OPTIC FOR GOOD est le premier label indépendant en optique lunetterie. Depuis 2019, le label épaule les marques à travers l’évolution de leurs démarches écoresponsables et l’ancrage de leur positionnement sur un marché ouvert aux innovations. 2021 sera une année charnière pour le label qui décline, à travers deux volets, son expertise auprès des opticiens soucieux de préserver l’environnement : un audit suivi d’une labellisation OFG et un programme de coaching pour créer sa propre stratégie RSE en collaboration avec Marion Martinez, Fondatrice de Rupture Engagée.Optic-for-Good-programme-pour-opticien-ecoresponsable.png?fit=405%2C405&ssl=1
Des mois de travail ont été nécessaires pour engager toute une communauté au lancement deces nouvelles déclinaisons du label indépendant Optic For Good. « Notre volonté est de donner l’opportunité aux opticiens de valoriser leur engagement écoresponsable et de créer ensemble une communauté de confiance entre eux, les marques et les porteurs de lunettes » – Carole RIEHL – Fondatrice d’Optic for Good. Lancé officiellement il y a quelques jours, le label a déjà reçu de nombreuses demandes. « Ceci est un signe très positif qui prouve de manière significative que l’évolution éthique du secteur est une réalité enfin palpable Nous sommes persuadés d’avoir les bons outils pour répondre aux demandes du marché». – Carole RIEHL –
LE LABEL
En premier lieu, les opticiens devront établir un dossier confidentiel composé d’un questionnaire et de certificats. Après étude, l’opticien – rattaché à un magasin -obtenant la moyenne sera labellisé. Le magasin dont il dépend, pourra utiliser la licence Optic For Good pendant un an (renouvelable). Pour incarner la note obtenus lors de son audit, l’opticien se verra attribué un nombre d’étoiles qui pourra évoluer après chaque audit passé.
– Comment obtenir la labellisation OFG pour opticien ?
La charte OFG, 6 clés essentielles.
– 1. L’ENGAGEMENT DE L’ENTREPRISE
Le cœur de l’entreprise est une histoire humaine connue et reconnue dans le métier et auprès de sa clientèle.
– 2. LE RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT
L’entreprise doit respecter la base de l’écologie dans son/ses magasin(s).
– 3. LA BIENVEILLANCE
Appliquer des principes éthiques envers ses employés a autant de valeur que le respect de ses valeurs auprès de sa clientèle. Être sincère, transparent et professionnel sont les bases d’un opticien Optic for Good.
– 4. LE SAVOIR-FAIRE
Le savoir-faire de l’opticien est important à préserver et à entretenir tout au long de sa carrière.
– 5. L’INGÉNIOSITÉ
Le métier d’opticien-lunetier doit savoir s’adapter aux changements de consommation et à l’évolution de la société. Il est important de soutenir des opticien-lunetiers visionnaires et écoresponsables.
– 6. LA GESTION DE LA COLLECTION
L’opticien doit être en mesure de gérer au mieux les collections de lunettes entrantes dans son magasin tout en continuant à répondre aux besoins de sa clientèle et de la vie de leurs lunettes.
Pourquoi un label de confiance ?
– LES OPTICIENS
Reconnaissance de leur transition écologique et de leur engagement écoresponsable dans la presse et les réseaux sociaux grâce à une attaché de presse dédiée.
Bénéficier d’une visibilité auprès d’une clientèle locale et nationale.
Proposer des marques de qualité, labellisées Optic for Good.
Avoir un accès à du contenu en ligne ciblé.
Pouvoir se former grâce à un catalogue en ligne pour des accompagnements sur l’écologie, la RSE et l’écofrugalité.
– LES PRODUITS
Avoir accès à des produits engagés, certifiés et défendant des valeurs éthiques fortes.
Soutenir le savoir-faire lunetier écoresponsable.
Du contenu en ligne pour connaitre l’histoire des produits proposés aux clients.
– LES CLIENTS
S’adresser auprès d’un professionnel éthique et certifié.
Avoir la garantie d’être conseillé par un professionnel qui comprend le besoin d’un produit engagé et éthique.
Avoir un choix variés de produits de qualité, écoresponsables et certifiés.
LE PROGRAMME D’ACCOMPAGNEMENT CIBLÉ
L’engagement de Marion Martinez pour le management de la RSE, l’environnement et le développement durable est une histoire qui dure depuis de nombreuses années. Après avoiraccompagné plusieurs grandes entreprises dans le management de leurs stratégies RSE (Clarins, Puig..), Marion prend la décision de devenir indépendante et de mettre ses compétences au service des TPE/PME dont la motivation est un véritable moteur pour elle. Elle crée Rupture Engagée afin de partager les méthodes, les outils et connaissances qui permettent aux entreprises de mettre en place une démarche RSE efficace et rentable.
Carole Riehl s’est associée à Rupture Engagée pour créer un programme spécial visant à redonner du sens au métier et devenir un véritable acteur du changement positif que connaît le secteur de la lunetterie. En savoir plus
LES LIVES
Optic for Good pour opticien
Le programme d’accompagnement
L’Olympique Lyonnais vient de commencer le processus de labellisation Fair Play For Planet, qui se prsente comme le 1er label qui reconnait les clubs et évènements sportifs ayant un réel engagement environnemental.
Deux mois après le lancement de Fair Play For Planet (FPFP) par l’ancien international de rugby Julien Pierre, l’Olympique Lyonnais devient le premier club de foot professionnel à s’engager dans ce processus.
Dès la conception de son projet de stade au milieu des années 2000, l’OL a souhaité inscrire une dimension environnementale dans sa politique de développement. Depuis l’ouverture du stade, le groupe OL a multiplié les axes d’amélioration de son impact sur son environnement direct en optimisant la gestion de ses infrastructures, en optant pour des énergies renouvelables, et en contribuant à son échelle, à préserver au maximum la biodiversité. En signant avec Fair Play For Planet, l’Olympique Lyonnais confirme sa volonté de s’inscrire plus durablement dans une politique RSE et environnementale vertueuse.
Julien Pierre – CEO Fair Play For Planet
« J’ai passé toute mon enfance dans un environnement hors du commun : un parc animalier créé par mon grand-père et géré par mes parents.
Là, j’ai été sensibilisé très tôt au respect de la nature, de la biodiversité, de la défense et de la protection des espèces menacées.
Plus tard, en devenant rugbyman professionnel, j’ai transposé les valeurs de respect, d’exigence et d’engagement ainsi que le goût du combat, dans ce sport collectif, sans oublier mes préoccupations pour l’environnement en créant La Passerelle Conservation.
Aujourd’hui, avec « FAIR PLAY FOR PLANET » je souhaite m’impliquer totalement en utilisant tous les leviers du monde sportif pour infléchir les comportements des individus et des entreprises et les mettre au service d’une cause essentielle : la sauvegarde de notre planète. »
Fin février, et selon les normes sanitaires en vigueur, des experts certifiés COFRAC mèneront un audit du club en application du référentiel Fair Play For Planet, de plus de 300 questions, réalisé en coopération avec l’ADEME,
l’agence de la transition écologique[[L’ADEME a apporté sa coopération sur l’identification des caractéristiques environnementales de ce questionnaire.]].
Les résultats de cet audit et de la politique environ-nementale du club
détermineront le niveau de labellisation qui lui sera attribué d’ici le mois d’avril prochain :
Des axes d’amélioration pourront ensuite être proposés afin d’éventuellement accéder à la labellisation supérieure et un nouvel audit sera réalisé tous les deux ans, afin de conserver le label FPFP.
L’OL, club référent du football professionnel, devient le 3ème acteur du monde sportif à rejoindre le mouvement FPFP, après la Section Paloise Béarn Pyrénées et le TVEC 85 Les Sables d’Olonne.
BONNE NOUVELLE POUR LE SPORT ET LA PLANETE
« Cette nouvelle démarche portée par le Groupe OL s’inscrit dans la continuité de nos engagements en termes de développement durable. Ambitionner de décrocher un label Fair Play For Planet est un véritable challenge pour nos entreprises sportives mais c’est également la marque que le monde change et que les acteurs du sport professionnel doivent mettre en œuvre tout ce qui est possible à leur niveau pour accompagner ces changements vers des modèles plus durables », explique Jean-Michel Aulas, président de l’OL.
Jean-Michel Aulas & Julien Pierre au Groupama Stadium
« Nous sommes fiers que l’OL rejoigne la démarche du label Fair Play For Planet », explique Julien Pierre, fondateur de FPFP. « Qu’un club de Ligue 1 affiche son engagement en faveur de l’environnement et en fasse une priorité est une bonne nouvelle pour le sport et pour la planète ! ».
À chaque changement d’année son lot de bonnes résolutions et 2021 ne fait pas exception ! Et si cette année il était plutôt question d’aller plus loin dans toutes les bonnes habitudes pour l’environnement ? Une démarche que souhaitent encourager le ministère de la Transition écologique, l’ADEME et 12 éco-organismes qui lancent une campagne de communication sur #LesBonnesHabitudes afin d’aider les Français à poursuivre leur mobilisation dans la voie d’une consommation plus responsable grâce aux « 3R » : Réduire, Réutiliser et Recycler. Des habitudes simples qui ont un impact direct sur notre environnement, où chacun peut participer à une société plus durable en réduisant ses déchets. Déployée autour d’un film et d’activations digitales, cette campagne souhaite montrer que consommer mieux est possible, le tout dans une tonalité positive et engageante.
POLLINIS se bat pour la protection des abeilles domestiques et sauvages, et pour une agriculture qui respecte tous les pollinisateurs.
Partout dans le monde, les scientifiques alertent : les insectes sont en train de disparaître à un rythme effarant. Au cœur de cette hécatombe, les pollinisateurs, indispensables aux écosystèmes, à notre agriculture et sécurité alimentaire. Pour enrayer cette extinction, POLLINIS se bat en France et au niveau européen pour faire interdire tous les pesticides « tueurs d’abeilles » et accélérer la transition vers une agriculture respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. L’association travaille aussi à restaurer un environnement riche et sain pour les pollinisateurs sauvages, et agit pour sauver les abeilles à miel locales au sein des milieux naturels dans lesquelles elles ont évolués depuis des millénaires.
Fermeture des universités : une solitude forcée qui pèse lourd sur le moral et le bien être des étudiants
La crainte de l’isolement, première raison évoquée chez 66% des étudiants retournés vivre dans leur entourage familial depuis l’interdiction des cours en présentielPour faire face à la pandémie de COVID-19, le Président de la République annonçait le 14 mars dernier la fermeture des établissements d’enseignement universitaire. Une fermeture qui a fortement modifié les conditions de vie des étudiants, contraints pour beaucoup à vivre seuls et à subir les impacts d’un isolement forcé difficile à supporter au quotidien. En attendant la réouverture des facultés, des solutions et dispositifs sont tout de même accessibles pour que les jeunes ne se sentent pas abandonnés.
