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3 recettes de cosmétiques à faire soi-même à la maison

Crème hydratante, gel douche, shampoing, déodorant, dentifrice… Nous utilisons de très nombreux produits dits cosmétiques dans notre salle de bain. Ces produits deviennent autant de déchets en fin de vie et, parfois même pour certains, peuvent s’avérer néfastes pour notre santé ! Qu’ils contiennent des sulfates, des sels d’aluminium, du paraben, triclosan ou autres substances extrêmement préoccupantes … En effet, nombreux sont les composants susceptibles d’être dangereux qui sont utilisés en toute légalité par de nombreuses marques de cosmétiques. Réduire le nombre de ses produits et donc de ses déchets permet à la fois de faire des économies mais aussi de préserver notre santé et la planète ! Nous avons choisi 3 recettes de cosmétiques faciles et peu coûteuses à faire soi-même à la maison. Vous en trouverez d’innombrables autres en cherchant sur internet …

Avantages de faire ses cosmétiques maison

Faire ses propres produits cosmétiques a plusieurs avantages : – Tout d’abord c’est le meilleur moyen de connaitre les ingrédients que l’on va s’appliquer sur le corps. – Ensuite, c’est une démarche qui s’avère souvent plus économique car les produits faits à la maison sont moins chers que ceux achetés dans le commerce. – Enfin c’est aussi un moyen de s’inscrire dans une démarche zéro déchet en refusant les produits emballés et vendus dans des contenants non recyclables. Il y a cependant quelques précautions à prendre. Pour faire soi-même ses propres cosmétiques il est aussi important de respecter certaines règles : – 1. Choisir des contenants et ustensiles propres voire désinfectés, pour ne pas propager de germes ou bactéries. – 2. Se laver soigneusement les mains ainsi que le plan de travail utilisé pour fabriquer vos produits de soin. – 3. Faire un test sur la peau, par exemple avec les huiles essentielles bio ou végétales, pour éviter toute réaction allergique de votre peau. Attention, les huiles essentielles ne conviennent pas aux femmes enceintes. – 4. Respecter précisément les dosages indiqués, afin de ne pas vous retrouver avec un produit très différent ! – 5. Attention aux délais de conservation des produits naturels sans conservateur chimique ! Les conserver au frais (éventuellement au réfrigérateur), à l’abri de la lumière et de l’humidité.

Shampoing à faire soi-même à la maison

Shampoing à faire soi-même à la maison
Shampoing à faire soi-même à la maison
Fabriquer son Shampoing pour cheveux secs : Ingrédients :
  • 1 cuillère à soupe de savon de Marseille râpé
  • 1 cuillère à café d’huile d’argan
  • 1 cuillère à café de miel
  • 1 petite tasse à café d’eau bouillante
  • 2 gouttes d’huile essentielle au choix
Préparation : Faire fondre au bain-marie le savon de Marseille. Mélanger le tout puis ajouter petit à petit l’eau bouillante. S’appliquer le mélange sur les cheveux. Masser et bien rincer.

Déodorant naturel à faire soi-même

Déodorant naturel à faire soi-même
Déodorant naturel à faire soi-même
Les déodorants vendus dans le commerce intègrent de nombreux produits chimiques et parfois même certains perturbateurs endocriniens. Le déodorant fait maison a vocation a être plus sain et très simple à faire ! Les ingrédients :
  • 20 grammes d’huile de coco
  • 16 grammes de bicarbonate (pour ses vertus antibactériennes)
  • 10 grammes de fécule de maïs
  • 8 gouttes d’huile essentielle de lavande
  • 4 grammes de cire végétale
Préparation : Faire fondre la cire, l’huile de coco, le bicarbonate de soude et le fécule de maïs dans un récipient au bain-marie. Ajouter ensuite les huiles essentielles et remuer. Verser dans un récipient qui permettra de démouler ensuite très facilement. Puis placer le tout au frigo quelques heures.

Dentifrice maison

Dentifrice maison
Dentifrice maison
Rares sont ceux qui osent faire leur propre dentifrice, peut-être par peur de ne pas aimer le goût ou la texture. C’est pourtant un produit cosmétique très facile à réaliser. Les ingrédients :
  • 4 cuillères à soupe d’argile blanche ;
  • 1 cuillère à soupe de bicarbonate de soude ;
  • 2 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée.
Préparation : Mélanger l’argile et le bicarbonate de soude puis ajouter l’huile essentielle. Et c’est prêt ! Pour aller plus loin, voici un guide gratuit à télécharger sur 30 objets du quotidien en version zéro déchet : pour économiser et limiter votre impact sur l’environnement tout en douceur

 

Vers une nouvelle forme de cohabitation entre les humains et l’ensemble des vivants non-humains

Quels liens entre érosion de la biodiversité et émergence de zoonoses et risques de pandémies ? Comment refonder les interactions entre les populations humaines et la biodiversité ? Quels leviers d’action pour les décideurs ? Vers une nouvelle cohabitation entre les humains et l’ensemble des non-humains ? Autant de questions sur lesquelles la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) et son Conseil scientifique ont souhaité apporter leurs regards. Ils souhaitent ainsi rappeler que la recherche sur la biodiversité est plus que jamais nécessaire et appeler les décideurs à mieux intégrer la biodiversité dans les stratégies sanitaires, économiques et d’aménagement du territoires attendus dans la période post-crise.

Gouverner la transition écologique : démocratie ou autoritarisme

La nouvelle Note de La Fabrique Ecologique « Gouverner la transition écologique: démocratie ou autoritarisme » issue du groupe de travail présidé par Eric Vidalenc est désormais disponible en ligne.
Alors que la démocratie, telle qu’elle se matérialise aujourd’hui, traverse une crise de légitimité importante, certains voient dans le réchauffement climatique un nouveau facteur de déstabilisation de ce régime. Ce discours, récurrent dans les médias, affirme qu’une « dictature » ou qu’un régime autoritaire serait plus à même de répondre aux enjeux de transformation sociétaux. C’est en revenant à une définition exhaustive de la démocratie comme principe mais aussi comme processus politique, que cette note entend déconstruire ces propos et alimenter le débat autour de l’opportunité réciproque que représente un renforcement démocratique par et pour la transition écologique.

Mauritanie : Bouamatou débloque un milliard d’ouguiya contre le Covid-19

En Afrique, les hommes d’affaires se mobilisent face à la crise du Covid-19. Comme le Nigérian Aliko Dangote ou l’Anglo-soudanais Mo Ibrahim, Mohamed Bouamatou répond à l’appel de son pays et du continent contre cette pandémie, qui a déjà fait 20.000 morts dans le monde. Le philanthrope mauritanien a annoncé une aide d’un milliard d’ouguiya, soit un peu plus de trois millions de dollars US.

Le gouvernement créé un fonds ouvert aux contributions volontaires

Tout juste rentré d’un exil de dix ans, Mohamed Bouamatou a répondu présent à l’appel de son pays qui affronte la crise du coronavirus. Le chef de l’Etat mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, avait annoncé la création d’un fonds national de solidarité sociale pour lutter contre la pandémie et ses conséquences. « Ce fonds déjà doté de près de 60 millions USD sur ressources publiques est ouvert aux contributions volontaires », a précisé Ghazouani dans un message à la Nation.

C’est dans ce cadre que Mohamed Bouamatou a débloqué une aide financière d’un milliard d’ouguiya, soit un peu plus de trois millions de dollars US. Cet argent, qui provient des fonds illégalement saisis par l’ancien président Mohamed Abdel Aziz, a été mis à la disposition du gouvernement mauritanien. Il servira à financer de nombreuses actions dont l’acquisition de médicaments, l’appui à 30.000 familles pauvres, la prise en charge par l’Etat des taxes douanières ou encore le soutien aux importations de blé, d’huile, de lait en poudre, de légumes et de fruits.

« Donnez aux hôpitaux, aux soignants, à la recherche, aux ministères de la Santé »

Mohamed Ould Bouamatou a également appelé les patrons d’Afrique à sauver le continent, qui risque de connaitre le pire scenario que craint l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « En tant que philanthrope, je me permets d’appeler toutes les élites africaines, tous les hommes d’affaires du continent, toutes les entreprises saines, toutes les multinationales actuellement en Afrique, à prendre conscience de cette urgence sanitaire et à participer activement à la lutte contre le virus. Donnez aux hôpitaux, aux soignants, à la recherche, aux ministères de la Santé », a lancé, dans une tribune, le président de la Fondation pour l’Egalité des Chances en Afrique.

En Mauritanie, d’autres hommes d’affaires ont eux aussi annoncé des dons importants en solo comme Mohamed Ould Nougueid, qui dirige le groupe éponyme Abdallahi Ould Nougueid (AON) actif dans le secteur bancaire, la pêche, l’import et le BTP. Il a versé un milliard d’ouguiya tout comme l’Union nationale du patronat de Mauritanie (UPNM) dirigée par Zine El Abidine.

Un premier décès du Covid-19 en Mauritanie

En Afrique, la Banque mondiale a déjà annoncé, début mars, un plan d’urgence de 12 milliards de dollars pour aider les pays africains qui en ont besoin à « prendre des mesures efficaces » contre la pandémie. Pour sa part, le Fonds Monétaire International (FMI) a promis cinquante milliards de dollars.

Lundi matin, la Mauritanie enregistrait au total 5 cas confirmés de coronavirus, dont 2 guérisons et un décès. Il s’agit d’une femme mauritanienne de retour de France le 16 mars.Lundi matin, la Mauritanie enregistrait au total 5 cas confirmés de coronavirus, dont 2 guérisons et un décès. Il s’agit d’une femme mauritanienne de retour de France le 16 mars.

250 ONG donnent l’alerte pour poser des conditions au sauvetage du secteur aérien

250 ONG SONNENT L’ALERTE SUR LE SAUVETAGE DES COMPAGNIES AERIENNES Alors que le Gouvernement français vient d’annoncer ses premières mesures de soutien aux compagnies aériennes, la société civile se mobilise internationalement pour poser des conditions au sauvetage du secteur. Depuis deux semaines, les compagnies aériennes, qui ont vu leur activité réduite de 70 à 90 % depuis le début de l’épidémie de coronavirus, multiplient les appels pour obtenir un soutien financier des gouvernements. Plusieurs États ont déjà pris des mesures de soutien au secteur, comme les États-Unis qui ont annoncé fin mars un plan de 50 milliards de dollars destiné aux compagnies aériennes.
Taxons le kérosène
Taxons le kérosène
En France, le Gouvernement a décidé mercredi dernier de reporter le prélèvement de certaines taxes dues par les compagnies aériennes et d’étaler leur remboursement en 2021 et 2022, avec l’aval de Bruxelles. Une aide financière plus massive en soutien d’Air France-KLM est également envisagée.

Une mobilisation internationale des ONG environnementales

Face à ces plans de sauvetage, de très nombreuses ONG se mobilisent, considérant qu’en échange de ces sommes d’argent public octroyées en période difficile, les compagnies aériennes doivent accepter des réglementations plus strictes et payer leur juste part de taxes lorsque la crise sera passée. Une lettre ouverte adressée aux gouvernements, associée à une pétition internationale, est publiée ce lundi par plus de 250 ONG.
250 ONG donnent l'alerte  pour poser des conditions au sauvetage du secteur aérien
250 ONG donnent l’alerte pour poser des conditions au sauvetage du secteur aérien
En France, 7 organisations (le Réseau Action Climat, Greenpeace France, On est prêt, France Nature Environnement, Citoyens pour le Climat, I-boycott, Oui au train de nuit) avaient mutualisé leurs efforts dès 2019 en lançant la campagne Notre Choix, qui vise à mobiliser le grand public sur les enjeux environnementaux liées à l’aviation. D’autres ONG se mobilisent également contre les extensions d’aéroports (comme Extinction Rebellion ou les collectifs locaux, certains accompagnés par Superlocal et Notre Affaire à Tous) et pour l’abandon du recours à l’avion (comme Résistance climatique).
« Le Gouvernement doit exprimer clairement les conditions environnementales et sociales qu’il souhaite imposer en contrepartie de ces aides » commente Agathe Bounfour, Responsable Transports au Réseau Action Climat.

L’avion, le mode de transport le plus polluant

En effet, si les compagnies traversent une crise importante, le transport aérien a connu une croissance très forte ces dernières années. Cette croissance a notamment un impact très important sur le dérèglement climatique : l’aviation est responsable d’environ 5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (CO2 compris). Or, depuis l’émergence du “flygskam” (honte de l’avion) et une nouvelle prise de conscience du grand public, les réactions se font de plus en plus nombreuses face aux incohérences du secteur, comme les exemptions fiscales dont bénéficie l’industrie. Si les compagnies sont renflouées sans conditions, il y a fort à parier que la croissance du secteur reprenne dans quelques mois. Au contraire, les États sont maintenant dans une excellente position pour imposer des conditions au secteur et l’engager à réduire enfin ses émissions. Ce ne serait pas une première : en 2008, l’administration d’Obama avait profité du renflouement des constructeurs automobiles américains pour imposer de nouvelles normes fédérales. Pour Sarah Fayolle, chargée de campagne Transports à Greenpeace France, « le secteur des transports doit être transformé en profondeur, sans quoi la crise sanitaire risque d’être suivie d’une succession de crises écologiques. Au-delà des aides d’urgence qui doivent d’abord assurer la protection des travailleur-euses, il sera nécessaire de limiter les transports les plus polluants, comme l’avion, et de soutenir la création d’emplois autour de transports plus écologiques, tels que le train ».

