L’enquête de la BEI sur le climat met en lumière comment les Français perçoivent les responsabilités et les solutions politiques en matière de lutte contre le changement climatique. Elle fait notamment ressortir les résultats suivants :
– 78 % des Français soutiennent une taxe carbone sur le transport aérien ;
– 67 % sont favorables à une interdiction des vols court-courriers ;
– 60 % appuient une augmentation du prix des aliments et des marchandises à forte empreinte carbone ;
– 93 % sont favorables à l’enseignement des changements climatiques et du tri sélectif dans les établissements scolaires.
Enquête de la BEI sur le climat
Hydroma SA : l’exploitation industrielle de l’hydrogène naturel peut commencer
Au Mali, Hydroma SA, la société d’exploration d’Aliou Diallo, se prépare au lancement de la production industrielle d’électricité verte à partir de l’hydrogène naturel. Depuis quelques mois, elle s’est mise en quête de partenaires pour le financement de cette importante phase, qui doit aboutir à l’indépendance énergétique du pays.
Hydroma SA a emmené le progrès à Bourakébougou
Le pari d’Aliou Diallo est prêt d’être remporté. Il y a huit ans, l’entrepreneur malien lançait, avec audace, l’exploitation de l’hydrogène naturel à Bourakébougou. Il s’agissait de transformer cette ressource naturelle en énergie verte pour les habitants de ce village, situé à une soixantaine de kilomètres de Bamako. Pourtant à l’époque, l’utilité de ce gaz était encore remise en cause par la communauté scientifique. Qu’à cela ne tienne, Aliou Diallo et sa société Hydroma SA installent une unité pilote qui va produire de l’électricité propre. Celle-ci permettra au village de s’éclairer la nuit et va générer de nouvelles activités économiques.
Cette première phase (qui avait valeur de test) étant couronnée de succès, Hydroma SA a récemment lancé l’étape suivante : la production d’électricité propre à grande échelle. Cette fois, il faudra bien plus de moyens financiers. Aliou Diallo a donc vendu ses parts (55%) dans la mine d’or Wassoul’Or pour une centaine de milliards de Francs CFA, selon certaines sources. Mais cela ne sera pas suffisant.
Le contexte européen favorable à l’hydrogène naturel
Ainsi, si jusqu’ici Aliou Diallo finançait son projet sur fonds propres, il doit maintenant faire appel à des partenariats. C’est tout le sens de son voyage en Europe, particulièrement en Allemagne, un pays qui se veut champion de l’hydrogène vert. Le PDG d’Hydroma SA espère revenir avec d’importants investissements afin de lancer l’exploitation industrielle de l’hydrogène au Mali. Il devrait obtenir les fonds nécessaires à la poursuite de son projet car les lignes ont beaucoup bougé en Europe en faveur de ce gaz. Le contexte est plus favorable avec les gouvernements qui lancent de véritable plan hydrogène. Les dirigeants allemands par exemple ont annoncé la mise en circulation de 60.000 voitures à hydrogène d’ici à 2022. En France, la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) inscrit l’arrivée de cette ressource décarboné dans le mix énergétique à l’horizon 2035.
L’hydrogène naturel, clé de l’indépendance énergétique du Mali
Si Hydroma SA parvient à produire en grande quantité de l’électricité verte à partir de l’hydrogène naturelle, elle pourra donner au Mali son indépendance énergétique. « Si on arrive déjà à exploiter cet hydrogène, je pense que le problème d’électricité au Mali, on va l’oublier », a promis Aliou Diallo lors d’une visite de la ministre de l’énergie Lelenta Hawa Ba sur le site de Bourakébougou. Le Mali pourrait même exporter son énergie verte dans toute la sous-région ouest-africaine.
L’hydrogène naturel va aussi et surtout permettre l’industrialisation du pays. Le PDG d’Hydroma SA pense notamment à la construction du premier train à hydrogène d’Afrique.
Pacte national sur les emballages plastiques : le bilan du groupe Casino, un an après
En février 2019, le groupe Casino signait le pacte national sur les emballages plastiques avec une dizaine d’autres industriels dans le cadre de la loi économie circulaire. Le distributeur confirmait ainsi son engagement pour réduire l’impact environnemental de ses emballages et améliorer leur recyclabilité tout en garantissant la qualité sanitaire des produits.
60% d’emballages plastiques recyclés d’ici 2022
En février 2019, à la suite de la publication de la Feuille de route pour l’économie circulaire (Frec) et de la présentation de la stratégie européenne sur les matières plastiques, le ministère de la Transition écologique et solidaire et treize industriels, dont le groupe Casino, ont signé un « Pacte National sur les emballages plastiques ».
Avec ce pacte, les signataires s’engagent notamment à atteindre 60% d’emballages plastiques effectivement recyclés d’ici 2022, concevoir des emballages réutilisables, recyclables ou compostables à 100% d’ici 2025. Un an après cette signature, le groupe Casino fait un premier bilan.
En un an, le groupe de Jean-Charles Naouri a analysé près de 12 000 références pour étudier les pistes d’optimisation et d’amélioration des emballages. Aussi, plus de 300 produits à marque propre ont été améliorés par le groupe Casino pour réduire leur impact plastique. Pour aller encore plus loin, 5 300 produits supplémentaires seront revus entre 2020 et 2021.
De la vaisselle en matière durable
Par ailleurs, le groupe s’est fixé comme objectif d’atteindre 25% de plastique recyclé, incorporés dans les bouteilles de boisson d’ici le 1er janvier 2023. Depuis 2019, entre les jus, le lait, le liquide vaisselle et une multitude d’autres produits, le groupe Casino utilise déjà 160 tonnes de produits recyclés.
Parallèlement, les enseignes du groupe Casino développent la vente en vrac et mettent à disposition, si besoin, de la vaisselle jetable en écomatériaux : bois, bambou, inox…Il y a en outre, la mise en place de mesures incitatives pour les consommateurs. Chez Monoprix et Franprix, par exemple, certains magasins testent une nouvelle idée :lorsque le client ramène une bouteille dans une machine Lemon Tree, elle se transforme en bon d’achat ou en don pour une association.
40 milliards d’emballages plastiques sur le marché chaque année en France
Aujourd’hui, les impacts environnementaux des emballages sont tellement importants qu’il est devenu indispensable de réduire leur utilisation, d’améliorer leur recyclabilité et de soutenir la mise en place d’une économie circulaire. Chaque année en France, 40 milliards d’emballages sont mis en marché, soit plus de la moitié des 360 kg de déchets ménagers annuels générés par habitant selon les chiffres de l’ADEME.
Parmi les autres engagements du groupe Casino pour la pollution plastique, figurent la suppression de tous types d’emballages perturbateurs de tri d’ici le 1er janvier 2022 et le remplacement des emballages sans filière de recyclage (PVC et polystyrène expansé) par des emballages recyclables d’ici le 1er janvier 2022.
Résolution « Accord de Paris et neutralité carbone en 2050 : comment respecter les engagements de la France ? » Analyse de la réponse du Gouvernement au HCC par le CESE
Politique climatique de la France : le CESE plaide pour davantage de cohérence et de moyens
Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adopté aujourd’hui une résolution intitulée « Accord de Paris et neutralité carbone en 2050 : Comment respecter les engagements de la France ? », en présence de Corinne Le Quéré, Présidente du Haut Conseil pour le Climat (HCC) et de Thomas Lesueur, commissaire général au développement durable
Cette résolution s’inscrit dans le cadre de nouveaux échanges sur les enjeux climatiques : après l’instauration du Conseil de Défense écologique, avec la création du HCC, la loi relative à l’énergie et au climat promulguée le 8 novembre 2019 a doté le CESE de la capacité de saisir le HCC et indique que la réponse du Gouvernement au rapport annuel du HCC est remise au CESE et au Parlement.
Ainsi, en se fondant sur les recommandations émises dans les avis antérieurs de la section environnement concernant les politiques climatiques et de transition énergétique, notamment les avis portant sur les deux lois, sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie et la Stratégie Nationale Bas Carbone et sa contribution annuelle sur l’empreinte carbone française, le CESE dans cette résolution exprime son analyse de la réponse du Gouvernement et formule ses recommandations.
Au vu de l’ampleur des mutations à opérer pour atteindre la neutralité carbone (division par 6 des gaz à effet de serre par rapport à 1990), le risque de non-respect des objectifs fixés est majeur : le respect de l’objectif de 2050 doit donc passer par des mesures de rectification des trajectoires actuelles d’évolution des émissions de GES et des capacités de captage et stockage de CO2, dans le respect de l’équité sociale et territoriale.
Dans cette perspective, l’analyse du CESE repose sur quatre constats et messages préalables et il formule six recommandations pour la mise en place d’une politique de suivi crédible :
Assurer plus solidement la compatibilité de la SNBC avec les lois et les grands projets nationaux d’une part, et avec les politiques territoriales d’autre part
Le CESE a souhaité revenir sur le constat du HCC de l’absence d’obligation de compatibilité des autres plans et programmes avec la SNBC, et la réponse du Gouvernement sur la mise en place de feuilles de route et budgets carbone par Ministère. Le CESE considère que ces budgets peuvent constituer un réel progrès, mais recommande qu’ils comportent systématiquement les précisions nécessaires concernant des échéanciers, des indicateurs de suivi ainsi que des outils statistiques pour analyser et rectifier les écarts constatés.
Concernant la réponse du Gouvernement pour l’impact carbone de certaines lois, selon le CESE et en phase avec le HCC, les évaluations d’émissions de gaz à effet de serre devraient être intégrées dans les prescriptions générales relatives aux études d’impact de tous les projets de loi.
Le CESE recommande par ailleurs comme dans ses avis antérieurs d’engager une nouvelle évaluation des certificats d’économie d’énergie, présentés par le Gouvernement comme un outil important de réduction des émissions, mais dont l’efficacité et le coût sont interrogés.
Dans la lignée des préconisations émises dans ses avis concernant la nécessité de s’assurer de la cohérence entre les objectifs territoriaux et nationaux, le CESE recommande que le Gouvernement demande au HCC de lui proposer les indicateurs territoriaux adaptés et agrégeables au niveau national.
Enfin, au vu des enjeux particuliers des politiques climatiques dans les Outre-mer, le CESE recommande que les financements, indispensables à la mise en œuvre de mesures dans ces territoires, fassent l’objet d’une estimation individualisée par secteur et par territoire.
Rendre compatible le niveau d’ambition et le contenu de la SNBC 2 (2019-2023) avec l’objectif de neutralité carbone en 2050, pouvoir constater et rectifier les dérapages
Le CESE déplore la décision du Gouvernement de ne pas maintenir le niveau d’exigence de la SNBC initialement prévu pour la période actuelle (SNBC 2, 2019-2023) ainsi que l’absence d’analyse des causes des dérapages constatés pour la première période de SNBC (2016-2018).
Il recommande donc au Gouvernement de mettre en place, avec l’appui du HCC, un dispositif de suivi annuel des émissions de GES et de l’empreinte carbone afin de pouvoir ajuster les politiques publiques aux budgets carbone alloués annuellement, en cohérence avec l’analyse des évolutions de l’indicateur « empreinte carbone » effectuée chaque année par le CESE.
Financer les mesures prises pour respecter les trajectoires d’émission, dans le respect de l’équité sociale et territoriale
Sans préjuger des décisions qui devraient suivre les conclusions de la convention citoyenne, le CESE rappelle qu’il est indispensable de répondre aux besoins de financements, publics ou privés, nécessaires à l’atteinte des objectifs de réduction des émissions. Ces besoins sont évalués par le HCC à au moins 20 milliards d’euros supplémentaires par an. Le CESE rappelle qu’en l’absence d’une fiscalité dédiée, les financements nécessaires ne peuvent être mobilisés que par trois instruments : les budgets publics, les financements privés mobilisés pour ces transitions, ou des mesures réglementaires transférant, de fait, le coût des mesures sur le budget des entreprises, des territoires ou des particuliers tenus d’appliquer ces réglementations.
Préciser les liens entre politique d’atténuation et d’adaptation et renforcer le pilotage comme le portage de la politique d’adaptation
Ainsi, le CESE recommande une gouvernance renforcée des politiques climatiques d’adaptation, avec le même niveau d’ambition que celle des politiques d’atténuation climatique examinées au Conseil de Défense écologique et qui ont vu fixé, par la loi LEC de 2019, un dispositif de lois quinquennales.
Mettre en œuvre au niveau national les orientations soutenues par la France au niveau de l’Union européenne
Le CESE recommande au Gouvernement, au vu de la hausse envisagée des ambitions du « Pacte vert » européen en matière de réduction des émissions, d’annoncer les mesures qu’il envisage pour mettre la France en situation d’atteindre l’objectif de 55 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre, plus ambitieux que celui initialement prévu (40%) pour établir la SNBC.
Mettre en place des politiques de formation très volontaristes nécessaires pour atteindre les objectifs visés
Le CESE déplore l’absence de toute avancée en matière de Plan de programmation de l’emploi et des compétences (PPEC), pourtant prévu par la loi de transition énergétique du 17 août 2015 sur une recommandation du CESE. Selon le CESE, l’examen du PPEC, objet du rapport remis par Mme Laurence Parisot en février 2019, devrait donner lieu aux décisions urgentes qui s’imposent en matière de formation professionnelle.
Cette résolution est rapportée par Michel BADRE (Groupe environnement et nature) et Jean JOUZEL (Groupe des personnalités qualifiées), pour la section de l’environnement, présidée par Anne-Marie DUCROUX (Groupe environnement et nature). Elle a été présentée lors de l’assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental du 11 mars 2020.
L’avis a été adopté en plénière avec 145 voix pour, 2 voix contre et 4 abstentions.
Panorama national et pistes d’action sur l’économie de la fonctionnalité
L’Agence de l’Environnement de la Maîtrise de l’Energie soutient le développement de l’économie de la fonctionnalité, en tant que l’un des piliers de l’économie circulaire. Cette étude dresse une typologie des acteurs engagés en France dans l’accompagnement vers ce nouveau modèle mais aussi recense les actions conduites avec le soutien de l’ADEME. L’étude identifie aussi, au travers de revues documentaires, d’interviews d’acteurs et de réunions collectives, les dispositifs et facteurs facilitant ou au contraire freinant le développement de l’économie de la fonctionnalité. Elle donne de nombreuses pistes d’action.
L’économie de la fonctionnalité reste vue aujourd’hui comme un concept relativement abstrait et gagnerait à être plus expliquée. Elle peut apporter des nombreux avantages aux entreprises comme à leurs clients et contribue à la transition écologique et sociale de l’économie. C’est peut-être là que réside l’essentiel : le déploiement de l’économie de la fonctionnalité repose sur la capacité des acteurs des territoires à maintenir des liens et à coopérer au service de l’intérêt général, alimentant ainsi une boucle vertueuse qui ne demande
qu’à être développée.
Lancement de l’Atlas Plastique
« Nous vivons à une époque où nous touchons plus souvent du plastique que nous ne touchons ceux que nous aimons ». Voici les premiers mots de Jens Althoff, directeur du bureau de Paris de la Fondation Heinrich Böll, à l’occasion de la publication de l’Atlas du Plastique au Palais de la découverte le 3 Mars 2020. Près de 200 personnes étaient présentes à cette soirée pour participer à des tables-rondes, animées par Jules Hebert, coordinateur des programmes Transition énergétique, écologique et sociale à la Fondation Heinrich Böll – France et Anahita Grisoni, directrice opérationnelle de La Fabrique Ecologique.
Les Français et l’impact environnemental du transport aérien : entre mythes et réalités – Une tribune de Paul Chiambaretto
Voici la tribune de Paul Chiambaretto, enseignant chercheur à Montpellier Business School et directeur de la Chaire Pégase sur le thème de « l’impact environnemental du transport aérien ».
La Chaire Pégase (Montpellier Business School) publie un rapport sur les perceptions de l’impact environnemental du transport aérien et révèle que les Français surestiment les émissions de CO2 associées au secteur tout en sous-estimant les efforts déjà réalisés par les constructeurs et compagnies aériennes.
Les Français et l’impact environnemental du transport aérien : entre mythes et réalités
La Chaire Pégase (Montpellier Business School) publie un rapport sur les perceptions de l’impact environnemental du transport aérien et révèle que les Français surestiment les émissions de CO2 associées au secteur tout en sous-estimant les efforts déjà réalisés par les constructeurs et compagnies aériennes.
Au cours des 15 derniers mois, un nouveau mot suédois est rentré dans le vocabulaire des Français. Il ne s’agit pas d’un nouveau nom de meuble mais bien du flygskam, qui signifie la honte de prendre l’avion. Ce n’est pas un hasard si ce mot est suédois car, en dépit de leur fort engagement environnemental, les Suédois sont des voyageurs fréquents et volent entre 4 et 5 fois plus que la moyenne mondiale. Face à ce paradoxe, certains d’entre eux ont développé un sentiment de honte ou de culpabilité à l’idée de prendre l’avion. Si la honte de prendre l’avion est d’abord restée un phénomène scandinave, elle a pris une ampleur grandissante tout au long de l’année 2019, forçant l’ensemble des acteurs du transport aérien à réagir.
Mais le développement du flygskam est-il vraiment rationnel ? Selon les scientifiques, si l’on se concentre sur les émissions de CO2, le transport aérien représente entre 2 et 3% des émissions de CO2 mondiales et réalise un certain nombre de progrès pour réduire son empreinte environnementale. Alors comment expliquer l’émergence et le développement du flygskam en Europe ? Dans le cadre de la Chaire Pégase (rattachée à Montpellier Business School), nous avons étudié la question et venons de publier un rapport intitulé « Les Français et l’impact environnemental du transport aérien : entre mythes et réalités » .
Ce rapport se base sur l’intuition que les Français peuvent avoir une vision biaisée de l’impact environnemental du transport aérien et une connaissance partielle des efforts réalisés par le secteur pour réduire son empreinte environnementale. Pour tester cette intuition, nous avons réalisé un questionnaire diffusé auprès d’un échantillon de 1018 répondants représentatif de la population nationale.
Alors que les scientifiques s’accordent à dire que le transport aérien pollue moins que le secteur des activités liées à Internet (4% des émissions de CO2) et que le secteur de l’habillement (8 à 10% des émissions de CO2), plus de 80% des Français considèrent que le secteur aérien pollue autant ou plus que ces deux secteurs. Ce résultat s’explique par le fait que 90% des répondants surestiment la contribution du transport aérien aux émissions de CO2 mondiales. Alors que le transport aérien ne représente que 2 à 3% des émissions de CO2, plus de la moitié des répondants pensent qu’il représente plus de 10% des émissions de CO2.
Dans une perspective plus dynamique, alors que les émissions de CO2 par passager transporté ont baissé de 25% en France au cours des 15 dernières années, 90% des répondants pensent qu’elles ont été stables ou qu’elles ont augmenté. Ce résultat s’explique essentiellement par le manque de connaissance des Français concernant les mesures qui sont prises par les constructeurs, les compagnies aériennes et les aéroports pour réduire leur impact environnemental.
Que conclure de cette étude ? Le fort développement du flygskam est le résultat d’un écart entre la réalité et la perception des Français concernant les pratiques environnementales du secteur aérien. Un enjeu majeur pour l’ensemble des acteurs de la filière aérienne est donc de faire preuve de pédagogie en communiquant largement sur les chiffres et les pratiques environnementales du secteur. Néanmoins, pour faire face au développement du flygskam, le secteur aérien ne doit pas se contenter de communiquer sur ses efforts, il doit poursuivre sa transition environnementale pour devenir exemplaire en adoptant des objectifs encore plus ambitieux en matière de réduction absolue des émissions de CO2. L’atteinte de ces objectifs ambitieux suppose que les acteurs du transport aérien se coordonnent tout en bénéficiant d’un réel soutien de l’État. A plus long terme, l’objectif pourrait être de faire évoluer les business models des compagnies aériennes en leur permettant de devenir des acteurs de mobilité multimodale, avec une offre composée à la fois de routes aériennes et de routes ferroviaires.
Paul Chiambaretto (Montpellier Business School et directeur de la Chaire Pégase), Elodie Mayenc (Université de Montpellier), Hervé Chappert (Université de Montpellier), Juliane Engsig (Université de Montpellier), Anne-Sophie Fernandez (Université de Montpellier), Frédéric Le Roy (Université de Montpellier / Montpellier Business School), Cédrine Joly (Montpellier Business School)
Comment réduire son impact environnemental de consommateur ?
L’Institut national de la consommation et Zero Waste France ont réalisé une étude dont l’objectif était de connaître les habitudes de consommation responsable des citoyens pour réduire leur impact environnemental. Près de la moitié des personnes qui ont répondu pense que les politiques n’ont pas d’impact sur les évolutions en termes de développement durable et que ce sont les consommateurs les premiers à s’engager.