Des milliers d’étudiants ont manifesté ce mercredi 20 janvier dans toute la France, dans les rues de Paris, Lille, Strasbourg, Nancy, Rennes, Angers, Toulouse, ou encore Marseille. Aujourd’hui, la mobilisation se poursuit encore à Lyon. « Génération sacrifiée », « jeunesse agonisante », « on n’a plus rien à perdre » a-t-on pu lire sur les pancartes brandies par des cortèges de jeunes défilant pour faire entendre au gouvernement leur lassitude et leur détresse. Un « ras-le-bol » pour alerter après de long mois où se sont conjugués confinements, couvre-feux et absence de cours en présentiel dans les universités. On estime ainsi que 2,8 millions d’étudiants français suivent actuellement des cours à distance, alternative pédagogique pour poursuivre les enseignements malgré la fermeture des facultés.
Manifestation d’étudiants contre la précarité le 20 janvier 2021 à Paris
Mélanie Luce, présidente de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), est à l’origine de l’appel à la mobilisation pour « défendre les conditions de vie et d’études des étudiants », comme l’explique cette dernière à l’Agence France Presse. Plus encore que l’impossibilité de se rendre à la fac, pour « prendre l’air » ou étudier hors du cadre du domicile, l’université fermée cristallise un mal-être plus profond. Elle met en évidence la réalité d’un isolement au quotidien problématique, alors que de nombreux étudiants n’ont pas la possibilité de rentrer dans leur famille et doivent s’accommoder d’un quasi-confinement, seuls dans une chambre étudiante ou un petit studio.
A ce sujet, l’enquête menée en juin par l’Observatoire de la vie étudiante relève qu’au moment du confinement, 44% des étudiants interrogés déclaraient avoir quitté le logement qu’ils occupaient quotidiennement pendant une semaine de cours pour retourner vivre auprès de leur entourage familial (chez les parents majoritairement, sinon fratrie ou conjoint). Parmi les raisons évoquées par les jeunes ayant déménagé de leur lieu de résidence habituel, c’est la crainte d’avoir à rester seul qui tient la première place chez les sondés (66%), vient ensuite la volonté de se rapprocher de la famille (63%), de profiter d’un logement plus grand (62%), et loin derrière l’envie de bénéficier d’une meilleure connexion internet (24%) ou d’économiser un loyer (13%).
« Grâce à Xenia-Cohabitation, notre plateforme de cohabitation intergénérationnelle, nous sommes en contact direct et permanent avec les étudiants. Dans des conditions normales, hors crise sanitaire, les jeunes sont déjà trop souvent confrontés à des difficultés financières, en raison des coûts des logements. La période que nous traversons depuis de nombreux mois ajoute une réelle souffrance aux jeunes, et certains sont dans un état de détresse psychologique qui ne peut être ignoré. Si les années étudiantes sont souvent synonymes de partage, de joie et d’insouciance, elles signifient pour l’instant rester cloîtré et isolé devant un ordinateur et des cours en visio-conférence. Entretenir le lien social et l’entraide devient très complexe dans ces conditions. » Céline Amaury, fondatrice de Xenia
Quelles solutions pour les étudiants souhaitant rompre avec l’isolement ?
S’il n’est pas envisageable de retourner habiter chez des proches et que la solitude se fait trop pesante, des solutions existent pour les étudiants, pour qu’ils puissent vivre au quotidien cette période inédite et complexe de crise sanitaire, en attendant le retour à la normale. Parmi les dispositifs possibles vers lesquels se tourner :
– Les lignes d’écoute téléphonique. Pour répondre aux angoisses liées au coronavirus et au contexte de quasi-confinement, des cellules de soutien psychologique sont à disposition gratuitement pour tous les étudiants fragilisés par l’isolement :
Numéro SOS Confinement – 0800 19 00 00, accessible tous les jours de 9h à 21h.
Croix-Rouge Ecoute – 0 800 858 858, gratuit et disponible 7 jours sur 7, du lundi au samedi de 9h à 19h et de 12h à 18h le dimanche.
– Le service social du Crous. Chaque grande université française dispose d’une antenne Crous dédiée mettant à disposition des dispositifs d’aide psychologique à joindre, trouvables sur les sites officiels des Crous par ville ou académie. Pour les étudiants parisiens par exemple, le site officiel du Crous Paris donne tous les renseignements nécessaires pour contacter : Les BAPU (bureaux d’écoute psychologique universitaire), la permanence d’écoute psychologique APASO, les permanences d’écoute de Nightline Paris (par les étudiants pour les étudiants) et le dispositif Happsy Line Par Apsytude (consultation en ligne avec des psychologues).
– Les services de santé universitaire. A l’écoute des étudiants en situation d’isolement, pour les accompagner grâce au soutien de psychologues disponibles en consultation sur rendez-vous.
– L’habitat intergénérationnel, qui met en contact des seniors et des étudiants pour qu’ils cohabitent ensemble sous le même toit. Imaginée comme une solution d’entraide solidaire et économique, la plateforme en ligne Xenia met en relation des étudiants de moins de 30 ans souhaitant partager un logement avec des seniors de plus 60 ans ayant les capacités de loger chez eux un jeune. Pour cela, elle associe des profils complémentaires, qui partagent des attentes et des intérêts communs afin que la cohabitation se passe dans les meilleures conditions. D’ailleurs, l’arrivée de l’étudiant chez le senior se fait suivant un protocole strict, afin de protéger la santé de l’aîné.
« Xenia cohabitation ne supprimera pas le confinement mais peut permettre d’amoindrir l’isolement de deux populations, les jeunes et les seniors. L’hôte senior accueille au sein de son foyer l’étudiant. Une véritable relation d’amitié, de confiance, d’échange, de partage se met en place. Le besoin de rapprochement entre les populations est réel, les aînés souffrent également de solitude, cela depuis toujours. Profitons de cette période particulière pour créer et maintenir des liens forts entre les générations. » Céline Amaury, fondatrice de Xenia
A propos de Xenia
Les seniors doivent souvent composer avec un budget restreint et souffrent parfois de solitude. Les étudiants sont nombreux à rencontrer des difficultés financières. Fondée au printemps 2020 par Céline Amaury, Xenia remédie à ces deux problématiques en proposant un service de cohabitation intergénérationnelle solidaire.
15 propositions concrètes pour atteindre les objectifs de la France en matière d’écologie
La filière biométhane en France connaît aujourd’hui une croissance soutenue : les projets en cours de développement représentent plus de 7 Mds€ d’investissement futurs et plus de 26 000 créations d’emploi dans la filière[[« Évaluation et analyse de la contribution des énergies renouvelables à l’économie de la France et de ses territoires », étude du cabinet EY pour le Syndicat des Energies Renouvelables, juin 2020.]]. En ce début d’année 2021, sa dynamique est toutefois impactée par le foisonnement d’enjeux réglementaires : transposition de la directive RED II, modification du fonctionnement des garanties d’origine, évolution de la fiscalité pour les consommations de biométhane, évolution du mécanisme de soutien tarifaire à la filière et mécanismes extra-budgétaires, montée en puissance du droit à l’injection, évolution des possibilités réglementaires de sortie du statut de déchet des digestats, etc…autant de sujets complexes sur lesquels France Biométhane souhaite apporter son expertise et contribuer au débat, au travers de la publication de ce 3eme livre blanc.
Les nombreux groupes de travail auxquels participe France Biométhane sont à l’œuvre pour concilier vertus environnementales et sociétales de la méthanisation et optimisation économique sur le long terme. L’objectif de ces propositions est d’offrir la stabilité nécessaire pour permettre à la filière française de croître avec régularité et de gagner en compétence, en expertise et en compétitivité. La visibilité de l’environnement régulatoire est en effet indispensable pour que la filière puisse mettre concrètement en œuvre la démarche de réduction de ses coûts de production qu’elle vient d’engager. L’enjeu pour la France est de transformer l’objectif national fixé par la loi à 10% de la consommation de gaz renouvelable en 2030, soit une production annuelle d’environ 40 TWh, en ardente obligation.
Articulé autour de 4 grands axes, ce livre blanc présente 15 propositions dont certaines ici résumées permettent de faire comprendre les enjeux de la filière du Biométhane aux consommateurs :
Mettre en place des mécanismes extra-budgétaires, en complément du soutien public, pour soutenir jusqu’à 30 TWh/an de plus à l’horizon 2030
Limitée à 9,7 milliards d’euros, l’enveloppe budgétaire publique pour le biométhane ne permettra pas d’atteindre l’objectif de la loi de 10% de gaz renouvelable dans la consommation de gaz en 2030 ni de soutenir un nombre suffisant de projets pour permettre un effet de série.
France Biométhane propose donc de mettre en place, en complément du mécanisme de soutien public, un mécanisme extra-budgétaire, financé par les fournisseurs de gaz naturel au prorata de leur part de marché, permettant un complément de rémunération pour les projets au-delà de 25 GWh/an.
En complément, la mise en place du mécanisme « Méthaneuf » permettrait aux promoteurs immobiliers de proposer des logements bas carbones alimentés en gaz vert, en contrepartie de leur participation, à hauteur de la consommation en gaz du bâtiment, au financement d’un site de méthanisation par l’intermédiaire d’un fonds.
L’addition de différents mécanismes proposés par France Biométhane permettrait de soutenir jusqu’à 46 TWh/an de biométhane à l’horizon 2030, soit un peu plus de l’équivalent de l’objectif de la loi de 10% de gaz renouvelable dans la consommation de gaz.
Mettre en place un mécanisme de soutien pour la valorisation de Bio-CO2 sur les installations d’injection biométhane
Le biogaz est constitué de biométhane et de bio-CO2 (dioxyde de carbone d’origine végétale ou animale). Si le biométhane dispose aujourd’hui d’un cadre de valorisation, il n’en va pas de même du bio-CO2 dont la valorisation est aujourd’hui bloquée pour des raisons économiques. Il existe pourtant une forte demande de divers acteurs des territoires en bio-CO2 pour des valorisations diverses (serres, froid, agroalimentaire, etc.). Ces besoins en CO2 sont aujourd’hui couverts par du CO2 d’origine fossile qui parcourt parfois des centaines de kilomètres car la filière bio-CO2 reste intégralement à créer.
Afin de stimuler l’émergence de cette filière, France Biométhane propose que les projets valorisant le bio-CO2 en plus du biométhane bénéficient d’une bonification au titre de technologie innovante.
Harmoniser la réglementation fiscale et urbanistique entre les unités de méthanisation agricoles et les unités dites « territoriales »
Un méthaniseur territorial fonctionne la plupart du temps en partenariat avec plusieurs dizaines d’exploitations agricoles (fourniture d’intrants, utilisation de fertilisant naturel, participation à l’actionnariat, etc.), permettant ainsi d’apporter aux exploitations associées un gain économique (baisse des coûts de fourniture en produits fertilisants, optimisation de la valeur agronomique des effluents d’élevage, modernisation des exploitations agricoles, vente d’intrants en particulier de cultures intermédiaires) et un gain environnemental (substitution d’engrais d’origine fossile par un fertilisant organique renouvelable).