Pétition internationale

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Documents joints

Rapport annuel Statistiques de capacité renouvelable 2020 de l’IRENA

Les énergies renouvelables représentent presque les trois quarts des ajouts de capacité en 2019 selon l’IRENA Le secteur augmente la capacité installée de 176 GW, 90 % de ces ajouts provenant de l’énergie solaire et éolienne En 2019, dans le monde, la capacité installée du secteur des énergies renouvelables est en hausse de 176 gigawatts (GW), soit légèrement moins que les 179 GW (corrigés) correspondant à 2018. Néanmoins, si l’on en croit les récentes données fournies par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), l’année dernière, les nouvelles énergies renouvelables représentaient 72 % des ajouts de capacité totaux. Rapport annuel Statistiques de capacité renouvelable 2020 de l’IRENALe rapport annuel Statistiques de capacité renouvelable 2020 de l’IRENA montre que les énergies renouvelables ont progressé de 7,6 % l’année dernière, et que cette croissance était dominée par l’Asie, qui a réalisé 54 % du total des nouvelles installations. Même si l’expansion des énergies renouvelables a été plus lente l’année dernière, leur croissance totale dépassait de 2,6 fois celle des combustibles fossiles. La domination des énergies renouvelables dans l’expansion de la capacité se poursuit donc, confirmant une fois de plus la tendance amorcée en 2012. En 2019, les énergies solaire et éolienne contribuaient à hauteur de 90 % à la capacité renouvelable totale. « L’énergie renouvelable est une source rentable de nouvelle énergie qui protège les marchés de l’électricité et les consommateurs de la volatilité, renforce la stabilité économique et stimule la croissance durable », souligne Francesco La Camera, directeur général de l’IRENA. « Les énergies renouvelables fournissent la plupart des ajouts de capacité l’année dernière, et de nombreux pays et régions reconnaissent clairement à quel point la transition énergétique peut apporter des résultats positifs. »
« Toutefois, même si la tendance est positive, il reste beaucoup à faire pour placer l’énergie mondiale sur la voie du développement durable et de la lutte contre le changement climatique, qui représentent tous deux des enjeux économiques considérables », poursuit M. La Camera. « Cette période difficile vient nous rappeler à quel point il est important de renforcer la résilience de nos économies. Dans cette décennie qui doit être celle de l’action, nous avons besoin de politiques favorables à l’augmentation des investissements et à l’accélération de l’adoption des énergies renouvelables. »
Les énergies renouvelables représentent au moins 70 % des nouvelles installations dans pratiquement toutes les régions en 2019, exception faite de l’Afrique et du Moyen-Orient, où leurs parts respectives sont de 52 % et 26 % des ajouts nets de capacité. Ces ajouts ont porté la part des énergies renouvelables dans l’ensemble de la capacité énergétique mondiale à 34,7 %, contre 33,3 % à la fin 2018. En 2019, l’expansion de la capacité non renouvelable a globalement suivi la tendance à long terme, avec une nette croissance en Afrique, au Moyen-Orient et en Afrique, et un net démantèlement en Europe et en Amérique du Nord. En 2019, l’énergie solaire représentait un ajout de 98 GW, dont 60 % en Asie. L’énergie éolienne apportait quant à elle 60 GW supplémentaires. En tête de cette croissance se trouvaient la Chine (26 GW) et les États-Unis (9 GW). Aujourd’hui, ces deux technologies produisent respectivement 623 GW et 586 GW, soit près de la moitié de la capacité renouvelable mondiale. L’hydroélectricité, la bioénergie, l’énergie géothermique et l’énergie marine ont quant à elles fait preuve d’une expansion modérée depuis l’année dernière, avec respectivement 12 GW, 6 GW, 700 MW et 500 MW. L’Asie était le siège de plus de la moitié des nouvelles installations, malgré une expansion à un rythme légèrement plus lent qu’en 2018. La croissance en Europe et en Amérique du Nord s’est accélérée depuis l’année dernière. L’Afrique a augmenté sa capacité renouvelable de 2 GW en 2019, soit la moitié des 4 GW qui avaient été installés en 2018. Principales tendances par technologie :
  • Hydroélectricité : la croissance a été anormalement faible en 2019, vraisemblablement due au fait que plusieurs grands projets ne sont pas arrivés à leur terme aux dates prévues. La Chine et le Brésil représentaient la plus grande partie des ajouts, à raison de plus de 4 GW chacun.
  • Énergie éolienne : ses résultats ont été particulièrement satisfaisants en 2019, avec une expansion de près de 60 GW. La Chine et les États-Unis ont confirmé leur domination, avec des ajouts respectifs de 26 GW et 9 GW.
  • Énergie solaire : l’Asie domine une fois de plus l’expansion de la capacité solaire mondiale, avec un ajout de 56 GW, malgré un rythme plus lent qu’en 2018. Parmi les pays où l’augmentation a été la plus forte se trouvent les États-Unis, l’Australie, l’Espagne, l’Ukraine et l’Allemagne.
  • Bioénergie : l’expansion de la capacité provenant de la bioénergie est restée modeste en 2019, la Chine représentant la moitié de toutes les nouvelles installations (+3,3 GW). L’Allemagne, l’Italie, le Japon et la Turquie ont également montré une certaine progression.
  • Énergie géothermique : sa capacité s’est accrue de 682 MW en 2019, soit légèrement plus qu’en 2018. Une fois de plus, la Turquie était en tête des ajouts avec 232 MW, suivie par l’Indonésie (+185 MW) et le Kenya (+160 MW).
  • Électricité hors réseau : sa capacité s’est accrue de 160 MW (+2 %) pour atteindre 8,6 GW en 2019. Cette même année, l’énergie solaire photovoltaïque et l’hydroélectricité hors réseau ont respectivement augmenté de 112 MW et 31 MW, contre seulement 17 MW pour la bioénergie.
Rapport annuel Statistiques de capacité renouvelable 2020 de l’IRENAConsulter le rapport complet Télécharger les principaux résultats
Capacité énergie solaire
Capacité énergie solaire

À propos de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA)

Logo IRENA
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L’IRENA est l’organisation mondiale intergouvernementale qui accompagne les pays dans leur transition vers un futur propulsé par les énergies renouvelables. Elle constitue à la fois la plate-forme principale pour la coopération internationale, mais aussi un centre d’excellence, et un référentiel en matière de politiques, de technologies, de ressources et de connaissances financières au sujet des énergies renouvelables. Comptant 161 membres (160 États ainsi que l’Union européenne) et 22 pays supplémentaires engagés dans le processus d’adhésion, l’IRENA promeut la large adoption et l’utilisation durable de toutes les formes d’énergie renouvelable, notamment la bioénergie, la géothermie, l’hydroélectricité, l’énergie marine, solaire et éolienne, dans un objectif de développement durable, d’accès à l’énergie, de sécurité énergétique, de prospérité et de croissance économique à faible émission de carbone. Suivez l’IRENA sur : – www.twitter.com/irena, – www.facebook.com/irena.org – www.linkedin.com/company/irena

 

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Crise sanitaire : les énergies renouvelables au rendez-vous

Dans cette crise inédite que traverse notre pays, les énergies renouvelables continuent à produire et à alimenter nos concitoyens en énergie, démontrant ainsi leur très grande résilience. Grâce à l’engagement des acteurs de terrain, la très grande majorité du parc en exploitation continue ainsi de fonctionner et de participer à la sécurité d’approvisionnement du pays.

Néanmoins, le travail de recensement que le SER a réalisé fait apparaître que certains maillons de la chaîne de valeur (équipementiers, développeurs de projets notamment) font face à des difficultés majeures, certaines activités étant à l’arrêt depuis le début du confinement. La ministre de l’écologie et de la transition énergétique, Elisabeth BORNE, a ainsi reçu l’ensemble des acteurs des secteurs de l’électricité, du gaz et de la chaleur renouvelables. Elle s’est montrée très attentive aux difficultés auxquelles sont confrontées les entreprises et a pris très rapidement de premières mesures, notamment en accordant des délais aux porteurs de projets et en décalant les périodes d’appels d’offres. A l’issue de ces réunions, elle a rappelé que la crise sanitaire que nous traversons ne devait en aucune façon nous faire renoncer aux objectifs ambitieux en termes de développement des énergies renouvelables et à la poursuite de la transition énergétique, comme en témoignent les résultats des récents appels d’offres qui confirment la très grande compétitivité des différentes filières.

Les acteurs des EnR se félicitent de l’écoute de la ministre et de ses services, qui aideront les entreprises et rappellent la nécessité de poursuivre la mise en œuvre de mesures de simplification et de fluidification afin de permettre aux différentes filières de production d’énergies renouvelables de respecter, malgré la crise sanitaire, leurs objectifs inscrits dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie.

Ils appellent l’attention des pouvoirs publics sur la situation de certains des secteurs des renouvelables, notamment dans le domaine de la chaleur et, en particulier, des équipements énergétiques destinés à l’habitat individuel ainsi que les installateurs qui leur sont liés. La forte diminution des prix des énergies fossiles ne doit en aucun cas retarder la croissance de la chaleur renouvelable tant pour les grands consommateurs éligibles au Fonds Chaleur de l’ADEME que pour les particuliers, désireux d’utiliser des énergies renouvelables pour le chauffage de leur logement. Par ailleurs, le SER a sensibilisé la Ministre aux enjeux de la filière des biocarburants qui, si elle reste capable de produire, fait face à la chute générale de consommation de carburants en France et à la concurrence de produits importés.

« Au-delà des mesures de court terme sur lesquelles nous échangeons quotidiennement avec les services de l’Etat, le SER formulera également des propositions visant à faciliter la reprise de l’activité lors de la sortie de crise » a indiqué Jean-Louis BAL, président du SER.

A PROPOS DU Syndicat des énergies renouvelables (SER)

Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) regroupe 400 adhérents, représentant un secteur générant plus de 150 000 emplois. Elle est l’organisation professionnelle qui rassemble les industriels de l’ensemble des filières énergies renouvelables : bois-énergie, biocarburants, éolien, énergies marines, gaz renouvelables, géothermie et pompes à chaleur, hydroélectricité, solaire et valorisation énergétique des déchets. Le SER a pour mission de défendre les droits et les intérêts de ses membres et de resserrer les liens qui les unissent, notamment pour développer la filière industrielle des énergies renouvelables en France et promouvoir la création d’emplois et de valeur ajoutée sur le territoire national.

Le monde qui marchait sur la tête est en train de remettre ses idées à l’endroit, par Coline Serreau

Dimanche 22 mars. Coline Serreau, réalisatrice de Trois hommes et un couffin, mais aussi de films visionnaires, écolos, humanistes et généreux comme La belle verte ou La crise, a écrit un texte poignant …

«Le gouvernement gère l’épidémie comme il peut… mais les postures guerrières sont souvent inefficaces en face des forces de la nature. Les virus sont des êtres puissants, capables de modifier notre génome, traitons-les sinon avec respect, du moins avec modestie.

Apprenons à survivre parmi eux, à s’en protéger en faisant vivre l’espèce humaine dans des conditions sanitaires optimales qui renforcent son immunité et lui donnent le pouvoir d’affronter sans dommage les microbes et virus dont nous sommes de toute façon entourés massivement, car nous vivons dans la grande soupe cosmique où tout le monde doit avoir sa place. La guerre contre les virus sera toujours perdue, mais l’équilibre entre nos vies et la leur peut être gagné si nous renforçons notre système immunitaire par un mode de vie non mortifère.

Dans cette crise, ce qui est stupéfiant c’est la rapidité avec laquelle l’intelligence collective et populaire se manifeste.

En quelques jours, les français ont établi des rites de remerciement massivement suivis, un des plus beaux gestes politiques que la France ait connus et qui prolonge les grèves contre la réforme des retraites et l’action des gilets jaunes en criant haut et fort qui et quoi sont importants dans nos vies.

Dans notre pays, ceux qui assurent les fonctions essentielles, celles qui font tenir debout une société sont sous-payés, méprisés. Les aides-soignantes, les infirmières et infirmiers, les médecins qui travaillent dans les hôpitaux publics, le personnel des écoles, les instituteurs, les professeurs, les chercheurs, touchent des salaires de misère tandis que des jeunes crétins arrogants sont payés des millions d’euros par mois pour mettre un ballon dans un filet.

Dans notre monde le mot paysan est une insulte, mais des gens qui se nomment « exploitants agricoles » reçoivent des centaines de milliers d’euros pour faire mourir notre terre, nos corps et notre environnement tandis que l’industrie chimique prospère.

Et voilà que le petit virus remet les pendules à l’heure, voilà qu’aux fenêtres, un peuple confiné hurle son respect, son amour, sa reconnaissance pour les vrais soldats de notre époque, ceux qui sont prêts à donner leur vie pour sauver la nôtre alors que depuis des décennies les gouvernements successifs se sont acharnés à démanteler nos systèmes de santé et d’éducation, alors que les lobbies règnent en maîtres et arrosent les politiques avec le fric de la corruption.

Nous manquons d’argent pour équiper nos hôpitaux, mais bon sang, prenons l’argent où il se trouve, que les GAFA payent leurs impôts, qu’ils reversent à la société au minimum la moitié de leurs revenus. Car après tout, comment l’ont-ils gagné cet argent ? Ils l’ont gagné parce qu’il y a des peuples qui forment des nations, équipées de rues, d’autoroutes, de trains, d’égouts, d’électricité, d’eau courante, d’écoles, d’hôpitaux, de stades, et j’en passe, parce que la collectivité a payé tout cela de ses deniers, et c’est grâce à toutes ces infrastructuresque ces entreprises peuvent faire des profits. Donc ils doivent payer leurs impôts et rendre aux peuples ce qui leur est dû.

