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« Mieux vivre dans les quartiers »

Dans le cadre des rencontres du sud d’Avignon, la journée débat a été organisée en partenariat avec les organismes de formation et la Régie de Quartier du Grand Avignon. Après l’accueil et l’introduction de la journée animée par Brigitte FINE et Catherine HONNORE, Yazid KHERFI l’intervenant de la journée a expliqué son parcours difficile mais sa volonté de vouloir s’en sortir. Auteur du livre « Repris de justesse », il est algérien d’origine ; sa jeunesse au Val Fourré lui fait vivre misère, malheur, danger : Il connait des problèmes de délinquance avec 5 ans de prison (une expérience du temps, de la privation de liberté, de promiscuité) et est expulsé ; moment « déclic » : ses voisins plaident sa cause, disent du bien de lui : « c’est l’étonnement radical : un changement de regard, ça change tout dans une vie ». Il fait le choix de devenir éducateur parce que c’est « important de s’occuper des petits ». Diplômes, parcours : · sciences de l’Education · directeur de maison des jeunes (comprend qu’ « il ne faut pas travailler en fonctionnaire » : ouverture de 9h du matin à 2h du matin… · responsable de prévention de la délinquance dans une ville · diplômé de la Sécurité civile : « il faut entrer dans le système policier pour l’améliorer ». Actuellement, il est consultant en politiques urbaines. Bilan : on l’a aidé : le changement viendra d’en bas et pas d’en haut. Il fait appel à la communication entre les groupes sociaux qui peuvent réfléchir ensemble. Chacun est porteur d’espoir. D’autres attendent de l’aide et chacun à son niveau peut agir. Sa présence ainsi que son discours sont utiles voire indispensables pour les jeunes, particulièrement les jeunes délinquants, à l’image de ce qu’il a lui-même été. De 10h30-12h, le travail en sous groupes s’est fait selon le fil conducteur suivant : Constats : – Qu’est-ce qu’un quartier pour vous, comment le définir ? – Qu’est-ce qui fait qu’on y vit bien ? – Qu’est-ce qui fait qu’on y vit mal ? – Connaît-on d’autres quartiers ? Propositions : – Comment chacun peut-il améliorer la vie de tous les jours dans son quartier ? – Comment individuellement et collectivement développer la citoyenneté, la responsabilité ? – Comment développer le lien social ? Après la paëlla partagée, le débat a eu lieu en dialogue avec Yazid KHERFI.

