l’a rappelé le Grenelle de l’environnement [[Objectifs du Grenelle de l’environnement :
– Élaborer un plan de rénovation de l’ancien pour réduire de 20 % la consommation d’énergie du tertiaire et de 12 % dans le secteur résidentiel en 5 ans, grâce à des prêts bonifiés et fonds de garantie
– Rendre obligatoire en 2010 le bâtiment à très haute performance énergétique (20 % de mieux que les normes thermiques actuelles), en 2015 le bâtiment à basse consommation et en 2020 le bâtiment « passif » (autosuffi sant en énergie)]]. Dans l’espace « Habitat rural & Environnement » du Salon International de l’Agriculture des spécialistes de l’habitat rural vous conseille jusqu’au 2 mars pour aménager votre maison ou même des bâtiments d’exploitation en privilégiant les matériaux naturels, en valorisant les nouvelles énergies et en apportant des réponses aux exigences environnementales. Les aspects eau, sol, air, épuisement des ressources et valorisation des biomatériaux sont également mis en valeur dans cet espace dédié à la sensibilisation du grand public.

Retour de l’expédition Tara Arctic à Lorient

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Parti en septembre 2006, le voilier scientifique polaire Tara a dérivé en arctique pendant plus d’un an et demi. C’est grâce à sa coque arrondie et plate que le voilier a pu résister aux pressions extrêmes exercées par la banquise et se laisser porter par elle. Le voilier a parcouru 3 400 kilomètres à la vitesse moyenne de 9,3 kilomètres par jour ce qui représente 1 400 kilomètres en ligne droite.
Ce long voyage de Tara est passé à 160 kilomètres du Pôle Nord géographique par 88°32′ Nord le 28 mai 2007. Tara est ainsi le navire prisonnier des glaces ayant atteint la position la plus au nord du monde. Le samedi 23 février, après 18 mois d’une remarquable expédition scientifique le bateau revient à son point de départ. Pour vous permettre de vivre cet évènement en direct La Radio de la Mer installe son studio sur le port de plaisance de Lorient, là où s’amarrera la goélette. Les équipages qui se sont succédés à bord vous feront partager leur expérience. Les scientifiques seront également interrogés pour un premier bilan quant à l’impact du changement climatique sur le Pôle Nord et les enjeux écologiques qui en découlent.

Semaine du développement durable 2008 : Inscriptions en ligne jusqu’au 22 mars

« Au lendemain du Grenelle Environnement, il est important que nous restions tous des acteurs du développement durable. J’invite donc les particuliers, les entreprises, les associations, les établissements scolaires, les collectivités locales… à participer à la Semaine du Développement durable en organisant des actions qui se dérouleront du 1er au 7 avril 2008 », Jean-Louis BORLOO, ministre d’Etat, Ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables
Semaine du développement durable 2008
Semaine du développement durable 2008
La Semaine du Développement durable se déroule chaque année et mobilise tous les acteurs pour informer et sensibiliser le public aux composantes du développement durable et sur leur nécessaire complémentarité. Cette opération permet de motiver et de soutenir des changements de comportements pour un passage à l’acte, en expliquant les bonnes pratiques quotidiennes à adopter en faveur du développement durable. Cette nouvelle édition est le premier grand rendez-vous citoyen qui intervient à la suite du « Grenelle Environnement ». Afin de donner toute son importance à cet événement majeur, qui valorise l’action de chacun d’entre-nous, le ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables a choisi pour l’édition 2008 de la Semaine du Développement durable le thème : « Production et consommation durables » « A chaque fois que nous rentrons dans un magasin, nous votons ». Lors de nos achats, nous pouvons privilégier des produits plus respectueux de l’environnement (quantité d’emballage, mode de production, provenance géographique…), des produits fabriqués dans des conditions sociales acceptables (rémunération au juste prix, conditions de travail…). Face aux enjeux sociaux et environnementaux de notre siècle, nous devons passer à l’acte et consommer autrement. Pour être sélectionnée dans le cadre de l’appel à projets, une action doit prendre en compte le thème défini et mettre en avant au moins 2 des 3 composantes du développement durable : développement économique, évolution sociale et protection de l’environnement. – Vous avez jusqu’au 22 mars 2008 pour inscrire votre action en ligne. – Accédez au formulaire en ligne. – Pour avoir le temps de lire le formulaire avant l’enregistrement en ligne : téléchargez le formulaire au format pdf

 

Les Français rêvent de « villes vertes » !

