L’initiative et le plan One Small Town sont nés d’une philosophie et d’un mouvement international créé par Michael Tellinger en Afrique du Sud. Ils sont aujourd’hui reproduits avec succès dans de nombreux pays du monde. La liste et ses membres s’allongent chaque année. Pourquoi ? Comment ? Par une idée simple, brillante, redoutable et concrète : le contributionnisme, son modèle de fonctionnement et de rétribution communautaire, ainsi que son effet domino. Vous pouvez rejoindre l’équipe française de One Small Town et ses projets en cours. Tout le monde peut contribuer.
Climat : un plan de surveillance mondiale des gaz à effet de serre approuvé par l’OMM

« Nous savons, grâce à nos mesures, que les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère atteignent un niveau record. L’augmentation des niveaux de CO2 entre 2020 et 2021 a été supérieure au taux de croissance moyen de la dernière décennie et le méthane a connu le plus grand bond en avant d’une année sur l’autre depuis le début des mesures », a affirmé le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas.L’infrastructure mondiale de surveillance des gaz à effet de serre proposée soutiendra la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Elle intégrera des systèmes d’observation basés dans l’espace et en surface. L’Objectif est d’arriver à « lever les incertitudes concernant les sources et les puits de carbone ».

Des incertitudes sur le rôle de l’océan et de la biosphère terrestre
Cette annonce de l’OMM intervient alors que les niveaux atmosphériques de dioxyde de carbone, de méthane et d’oxyde nitreux – les trois principaux gaz à longue durée de vie – atteignent des niveaux records. La longue durée de vie du CO2 signifie qu’il restera dans l’atmosphère et sera à l’origine du changement climatique pendant des décennies, même si les nouvelles émissions sont rapidement réduites. Pourtant, des incertitudes subsistent quant aux sources et aux puits de carbone. Une infrastructure mondiale de surveillance des gaz à effet de serre permettra « d’éclairer les mesures d’atténuation à l’appui de la mise en œuvre de l’accord de Paris », a fait valoir l’agence onusienne basée à Genève.« Mais des incertitudes subsistent, notamment en ce qui concerne le rôle de l’océan, de la biosphère terrestre et des zones de permafrost dans le cycle du carbone », a ajouté M. Taalas. « Nous devons donc entreprendre la surveillance des gaz à effet de serre dans le cadre d’un système terrestre intégré afin de pouvoir tenir compte des sources et des puits naturels, à la fois tels qu’ils fonctionnent actuellement et tels qu’ils évolueront en raison du changement climatique. Cela fournira des informations essentielles à la mise en œuvre de l’Accord de Paris ».À l’heure actuelle, il n’existe pas d’échange international complet et opportun d’observations ou de produits de modélisation des gaz à effet de serre en surface et dans l’espace. L’OMM coordonnerait donc les efforts dans un cadre international de collaboration, afin de tirer parti de toutes les capacités existantes de surveillance des gaz à effet de serre – systèmes d’observation basés dans l’espace et en surface, toutes les capacités pertinentes de modélisation et d’assimilation des données – dans un cadre intégré et opérationnel, selon la résolution.
Le dioxyde de carbone responsable d’environ 80% de la hausse du réchauffement
La résolution a été approuvée lors de la session du Conseil exécutif du 27 février au 3 mars. Elle vise à obtenir une nouvelle approbation de cette initiative par le Congrès météorologique mondial qui se tiendra en mai 2023. Dans sa configuration initiale, il est envisagé que l’infrastructure de surveillance des gaz à effet de serre se compose de certains éléments principaux. Il s’agit d’un ensemble complet et durable d’observations en surface et par satellite des concentrations du dioxyde de carbone (CO2), du méthane (CH4) et du protoxyde d’azote (N2O). Il y a également des estimations préalables des émissions de gaz à effet de serre basées sur des données d’activité et des modèles basés sur les processus. L’infrastructure produira des flux mensuels nets de CO2, CH4 et N2O à la résolution spéciale de 100 km par 100 km avec un délai minimal. Ces résultats peuvent servir à de multiples applications, de la contribution au bilan mondial à l’évaluation des flux provenant d’installations ou de paysages individuels. A noter qu’entre 1990 et 2021, l’effet de réchauffement de notre climat (appelé forçage radiatif) par les gaz à effet de serre à longue durée de vie a augmenté de près de 50 %, le dioxyde de carbone étant responsable d’environ 80 % de cette augmentation. L’OMM mesure les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre, c’est-à-dire ce qui reste dans l’atmosphère après que les gaz ont été absorbés par des puits comme l’océan et la biosphère. « Ce n’est pas la même chose que les émissions », a détaillé l’OMM. Le CO2 reste dans l’atmosphère pendant plusieurs décennies. Le méthane est plus puissant mais a une durée de vie plus courte, d’environ 10 ans. L’oxyde nitreux (provenant de sources naturelles et de l’agriculture) est le troisième gaz le plus important.
La Conférence des Nations Unies sur les PMA réclame une transformation numérique plus équitable

Un fossé numérique qui se creuse
Le nouveau rapport de l’Union internationale des télécommunications (UIT) montre qu’en effet, la fracture numérique entre les PMA et le reste du monde ne montre aucun signe de réduction. Si la proportion de la population des PMA utilisant l’Internet est passée de 4% à 36% depuis 2011, il demeure que les deux tiers de la population sont toujours hors ligne. Selon les recherches présentées dans l’étude de l’UIT intitulée Faits et chiffres sur les Pays les moins avancés, environ 407 millions de personnes dans les PMA ont utilisé l’Internet en 2022. Les 720 millions de personnes encore hors ligne dans les PMA représentent 27% de la population mondiale hors ligne, alors que la population des PMA ne représente que 14% de la population mondiale. Le rapport révèle également que le défi de mettre les communautés en ligne est devenu plus complexe au cours de la dernière décennie que la simple mise en place de connexions physiques. Même parmi ceux qui pouvaient accéder à l’Internet, beaucoup ne le font pas en raison d’obstacles allant de la sensibilisation aux compétences en passant par le coût.
Rendre la transformation numérique durable
Le Programme d’action de Doha (DPoA) constitue un point de repère dans ce contexte. Ce plan directeur pour un engagement renouvelé entre les PMA et leurs partenaires de développement, y compris le secteur privé, la société civile et les gouvernements à tous les niveaux, exhorte ces partenaires à fournir un soutien supplémentaire et substantiel aux PMA « pour garantir un accès abordable et fiable aux réseaux à large bande et mobiles et au Wi-Fi ».« Le développement numérique des PMA par la science, la technologie et l’innovation n’est pas seulement une opportunité, c’est un impératif moral », a déclaré Doreen Bogdan-Martin, la Secrétaire générale de l’UIT, lors de l’une des principales tables rondes organisées lundi dans le cadre de la conférence LDC5. « Je crois qu’il est de notre responsabilité de donner un sens à la connectivité et de rendre la transformation numérique durable », a-t-elle ajouté.L’UIT compte souligner l’importance de la coopération numérique pour accélérer la réalisation du Programme d’action de Doha et des Objectifs de développement durable (ODD), notamment par le biais de partenariats public-privé tels que la Coalition numérique Partner2Connect, tout au long de Conférence qui prend fin le 9 mars. Cette coalition a déjà mobilisé plus de 600 promesses de dons d’une valeur de près de 30 milliards de dollars.
Un partenariat pour une numérisation inclusive
« Il y a tellement de jeunes… plus de 50% des PMA ont moins de 19 ans. Il s’agit de la future main-d’œuvre mondiale », a déclaré à ONU Info Justin Spelhaug, Vice-président et responsable mondial/Tech for Social Impact de Microsoft Philanthropies. « Il est important que des entreprises comme Microsoft et d’autres entreprises du secteur privé examinent vraiment le développement de ces pays avec l’ONU en partenariat avec les gouvernements pour faire la différence », a-t-il ajouté.M. Spelhaug a signalé le programme de partenariat pour le développement numérique de la Banque mondiale, qui vise à accroître l’accès à la technologie, aux biens publics numériques, au haut débit et aux services de renforcement des capacités numériques dans les pays les moins développés du monde.
« Le programme rassemble quelques éléments clés et un modèle économique abordable pour créer un meilleur accès à la technologie. Il rassemble les biens publics numériques sous l’égide de GitHub afin de fournir aux gouvernements les services dont ils ont besoin, des solutions open source ou autres », a-t-il déclaré.Ce partenariat permettra également à l’ONU de poursuivre ses objectifs de création d’un monde plus prospère. M. Spelhaug pense qu’avec l’aide de ce programme, la prochaine conférence des PMA verra une réduction significative du nombre de pays appartenant à cette catégorie.
Une nouvelle génération de partenariats pour les PMA
Le Forum du secteur privé, qui a débuté dimanche à la conférence LDC5, vise à améliorer l’accès au financement, à créer des emplois, à transférer des technologies et à promouvoir la durabilité à long terme dans les PMA. Lundi, le Forum s’est également concentré sur l’amélioration de la connectivité numérique en tant que moteur du progrès dans les PMA, ainsi que sur l’amélioration du développement agricole et rural.« Dans l’esprit de ne laisser personne de côté, le Forum du secteur privé représente une occasion importante de mobiliser le soutien du secteur privé pour que les pays les moins avancés atteignent leur plein potentiel », a déclaré Rabab Fatima, la Secrétaire générale de la LDC5. « En encourageant la collaboration et les partenariats, nous pouvons tirer parti des ressources, de l’expertise et de l’esprit d’entreprise du secteur privé pour aider les pays les moins avancés à surmonter les problèmes de développement auxquels ils sont confrontés et à construire un avenir plus prospère pour leurs citoyens », a ajouté Mme Fatima, qui est également la Haute-Représentante pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement (UN-OHRLLS).Au cours du Forum, des discussions de groupe et des sessions interactives ont porté sur les partenariats avec le secteur privé dans les domaines de l’énergie durable, de l’agriculture, de la connectivité numérique, du changement climatique et du tourisme durable. Les possibilités de mise en réseau permettront aux participants de partager les meilleures pratiques, d’échanger des idées et d’identifier des solutions pour promouvoir l’engagement du secteur privé dans les PMA. De nouveaux partenariats pour les PMA seront également annoncés lors du Forum par la communauté internationale des affaires, des responsables gouvernementaux et des représentants des Nations Unies. Le Forum LDC5, qui est placé sous le thème « Du potentiel à la postérité », est l’occasion, une fois par décennie, d’accélérer le développement durable là où l’aide internationale est la plus nécessaire, et d’exploiter pleinement le potentiel des 46 pays les moins avancés. L’action à Doha se poursuit mardi 7 mars, lorsque la Conférence doit examiner la question de la participation des PMA au commerce mondial, ainsi que les questions d’éducation et de développement de la jeunesse.
- Lire aussi : Impact environnemental du numérique en 2030 et 2050 L’ADEME et l’Arcep publient une évaluation prospective
Impact environnemental du numérique en 2030 et 2050
Après la publication en 2022 des deux premiers volets de leur étude évaluant l’impact actuel du numérique dans son ensemble, l’Arcep et l’ADEME ont remis au Gouvernement le troisième et dernier volet portant sur l’étude prospective sur l’empreinte environnementale du numérique en France à l’horizon 2030 et 2050.
Conclusion d’un accord historique à l’ONU sur la protection de la biodiversité marine en haute mer