Il faudra probablement aussi revoir la question de la dette qui nous ruine en enrichissant les marchés financiers. Au cours des siècles passés les rois de France ont très régulièrement décidé d’annuler la dette publique, de remettre les compteurs à zéro.

Je ne vois pas comment à la sortie de cette crise, quand les comptes en banque des petites gens seront vides, quand les entreprises ne pourront plus payer leurs employés qui ne pourront plus payer les loyers, l’électricité, le gaz, la nourriture, comment le gouvernement pourra continuer à gaspiller 90% de son budget à rembourser une dette qui ne profite qu’aux banquiers.

J’espère que le peuple se lèvera et réclamera son dû, à savoir exigera que la richesse de la France, produite par le peuple soit redistribuée au peuple et non pas à la finance internationale.Et si les autres pays font aussi défaut de leur dette envers nous, il faudra relocaliser, produire de nouveau chez nous, se contenter de nos ressources, qui sont immenses, et détricoter une partie de la mondialisation qui n’a fait que nous appauvrir.

Et le peuple l’a si bien compris qu’il crie tous les soirs son respect pour ceux qui soignent, pour la fonction soignante, celle des mères, des femmes et des hommes qui font passer l’humain avant le fric.

Ne nous y trompons pas, il n’y aura pas de retour en arrière après cette crise.

Parce que malgré cette souffrance, malgré ces deuils terribles qui frappent tant de familles, malgré ce confinement dont les plus pauvres d’entre nous payent le plus lourd tribut, à savoir les jeunes, les personnes âgées isolées ou confinées dans les EHPAD, les familles nombreuses, coincés qu’ils sont en ville, souvent dans de toutes petites surfaces, malgré tout cela, le monde qui marchait sur la tête est en train de remettre ses idées à l’endroit.

Où sont les vraies valeurs ? Qu’est-ce qui est important dans nos vies ?

Vivre virtuellement ? Manger des produits issus d’une terre martyrisée et qui empoisonnent nos corps ?

Enrichir par notre travail ceux qui se prennent des bonus faramineux en gérant les licenciements ?

Encaisser la violence sociale de ceux qui n’ont eu de cesse d’appauvrir le système de soin et nous donnent maintenant des leçons de solidarité ?

Subir une médecine uniquement occupée à soigner les symptômes sans se soucier de prévention, qui bourre les gens de médicaments qui les tuent autant ou plus qu’ils ne les soignent ? Une médecine aux ordres des laboratoires pharmaceutiques?

Alors que la seule médicine valable, c’est celle qui s’occupe de l’environnementsain des humains, qui proscrit tous les poisons, même s’ils rapportent gros. Pourquoi croyez-vous que ce virus qui atteint les poumons prospère si bien ? Parce que nos poumons sont malades de la pollution et que leur faiblesse offre un magnifique garde-manger aux virus.

En agriculture, plus on cultive intensivement sur des dizaines d’hectares des plantes transformées génétiquement ou hybrides dans des terres malades, plus les prédateurs, ou pestes, les attaquent et s’en régalent, et plus il faut les arroser de pesticides pour qu’elles survivent, c’est un cercle vicieux qui ne peut mener qu’à des catastrophes.

Mais ne vous faites pas d’illusions, on traite les humains les plus humbles de la même façon que les plantes et les animaux martyrisés.

Dans les grandes métropoles du monde entier, plus les gens sont entassés, mal nourris, respirent un air vicié qui affaiblit leurs poumons, plus les virus et autres « pestes » seront à l’aise et attaqueront leur point faible : leur système respiratoire.

Cette épidémie, si l’on a l’intelligence d’en analyser l’origine et la manière de la contrer par la prévention plutôt que par le seul vaccin, pourrait faire comprendre aux politiques et surtout aux populations que seuls une alimentation et un environnement sains permettront de se défendre efficacement et à long terme contre les virus.

Le confinement a aussi des conséquences mentales et sociétales importantes pour nous tous, soudain un certain nombre de choses que nous pensions vitales se révèlent futiles. Acheter toutes sortes d’objets, de vêtements, est impossible et cette impossibilité devient un bonus : d’abord en achetant moins on devient riches.

Et comme on ne perd plus de temps en transports harassants et polluants, soudain on comprend combien ces transports nous détruisaient, combien l’entassement nous rendait agressifs, combien la haine et la méfiance dont on se blindait pour se préserver un vague espace vital, nous faisait du mal.

On prend le temps de cuisiner au lieu de se gaver de junk-food, on se parle, on s’envoie des messages qui rivalisent de créativité et d’humour.

Le télétravail se développe à toute vitesse, il permettra plus tard à un nombre croissant de gens de vivre et de travailler à la campagne, les mégapoles pourront se désengorger.

Pour ce qui est de la culture, les peuples nous enseignent des leçons magnifiques : la culture n’est ni un vecteur de vente, ni une usine à profits, ni la propriété d’une élite qui affirme sa supériorité, la culture est ce qui nous rassemble, nous console, nous permet de vivre et de partager nos émotions avec les autres humains.

Quoi de pire qu’un confinement pour communiquer ? Et pourtant les italiens chantent aux balcons, on a vu des policiers offrir des sérénades à des villageois pour les réconforter, à Paris des rues entières organisent des concerts du soir, des lectures de poèmes, des manifestations de gratitude, c’est cela la vraie culture, la belle, la grande culture dont le monde a besoin, juste des voix qui chantent pour juguler la solitude.

C’est le contraire de la culture des officines gouvernementales qui ne se sont jamais préoccupées d’assouvir les besoins des populations, de leur offrir ce dont elles ont réellement besoin pour vivre, mais n’ont eu de cesse de conforter les élites, de mépriser toute manifestation culturelle qui plairait au bas peuple.

En ce sens, l’annulation du festival de Cannes est une super bonne nouvelle.

Après l’explosion en plein vol des Césars manipulés depuis des années par une maffia au fonctionnement opaque et antidémocratique, après les scandales des abus sexuels dans le cinéma, dont seulement une infime partie a été dévoilée, le festival de Cannes va lui aussi devoir faire des révisions déchirantes et se réinventer. Ce festival de Cannes qui déconne, ou festival des connes complices d’un système rongé par la phallocratie, par la corruption de l’industrie du luxe, où l’on expose complaisamment de la chair fraîche piquée sur des échasses, pauvres femmes porte-manteaux manipulées par les marques, humiliées, angoissées à l’idée de ne pas assez plaire aux vieillards aux bras desquels elles sont accrochées comme des trophées, ce festival, mais venez-y en jeans troués et en baskets les filles, car c’est votre talent, vos qualités d’artiste qu’il faut y célébrer et non pas faire la course à qui sera la plus à poil, la plus pute !

Si les manifestations si généreuses, si émouvantes des peuples confinés pouvaient avoir une influence sur le futur de la culture ce serait un beau rêve !

Pour terminer, je voudrais adresser une parole de compassion aux nombreux malades et à leurs proches, et leur dire que du fin fond de nos maisons ou appartements, enfermés que nous sommes, nous ne cessons de penser à eux et de leur souhaiter de se rétablir. Je ne suis pas croyante, les prières m’ont toujours fait rire, mais voilà que je me prends à prier pour que tous ces gens guérissent. Cette prière ne remplacera jamais les soins de l’hôpital, le dévouement héroïque des soignants et une politique sanitaire digne de ce nom, mais c’est tout ce que je peux faire, alors je le fais, en espérant que les ondes transporteront mon message, nos messages, d’amour et d’espoir à ceux qui en ont besoin.»

Coline Serreau

CoVid 19 : 10 propositions de Green Cross pour des territoires plus résilients

La pandémie CoVid-19 qui frappe le monde entier aujourd’hui, nous bouleverse et nous interpelle. A très juste titre, puisque pour éviter de vivre à l’avenir de manière répétitive des situations similaires, il nous faudra drastiquement changer le mode de fonctionnement de nos sociétés, nos manières de vivre et notre rapport au vivant, humain et non humain, relié par une communauté de destin sur la planète. capture_d_e_cran_2020-03-31_a_09.05.48.png Depuis le début des années 2 000, les épisodes de grippes aviaires, porcines ou des infections à coronavirus (SRAS en 2003, MERS en 2012, et désormais SRAS-Cov2 en 2019-2020) se multiplient, avec à chaque fois des conséquences de plus en plus sévères sur l’humanité, et le fonctionnement de ses civilisations. Nos modes de vie, et l’organisation actuelle de nos sociétés, nous ont rendus particulièrement vulnérables à ces menaces : – Nous multiplions les élevages industriels d’animaux, souvent issus d’un nombre très limité de souches génétiques, sur-concentrés, utilisant régulièrement des antibiotiques préventifs et curatifs qui sont les mêmes que ceux des humains, dispersées dans la nature après assimilation sans qu’il ne soit possible d’en anticiper les effets. – Autant nos systèmes d’approvisionnement d’eau et d’épuration sont devenus performants par rapport aux paramètres physico-chimiques de la qualité de l’eau, autant ils sont relativement impuissants en ce qui concerne la vie microbiotique, – Notre vision et administration occidentale de la santé publique s’est focalisée sur les enjeux normatifs et hygiéniste de la santé, et sur la médecine curative, laissant de côté des pans entiers de la dimension systémique de la santé humaine et environnementale, qu’il s’agisse de l’anticipation, de la prévention, de la détection rapide et de la réponse aux déséquilibres et atteintes des écosystèmes, – La déforestation, l’artificialisation des terres ainsi que l’emprise humaine sur les zones humides ont à la fois mis à mal les barrières naturelles entre la faune et la flore sauvage et les habitats humains, mais également perturbé fortement l’équilibre des milieux primaires, générant par leur pollution et leur dégradation des déséquilibres flagrants. Cette vision, qui a prévalu dans les instances de gouvernance et la structuration des politiques publiques des 50 dernières années, n’est pas universelle. En Amérique du Nord et du Sud, en Afrique, en Océanie, en Asie, les savoirs traditionnels, souvent associés aux peuples autochtones, sont structurés autour de cette approche holistique de la santé de l’humain et des écosystèmes. Ceci a permis de développer une vision plus focalisée sur l’anticipation que sur la réparation, qui nous fait cruellement défaut aujourd’hui. Et ce, alors que les efforts conjugués de la médecine et du développement humain de nos sociétés ont permis de franchir, du 19ème au 21ème siècles, des progrès en qualité de vie que nous n’aurions probablement pas osé espéré il y a 150 ans. L’urgence est actuellement à la remédiation, pour laquelle nous exprimons toute notre solidarité, tant avec les autorités, les personnels soignants, les chercheurs, que toutes celles et ceux qui participent de manière généreuse et désintéressée à l’effort collectif. L’heure est aussi, maintenant et dans les prochaines semaines, à façonner les premières briques de ce qu’il convient de faire pour reconstruire des sociétés globalement plus résilientes, éviter de gaspiller une énergie essentielle à tenter de reconstruire des dispositifs instables ou porteurs de vulnérabilités, et mettre en place à juste effort les éléments de base d’un monde plus serein. La situation actuelle, tant en France que dans le reste du monde, a permis d’identifier ou de ressentir de nombreuses vulnérabilités, qu’il nous reste à préciser, formaliser, et résorber : – La réponse d’urgence n’est pas assez anticipée, tant dans la localisation des savoir-faire stratégiques que dans l’anticipation des enjeux, nécessitant un réel investissement en prospective des territoires, orienté vers la résilience et vers l’action, – Notre rapport au vivant, qu’il s’agisse de l’élevage animal destiné à la consommation humaine, de l’artificialisation des sols, est, au-delà des questions d’éthiques et de durabilité de la planète, un facteur de vulnérabilité essentiel pour l’espèce humaine y compris sur la génération actuelle, ce qui nous impose de nous engager d’urgence dans des changements structurels majeurs, – Les pollutions de tous les milieux, en particulier l’eau, l’air et les sols, sont autant de facteurs de propagation ou d’amplification des pandémies, – Notre perception de la santé humaine s’est focalisée en Europe sur la médecine curative, voire sur son administration, alors que dès son article 3 le traité de l’Union Européenne insistait sur la mise en place d’une compétence exclusive santé – au même titre que l’agriculture – à même de sécuriser et de mettre en sureté nos peuples et nos territoires sur ces enjeux essentiels. Toutes ces vulnérabilités étaient, jusqu’à maintenant, connues et identifiées, précisées par des sources scientifiques, propagées par des lanceurs d’alertes, développées par des voix de la conscience…mais souvent, peu prises au sérieux, et peu consolidées dans une vision systémique en mettant en avant les risques, les interdépendances, et les potentielles conséquences en cas de bouleversements en cascade. Or nous voyons maintenant, y compris dans une approche de continuation d’activité, de risque systémique, et de plan de remédiation post-catastrophe, l’importance d’envisager de manière transverse et intégrée ces vulnérabilités, et les bouleversements induits, qui sont tout sauf fortuitement théoriques. Dans différents pays, et en particulier en France, la survenue de cette pandémie coïncidait avec des élections locales. Ceci implique la programmation et la mise en place effective stratégies de résiliences, de plans d’adaptation et d’atténuation, et autres dispositifs permettant de construire, à l’échelle locale, des territoires urbains et locaux plus résilients. L’enjeu étant, tout simplement, à l’espèce humaine de vivre plus sereinement sur cette planète, sur cette génération, puis de transmettre une planète vivable aux générations à venir. Depuis 3 ans, ce message est répété inlassablement par les rapports du GIEC, les grèves pour le climat, les allocutions répétées du secrétaire général des Nations-Unies… Il ne s’agit pas d’une action philosophie, prospective pour les générations futures, mais bien d’un besoin de plan d’action sur les 2 à 10 ans à venir, qui répond à une urgence du quotidien, et doit donc se transcrire par des faits, et un changement de cap précis. Ceci nous conduit à fournir les recommandations suivantes.
  1. – La résilience est une notion fortement territorialisée, qui doit être débattue et mise en œuvre à l’échelle du territoire, à la fois par une stratégie, un schéma et un plan de mise en œuvre connus de toutes et tous et appliquées par chacune et chacun.
  2. – Les objectifs du développement durable (ODD) sont un cadre structurant pour construire cette démarche de résilience territoriale. En tant que quels, ils doivent servir de socle à la construction de toute politique publique, depuis le niveau territorial jusqu’au niveau supranational, et être complété par une approche structurée de gestion des risques systémiques et régaliens, éventuellement mis en réseau au sein d’une institution onusienne pour une meilleure anticipation collective,
  3. – La santé humaine, comme celle des écosystèmes, est essentielle à la survie de l’humanité. Elle doit faire l’objet d’une mobilisation transversale, prospective et opérationnelle, associant les savoirs traditionnels, la science, la médecine, l’innovation et le big data, permettant une anticipation des enjeux et une réponse précoce adaptée, au-delà des stricts enjeux curatifs. Ceci doit se faire, de manière coordonnée, depuis l’échelon territoriale jusqu’aux plaques supranationales (Europe en particulier),
  4. – L’alimentation doit être revue et territorialisée, dans une logique de résilience accrue, permettant tant via le maraichage, les grandes cultures, l’algo et l’aquaculture que la pêche et l’élevage, de nourrir la population tout en préservant le vivant, et l’équilibre des écosystèmes. En particulier, l’élevage doit faire l’objet d’un plan d’urgence pour une diversité accrue des espèces et des souches génétiques, une évolution forte de la conduite d’élevage limitant fortement promiscuité et recours aux antibiotiques, et une généralisation des principes d’agro-écologie, notamment via la polyculture multispécifique et la diminution forcenée des intrants,
  5. – La préservation des milieux, tant en quantité qu’en qualité et en continuité écologique, devient prioritaire en particulier sur l’air, l’eau et les sols, afin d’éviter les propagations virales dues à des barrières naturelles déjà outrepassées, Les critères de l’OMS constituent pour ceci une bonne base de départ, en considérant leur dépassement non pas comme conséquence inévitable de notre mode de vie, mais bien comme une altération forte nécessitant une remédiation immédiate,
  6. – La structuration urbaine et territoriale devient un enjeu essentiel de résilience, en particulier pour les villes moyennes. La structuration de l’écosystème urbain doit permettre à la fois de développer solidarités et synergies, mais également de construire une coopération multi-spécifique à même de développer une dynamique collective plus robuste que chaque dynamique individuelle. Nous constatons à ce titre, dans des métropoles aussi différentes que Wuhan, Paris, New-York ou Marseille, des phénomènes d’amplification liés à une surconcentration excessive et à l’absence de « sas de résilience », alors même que des concepts comme la « ville du quart d’heure » permettent de reconstruire ces sas de résilience,
  7. – Le futur énergétique doit être accéléré, en rendant obsolète les schémas de production concentrée de l’énergie pour accélérer via l’efficacité énergétique la généralisation des énergies 4D (Déconcentrées, Diversifiées, Décarbonées, Démocratiques), qui permet de construire une résilience locale via le développement des boucles énergie / matière et énergie / déchet, le développement de l’économie circulaire, et la capacité de chacun à devenir acteur de son approvisionnement énergétique tout en tirant le meilleur profit des infrastructures existantes,
  8. – La fiscalité doit évoluer pour être en ligne avec la transformation écologique de nos sociétés, quittant son assise sur le travail pour devenir une fiscalité énergie / matière, imposant l’atteinte aux ressources de la planète ou leur altération, et permettant de maximiser la triple performance (écologique, sociale et économique) créée sur le territoire.
  9. – La finance se doit de reprendre et d’amplifier la dynamique impulsée par l’Accord de Paris en 2015 à la CoP 21 mais trop imparfaitement suivie, notamment via la mise en place d’une économie régénérative, permettant la reconquête des écosystèmes via la performance économique, une taxation sur les transactions financières encourageant la territorialisation de l’investissement, et une suppression immédiate à tout investissement ou support public dans les énergies fossiles, et ensuite une différenciation des opportunités d’aide publique selon la performance écologique ou humaniste de l’investissement,
  10. – De telles évolutions ne sauraient se faire sans une Transition Juridique d’ampleur, qui repositionne l’humain au sein des écosystèmes, réaffirme la primauté de la continuité de l’espèce humaine, des communs et des enjeux humains sur les intérêts économiques et de court-terme, accompagne la bascule vers un modèle développant le lien entre le local, le national et le supranational via des synergies et coopérations opérationnelles, encourage une cohabitation sereine entre humain et non-humain et fasse de la santé et de l’intégrité de toutes et tous des valeurs essentielles de nos sociétés. Différents outils, comme la Déclaration des Droits et Devoirs de l’Humanité, permettent d’accélérer cette transition.
Dans ces moments particulièrement difficiles, et intenses, nos pensées vont à toutes celles et à tous ceux qui souffrent, à celles et ceux qui s’activent pour sauver des vies, réparer les vivants et restaurer les écosystèmes. Nous souhaitons à toutes et tous de pouvoir rapidement trouver un mode de vie plus serein, et vous encourageons à mettre en place dès maintenant, à l’échelle des territoires, les réflexions et modes d’action permettant d’accélérer la transformation écologique de la vulnérabilité à la résilience dont nous avons toutes et tous un besoin aussi urgent que précis, et existentiel. Nicolas Imbert, directeur de Green Cross CoVid 19 10 propositions pour des territoires plus résilientsTélécharger « CoVid 19 10 propositions pour des territoires plus résilients »