L’Institut national de la consommation et Zero Waste France ont réalisé une étude d’une trentaine de questions sous la forme d’un questionnaire auto-administré en ligne auprès de 5 310 répondants. Les réponses ont été recueillies du 21 juin 2019 au 25 juillet 2019, avec une durée moyenne de réponse au questionnaire de 12 minutes.
L’objectif était de connaître les habitudes de consommation responsable des citoyens (réduction des déchets, recours aux alternatives au neuf…).
95 % des répondants se déclarent impliqués dans des démarches éco-responsables. Les consommateurs ont conscience qu’ils peuvent réduire leur impact environnemental en s’impliquant dans des démarches éco-responsables.
Ils pratiquent en moyenne 13 actions écocitoyennes. Les plus adoptées sont le tri des déchets (96 %), suivies par les actions permettant de limiter le gaspillage alimentaire (96 %), les achats de produits de saison (96 %) et la réduction de sa consommation d’énergie (88 %). Les démarches les moins pratiquées sont la création d’objets avec des anciens vêtements ou tissus (14 %) et l’achat d’habits de seconde main (25 %).
Pour eux, les actions les plus compliquées à mettre en place sont la création d’objets avec des anciens vêtements, de cultiver des légumes ou des fruits dans son jardin, et d’éviter ses déplacements en voiture. A l’inverse les plus simples sont le tri des déchets, la réduction du gaspillage alimentaire et l’achat des produits de saison. 75 % d’entre eux fabriquent au moins un produit par eux-mêmes. Le plus souvent il s’agit de produits d’entretien de la maison. Ils font leurs courses dans les boulangeries et les grandes surfaces. Pour 54 % des répondants les premiers critères de choix des produits sont l’origine et la qualité (bio ou issu du commerce équitable ).
Le prix seul et la marque ne sont plus des critères de choix décisifs, ils représentent respectivement 5 % et 3 % de l’acte d’achat des répondants.
L’étude montre qu’il faut encore lever certains freins comme le manque d’alternatives ou de connaissances ou de compétences pour permettre aux citoyens d’aller encore plus loin dans cette démarche. Elle sert aussi de support pour les conseiller et les informer sur les alternatives au neuf et au jetable.
Quelques chiffres sur les participants au Défi « Rien de neuf »