« Cette action est une victoire pour le multilatéralisme et pour les efforts mondiaux visant à contrer les tendances destructrices auxquelles sont confrontées la santé des océans, maintenant et pour les générations à venir », a déclaré António Guterres dans un communiqué publié par son porte-parole tard samedi soir, quelques heures seulement après la conclusion de l’accord au Siège de l’ONU à New York, où d’âpres négociations sur le projet de traité se déroulaient depuis deux semaines.L’accord conclu par les délégués de la Conférence intergouvernementale sur la biodiversité marine des zones situées au-delà de la juridiction nationale (BBNJ) est l’aboutissement de près de deux décennies de pourparlers facilités par l’ONU qui ont débuté en 2004.
« Traité sur la haute mer »
Déjà appelé « Traité sur la haute mer », le cadre juridique placerait 30 % des océans du monde dans des zones protégées, consacrerait plus d’argent à la conservation marine et couvrirait l’accès et l’utilisation des ressources génétiques marines.Par l’intermédiaire de son porte-parole, M. Guterres a souligné que le traité était « crucial pour faire face à la triple crise planétaire du changement climatique, de la perte de biodiversité et de la pollution ».« Il est également vital pour atteindre les Objectifs et les cibles liés aux océans du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal », indique le communiqué, faisant référence à l’engagement dit « 30 pour 30 » qui vise la protection d’un tiers de la biodiversité mondiale – sur terre et sur mer – d’ici 2030, qui est issu de la conférence historique des Nations Unies à Montréal en décembre dernier. Le texte, qui s’appuie sur l’héritage de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS), sera formellement adopté lors d’une réunion ultérieure des délégations.
Ambition, flexibilité et persévérance
Le Secrétaire général a félicité toutes les parties « de leur ambition, leur flexibilité et leur persévérance ». Il a particulièrement salué l’Ambassadrice Rena Lee, de Singapour, pour son leadership et dévouement en tant que présidente de la Conférence. « Mesdames et messieurs, le navire est arrivé à bon port », a déclaré Mme Lee dans la nuit de samedi, annonçant la conclusion de l’accord devant l’ovation prolongée des délégués dans la salle de réunion. Selon la déclaration du porte-parole de l’ONU, le Secrétaire général a également reconnu le soutien essentiel des organisations non gouvernementales, de la société civile, des institutions universitaires et de la communauté scientifique.« Il se réjouit de continuer à travailler avec toutes les parties pour garantir un océan plus sain, plus résilient et plus productif, au profit des générations actuelles et futures », conclut le communiqué.

Les prairies sous-marines stimulent la biodiversité et stockent le carbone
Les prairies sous-marines monochromes ne sont peut-être pas aussi colorées que les récifs coralliens ou aussi mystérieuses que les forêts de mangroves, mais elles constituent des refuges pour les poissons, protègent les côtes des tempêtes et sont des réservoirs essentiels de carbone, ce qui en font l’un des espaces naturels les plus précieux au monde, rappellent les Nations Unies à l’occasion de la première Journée mondiale des herbiers marins.
Climat : flambée de chaleur probable en mai avec le retour d’El Niño selon l’OMM

« L’effet de refroidissement de La Niña a freiné temporairement la hausse des températures mondiales, même si la période de huit ans écoulée a été la plus chaude jamais enregistrée »Les chances de développement d’El Niño, bien que faibles au cours du premier semestre (15 % en avril-juin), augmentent progressivement pour atteindre 35 % en mai-juillet. Les prévisions à long terme pour la période juin-août indiquent une probabilité beaucoup plus élevée (55 %) qu’El Niño se développe, mais elles sont soumises à la grande incertitude associée aux prévisions à cette période de l’année (la barrière de prévisibilité du printemps).
Probabilité de record de chaleur d’ici 2026
Le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, a averti qu’une nouvelle période de courant chaud « alimenterait probablement une nouvelle augmentation des températures mondiales ». « La première La Niña à triple creux du XXIe siècle touche enfin à sa fin. L’effet de refroidissement de La Niña a freiné temporairement la hausse des températures mondiales, même si la période de huit ans écoulée a été la plus chaude jamais enregistrée », a-t-il rappelé.L’année 2016 est actuellement la plus chaude jamais observée en raison de la combinaison entre El Niño et le changement climatique. La probabilité d’une année record d’ici 2026 est de 93% et celle d’une température mondiale à 1,5°C au-dessus de la période préindustrielle est de 50% sur cette période, selon des estimations récentes. Le courant froid La Niña a été associé à la sécheresse persistante dans la Grande Corne de l’Afrique et dans une grande partie de l’Amérique du Sud, ainsi qu’à des précipitations supérieures à la moyenne en Asie du Sud-Est et en Australasie. Même si le courant froid devrait laisser la place aux conditions neutres, des impacts pourraient se poursuivre, notamment dans les effets sur les pluies, affirme également l’OMM.
« Des millions de personnes dans la Corne de l’Afrique sont confrontées à des pénuries alimentaires en raison de la pire sécheresse depuis 40 ans et de l’augmentation des coûts alimentaires mondiaux. »