 

Documents joints

Un choc qui ébranle nos certitudes sur la résilience de nos sociétés : quelles réponses internationales ?

Au plein cœur de la crise, l’Europe est en état de choc. L’Italie, l’Espagne et la France, notamment, font l’expérience d’une tristesse extrêmement profonde et d’un sentiment d’impuissance à venir en aide aux plus vulnérables, et notamment aux plus âgés dans nos sociétés, malgré des systèmes de santé et de protection sociale qu’on pourrait considérer en général comme mieux dotés et mieux organisés que dans d’autres régions du monde. Ce profond désarroi moral dépasse la question de la plus ou moins grande efficacité de gestion de la crise par différents gouvernements, et dépasse également la remise en cause des politiques qui ont fragilisé ces systèmes sociaux, même si ces deux questions resteront tout à fait légitimes au moment de tirer les leçons de la crise. L’extrême vulnérabilité des plus fragiles fait irruption dans nos vies et dans le débat public des pays industrialisés. Au moment où la communauté internationale s’organise, quelles réponses attendre du G20 et de l’Union européenne ?

Avis aux opérateurs économiques sur l’obligation de communiquer des informations sur les substances contenues dans les articles, en application du règlement REACH

Pour votre information, un avis aux opérateurs économiques sur l’obligation de communiquer des informations sur les substances contenues dans les articles, en application du règlement REACH (articles 7.2 et 33 du règlement (CE) n° 1907/2006), a été publié au journal officiel du 25 mars 2020.

Cet avis est relatif à l’évolution de la liste des substances candidates à l’autorisation (dite «liste des substances extrêmement préoccupantes candidates en vue d’une autorisation»), définie à l’article 59.1 du règlement REACH.

Il fournit la liste mise à jour des 205 substances extrêmement préoccupantes (4 nouvelles depuis le 16 janvier 2020) ainsi que le détail des obligations actuelles et à venir qui sont issues du statut de ces substances.

AVIS

Le 16 janvier 2020, l’Agence européenne des produits chimiques a mis à jour sur son site Internet la liste des substances candidates à l’autorisation (dite « liste des substances extrêmement préoccupantes candidates en vue d’une autorisation ») qui comporte désormais 205 substances listées en annexe.

La liste candidate, définie à l’article 59.1 du règlement (CE) n° 1907/2006 REACH, identifie des substances extrêmement préoccupantes en vue de leur inclusion éventuelle, à plus ou moins long terme, dans l’annexe XIV du règlement (annexe « Liste des substances soumises à autorisation »).
Les substances incluses dans la liste candidate ne font pas l’objet, à ce titre, d’une interdiction ni d’une restriction et peuvent continuer à être mises sur le marché. Cependant, pour ce qui concerne les substances contenues dans des articles, l’obligation de communiquer certaines informations devient applicable. Elle concerne :

1. Tout fournisseur d’article, en application de l’article 33 du règlement REACH :


Dispositions prévues

Conditions

Caractère obligatoire

Réf. règlement
REACH

Le fournisseur fournit au destinataire de l’article (*) des informations suffisantes dont il dispose pour permettre l’utilisation dudit article en toute sécurité et comprenant au moins le nom de la substance.

Si la concentration de la substance contenue dans l’article est supérieure à 0,1% masse/masse.

Systématique.

Art. 33.1

Le fournisseur fournit au consommateur de l’article des informations suffisantes dont il dispose pour permettre l’utilisation dudit article en toute sécurité et comprenant au moins le nom de la substance.

Sur demande du consommateur.
Les informations pertinentes doivent être fournies dans les 45 jours qui suivent la réception de la demande.

Art. 33.2

(*) Le terme « Destinataire de l’article » désigne un utilisateur industriel ou professionnel ou un distributeur. Cette définition n’inclut pas les consommateurs (article 2, §35).

2. Tout producteur ou importateur d’articles, en application de l’article 7.2 du règlement REACH :

Dispositions prévues Conditions Caractère obligatoire Réf. règlement
REACH
Le producteur ou importateur d’articles notifie à l’Agence européenne des produits chimiques la présence d’une substance dans les articles qu’il produit ou importe. La substance est présente dans des quantités supérieure au total à 1 tonne/an,
et
la substance est présente dans l’article dans une concentration supérieure à 0,1 % m/m.
Depuis le 1er juin 2011, six mois après l’inclusion de la substance dans la liste candidate,
sauf si la substance a déjà été enregistrée pour cette utilisation.
Art. 7.2
Art. 7.6
Art. 7.7

Pour toute information sur vos obligations vis-à-vis du règlement REACH, contactez le service national d’assistance réglementaire (Helpdesk).

La directive cadre déchet révisée, dont la transposition dans le droit national est en cours par les autorités françaises, prévoit en son article 9 que tout fournisseur d’un article au sens de l’article 3, point 33), du règlement (CE) n° 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil (REACH) communique les informations prévues à l’article 33, paragraphe 1, dudit règlement à l’Agence européenne des produits chimiques à compter du 5 janvier 2021.

La directive prévoit au paragraphe 2 de l’article 9 la création par l’agence européenne des produits chimiques d’une base de données regroupant les informations qui lui sont transmises, la base SCIP, dont le déploiement est en cours.

Annexe

LISTE DES SUBSTANCES INSCRITES À LA LISTE CANDIDATE


Nom de la substance

Numéro CAS

Numéro CE

Date d’inclusion

dans la liste candidate

4,4′-diaminodiphénylméthane (MDA)

101-77-9

202-974-4

28 octobre 2008

5-tert-butyl-2,4,6-trinitro-m-xylène (musk xylène)

81-15-2

201-329-4

28 octobre 2008

Chloroalcanes en C10-13, Paraffines chlorées, C10-13

85535-84-8

287-476-5

28 octobre 2008

Anthracène

120-12-7

204-371-1

28 octobre 2008

Phtalate de benzyle et de butyle (BBP)

85-68-7

201-622-7

28 octobre 2008

Phtalate de bis(2-éthylhexyle) (DEHP)

117-81-7

204-211-0

28 octobre 2008
Actualisé le 17 décembre 2014

Oxyde de bis(tributylétain) (TBTO)

56-35-9

200-268-0

28 octobre 2008

Dichlorure de cobalt

7646-79-9

231-589-4

28 octobre 2008

Pentaoxyde de diarsenic

1303-28-2

215-116-9

28 octobre 2008

Trioxyde de diarsenic

1327-53-3

215-481-4

28 octobre 2008

Phtalate de dibutyle (DBP)

84-74-2

201-557-4

28 octobre 2008

Hexabromocyclododécane (HBCDD)
et diastéréoisomères identifiés :
Alpha-hexabromocyclododécane
Béta-hexabromocyclododécane
Gamma-hexabromocyclododécane

25637-99-4 et
3194-55-6
134237-50-6
134237-51-7
134237-52-8

247-148-4 et
221-695-9

28 octobre 2008

Hydrogénoarsénate de plomb

7784-40-9

232-064-2

28 octobre 2008

Dichromate de sodium

7789-12-0
10588-01-9

234-190-3

28 octobre 2008

Arséniate de triéthyle

15606-95-8

427-700-2

28 octobre 2008

2,4-dinitrotoluène

121-14-2

204-450-0

13 janvier 2010

Huile anthracénique

90640-80-5

292-602-7

13 janvier 2010

Huile anthracénique, pâte anthracénique

90640-81-6

292-603-2

13 janvier 2010

Huile anthracénique,
pâte anthracénique, fraction anthracène

91995-15-2

295-275-9

13 janvier 2010

Huile anthracénique,
pâte anthracénique, fractions légères de distillation

91995-17-4

295-278-5

13 janvier 2010

Huile anthracénique
à faible teneur en anthracène

90640-82-7

292-604-8

13 janvier 2010

Phtalate de diisobutyle (DIBP)