Dans ce contexte, France Biométhane demande d’aligner la fiscalité des méthaniseurs « territoriaux » et des méthaniseurs dits « agricoles », en particulier en matière d’exonérations de taxe foncière et de contribution foncière des entreprises.
« Les acteurs réunis au sein de France Biométhane mobilisent leur expérience et expertise pour faire émerger un cadre propice au développement du biométhane et atteindre les objectifs que la France s’est fixé. Ce gaz renouvelable apporte plus qu’une énergie verte : il repose sur un service de traitement des déchets organiques, une production de fertilisants naturels, et offre de nombreuses externalités positives environnementales, économiques et sociales »
Alain Planchot, Président et porte-parole de France Biométhane.
Contribution au développement de la filière du Biométhane en France.
PREAMBULE :
A la fin novembre 2020, parmi les 199 centrales de production de biométhane en service en France, on dénombrait 153 projets d’agriculteurs autonomes ou en groupement, 35 unités issues d’installation de valorisation des déchets (unités de traitement de déchets ménagers, ISDND, stations d’épuration des eaux usées) en lien très étroit avec les collectivités territoriales, et 10 unités de méthanisation territoriale à intrants à la fois issus de l’agroalimentaire, de déchets des industries et des collectivités.
La filière biométhane connaît aujourd’hui une croissance soutenue créatrice d’emplois locaux, que ce soit lors de la construction des unités de méthanisation ou en phase d’exploitation. Nous estimons ainsi que les projets en cours de développement représentent plus de 7 Mds€ d’investissement futurs. La filière devrait représenter plus de 26 000 emplois directs et indirects en 2028 et plus de 26 500 emplois dans la filière. En cette fin d’année 2020, sa dynamique est impactée par un foisonnement d’enjeux réglementaires : transposition de la directive RED II, modification du fonctionnement des garanties d’origine, évolution de la fiscalité pour les consommations de biométhane, évolution du mécanisme de soutien tarifaire à la filière et mécanismes extra-budgétaires, montée en puissance du droit à l’injection, évolution des possibilités réglementaires de sortie du statut de déchet des digestats, etc…
Rappelons ici que la méthanisation territoriale est bien plus qu’une source d’énergie renouvelable : elle fournit directement des services quantifiables à la collectivité, qui sont autant « d’externalités positives » de nature sociale, économique, agronomique et écologique. D’une part, la méthanisation permet de valoriser localement les déchets organiques d’un territoire tout en générant une baisse de leur coût de traitement et une réduction de leur impact carbone. D’autre part, les digestats issus de la méthanisation facilitent la transition agroécologique des exploitations agricoles en substituant, à moindre coût, des amendements ou fertilisants organiques aux engrais chimiques majoritairement utilisés. Enfin, seule source mature pour la production de gaz vert en circuit court, la méthanisation favorise la lutte contre le dérèglement climatique en limitant les émissions de CO2 et contribue au maintien des infrastructures gazières en place. L’intérêt pour les différents usages du biométhane s’est d’ailleurs affirmé, notamment grâce à sa capacité à contribuer hic et nunc à la mobilité verte, sur terre ou sur mer, qui commence à être reconnue et soutenue. Sur tous ces sujets, de nombreux groupes de travail sont à l’œuvre pour concilier vertus environnementales et sociétales de la méthanisation et optimisation économique sur le long terme.
Dans ce contexte, il s’agit de se donner la stabilité nécessaire pour permettre à la filière française de croître avec régularité et de gagner en compétences, en expertise et en compétitivité. Mieux mesurer les bénéfices de la méthanisation (les « externalités positives ») pour nos territoires et notre économie, mieux les faire connaître pour qu’ils soient mieux pris en compte à l’heure de faire des choix de politique publique, sont au cœur de nos actions et réflexions. Comme l’est notre volonté de participer aux côtés des pouvoirs publics à une réflexion collective sur les évolutions législatives et réglementaires à mettre en œuvre. L’enjeu pour la France est de transformer l’objectif national fixé aujourd’hui à 10% de la consommation de gaz renouvelable en 2030, soit une production annuelle d’environ 40TWh, en ardente obligation.
Alain Planchot et Pierre de Froidefond,
co-Présidents du Think Tank France BiométhaneLivre Blanc France Biométhane
– Télécharger le 3eme Livre blanc
A propos de France Biométhane
Profession de foiLa méthanisation territoriale : une solution d’avenir
France Biométhane réunit des producteurs exploitants qui représentent 50% du biométhane injecté en France dans les réseaux de gaz. L’expertise de ces entreprises est avérée et précieuse.
“Nous, dirigeants, entrepreneurs de la méthanisation réunis au sein de France Biométhane partageons la conviction que la méthanisation est une solution d’avenir pour les territoires et une filière stratégique pour la France. C’est un formidable levier pour répondre au défi que représente la transition énergétique. Et c’est aussi beaucoup plus que cela.
C’est un projet de territoire qui s’inscrit dans un circuit court de gestion des déchets, production d’énergie renouvelable et de fertilisant naturel pour les agriculteurs.
Pour que la méthanisation prenne toute la place qu’elle mérite dans la transition énergétique, nous souhaitons contribuer ensemble à promouvoir ce modèle et faire connaître ses avantages pour l’environnement et la société.”Le manifeste de France Biométhane
– Ce pour quoi nous croyons dans le modèle de méthanisation territoriale
Au-delà de la production d’une énergie renouvelable, c’est un procédé qui répond à plusieurs enjeux environnementaux parmi lesquels le traitement des déchets fermentescibles et la production de fertilisants naturels.
Partenaires des territoires et de leur développement économique, la méthanisation apporte aux collectivités et aux agriculteurs une solution à leurs besoins et à leurs obligations en matière de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre, qui ne pèse pas sur la fiscalité locale. La méthanisation s’insère dans un circuit économique court, circulaire et vertueux en termes environnementaux. Les installations de méthanisation doivent être envisagées comme des équipements indispensables des territoires, au regard des solutions locales qu’elles apportent aux défis environnementaux.
– Ce que nous voulons changer, c’est le débat stérile sur le prix des énergies alternatives
Le biogaz inclut dans son prix des services environnementaux essentiels qui coûtent aux collectivités : le traitement des déchets organiques et la production d’engrais naturels. France Biométhane souhaite que les termes du débat soient aujourd’hui posés clairement, afin que responsables politiques et citoyens puissent faire un choix éclairé pour notre avenir.
– Ce que nous voulons faire, c’est partager nos expériences et contribuer à l’essor de ce modèle
France Biométhane souhaite mettre en avant l’expérience et l’expertise de ses membres et nourrir le débat public. Alors que la méthanisation offre des solutions concrètes et durables, c’est un procédé encore méconnu, qui suscite parfois de la méfiance. La politique énergétique française et le développement durable en France ne se construiront pas sans
accorder la place qu’elle mérite à la méthanisation.
Filière stratégique pour la France, nous souhaitons que la méthanisation soit présente dans le débat public.
FRANCE BIOMETHANE
11 rue de Mogador – 75009 Paris
– contact@france-biomethane.fr
Voici la version officielle et consolidée du projet de loi portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, issu de la Convention citoyenne pour le climat ainsi que son exposé des motifs. Le document comprend six titres, qui reprennent la nomenclature des groupes de travail de la Convention citoyenne. Une réunion du Conseil national de la Transition écologique (CNTE) plénier dédiée à ce projet de texte devrait se tenir le 25 ou 26 janvier prochain. D’ici là, plusieurs réunions du groupe de travail CNTE sont programmées pour travailler à l’élaboration d’un projet d’avis. Le calendrier prévisionnel du projet de loi prévoit une présentation en Conseil des Ministres le 10 février, l’examen par le Parlement en mars et le souhait du gouvernement d’une adoption avant l’été.
Saviez-vous que CNR est l’opérateur du plus grand programme de restauration écologique d’un fleuve jamais entrepris au niveau international ? A l’occasion du One Planet Summit, et suite à l’intervention du Président Macron qui rappelle la nécessité de chacun de prendre ses responsabilités pour agir en faveur de la préservation du vivant, CNR réaffirme le rôle décisif des partenariats publics et privés au sein des territoires pour prendre soin de la biodiversité et faire avancer la transition écologique. Le gestionnaire et aménageur historique du Rhône, devenu le 1er producteur français d’énergie 100 % renouvelable, présente ses quatre priorités en faveur de la biodiversité, partie intégrante de sa stratégie 2030.
Depuis 1933 CNR est la seule entreprise en France à assurer de manière totalement intégrée la gestion d’un fleuve, le Rhône, et ses multiples usages : produire de l’énergie verte, aménager les solutions de mobilité́ douces et irriguer les terres agricoleś. Cette approche holistique de la gestion d’un fleuve met au coeur de son business model, l’enjeu de la préservation des sources d’énergie (eau, vent, soleil) et des éco-systèmes naturels. Elle oriente aussi, avec ses partenaires (Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse, entreprises, agriculteurs, associations et scientifiques, etc.), les choix et solutions d’éco-aménagement proposées aux territoires dans leur transition énergétique et écologique.
« 92 % du domaine concédé a CNR dans le cadre de sa mission d’aménageur-énergéticien du Rhône est en zone préservée, soit plus de 25 000 hectares dont il faut prendre soin. Le Rhône est à la fois un laboratoire à ciel ouvert, mais aussi un baromètre sur l’urgence d’agir en faveur du climat et de la biodiversité. Consciente que toute action de l’homme engendre des conséquences sur le vivant, CNR s’engage a toujours mieux concilier les intérêts économiques et sociaux avec la préservation des espaces terrestres et fluviaux. C’est le sens de nos priorités 2030 en faveur de la biodiversité qui sont alignées avec les priorités discutées lors du One Planet Summit et les engagements portés par le Président E. Macron.» indique Elisabeth Ayrault, Présidente de CNR.
Priorité 1 : Poursuivre l’un des plus ambitieux programmes de restauration écologique d’un fleuve
En lien avec tous ses partenaires engagés sur l’avenir du Rhône, CNR a été à l’initiative dès la fin des années 1990, de l’un des plus ambitieux programmes de restauration écologique d’un fleuve jamais entrepris au niveau international. Ce programme vise à concilier les différents usages du fleuve (production d’énergie, navigation, agricoles, loisirs, etc) et apporte la démonstration que protection de la nature et développement économique de la vallée peuvent aller de pair. Ce programme a permis :
– Depuis 1999, la restauration de près du quart de la longueur du fleuve.
– Depuis 2009, le démantèlement des épis Girardon (qui avaient été installés pour corseter le fleuve au profit de la navigation) afin de redynamiser les berges.