Vers une situation climatique « catastrophique » dans la Corne de l’Afrique ?
Ces nouvelles prévisions interviennent alors qu’une nouvelle perspective climatique régionale publiée le 22 février tablait sur « une situation catastrophique dans la Corne de l’Afrique ». Celle-ci va encore s’aggraver car « la prochaine saison des pluies de mars-mai devrait être mauvaise », a alerté l’OMM. El Niño et La Niña sont des phénomènes naturels. Mais il se déroule dans un contexte de changement climatique d’origine humaine, qui augmente les températures mondiales, affecte les régimes pluviométriques saisonniers et rend nos conditions météorologiques plus extrêmes. El Niño et La Niña sont des moteurs importants – mais pas les seuls – du système climatique de la Terre. Même si La Niña touche à sa fin, il est probable que ses effets latents se fassent sentir pendant un certain temps encore et que certains des effets pluviométriques caractéristiques de La Niña se poursuivront.« Les impacts persistants de La Niña pluriannuel sont essentiellement dus à sa longue durée et à son anomalie de circulation continue, qui sont différentes de celles de La Niña à pic unique », a conclu l’OMM.
Une étude révolutionnaire révèle les stocks de carbone des 10 milliards d’arbres des régions sèches d’Afrique subsaharienne
En plus de stocker du carbone, les arbres en zones sèches fournissent de nombreux services écosystémiques indispensables à l’environnement et aux populations locales. Très dispersés, leur étude à grande échelle est compliquée. C’est pourquoi une collaboration pilotée par la Nasa et l’université de Copenhague, impliquant INRAE, le CEA et le CNRS, a mis au point une méthode de suivi combinant images satellitaires de très haute résolution et intelligence artificielle. Cette innovation a permis d’estimer les caractéristiques de plus 9,9 milliards d’arbres situés en Afrique subsaharienne, ainsi que leur quantité de carbone stockée, évaluée à 0,84 milliard de tonnes. En comparaison, le carbone stocké par les forêts françaises est estimé à 2,4 milliards de tonnes. Les chercheurs montrent que cette valeur ainsi que la densité des arbres dispersés sont sous-estimés dans la plupart des modèles de végétation utilisés dans les simulations du climat.
Publiée dans Nature au moment du One Forest Summit au Gabon, cette étude met à disposition une base de données sur ces arbres, contenant des informations essentielles pour les acteurs travaillant à la restauration des forêts, ainsi que pour les agriculteurs qui peuvent estimer les stocks de carbone de leurs terres.

Une méthodologie innovante combinant imagerie à haute résolution spatiale et intelligence artificielle