I – LES CONSTATS

QU’EST-CE QU’UN QUARTIER ?Définition géographique : C’est un ensemble de rues dans la ville ; cela peut être aussi un grand village où l’on peut faire ses courses à pied ; mais cela peut être également « une montagne de maisons tassées » avec regroupement d’une certaine population, un monde à part (ghetto). – Définition humaine : C’est un ensemble de gens qui partagent ces lieux C’est un lieu de vie, de rencontre et d’échanges, avec des gens que l’on n’a pas choisis, mais avec lesquels il faut vivre. C’est un lieu où il peut y avoir de la solidarité, où les voisins sont des amis. – Caractéristiques : Il y a ambivalence du mot « quartier » : circonscription urbaine ou zone à problèmes. Un quartier peut être calme ou agité ; De nos jours, le quartier a parfois un concept négatif par rapport à quelques décennies. QU’EST-CE QUI FAIT QU’ON Y VIT BIEN ?Les bonnes relations avec des voisins, avec l’entraide, le calme, le respect, la communication ; Ce sont les habitants qui font vivre le quartier ; « le quartier a une âme » dit un jeune. Certains jeunes veulent s’en sortir, devenir autonomes, être respectueux, des autres et d’eux-mêmes. La présence des enfants est importante aussi. – L’identité : on n’est alors pas anonyme et l’on fait partie d’un tout ; on appartient à son quartier, un quartier aide en effet à exister lorsque l’on a pas assez d’assurance On peut manquer d’identité en dehors du quartier, avoir le sentiment d’être perdu tellement l’identité liée au quartier est forte. Car dans un quartier l’ancienneté de vie permet de connaître les gens par l’école les commerces. C’est un moyen d’identification « je suis de … » Mais ce lieu de relation conviviale peut cacher de vieilles haines et de l’exclusion. Pour être accepté il faut connaître certaines règles. – Les aménagements des lieux avec le confort des bâtiments, l’accès aux commerces et les équipements sportifs, les aires de jeux. Les recettes pour vivre heureux dans un quartier : c’est se satisfaire de ce qu’on a, avoir des amis, s’impliquer dans des actions sur le terrain, autour de l’école, des loisirs, par exemple. QU’EST-CE QUI FAIT QU’ON Y VIT MAL ?Une image négative · les quartiers quand on n’y habite pas, on peut y aller en passant mais en général, on les évite par peur. L’image des quartiers est celle de problèmes avec le sentiment que ça va nous exploser à la figure. L’équation est : Quartier= jeunes= délinquance. Certains se valorisent par la violence et la délinquance devient un statut (ex: les caïds de quartier). · Le quartier peut être un lieu de vie, de rencontres et d’échanges MAIS aussi un dortoir anonyme. L’image défavorable du quartier vient de l’extérieur, de ceux qui ne le connaissent pas et ce regard crée un mal-être, des réactions de peur et de défense. Même à l’école un a priori négatif domine et fait souffrir. Or ce sont les habitants qui donnent de la qualité à la vie dans les quartiers et certains d’entre eux veulent S’EN SORTIR ce qui ne signifie pas « quitter le quartier ». · Les jeunes certains du moins sont mal vus par d’autres jeunes. Le regard des uns par rapport aux autres entraîne un mal être, des peurs (peur de l’autre). Les jeunes sont souvent sur la défensive. – La dégradation des relations sociales · Avant, le quartier ressemblait à un village où tous les gens se connaissaient, les professionnels allant au devant des habitants du quartier (les grands s’occupaient des petits). Chacun avait un rôle bien précis. On est passé de la sérénité au danger, les pressions, le repli communautaire. On est obligé de faire attention à tout ; on a un manque général de confiance, toujours la peur, la crainte de la violence, la drogue ; · Lorsqu’un quartier se dégrade, quelles en sont les raisons ? L’éducation des enfants, l’incompréhension entre populations d’origines différentes, la crainte de représailles, la loi du quartier. · La traduction de ce malaise : Les jeunes (garçons) ont un langage à eux qui excluent ceux qui ne le pratiquent pas et les exclue eux-mêmes.Les gens dans les zones pavillonnaires ne se connaissent même pas ; il n’y a pas de mixité sociale, et beaucoup de méfiance. Ceci dit, tout le monde met en avant la mixité mais l’on n’est y pas prêt et ce n’est pas si simple que ça. Le quartier est parfois (souvent) vécu comme un territoire dont on est propriétaire avec affrontement de bandes rivales entre quartiers, rejet des nouveaux arrivants. – Les violences Dans le quartier, elles se transposent dans les écoles .Elles se manifestent par la présence de la drogue faute de travail, les enfants dans la rue mal encadrés (ils veulent un portable, et être bien habillés pour être comme les copains),les incivilités (voitures brûlées), des gens en difficultés, les cultures différentes, le manque de tolérance et de concessions, les vols, les immeubles mal entretenus ; le manque d’argent conduit à la violence, la délinquance. L’économie souterraine existe mais il ne faut pas parler compte tenu des risques de représailles) – L’enfermement · le rôle de la pauvreté : on s’y installe parce qu’on est pauvre, on y reste parce qu’on est pauvre et on subit quotidiennement les conséquences de cette pauvreté. · on s’y connaît, on s’y aide, mais on peut aussi s’y ignorer. Le racisme est réciproque : une jeune française peut être rejetée parce qu’elle n’est pas maghrébine. CONNAIT-ON D’AUTRES QUARTIERS : Il n’y a rien pour attirer les gens dans d’autres quartiers, à part si l’on connaît quelqu’un. On peut aller dans un autre quartier pour une raison précise, par exemple : aller au marché, voir des connaissances, pour des associations. Il y a la peur des autres quartiers et de leur réputation