– Pour concilier biodiversité et transition énergétique, les débits réservés qui alimentent ces nouveaux espaces du fleuve sont turbinés grâce à la construction de petites centrales hydroélectriques (PCH). En les équipant de passes à poissons, ces PCH participent à restaurer la continuité piscicole tout en produisant de l’énergie renouvelable.
En cohérence avec ces travaux, l’entretien du domaine concédé à CNR (14 500 KM2) se veut exemplaire : Zéro Phyto, actions en faveur des pollinisateurs, fauche tardive, pastoralisme, lutte contre la pollution lumineuse et méthodes innovantes de lutte contre les espèces envahissantes terrestres et aquatiques sont mises en oeuvre sur l’ensemble du domaine.
Fleuron de cette gestion exemplaire des activités industrielles au sein d’un espace protégé : la réserve de Chasse et de Faune Sauvage (RCFS) de Donzère-Mondragon est l’un des 14 sites français labellisés « liste verte » de l’UICN[[Union Internationale pour Conservation de la Nature]]. Ce label international vise à reconnaître à travers le monde des aires protégées qui sont gérées équitablement et efficacement, avec des impacts positifs sur la nature et les sociétés.
CNR s’engage à poursuivre ce programme par :
– De nouveaux travaux combinant restauration de chenaux secondaires et démantèlement d’ouvrages avec 7 sites en cours d’étude et de nouveaux investissements de plusieurs millions.
– Des évaluations naturalistes et scientifiques des actions conduites
– La réduction / maitrise les émissions polluantes (rejets, déchets, pollutions diffuses) au sein de ses activités d’exploitant industriel le long du Rhône.
Priorité 2 : Réduire l’empreinte de la production d’électricité 100 % renouvelable sur la biodiversité
Au-delà de la préservation du Rhône, CNR applique rigoureusement, dans chacun de ses développement solaires et éoliens, la séquence « Eviter – Réduire – Compenser ». En plus des inventaires de biodiversité menés dans le cadre de l’étude d’impact environnemental et des suivis réglementaires, CNR met en place des suivis de la biodiversité adaptés aux enjeux de chaque site, depuis la construction jusqu’au démantèlement de l’installation.
– « Eviter » c’est toujours choisir le site à moindre impact environnemental. CNR développe par exemple ses parcs solaires uniquement sur des surfaces marquées par l’activité humaine, n’entrant pas en conflit d’usages avec d’autres activités. Cela permet de valoriser des sites délaissés tels que des terrains pollués, des friches industrielles ou d’anciennes carrières.
– « Réduire » l’impact des projets sur la biodiversité, c’est par exemple installer sur ses parcs éoliens des dispositifs de suivi automatisé de l’activité des oiseaux et des chauves-souris avec une régulation en temps réel des éoliennes en cas de risque de collision. Sur le solaire, c’est rechercher la plus faible empreinte carbone par la réutilisation de panneaux reconditionnés.
– « Compenser » c’est conduire des actions de restauration de milieux naturels ou de continuités écologiques par la création d’habitats favorables : aux amphibiens, aux reptiles, aux oiseaux ou aux chauves-souris.
Enfin, CNR s’est engagée à mener dans les prochains mois, une étude sur l’empreinte biodiversité des ENR (en comparaison des énergies fossiles).
Priorité 3 : Accompagner la transition écologique des territoires
Au-delà de ses actions qui visent à maintenir un bon fonctionnement de l’écosystème rhodanien, la protection de la biodiversité irrigue toutes les activités de l’entreprise. CNR accompagne les territoires pour :
– Mettre en place de solutions innovantes de production, de stockage et de distribution d’électricité renouvelable (hydrogène, solaire linéaire, solaire flottant…)
– Accompagner le déploiement et le verdissement de la navigation fluviale (bornes de recharge pour les bateaux alimentés en énergie 100 % renouvelable, soutien à l’évolution des motorisations).
– Engager des projets d’écologie industrielle sur les sites industriels et portuaires du Rhône.
En parallèle de ces projets de territoire, CNR s’engage pour la mobilisation de l’ensemble des parties prenantes autour des enjeux du vivant. Elle a ainsi été à l’initiative, avec la Fondation Tara Océan et Initiatives pour l’Avenir des Grands Fleuves (IAGF)de la charte « Mon territoire s’engage : rivières et fleuves sans plastique, océan protégé ». Cette initiative a permis de mobiliser des acteurs clés comme l’ADEME, l’Association des Maires de France et l’Association des Petites Villes de France et de regrouper plus de 110 signatures dont 68 maires ou Présidents d’intercommunalité.
Priorité 4 : Accompagner la transition agroécologique des territoires en Vallée du Rhône
Le Rhône est une source majeure d’irrigation pour les agriculteurs de la Vallée. Aujourd’hui, face aux enjeux de raréfaction la gestion durable de cette ressource est un enjeu majeur.
CNR s’engage à poursuivre et amplifier les partenariats visant à développer l’agroécologie en Vallée du Rhône :
En poursuivant ses programmes visant à une consommation raisonnée de la ressource en eau et au développement de l’agroécologie, en lien étroit avec les Chambres d’Agriculture ou l’Institut supérieur d’agriculture Rhône-Alpes (ISARA).
En conclusion, CNR entend continuer et intensifier ses efforts en faveur de la protection des écosystèmes. Pour cela, elle s’engage au travers de sa stratégie d’entreprise, à développer des solutions d’éco-aménagement qui tiennent compte de ces enjeux centraux via :
– Des politiques et programmes ambitieux de préservation de la biodiversité
– Une évaluation constante de la gestion mise en oeuvre en lien avec les scientifiques et naturalistes
– Des activités industrielles qui contribuent et tiennent compte de la protection de la biodiversité
À propos de CNR
CNR (Compagnie Nationale du Rhône) est le 1er producteur français d’électricité d’origine 100 % renouvelable et le concessionnaire à vocation multiple du Rhône de la frontière suisse à la mer Méditerranée : production d’hydroélectricité, déploiement de la navigation et de zones portuaires, irrigation et autres usages agricoles.
Elle place la transition énergétique et écologique au coeur de son action d’aménageur du territoire, et concilie des enjeux de développement économique, de valorisation du domaine, de sureté et de sécurité avec la préservation de l’environnement.
CNR produit chaque année plus de 15 TWh issus de son mix hydraulique, éolien et photovoltaïque. Energéticien expert en optimisation des énergies intermittentes, CNR maîtrise l’ensemble de la chaîne de valeur et joue un rôle majeur sur les marchés européens de l’électricité. En tant qu’entreprise laboratoire des énergies du futur, CNR innove pour favoriser un mix énergétique français plus diversifié et décentralisé.
CNR est une entreprise au capital majoritairement public (collectivités locales, Caisse des Dépôts). Son actionnaire industriel de référence est le groupe ENGIE.
Les équilibres des écosystèmes, la survie de nombreuses espèces, ou les ressources économiques issues de la nature : autant d’éléments qui ont besoin d’espaces protégés, où les mécanismes naturels peuvent mieux se développer. La biodiversité de l’ensemble des espaces terrestres et marins bénéficie de ces aires protégées.
Les aires protégées contribuent directement à l’atténuation du changement climatique. Leur développement est fondamental pour préserver la nature et inventer de nouvelles manières de vivre avec elle.
C’est pourquoi, face au déclin de la biodiversité, le Gouvernement adopte aujourd’hui une nouvelle stratégie nationale des aires protégées pour les 10 ans à venir, annoncée au cours du One Planet Summit de ce jour. Celle-ci a pour but d’étendre le réseau d’aires protégées existant, mais aussi d’améliorer leur gestion ou leur intégration dans les territoires.
Pour la première fois, une stratégie des aires protégées unifiée pour la France hexagonale et les territoires d’outre-mer et qui intègre à la fois les enjeux terrestres et maritimes est adoptée. Elle prévoit le doublement des zones humides placées sous protection forte.
Elle concrétise l’ambition du Président de la République de protéger dès 2022 30% de notre territoire national et des espaces maritimes sous juridiction, dont un tiers sous protection forte.
Il s’agit d’une démarche nationale, mais aussi d’un réseau co-construit avec les territoires, selon les enjeux locaux, au profit des citoyens, à la suite d’une concertation de 15 mois avec l’ensemble des parties prenantes. La stratégie prend en compte la diversité des territoires et les engagements portés par les élus, les acteurs et les citoyens. Chaque territoire orchestrera le déploiement de cette stratégie selon ses spécificités et ses enjeux.
Cette nouvelle stratégie sera accompagnée de trois plans d’actions nationaux qui seront déclinés et alimentés par des travaux dans les territoires.
Le premier plan d’action prévoira de nombreuses mesures concrètes telles que :
– la protection forte de 250 000 ha de forêt ;
– la création ou l’extension de 20 réserves naturelles nationales ;
– la création de deux parcs naturels régionaux ;
– la protection de 6 000 hectares de notre littoral ;
– l’intégration de 75 % des récifs coralliens intégrés au réseau d’aires protégées en vue de protéger 100% d’ici 2025 ;
– le développement d’infrastructures d’accueil au profit du public.
– le renforcement des actions d’éducation, de contrôle des aires protégées.
La stratégie bénéficie d’un effort budgétaire particulier : la loi de finances 2021 a prévu une augmentation de 10 millions d’euros en faveur des aires protégées sur le budget de l’Etat. En parallèle, le plan de relance apporte 60 millions d’euros d’investissements pour rénover les structures d’accueil, mieux gérer la fréquentation ou mener des opérations de génie écologique.
Stratégie nationale des aires protégées
Comme l’a annoncé le Président de la République à l’occasion du One Planet Summit, « pour concrétiser l’engagement de la France à atteindre 30% d’aires protégées sur terre et en mer, une stratégie de création d’aires protégées est publiée ce jour-même. Les moyens humains consacrés à leur gestion par les opérateurs de l’Etat seront renforcés sur les 3 années à venir. »
Des services civiques seront également mobilisés pour soutenir l’engagement des opérateurs.
Barbara POMPILI, ministre de la Transition écologique rappelle que « notre pays abrite un patrimoine vivant d’une richesse inouïe. C’est une chance, et le protéger est un devoir. Un devoir d’agir pour cette nature dont nous faisons pleinement partie, qui nous rend tant de services et sans laquelle nous n’avons simplement pas d’avenir. »
Pour Annick GIRARDIN, ministre de la Mer, « Nous disposons, pour la première fois, d’une stratégie unique pour la terre et la mer. Le lien est désormais évident entre ces deux terrains complémentaires. La mer est un territoire à protéger mais les activités humaines ne doivent pas en être exclues. Planifier et concerter les usages et les usagers de la mer, c’est ma mission au ministère de la mer. »
Bérangère ABBA, Secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité souligne que « protéger nos espaces naturels c’est protéger l’humanité, notre bien-être et notre santé. Nous connaissons les conséquences du changement climatique et de la pollution, nous ne pouvons désormais plus ignorer celle des atteintes à la biodiversité. Notre stratégie de protection « à la française » veut réconcilier activités humaines et nature préservée. Retrouver ces équilibres c’est redonner du sens. »
– www.ecologie.gouv.fr
Fort de l’étude de 23 projets de bâtiments neufs et rénovés, le Test HQE Performance Économie Circulaire permet de constituer un socle solide sur lequel les acteurs de la filière du bâtiment pourront s’appuyer pour réussir la transition vers l’économie circulaire. Inédit, ce test démontre notamment tout l’intérêt de la méthode multicritère d’analyse de cycle de vie (ACV) et du nouvel outil d’analyse des flux de matières (MFA).