Pour Jean-Pierre Wigneron, chercheur INRAE de l’unité Interactions sol plantes atmosphère et coauteur de l’étude, « cette étude est exceptionnelle car elle est pionnière dans un type d’approche qui va révolutionner le suivi des arbres et des forêts à l’échelle de notre planète : à court terme il va devenir possible de cartographier les arbres de la planète depuis le centre de l’Amazonie jusqu’à nos cours d’école. Beaucoup de champs d’applications vont devenir beaucoup plus efficaces et précis : suivi des stocks de carbone, biodiversité, monitoring des coupes, protection vis-à-vis des dégradations forestières illégales, etc., en quasi temps réel. »La base de données de ces près de 10 milliards d’arbres est désormais mise à disposition publiquement. Elle comprend pour chaque arbre la masse de bois, la masse de feuillage, la masse de racines et le stock de carbone. Ces informations sont essentielles pour les scientifiques, les décideurs, les agronomes et forestiers travaillant à la restauration des terres arides, mais aussi pour les agriculteurs, qui peuvent utiliser ces données pour estimer et valoriser les stocks de carbone des arbres des terres qu’ils exploitent. En particulier, l’inclusion de ces données dans les modèles dynamiques de végétation pourrait améliorer les résultats des modélisations futures, conduisant à des prévisions plus réalistes de l’impact du changement climatique sur les zones sèches. L’étape suivante consistera à ajouter une dimension temporelle à la cartographie, qui pourrait être possible au moins à un pas de temps décennal à l’échelle de l’arbre. Cela facilitera la prise en compte de l’impact des sécheresses, de la restauration et des politiques à différentes échelles, jusqu’au niveau des arbres individuels.
« Cette étude ouvre une nouvelle dimension dans le suivi des forêts… et de nombreuses autres vont suivre. C’est réellement unique dans le domaine de la télédétection ! Dans ces études à venir, la combinaison de la télédétection à très haute résolution et de l’IA assurera la cartographie des forêts dans de nombreuses régions du monde (Europe, Afrique, etc.), avec une précision inégalée et une résolution de 1 à 10 mètres », affirme Philippe Ciais, chercheur CEA au laboratoire des Sciences du climat et de l’environnement, qui a participé à cette étude.Celle-ci fait notamment l’objet d’un atelier sur l’usage de la télédétection pour mieux connaître et protéger les forêts au One Forest Summit.
RÉFÉRENCE Tucker C. et al. (2023). Sub-continental-scale carbon stocks of individual trees in African drylands. Nature.
À propos d’INRAE
INRAE, l’institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, est un acteur majeur de la recherche et de l’innovation créé le 1* janvier 2020. Institut de recherche finalisé issu de la fusion entre l’Inra et Irstea, INRAE rassemble une communauté de 12 000 personnes, avec 272 unités de recherche, service et expérimentales implantées dans 18 centres sur toute la France. L’institut se positionne parmi les tout premiers organismes de recherche au monde en sciences agricoles et alimentaires, en sciences du végétal et de l’animal, et en écologie-environnement. Il est le premier organisme de recherche mondial spécialisé sur l’ensemble « agriculture-alimentation-environnement ». INRAE a pour ambition d’être un acteur clé des transitions nécessaires pour répondre aux grands enjeux mondiaux. Face à l’augmentation de la population, au changement climatique, a la raréfaction des ressources et au déclin de la biodiversité, l’institut a un rôle majeur pour construire des solutions et accompagner la nécessaire accélération des transitions agricoles, alimentaires et environnementales.- www.inrae.fr
À propos du CEA
Le CEA éclaire la décision publique et apporte des solutions scientifiques et technologiques concrètes aux forces vives (entreprises et collectivités) dans les domaines majeurs pour la société : transitions énergétique et numérique, santé du futur, défense et sécurité globale. Le CEA exerce ses activités de recherche fondamentale dans les domaines des biotechnologies et de la santé, des sciences de la matière et de l’Univers, de la physique et des nanosciences. Il place au cœur de ses objectifs la production et la publication de connaissances et de savoir-faire au meilleur niveau mondial. En 2021, près de 3 900 publications scientifiques, dont les trois quarts issues de collaborations internationales, ont été signées par les chercheurs du CEA. Ces connaissances constituent également des sources indispensables pour les autres missions du CEA.- www.cea.fr
À propos du CNRS
Le Centre national de la recherche scientifique est une instit tution publique de recherche parmi les plus reconnues et renommées au monde. Depuis plus de 80 ans, il répond à une exigence d’excellence au niveau de ses recrutements et développe des recherches pluri- et interdisciplinaires sur tout le territoire, en Europe et à l’international. Orienté vers le bien commun, il contribue au progrès scientifique, économique, social et culturel de la France. Le CNRS, c’est avant tout 32 000 femmes et hommes et 200 métiers. Ses 1 000 laboratoires, pour la plupart communs avec des universités, des écoles et d’autres organismes de recherche, représentent plus de 120 000 personnes; ils font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Le lien étroit qu’il tisse entre ses activités de recherche et leur transfert vers la société fait de lui aujourd’hui un acteur clé de l’innovation. Le partenariat avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation. Il se décline notamment via près de 200 structures communes avec des acteurs industriels et par la création d’une centaine de start-up chaque année, témoignant du potentiel économique de ses travaux de recherche. Le CNRS rend accessible les travaux et les données de la recherche; ce partage du savoir vise différents publics: communautés scientifiques, médias, décideurs, acteurs économiques et grand public.- www.cnrs.fr
Documents joints
Les données satellitaires au service de la gestion des littoraux face au changement climatique : Bilan du programme européen ‘ESA Coastal Erosion’ mené par i-Sea
- 4 500 km de façades littorales couvertes, dans 6 pays
- Sensibilisation accrue des collectivités locales & décideurs
- Perspective d’un déploiement européen grâce à l’intégration aux services Copernicus
Spécialisée dans la surveillance de la Biodiversité et du Littoral, l’entreprise bordelaise i-Sea est le chef de file de ESA Coastal Erosion (investissement 4 M€), un programme européen de grande envergure initié en 2019 sous l’égide de l’ESA, l’Agence Spatiale Européenne. Basé sur l’observation satellitaire du littoral dans le but de prévenir et lutter contre le recul du trait de côte, ce programme touche aujourd’hui à sa fin, et les résultats sont très concluants.
Durant 4 ans, plus de 70 organisations scientifiques et opérationnelles des 6 États membres du programme (France, Allemagne, Portugal, Grèce, Roumanie et Norvège) ont partagé leurs préoccupations et exprimé leurs besoins en données et informations régulières pour caractériser la dynamique du littoral, évaluer l’évolution de l’aléa érosion et la vulnérabilité des territoires littoraux face au changement climatique. Ces travaux ont permis de couvrir 4 500 km de façades littorales européennes dans ces 6 pays, depuis les littoraux méditerranéens et de la Mer Noire, en passant par la façade Atlantique-Manche-Mer du Nord, jusqu’aux confins de l’Arctique (Svalbard).
Ainsi, une rétrospective sur plus de 25 années a été dressée, décrivant les changements historiques et récents affectant les littoraux européens grâce aux données satellitaires et notamment celles du programme européen Copernicus (Sentinel-1 et Sentinel-2). Cette ressource satellitaire exceptionnelle permet de disposer de produits décrivant la dynamique des plages et du trait de côte en termes de position du rivage, d’évolution des structures sédimentaires et des stocks de sable associés et de caractérisation de l’aléa érosion littorale et d’exposition au risque.
En France, 6 régions littorales ont bénéficié du programme ESA Coastal Erosion : la Normandie, la Bretagne, les Pays de Loire, la Nouvelle-Aquitaine, l’Occitanie et la Région Sud. Environ 40 structures – collectivités locales et conseils régionaux ayant la compétence sur l’observation de l’érosion littorale et la gestion du trait de côte, services de l’État, gestionnaires d’espaces naturels protégés – ont pu s’emparer des
produits développés sur leur territoire, les tester et les comparer à leurs propres jeux de données pour en asseoir la pertinence. Tout cela sous la bienveillance des acteurs scientifiques en région impliqués dans le réseau national des observatoires du trait de côte.
A quelques mois du terme du programme, on constate que ces nouveaux outils se positionnent en alternative et/ou en appui des méthodes traditionnelles de suivi de l’évolution des plages et du trait de côte (suivi de terrain, survols aéroportés), dans un contexte de changement climatique et d’évolutions rapides, en apportant :
- une vision pertinente multi-échelle des phénomènes affectant les territoires littoraux ;
- une valeur ajoutée non négligeable pour les gestionnaires du littoral, en leur fournissant des données actualisées en permanence, en un temps très court et à moindre coût, sur la totalité du territoire synthétisées en une information actuelle de l’état d’exposition de leur littoral à l’érosion.
Cette année, l’ESA soutient une nouvelle étape du projet : accélérer la connaissance par les collectivités littorales et les décideurs de la valeur de ces outils et leur appropriation. A cet effet, après les 5 séminaires publics menés en 2020 et en 2022 dans les régions pilotes (lesquels ont réuni près de 200 participants), i-Sea organisera des sessions de formation au printemps 2023, ainsi qu’un grand séminaire Erosion littorale et Données Spatiales en juin, dans les Hauts-de- France (seule région française non couverte par le programme ESA Coastal Erosion).
Cette nouvelle phase du projet est en effet d’autant plus cruciale aujourd’hui, suite à l’adoption de la Loi ‘Climat et Résilience’ d’août 2021, qui prévoit de fournir aux régions côtières les outils nécessaires pour adapter leur planification territoriale à l’érosion côtière en établissant une méthode pour évaluer les biens les plus vulnérables au recul du trait de côte à l’horizon 2030.
D’ailleurs, la perspective d’une intégration prochaine de ces outils aux services Copernicus pourrait permettre leur déploiement opérationnel à l’échelle européenne.
Les partenaires du programme ESA Costal Erosion
- https://spaceforshore.eu
A propos d’i-Sea
Créée en 2014 i-Sea est pionnière dans l’usage des données satellitaires et propose des solutions de surveillance environnementale basées sur les technologies spatiales répondant aux enjeux de connaissance et d’appui à la mise en œuvre des politiques publiques en faveur du Littoral et de la Biodiversité. Basée en Nouvelle-Aquitaine, i-Sea emploie une quinzaine de personnes et réalise un chiffre d’affaires de 1,2 M d’euros. Ses clients sont des acteurs du secteur public (collectivités locales, services déconcentrés de l’Etat, agences environnementales) et les industriels de l’Eau et de l’Energie, en France et à l’international.
Jeunes et Climat : un cycle de conférences de la Fondation Terre Solidaire
A travers ce nouveau cycle de conférences « Jeunes et climat », la Fondation Terre Solidaire souhaite donner la parole aux jeunes ainsi qu’aux différents mouvements qui les rassemblent afin de mieux comprendre les ressorts de leur engagement.
- Qu’entend-on réellement par mobilisation des jeunes ?
- Qui se cache derrière ce terme ?
- Qui sont vraiment ces jeunes qui se sentent tant concernés par les problématiques environnementales ?
- Pourquoi et comment la jeunesse se lève-t-elle ?
#1_Jeunes&Climat – 13 mars 2023 : existe-t-il une génération climat ?
Pour cette 1ère conférence, la Fondation Terre Solidaire souhaite mieux comprendre le profil de ces jeunes mobilisés pour le climat et les différentes formes de mobilisation qui existent. Pour cela, elle recevra Maxime Gaborit, doctorant en cotutelle au Centre d’études européennes et de politique comparée (CEE) de Sciences Po et au Centre de Recherche en Science Politique (CReSPo) de l’Université Saint-Louis – Bruxelles. Il a mené une enquête au sein du collectif Quantité critique sur les marches pour le climat, et étudie les formes de contestation des militants pour le climat et les réactions des acteurs étatiques. Les médias renvoient le plus souvent l’image d’une génération en colère, souvent engagée dans des actions assez radicales d’interpellation du pouvoir politique et de l’opinion publique Réduire les jeunes à des actions radicales pour condamner l’inaction climatique serait une erreur. Il existe d’autres formes d’engagements orientés vers des solutions. C’est ce dont nous témoignera Victoria Guillomon, fondatrice et animatrice du podcast Nouvel Œil, et auteure du livre Ce qu’on n’apprend pas à l’école.
#2_Jeunes&Climat – mai 2023 : Engagement écologique : quelle voix pour les jeunes des quartiers populaires ?
Une étude entamée en 2018 par, le collectif de sociologues “Quantité́ critique” dresse le portrait du manifestant pour le climat : une jeune femme issue de milieux sociaux privilégiés se déclarant de gauche ou d’extrême gauche. Or, bien loin de cette description, les jeunes des quartiers populaires qui sont les plus vulnérables au changement climatique sont aussi les moins représentés dans l’espace de mobilisation publique. A l’heure où le GIEC rappelle à quel point justice sociale et justice climatique sont étroitement liées, il nous paraît fondamental de donner la parole aux jeunes issus de quartiers populaires sur leur vision, leurs engagements et leur perspective sur la crise climatique.#3_Jeunes&Climat – septembre 2023 : Faut-il bifurquer pour s’engager vraiment pour le climat ?
La prise de conscience des enjeux écologiques peut entraîner chez certains jeunes une bascule, une bifurcation, une rupture, autant de mots pour décrire ce phénomène porté aux yeux de public notamment par les discours d’étudiants de grandes écoles à leurs remises de diplômes. Ces jeunes ont souvent fait des études leur garantissant de belles carrières mais ont fait le choix de ne pas entretenir le système pour une vie différente davantage au service du vivant. Les bifurcations sont-elles toutes les mêmes ? Cela concerne-t-il seulement des jeunes ayant fait des études et issus de milieux sociaux privilégiés ? Ou bien existe-t-il d’autres formes de bifurcations beaucoup plus subtiles ?#4_Jeunes&Climat – décembre 2023 : Nouvelle génération artistique et crise climatique : quelles perspectives pour de nouveaux récits ?
On se souvient peut-être encore lors de la COP21 à Paris, des douze monumentaux blocs de glace installés tels un cadran sur le parvis du Panthéon. « Ice Watch », l’œuvre d’Olafur Elliasson, interrogeait sur l’urgence de la crise climatique. Si de nombreux artistes se sont emparés du sujet au cours des dernières années pour interpeller, comment la création artistique peut-elle aujourd’hui nous permettre d’entrevoir les lendemains de cette crise climatique ? Et qu’implique cette prise de conscience écologique dans le développement de la pratique de jeunes artistes ? A l’image de la déclaration Emmanuel Tibloux Directeur de l’École nationale des arts : « L’artiste est un transformateur de nos imaginaires », nous interrogerons à l’occasion de cette rencontre la vision d’une nouvelle génération de créateurs. La Fondation Terre Solidaire,accélératrice d’expériences et d’alternatives citoyennes à notre modèle de développement
Créée en 2016 et reconnue d’utilité publique, la Fondation Terre Solidaire s’affirme aujourd’hui comme l’un des acteurs en mesure d’apporter des solutions durables à une crise sans précédent afin de transformer nos modèles de développement.
Penser des alternatives à notre modèle de développement et engager l’action
La mission première de la Fondation Terre Solidaire est de favoriser et valoriser des alternatives citoyennes qui agissent en faveur d’une transition écologique et solidaire vers des sociétés durables, parce que la fondation croît en la puissance de l’initiative citoyenne et en l’importance de l’action, des échanges et du partage de bonnes pratiques. ● Ses actions participent à un changement impactant ou à une rupture du modèle actuel de développement ; ● Elle soutient les dynamiques qui s’inscrivent pleinement dans une mobilisation citoyenne et qui réinventent l’engagement citoyen. Des pratiques trop peu répandues et un axe très peu soutenu financièrement par les mécènes actuellement. ● La fondation accompagne des projets et des actions qui ont une capacité à être inspirants, à essaimer sur d’autres territoires ou d’autres échelles (du local au global).
La Fondation Terre Solidaire a choisi de concentrer son action autour de quatre grands enjeux à l’horizon 2024 :
- favoriser la transition vers des systèmes agricoles et alimentaires durables,
- contribuer à l’émergence de nouveaux modèles économiques,
- développer des systèmes énergétiques citoyens, solidaires et écologiquement responsables,
- promouvoir de nouvelles solutions pour la sauvegarde, la protection de la nature et la gestion durable des ressources naturelles.
“La vitalité associative mobilisée pour accélérer une transition vers une société plus juste et écologiquement responsable n’est plus à démontrer. Mais trop souvent, ces initiatives citoyennes, qu’elles soient locales ou nationales, manquent de financement pour se développer et essaimer. Cela s’explique principalement par le nombre très faible de financeurs publics et privés prêts à soutenir sur le moyen terme des projets souvent innovants et engagés. La Fondation Terre Solidaire s’est donnée pour mission d’être un financeur patient et engagé. Après 6 ans d’existence, elle a su développer une expertise pour identifier et accompagner ces initiatives. Nous avons ainsi été le premier financeur privé à soutenir pendant 4 ans la création d’une filière de compostage de proximité pour les agriculteurs bio du Cotentin. Nos soutiens sont également orientés vers des études ou des think-tanks comme par exemple le scénario de transition énergétique de la France réalisé par négaWatt. Nous avons également à cœur de soutenir les dynamiques collectives, en particulier celles qui ont pour objectif d’accélérer la transition écologique des acteurs économiques comme la Convention des Entreprises pour le Climat. Les mobilisations citoyennes, comme celle de Notre Affaire à Tous, qui cherchent à faire évoluer en profondeur les politiques publiques sont également un axe fort du soutien de la fondation.” Philippe Mayol, Directeur Général de la Fondation Terre SolidaireReconnue d’utilité publique et abritante, la fondation rassemble des donateurs et des mécènes soucieux de trouver des solutions concrètes. « Accélératrice d’expériences » en rendant visibles, au plus grand nombre, des démarches novatrices pouvant être multipliées au-delà de leur territoire d’origine, la fondation a soutenu en 2022 30 projets en France et 13 à l’international pour un montant de 786 k€. Elle a, en six années d’action, reversé 4 millions d’euros de soutiens à 205 projets soutenus, dont 116 en France et 89 à l’international, grâce au soutien de plus de 4 500 donateurs et mécènes.