Zero Waste France a lancé en janvier 2019 le Défi « Rien de neuf » dont l’objectif est d’essayer d’acheter le moins d’objets neufs possible pendant un an, en se tournant vers les alternatives que sont l’achat d’occasion, la réparation, l’emprunt, la récup’… L’étude montre que la participation au Défi « Rien de neuf » permet de redonner du sens à sa consommation et de faire des économies budgétaires.
Ainsi 48% des répondants disent limiter leurs achats neufs. Plus précisément, 32% d’entre eux achètent des objets d’occasion et/ou empruntent du matériel à leurs proches et voisins.
Synthèse de l’étude

L’Institut national de la consommation, en partenariat avec l’association Zero Waste France, a lancé une étude auprès des consommateurs afin d’analyser leurs comportements de consommation responsable.
Un accent a été mis sur les comportements des personnes participantes au Défi « Rien de neuf » lancé par l’association.
Les objectifs de cette étude sont de :
- connaître les démarches éco-responsables pratiquées par les consommateurs,
- comprendre les difficultés rencontrées par les consommateurs pour mettre en place des démarches éco-responsables,
- découvrir les difficultés et les avantages d’une participation au Défi « Rien de neuf » de Zero Waste France,
- étudier s’il est budgétairement intéressant de limiter ses achats de produits neufs.
Cette étude porte sur 5 310 répondants en ligne du 21 juin au 25 juillet 2019, redressé sur les critères de sexe, âge, région (UDA5), CSP et taux de participants au Défi « Rien de neuf ».
Sommaire
1 – Les démarches éco-responsables pratiquées
- 1.1 – L’implication des consommateurs dans des démarches de consommation responsable
- 1.2 – Les acteurs qui peuvent avoir un impact sur des évolutions en termes de développement durable
- 1.3 – La fréquence des démarches éco-responsables pratiquées
- 1.4 – La difficulté pour mettre en place ces démarches
- 1.5 – La fabrication « maison » des produits et équipements de la maison
- 1.6 – Les commerces fréquentés pour les achats alimentaires
- 1.7 – L’utilisation des applications d’aide au choix pour les achats alimentaires
- 1.8 – Les critères de décision dans le choix d’un produit
2 – La participation au Défi « Rien de neuf »
- 2.1 – Les raisons qui motivent les consommateurs à participer au Défi
- 2.2 – Les principales difficultés liée à la participation au Défi
- 2.3 – Les avantages à participer au Défi
- 2.4 – Les solutions pour éviter l’achat d’un produit neuf
- 2.5 – Quelques chiffres sur les économies réalisées sur certains produits
3 – Conclusions et recommandations
1 – Les démarches éco-responsables pratiquées
Dans cette partie, nous nous sommes intéressés aux habitudes de consommation des répondants, aux démarches éco-responsables qu’ils pratiquent ainsi que les difficultés qu’ils ont rencontrés pour la mise en place de ces démarches au quotidien.
– 1.1 – L’implication des consommateurs dans des démarches de consommation responsable
En tant que consommateur, vous sentez-vous impliqué dans des démarches de consommation responsable ?

95 % des répondants se déclarent impliqués dans des démarches éco-responsables, seuls 0,6 % des répondants ne se sentent pas du tout impliqués. Les femmes et les personnes ayant des enfants sont plus impliqués que la moyenne. L’âge, la catégorie socio-professionnelle, et le niveau de revenu influencent peu le taux d’implication.
– 1.2 – Les acteurs qui peuvent avoir un impact sur des évolutions en termes de développement durable
Parmi les acteurs suivants, quels sont ceux qui selon vous, peuvent avoir un impact sur des évolutions en termes de développement durable ?