II – LES PROPOSITIONS

CREER DU LIEN SOCIALNotre attitude personnelle · Changer notre mentalité et vouloir connaître la mentalité de l’autre est déjà une première chose. Avoir des gestes de civilité comme avertir pour une fête, ou ne pas faire de bruit, comme de rappeler à chacun partout, la nécessité du respect est également important. · Il faut se sentir responsable des autres : créer des évènements (fêtes, pique-nique), aller au marché, profiter de l’école pour rencontrer d’autres parents ou encore participer aux associations sportives. – Les initiatives collectives · Favoriser les sorties vers d’autres quartiers, l’échange des repas (cuisine des voisins). · Mettre les gens en communication et mettre en valeur les habitants pour leur donner confiance. Créer des lieux et trouver des moyens pour se confronter autrement que par le conflit et où les gens peuvent s’exprimer sans crainte d’être jugés et avec des personnes compétentes. Organiser des lieux de rencontre entre les familles et les mairies. Utiliser l’humour pour désamorcer les conflits. La stabilité d’une population fait que le quartier se bonifie et sert d’exemple pour les quartiers moins équilibrés. · réfléchir au statut des galeries marchandes : peut-on accepter qu’elles soient le seul lieu d’échange entre habitants du quartier ? cependant les grandes surfaces pourraient très bien devenir des lieux d’échange de paroles moyennant quelques initiatives culturelles bien ciblées. · Organiser des chantiers humanitaires · Organiser une information à la portée de tous sur la vie du quartier et sur ce qui se fait ailleurs de positif : repas de quartier avec concours de jardin et balcons fleuris · faire connaître l’histoire de chaque quartier ; · être persévérant dans les actions conduites, mettre en avant devant les jeunes les aspects positifs de la vie sociale, les progrès dont ils bénéficient. – La formation des personnels La formation de tous les acteurs qui interviennent dans les quartiers est indispensable : évaluer les actions, promouvoir la citoyenneté, travailler en réseau, mutualiser les compétences ; il faudrait également revoir le fonctionnement des centres sociaux, les créneaux horaires et les périodes de vacances, avoir plus de temps libre, moins d’activités et travailler à l’accès à la culture ; ETRE UN CITOYEN ACTIF – Il y a beaucoup de « citoyens » mais pas beaucoup de civisme. Il faut fournir des efforts de civilité avec les comportements fondamentaux ; les droits et les devoirs pour que chacun puisse être acteur de sa vie d’habitant de quartier, le civisme étant de partager ensemble ce qui nous est propre. – participer aux décisions qui concernent de près la vie des quartiers : couper un arbre, changer un revêtement… – participer à titre individuel aux événements collectifs du quartier et participer à des associations de locataires, de quartier ; SOUTENIR LES PARENTS – Aider les parents en difficulté, les valoriser et les encourager à devenir des modèles en les détectant et les soutenant discrètement. Comment l’autorité peut retrouver sa légitimité ? Il faudrait multiplier les groupes de parole – Avoir un plus grand nombre d’éducateurs de rue. TRAVAILLER A LA REUSSITE SCOLAIRE – promouvoir la réussite scolaire et les modèles positifs. – remettre de la présence adulte devant les établissements scolaires qui se trouvent dans les quartiers (surveillants, parents). – modifier la carte scolaire, MAINTENIR UNE QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT – Veiller au respect et à la protection de l’environnement commun de son quartier – Nécessité des équipements fondamentaux : jardins, transports, commerces, poubelles (hygiène) Il faut une vraie volonté politique de faire bouger, changer les choses ; travailler sur l’image des quartiers pour qu’ils ne soient plus stigmatisés ;