Quelques gestes simples pour aider les abeilles au printemps
Le mois de mars marque le début de la saison apicole, une période charnière pour les abeilles domestiques comme sauvages. Après une fin de saison 2022 difficile, marquée par une forte mortalité des colonies d’abeilles en raison de la sécheresse et de l’utilisation de pesticides, il est important de se mobiliser pour préserver et sauver ces pollinisateurs essentiels à notre écosystème. Il existe des gestes simples que nous pouvons tous mettre en place pour protéger les abeilles. Un Toit pour les Abeilles nous en liste quelques-uns ci-dessous
Bannir l’utilisation des herbicides et autres pesticides dans nos jardins/balcons
L’impact nocif des pesticides sur les abeilles et les autres insectes pollinisateurs n’est plus à démontrer. Ils sont considérés comme perturbateurs endocriniens et agissent directement sur le système nerveux des abeilles qui finissent par mourir. Prendre le temps de désherber à la main c’est s’assurer de prendre soin à la fois des fleurs mais aussi des écosystèmes environnants avec lesquels elles sont en interaction directe.
Installer un ou des abreuvoirs pour les abeilles
Ils serviront aussi aux oiseaux et autres insectes.
En mars, les abeilles reprennent leur activité. La reine recommence à pondre et l’eau constitue un élément essentiel dans la production de la gelée royale qui constituera l’alimentation des larves abeilles les premiers jours de leur vie. Pour réaliser un abreuvoir rien de plus simple : Installez une coupelle avec de l’eau et quelques brindilles de bois ou cailloux. Cela permettra aux abeilles de s’y poser pour récupérer l’eau. Remplacez régulièrement l’eau.
Planter des fleurs mellifères et éviter de tondre trop régulièrement
Les abeilles ont besoin de fleurs pour se nourrir et pour produire du miel.
En mars, elles profitent des toutes premières floraisons que constituent les trèfles, pissenlits, coquelicots ou encore pâquerettes communément appelées « mauvaises herbes ». Elles sont pourtant primordiales car elles apportent aux abeilles des nectars et pollens dans cette période transitoire entre la sortie de l’hiver et les premières grandes floraisons printanières. Ne les tondez pas !
Et si vous avez la main verte, vous pouvez planter des fleurs mellifères pour les abeilles !
Créer un jardin naturel et sauvage, c’est tendance !
Cela commence par l’analyse de votre sol. Choisissez des plantes locales et adaptées aux conditions de votre jardin et optez pour des plantes qui fleurissent à différentes saisons pour fournir de la nourriture et un habitat à la faune et la flore environnantes. Acceptez les plantes spontanées en laissant certaines parties du jardin pousser librement. Bien entendu, entretenez le jardin de manière respectueuse de l’environnement, sans produit chimique.
Parrainer une ruche avec le réseau d’apiculteurs Un Toit Pour Les Abeilles.
Un geste fort qui permet à la fois de développer de nouvelles colonies d’abeilles sur des zones de biodiversité, tout en soutenant financièrement et humainement un apiculteur ou une apicultrice près de chez vous. En contrepartie, vous recevez des nouvelles régulières et des photos de votre ruche. Vous êtes invités à passer un moment avec vos abeilles et votre apiculteur lors de nos journées portes ouvertes sur toute la France. Cerise sur le gâteau, vous recevez des pots de miel de vos abeilles, avec votre nom ! Rendez-vous sur https://www.untoitpourlesabeilles.fr/
Dorloter les abeilles sauvages avec le projet des Dorloteurs d’abeilles
Les abeilles solitaires sont un peu moins connues que les abeilles à miel. Elles vivent de manière solitaire, ne font pas de miel et ne piquent pas ! Ce sont de véritables championnes de la pollinisation qui vivent les mêmes facteurs d’affaiblissement que les abeilles à miel (pesticides, dérèglement climatique, infections parasitaires…)
Vous pouvez installer un dorlotoir à abeilles sauvages chez vous sur votre balcon ou jardin et observer sans danger les abeilles dans les tubes transparents proposés dans l’abri fourni. Une belle façon de sensibiliser les plus jeunes au rôle essentiel joué par les abeilles. Rendez-vous sur https://www.lesdorloteurs.fr/
Cette liste n’est pas exhaustive, vous pouvez aussi :
- Acheter en circuit court et consommer du miel produit localement
- Prendre le temps de lire et comprendre les étiquettes des produits consommés et de contrôler l’origine
- Bannir l’utilisation de pesticides dans votre maison ou votre jardin, car ils contaminent l’environnement et affectent la santé des abeilles.
- Sensibiliser vos proches à l’importance des abeilles et de leur rôle en partageant des informations sur les réseaux sociaux, en organisant des événements, ou en relayant des présentations dans les écoles ou les bibliothèques locales.
- Encourager les décideurs politiques à adopter des politiques de protection des abeilles et à interdire les pesticides nocifs pour les pollinisateurs.
- Etc…
A propos de Un Toit Pour Les Abeilles
Un Toit Pour Les Abeilles est un réseau de près d’une centaine d’apiculteurs qui militent pour une apiculture artisanale, locale et respectueuse des abeilles.
Depuis plus de 10 ans, les apiculteurs du réseau sont engagés pour la sauvegarde de l’abeille notamment grâce au parrainage de ruches qui vous permet de participer et d’apporter votre soutien aux abeilles.
Un Toit Pour Les Abeilles s’est donc peu à peu transformé en un mouvement d’envergure nationale pour devenir un vaste réseau de soutien.
Ce sont donc au total plus de 10 000 ruches qui ont pu être installées grâce à cet élan de générosité ce qui représente plus de 500 millions d’abeilles parrainées.
Ces abeilles participent aussi au maintien de la biodiversité par leur action de pollinisation.
Depuis le démarrage, plus de 60 000 particuliers et 2000 entreprises, ont soutenu ou soutiennent encore les abeilles et les apiculteurs.
- https://www.untoitpourlesabeilles.f
L’eau : une ressource vitale à préserver par des solutions révolutionnaires
L’eau, c’est la vie, mais cette ressource naturelle vitale s’épuise, souffre de pollution et de mauvaise gestion. La perturbation du cycle hydrologique provoque également davantage de catastrophes liées à l’eau. Pour relever ces défis, l’ONU organisera du 22 au 24 mars l’un des événements les plus importants de l’histoire de l’eau à son siège à New York.
Accaparement des terres : les Amis de la Terre lancent l’alerte « La Terre aux paysans, l’agro-industrie hors champ »
Depuis 1955 en France, 4 710 000 agriculteurs et 1 883 000 fermes ont disparu[[Bourgeois L. et al. Les cinquante ans qui ont changé l’agriculture française, Économie Rurale, 2000, 255-56, pp14-20, et Ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, Recensement agricole 2020.]]. L’agriculture française perd continuellement ses fermes et ses agriculteurs, nous éloignant toujours plus de la possibilité d’une transition agroécologique qui ne peut se faire sans paysans nombreux. Ce phénomène est nourri par le développement massif de sociétés agricoles qui permettent à quelques multinationales ou “agri-managers” de contourner la réglementation pour créer des exploitations de plusieurs milliers d’hectares avec peu de travailleurs, le plus souvent précaires. En s’accaparant ainsi les terres agricoles, ils empêchent l’installation de nouveaux agriculteurs et font prospérer une agriculture toujours plus industrialisée.
Il est grand temps de mettre en lumière et de réguler cette tendance dangereuse pour l’emploi, les territoires et l’environnement. C’est pourquoi Les Amis de la Terre France publient aujourd’hui un rapport exposant au grand jour les nombreux contournements juridiques permettant l’accaparement des terres agricoles. Dans l’attente d’une politique de régulation effective, le gouvernement doit prendre une mesure d’urgence : le plafonnement à 300 hectares de la surface agricole qu’une même personne physique peut contrôler.
D’après Sarah Champagne, chargée de campagne agriculture aux Amis de la Terre France, “Cette mesure répond à une grave hémorragie sociale. Le système actuel détruit l’emploi agricole, la santé publique, le climat et la biodiversité. Sans accès à la terre pour les paysans, nous ne parviendrons pas à créer suffisamment d’emplois agricoles, ni à réaliser la transition agroécologique qui est pourtant nécessaire à notre survie en bonne santé.”