Programme d’innovation collective
Le test HQE Performance Economie Circulaire
Un an après le cadre de définition de l’économie circulaire, l’Alliance HQE-GBC lance un test HQE Performance Economie Circulaire. Bâtiments neufs, rénovés ou réhabilités, tous les bâtiments sont à l’honneur ! Comment évaluer l’impact des actions réalisées en termes d’économie circulaire à travers des indicateurs ? C’est tout l’objectif de ce test.
Focus sur l’Analyse du cycle de vie : Au-delà du carbone, une méthode multicritère !
Avec l’expérimentation E+C-, l’Analyse du Cycle de Vie (ACV) n’a jamais été autant utilisée dans le secteur du bâtiment ! Actuellement, un seul indicateur est regardé : le carbone. Cependant, l’ACV est une méthode multicritère qui compte d’autres informations utiles sans effort supplémentaire : Indicateurs déchets, épuisement des ressources … Pourquoi ne pas les utiliser dans le cadre de l’économie circulaire ?
Focus su l’analyse des flux de matière : Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme !
Actuellement, le système de production est basé sur un schéma linéaire d’utilisation des ressources (extraction des matières premières, production, consommation, déchets). Cela peut engendrer des impacts sur l’environnement (émission de polluants, raréfaction des ressources, utilisation excessive de matières, …). La transition vers une économie plus circulaire ne peut se faire qu’en ayant une connaissance des flux de matières. L’analyse des flux de matières (MFA) vise à représenter schématiquement les flux de matières en reposant sur le principe de conservation de la matière développé par Lavoisier, d’entrée et de sortie avec une somme des ressources entrantes égale à la somme des ressources sortantes. C’est une méthode classiquement utilisée pour les études de métabolisme urbain ou d’écologie industrielle territoriale.
Un référentiel commun
En janvier 2018, l’Alliance HQE-GBC publiait un cadre de définition de l’économie circulaire dans le bâtiment proposant 15 leviers (annexe), pour disposer d’un référentiel commun à tous les acteurs de la profession, des fabricants de produits aux concepteurs de bâtiments, maitres d’ouvrage et aménageurs.
Pour en tester la pertinence et la robustesse scientifique, l’Alliance a lancé, en 2019, en partenariat avec Cerqual, Certivéa, le CSTB, EVEA, INIES et le soutien financier de l’ADEME, un test dans le cadre du programme d’innovation collaborative HQE Performance.
Objectifs : identifier des indicateurs et tester de nouveaux outils favorisant l’intégration concrète de l’économie circulaire dans le bâtiment.
Le Test HQE Performance Économie Circulaire a ainsi permis d’évaluer 23 projets : 7 bâtiments rénovés ou réhabilités et 16 bâtiments neufs. Il a été mené sur différentes typologies de bâtiments : 9 bureaux, 6 résidentiels collectifs, 5 tertiaires et 3 maisons individuelles.
Des outils complémentaires
Le test s’est articulé autour de différents outils complémentaires, dont certains couramment utilisés par les acteurs de la construction : les Profils économie circulaire des certificateurs, l’Analyse de Cycle de Vie (ACV) avec les Fiches de Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDES) et Profils Environnementaux Produits (PEP) issus de la Base INIES.
À ceux-là, sont venus s’ajouter une comparaison des scénarios de fin de vie et l’analyse des flux de matières (MFA), permettant d’intégrer de nouveaux indicateurs, plus spécifiques de la démarche d’économie circulaire appliquée au bâtiment.
Le Test HQE Performance Économie Circulaire montre, d’une part, qu’il est possible de disposer de véritables indicateurs de circularité des produits de construction et équipements, tant en construction neuve qu’en rénovation, sans effort supplémentaire par rapport à l’expérimentation E+C-.
D’autre part, le test a validé la complémentarité de deux méthodes :
➢ La méthode multicritère de l’ACV, exprimant des indicateurs autres que celui du seul carbone, tels que l’épuisement des ressources, la nature et les impacts des déchets dangereux et non dangereux.
➢ La méthode MFA bâtiment, prenant en compte des indicateurs de quantités de matières secondaires valorisées en entrée et de matières secondaires valorisables en sortie (par le réemploi ou la réutilisation et le recyclage).
Enfin, le test a également permis de mettre en exergue quelques pistes pour que le bâtiment s’inscrive dans une logique d’économie circulaire :
– Éviter les produits de construction et équipements superflus : comme pour l’énergie, la meilleure valorisation de matière est celle que nous ne produisons pas ; écoconcevoir, et mutualiser le plus possible en créant des synergies avec son milieu ;
– Utiliser le moins possible de matières premières rares (indicateurs ACV épuisement des ressources abiotiques non fossiles) ;
– Réemployer et réutiliser tout en garantissant une performance technique des produits de construction et équipements déjà présents sur les opérations ou à proximité (ACV en rénovation) ;
– Avoir une production faible de déchets (indicateurs ACV déchets non dangereux, dangereux et radioactifs) ;
– Valoriser un maximum les déchets produits (scénario de fin de vie) ;
– Avoir un maximum de matières secondaires en entrée et en sortie tout en veillant à l’équilibre des flux entre les entrées et les sorties (indicateurs MFA) ; avoir une intensité de transport d’approvisionnement (entrée) et vers les exutoires (sortie) la plus faible possible (indicateurs MFA).
Focus sur la méthode d’analyse des flux de matières (MFA)
L’analyse des flux de matières (MFA) est une méthode quantitative qui permet de déterminer le flux de matière et d’énergie. Elle a été élaborée par le bureau d’études EVEA, en partenariat avec Cerqual, INIES et l’Alliance HQE-GBC.
Elle vise à représenter schématiquement les flux de matières en reposant sur le principe de conservation de la matière développé par Lavoisier : la somme des ressources entrantes est égale à la somme des ressources sortantes.
Le MFA permet de calculer les indicateurs de circularité sur la vie d’un bâtiment, en s’appuyant sur des indicateurs existants dans les FDES (Fiches de Déclaration Environnementale et Sanitaire) et PEP (Profil Environnemental Produit), facilement accessibles aux opérateurs.
Outre l’analyse des flux entrants dans le bâtiment (produits de construction et équipements), ainsi que les flux sortants, il permet de définir les matières réemployées, réutilisées et recyclées en entrée et réemployables, réutilisables, recyclables en sortie (les matières secondaires). Le MFA propose également un garde-fou avec un indicateur d’intensité de transport pour définir s’il est pertinent de recycler la matière.
Annexe
Cadre de définition de l’économie circulaire dans le bâtiment : 15 leviers pour agir
Pour aider les acteurs du secteur du bâtiment et de l’immobilier à mieux appréhender l’économie circulaire et agir, l’Alliance HQE-GBC a publié « le cadre de définition de l’économie circulaire pour le bâtiment ». Ce document, fruit d’une co-construction interprofessionnelle forte et utilisable par tous, a été co-signé par le Ministère de la Transition écologique et solidaire, le Ministère de la cohésion des territoires, l’ADEME, le CSTB et l’Association OREE. Ce cadre de définition fait le lien avec celui de référence du bâtiment durable pour tous.
A propos
L’Alliance HQE-GBC est l’alliance des professionnels pour un cadre de vie durable. Elle réunit syndicats, fédérations professionnelles, sociétés en direct, collectivités et professionnels à titre individuel. Bâtiment, aménagement, infrastructure à toutes les étapes de leur cycle de vie – construction, exploitation, rénovation – sont au coeur de son ADN dans une vision transversale et globale alliant qualité de vie, respect de l’environnement, performance économique et management responsable. Par les démarches volontaires qu’elle suscite en France et à l’international, l’association agit dans l’intérêt général pour innover, améliorer les connaissances, diffuser les bonnes pratiques et représenter le secteur du cadre de vie durable. Elle est le membre français du World Green Building Council (World GBC).
– www.hqegbc.org
Au lendemain du One Planet Summit consacré à la biodiversité, où les enjeux méditerranéens sont affichés comme une priorité par la France, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, la Chambre de Commerce et d’Industrie métropolitaine Aix-Marseille-Provence et le Conservatoire du littoral, en partenariat avec l’Initiative PIM, SMILO, la Fondation Sulubaaï et Ecocean, lancent la première édition de l’événement ICO : Island Coast Ocean Solutions. Cet évènement unique, placé sous le haut patronage de Barbara Pompili, Ministre de la Transition écologique, est destiné aux spécialistes
des environnements littoraux, insulaires et marins, aux gestionnaires et aux entreprises.
Il s’agit d’une initiative collective qui vise à décloisonner en réunissant des acteurs multiples et divers, afin d’innover et promouvoir des solutions concrètes. L’originalité de la démarche d’ICO réside en effet dans le partage et la confrontation des points de vue et des expertises pour mieux inventer et proposer, afin de parvenir à l’identification de solutions pérennes et à leur mise en oeuvre.
Lancement le 12 janvier pour 8 mois d’échanges
L’atelier DRIVER, premier événement de cette programmation annuelle, se tiendra le mardi 12 janvier à 14h en digital. Il sera la première étape et lancera officiellement l’ensemble des ateliers, réunions, webinaires et conférences qui se tiendront pendant les 8 prochains mois autour de cette ambition partagée. L’événement de clôture de cette programmation, Les Journées Engagements, se tiendra à l’automne, au Palais de la Bourse, à Marseille, en parallèle du Congrès Mondial de la Nature de l’UICN, et se déroulera sur deux journées consacrées à la présentation des solutions envisagées et des engagements des partenaires associés à leur co-construction.
Un programme dense, axé méditerranée, territoires français et international
ICO Solutions, c’est un programme riche qui vise à mobiliser tout au long de l’année l’intelligence collective à la fois sur notre territoire méditerranéen mais aussi plus largement au niveau national et international, en suscitant et favorisant les échanges et collaborations de chercheurs, d’ONG, de collectivités et institutions accompagnées d’entreprises sur des thématiques clés, telles que :
• La restauration et la valorisation des environnements terrestres et marins (programme DRIVER sur la restauration écologique marine, approche coopérative regroupant chercheurs, techniciens, gestionnaires, institutions,
partenaires financiers avec conférences, rencontres et ateliers portés par l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse).