Les Français veulent plus de vert dans leur cadre de vie ! L’enquête 2008 de l’UNEP (Union Nationale des Entrepreneurs du Paysage), menée en partenariat avec IPSOS, révèle que les parcs et jardins sont devenus indissociables de leurs attentes en matière d’aménagement urbain. Pour 72 % d’entre eux, la présence d’espaces verts à proximité de leur habitation a été un critère essentiel dans le choix de leur lieu de vie. Près d’1 Français sur 3 juge insuffisants les budgets que les collectivités consacrent aux parcs et jardins, et plus de la moitié réclame que soit instaurée l’obligation d’un pourcentage minimum d’espaces verts dans chaque projet immobilier ou commercial.

Mortalité des colonies d’abeilles : l’étude de l’Afssa ne révèle rien de nouveau

La mortalité des abeilles est un phénomène normal dans les ruchers. Ainsi chaque hiver 5 à 10% des colonies décèdent ; et au cours de la saison d’élevage (de février/mars à septembre/octobre) de nombreuses butineuses meurent chaque jour, victimes de l’activité de la récolte. Cependant, depuis le milieu des années 80 un phénomène de surmortalité des colonies d’abeilles est observé à l’échelle mondiale. Afin de contribuer à l’identification des causes de ce phénomène en France, l’Afssa a initié en 2002 une étude de terrain. L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a publié, vendredi 15 février, les résultats de cette étude menée pendant trois ans sur 120 colonies d’abeilles, réparties dans cinq départements (Eure, Gard, Gers, Indre et Yonne).

Menée de 2002 à 2005, cette enquête a porté sur 120 colonies d’abeilles domestiques de 24 ruchers, répartis en France métropolitaine. Plusieurs paramètres caractéristiques de la santé des colonies ou pouvant influer sur la santé des abeilles ont été suivis : niveau de population, état sanitaire, présence de pesticides dans la ruche, pratiques apicoles, mortalité des colonies et des abeilles et pratiques agricoles dans un rayon de 1,5 km autour des ruchers. Les relations entre ces différents paramètres ont été étudiées et analysées.

Les résultats de cette enquête viennent d’être soumis à publication scientifique

Sachant que le protocole mis en place ne permettait de mettre en évidence que des variations importantes des populations au sein des colonies suivies, ce rapport révèle notamment que :

– La mortalité hivernale et la mortalité lors de la saison apicole sont toujours restées inférieures à 10% dans l’ensemble des 24 ruchers observés pendant les trois années qu’a duré l’étude. Ce taux se situe dans l’intervalle des mortalités considéré comme non exceptionnel en apiculture.

– Parmi les sept maladies, anomalies ou agents pathogènes recherchés, six ont été communément retrouvés dans les ruchers. De manière statistiquement significative, le diagnostic des loques ou de la varroase dans une colonie a été suivi par la mort de la colonie – de manière rapide pour les loques, ou différée pour la varroase.

– D’une manière générale, l’attention consacrée par l’apiculteur aux mesures préventives, à la détection précoce et à l’identification de la varroase ont été des points critiques en relation statistiquement significative avec la mortalité des colonies.

La relation entre la présence de résidus de pesticides dans les matrices apicoles et la santé des colonies a été particulièrement examinée.

– Parmi toutes les molécules recherchées, les échantillons contenant des résidus d’imidaclopride et d’acide 6-chloronicotinique étaient les plus fréquents dans la matrice pelote de pollen, la matrice miel et la matrice abeille. La présence simultanée dans les abeilles et les pelotes de pollen de certaines substances est apparue significativement corrélée notamment pour le groupe fipronil et dans une moindre mesure pour le groupe imidaclopride.

– Aucune relation statistique entre la présence de résidus et les populations d’abeilles adultes et larvaires, ni avec la mortalité des colonies n’a pu être mise en évidence.