84-69-5

201-553-2

13 janvier 2010

Chromate de plomb

7758-97-6

231-846-0

13 janvier 2010

Rouge de chromate,
de molybdate et de sulfate de plomb (C.I. Pigment Red 104)

12656-85-8

235-759-9

13 janvier 2010

Jaune de sulfochromate de plomb
(C.I. Pigment Yellow 34)

1344-37-2

215-693-7

13 janvier 2010

Brai de goudron de houille
à haute température

65996-93-2

266-028-2

13 janvier 2010

Phosphate de tris(2-chloroéthyle)

115-96-8

204-118-5

13 janvier 2010

Acrylamide

79-06-1

201-173-7

30 mars 2010

Dichromate d’ammonium

7789-09-5

232-143-1

18 juin 2010

Acide borique

10043-35-3
11113-50-1

233-139-2
234-343-4

18 juin 2010

Tétraborate de disodium anhydre

1303-96-4
1330-43-4
12179-04-3

215-540-4

18 juin 2010

Chromate de potassium

7789-00-6

232-140-5

18 juin 2010

Dichromate de potassium

7778-50-9

231-906-6

18 juin 2010

Chromate de sodium

7775-11-3

231-889-5

18 juin 2010

Heptaoxyde de tétrabore
et de disodium, hydrate

12267-73-1

235-541-3

18 juin 2010

Trichloroéthylène

79-01-6

201-167-4

18 juin 2010

2-éthoxyéthanol

110-80-5

203-804-1

15 décembre 2010

2-méthoxyéthanol

109-86-4

203-713-7

15 décembre 2010

Acide chromique
Oligomères d’acide chromique et d’acide dichromique
Acide dichromique

7738-94-5
13530-68-2

231-801-5
236-881-5

15 décembre 2010

Trioxyde de chrome

1333-82-0

215-607-8

15 décembre 2010

Carbonate de cobalt (II)

513-79-1

208-169-4

15 décembre 2010

Di(acetate) de cobalt (II)

71-48-7

200-755-8

15 décembre 2010

Dinitrate de cobalt (II)

10141-05-6

233-402-1

15 décembre 2010

Sulfate de cobalt (II)

10124-43-3

233-334-2

15 décembre 2010

Chromate de strontium

7789-06-2

232-142-6

20 juin 2011

Acétate de 2-éthoxyéthyle

111-15-9

203-839-2

20 juin 2011

Acide benzènedicarboxylique-1,2,
esters de dialkyles ramifiés en C6-8, riches en C7 (DIHP)

71888-89-6

276-158-1

20 juin 2011

1,2,3-trichloropropane

96-18-4

202-486-1

20 juin 2011

N-méthyl-2-pyrrolidone ;
1-méthyl-2-pyrrolidone

872-50-4

212-828-1

20 juin 2011

Hydrazine

302-01-2

206-114-9

20 juin 2011

Acide benzènedicarboxylique-1,2,
esters de dialkyles en C7-11, ramifiés et linéaires

68515-42-4

271-084-6

20 juin 2011

Fibres céramiques réfractaires
de silicates de zirconium-aluminium
Fibres couvertes par le numéro
Index 650-017-00-8 dans l’annexe VI, partie 3, tableau 3.1
du règlement (CE) n° 1272/2008 du Parlement européen
et du Conseil du 16 décembre 2008 relatif à la classification,
à l’étiquetage et à l’emballage des substances
et des mélanges,
et qui remplissent les trois conditions suivantes :
– a) les oxydes d’aluminium, de silicium
et de zirconium sont les principaux composants
présents (dans les fibres) dans des plages de concentration variable
– b) le diamètre moyen géométrique,
pondéré par la longueur, moins deux erreurs géométriques types,
des fibres est inférieur ou égal à 6 micromètres (µm)
– c) la concentration en oxydes
alcalins et oxydes alcalino-terreux (Na2O+K2O+CaO+MgO+BaO)
est inférieure ou égale à 18 % m/m

19 décembre 2011

Arsénate de calcium

7778-44-1

231-904-5

19 décembre 2011

Oxyde de bis(2-méthoxyéthyle)

111-96-6

203-924-4

19 décembre 2011

Fibres céramiques réfractaires
de silicate d’aluminium
Fibres couvertes par le numéro
Index 650-017-00-8 dans l’annexe VI, partie 3, tableau 3.1
du règlement (CE) n° 1272/2008
du Parlement européen et du Conseil
du 16 décembre 2008 relatif à la classification,
à l’étiquetage et à l’emballage
des substances et des mélanges,
et qui remplissent les trois conditions suivantes :
– a) les oxydes d’aluminiu et de silicium
sont les principaux composants présents (dans les fibres)
dans des plages de concentration variable
– b) le diamètre moyen géométrique,
pondéré par la longueur, moins deux erreurs géométriques types,
des fibres est inférieur ou égal à 6 micromètres (µm)
– c) la concentration en oxydes alcalins
et oxydes alcalino-terreux (Na2O+K2O+CaO+MgO+BaO)
est inférieure ou égale à 18 % m/m

19 décembre 2011

Hydroxyoctaoxodizincatedichromate
de potassium

11103-86-9

234-329-8

19 décembre 2011

Dipicrate de plomb

6477-64-1

229-335-2

19 décembre 2011

N, N-dimethylacétamide

127-19-5

204-826-4

19 décembre 2011

Acide arsenique

7778-39-4

231-901-9

19 décembre 2011

2-Méthoxyaniline ; o-Anisidine

90-04-0

201-963-1

19 décembre 2011

Diarsénate de triplomb

3687-31-8

222-979-5

19 décembre 2011

1,2-dichloroéthane

107-06-2

203-458-1

19 décembre 2011

Octahydroxychromate de pentazinc

49663-84-5

256-418-0

19 décembre 2011

Formaldéhyde, produits de reaction
oligomères avec l’aniline

25214-70-4

500-036-1

19 décembre 2011

Phtalate de bis(2-méthoxyéthyle)

117-82-8

204-212-6

19 décembre 2011

4-(1,1,3,3-tétraméthylbutyl)phénol

140-66-9

205-426-2

19 décembre 2011

Diazoture de plomb, azoture de plomb

13424-46-9

236-542-1

19 décembre 2011

Phénolphthaléine

77-09-8

201-004-7

19 décembre 2011

Tris(chromate) de dichrome

24613-89-6

246-356-2

19 décembre 2011

2,4,6-trinitro-m-phénylenate de plomb

15245-44-0

239-290-0

19 décembre 2011

4,4′-méthylènebis[2-chloroaniline]

101-14-4

202-918-9

19 décembre 2011

1,2-bis(2-méthoxyéthoxy)éthane
(TEGDME ; triglyme)

112-49-2

203-977-3

18 juin 2012

1,2-diméthoxyéthane (EGDME)

110-71-4

203-794-9

18 juin 2012

Trioxyde de dibore

1303-86-2

215-125-8

18 juin 2012

Formamide

75-12-7

200-842-0

18 juin 2012

Plomb(II) bis(methanesulfonate)

17570-76-2

401-750-5

18 juin 2012

1,3,5-tris(oxirannylméthyl)-
1,3,5-triazine-2,4,6(1H,3H,5H)-trione (TGIC)

2451-62-9

219-514-3

18 juin 2012

1,3,5-tris[(2S and 2R)-
2,3-epoxypropyl]-1,3,5-triazine-2,4,6-(1H,3H,5H)-trione
(β-TGIC)

59653-74-6

423-400-0

18 juin 2012

4,4′-bis(dimethylamino)benzophénone
(cétone de Michler)

90-94-8

202-027-5

18 juin 2012

N, N,N’, N’-tétraméthyl-4,4′-méthylenedianiline
(base de Michler)

101-61-1

202-959-2

18 juin 2012

Chlorure de [4-[[4-anilino-1-naphtyl][4-(diméthylamino)phényl]méthylène]cyclohexa-
2,5-diène-1-ylidène]diméthylammonium(si
elle contient la cétone de Michler
(numéro CE : 202-027-5) ou la base de Michler
(numéro CE : 202-959-2) à une concentration ≥ 0,1 % (masse / masse))

2580-56-5

219-943-6

18 juin 2012

Chlorure de [4-[4,4′-bis(diméthylamino)
benzhydrylidène]cyclohexa-2,5-diène-1-ylidène]diméthylammonium
(si elle contient la cétone de Michler
(numéro CE : 202-027-5) ou la base de Michler
(numéro CE : 202-959-2) à une concentration ≥ 0,1 % (masse / masse))

548-62-9

208-953-6

18 juin 2012

Alcool 4,4′-bis(diméthylamino)-
4 »-(méthylamino)tritylique
(si elle contient la cétone de Michler
(numéro CE : 202-027-5) ou la base de Michler
(numéro CE : 202-959-2) à une concentration ≥ 0,1 % (masse / masse))

561-41-1

209-218-2

18/06/12

α, α-bis[4-(diméthylamino)phényl]-
4-(phénylamino)naphtalène-1-méthanol
(si elle contient la cétone de Michler
(numéro CE : 202-027-5) ou la base de Michler
(numéro CE : 202-959-2) à une concentration ≥ 0,1 % (masse / masse))

6786-83-0

229-851-8

18 juin 2012

Dichlorure de dibutyletain

683-18-1

211-670-0

19 décembre 2012

[Phtalato(2-)]dioxotriplomb

69011-06-9

273-688-5

19 décembre 2012

Acide acétique, sel de plomb, basique

51404-69-4

257-175-3

19 décembre 2012

Dioxobis(stéarato)triplomb

12578-12-0

235-702-8

19 décembre 2012

Acides gras en C16-18, sels de plomb

91031-62-8

292-966-7

19 décembre 2012

Bis(tétrafluoroborate) de plomb

13814-96-5

237-486-0

19 décembre 2012

Cyanamidate de plomb

20837-86-9

244-073-9

19 décembre 2012

Dinitrate de plomb

10099-74-8

233-245-9

19 décembre 2012

Monoxyde de plomb

1317-36-8

215-267-0

19 décembre 2012

Plomb oxide sulfate

12036-76-9

234-853-7

19 décembre 2012

Mine orange

1314-41-6

215-235-6

19 décembre 2012

Trioxyde de plomb et de titane

12060-00-3

235-038-9

19 décembre 2012

Oxyde de plomb, de titane et de zirconium

12626-81-2

235-727-4

19 décembre 2012

Tétraoxysulfate de pentaplomb

12065-90-6

235-067-7

19 décembre 2012

Pyrochlore, jaune d’antimoine et de plomb

8012-00-8

232-382-1

19 décembre 2012

« Acide silicique (H2Si2O5),
sel de baryum (1 : 1), dopé au plomb »

68784-75-8

272-271-5

19 décembre 2012

Acide silicique, sel de plomb

11120-22-2

234-363-3

19 décembre 2012

Acide sulfureux, sel de plomb, dibasique

62229-08-7

263-467-1

19 décembre 2012

Tétraéthylplomb

78-00-2

201-075-4

19 décembre 2012

Trioxysulfate de tétraplomb

12202-17-4

235-380-9

19 décembre 2012

Dihydroxybis(carbonate) de triplomb

1319-46-6

215-290-6

19 décembre 2012

Dioxyphosphonate de triplomb

12141-20-7

235-252-2

19 décembre 2012

« Acide benzènedicarboxylique-
1,2,
ester de dipentyle, ramifié et droit »

84777-06-0

284-032-2

19 décembre 2012

Phtalate de diisopentyle

605-50-5

210-088-4

19 décembre 2012

N-pentyl-isopentylphtalate

776297-69-9


19 décembre 2012

Furanne

110-00-9

203-727-3

19 décembre 2012

Méthyloxiranne

75-56-9

200-879-2

19 décembre 2012

Acide méthoxyacétique

625-45-6

210-894-6

19 décembre 2012

Sulfate de diéthyle

64-67-5

200-589-6

19 décembre 2012

Sulfate de diméthyle

77-78-1

201-058-1

19 décembre 2012

3-Ethyl-2-methyl-2-(3-methylbutyl)-
1,3-oxazolidine

143860-04-2

421-150-7

19 décembre 2012

Dinosebe

88-85-7

201-861-7

19 décembre 2012

Acide hénicosafluoroundécanoïque

2058-94-8

218-165-4

19 décembre 2012

Acide heptacosafluorotétradécanoïque

376-06-7

206-803-4

19 décembre 2012

Acide pentacosafluorotridecanoïque

72629-94-8

276-745-2

19 décembre 2012

Acide tricosafluorododecanoïque

307-55-1

206-203-2

19 décembre 2012

1,2-Diéthoxyéthane

629-14-1

211-076-1

19 décembre 2012

Hexahydro-2-benzofuranne-
1,3-dione (HHPA), anhydride cis-cyclohexane-
1,2-dicarboxylique, anhydride trans-cyclohexane-
1,2-dicarboxylique

85-42-7,
13149-00-3,
14166-21-3

201-604-9,
236-086-3,
238-009-9

19 décembre 2012

« Anhydride hexahydrométhylphtalique,
anhydride hexahydro-4-méthylphtalique,
anhydride hexahydro-1-méthylphtalique,
anhydride hexahydro-3-méthylphtalique »

25550-51-0,
19438-60-9,
48122-14-1,
57110-29-9

247-094-1,
243-072-0,
256-356-4,
260-566-1

19 décembre 2012

4,4′-Méthylènedi-o-toluidine

838-88-0

212-658-8

19 décembre 2012

4,4′-Oxydianiline et ses sels

101-80-4

202-977-0

19 décembre 2012

4-Aminoazobenzène

60-09-3

200-453-6

19 décembre 2012

4-Méthyl-m-phénylenediamine

95-80-7

202-453-1

19 décembre 2012

6-Méthoxy-m-toluidine

120-71-8

204-419-1

19 décembre 2012

Biphényle-4-ylamine

92-67-1

202-177-1

19 décembre 2012

4-o-Tolylazo-o-toluidine

97-56-3

202-591-2

19 décembre 2012

o-Toluidine

95-53-4

202-429-0

19 décembre 2012

Oxyde de bis(pentabromophényle) (DecaBDE)