III – LES DEBATS

LA VIOLENCE EN GENERAL Pour Yazid KHERFI, la violence est un signe d’espérance, le signe que la volonté de dire « non » est toujours là. Il faut des drames pour qu’il y ait réaction (cf. 1981 et la 1ère politique de la ville). Il est personnellement adepte de la non-violence, mais pour lui il faut aussi se méfier des quartiers calmes. De plus la violence est un moyen de sortir de la dévalorisation que ces populations subissent « dans la vie honnête ». Etre délinquant, c’est acquérir un statut de caïd : on rêve de devenir Zidane ou Scarface. C’est pourquoi il faut proposer des modèles positifs. Plus on abandonne les quartiers, plus on laisse la place à d’autres qui occuperont le terrain : c’est une responsabilité sociale et politique à assumer. LES POINTS PRECIS D’ACTION Voici les quinze points sur lesquels il faut que la collectivité soit attentive : 1. la violence de l’environnement matériel et moral 2. la stigmatisation de la population : elle engendre des radicalismes en retour 3. l’échec scolaire 4. les fréquentations dangereuses des adolescents 5. l’oisiveté (chômage, pas de vacances « ailleurs ») 6. discrimination pour l’embauche selon le critère de l’adresse : elle engendre les replis communautaires 7. la pauvreté : la délinquance est le seul moyen de s’enrichir un peu pour les pauvres 8. la défaillance de la famille : pas de cadrage des enfants et adolescents 9. le dysfonctionnement des pratiques de la vie sociale : on s’ignore, on ne s’intéresse plus aux autres, on n’intervient plus pour défendre les règles de la vie collective 10. la négligence des politiques plus soucieux de préserver leur électorat que de tenter d’améliorer la situation du quartier 11. la politique du logement qui encourage les regroupements ethniques et par conséquent incite à la discrimination sur le territoire : le Val Fourré est la plus grande ville communautaire d’Europe. 12. la politique de mixité sociale qui reste encore à faire 13. des acteurs sur le terrain qui sont mal formés à la réalité sociale : 80% des policiers sont issus de la province et 80% sont nommés en région parisienne pour leurs premières affectations. Même chose pour les enseignants : on nomme les plus jeunes et les plus fragiles sur les postes les plus difficiles et les plus exposés. 14. la prison : 75% de récidive pour les jeunes. On y parle d’ « e -business » qui paraît plus valorisant que l’école ou le travail. On s’y fait des copains et les délinquants apprennent à aimer la délinquance. Ils se valorisent entre eux. La sanction « intelligente » reste encore à inventer. 15. les centres sociaux : les horaires sont à revoir (nuit) et il faudrait qu’ils s’appuient davantage sur des besoins locaux particuliers. Il ne faut pas y attendre les jeunes, mais gagner leur confiance. La formation des éducateurs est inadéquate : tout comme celle que dispensent les IUFM et les Ecoles de police. LA POPULATIONUne composition qui n’est pas uniforme. Il n’y a pas que des jeunes. Il y a aussi des personnes âgées, des femmes isolées dans les quartiers. Il ne faut pas oublier les pathologies liées au mal-être et à l’isolement comme celle de l’alcool. Il faudrait aider à mieux accueillir les nouveaux arrivants ailleurs que dans les centres sociaux qui sont déjà saturés de tâches à accomplir. Il faudrait demander aux habitants de trouver un élément de valorisation spécifique de leur quartier. Les habitants ont des difficultés, qui les anéantissent. Il faut s’intéresser à eux et retravailler là. Un Centre social souligne la difficulté à solliciter la population sur le terrain. – Les jeunes · Les causes des problèmes Le problème des jeunes dans les quartiers, c’est notre faute aussi ; si on ne fait rien, l’extrémisme prend la place. L’attitude des élus, la création de ghettos, le repli communautaire, les dysfonctionnements des centres sociaux, celui des institutions (police, enseignement, animateurs) où l’on met les moins expérimentés en première ligne, des horaires des services publics inadaptés : Ces facteurs sont aggravants pour les jeunes violents et délinquants qui vivent dans un quartier. Il existe d’autres facteurs comme l’oisiveté, les discriminations, les dysfonctionnements des habitants qui n’interviennent pas pour rétablir les règles. Il faudrait beaucoup plus d’intervenants extérieurs : les jeunes des quartiers manquent de modèles positifs. La prison est une école du crime où l’on apprend tous les différents métiers. A la sortie, il y a plus de haine et rien n’a changé. On en sort un caïd. La famille / l’école / la rue : actuellement trois lieux que fréquentent les enfants et qui se discréditent mutuellement alors que la rue nous a tous formés et qu’il y une époque encore assez proche où ces trois lieux étaient globalement complémentaires. · L’attitude à avoir Il y a une peur éprouvée par les adultes face à des jeunes agressifs de plus en plus tôt dans leur vie : Comment l’adulte pourra-t-il reprendre sa place d’autorité ? Il faut aller vers les jeunes ; il faut travailler en gagnant leur confiance et voir comment on travaille avec ceux qu’on n’aime pas. Yazid KHERFI prend l’exemple du hall d’immeuble : on peut établir un dialogue avec « la bande au pied de l’escalier » en profitant du temps où tout va encore bien. On acquiert ainsi un peu de crédit à leurs yeux (petits service réciproques) : quand la situation se dégrade, ce crédit peut permettre de désamorcer l’agressivité. Il faut 1. privilégier les missions locales 2. décloisonner les missions sociales 3. travailler l’animation de quartier et l’accompagnement scolaire Il est pointé le fait que la transmission culturelle et religieuse n’est en général pas faite. Cette tâche (indispensable pour que les jeunes s’identifient par rapport à leur lignée) revient aux familles mais aussi à l’Education Nationale. LES INSTITUTIONSLes centres sociaux · Certains sont favorables à des solutions radicales, notamment la fermeture des Centres sociaux : ils sont un « couteau suisse à tout faire qui ne sait rien faire ». Il faut cesser d’enfermer les personnes dans les quartiers et élaborer une politique globale de la ville. · Mais les Centres sociaux ont fait du bon travail. Implantés au pied des immeubles, ils ont compensé l’absence de liens entre éducateurs (enseignants inclus) / parents / enfants. « On leur a tout « fourgué » et les institutions se sont défaussées sur eux de leur mission d’insertion. Ils ont évité bien des émeutes et ont servi de soupapes de décompression. C’est une troisième génération de jeunes qui les fréquentent, des jeunes qui parlent français sans problème et sont plus impliqués dans la vie politique. Tant qu’on n’a pas de solution sérieuse et de remplacement à proposer, il faut maintenir les centres sociaux. La fermeture des centres sociaux comme celui de la Croix des Oiseaux pose de lourds problèmes. · Il faut aller de l’avant, ne pas ressasser les griefs sur ce qui a pu être subi dans le passé et noter toutefois que les éducateurs des centres sociaux ont fait de l’excellent travail. · Il faut éviter les grandes structures et multiplier plutôt les petites, en les adaptant mieux aux particularités du terrain. Il faudrait évaluer l’efficacité du travail des Centres sociaux. – Les travailleurs sociaux Il y a des milliers de travailleurs sociaux qui s’occupent des enfants et des familles afin qu’ils se réapproprient leur vie ; il faut rappeler la modestie de la figure du travailleur social qui pousse des gens en difficulté à se prendre en main. Il s’efface devant ceux qu’il promeut. Or il n’y a jamais de travailleurs sociaux interviewés à la télé : ils ne savent pas mettre en valeur leur activité. Il faut sortir du sentiment d’impuissance que donne l’action sociale dans les quartiers. · Il y a SEPT éducateurs de rue à Avignon dont 3 à la Rocade. Il faut savoir qu’un éducateur de rue ne peut travailler efficacement qu’en réseau (police / école / MJC /Centres sociaux) d’où l’importance des choix politiques dans les budgets sociaux. Le jeune doit sentir un message collectif à travers l’éducateur de rue. · La notion d’ « intelligence collective » est à mettre en œuvre pour établir un dialogue dans les zones difficiles. A Nantes et à Basse Terre, des réussites ont découlé de la mise en oeuvre de ce concept. Malheureusement, dans toutes les formations de métier du public, il n’y a rien sur les rapports humains. L’IDEOLOGIE AMBIANTE – Il faut rappeler le rôle structurant et fédérateur de l’idéologie ambiante : elle est souvent fondée sur une vision erronée du monde (le PC ou la paroisse) mais elle crée des liens sociaux forts. Or il n’y a plus d’idéologie. – En fait,il y a toujours une idéologie ambiante qui peut être celle du foot de la TV… Autre chose fait défaut : Les identifications se font avec les vedettes, des médias. L’ENVIRONNEMENT DES QUARTIERS · Yazid KHERFI a vécu dans le 93 et en déduit que les quartiers sont en général mis en autarcie par manque de transports ; l’urbanisme peut également défavoriser la vie du quartier: or il faut les mettre en relation avec d’autres espaces urbains. Les mairies de quartier permettent ce maillage de relations. · Le quartier est stigmatisé, lieu de mauvaises rencontres. On accepte des nuisances et des incivilités qu’on ne tolèrerait pas ailleurs : bruit de motos, tapage nocturne (la police hésite à poursuivre un motard à cause des risques encourus par les personnes engagées dans la course-poursuite). Il y a création de ghettos : Un responsable dans la ville dit qu’il n’intervient pas sur les quartiers qui ne sont pas bien tenus pour que les habitants décident de progresser. · Tous les constats montrent cependant le quartier comme une entité. On a l’image des habitants qui pleurent quand il y a destruction d’immeubles, de bâtiments dans le quartier. Les habitants ne veulent pas en partir (à partir d’un bon nombre d’années) même si au début, on n’a pas le choix. L’architecte Roland Castro a travaillé beaucoup sur la réhabilitation des quartiers et il a proposé que les Ministères soient implantés dans les quartiers difficiles afin de « donner une fierté à ces quartiers ». Il voulait créer ainsi autour de Paris une ceinture de lieux de réhabilitation et non plus de lieux d’émeutes potentielles.