Selon les répondants, les consommateurs sont largement les premiers acteurs qui peuvent avoir un impact sur des évolutions en termes de développement durable. Ils sont suivis par les industriels, les fabricants et les producteurs. À peine plus de la moitié des répondant estiment que les politiques peuvent avoir un impact.
Dans la catégorie « Autres » (5 %) est notamment mentionné le rôle des professionnels de l’éducation et des agriculteurs, ainsi que le rôle des médias, des personnalités (célébrités, influenceurs …) et des réseaux sociaux.
– 1.3 – La fréquence des démarches éco-responsables pratiquées
Pour chaque démarche, vous arrive-t-il de la pratiquer systématiquement / régulièrement / de temps en temps / pas encore mais j’envisage de le faire / non et je n’envisage pas de le faire ?

Sur les seize démarches proposées dans le questionnaire, les répondants en pratique en moyenne 13 (personnes ayant répondus pratiquer systématiquement, régulièrement ou de temps en temps les démarches).
Les démarches les plus pratiquées par les répondants (c’est-à-dire les personnes ayant répondu pratiquer systématiquement ou régulièrement une démarche) sont le tri des déchets (96 %), limiter le gaspillage alimentaire (96 %), consommer des produits de saison (96 %) et réduire sa consommation d’énergie (88 %).
Les démarches les moins pratiquées par les répondants (c’est-à-dire les personnes ayant répondu qu’elles ne pratiquaient pas cette démarche et qui n’envisagent pas de le faire) sont la création d’objets avec des anciens vêtement ou tissus et l’achat de vêtements de seconde main.
– 1.4 – La difficulté pour mettre en place ces démarches
Selon vous cette démarche est-elle très difficile / plutôt difficile / plutôt facile / très facile à mettre en place ?

Les difficultés perçues des différentes démarches sont très disparates puisque les taux de difficulté oscillent entre 65% et 3% des répondants.
Il semble difficile pour les répondants de :
- créer des objets avec des anciens vêtements ou tissus,
- cultiver des légumes ou des fruits dans son jardin,
- eviter au maximum ses déplacements en voiture.
Vous pouvez retrouver dans le rapport complet de l’étude une explication de chaque démarche éco-responsable, les raisons pour lesquelles les répondants ne la pratiquent pas et quelques conseils pour vous aider à mettre en place cette démarche.
– 1.5 – La fabrication « maison » des produits et équipements de la maison
Parmi les produits suivants, vous arrive-t-il d’en utiliser que vous fabriquez vous-mêmes ?

75 % des répondants fabriquent au moins un produit (produits cosmétiques, lessive, liquide vaisselle, vêtements, meubles, etc.) eux-mêmes. En moyenne, ils fabriquent deux types de produits eux-mêmes.
Les produits les plus souvent fabriqués par les particuliers sont les produits d’entretien de la maison (nettoyant pour le sol, pour les différentes surfaces, etc.), un peu plus d’un répondant sur deux fabrique lui-même ces produits, au moins de temps en temps. Les vêtements sont les objets les moins fabriqués avec moins d’un répondant sur quatre qui confectionne ses propres vêtements.
– 1.6 – Les commerces fréquentés pour les achats alimentaires
Dans quels commerces avez-vous l’habitude de faire vos achats alimentaires ?

Les boulangeries et les grandes surfaces sont les commerces les plus fréquentés par les répondants pour les achats alimentaires, respectivement par 69 % et 68 % d’entre eux. A l’inverse, les poissonneries et les boutiques spécialisées en vrac sont beaucoup moins fréquentées (15 % pour chacun d’eux).
Par rapport à l’ensemble des répondants, les hommes ont tendance à moins fréquenter les commerces favorisant les achats responsables (les magasins spécialisés en bio, en vrac, les distributeurs en circuit court). Les individus de moins de 24 ans ont une plus grande tendance à fréquenter les magasins spécialisés en bio et en vrac. Les personnes de 50 ans et plus vont plutôt fréquenter les commerces de proximité.
Les personnes sans activité fréquentent en moyenne moins souvent les distributeurs en circuits courts, les magasins spécialisés « bio » et les boutiques spécialisées en vrac. Les « CSP + » vont plus fréquemment que la moyenne dans les magasins spécialisés « bio » et moins dans les grandes surfaces.
En zone rurale, les personnes vont plus souvent chez les producteurs en direct. Dans les petites et moyennes villes, les personnes vont plus souvent dans les grandes surfaces et moins dans les magasins spécialisés « bio » et les boutiques spécialisées en vrac. Dans les grandes villes les personnes vont davantage dans les magasins alimentaires de proximité, les magasins spécialisés « bio » et vrac, et moins souvent chez les producteurs en direct.
– 1.7 – L’utilisation des applications d’aide au choix pour les achats alimentaires
Les applications d’aide au choix du type Yuka ou Y’a quoi dedans permettent, en scannant le code barre d’un produit de connaître sa composition et de détecter si le produit est trop sucré, trop salé, s’il contient des additifs, etc. et ainsi d’aider le consommateur sur la connaissance du produit qu’il compte acheter. Dans certains cas, les applications proposent un substitut (généralement le même produit mais d’une autre marque) considéré plus sain.
Lorsque vous faites vos achats alimentaires, utilisez-vous des applications d’aide au choix ?

– 1.8 – Les critères de décision dans le choix d’un produit
Lorsque vous faites vos achats alimentaires, quelle affirmation vous correspond le plus dans le choix du produit ?

On constate aujourd’hui que le prix (tout seul) et la marque ne sont plus des critères de décision prédominants. Le premier critère de décision sont les informations que l’on peut trouver sur le produit. Le prix joue une importance quand il est mis en perspective des informations que l’on peut trouver sur les produits.
2 – La participation au Défi « Rien de neuf »
Nous avons ensuite demandé à nos participants s’ils connaissaient Zero Waste France, une association spécialisée dans la lutte contre la production de déchets et du gaspillage, et s’ils participaient au Défi « Rien de neuf » lancé par cette dernière. La suite du questionnaire n’était adressée qu’aux personnes indiquant participer à ce Défi, soit 953 répondants.
Nous nous sommes intéressés dans cette partie aux raisons qui motivent les personnes à participer au Défi, aux avantages et inconvénients de se lancer dans cette démarche, les solutions utilisées pour éviter un achat neuf, et sur le prix de ces alternatives par rapport à un achat neuf.
– 2.1 – Les raisons qui motivent les consommateurs à participer au Défi
Pourquoi avez-vous décidé de faire partie de ce défi ?

Pour 81 % des participants au Défi, c’est d’abord l’idée de s’impliquer davantage dans des démarches écologiques qui les a poussés à se lancer. Pour plus d’un participant sur deux, c’est pour des raisons de bon sens et et seulement 12% le font pour des raisons budgétaires alors que cela peut parfois être budgétairement plus intéressant.
– 2.2 – Les principales difficultés liée à la participation au Défi
Quelles ont été les principales difficultés liées à votre participation au Défi ?

Bien que pour 14 % des personnes participantes le Défi ne pose aucune difficulté, pour le reste des participants il en existe tout de même quelques-unes. Pour participer correctement au Défi, selon les réponses des participants, il faut complètement repenser son mode de consommation et abandonner ses réflexes de « grand consommateur ». Le Défi semble également poser des problèmes au niveau logistique et sur la disponibilité des biens d’occasion. Le manque de connaissance et de savoir-faire est aussi une difficulté rencontrée par les participants. Les autres difficultés rencontrées proviennent principalement de barrières psychologiques et surtout de l’entourage (source de conflits, manque de compréhension, etc.).
– 2.3 – Les avantages à participer au Défi
Quels sont pour vous les avantages à participer au Défi ?

Outre la préservation de notre environnement et des ressources naturelles, l’engagement dans le Défi présente de nombreux avantages. Pour près d’un tiers des répondants, cela leur a permis de faire des économies budgétaires. Le deuxième avantage cité par les participants est qu’il permet de donner du sens à sa consommation. Les répondants déclarent consommer moins et mieux, réfléchir à chaque achat, et ainsi, en obtenir une meilleure satisfaction. Le fait de participer au Défi permet aussi de renforcer le sentiment de faire partie d’une communauté et de renforcer les liens sociaux. La participation active sur le site du Défi permet aussi de prendre conscience de l’impact écologique de notre consommation, ce qui est motivant pour les participants car cela leur permet d’évaluer l’impact d’un non-achat en termes de ressources préservées. Enfin, les participants déclarent que la participation au Défi a permis de renforcer le sentiment de satisfaction, de bonheur et de bien-être.
– 2.4 – Les solutions pour éviter l’achat d’un produit neuf
Parmi les actions suivantes, quelles sont celles que vous avez déjà faites pour éviter un achat neuf ?