Sarah Champagne conclut : “Le partage des terres est une nécessité publique. Nous appelons le gouvernement à agir en conséquence, en incluant dans la LOA des mesures de lutte contre la concentration des terres, et notamment une mesure d’urgence, le plafonnement du nombre d’hectares contrôlables par une même personne.”La Terre aux paysans, l’agro-industrie hors champ
Résumé
4 710 000 actif·ves agricoles et 1 883 000 fermes ont disparu, en France, depuis 19551. L’agriculture française perd continuellement ses fermes et ses agriculteur·ices depuis les années 1960, nous éloignant toujours plus de la possibilité d’une transition agroécologique qui ne peut se faire sans paysannes et paysans nombreux. Depuis quelques années, ce phénomène est nourri par le développement massif de sociétés agricoles qui permettent à quelques multinationales ou « agri-managers » de contourner la réglementation pour créer des exploitations de plusieurs milliers d’hectares avec peu de travailleur·euses. En s’accaparant ainsi les terres agricoles, ils empêchent l’installation de nouveaux agriculteur·ices et font prospérer une agriculture toujours plus industrialisée. Au cours de la prochaine décennie, avec la vague massive de départs en retraite des agriculteur·ices actuel·les, environ la moitié des terres agricoles va changer de main. Si l’on ne fait rien, ce phénomène va donc s’emballer et l’on verra se développer à grande vitesse une agriculture sans agriculteur·ices, une agriculture de salarié·es – le plus souvent en contrat précaire -, et une agriculture bien loin des principes agroécologiques nécessaires pour relever le défi climatique.Au contraire, si l’on agit, la décennie à venir repré- sente une opportunité unique de recréer des emplois agricoles de qualité et de développer massivement l’agroécologie. Mais cela ne se fera pas sans le courage politique de prendre des mesures fortes. La loi Sempastous (2021) ambitionnait de s’attaquer au problème, mais elle a été vidée de sa substance. Dans ce rapport, les Amis de la Terre exposent le problème de l’accaparement des terres agricoles en France et proposent des solutions pour y remédier. L’accaparement des terres, c’est quoi ?La Roumanie, où des multinationales possèdent des exploitations de 65 000 hectares et où 40 % des terres sont détenues par des investisseurs, montre ce vers quoi l’agriculture française se dirige si rien n’est fait.
L’accaparement des terres est l’acquisition massive de terres agricoles par des investisseurs, de manière légale ou non, pour cultiver la terre selon des méthodes non-agroécologiques, ou à des fins de spéculation ou de contrôle des ressources.
« Le degré de concentration des terres agricoles en Europe s’approche de la situation de partage inéquitable des terres que connaissent par exemple le Brésil, la Colombie et les Philippines. (…) Une concentration excessive des terres agricoles divise la société, déstabilise le milieu rural et met en péril la sécurité alimentaire ce qui nuit aux objectifs écologiques et sociaux européens. » Rapport du Parlement européen sur l’état des lieux de la concentration agricole dans l’Union européenne, 2017.
Lire aussi à ce sujet : couverture-rapport.png?1677581009 Rapport de Terre de Liens La propriété des terres agricoles – A qui profite la terre ? Et une enquête de Vincent Verzat sur l’accaparement des terres en France
A propos de Les Amis de la Terre France
Les Amis de la Terre France sont une association de protection de l’humain
et de l’environnement, à but non lucratif, indépendante de tout pouvoir politique
ou religieux. Créée en 1970, l’association a contribué à la fondation du mouvement écologiste français et à la formation du premier réseau écologiste mondial – Friends of the Earth International – présent dans 75 pays et réunissant 2 millions de membres sur les cinq continents. En France, les Amis de la Terre forment un réseau
de groupes locaux et affiliés autonomes, qui agissent sur la base d’un engagement commun en faveur de la justice sociale et environnementale.
Les Amis de la Terre France
Mundo M, 47 avenue Pasteur 93100 Montreuil
+33 1 48 51 32 22
france@amisdelaterre.org
Documents joints
Pour l’eau, allons-y moll’eau ! Un appel à la sobriété du Centre d’information sur l’eau
Après 32 jours sans pluie significative sur le territoire et des prévisions incertaines dans les 10 prochains jours, la situation est inquiétante. La recharge de nos nappes phréatiques habituellement effective entre septembre et mars est d’ores et déjà compromise. Le Président de la république a d’ailleurs évoqué, lors de sa visite sur le salon de l’agriculture, la nécessité d’établir un Plan de sobriété sur l’eau. Un appel à adopter des « comportements de sobriété dans les pratiques« , revenant, là encore à dessiner « … la fin de l’abondance » (sic).


Pour aider les consommateurs à y arriver, le Centre d’Information sur l’eau met à disposition un outil permettant de réaliser un bilan de ses utilisations quotidiennes d’eau. Quelques astuces sont proposées pour atteindre cet objectif sans pour autant faire de compromis avec son confort.
N’oubliez pas qu’en faisant des économies d’eau, on réalise également des économies d’énergie pour la production d’eau chaude, et des économies financières, toujours bienvenues face à l’inflation que traverse le pays.