PARTICIPANTS

1er groupe BENSALEM Slimane BRAHMIA Messouda DE QUEYLARD Véronique FABRE Jocelyne GAURET Aurélie HAFRAOUI Naoual KHELIFA-SENOUCI Houaria MASTIO Zhora OUAMEUR Michel TORRES Pierre 2ème groupe AGENSI Jérémy BETIS Christine Camille DI NATALE V Fatima GUILLET Céline Kassim PERNEZ Annie TONY ZAROURI Houria 3ème groupe BRUNEL Pierrette CARRE Nezha FINE Brigitte LAMBERT Virginie MENHANE Sahouda MISSAOUI Séréna NOUADRIA Zhora PEYRONNET Jeanne PLACE Caroline RAJAE Fathi SAINT LEGER Renaud 4ème groupe AGIMI Alima AGGOUN Sofia BOURAS Dalila CHARLERY Isabelle Coralie GHELIS Dalila JONARD Nicole Richard TAKHTOUKH Yassine 5ème groupe AGYEMAN Fostine AMEUR Chérifa BOUAZIZI Aïcha COLIOLO Fabien DEJEAN Ghislaine DUPONT Jean Christophe GUITEL Elizabeth PREZVOSTO Michelle SALVAN Michaël STRINTZY Virginie 6ème groupe AJBILOU Laaziza ALLOUCH Fatima ARNOUX Michel CERQUERIA Brigitte DE GUILHERMIER Madeleine KERGROAS Yves JOLIVALD Fabien RAFFY Joël YAHYA BEN Samira

 

Sauvons la planète avant qu’il ne soit trop tard ! | Samedi 2 Juin 14 h à Marseille

Samedi 2 juin 2007 à 14h00 : à Marseille-Canebière, grande manifestation pour Environnement, la santé, la solidarité et un meilleur cadre de vie. manif.1.gif Depuis maintenant 8 ans, le réseau ECOFORUM organise chaque année une marche pour l’environnement, la santé, la solidarité, et le cadre de vie …. Que nous soyons de droite ou de gauche, nous devons montrer au nouveau Président de la République que les enjeux environnementaux de la France et les dangers que coure la planète doivent être traités prioritairement dans la politique française. Nous devons attirer l’attention des hommes politiques sur la dégradation de notre environnement et de notre cadre de vie. Plus nous serons nombreux, plus nous serons entendus. VENEZ NOMBREUX !! Manif2006-02.jpg Contact : – Typhenn ALIX au 06 87 20 72 02 ou 04 91 62 65 04 – Victor Hugo 06 73 03 98 84 ECOFORUM : 100% CITOYENNE et 100% ASSOCIATIVE ! Les associations du collectif :Maison de l’Écologie ProvenceWWF FRANCEGreenpeace MarseilleLPO : Ligue pour la Protection des OiseauxCollectif Antennes RelaisCollectif Vélos en Ville : Thierry 06 75 05 27 38 – Voiture & Co : Marion 06 66 40 47 47 – Vélos Utile : Souhade 04 86 95 62 27 – Association pour la Défense de l’Environnement du 11ème arrondissement de MarseilleAssociation de Sauvegarde Sud Sainte Baume – Var – Porte Parole : Nathalie RAUX – 06 24 09 33 68 – Association Renaissance du Bois Sacré des Enfants et de l’Etoile Plus d’informations sur les associations signataires