Pour éviter d’acheter un produit neuf, il existe plusieurs solutions. L’achat d’occasion a déjà été réalisé par la plupart des participants au Défi, suivi de près par le renoncement à l’achat. Les activités manuelles (réparation et fabrication maison) ont déjà été pratiquées par deux tiers des participants. La location de matériel est beaucoup moins répandue.
– 2.5 – Quelques chiffres sur les économies réalisées sur certains produits

3 – Conclusions et recommandations
Pour résumé, les consommateurs ont conscience qu’ils peuvent faire bouger les choses en termes de développement durable en s’impliquant dans des démarches éco-responsables : trier ses déchets, faire attention à ne pas gaspiller de la nourriture, créer soi-même ses cosmétiques et produits d’entretien de la maison, etc. Cependant, on constate que certains aimeraient aller plus loin, mais un manque d’alternatives ou de connaissances ou de compétences sont des barrières qu’il est encore difficile de lever.
Le prix et la marque des produits ne sont plus des critères de choix décisifs dans l’acte d’achat, les consommateurs sont de plus en plus attentifs à la composition du produit, son origine, la rémunération du producteur, etc.
La participation au Défi « Rien de neuf » permet de redonner du sens à sa consommation et de faire des économies budgétaires, même s’il est parfois compliqué de mettre en place cette démarche au quotidien, notamment à cause d’un manque de disponibilité des produits d’occasion et la difficulté d’affirmer sa démarche face à son entourage.
L’INC et Zero Waste France recommandent et s’engagent à proposer une meilleure information et un meilleur accompagnement des consommateurs souhaitants s’engager ou s’impliquer davantage dans des démarches vertueuses pour la société et l’environnement, en intervenant auprès des décideurs publics, en créant des contenus ludiques et pratiques pour vous aider dans vos démarches et en rencontrant des professionnels engagés.
















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Entreprises : s’adapter à la fin du plastique
Sacs plastiques
Ce mouvement a débuté en 2017 avec l’interdiction des sacs plastique à usage unique distribués en caisse, dans les commerces. C’est ainsi que 5 milliards d’exemplaires produits chaque année ont été supprimés. Utilisés seulement quelques minutes, ils mettaient des centaines d’années à se dégrader ou finissaient ingérés par les animaux marins et les oiseaux. C’est pourquoi la Loi sur la Transition Energétique et la Croissance Verte a mis fin à la distribution de ces derniers, à titre onéreux ou gratuit. Il existe désormais des sacs en papier recyclable mais aussi des totes bags qui sont à la fois personnalisables et durables.Plastiques à usage unique
Depuis le 1er janvier 2020, les produits plastiques à usage unique sont désormais interdits : – la vaisselle jetable en plastique : gobelets, verres et assiettes jetables ; – les bouteilles d’eau en plastique dans les cantines scolaires ; – les touillettes et pailles en plastique dans la restauration, la vente à emporter, les cantines et les commerces alimentaires ; – les cotons-tiges en plastique ; En 2021, ce sera au tour des contenants alimentaires en polystyrène expansé, utilisés par exemple comme boîte d’emballage pour les sandwichs. Ou encore les tiges en plastique pour ballons. Le non-respect de ces différentes législations par une entreprise, l’expose à des sanctions administratives et/ou pénales prévues par le Code de l’environnement, soit jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende.Les alternatives
Pour respecter ces obligations réglementaires, les entreprises vont devoir remplacer le plastique par des alternatives plus respectueuses de l’environnement. Des solutions existent pour poursuivre leur activité sereinement. Pour les activités de vente de produits alimentaires, les couverts et assiettes en plastique peuvent être remplacés par des matériaux soit en bois, en bambou ou en carton, s’ils sont uniquement composés de matières végétales ou papier. Autre solution pour la vente de repas à emporter : le bento ! Très tendance, il se développe en inox, en verre ou en bois. Des fournisseurs spécialisés proposent aussi des contenants en cellulose. Pour les activités de commerce alimentaire, le développement du vrac suscite le retour du bocal en verre, à présenter en magasin ou à se procurer dans un point de vente. Il est 100% recyclable et réutilisable. Et dans tout cela que devient la pause café autour de la machine dans l’entreprise ? Il est toujours possible d’utiliser des mugs, qui plus est, personnalisables. Dans les points de vente, le gobelet en carton sera la bonne solution. Pour les boissons fraîches et les soupes, la paille en amidon de maïs ou en papier réutilisable a déjà fait ses preuves. Enfin, la création et vente de contenants en matière durable et recyclable peut être aussi un business à part entière, donnant lieu à la création d’une entreprise ou d’une micro-entreprise. En conclusion cette adaptation nécessaire à la fin du plastique, si elle participe d’une obligation réglementaire, doit conduire chaque acteur économique à une attitude responsable sur le plan environnemental, de manière à poursuivre une activité de manière durable.
Le Commerce équitable Origine France
Face au dérèglement climatique, le verdict du GIEC est sans appel : il y a urgence à transformer en profondeur notre alimentation et notre modèle agricole conventionnel. Mais comment les agriculteur·rice·s peuvent-ils investir dans des modes de production plus respectueux de l’environnement lorsque l’instabilité financière et la précarité sont devenues la norme ? Le commerce équitable fait aujourd’hui la preuve de sa capacité à être un accélérateur de transitions écologique et sociale des modes de production, comme des modes de consommation. À la suite des 2nd Assises Nationales, Commerce Équitable France adresse 8 recommandations aux décideurs politiques et économiques pour accompagner le changement d’échelle du secteur.
L’obsolescence programmée vue par les consommateurs
L’avis de Thierry Libaert, Vice-président de La Fabrique Ecologique Au moment où le projet de loi anti gaspillage et économie circulaire est en discussion à l’Assemblée nationale, le sujet de la lutte contre l’obsolescence fait l’objet d’une attention renouvelée. Le sujet de la durée de vie a jusque récemment été perçu exclusivement sous l’angle des impacts environnementaux liés à l’accroissement des déchets ou aux aspects sociaux avec la perte d’emploi dans la filière réparation. Cet article démontre également que la stratégie de réduction de la durée de vie des produits est également néfaste pour les industries qui s’y adonneraient, notamment en raison de la défiance des consommateurs. Un consensus de l’ensemble des acteurs pourrait bien apparaitre sur ce sujet.L’obsolescence programmée vue par les consommateurs
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La FNAB et la FNE dénoncent l’échec du Plan Ecophyto avec un usage des pesticides qui a augmenté de 25% en France !
Pour la FNAB, L’agriculture biologique est la solution mal-aimée du plan Ecophyto
Lors du comité d’orientation stratégique et de suivi du plan national de réduction des produits phytosanitaires du 7 Janvier 2020, une hausse de 21% des tonnages de phytosanitaires vendus en 2018 a été annoncée. Cette dynamique porte la quantité totale de produits vendus à presque 90 000 tonnes, un chiffre jamais atteint ces 10 dernières années. Alors que le gouvernement renonçait fin 2019 à mettre en place des Zones de Non Traitement (ZNT) ambitieuses et annonçait de nouveaux financements pour du matériel « économe » plutôt que pour un changement de système agricole, la FNAB ne voit aucun signal qui indiquerait que les conclusions des échecs répétés d’Ecophyto ont été tirées. Développer l’agriculture biologique, seule solution pour réduire la dangerosité des phytosanitaires« La priorité absolue aujourd’hui, c’est de défendre une agriculture qui ne nous empoisonne pas. Cette agriculture elle existe, c’est l’agriculture biologique, elle se passe totalement des produits issus de la chimie de synthèse qui sont ceux présentant le plus de risques pour la santé humaine » estime Guillaume Riou, président de la FNAB.La pratique de l’agriculture biologique est encadrée par un règlement européen qui contient en annexe 2 la liste des substances naturelles autorisées pour traiter la production. Ces substances sont soumises à des évaluations régulières par un groupe d’experts européens[[EGTOP]] qui vérifie notamment la conformité avec les principes de l’agriculture biologique, parmi lesquels figurent la protection de l’environnement et la santé des populations. L’échec d’Ecophyto va encore venir aggraver la pollution environnementale et le coût assumé par la collectivité « On dépense des milliards d’euros d’argent public pour subventionner un système agricole qui génère des externalités qui elles aussi coûtent des milliards d’euros en dépenses de santé, en perte de biodiversité, en dépollution de l’eau potable. On continue de marcher sur la tête et il semble qu’aucun chiffre, aussi alarmiste soit-il, ne fasse réagir les autorités » se désole Sylvie Corpart, secrétaire nationale environnement à la FNAB. Le plan ambition Bio 2022 n’est pas doté de moyens pour atteindre les objectifs fixés. « Pour atteindre 15% de bio en 2022 il faudrait convertir deux fois plus de surfaces par an que ce que nous sommes capables de faire aujourd’hui. Pourtant le soutien à l’accompagnement à la conversion ne se développe pas, la volonté politique n’est toujours pas au rendez-vous » poursuit Guillaume Riou. Les moyens d’Ecophyto doivent aujourd’hui être mis pour continuer à faire progresser les pratiques agronomiques en agriculture biologique et lever les freins techniques pour amener le plus grand nombre à sauter le pas de la conversion biologique et à se libérer des intrants.
Pour FNE, l’usage des pesticides qui a augmenté de 25% en France est insensé