• La résilience des territoires littoraux face au changement climatique (série d’ateliers et de conférences sur les problématiques d’innovations des espaces naturels et des villes côtières).
• La conservation et le développement des Océans et espaces côtiers en Méditerranée (conférences et ateliers sur la biodiversité marine, mais aussi les enjeux de l’économie maritime et du tourisme durable).
• La conservation et le développement durable des territoires insulaires à l’international (programme World Island Network co-organisé par SMILO, le Conservatoire du Littoral et le Global Island Partnership).
• L’économie verte et bleue : La gestion innovante de l’eau, de l’énergie et des déchets pour les territoires isolés dans le cadre de Webets : programme international de webinaires entreprises pour présenter leurs solutions ;
rencontres autour des enjeux de croisière et de finance durable ;
• La préservation de la biodiversité des îles et des rivages à travers des conférences, ateliers et rencontre mais aussi des travaux d’étudiants (Island tool kit).
Conscients des liens qui unissent l’alimentation durable et l’économie sociale et solidaire, à travers notre expérience d’une coopérative de consommateurs unique en France rurale, nous vous relayons l’étude « Alimentation durable et ESS » publiée par la Fondation Daniel et Nina Carasso. Cette étude vise à donner la parole à celles et ceux qui mènent sur le terrain de nouvelles initiatives sur l’économie des systèmes alimentaires ainsi que les raisons pour lesquelles mobiliser les outils de l’ESS et les besoins particuliers auxquels faire face. L’étude regroupe également des ressources utiles pour faciliter la multiplication de ces démarches.
La production de la fève de cacao, matière première utilisée pour la fabrication du chocolat, est essentiellement artisanale. La quasi totalité de la production est en effet issue de très petites exploitations familiales, pour lesquelles le cacao s’avère souvent être la principale source de revenu. La pauvreté, la déforestation et le travail des enfants sont les trois principaux impacts négatifs générés par la culture du cacao.
Comment le commerce équitable peut-il contribuer à améliorer la vie des producteurs et productrices ? Comment lutter contre le travail des enfants ? De quel appui les producteurs ont-ils besoin pour faire évoluer les pratiques agricoles ?
1. Filière cacao : l’état des lieux
Pour les consommateurs que nous sommes, le chocolat est avant tout une gourmandise. Mais dans les pays producteurs, en Afrique ainsi qu’en Amérique Latine et en Asie, le cacao est une culture dont dépendent directement 50 millions de personnes pour vivre.
Alors qu’il est produit dans des très petites fermes, le marché du cacao est quant à lui dominé par quelques multinationales : trois entreprises représentant à elles seules plus de 60% de la transformation mondiale de fèves de cacao. En conséquence :
– Les revenus des petits producteurs et productrices sont très faibles : selon Max Havelaar qui contrôle et certifie le chocolat équitable, seul 4% du prix de la tablette de chocolat revient aux petits producteurs de l’hémisphère sud.
– Le travail des enfants est fréquent : compte tenu de la pauvreté des familles, le nombre d’enfants qui travaillent dans les plantations de cacao en Afrique de l’Ouest augmente ces dernières années, et ce malgré l’engagement de l’industrie du chocolat de supprimer cette pratique d’ici 2020.
– La déforestation s’intensifie : pour répondre à notre demande croissante de chocolat, de nouvelles cultures de cacao sont créées illégalement, parfois dans des forêts tropicales protégées. Un phénomène qui met directement en danger les habitats naturels des espèces animales et accélère le dérèglement climatique.
2. Comment le commerce équitable soutient les cultivateurs de cacao ?
« Le commerce équitable leur permet de pérenniser la culture du cacao dans des conditions justes et durables. » selon Max Havelaar
Les producteurs peuvent espérer en un meilleur avenir
Les producteurs et productrices s’unissent dans des coopératives transparentes et démocratiques qui les rendront plus forts : l’union fait la force. Ensemble, ils peuvent agir collectivement pour le développement social et environnemental de leurs communautés.
La prime de développement est gérée collectivement au sein des coopératives et permet d’améliorer les outils et infrastructures de production et de transformation.
Le prix minimum garanti (fixé à 2400$ depuis le 1er octobre 2019 la tonne de fèves de cacao) assure un filet de sécurité en cas de chute des cours en bourse et apporte de la stabilité.
Si le cacao certifié équitable par Max Havelaar est également certifié bio, les acheteurs doivent payer une prime supplémentaire de 300$ par tonne de fèves.
Le préfinancement à hauteur du prix d’achat des fèves est apporté à la demande de la coopérative de producteurs.
La lutte contre le travail des enfants
Le travail des enfants, selon ‘Organisation Internationale du Travail (OIT), est interdit par les cahiers des charges du label Fairtrade/Max Havelaar.
De plus, une aide est directement destinée à détecter et prévenir le travail des enfants.
Des critères environnementaux stricts favorisent une agriculture durable
L’environnement est l’un des piliers du commerce équitable. Le but est à la fois de préserver les ressources naturelles, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de s’adapter aux effets du changement climatique grâce aux critères des cahiers des charges, aux investissements réalisés via la prime de développement et à des programmes spécifiques :
pour adapter les pratiques et atténuer l’empreinte écologique des activités agricoles.
pour privilégier les intrants naturels et interdire l’utilisation de substances chimiques dangereuses ainsi que le recours aux OGM.
pour encourager la conversion à l’agriculture biologique et favoriser une stabilisation des écosystèmes face aux changements climatiques.
pour encourager les coopératives à travailler avec des ONG afin de protéger la biodiversité naturelle et agricole et ainsi atténuer le changement climatique.
pour former et sensibiliser les producteurs à la lutte contre le changement climatique, via des pratiques agricoles durables.
3. Quelques chiffres sur le chocolat équitable en France
:
Selon l’organisme certificateur Max Havelaar France, qui permet d’utiliser le label « produit issu du commerce équitable » :
34 marques françaises et 48 marques internationales sont engagées dans le commerce équitable et commercialisent, notamment en France, des produits chocolatés labellisés.
Tablettes de chocolat, pâte à tartiner, glaces, chocolat en poudre, truffes, rochers, amandes enrobées… : en 2017, ce sont près de 30 millions de produits chocolatés labellisés qui ont été vendus sur le marché français.
Les Français consomment en moyenne 7 kg de chocolat par personne et par an, mais la consommation de chocolat équitable ne représente que 76g, soit à peine plus de la moitié d’une tablette.
Chocolat Bio & équitable AlterEco
4. Les producteurs témoignent de l’amélioration des pratiques agricoles durables grâce au commerce équitable
C’est probablement contre-intuitif, mais les autoroutes pourraient constituer un levier de choix dans la lutte contre le dérèglement climatique. Sur fond de « mobilité bas carbone
Avec le déploiement des sources d’électricité renouvelables telles que le solaire ou l’éolien, le réseau d’électricité fait face à de nouvelles problématiques. En effet, l’équilibre entre l’offre et la demande sur le réseau n’est pas systématiquement assuré du fait de l’intermittence de ces sources d’électricité. Le stockage de l’électricité est donc un enjeu majeur. Le décryptage « Stockage de l’électricité : où en est-on ? » fait le point sur les différentes solutions de stockage et revient sur les avantages et les inconvénients de chaque technologie ainsi que sur leur stade de développement.
Alors que nous passons l’essentiel de notre vie dans des bâtiments clos, la COVID 19 a ravivé le débat hygiéniste de la fin du XIXème siècle. Santé, confort et bien être sont devenus une nécessité pour nos logement s, ces refuges multifonctionnels lorsque nos modes de vie, d’habiter et de travailler sont repensés. Construction 21 France publie un nouveau dossier dédié à la Santé et au Bien-être dans les bâtiments plus de 30 décryptages de l’enjeu sanitaire de notre temps.
Le géant français de la volaille LDC est complice de cette destruction.Mighty Earth publie aujourd’hui les données de son outil de surveillance de la déforestation liée au soja et au bétail. Celles-ci dévoilent que Bunge, le plus grand importateur de soja en France, est associé aux grandes exploitations qui ont défriché près de 39 000 hectares de forêts en Amazonie et au Cerrado au Brésil depuis mars 2019.
Le groupe LDC, numéro un européen de la volaille derrière les marques Le Gaulois, Maître Coq, ou encore Marie est complice de cette déforestation en vendant des poulets nourris au soja brésilien. L’ONG Canopée lance aujourd’hui une pétition pour mobiliser les clients de LDC afin d’inciter l’entreprise à rompre ses liens avec la déforestation au Brésil.
Le soja est la matière première agricole la plus importée en France, principalement en provenance du Brésil. Parmi toutes les matières premières importées par la France, c’est aussi la commodité agricole importée ayant la plus grande empreinte en matière de déforestation.
D’après les données de TRASE, Bunge représente 40% du soja brésilien importé vers la France en 2018. La quasi-totalité (90 %) du soja consommé en France sert à l’alimentation des animaux d’élevages comme les poulets et les porcs, qui sont ensuite vendus dans les supermarchés, fast-food et restaurants.
EnN-620WMAITRpE?format=jpg&name=smallConscients de leur responsabilité, les principales enseignes de la grande distribution se sont engagées en novembre dernier à mettre fin au soja issu de déforestation dans leurs chaînes d’approvisionnement. Canopée publie aujourd’hui une analyse de ces différents engagements.
Grande distribution et déforestation liée au soja : le classement CanopéeLes entreprises de la viande comme LDC, du lait comme Lactalis et les chaînes de restauration rapide comme Quick et Burger King sont elles restées sourdes aux appels répétés des citoyens et associations environnementales. Ces dernières sont soumises à la loi sur le devoir de vigilance et sont donc dans l’obligation légale de prévenir les risques en matière d’atteinte à l’environnement liés à leur activité.
Pour Nico Muzi, directeur Europe de Mighty Earth: « Le Cerrado ressemble au Far West — les grands producteurs de soja et les spéculateurs fonciers rasent les forêts et s’accaparent les terres des communautés autochtones et locales à un rythme alarmant. Les consommateurs français se mobilisent pour mettre fin à cette folie et demandent aux entreprises françaises de prendre leurs responsabilités dès aujourd’hui. Les entreprises comme LDC, Quick, Burger King, Lactalis doivent rapidement suivre le mouvement lancé par la grande distribution. Les forêts et le climat ne peuvent pas attendre plus longtemps».
L’explosion de la demande en soja s’explique par l’augmentation continue de la consommation de viande et produits laitiers. La volaille, particulièrement riche en soja « caché » , est la principale destinataire du soja que nous importons.