1163-19-5

214-604-9

19 décembre 2012

C, C’-Azodi(formamide)

123-77-3

204-650-8

19 décembre 2012

N, N-Diméthylformamide

68-12-2

200-679-5

19 décembre 2012

N-Methylacétamide

79-16-3

201-182-6

19 décembre 2012

4-(1,1,3,3-Tetramethylbutyl)phénol,
éthoxylé – couvrant les substances
bien définies et les substances
UVCB, polymères et homologues



19 décembre 2012

4-Nonylphénol, ramifié et linéaire



19 décembre 2012

1-Bromopropane

106-94-5

203-445-0

19 décembre 2012

Cadmium

7440-43-9

231-152-8

20 juin 2013

Pentadécafluorooctanoate
d’ammonium (APFO)

3825-26-1

223-320-4

20 juin 2013

Acide pentadécafluorooctanoïque (PFOA)

335-67-1

206-397-9

20 juin 2013

Phtalate de dipentyle (DPP)

131-18-0

205-017-9

20 juin 2013

Éthoxylate de 4-Nonylphénol,
ramifié et linéaire, [substances,
ayant une chaîne alkyle linéaire et/ou ramifiée,
de 9 atomes de carbone liés de façon covalente
en position 4 du phénol, éthoxylées,
couvrant les substances UVCB
et les substances bien définies,
polymères et homologues,
qui incluent tous les isomères individuels
et/ou les combinaisons de ceux-ci](1)



20 juin 2013

Oxyde de cadmium

1306-19-0

215-146-2

20 juin 2013

Sulfure de cadmium

1306-23-6

215-147-8

16 décembre 2013

3,3′-[[1,1′-biphényl]-
4,4′-diylbis(azo)]bis(4-aminonaphtalène-1-sulfonate)
de disodium (C.I. Direct Red 28)

573-58-0

209-358-4

16 décembre 2013

4-amino-3-[[4′-[(2,4-diaminophényl)azo]
[1,1′-biphényl]-4-yl]azo]-5-hydroxy-6-
(phénylazo)naphtalène-
2,7-disulfonate de disodium (C.I.
Direct Black 38)

1937-37-7

217-710-3

16 décembre 2013

Phtalate de dihexyle

84-75-3

201-559-5

16 décembre 2013

Imidazolidine-2-thione

96-45-7

202-506-9

16 décembre 2013

Di(acétate) de plomb

301-04-2

206-104-4

16 décembre 2013

Phosphate de trixylyle

25155-23-1

246-677-8

16 décembre 2013

Chlorure de cadmium

10108-64-2

233-296-7

16 juin 2014

Acide benzènedicarboxylique-
1,2, ester de dihexyle ramifié et droit

68515-50-4

271-093-5

16 juin 2014

Peroxométaborate de sodium

7632-04-4

231-556-4

16 juin 2014

Perborate de sodium ;
acide perborique, sel de sodium


239-172-9
234-390-0

16 juin 2014

Flurorure de cadmium

7790-79-6

232-222-0

17 décembre 2014

Sulphate de cadmium

10124-36-4
31119-53-6

233-331-6

17 décembre 2014

2-benzotriazol-2-yl-
4,6-di-tert-butylphenol (UV-320)

3846-71-7

223-346-6

17/12/14

2-(2H-benzotriazol-2-yl)-
4,6-ditertpentylphenol (UV-328)

25973-55-1

247-384-8

17 décembre 2014

2-ethylhexyl 10-ethyl-
4,4-dioctyl-7-oxo-8-oxa-3,5-dithia-4-stannatetradecanoate (DOTE)

15571-58-1

239-622-4

17 décembre 2014

Masse de réaction de
2-ethylhexyl 10-ethyl-4,4-dioctyl-
7-oxo-8-oxa-3,5-dithia-4-stannatetradecanoate
et 2-ethylhexyl 10-ethyl-4-[[2-[(2-ethylhexyl)oxy]-2-oxoethyl]thio]-
4-octyl-7-oxo-8-oxa-3,5-dithia-4-stannatetradecanoate
(masse de réaction de DOTE et MOTE)

17 décembre 2014

1,2-benzenedicarboxylic acid,
di-C6-10-alkyl esters ; 1,2-benzenedicarboxylic acid,
mixed decyl and hexyl and octyl diesters
with ≥ 0.3% of dihexyl phthalate
(No. CE 201-559-5)

68515-51-5
68648-93-1

271-094-0
272-013-1

15 juin 2015

5-sec-butyl-2-(2,4-dimethylcyclohex-
3-en-1-yl)-5-methyl-1,3-dioxane [1],
5-sec-butyl-2-(4,6-dimethylcyclohex-3-en-1-yl)-
5-methyl-1,3-dioxane
[2] [couvrant tous les stéréo-isomères individuels de [1] et [2]
ou toutes les combinaisons de ceux-ci]

15 juin 2015

Nitrobenzène

98-95-3

202-716-0

17 décembre 2015

2,4-di-tert-butyl-6-
(5-chlorobenzotriazol-2-yl)phenol (UV-327)

3864-99-1

223-383-8

17 décembre 2015

2-(2H-benzotriazol-
2-yl)-4-(tert-butyl)-6-(sec-butyl)phenol (UV-350)

36437-37-3

253-037-1

17 décembre 2015

1,3-propanesultone

1120-71-4

214-317-9

17 décembre 2015

Acide de Perfluorononan-
1-oic et ses sels de sodium et d’ammonium

375-95-1
21049-39-8
4149-60-4

206-801-3


17 décembre 2015

Benzo[def]chrysene (Benzo[a]pyrene)

50-32-8

200-028-5

15 juin 2016

4,4′-isopropylidenediphenol (bisphenol A)

80-05-7

201-245-8

12 janvier 2017

Acide de nonadecafluorodecanoic
(PFDA) et ses sels de sodium et d’ammonium

335-76-2

206-400-3

12 janvier 2017

4-heptylphenol, ramifié
et linéaire (4-HPbl)



12 janvier 2017

4-tert-pentylphenol (PTAP)

80-46-6

201-280-9

12 janvier 2017

Acide sulfonique 1-perfluorohexane
et ses sels (PFHxS)



7 juillet 2017

Produits de réaction de
1,3,4-thiadiazolidine-2,5-dithione, formaldéhyde et
4-heptylphénol, branché et linéaire (RP-HP)
[avec ≥ 0.1% p/p 4-heptylphénol, branché et linéaire]



15 janvier 2018

1,6,7,8,9,14,15,16,17,17,18,18 Dodécachloropentacyclo
[12.2.1.16,9.02,13.05,10]octadeca-
7,15-diène (“DéchloranePlus”TM)
[couvrant tous les isomères anti-et syn-
individuels ou toute combinaison de ceux-ci]



15 janvier 2018

Carbonate de cadmium

513-78-0

208-168-9

15 janvier 2018

Hydroxyde de cadmium

21041-95-2

244-168-5

15 janvier 2018

Nitrate de cadmium

10022-68-1
10325-94-7

233-710-6

15 janvier 2018

Benz[a]anthracène

56-55-3
1718-53-2

200-280-6

15 janvier 2018

Chrysène

218-01-9
1719-03-5

205-923-4

15 janvier 2018

Terphényles hydrogénés

61788-32-7

262-967-7

27 juin 2018

Octaméthylcyclotétrasiloxane (D4)

556-67-2

209-136-7

27 juin 2018

Plomb

7439-92-1

231-100-4

27 juin 2018

Ethylènediamine (EDA)

107-15-3

203-468-6

27 juin 2018

Dodécaméthylcyclohexasiloxane (D6)

540-97-6

208-762-8

27 juin 2018

Octaborate disodique

12008-41-2

234-541-0

27 juin 2018

Phtalate de dicyclohexyle (DCHP)

84-61-7

201-545-9

27 juin 2018

Décaméthylcyclopentasiloxane (D5)

0541-02-06

208-764-9

27 juin 2018

Benzo[ghi]pérylène

191-24-2

205-883-8

27 juin 2018

1,2-Anhydride de l’acide
benzène-1,2,4-tricarboxylique (Anhydride trimellitique)

552-30-7

209-008-0

27 juin 2018

Pyrène

129-00-0

– 204-927-3

15 janvier 2019

Phénanthrène

1985-01-08

201-581-5

15 janvier 2019

Fluoranthène

206-44-0

205-912-4

15 janvier 2019

Benzo[k]fluoranthène

0207-08-09

205-916-6

15 janvier 2019

2,2-bis(4′-hydroxyphényl)-
4-méthylpentane

6807-17-6

401-720-1

15 janvier 2019

1,7,7-triméthyl-3-(phénylméthylène)bicyclo
[2.2.1]heptan-2-one (3-benzylidène camphre)

15087-24-8

239-139-9

15 janvier 2019

Acide 2,3,3,3-tetrafluoro-2-
(heptafluoropropoxy)propionique,
ses sels et halogénures d’acyle couvrant
n’importe lequel de leurs isomères individuels
et leurs combinaisons
– 2,3,3,3-tetrafluoro-2-
(heptafluoropropoxy)propionate de Potassium
– 2,3,3,3-tetrafluoro-2-
(heptafluoropropoxy)propionyle fluorure
– Acide 2,3,3,3-tetrafluoro-2-
(heptafluoropropoxy)propionique
– 2,3,3,3-tetrafluoro-2-
(heptafluoropropoxy)propanoate d’ammonium

67118-55-2
2062-98-8
13252-13-6
62037-80-3

266-578-3
218-173-8
236-236-8
700-242-3

16 juillet 2019

2-méthoxyéthyl acétate

110-49-6

203-772-9

16 juillet 2019

4-tert-butylphénol

98-54-4

202-679-0

16 juillet 2019

Phosphite de tris(4-nonylphényle,
ramifié et linéaire) (TNPP) avec au moins 0.1% m/m
de 4-nonylphénol, ramifié et linéaire (4-NP)
– Phosphite de tris(4-nonylphényle, ramifié)
– Phénol, 4-nonyl-, phosphite (3 : 1)
– Phosphite de tris(nonylphényle)


3050-88-2
26523-78-4

701-028-2
608-492-4
247-759-6

16 juillet 2019

Acide de perfluorobutane sulfonique
(PFBS) et ses sels



16 janvier 2020

Diisohexyl phthalate

71850-09-4

276-090-2

16 janvier 2020

2-methyl-1-(4-methylthiophenyl)-
2-morpholinopropan-1-one

71868-10-5

400-600-6

16 janvier 2020

2-benzyl-2-dimethylamino-
4′-morpholinobutyrophenone

119313-12-1

404-360-3

16 janvier 2020

Gestion de l’épidémie de Covid-19 par les entreprises de services énergétiques

La Fedene – Fédération des services énergie et environnement, vient de publier une note de situation sur la base d’un travail réalisé en collaboration avec ses 7 syndicats professionnels réunissant plus de 500 entreprises de toute taille, 60.000 salariés pour un chiffre d’affaires de 11 Mds €, dont la moitié est réalisée en France : entreprises d’exploitation et de maintenance d’équipements de chauffage et de climatisation, de gestion de réseaux de chaleur et de froid, de valorisation énergétique des déchets, de services d’efficacité énergétique, de facilities management et d’ingénierie de projets.

Une révolution écologique et sociale pour construire le monde d’après

« Nous ne voulons pas d’un retour à leur normalité, car la normalité néolibérale et productiviste est le problème. »

C’est ce qu’Attac essaye de démontrer dans cette note en proposant des solutions pour répondre à l’urgence sanitaire de manière efficace et juste tout en esquissant, dès maintenant, la révolution écologique et sociale qui devra être mise en oeuvre pour permettre aux peuples de reprendre le contrôle sur leurs vies et sur leur avenir.