Océans, climat : même combat
Alerte rouge sur la planète bleue !
Des dérèglements climatiques à la pollution au plastique, en passant par l’exploration minière en eaux profondes et la surpêche… Les océans sont en proie à des menaces de plus en plus nombreuses. Greenpeace nous invite a interpeller les responsables politiques en signant la pétition « Protégeons les océans » qui a rassemblé près de 2.500.000 signatures !
Zéro déchet au bureau : un guide pratique de Zero Waste France pour réduire voire éviter totalement la production de déchets au bureau

Sommaire
12 propositions pour réduire les déchets de bureau – Les chiffres des déchets au bureau – Les enjeux de la gestion des déchets pour l’entreprise – Initier la démarche grâce au guide Zéro déchet au bureau – Les chiffres des déchets au bureau En amont : – Je mets en place une démarche inclusive – Je fais un bilan préalable Au quotidien : – J’imprime raisonnablement – Je réduis ma consommation de fournitures Lors des moments clés de la vie au bureau : – Pour la pause café / déjeuner, je passe au réutilisable – J’organise des séminaires zéro déchet – Je valorise mes biodéchets – À la pause cigarette, je réduis les pollutions Dans les services de l’entreprise : – Je privilégie le marché de l’occasion et le réemploi – J’améliore la durée de vie de mon matériel – Je choisis bien mon prestataire de ménage De manière générale : – J’optimise le système de tri – Je sensibilise aux bons gestes Des pratiques éco-responsables globales Aspects réglementaires L’engagement de Zero Waste France Faites entendre votre voix Pour aller plus loin Zéro déchet au bureau : un guide pratique de Zero Waste France pour réduire voire éviter totalement la production de déchets au bureau Source : – www.zerowastefrance.org
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Énergies durables : retour sur le dernier colloque et sur la plateforme ENR durables d’ORÉE
En parallèle du colloque, ORÉE a interviewé intervenants et participants sur le sujet des énergies durables. Des experts de BirdLife International, la LPO, l’Agence Française pour la Biodiversité, l’Union des Parcs naturels régionaux, l’Union des Conservateurs d’Aquarium et du MTES se sont exprimés face à notre caméra sur l’importance de la prise en compte de la biodiversité dans les projets d’énergie renouvelables. Ces interviews riches en enseignements sont désormais en ligne et nous vous invitons à les visionner.
BirdLife International
LPO
Agence Française pour la Biodiversité
Union des Parcs naturels régionaux
Union des Conservateurs d’Aquarium
MTES
Plateforme ENR durables d’ORÉE
En clôture de ce colloque ORÉE a lancé sa plateforme ENR durables. Cette plateforme a pour but d’accompagner les acteurs et territoires dans leurs projets d’énergies renouvelables afin qu’ils intègrent la biodiversité et que ces projets soient durables.
Le site internet permet de suivre la rapidité d’évolution de la réglementation autour des énergies renouvelables, des innovations technologiques et des savoirs en matière d’enjeux et de solutions.

Initiatives de prise en compte de la biodiversité par les entreprises aux niveaux mondial, européen et national
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Réchauffement climatique : Découvrez la 1ère vidéo qui rend le rapport du GIEC accessible à tous !
On se plaint souvent que les gens n’ont pas conscience de la situation. Que tant qu’ils n’en auront pas conscience ils n’auront pas la volonté de mettre en place les changements nécessaires à notre survie.Le motion design est utilisé dans tous les secteurs pour communiquer. C’est bien pour une raison: il est très efficace pour faire passer un message. C’est donc par le motion design que Citoyens Pour Le Climat met en lumière ce rapport du GIEC publié en 2018, dans lequel les scientifiques du monde entier nous alertent sur les causes et les conséquences du réchauffement climatique.
Vidéo
Vidéo GIEC. Le rapport du GIEC 2018 décrypté par CPLC : Un monde à 2°C de réchauffement. Cette vidéo réalisée par CPLC décrypte et synthétise le rapport du GIEC 2018. Elle résume le travail de quelques milliers de scientifiques à travers le monde, qui avaient eux même évalué et synthétisé 9200 études scientifiques, afin de comprendre les causes du réchauffement climatique, d’en cerner les conséquences, et d’envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation, à l’échelle de la planète. – Erratum à 0:46 La part des énergies carbonées atteint 90% (81% de ressources fossiles (pétrole, charbon, gaz) et 9% de biomasse, le plus souvent gérée de manière non durable). Source: https://www.iea.org/data-and-statistics Publié fin novembre sur les réseaux sociaux, cette vidéo a déjà fait plus de 50 000 vues ! Preuve que les gens veulent savoir ! Alors que faire ? Informer, encore et encore. Expliquer de manière accessible où nous en sommes, et quelles sont nos options. C’est ce que fait Citoyens pour le Climat avec cette vidéo. Imaginez le public que nous allons toucher si vous la relayez ! Nous avons tous travaillé bénévolement sur ce film. Parce que nous sommes convaincus de son importance. Il n’a qu’un but: être vu par le plus de monde possible. Vous pouvez le diffuser, le relayer, ou simplement en parler !Présentation de l’équipe : – Gestion de projet et Scénario : Elise Chabert, Paul Bouton, Sébastien Lane. – Suivi scientifique : Aline Aurias, Paul Bouton, Daniel Suchet, Sebastien Petillon, Mathieu Stefani, David Wilgenbus. – DA, graphisme et animation : Studio Hyphen ; 3D: Willy Le Bleis – Son : Clovis Tisserand Voix off : Juliette Aver – Aide technique : Georges Riet
Partagez la vidéo sur les réseaux sociaux
– facebook: https://www.facebook.com/804702213216638/posts/1056207058066151/ – instagram: https://www.instagram.com/p/B5arWl7C_Br/?igshid=7wcelzovv4qy – twitter: https://twitter.com/CPLCFrance/status/1203683978944880640?s=20Pour aller plus loin
– Les Rapports du GIEC – Site de CPLC : https://citoyenspourleclimat.org/ – Kiosque des sciences (CPLC) Comprendre le GIEC Énergies : – « L’énergie durable, pas que du vent » de David Mackay : http://www.amides.fr/ – Exemple de scénario de transition : I4CE – Travaux de RTE sur le mix électrique – État de l’énergie et des émissions en France Biodiversité : – Rapport IPBES sur la biodiversité (anglais) – Résumé en français du rapport de l’IPBES – Élévation du niveau des mers Action citoyenne – Convention citoyenne pour le climatCItoyens pour le cilmat
CPLC est né après la 1e marche pour le climat du 8 octobre 2018, et du mouvement « il est encore temps » qui en a découlé. Plus de 80 000 personnes se mobilisent autour d’un fonctionnement citoyen non partisan, non violent, avec un fort ancrage local. Notre collectif s’appuie sur le consensus scientifique pour diffuser une information fiable sur le réchauffement climatique et la disparition de la biodiversité. Il met en place de nombreuses actions de sensibilisation et d’information (traductions et vulgarisations des rapports du GIEC, kiosque des sciences, guide pour les enseignants avec Little citizens for Planet …), et produit des “kits” et outils d’information qu’il met à disposition gratuitement sur internet. Il co-organise les marches pour le climat, et développe du lobbying citoyen auprès des maires, députés, ministres… Notre organisation est horizontale, nous sommes reconnus par les institutions (mairie de Paris, Ministère des affaires étrangères, ONG internationales, députés..) et nous avons un fort ancrage scientifique. Valérie Masson-Delmotte, notre marraine est co-présidente du 1e groupe de travail du GIEC. Le collectif vise toute sorte de public. Du climato-sceptique au militant engagé. Nous sommes convaincu que discuter à partir de connaissances scientifiques solides permet de faire évoluer les consciences.Documents joints
Eaux de Marseille Environnement gère et tri les déchets de la région marseillaise
Le Groupe Eaux de Marseille
Le rôle du Groupe Eaux de Marseille est au service des territoires de : – préserver et sécuriser la ressource en eau, – distribuer l’eau et entretenir le réseau – produire l’eau potable – collecter et épurer les eaux usées – valoriser les boues d’épuration Les 17 sociétés du Groupe contribuent à la préservation de l’environnement à travers les marchés que lui confient de nombreuses collectivités et entreprises dans le domaine de l’eau & de l’assainissement, d’où le nom du Groupe EAUX DE MARSEILLE. Au fil du temps, le Groupe a progressivement étendu son activité aux métiers complémentaires des services respectueux de l’environnement : – la propreté urbaine et gestion des déchets solides et liquides, avec EAUX DE MARSEILLE ENVIRONNEMENT – les services informatiques et solutions digitales pour les collectivités avec SOMEI – le déploiement de solutions électrique pour l’éclairage public et la maîtrise de l’énergie, avec ECOTEC – les travaux publics avec BRONZO TP En Provence comme dans les pays du bassin méditerranéen, avec Eaux de Marseille Maroc et la Someden en Tunisie.Le pôle Environnement du Groupe Eaux de Marseille
Sur le principe même, la gestion et le tri des déchets, dans le respect de l’environnement et avec une perspective de développement durable, sont essentiels pour préserver la ressource en eau potable d’un territoire. C’est pourquoi Eaux de Marseille Environnement, au travers de ses 5 filiales spécialisées – Silim, Bronzo, Bondil, SPGS et Transports et Entretien Phocéens – est engagé depuis 30 ans dans une démarche permanente d’amélioration du cadre de vie, au sein du pôle environnement du Groupe des Eaux de Marseille.Eaux de Marseille Environnement en quelques chiffres : – Près de 700 collaborateurs, – 70 millions d’euros de chiffre d’affaires, – 800 entreprises (industrie et services) et institutionnels clients – 600 engins et véhicules lourds. – 92 communes concernées – 20 bases d’exploitation et agences – 3 centres et plate-formes de tri, – 1 centre d’enfouissement de déchets inertes
Plaquette de présentation
Plaquette de présentation Eaux de Marseille Environnement – Télécharger la plaquette de présentation des Eaux de Marseille EnvironnementCollecte des déchets pour les collectivités