- ● Faire sa toilette (prendre un bain ou une douche) représente environ 39% de nos usages de l’eau, l’utilisation des toilettes 20%. C’est donc sur ces postes que nous pouvons agir en priorité.
- ● Si vous souhaitez prendre un bain, éviter de trop remplir votre baignoire : le remplissage d’une baignoire nécessite 120 à 200 litres, soit l’équivalent de 4 à 5 douches.
- ● Si vous optez pour une douche, essayez de jouer sur le temps : 5 mn sous la douche au lieu de 10 mn vous feront passer de 150 litres à 75 litres seulement.
- ● Un pommeau de douche économique (air mélangé à l’eau) vous fait passer de 15 litres/mn à 6 litres/mn.
- ● Autre astuce : déposer au fond de la chasse d’eau une bouteille pleine ou une brique diminuent le volume et vous fera économiser 1 litre à chaque chasse.
- ● Mieux encore, installer une chasse à double flux permet de passer de 9 litres à 12 litres par passage, à 3 et 6 litres.

La propriété des terres agricoles – A qui profite la terre ?
A l’occasion du Salon International de l’Agriculture, Terre de Liens publie la seconde édition de son Rapport sur le thème de la propriété des terres agricoles en France « A qui profite la terre ? ». Vincent Verzat de la chaine YouTube « Partagez c’est sympa » est allé enquêter sur le phénomène aux coté de Terre de Liens.
Comment nourrir 10 milliards d’humains en 2050 ? Par Xavier Hollandts, Professeur à KEDGE Business School
Cette question majeure est à la fois lancinante et cruciale, alors même que l’on peine à nourrir « seulement » 7 à 8 milliards d’humains à l’heure actuelle. Il est vrai que les déséquilibres actuels sont pourtant évidents. Selon les chiffres de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), on estime qu’il faudra attendre 2030 pour passer sous le seuil de 1 milliard de personnes sous-alimentées. En 2022, selon les chiffres de l’Unicef, ce sont 828 millions de personnes qui ont souffert de la faim dans le monde (10% de la population mondiale) et 2,3 milliards de personnes (30% de la population mondiale) qui se trouvaient en insécurité alimentaire.
Il y a donc de façon évidente un déséquilibre quantitatif, historique et persistant. La production alimentaire mondiale est en théorie suffisante (surtout si l’on tient compte du gaspillage alimentaire aux différents stades de la production) mais est très mal répartie et allouée à l’échelle de la planète. Par ailleurs, il y a également un déséquilibre qualitatif : nous produisons trop de produits agricoles consommant trop de ressources à l’échelle de la planète et consommons sans doute « trop ». Face à ce double défi, quantitatif et qualitatif, quels sont les leviers possibles pour opérer une redirection de nos systèmes agro-alimentaires ?
Cette réorientation dépend fondamentalement de plusieurs facteurs majeurs :
- Les limites planétaires : elles sont de différents ordres. En premier lieu les terres exploitables en agriculture sont limitées et ne progressent pas sous l’effet du réchauffement climatique et de la pression foncière. De plus, la raréfaction des ressources hydriques rend l’exploitation des terres agricoles plus complexe. Le « stock » de terres agricoles ne va pas réellement progresser compte tenu de ces éléments. Dès lors comment nourrir plus de 2 milliards d’humains par rapport à la situation actuelle ?
- Des choix techniques et innovants complexes : les paysans sont confrontés à des dilemmes permanents. Faut-il persister dans l’agriculture conventionnelle ou bien basculer en bio ? au risque de moins sécuriser leurs revenus ou leurs récoltes ou de remettre en cause leurs investissements ou leurs choix techniques ? Comment opérer ce basculement vers une agriculture plus respectueuse des sols et de son environnement et donc moins consommatrice d’intrants et de produits phytosanitaires ? Autant de questions et de choix qui se règlent à la fois au niveau de l’exploitation, au niveau national comme européen. Et qui nécessite par conséquent, un véritable alignement entre les pays au risque d’une concurrence déloyale délétère qui ne ferait que ralentir le changement nécessaire. Une autre tendance émergente peut préfigurer une forme de disruption. Les viandes comme le lait de synthèse ont fait leur apparition et sont en phase d’une prochaine industrialisation. De la même façon, les insectes comme d’autres sources de protéines sont désormais plus et mieux exploitées. Mais ces technologies de rupture seront-elles acceptées par la population ou réservées à une population avant-gardiste ?
- Une fracture métabolique toujours plus pesante : la fracture métabolique revient à envisager les liens entre l’expansion de notre modèle capitaliste et les rapports de la société à la nature. Dit autrement, à mesure que la population mondiale croît, le système agro-alimentaire global est « condamné » à alimenter le propre épuisement de son modèle. Dès lors, comment se diriger vers des modèles agricoles plus sobres et plus durables, tout en ayant la capacité à nourrir toujours plus d’habitants sur la planète. Les réponses conventionnelles s’orientent vers des systèmes toujours plus intensifs (ferme des 1000 vaches ou bien usine à cochons de 650000 individus) alors qu’il faudrait inventer un autre modèle ou faire coexister différents modèles.
A propos de Xavier Hollandts

A propos de KEDGE Business School :
KEDGE Business School est une Ecole de management française de référence présente sur 4 campus en France (Paris, Bordeaux, Marseille et Toulon), 4 à l’international (2 en Chine à Shanghai et Suzhou, et 2 en Afrique à Dakar et Abidjan) et 3 campus associés (Avignon, Bastia et Bayonne). La communauté KEDGE se compose de 15 000 étudiants (dont 23% d’étudiants étrangers), 200 professeurs permanents (dont 43% d’internationaux), 300 partenaires académiques internationaux et 75 000 diplômés à travers le monde. KEDGE propose une offre de 38 formations en management et en design pour étudiants et professionnels, et déploie des formations sur-mesure pour les entreprises au niveau national et international. Depuis 2020, KEDGE a créé son propre Centre de Formation des Apprentis. Membre de la Conférence des Grandes Ecoles et accréditée AACSB, EQUIS et AMBA, labellisée EESPIG et certifiée Qualiopi, KEDGE Business School est une institution reconnue par l’Etat français, avec des programmes visés. KEDGE est classée par le Financial Times 39ème meilleure Business School en Europe en 2022 et 42ème mondiale pour son Executive MBA en 2022.
- www.kedge.edu – @kedgebs – LinkedIn/kedgebs
L’UNESCO est mobilisée pour la protection des forêts
La conférence One Forest Summit se tient à Libreville (Gabon) du 1er au 2 mars. Elle a pour objectif de faire progresser l’action climatique et la protection de la biodiversité en encourageant la solidarité entre les trois grands bassins forestiers du monde. Audrey Azoulay, Directrice Générale de l’UNESCO, rappellera lors de cette conférence l’action de l’UNESCO en matière de protection des forêts, qui allie la création de sanctuaires et un soutien renforcé aux populations locales.
Le Brésil réaffirme son engagement en faveur de la durabilité avec le retour de Marca Brasil
La marque Marca Brasil a été conçue avec des courbes et des couleurs qui valorisent la diversité culturelle et naturelle du pays. « C’est un symbole qui marque la reconstruction du Brésil. C’est un message au monde que le pays de la durabilité, de la diversité et du respect est de retour. La marque est associée à un Brésil qui respecte et valorise la diversité de notre peuple et un Brésil qui s’engage à préserver notre biodiversité et à neutraliser les émissions de carbone. Nous voulons que notre respect pour la faune, la flore, les forêts, la vie et la démocratie soit admiré par le monde, et nous voulons que le monde nous rende visite« , souligne Marcelo Freixo, président d’Embratur.
Le président d’ApexBrasil, Jorge Viana, souligne que la forte concentration de biodiversité et de richesses naturelles du Brésil, associée à la responsabilité climatique, crée une excellente opportunité de promouvoir le tourisme vers d’autres pays. « Cela fera la différence lorsque le Brésil sera replacé sur l’agenda positif de la planète et en tant que solution à la crise climatique. La durabilité s’instaure dans nos vies de bien des façons différentes« , estime Viana.