Klervi Le Guenic, chargée de campagne de Canopée, explique: « LDC vend plus d’un million de tonnes de volaille chaque année. Quand on sait qu’il faut plus de 100 g de soja pour produire 100 g de viande de poulet, le calcul est vite fait. Le leader du marché en Europe a rôle majeur à jouer, et il doit prendre ses responsabilités. Il doit s’engager à garantir que ses volailles ne soient pas nourries avec du soja responsable de la destruction du Cerrado ou de l’Amazonie. »
Selon l’agence spatiale brésilienne (INPE), la déforestation de la forêt tropicale amazonienne a atteint son plus haut niveau en douze ans. La semaine dernière, le gouvernement brésilien a de plus supprimé toute mesure visant à lutter contre la déforestation dans le plan d’action national sur le climat (connu sous le nom de CND) dans le cadre de l’Accord de Paris, bien que la déforestation soit la principale source d’émissions de gaz à effet de serre dans le pays.
Le Cerrado, n’est pas en reste lui non plus. La plus grande savane tropicale du monde, qui abrite le jaguar emblématique et plus de 10.000 espèces de plantes, produit environ 60 % du soja brésilien. Plus de la moitié de cet écosystème a déjà été défriché pour faire place à la culture du soja et à l’élevage du bétail.
À propos de l’outil de surveillance de la déforestation de Mighty Earth liée au soja et au bétail
Chaque mois, Mighty Earth et l’organisme de recherche Aidenvironment, utilisent les alertes de déforestation des agences gouvernementales brésiliennes basées sur les images satellites, l’imagerie du domaine foncier, les enquêtes de l’équipe locale et les engagements avec les entreprises pour établir les liens entre les négociants en soja, les transformateurs de viande bovine et la destruction des forêts au Brésil.
L’outil de surveillance de la déforestation de Mighty Earth liée au soja et au bétail associe des exemples de défrichement à grande échelle en Amazonie et au Cerrado aux négociants en soja et aux conditionneurs de viande et les rend publics pour la première fois. Il ne prend pas en compte la totalité de la déforestation au Brésil qui est beaucoup plus importante.
Au cours des 30 dernières années, les technologies d’économie de l’eau et les stratégies de conservation des sources, ainsi qu’une économie axée sur des services moins gourmands en eau, ont permis de stabiliser la consommation d’eau aux États-Unis. Récemment, et principalement en raison des sécheresses causées par les changements climatiques et de l’utilisation croissante d’eau, les bassins versants sont à nouveau sous tension. Les faibles niveaux d’eau ont mis en danger des centaines d’espèces de plantes et d’animaux et ont causé des milliards de pertes agricoles ces dernières années.
Dans un article publié dans la revue Nature Sustainability, le professeur Peter Debaere de la Darden School of Business (University of Virginia) et une équipe interdisciplinaire de chercheurs ont tenté pour la première fois d’identifier précisément les endroits où le stress hydrique est le plus intense. Les chercheurs ont également essayé de déterminer les causes de cette situation.
Le plus grand coupable est-il le hamburger ?
Selon les chercheurs, la consommation de la viande de bœuf pourrait être le principal facteur de pénurie d’eau aux États-Unis, en particulier le long du fleuve Colorado.
« Si nous voulons lutter contre le stress hydrique, ce ne sera pas en nous brossant les dents un peu plus vite ou en passant cinq minutes de moins sous la douche, aussi importantes que soient ces actes », souligne Peter Debaere. « La surconsommation d’eau est étroitement liée à la production alimentaire ». Depuis des années, Peter Debaere concentre ses recherches sur l’économie de la production et de la rareté de l’eau.
Grâce à une mesure que les chercheurs appellent l’indice de stress de l’approvisionnement en eau (Water Supply Stress Index), les universitaires ont calculé l’ampleur de l’épuisement dans les bassins versants du pays, en le comparant au débit des rivières. Ils ont constaté que la pénurie d’eau aux États-Unis n’est pas répartie de manière uniforme dans le pays, mais qu’elle se concentre dans les États à l’Ouest du Mississippi.
Concernant le bassin du fleuve Colorado, le taux de consommation d’eau a été supérieur à la quantité d’eau disponible dans 75 % du temps, entre 2000 et 2015.
« Cela n’est possible que parce que nous épuisons les réservoirs du lac Powell et du lac Mead« , déclare Peter Debaere. En analysant les sources de cet épuisement, les chercheurs ont identifié que les cultures destinées à l’alimentation du bétail, telles que la luzerne et le foin d’herbe, sont très gourmandes en consommation d’eau. Ils ont découvert qu’à l’échelle nationale, ces cultures représentent 23 % de la consommation d’eau, dont 32 % dans les États de l’Ouest et 55 % dans le bassin du fleuve Colorado.
« Vous avez besoin d’irrigation pour faire pousser toutes ces cultures », précise Peter Debaere. Afin de rendre cette utilisation de l’eau plus compréhensible, la recherche retrace le parcours du bœuf nourrit par les cultures fourragères irriguées par la rivière. Une grande partie de cette eau, ce qui n’est pas surprenant, est acheminée vers les grandes zones urbaines, notamment Los Angeles, Portland, Denver, San Francisco et Seattle. « Si vous pouvez relier l’utilisation de l’eau à des produits spécifiques, cela rend les choses plus tangibles aux yeux des gens« , souligne Peter Debaere de la Darden School of Business.
Le problème sous-jacent et une solution potentielle
Cependant, le problème de la pénurie d’eau ne provient pas nécessairement de l’histoire d’amour de l’Amérique avec les hamburgers. Ce sont plutôt les endroits que nous choisissons pour faire pousser les cultures nécessaires afin de nourrir les vaches.
Actuellement, il est peut-être moins cher pour les agriculteurs de cultiver dans l’Ouest, plus près de la source de production du bétail – mais c’est seulement parce que les coûts de la diminution de l’eau ne sont pas pris en compte.
« La question est, d’une certaine manière, de savoir si nous payons le bon prix pour cette ressource rare qui est l’eau« , explique Peter Debaere. Mais il n’est pas facile de répondre à cette question. Faire payer un prix plus élevé pour l’eau ou limiter la production agricole – ce genre de débat augmente rapidement les tensions entre les citadins et les agriculteurs sur la question de savoir à qui appartient le droit d’utiliser les ressources en eau.
L’étude propose des solutions possibles dans le cadre de programmes de mise en jachère, dans lesquels les agriculteurs sont payés pour garder un certain pourcentage de leurs terres inutilisées au cours d’une période, ce qui réduit la pression sur l’approvisionnement global en eau tout en compensant les agriculteurs pour leurs pertes. En fixant un prix correct pour l’eau, un tel programme pourrait rendre plus rentable la culture de plantes destinées à l’alimentation du bétail dans les bassins versants de l’est des États-Unis ou encore sur les marchés internationaux où l’eau est plus abondante.
Souvent, quand on parle de pénurie d’eau, la première réponse des gens est « Comment pouvons-nous obtenir plus d’eau« », explique Peter Debaere. « Alors que les économistes posent généralement la question suivante : « Utilisez-vous réellement l’eau pour ce pour quoi vous devriez l’utiliser à cet endroit ? »
Cette étude pourra contribuer à enrichir le débat sur le prix réel que nous payons pour l’eau nécessaire à la production de cultures dans les zones soumises à un stress hydrique, ainsi qu’à créer une plus grande volonté politique d’envisager des programmes tels que la mise en jachère qui permettrait de répartir plus équitablement les coûts entre les villes et les zones rurales.
« C’est une conversation difficile à avoir, mais c’est une conversation que nous devons avoir car le changement climatique continue à avoir un impact négatif sur nos cours d’eau« , déclare Peter Debaere. « Il n’y aura pas de solution à la crise de l’eau tant que nous ne fixerons pas le prix de l’eau correctement, ce qui, dans le même temps, nécessite à travers les États-Unis une compréhension de ce que sont les niveaux durables d’utilisation de l’eau« .
Le monde urbain que nous connaissions jusqu’alors, hyper productif, hyper culturel, hyper dense, voire hyper-avide a été réduit au confinement, au repli sur soi et à la productivité quasi annihilée. Avec cette situation exceptionnelle ainsi que toutes ses conséquences, c’est finalement l’ensemble de notre modèle de vie en société qui semble s’arrêter net.
Comme si, en réalité, nous avions trop abusé des ressources de la Terre et que cette situation n’était que le revers d’une médaille un peu trop gourmande.
Mais derrière l’évidence sanitaire apparaît en filigrane, le carrefour de nombreuses autres crises, écologique, humanitaire et démocratique. Ces crises, nous les avons vues, ces dernières années, émerger à l’autre bout de la planète ou se dérouler juste en bas de chez nous. Et pourtant, peu d’éléments réellement structurants ont changé depuis. Quant à la situation que nous vivons aujourd’hui, elle a tout l’air d’en être en réalité, l’aboutissement.
Pourtant, la situation que nous vivons, révèle aussi son lot de bonnes surprises.
Des mouvements et réseaux de solidarité méconnus jusqu’alors sont mis en lumière, d’autres que l’on imaginait improbables naissent, alors que le monde urbain si foisonnant, nous semblait parfois si froid, si impersonnel, si individualiste.
Certaines villes dans le monde, qui étaient pourtant au bord de l’asphyxie, retrouvent un air plus respirable, alors qu’il paraissait pour beaucoup inenvisageable de réduire la pollution liée à l’activité humaine de notre temps.
Alors que le rythme de notre société paraissait toujours plus effréné, nombreux sont ceux pour qui cette nouvelle cadence urbaine, est synonyme d’une vie de famille retrouvée, d’un ralentissement opportun et de l’émergence d’un autre rapport au travail.
Alors que nous étions prisonniers d’une mobilité toujours plus croissante, nous voici contraints à l’immobilité et avec elle, la perspective d’en découvrir tous les attraits.
Alors que notre logement paraissait parfois accessoire et désincarné, nous voici de nouveau enclins à le redécouvrir, à l’investir, à l’habiter, avec toutes les conséquences positives que cela laisse apparaître, mais aussi négatives, révélatrices, elles, d’inégalités que nous ne pouvons plus accepter.
Alors nombreux sont celles et ceux qui l’ont déjà affirmé : De cette situation, nous allons devoir tirer toutes les conséquences et agir.
Au delà de l’aspect catastrophique de ce que nous vivons actuellement, c’est aussi une opportunité sans pareil que nous devons y déceler pour nous permettre de faire advenir, demain, une autre réalité. Cette crise, peut être la fin d’une époque, celle d’une ère révolue qui consomme à outrance, détruit la Planète et les hommes… Celle, économique, qui bientôt suivra, risque aussi d’être dévastatrice, mais elle restera en réalité anthropique. Et même si la course infernale à la reprise nous attend, la place que nous accorderons à l’humain y sera décisive. Et c’est en conduisant des projets plus écologiques, plus durables, plus humains, plus solidaires, plus démocratiques, que l’on agira de manière positive sur l’économie. Ce que nous vivons aujourd’hui, nous offre l’opportunité d’un véritable changement de paradigme. Mais pour cela, nous devons agir dès maintenant pour mettre en œuvre ce tournant majeur nécessaire à nos sociétés.