L’influence des récits sur les transformations sociétales

La Fabrique Ecologique
La Fabrique Ecologique
Dans le cadre de sa rubrique « L’Oeil de La Fabrique Ecologique« , présentant dans une fiche courte un document international aux idées novatrices, peu ou pas commenté dans le débat public de notre pays, La Fabrique Ecologique a le plaisir de vous présenter l’Oeil n°31 : L’influence des récits sur les transformations sociétales Publié dans la revue Sustainability le 14 octobre 2019 par Ilan Chabay, Larissa Koch, Grit Martinez et Geeske Scholz, l’article : « Influence of Narratives of Vision and Identity on Collective Behavior Change«  s’intéresse à l’influence des récits dans les transformations de communautés vers une société durable. Face à l’urgence climatique, la question du récit comme vecteur de mobilisations individuelle et collective est devenue omniprésente. C’est en partant du constat de la non-durabilité des modes de vie actuels, que cet article entend analyser l’influence des récits identitaires et de vision de la société de demain sur les dynamiques de transformations des sociétés. L’analyse porte d’abord sur le concept de récit et détaille son lien à une culture et une identité donnée (1) en revenant sur la méthode adoptée par les chercheurs pour comprendre l’impact et la transférabilité de ces récits (2). Les chercheurs déclinent par la suite trois études de cas de communautés au sein desquelles un récit a eu une incidence sur les pratiques des individus: Le « Jardin Créole » dans les Caraïbes, le « Tamil Resources Conservation Trust » en Micronésie et la Gestion communautaire des ressources halieutiques au Malawi dans la région de Salima. Ces études de cas permettent aux chercheurs de développer un modèle pour mieux comprendre l’influence des récits dans les mouvements sociaux vers la durabilité (3).1. En analysant notamment des récits d’actions, l’article affirme leur importance dans la formation d’une connexion émotionnelle à l’origine des transformations sociétales. Les chercheurs y conceptualisent une forme de récit qu’ils nomment une expression narrative concise et effective (CANE), autrement dit une phrase ou une expression qui contient un implicite culturel et identitaire suffisamment fort pour se transmettre facilement et incarner une vision de l’avenir. Pour un des exemples traités dans les études de cas, il s’agirait du mot « lyannai » associé à la culture du « jardin créole » signifiant la convivialité. – 2. Pour mener à bien cette étude, les chercheurs ont réuni des personnes de douze pays afin d’élaborer un modèle de catégorisation voué à analyser différents récits et leur impact. L’article relève 5 catégories d’analyse : la plausibilité du récit au regard des informations et de l’expérience d’un individu, le lien avec l’environnement de l’individu, la conformité du récit à ses normes, l’identification émotionnelle et les incitations motivationnelles liée à son identité. Toutes ces catégories permettent ainsi de juger de l’efficacité d’un récit sur l’action collective. – 3. Chacun des trois récits étudiés sont construits autour de la prise en compte d’enjeux environnementaux et de résilience des communautés qu’ils concernent. Pour les trois cas, le récit mettait en lumière des figures et des savoirs traditionnels, de la pratique du « jardin créole » à l’éthique de préservation des ressources naturelles chez les Tamouls en passant par la reprise du discours d’un chef traditionnel Makanjira. L’étude montre que ces récits ont été diffusés par un canal de transmission moderne qui participe à son écho, création d’une ONG, rapport officiel ou média radiophonique. Ainsi cette méthode et ces études de cas participent à une meilleure compréhension des dynamiques au sein des mouvements sociaux sous l’angle de l’influence du récit. L’avis de Thierry Libaert, Vice-président de La Fabrique Ecologique La sensibilisation en matière de dérèglement climatique est largement inefficace car elle se base sur la peur, l’injonction et une communication trop technique (émissions de CO2 ; élévation de 2 degrés, nombre de PPM…). L’article mentionné nous rappelle l’intérêt de construire un récit réellement attractif pour mobiliser un changement de comportement. Il nous montre que cette nouvelle histoire peut être uniforme et qu’elle doit s’ancrer dans nos cultures. Seul le lien avec une histoire culturelle peut donner force au nouveau récit climatique dont nous avons fortement besoin. L’influence des récits sur les transformations sociétales

 

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Manifeste pour refonder le progrès

Ce Manifeste pour refonder le progrès a été lancé pour les 10 ans du Parlement des Entrepreneurs d’avenir les 22 et 23 janvier 2020 qui avait comme thème central « Humanisons le progrès ».
Ce Manifeste, destiné à être largement diffusé, soutenu et entendu décrit un nouvel horizon de nos sociétés prenant les contraintes de notre condition terrestre comme occasion d’un renouveau.
Il décrit les mutations à l’oeuvre pour faire émerger une nouvelle civilisation
de solidarité et de liberté, réconciliée avec le vivant.

Agroforesterie et élevage durable

Surconsommation de viande, impact carbone, émissions de gaz à effet de serre, conditions de vie et d’abattage… l’élevage traîne de nombreuses casseroles.
Il est pourtant déterminant depuis les débuts de l’agriculture : traction animale, valorisation des surfaces en herbe et des ligneux, amélioration de la fertilité des sols… L’élevage herbivore jouera assurément un rôle décisif pour l’avenir de nos systèmes de production agricoles et alimentaires.

L’école numérique : des conséquences environnementales que l’on ne soupçonne pas. Un décryptage de Jade Delahais pour La Fabrique écologique

L’école numérique : des conséquences environnementales que l’on ne soupçonne pasDécryptage – N°24 Ce Décryptage a été réalisé par Jade Delahais, élève de Terminale au lycée Notre Dame de Meudon. Ce travail a été mené dans le cadre du concours de plaidoiries pour l’environnement « Terr’eau fertile», à destination des lycéens, et organisé par le Bureau des Elèves d’AgroParisTech. Jade Delahais a remporté le second prix du concours, grâce à sa plaidoirie portant sur les impacts écologiques du numérique. La Fabrique Ecologique, partenaire du concours, a récompensé cette performance en mettant à disposition sa rubrique Décryptage, permettant ainsi à l’auteure de développer sa plaidoirie et de toucher un public large. Jade Delahais, lycéenne, a choisi d’appliquer son raisonnement sur le numérique à la question de son déploiement dans l’enseignement primaire et secondaire. La synthèse de son travail a été réalisée par Lara Benattar et Guillaume Buttin, chargé.e.es de mission à La Fabrique Ecologique. ipad-3765920_1920-e1584002903698.jpg

Introduction

Les gouvernements français qui se sont succédés ces dernières années ont fait passer des réformes qui vont dans le sens d’une numérisation de l’éducation. Le discours prononcé par F. Hollande le 7 mai 2015 lors de l’annonce du « plan numérique » promettait d’emblée que, d’ici à 2018, « 100% des élèves en collèges [disposeraient] d’un outil numérique », et que des contenus pédagogiques adaptés et spécifiques seraient mis en place, à l’instar de formations du personnel enseignant. Selon les propos de la ministre de l’Education Nationale de l’époque, Najat Vallaud-Belkacem dans son discours prononcé lors de la Journée de restitution des résultats de la Concertation nationale sur le numérique pour l’éducation en mai 2015, les bienfaits de ce « plan numérique » sont les suivants : « la réduction des inégalités scolaires, culturelles et sociales, la lutte contre le décrochage et la démotivation, l’adaptation de l’enseignement à la diversité et aux besoins de chaque élève, l’ouverture de l’école sur le monde, sur son territoire, sur son époque ». Le déploiement du « plan numérique » s’est fait progressivement et si la généralisation n’était pas effective au moment de la rentrée scolaire 2019, plus de 50% des collèges publics étaient quand même équipés en outils numériques en 2017, ce qui représentait une quantité importante d’élèves appareillés. Nous tenterons ici de donner une idée de l’éventail de problèmes que pose cette profonde transformation. Quels arguments opposer à celles et ceux qui n’accueillent qu’avec optimisme la numérisation du système scolaire français ? Comment nuancer cet engouement ?

L’empreinte écologique indélébile laissée par les outils numériques

Une des conséquences positives du plan numérique serait la poursuite de l’objectif « zéro papier ». Pourtant, malgré l’apparition du numérique dans les écoles la consommation de papier a diminué, mais seulement de 1,3% entre 2000 et 2010. De plus cette approche nie en partie l’impact écologique du cycle de vie de ces outils numériques et les dégâts environnementaux liés à la division internationale du travail. Le processus de fabrication des composants polluants L’industrie électronique est particulièrement néfaste pour l’environnement. Ainsi, la fabrication de puces électroniques nécessitant l’emploi de produits toxiques peut, en dépit des contrôles, participer à la contamination de nappes phréatiques et développer des problèmes d’ordre sanitaire. La pollution des sols et des nappes phréatiques de la Silicon Valley en sont la preuve. Par ailleurs, les quantités d’eau nécessaires à la purification des minerais que comportent ces composants sont importantes. Par exemple, pour chaque cm2 de silicium, on compte 20 à 30 litres d’eau nécessaires à sa purification. L’enjeu majeur de l’impact environnemental des outils numériques se trouve au cœur-même des appareils: les métaux rares Selon le Bureau français de Recherches géologiques et minières (BRGM), environ 100 000 tonnes de métaux rares sont produites chaque année. Cette famille de métaux est considérée comme rare de par sa faible production comparée aux millions de tonnes de métaux industriels produites par an et de par sa forte valeur économique. Disponibles en quantités limitées, ils composent la majorité des appareils électroniques : lithium et cobalt pour nos batteries, indium pour nos écrans tactiles, ruthénium pour nos disques durs… Bien que le disque dur d’un téléphone ne contienne en moyenne que 4,5 g de métaux rares, la production exponentielle d’outils numériques dans le monde nourrit plusieurs inquiétudes au sujet de notre capacité à les exploiter. Ainsi dans un rapport daté de 2017, la Commission Européenne a révélé une liste de 27 matières premières jugées critiques pour l’Union Européenne en terme de disponibilité, dont 13 sont des métaux rares. Outre les risques de pénurie, l’impact environnemental de l’extraction de ces matières est considérable. L’artificialisation des terres et la construction des infrastructures nécessaires à cette production ainsi que le déchiffrement et le déblaiement des aires d’extraction minière sont une des premières causes de pollutions. Il est établi que la consommation énergétique de l’extraction de métaux nécessite 10% de l’énergie primaire mondiale, un chiffre qui devrait s’intensifier dans les prochaines années au rythme des innovations technologiques et des efforts énergétiques nécessaires à l’exploitation de mines de moins en moins concentrées en métaux rares. Par ailleurs, de grandes quantités d’eau sont également utilisées pour extraire le métal du minerai ainsi que des polluants tels que le mercure, l’arsenic ou le dioxyde de soufre et des produits chimiques nocifs. Cela entraîne un phénomène de drainage minier à l’origine de la contamination des eaux de surface ainsi que des nappes phréatiques. L’état du fleuve se situant près de Baoutou, une ville de Mongolie intérieure, en Chine, en est un exemple marquant. Comme le souligne Guillaume Pitron, auteur de l’ouvrage La Guerre des métaux rares, « Nous avons laissé les autres se salir pour nous donner l’illusion d’avoir les mains propres ». L’Europe a choisi d’abandonner l’exploitation minière et de la déléguer à la Chine. Se positionnant ainsi comme l’une des plus importantes zones d’extraction de terres rares, on peut trouver dans ses eaux devenues troubles d’innombrables sortes de substances chimiques toxiques, ainsi que des éléments radioactifs. Le surnom « villages du cancer » qui a été donné aux villages de cette zone ne peut être plus clair. La fin du cycle de vie des appareils électroniques dans la continuité de notre réflexion sur les métaux rares est aussi problématique pour deux raisons. Tout d’abord, les pertes sont considérables : le tonnage annuel des déchets miniers serait de l’ordre de 6 à 7 milliards de tonnes (1 tonne par personne en moyenne), surpassant largement celui des déchets ménagers et industriels qui s’élève à 4 milliards de tonnes. Ensuite la courte durée de vie de ces appareils ainsi que le problème de l’obsolescence programmée provoquent à l’échelle mondiale une augmentation exponentielle des Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques (DEEE ou D3E), jusqu’à atteindre le nombre vertigineux de 44,7 millions de tonnes en 2018. Il est prévu que ce chiffre frôle les 60 millions dans quelques années. En considérant que 80% d’entre eux ne sont pas triés convenablement, ils sont en majorité incinérés ou mis en décharge. Une partie des 20 % restants se retrouve « exfiltrée », vendue et exportée comme matériel d’occasion dans des circuits informels de recyclage ou encore dans des bidonvilles au Ghana, au Pakistan ou encore en Chine. Enfin, une infime partie des déchets restants bénéficie quant à elle de quelques « usines de classe » mondiales ou l’on peut récupérer environ 15 métaux différents. Toutefois, le rapport de la Commission européenne 2017 cité précédemment établi que le taux de recyclage en fin de vie du cobalt est presque nul, et que les terres rares se recyclent à moins de 1%. Les métaux rares à l’origine de conflits régionaux La guerre civile de la République Démocratique du Congo explique l’emploi de l’expression des « minerais de sang » pour qualifier des conflits sanglants induits par la production de métaux rares. Ce pays détient 80 % des réserves mondiales du coltan, un minerai dont est extrait le tantale, l’un des métaux rares utilisés pour fabriquer les condensateurs de la grande majorité des outils numériques. Ce commerce où le tantale se négocie à seulement 20 $ le kilo, mais se revend jusqu’à 400 $ le kilo est à l’origine de nombreuses violences. Cette perspective associée à la demande grandissante de ces ressources donne lieu à la naissance et au développement de plusieurs trafics. On estime que les violations des droits de l’Homme y ont augmenté de près de 30% entre 2015 et 2016. Sur le plan géopolitique, le monopole de la Chine en termes d’exploitation de terres rares pose la question de la dépendance de l’Europe. La Commission européenne en tire des conclusions plutôt alarmantes: « la Chine est le pays le plus influent en ce qui concerne l’approvisionnement mondial en maintes matières premières critiques […] Cette concentration de la production est d’autant plus problématique qu’elle va de pair avec une substitution faible ». En d’autres termes, aucun autre pays n’est actuellement en mesure de fournir une quantité aussi importante de métaux rares, alors qu’il s’agit de ressources indispensables au bon fonctionnement de notre société numérisée. Elle se place ainsi comme la seule option, du haut de son piédestal en tant que première puissance économique mondiale. Ainsi, nos appareils ont un coût, financier certes, mais pas seulement. Derrière leurs composants se dissimule des coûts humains et environnementaux. Sommes-nous prêts à le payer, ou plus exactement, sommes-nous prêts à continuer de le cautionner, au profit de quelques tablettes supplémentaires dans les collèges français ?