 

L’Agriculture Bio en danger !

Tribune libre sur le règlement de l’agriculture bio en Europe
Guillaume Moricourt propose sa tribune libre pour défendre le bio,
le label AB de l’agriculture biologique et l’environnement, face à
l’Union Européenne. Il est l’auteur d’« Agriculture et Santé » aux
Editions Dangles.

Téléchargez la barre d’outils collaborative Ecolo Info

– Mise à jour Juillet 2008 : barre-ecoloinfo.pngBonjour ! Voilà un outil susceptible de vous intéresser et dans lequel Cdurable.info est déjà référencé. Je viens juste de la mettre au point donc il est encore perfectible, mais l’objectif est de fédérer un ensemble d’informations sur le Développement durable, l’écologie, que ce soit des sites d’informations, des sites institutionnels, des blogs, des boutiques en ligne. Je souhaite que le fonctionnement soit collaboratif afin de lui donner plus de visibilité ! Et surtout je ne touche pas d’argent en faisant sa promotion ! Mon objectif est seulement que l’information écologique circule et que la sensibilisation au développement durable progresse : ! ecoloinfo.jpg Le mode d’emploi A très bientôt et merci pour vos services ! Bien cordialement, Anne-Sophiebarre_ecolo_info.jpg

 

Prévention et gestion des déchets dans les territoires

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Réduire les déchets et optimiser leur gestion à l’échelle des territoires, tels sont les deux grands axes de ce colloque qui regroupe deux évènements :

– les Rencontres nationales de la Prévention des Déchets (3e édition)

– le Colloque Déchets et Territoires (2e édition)

Réduire les déchets

Trois ans après l’adoption du plan national de prévention des déchets, où en sommes-nous ? Quels sont les progrès enregistrés par les entreprises, les collectivités ? Quelles sont les voies les plus prometteuses ? Comment aller plus loin ? Quelles méthodes, quels outils ?

Le Monde est mon village le 3/06/2007 à 10h00 | Feyzin Ville du Grand Lyon

Plusieurs milliers de visiteurs les années passées, une manifestation
désormais attendue… En 4 ans, Le Monde est mon village est devenu un
rendez-vous incontournable dans le Département, une date à laquelle la
Ville est attachée et qu’elle renouvelle pour la quatrième année.

Manifestation culturelle et temps d’échange entre les cultures, la journée
veut sensibiliser le grand public aux questions qui tournent autour de
l’avenir du commerce équitable, du développement durable, du secteur de l’humanitaire… L’événement se veut d’abord et surtout un moment de fête et de partage.

La fête, mais aussi la réflexion et le partage des expériences :
rendez-vous attendu par tous les acteurs locaux et les associations du
secteur de l’humanitaire, de la protection de l’environnement et du
développement durable, le Monde est mon Village s’inscrit dans une démarche citoyenne et dans une volonté de mettre au centre du débat les questions relatives à l’économie solidaire, au développement durable et à la protection des ressources naturelles -ce n’est pas un hasard si Feyzin est la première commune de la Vallée de la Chimie à avoir signé son Agenda 21, au mois de mars dernier.

Au programme : musiques du monde, dégustation de produits issus du commerce équitable, animations, jeux pour les enfants, animations cuisine…

Un programme coloré

– 10h00 Concert de l’Ecole de musique de Feyzin et ouverture des stands d’animation

– 11h00 Couleur Café : animation cuisine (Fonio, commerce équitable) et Club Rhône Mékong, musiques et danses vietnamiennes

– 12h00 Stands cuisine et musique celte « Araucaria »

– 13h00 Concert – Musique grecque « To Gléndi »

– 14h00 Animations – Maison des Jeux – Concert – « Te Reva Tahiti »

– 15h00 Danse – Compagnie « Alcadanse » – Voyage à Venise

– 16h00 Dégustation de produits du commerce équitable et jazz manouche

– 17h00 Concert – Chérif Mbaw

Horaires : 10h-19h

Renseignements :