Et parce que nous sommes convaincus que dans cette entreprise, chaque citoyen doit “faire sa part”,
alors nous, acteurs de la fabrique urbaine,
avons décidé de faire la nôtre, ensemble.
Parce que demain au sein des villes, plus rien ne sera plus jamais pareil. A titre d’exemple, alors que le lien social est déjà très détérioré en milieu urbain et périurbain, de quelle manière pourrons-nous demain penser le lien entre les urbains dès lors qu’il nous faudra porter des masques et conserver une part de distanciation physique ? A ce niveau, comme à d’autres, nous le savons, les villes devront plus que jamais répondre avec humanité.
Les villes que nous souhaitons, sont fédératrices et inclusives. Et pour cela, la qualité d’usages développés doit donner la possibilité à chacun de pratiquer l’espace, de l’investir de manière libre et engagée.
Les villes que nous souhaitons, sont des villes frugales, circulaires, qui tiennent compte d’abord et avant tout de leur environnement local et global pour se développer. Afin de garantir ces ambitions, la sobriété, la résilience et la flexibilité devront être les piliers de tout nouvel aménagement urbain. Et chaque nouveau projet urbain doit affirmer l’aptitude de la chaîne de la fabrique urbaine à apprendre des crises pour mieux les anticiper.
Enfin, les villes que nous souhaitons, multiplient l’impact de la démocratie locale afin que chaque nouveau projet urbain qui s’y construit, intègre ses habitants et les usagers au processus de fabrication. Il ne s’agit pas de rendre les projets urbains plus acceptables, mais bien de faire en sorte que chaque évolution urbaine devienne une opportunité pour créer de nouvelles synergies favorables à la régénération d’une économie locale, profitant à tous et ne laissant personne de côté.
Au regard de toutes ces ambitions, nous, acteurs de la fabrique urbaine, avons plus que tout autre, une responsabilité directe. Nous sommes persuadés qu’il faudra à terme faire évoluer le cadre légal et économique, alors aujourd’hui nous prenons nos responsabilités, car nous sommes convaincus que nous ne pouvons plus tergiverser, faire de compromis et encore moins renoncer, face à l’urgence démocratique, humaine et écologique.
C’est pourquoi, nous décidons de repenser ensemble nos pratiques professionnelles, en vue de retrouver un sens de l’écoute, de l’observation et de l’action mesurée et continue pour le développement de nos cadres de vie.
Ainsi, nous pourrons mettre en œuvre la transition écologique, démocratique et humaine de nos villes.
Ainsi, nous appelons l’ensemble des acteurs de la fabrique urbaine à rejoindre le mouvement que nous créons aujourd’hui.
Un mouvement d’action assumé, fondé sur la nécessité d’agir aujourd’hui et maintenant, pour faire évoluer nos métiers respectifs, nos pratiques, nos certitudes et nos principes, afin de mettre en œuvre la transition écologique, démocratique et humaine de nos villes.
Architectes, urbanistes, paysagistes, promoteurs immobiliers, aménageurs, bailleurs, acteurs du logement social, collectivités, élus, bureaux d’étude, entreprises de construction, AMO, AMU, placemakers, associations, usagers, vous tous acteurs de la fabrique urbaine qui faites évoluer vos métiers et tous ceux qui aspirent à le faire…ce mouvement, construisons-le ensemble.
Sans exclusivité praticienne, mais au contraire dans une nécessité pluridisciplinaire.
Car nous devons par-delà nos divergences de méthodes, de principes, voire même d’intérêts, unir nos forces et coordonner nos pratiques pour permettre à nos villes de faire leur mutation
Ce mouvement, nous l’avons donc pensé pour agir :
Agir pour que chaque projet urbain intègre les conditions nécessaires à la transition écologique des villes.
Agir pour que chaque projet urbain mette l’humain au premier plan, favorise l’inclusion et contribue à faire advenir l’égalité de tous les citoyens des villes.
Agir pour que chaque projet urbain soit pensé et construit avec les habitants, afin de recréer toutes les conditions de la démocratie locale et nationale.
Ce mouvement ne sera donc pas un cercle de réflexion, il se nourrira et rassemblera les réflexions déjà existantes pour agir.
Il ne sera pas non plus un club, car il est dépassé le temps où nous devions nous dire que nous sommes d’accord entre nous.
Ce mouvement sera donc une communauté d’actions, une communauté d’acteurs de la fabrique urbaine, engagés chacun à leur niveau et surtout engagés ensemble et de manière coordonnée, pour faire advenir la ville écologique, démocratique et égalitaire.
Premiers signataires :
Farid Abachi, AZIMUT, Habitat Jeunes Développement
Isabelle Andorin-Trider, ALTO STEP, responsable développement et communication
Najoua Arduini, GA SMART BUILDING, directrice de développement
La prévention des déchets a un rôle de premier plan à jouer dans la réduction des émissions de GES et le développement d’une économie bas-carbone. Les financements doivent être réorientés vers des solutions zéro déchet, zéro gaspillage.
De la parole aux actes
L’Union européenne a fixé un nouvel l’objectif de réduction d’au moins 55 % de ses émissions de GES à horizon 2030 par rapport au niveau de 1990, contre un objectif précédent de 40 %.Cinq ans après la COP21, il n’est plus temps de se perdre dans des grands discours non suivis d’effets : il faut agir pour des politiques réellement ambitieuses en matière de prévention et de gestion des déchets permettant d’apporter des éléments de réponse aux enjeux du changement climatique. Ce sont des mesures effectives par secteurs (agriculture, aérien, BTP, etc.) qui sont nécessaires désormais et l’objectif prioritaire doit être de réduire l’exploitation des ressources et la production de déchets.
S’il est louable que les chef·fes d’Etat et de gouvernement aient réussi à se mettre d’accord sur une ambition commune, l’effet d’annonce ne doit pas pour autant occulter l’enjeu majeur de la mise en œuvre concrète de l’objectif. Sans traduction en actes, les engagements restent creux et inutiles pour répondre aux problématiques posées par le changement climatique.
L’impact des déchets sur l’environnement encore insuffisamment pris en compte
La bonne nouvelle, c’est qu’il y a plein d’autres solutions et qu’il n’est pas question de gâcher la fête !
L’impact des déchets sur le climat est souvent évalué au seul regard des émissions de GES liées à leur traitement. En effet, la mise en décharge est à l’origine d’émanations importantes de méthane, aux effets de réchauffement particulièrement importants, tandis que l’incinération rejette principalement du CO2 ainsi que des résidus d’épuration des fumées classés “dangereux”. À cela s’ajoutent les émissions induites par la collecte et le transport des déchets.
Il convient pourtant de ne pas envisager la pression climatique des déchets uniquement sous le prisme de leur traitement, mais de bien prendre en compte les impacts des produits avant qu’ils ne deviennent déchets : l’extraction de matières premières ainsi que la fabrication et le transport des produits sont également fortement émetteurs de GES, sans compter leurs impacts sur la biodiversité.
Se donner des moyens à la hauteur des ambitions
Depuis plus de 20 ans, Zero Waste France milite afin d’obtenir des réglementations plus contraignantes par exemple sur l’encadrement des traitements de déchets polluants et l’autorisation de mise sur le marché de plastique à usage unique. Malheureusement, de nombreuses lois ne sont pas encore appliquées et les sanctions sont encore trop rares comme c’est le cas pour l’obligation du tri à la source des biodéchets pour les professionnels (Grenelle 2, 2010) ou encore plus récemment l’encadrement de la publicité relative au Black Friday (loi AGEC, 2020).
Les solutions existent pourtant et les associations environnementales comme Zero Waste France soutiennent les acteurs et actrices qui se mobilisent tel·les que les entrepreneur·ses de l’économie sociale et solidaire et les associations qui développent des activités en vrac, de consigne, de réemploi, de réparation, etc. Certaines collectivités locales mettent d’ores et déjà en œuvre des stratégies ambitieuses accompagnées de moyens humains et financiers pour réduire les déchets sur leur territoire. Il faut cependant une massification de ces actions et solutions pour répondre à l’urgence environnementale.
Les soutiens financiers doivent également mieux être orientés : les plans de relance français et européen* proposent des mesures en inadéquation avec la priorité à la réduction à la source des déchets. Par exemple, le gouvernement français définit les “investissements verts” principalement par le soutien de “secteurs d’avenir en misant sur les technologies vertes”, une partie conséquente des financements est ainsi orientée vers l’incinération des déchets… plutôt que vers leur prévention, et ce en totale contradiction avec la hiérarchie de traitement des déchets adoptée par l’Union Européenne et ses différents États membres.
Défi Rien de Neuf
Des millions d’objets sont déjà en circulation : et si on les utilisait en priorité, plutôt que d’acheter des objets neufs ?
– riendeneuf.org
Réseau Consigne
Le réseau professionnel qui soutient le développement des systèmes de réutilisation et réemploi des emballages en France.
Le réemploi et la réutilisation des emballages est une mesure incontournable pour la construction d’une société plus respectueuse de l’environnement. C’est une mesure d’économie de ressources, d’économie d’énergie, qui génère une valeur économique et sociétale. L’association veille à promouvoir les formes de réemploi et la réutilisation des emballages dont les bilans environnementaux sont positifs. La consigne, entendue comme une somme supplémentaire payée par le consommateur au moment de son achat et qui lui est restituée en tout ou partie quand il ramène l’emballage au point de collecte, figure au nombre des leviers promus par l’association pour permettre le réemploi des emballages, sans pour autant être le seul. Le Réseau Consigne s’inspire et soutient les initiatives locales. Il est composé de collectivités, professionnel.le.s, personnes qualifiées, porteurs et porteuses de projets, associations et citoyens et citoyennes engagé.e.s.
– www.reseauconsigne.com
Réseau Vrac
L’association interprofessionnelle pour le développement de la vente en vrac.Vente en vrac (article L120-1)Vente au consommateur de produits présentés sans emballage, en quantité choisie par le consommateur, dans des contenants réemployables ou réutilisables.
– reseauvrac.org
ZERO WASTE FRANCE
Zero Waste France est une association citoyenne, créée en 1997, qui milite pour la réduction des déchets et une meilleure gestion des ressources à travers trois types d’actions :
Influencer les décideurs politiques français et européens pour la création de nouvelles lois plus ambitieuses sur la réduction des déchets
Décrypter les textes de loi et dénoncer les entreprises qui ne respectent pas leurs obligations juridiques
Soutenir et accompagner les acteurs de terrain tels que les collectivités, les entrepreneurs et les associations locales
Informer les citoyens et décrypter les enjeux liés à la prévention et la gestion des déchets
Afin de respecter les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) pris dans le cadre du protocole de Kyoto, l’Union européenne a conçu en 2005 un système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de ces gaz s’imposant à certaines activités économiques considérées comme fortement émettrices (centrales électriques, installations de l’industrie manufacturière et aviation commerciale).
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