L’entretien des réseaux et espaces publics
L’accompagnement des collectivités à Marseille et sa région couvre naturellement aussi l’entretien des espaces publics, qu’il s’agisse : • du nettoyage de la voirie : balayage, lavage et collecte des déchets dans les rues, sur les trottoirs ou encore dans les zones piétonnes • de l’entretien des réseaux publics d’assainissement : pompage et débouchage des réseaux d’eaux usées ou pluviales, vidange des fosses septiques, nettoyage et stérilisation des réservoirs d’eaux… En collaboration avec les collectivités partenaires, des éco-ambassadeurs d’Eaux de Marseille Environnement viennent à la rencontre des habitants dans le but de les sensibiliser aux enjeux et bons gestes à adopter concernant le tri sélectif des déchets.La gestion des déchets ménagers

Un déchet ménager est un déchet issu de la vie quotidienne des ménages, collectivités ou commerçants. C’est un déchet qu’un individu va produire tout au long de sa vie, sur son lieu d’habitation ou de travail, sans caractère dangereux pour l’homme ou l’environnement.Classification des déchets ménagers Les déchets ménagers sont classés dans 3 catégories bien distinctes :
- les ordures ménagères, comme par exemple les restes alimentaires non compostables ou les emballages non recyclables
- les déchets secs recyclables qui comprennent les journaux, papiers, cartons, magazines, verre, emballages en plastique …
- les déchets dits humides ou compostables, comme les déchets alimentaires, végétaux, bois …

- La collecte des ordures ménagères
- La collecte sélective par la mise en place de bacs de tri, individuels ou collectifs, du papier, verre, plastique, carton, de l’acier, l’aluminium, les briques alimentaires…
- La gestion des centres de tri et déchèteries pour valoriser et recycler les déchets amenés sur place.
- La propreté urbaine (nettoyage, balayage des voies urbaines…)
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Le Cannabis CBD est-il légal ? Que dit la Loi ?
Le Cannabis, c’est aussi du chanvre
Selon Wikipédia Le Cannabis c’est une variété de Chanvre cultivé, subdivisée en plusieurs sous-espèces, généralement sativa, indica et ruderalis. Les plantes riches en fibres et pauvres en Tétrahydrocannabinol (THC) donnent le « chanvre agricole » qui pousse dans les pays tempérés, exploité pour ses nombreux sous-produits (fibres, graines…) aux usages industriels très variés (vêtements, cosmétiques, isolation, …) , tandis que le « chanvre indien », qui pousse en climat équatorial, est au contraire très riche en résine et exploité surtout pour ses propriétés médicales et psychotropes.
Qu’est ce que le Cannabis CBD
Le Cannabis est composé de plus de 100 agents psychoactifs classifiés, et ce n’est peut-être qu’un début car il se pourrait bien, selon certaines sources, qu’il en reste encore au moins autant à identifier. Parmi ces molécules, citons 2 des plus connues : le THC et le CBD qui à eux seuls déterminent en grande partie l’effet ressenti d’une consommation de Cannabis. C’est une des raisons qui expliquent l’affichage systématique de leur niveau de concentration.
Cannabis CBDQuels sont les effets du Cannabis CBD ?
Le CBD n’a pas d’effet psychotrope et n’a aucun intérêt pour un usage à des fins dites récréatives. Cette molécule agit sur le système dopaminergique et induit une relaxation musculaire. Les effets connus sont une sensation de fatigue ou de lourdeur au niveau des muscles, l’envie de dormir, un léger ralentissement du rythme cardiaque et un sentiment de relaxation ou de sérénité.
Le CBD a également de nombreuses applications médicales avec des effets avérés obtenus dans certains cas d’épilepsie ou de sclérose en plaque, mais aussi des applications dans certains cas de maladie inflammatoires, de douleurs chroniques ou de problèmes d’insomnie.
– Plus d’infos sur le E liquide CBD en cliquant ici
– En savoir plus et consulter le dossier de l’AFP publié par Sciences et Avenir sur le thème « santé et vapotage ».
Attention : la consommation de Cannabis CBD doit toujours être précédée par l’avis de votre médecin traitant.
Que dit la Loi sur le Cannabis sans THC ?
La législation Française ni aucune autre n’interdit la vente et le transport de Cannabis CBD : – En Suisse, les autorités acceptent la production et la vente de cannabis concentrant moins de 1 % de THC. – En France, la loi impose une absence totale de THC avec une limite fixée à 0,2 % et à 0,3 % pour l’Europe.Ce qu’il faut retenir de la Loi sur le Cannabis selon le site du Gouvernement : -1 Les variétés de chanvre autorisées à des fins industrielles et commerciales sont réglementées et inscrites dans le Code de la santé publique ; -2 L’utilisation et la commercialisation de fleurs ou feuilles de chanvre, ou de produits obtenus à partir de ces parties de la plante, ne sont pas autorisées, quelle que soit la variété ; -3 Les e-liquides et autre produits à base de CBD sont interdits s’ils contiennent du THC quel que soit la quantité et s’ils ne sont pas obtenus à partir de variétés et de partie de plantes autorisées; -4 Aucune vertu thérapeutique ne peut être revendiquée notamment par les fabricants, vendeurs de produits contenant du CBD. -5 Toutes les publicités portant allégations de vertus thérapeutiques sont interdites (à l’exception des médicaments bénéficiant d’une AMM). – Source : Cannabidiol (CBD) le point sur la législation
Dossier MILDECA « l’essentiel sur… les jeunes et le cannabis »

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Loi Anti gaspillage : adoption au Sénat et l’Assemblée Nationale des Amendements Réseau Vrac
Le 13 décembre 2019, en Séance Publique, l’Assemblée Nationale a débattu sur les Amendements Réseau Vrac, dans le cadre du projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire. Les Amendements Réseau Vrac ont été adoptés, avec le soutien du Gouvernement.
Après une première victoire devant le Sénat, c’est donc maintenant l’Assemblée Nationale qui consacre l’entrée de la vente en vrac dans le Droit Français.
Afin de convaincre les pouvoirs publics, Réseau Vrac a principalement insisté et expliqué à ses interlocuteurs parlementaires, la nécessité de :
– la réduction du gaspillage alimentaire par l’achat de la juste quantité
– la réduction à la source des déchets d’emballages jetables par la réutilisation des contenants
Grâce aux efforts de l’association Réseau Vrac, de multiples démarches et entretiens au Parlement ainsi qu’au Ministère de la transition écologique et solidaire, le projet de loi comporte désormais, et pour la première fois dans notre pays et dans le monde, une définition de la vente en vrac (article 5 Bis B) fondée sur la juste quantité, le libre-service (ou non), l’absence d’emballage jetable entourant le produit et le contenant réutilisable du consommateur.
Pour Célia Rennesson, Directrice générale de Réseau Vrac : « L’importance d’une définition légale de la vente en vrac était fondamentale pour cadrer les pratiques des professionnels. Cette étape permettra de modifier en profondeur les modes de consommation et ancrer le modèle vrac comme une véritable alternative au modèle du préemballé. »
Tous les produits doivent pouvoir être vendus en vrac
L’entrée de la définition de la vente en vrac dans notre Droit permet de lui offrir un cadre clair et de répondre au besoin de sécurité des commerçants et des consommateurs.
Désormais, les recommandations de l’association Réseau Vrac en termes d’hygiène et d’information du consommateur (étiquetage et affichages) s’appliqueront erga omnes (à l’égard de tous).
Cette définition pose le principe que tous les produits doivent pouvoir être vendus en vrac, sauf exceptions dûment justifiées par des raisons de santé publique.
Ainsi le consommateur aura le droit d’acheter en vrac des produits sous SIQO (AOP, IGP, etc.), et cela même pour les vins et les alcools. Imaginez dans vos rayons, ces produits Français de qualité pouvoir afficher fièrement leurs logos sur les bacs et les silos ! C’est l’article 5 Bis C.
Réseau Vrac tient à rappeler que cet amendement pour une définition de la vente en vrac n’avait pas été adopté par le Sénat. Réseau Vrac a dû expliquer à la Rapporteure du projet de Loi et à Madame la Ministre, lors de plusieurs auditions à l’Assemblée Nationale et au Ministère, l’importance de l’essor de notre filière afin d’obtenir une reconnaissance juridique et légale du vrac.
La définition de la vente en vrac est suivie par une disposition qui entérine le droit du consommateur d’être servi dans son contenant réutilisable et que celui-ci devient, sous réserve d’une information claire, responsable notamment de la propreté de son contenant.
Des obligations pour les magasins de plus de 400 m2
Enfin, le projet de Loi adopté par l’Assemblée Nationale impose aux commerces de vente au détail disposant d’une surface de vente supérieure à 400 mètres carrés de s’assurer que des contenants réutilisables propres, se substituant aux emballages à usage unique, sont mis à la disposition du consommateur final, à titre gratuit ou onéreux, dans le cadre de la vente de produits présentés non-préemballés. C’est une proposition d’amendement commune à Zéro Waste et à Réseau Vrac qui a également été adoptée (article 5 Bis BA).
Réseau Vrac
Réseau Vrac est l’association interprofessionnelle dédiée à la promotion de la vente en vrac. Réseau Vrac structure et accélère le développement de ce nouveau marché pour donner accès à une consommation durable et responsable. Réseau Vrac représente plus de 1300 professionnels de la filière distributeurs, producteurs, fournisseurs et porteurs de projet en France et dans le monde.
Réseau Vrac est une Association à but non lucratif de droit français régie par la loi du 1er juillet 1901
– Siège administratif : Maison des Associations du 18ème, boite n°74, 75018 Paris
– Bureaux : 5 rue Gabriel Laumain, 75010 Paris
– Email : contact@reseauvrac.org
– Twitter & Facebook : @reseauvrac
La filiere laitière s’engage à l’échelle européenne pour un avenir plus durable