Tarif : Entrée libre

Adresse :
Place Claudius Béry – les Razes – FEYZIN
– Tél. 04 72 21 46 00

Evolution préoccupante du niveau de CO2 dans l’atmosphère

Quand les puits de carbone deviennent des sources, le réchauffement s’emballe

Le changement climatique pourrait avoir dépassé un seuil majeur qui se traduirait par un élèvement des températures plus rapide que prévu et plus difficile à maitriser. Le haut niveau de CO2 observé depuis cinq ans pourrait provenir des végétaux qui, stressés par le changement climatique, n’absorbent plus autant du carbone que nous produisons. logo-2.jpg Une équipe de scientifiques de l’université de Bristol estime que l’accroissement rapide des niveaux de CO2 dans l’atmosphère, jusqu’àlors inexpliqué, serait du à des émissions de carbone relâchées par les arbres, les plantes et les sols. Ils incriminent le réchauffement climatique qui rendrait les végétaux moins aptes à capturer le CO2 produit par l’activité humaine. Cette modification du rôle des végétaux dans l’équilibre global, si elle est avérée, rendrait encore plus sombre l’avertissement lancé la semaine dernière par le GIEC, annonçant qu’il reste moins de 10 ans pour réduire les émissions de gaz à effet de serre pour éviter les conséquences les plus graves du réchauffement climatique. A l’heure actuelle, près de la moitié des émissions de carbone dues à l’activité humaine sont absorbés par l’environnement, mais les scientifiques craignent que l’élévation des températures ne réduise cet effet. Wolfgang Knorr, chercheur spécialisé dans le climat à l’université de Bristol, déclare : « nous pourrions être en train d’assister à une accélération des mécanismes du cycle du carbone, ce qui est rassurant pour les scientifiques, car cela prouve que nos modélisations sont justes, mais qui constitue une mauvaise nouvelle pour tout le monde. » Les mesures du taux de Dioxide de Carbone montrent une accélération rapide depuis le début du siècle, avec des niveaux inhabituellement élevés pour quatre des cinq dernières années. Ce pic observé ne semble pas s’expliquer par l’augmentation due à l’usage des énergies fossiles, et ne peut s’expliquer que partiellement par des causes naturelles comme les feux de végétaux ou des phénomènes naturels comme le courant El Nino. (…) Lire l’intégralité de l’article sur le site contreinfo.info

Evolution préoccupante du taux de CO2 présent dans l’atmosphère

Deux articles, publiés jeudi 17 mai, révèlent des résultats préoccupants sur l’évolution du taux de CO2 présent dans l’atmosphère. Cette évolution est le résultat des émissions (combustibles fossiles, déforestation), pondérées par les puits de carbone (océans, écosystèmes continentaux) qui absorbent près de la moitié des émissions. Selon une collaboration internationale [[Collaboration internationale rassemblant des économistes, des experts en matière de cycle du carbone et d’émissions, rassemblés autour du Global Carbon Project coordonné par le Pr. Mike Raupach de la CSIRO (Australian Commonwealth Scientific and Research Organization) en Australie et impliquant le LSCE, pour mesurer les émissions globales de carbone et leurs facteurs.]] impliquant Philippe Ciais du LSCE/IPSL [[Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement de l’Institut Pierre Simon Laplace (CEA-CNRS-UVSQ).]], les émissions du CO2 des combustibles fossiles ont augmenté plus rapidement que prévu. Ces analyses font l’objet d’un article publié dans Proceedings of the National Academy of Sciences. L’autre étude, publiée dans Science, menée par une équipe internationale de scientifiques spécialisés dans l’observation et la modélisation du cycle de carbone océanique et atmosphérique, comprenant des équipes du LSCE/IPSL et du LOCEAN/IPSL (3), démontre une saturation du puits de carbone dans l’océan Austral. L’intensification des vents dans cette zone, en brassant les eaux de surface avec celles des profondeurs, riches en CO2, limite la quantité de CO2 atmosphérique que l’océan est capable d’absorber. Ces deux résultats vont dans le sens d’une accélération de l’augmentation du CO2 atmosphérique au cours des prochaines décennies. logo_cnrs.gif Les émissions du CO2 des combustibles fossiles, cause principale du réchauffement climatique, ont accéléré globalement à un taux bien plus grand que prévu, passant de 1,1 % par an dans les années 90 à 3% par an pour la période 2000 à 2005. Presque 8 milliards de tonnes de carbone fossile ont été émises globalement dans l’atmosphère en 2005, comparé à seulement 6 milliards de tonnes en 1995. Chaque personne en Australie et aux Etats-Unis émet maintenant plus de 5 tonnes de carbone par an, pour 1,9 tonne en France, alors qu’en Chine, ce chiffre est seulement de 1 tonne par an. Depuis le début de la révolution industrielle, les Etats-Unis et l’Europe totalisent plus de 50 % du total des émissions globales accumulées depuis plus de deux siècles. La Chine, quant à elle, représente moins de 8 %. Les 50 pays les moins développés ont ensemble contribué à moins de 0,5 % des émissions cumulatives globales sur 200 ans. L’augmentation des émissions de CO2 est plus alarmante que le pire scénario retenu par le GIEC, le groupe international d’experts sur l’évolution du climat. (…) Lire l’intégralité de l’article « Evolution préoccupante du taux de CO2 présent dans l’atmosphère » sur le site du cnrs 20070524.FIG000000021_12686_1.jpg