DÉVELOPPEMENT DURABLE
Le ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Marina Silva, a défendu que le tourisme est l’une des solutions : « Les réserves forestières brésiliennes sont des instruments de protection de l’environnement, mais aussi de développement économique et d’inclusion sociale. » Elle a noté que les priorités de l’action conjointe entre le ministère de l’Environnement, le ministère du Tourisme et Embratur, telles que la promotion des sites du patrimoine de l’UNESCO et l’amélioration de l’infrastructure pour visiter les parcs nationaux, suivent l’exemple de ce qui existe déjà dans les parcs de pays comme l’Afrique du Sud, l’Argentine et le Chili.La ministre a souligné l’importance de l’action conjointe des autorités publiques pour organiser et promouvoir des destinations de tourisme communautaire « afin d’améliorer l’expérience de visite des communautés autochtones et quilombola traditionnelles, en particulier, mais pas exclusivement, en Amazonie. » Pour Marina Silva, ce type de tourisme présente « un très grand potentiel de croissance, en particulier en raison de son caractère d’inclusion sociale« .
« Cependant, cela nécessite les actions nécessaires de l’État pour garantir le conseil aux entreprises, la qualification professionnelle, le financement et la promotion, pour soutenir ces communautés à s’organiser en tant que destinations touristiques internationales, garantissant que l’impact social est minimal, générant des revenus pour les familles, avec des chaînes et des arrangements productifs locaux », a-t-elle déclaré.La nouvelle direction d’Embratur a créé dans ses structures le nouveau département de gestion de la durabilité et des actions climatiques et mettra en tête ce thème dans ses actions, en formulant des politiques et en négociant des partenariats internationaux pour neutraliser les émissions de carbone dans les destinations touristiques brésiliennes. L’équipe technique agira également pour intégrer des politiques de durabilité dans ces destinations.
« Le Brésil qu’Embratur promouvra est le Brésil que nous construisons. C’est un Brésil qui lutte contre la pauvreté, contre le racisme, qui est durable et qui aidera le monde à faire face à la crise climatique. Et le monde comprendra cela et voudra en faire partie. Le message est : aidez-nous à être le Brésil que le monde veut », a invité Marcelo Freixo. « Pour nous, le tourisme fait partie de la solution ; c’est un gagne-pain, du développement, des revenus. Par conséquent, le secteur fait partie intégrante de la stratégie de développement économique et social du gouvernement fédéral », a-t-il ajouté.
SIGNIFICATION
Créée en 2005 par le designer et illustrateur Kiko Farkas et mise à jour pour la dernière fois en 2010, Marca Brasil est le fruit du premier plan de marketing international du Brésil, le plan Aquarela. La marque Marca Brasil a été conçue pour mettre en avant les couleurs qui constituent l’identité du Brésil. Depuis sa conception, elle adopte le vert des forêts ; le jaune représente le soleil, la lumière et les plages ; le bleu du ciel et des eaux ; le rouge représente la passion des fêtes populaires ; et le blanc représente nos vêtements et notre religion populaire. Le projet est né de l’inspiration d’un dessin de Roberto Burle Marx, célèbre artiste et architecte paysagiste brésilien. Le manuel du symbole touristique brésilien explique que « rien ne représente mieux le Brésil que la ligne courbe. Le sinueux des montagnes, l’oscillation de la mer, le dessin des nuages et les plages. La joie de notre peuple est chargée de subjectivité, et la subjectivité est courbe comme l’objectivité est droite. La courbe enveloppe et câline ; elle est réceptive. Ceux qui viennent au Brésil se sentent immédiatement chez eux. Le Brésil est aussi un pays lumineux, brillant et coloré« .« Cette marque historique a été jetée aux oubliettes par le gouvernement précédent, qui l’a remplacée par une marque sans étude technique et dont le slogan était un message inapproprié, qui avait des connotations de tourisme sexuel. La formulation et la création de Marca Brasil ont marqué une étape importante de l’histoire du Brésil, réalisée par le biais d’un concours public avec des critères de sélection techniques stricts. Et cette marque revient« , explique Marcelo Freixo.
UTILISATION COMMERCIALE
La marque Marca Brasil revient en tant que marque nationale représentant le pays dans le commerce de produits, de services et de tourisme. Elle sera à nouveau utilisée dans les produits fabriqués au Brésil pour l’exportation en partenariat avec ApexBrasil. Pour le tourisme, la marque sera de nouveau utilisée dans les publications et l’ensemble du commerce touristique, y compris les compagnies aériennes, les tour-opérateurs et les agences de voyage, les hôtels et les auberges, ainsi que lors de plusieurs événements au Brésil et dans le monde entier.LA MARQUE BRÉSIL À TRAVERS LE PAYS

À PROPOS D’EMBRATUR
L’Agence Brésilienne de Promotion du Tourisme International est en charge de la mise en œuvre de la politique nationale du tourisme dans les domaines de la promotion, de la commercialisation et du soutien marketing des destinations, services et produits touristiques brésiliens sur le marché international. Embratur contribue au développement social et économique du pays par l’augmentation des flux de touristes internationaux vers les destinations nationales.
« Consignez-moi » : une campagne nationale d’actions citoyennes
Alors que le gouvernement vient de lancer une concertation sur la consigne des emballages, le mouvement citoyen Zero Waste donne le coup d’envoi d’une campagne nationale d’actions visant à interpeller les industriels, la grande distribution et les pouvoirs publics sur le retour de la consigne pour réemploi. Intitulée #ConsignezMoi, cette campagne invite tous les citoyens qui le souhaitent à rapporter leurs contenants en verre vides en magasin avec l’étiquette “Consignez-moi” et à mentionner les distributeurs et les marques sur les réseaux sociaux.
La FAO lance une campagne de soutien aux start-ups innovantes de l’agroalimentaire



Un atout pour l’adaptation du secteur agroalimentaire
Ces petites et moyennes entreprises, qui opèrent dans huit pays d’Afrique et d’Asie, ont été sélectionnées parmi les centaines qui figurent dans le portefeuille du partenariat SEED. Elles bénéficieront du soutien du programme dans trois domaines : la préparation financière, le potentiel d’innovation et la pénétration du marché. Cet appui prendra la forme d’une aide à l’élaboration de plans d’affaires, de marketing ou d’investissement, ainsi que de conseils sur la meilleure façon d’approcher les bailleurs de fonds potentiels ou de passer au numérique.« Avec SEED, nous voulons explorer comment les innovateurs peuvent représenter un atout pour la transformation des systèmes agroalimentaires au niveau local au moment où nous travaillons à la réalisation des ODD à l’échelle mondiale », a déclaré Stefanos Fotiou, Directeur du Bureau des Objectifs de développement durable de la FAO. « En tirant parti du réseau d’innovateurs de SEED et en encourageant des solutions agroalimentaires locales grâce à un programme de soutien à l’innovation conçu sur mesure, la FAO s’offre de nouveaux moyens de renforcer son impact sur le terrain ».Le Directeur général de SEED, Arab Hoballah, s’est félicité de la qualité des douze innovateurs agroalimentaires des ODD sélectionnés, qui à ses yeux est un exemple pour la réplication et l’accélération du changement. Il a encouragé vivement les décideurs politiques et les financiers à examiner de plus près ces PME innovantes, car elles ont selon lui le potentiel de devenir des partenaires clés dans la transformation des systèmes alimentaires mondiaux dans la transition vers la circularité et la durabilité.

Un éventail de solutions créatives
SEED et la FAO citent certaines de ces entreprises, qui, tout en contribuant à la transformation des systèmes agro-alimentaires, améliorent les conditions de vies des populations les plus vulnérables au niveau local. Ils donnent ainsi l’exemple du groupe Amaati, qui autonomise les femmes ghanéennes rurales qui cultivent des grains de fonio indigènes. Le fonio a de faibles besoins en eau et peut résister à des conditions météorologiques défavorables. Cette entreprise sociale travaille avec plus de 2.000 agriculteurs et assure le séchage, le décorticage, l’emballage, le stockage et la commercialisation des produits céréaliers fonio destinés à la consommation des ménages. Au Botswana, Kalahari Honey assure la formation des agriculteurs et leur fournit des ruches qui jouent le rôle de clôtures « actives » pour empêcher les éléphants de détruire leurs exploitations. Les agriculteurs revendent les produits apicoles au Kalahari, qui les commercialise ensuite à l’échelle mondiale. En Thaïlande, Listenfield applique des principes scientifiques et des données climatiques afin d’offrir des solutions d’agriculture de précision qui réduisent les coûts d’exploitation sur le terrain et fournissent des informations détaillées permettant la prévision des rendements. Les résultats du Programme d’accélération agroalimentaire FAO-SEED seront présentés lors du Moment mondial d’inventaire des systèmes alimentaires des Nations Unies, qui aura lieu à Rome, en Italie, du 24 au 26 juillet 2023, au siège de la FAO. La FAO et les Objectifs de Développement Durable