Une prise de conscience climatique globale mais des comportements qui varient en fonction des pays
Si les citoyens des six pays questionnés perçoivent le changement climatique, démontrant une prise de conscience à l’échelle Européenne, le degré d’inquiétude varie en fonction des territoires. Les Irlandais sont les plus soucieux face à ce bouleversement climatique, 71% d’entre eux se disent inquiets de la situation. Les Français et les Danois sont aussi concernés par le changement climatique à 65 et 64 %. On remarque que plus les citoyens sont au fait du changement climatique, plus ils s’inquiètent de la situation. Les trois pays les plus concernés par le bouleversement environnemental sont aussi ceux qui s’en soucient le plus (l’Irlande, la France et le Danemark). Malgré quelques disparités, la majorité des pays interrogés sont enclins à agir pour ralentir le changement climatique. D’ailleurs, trois gestes ont été adoptés par les six territoires : le recyclage des déchets, la réduction du gaspillage alimentaire et la réduction d’utilisation d’emballages plastiques. Des bonnes habitudes attestant encore une fois d’une prise de conscience collective à agir chacun à son échelle.Une filière appréhendée comme utile à la construction d’un avenir plus durable
La protection de l’environnement et le changement climatique sont deux thèmes pris à cœur par les européens. Si les citoyens interrogés peuvent être critiques sur certains acteurs quant à leur capacité à protéger l’environnement, ils ont plutôt confiance en la filière laitière. Les Pays-Bas, le Danemark, la France, l’Irlande et l’Irlande du Nord, sont majoritairement d’accord sur l’importance du rôle qu’a à jouer la filière laitière dans la création d’un avenir plus durable, à l’exception de la Belgique qui est neutre. A l’heure où les prises de conscience écologiques peuvent parfois encourager les citoyens à réduire leur consommation de produits alimentaires d’origine animale, les européens sont globalement convaincus que la filière laitière a un rôle à jouer dans la protection de l’environnement. Ils sont entre 34 et 44% à croire au pouvoir de la filière laitière à nourrir le monde et de manière plus durable. La protection des ressources naturelles n’est pas le seul paramètre sur lequel la filière laitière influe selon les européens sondés. Par l’utilisation de ces ressources naturelles ; la culture des céréales, l’eau, les sols pour produire le lait et les produits laitiers ; la filière contribue aussi à leur protection et au maintien de tout un écosystème : la faune et la flore formant le paysage agricole. 39% des Français, 31% des Irlandais, 29% des Irlandais du Nord et 28% des Danois prêtent un rôle de protection des ressources naturelles à la filière.Les solutions et initiatives mises en place par les filières européennes pour contribuer à un futur plus responsable
Cette prise de conscience collective des filières laitières au niveau européen se constate au quotidien par la mise en place d’outils de monitoring et de pilotage, destinés à accompagner les éleveurs laitiers vers une production plus raisonnée et responsable. Grâce à ces outils, adaptés aux spécificités de chaque territoire et progressivement adoptés par les acteurs de la filière, des premiers résultats ont été constatés illustrant un fort engagement pour une transition écologique au sein du secteur agricole laitier. La Belgique a mis en place un outil de monitoring qui comprend 35 indicateurs différents, regroupés en 7 thèmes qui sont : le bien-être, l’énergie, la biodiversité, l’alimentation animale, l’eau/le sol et le social. Grâce à cet outil, 1⁄4 des éleveurs belges ont déjà intégré des mesures supplémentaires pour améliorer la biodiversité de leurs exploitations. Les éleveurs laitiers danois ont à leur disposition un outil d’évaluation de la «durabilité» comprenant 15 indicateurs regroupés en 3 thèmes : économie, social et environnement. Les éleveurs sont ainsi incités à utiliser le plus possible le pâturage et depuis, 96% des vaches au Danemark sont au pâturage. L’Irlande du Nord a conçu plusieurs outils de pilotage à destination des éleveurs, regroupés en thèmes : carbone, alimentation animale, énergie et eau. Les excédents de phosphore sont particulièrement visés et il faut les limiter. Ces outils de pilotage ont permis de réduire de 26% le CO2eq/l de lait en dix ans. L’Irlande a quant à elle construit un schéma global concentré sur la «durabilité » permettant de mesurer les performances des acteurs du secteur. Plusieurs thèmes y sont intégrés dont : l’économie, l’eau, le sol, les pesticides, l’énergie, la biodiversité et le social, provo- quant ainsi une baisse de la teneur en phosphore dans les sols de 66% dans les échantillons examinés. Les Pays-Bas ne sont pas en reste et ont quant à eux mis en place un outil d’évaluation utilisant des indicateurs sur les thèmes du climat, de la biodiversité et de l’énergie pour l’ensemble des exploitations hollandaises. Sur le terrain, cela se traduit concrètement par l’installation de panneaux solaires, d’éoliennes et de récupérateurs de chaleur du lait afin de transformer ces fermes en exploitations laitières neutres en énergie. A ce jour, 1⁄4 des exploitations sont dotées de panneaux solaires et 62% d’un récupérateur de chaleur. Enfin, dans le cadre du projet Ferme Laitière Bas Carbone, la France a développé un outil de diagnostic environnemental nommé CAP’2ER® qui encourage à réduire les émissions de gaz à effet de serre de la filière. 9000 éleveurs sont d’ores et déjà engagés dans cette démarche. Aujourd’hui, deux objectifs sont posés : impliquer un éleveur sur deux d’ici à 5 ans et la totalité d’ici à 10 ans. Les citoyens européens de ces 6 pays sont globalement conscients du changement climatique et la majorité d’entre eux œuvrent déjà à la création d’un avenir plus durable de par leurs actions. La filière laitière, à l’image des citoyens, considère aussi les questions environnementales et ne cesse d’améliorer son fonctionnement afin de réduire son impact écologique. Plutôt que de subir ce bouleversement climatique, la filière laitière, à l’échelle européenne, fait face à cette mutation et s’aligne avec les citoyens en œuvrant activement à la construction d’un avenir commun plus durable.Infographie
La filiere laitière s’engage à l’échelle européenne pour un avenir plus durable – Télécharger l’infographieÀ propos du Cniel
La filière laitière française est une filière d’exception caractérisée par sa grande diversité et son exigence en termes de qualité. Le Cniel est l’interprofession où se partagent les diagnostics et se construisent les actions collectives, dans l’intérêt de tous les acteurs. Les professionnels de la filière laitière française y bâtissent ensemble des référentiels communs notamment autour de l’économie laitière et la qualité du lait. Le Cniel élabore une expertise scientifique (veilles, programmes de recherche…) qui permet de renforcer la compétitivité des acteurs de la filière, de défendre l’image du lait et des produits laitiers et de mettre en avant les atouts de la filière, afin de développer la demande en France comme à l’export.