Une consommation énergétique significative

Nous nous attarderons à présent sur la consommation énergétique des outils numériques. La dématérialisation caractéristique des décennies passées ainsi que le développement des technologies sans fil requièrent des infrastructures qui se multiplient dans le monde, invisibles à l’œil de l’utilisateur : satellites, milliers de km de câbles terrestres et sous-marins, data centers ou encore des antennes relais. Ce type d’infrastructures énergivores a vocation à se développer davantage à mesure que le progrès technologique de la high tech évolue notamment avec la 5G ou les Smart Cities. Selon une étude de l’ADEME, la dépense énergétique de l’envoi d’un email de 1 Mo à un destinataire s’élève à 25 Wh. Il n’est pas étonnant que la consommation énergétique totale du numérique à l’échelle mondiale, estimée par le rapport « Cloud begins with coal », du Digital Power Group, nécessite plus de 2000 TWh par an (1 TWh = 1 milliard de kWh), hors énergie de fabrication bien sûr, qui représente à elle seule 800 TWh supplémentaires; et cela, rien qu’en 2013. Ceci représente 4 fois la consommation électrique française annuelle, et 10% de toute l’électricité mondiale. Environ 40% de ce résultat, soit 800 TWh, seraient liés aux équipements de réseaux (cellulaires, wifi, transmission…), tandis que 60%, soit 1200 TWh, aux terminaux des utilisateurs (produits finis). Cela fait du numérique un émetteur de CO2 plus important que l’ensemble du trafic aérien, un constat d’autant plus effrayant que le chiffre est en continuelle progression. Cette consommation s’ajoute à l’électricité indispensable pour émettre les ondes électromagnétiques des antennes-relais et des bornes wifi, ainsi que pour la climatisation des data-centers. Une école numérique devient alors un lieu responsable d’une consommation d’énergie électrique diffuse plus importante que dans une école normale et tient un rôle majeur dans celle consommée en plus dans les data centers. Ces bâtiments, de 10 000m2 en moyenne, consomment autant qu’une ville de 50 000 habitants et abritent virtuellement les cahiers de texte numériques, les ressources en ligne, les relevés de notes, les blogs des professeurs, les classes virtuelles appelées les MOOC [Massive Open Online Courses]… On peut d’ailleurs compter une quarantaine de ces « fermes de serveurs » rien qu’en région parisienne, et environ 180 en France, sur un total de 3950 dans le monde selon les statistiques de 2018, ce qui inscrit notre pays dans le top 5 mondial. Les outils numériques consomment donc d’énormes quantités d’énergie électrique, qui plus est d’une manière intensive puisqu’ils restent branchés et émettent des ondes électromagnétiques en continu.

Les conséquences sociétales du plan numérique

Outre les effets néfastes ressentis à court terme par les utilisateurs d’appareils numériques tels que des maux de tête, des problèmes de concentration ou encore des troubles du sommeil, ces derniers sont aussi systématiquement sujets à une surexposition à la lumière bleue. L’utilisation de ces outils ne va donc pas sans risque. D’une part, le phénomène de la cyberdépendance, qui peut conduire, par extension, à une réduction du temps de sommeil. En imposant un temps d’écran supplémentaire à l’école, la déconnexion n’aura jamais lieu. Une tribune « No-TICE pour le collège » initiée par des enseignants de français constate par ailleurs « une grande baisse des qualités graphiques de leurs élèves, qui écrivent et dessinent de plus en plus mal ». L’argument principal de ce plan serait de pallier les éventuelles disparités économiques entre les ménages. En réalité, l’effet escompté n’est pas atteint, et les chiffres tendent à le prouver: 47% des 13-15 ans de milieu défavorisé ont un ordinateur portable dans la chambre, contre 35% chez ceux provenant d’un milieu privilégié. Le rapport OCDE/Pisa daté de 2015 mentionne d’ailleurs explicitement que « les nouvelles technologies [à l’école] ne sont pas d’un grand secours pour combler les écarts de compétences entre élèves favorisés et défavorisés ». La fracture numérique s’est effectivement déplacée: elle ne concerne plus le taux d’équipement mais le critère qualitatif de leur utilisation. Une mauvaise utilisation de ces outils numériques mis à disposition des élèves pourrait demander un suivi parental plus conséquent, ce qui n’est pas toujours possible dans les familles dont les parents travaillent toute la journée et cela pourrait donc accentuer les inégalités.

Conclusion : l’école numérique, un concept à hauts risques

Les enjeux liés aux outils numériques sont donc pluridimensionnels. Ces conséquences sanitaires, environnementales, géopolitiques et sociétales touchent directement leurs utilisateurs mais aussi des populations se trouvant au-delà de nos frontières. Sachant que chaque année, environ 8,84 millions de PC et 5,16 millions de tablettes sont vendus en France, l’approvisionnement en TICE de tous les collèges français n’est pas négligeable. Pour fournir les 3,3 millions de collégiens, étant donné que les tablettes durent 4 ans en moyenne, il faudrait alors acheter de l’équivalent de 800 000 unités par an, ce qui représente plus de 15,5% du marché annuel de l’hexagone. Sans oublier l’obligation des familles de disposer d’un ordinateur à la maison pour avoir la capacité de consulter les cahiers de texte électroniques. Néanmoins, profiter des avantages des outils numériques tout en essayant de préserver l’environnement n’est pas impossible. L’investissement dans des produits issus du green IT, avec l’achat de fairphones ou de fairtablets dont la production respecte un cahier des charges environnemental et social très précis et rigoureux pourrait être une solution pour les écoles. Une autre piste serait de privilégier les connexions filaires à l’école, ce qui réduirait les effets néfastes ressentis à court terme par les élèves dus au réseau wifi. Mais ces mesures ne seraient que de maigres solutions pour pallier les risques que représente l’école numérique, laquelle constitue actuellement un important danger.

Télécharger le décryptage

de_cryptage-no26-le_cole-nume_rique.pdfTélécharger « L’école numérique : des conséquences environnementales que l’on ne soupçonne pas« . Un décryptage de Jade Delahais pour La Fabrique écologique

Bibliographie

  • Le désastre de l’école numérique – plaidoyer pour une école sans écrans, Philippe Bihouix et Karine Mauvilly
  • La guerre des métaux rares, la face cachée de la transition énergétique et numérique, Guillaume Pitron
  • Rapport de la Commission européenne sur les matières premières jugées critiques pour l’Union Européenne en terme de disponibilité, 2017
  • Site web Data Center Map
  • Site gouvernemental sur le plan numérique
  • Documentaire Arte: Terres rares, la high-tech à quel prix ?
Article écrit par Delahais Jade

 

Documents joints

Nous sommes ensemble pour transformer notre monde !

Alors que la société civile organisée peine à se faire entendre par le gouvernement depuis le début du quinquennat, 19 organisations ont décidé de s’unir pour porter ensemble la convergence de l’écologie et du social. Pour la première fois, elles s’engagent à faire front commun en défendant collectivement 66 propositions qui permettent d’offrir à chacun le pouvoir de vivre.

L’urgence de la crise et le temps de réfléchir ensemble

La crise liée à l’épidémie du CoVid-19 plonge désormais toutes les sociétés du monde dans un état d’exception et une drôle de guerre faite à la fois d’urgence sanitaire et de temps suspendu, pour une durée indéterminée. Chaque personne et chaque organisation prend des dispositions jusqu’à nouvel ordre, avec le sentiment partagé d’une longue période d’incertitudes, et de profonds questionnements sur les fondements mêmes de nos sociétés, de nos économies, et de nos manières de vivre ensemble : notre regard sur le monde en sortira nécessairement profondément modifié.

Sans scrupule, Amazon profite de la crise du Coronavirus au risque de l’aggraver selon Les Amis de la Terre

Alors que tous les commerces non alimentaires sont fermés en France, Amazon poursuit la distribution de produits qui ne sont pas de première nécessité. Elle s’arroge la bénédiction du Gouvernement pour embaucher des intérimaires et tourne à plein régime, sans se préoccuper des risques sanitaires, de son impact sur le climat et des destructions d’emplois qu’elle génère. capture_d_u2019e_cran_2020-03-18_a_09_51_02_1_.png La pandémie de coronavirus se propage rapidement, plusieurs Etats prennent des mesures drastiques: fermeture des commerces non alimentaires et confinement de la population. Les marchés financiers s’affolent[1], les commerces sont sous perfusion[2], mais les multinationales du web, à commencer par Amazon, ne semblent pas être impactées par la crise. Le géant de la vente en ligne vient même d’annoncer l’embauche de 100 000 intérimaires aux Etats-Unis[3] et de centaines en France[4] pour répondre à l’explosion des commandes. Amazon assure avoir reçu l’autorisation du Ministère de l’économie et des Finances pour poursuivre son activité[5]. Pourtant de nombreux employés font état du non respect des règles de prévention sanitaires. Amazon a refusé de fermer deux entrepôts en Espagne, ainsi que ceux de Sevrey et Boves, alors que des cas de COVID19 y sont confirmés. A Douai une centaine de salariés sont actuellement en grève car la direction les menace de représailles s’ils exercent leur droit de retrait[6]. Christy Hoffman, secrétaire général de l’UNI Global Union[7] explique: “Lorsque les employés d’un entrepôt sont testés positifs, un effort particulier doit être fait pour protéger les autres employés, encourager la distanciation sociale et nettoyer en profondeur l’installation. Mais, au lieu de cela, l’entreprise fait venir plus de main d’oeuvre, travaillant à un rythme encore plus rapide, afin de répondre à l’augmentation de la demande des consommateurs »[8]. Pour Julien Vincent, délégué syndical CFDT d’Amazon France, la stratégie de l’entreprise et du Gouvernement est irresponsable: “Dans chaque entrepôt Amazon sur le territoire, il y a entre 500 et 2 000 personnes. On est sur des grosses densités de population. Si on laisse ces endroits fonctionner presque normalement, ce n’est pas la peine de faire fermer la petite boutique du coin! »[9]. Outre les foyers de contagion que représentent les méga-entrepôts, la livraison au client peut également être un vecteur de propagation du virus[10]. Si son maintien est compréhensible pour les produits alimentaires et de première nécessité, on peine à saisir les raisons qui justifient d’ouvrir grand les vannes à la livraison pour les autres types de produits, alors que la fermeture obligatoire est un nouveau coup dur pour les commerces de proximité, déjà lourdement impactés par l’expansion rapide d’Amazon[11]. Un rouleau compresseur qui s’appuie sur une fraude de plusieurs milliards d’euros à la TVA[12], et l’évitement de l’impôt sur les sociétés[13]. Ironiquement, Amazon contribue depuis des années à l’appauvrissement des finances publiques, qui nuit aujourd’hui à la capacité des hôpitaux de prendre en charge l’épidémie. Malgré son irresponsabilité sanitaire, Amazon cherche à profiter de la crise pour accroître son influence. En Italie elle a annoncé la mise à disposition gratuite du service prime vidéo, dans la droite ligne de l’annonce de Jeff Bezos du don de 10 milliards à la lutte contre le changement climatique. Amazon essaie de se montrer indispensable, alors que son activité aggrave les bouleversements que nous avons à affronter. Par la surproduction qu’elle engendre et la livraison par avion, Amazon contribue lourdement au changement climatique et à la disparition de la biodiversité, deux phénomènes dont l’un des impacts dévastateurs est d’aggraver les risques d’épidémies. Alma Dufour, chargée de campagne aux Amis de la Terre explique: ”Le coronavirus montre que le système économique et financier actuel est incapable de résoudre les crises. Si cela vaut pour la pandémie, cela vaut aussi pour le changement climatique. Au final, c’est bien de réglementation, de résilience locale et de services publics dont nous avons besoin. Par sa décision, le Gouvernement continue de soutenir l’activité d’Amazon, qui aggrave le changement climatique, grève les finances publiques, et détruit des emplois. On peut donc douter de son intention de changer de modèle une fois la crise sanitaire derrière nous. Il est notamment à craindre qu’après en avoir autorisé 4 en 2019, le Gouvernement autorise 5 nouveaux projets d’entrepôts Amazon en 2020”.
  • [1]Le Monde, L’économie face au coronavirus : suite du krach boursier et fermetures d’usines en masse, 16 mars 2020
  • [2] Communiqué de presse de la Confédération des Commerçants de France, 16 mars 2020: annonce d’une enveloppe de 1500 euros par commerçant, déblocable sans condition.
  • [3] Le Monde, Coronavirus : Amazon annonce des recrutements massifs face au bond des commandes en ligne, 17 mars 2020
  • [4] Capital, Voilà comment les entrepôts d’Amazon et Cdiscount vont tourner ces prochaines semaines, 17 mars 2020
  • [5] Mediapart, Commerces, usines, transports: ces Français qui vont travailler «la boule au ventre», 17 mars 2020
  • [6] CGT Amazon Logistique France – page Facebook
  • [7] fédération syndicale internationale
  • [8] Business Insider, Amazon aurait refusé de fermer deux entrepôts espagnols malgré trois cas confirmés de coronavirus, 16 mars 2020;
  • [9] Mediapart, Commerces, usines, transports: ces Français qui vont travailler «la boule au ventre», 17 mars 2020
  • [10] Cadences rapides, manque de protection des livreurs, potentialité du virus de survivre sur des surfaces non organiques comme le produit ou le colis.
  • [11] Le e-commerce détruit 2 emplois pour 1 créé. Mounir Majhoubi, Amazon: Vers l’infini et pôle emploi, novembre 2019; Ces chiffres concordent avec les données américaines qui font état de destructions nettes de 200 000 à 300 000 emplois.
  • [12] Capital, Bercy constate une fraude massive à la TVA sur Amazon et Cdiscount, 11 décembre 2019
  • [13] The Guardian, Amazon Europe received €241m in tax credits in 2018, 9 septembre 2019; Capital, Comment Amazon embrouille le fisc, 12 janvier 2018

 

La Serre du futur : DVD avec film, guide de construction et annexes

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