Les émissions de CO2 s’envolent depuis 2000

Les émissions de gaz à effet de serre sont en croissance accélérée dans le monde, notamment à cause du charbon utilisé en Chine. figaro.jpg « Ce ne sont pas de bonnes nouvelles », prévient Corinne Le Quéré, chercheuse à l’University of East Anglia et coauteur d’une étude internationale publiée cette semaine * sur les émissions de dioxyde de carbone (CO2) dans le monde. En effet, depuis 2000, les quantités de gaz à effet de serre envoyées dans l’atmosphère par l’usage de combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel) augmentent. Et la vraie sur­prise, est que la hausse s’accélère. Entre 2000 et 2005, la croissance était de 3 % par an, contre 1 % dans les années 1990. « Cela montre qu’il y a un vrai décalage entre les déclarations politiques que l’on peut entendre un peu partout en faveur d’une ­lutte active contre le réchauffement climatique et la réalité » », s’inquiète Corinne Le Quéré. Premier constat : la courbe actuelle des émissions mondiales se trouve dans la fourchette la plus pessimiste – voire au-delà, selon certains chiffres – des scénarios envisagés par le Giec (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) pour estimer les hausses de température possibles pour le siècle en cours. Les conséquences des gaz à effet de serre sur le climat devraient donc être maximales. On a extrait ces données en analysant les chiffres de la consommation d’énergie dans le monde centralisés par deux administrations indépendantes du département américain de l’énergie (DOE). En 2005, la production de CO2 due aux énergies fossiles et à l’activité industrielle a contribué à envoyer 7,9 milliards de tonnes de carbone dans l’atmosphère. (…) Lire l’intégralité de l’article de CYRILLE VANLERBERGHE sur le site du Figaro : CO2.jpg

Réchauffement climatique : Un plan Marshall ou le déluge

Coup de semonce des scientifiques : si dans les cinq ans le monde ne se mobilise pas pour livrer bataille à la fièvre planétaire, c’est foutu ! Seule une stratégie de choc permettra de limiter la hausse à 2 degrés. logo_lepointfr.gif Non, il n’est plus temps d’éviter le réchauffement planétaire. Oui, il est encore possible d’éviter le pire. C’est-à-dire un bouleversement climatique trop rapide qui entraînerait l’humanité dans un abîme économique et alimentaire. Récemment réunis à Bangkok, les menbres du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ont publié un rapport pour avertir les décideurs que la dernière carte encore jouable permet tout juste de limiter la surchauffe mondiale à +2 °C. A condition d’une mobilisation immédiate et totale. Objectif impératif : réduire presque de moitié les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici à 2050. Ce qui reviendra à diviser par deux nos besoins énergétiques. Un effort immense compte tenu des mauvaises habitudes occidentales qui se répandent dans le tiers-monde et de l’augmentation de la population mondiale. C’est pourquoi de plus en plus de voix à travers le monde appellent à une sorte de plan Marshall antiréchauffement impliquant toutes les nations, des Etats-Unis à San Marin. Or l’humanité ne prend pas vraiment le chemin d’une diète hypocarbonée. En 2004 (dernier chiffre connu), 49 milliards de tonnes de CO2 sont allées se perdre dans l’atmosphère. Soit dix mille pyramides de Kheops ! Et la situation ne fait qu’empirer. A un rythme même supérieur aux prévisions les plus alarmistes du GIEC. Surtout avec ce diable de Bush, qui ne veut embarrasser son économie et ses amis pétroliers d’aucune réelle contrainte. Mais aussi avec les Chinois, obsédés par leur développement économique. Ne s’apprêtent-ils pas à détrôner les Américains au hit-parade des émetteurs (voir page 88) ? Sans parler des Indiens, placés en embuscade. Bref, si personne ne met le pied sur le frein, les émissions auront grimpé de 25 à 90 % vers 2030. On fonce dans le mur. Ce n’est pas le protocole de Kyoto qui inversera la vapeur avec ses 5,2 % de réduction de GES (entre 1990 et 2008/2012) engageant 38 pays industrialisés. Il n’aura pas plus d’effet qu’un cataplasme sur une jambe de bois. D’autant qu’il n’est même pas certain que son modeste objectif soit tenu. Plusieurs pays sont mal partis, comme le Canada, qui s’est engagé pour une baisse de 6 % et qui, en 2004, affichait une hausse de 27 % ! Meilleure élève, l’Union européenne ne fait pas non plus la fière. Selon l’Agence européenne de l’environnement (AEE), les 15 nations de l’Union engagées par le protocole de Kyoto affichaient une baisse de 1,9 % en 2005 qui pourrait se transformer en 4,6 % en 2010 si aucun effort supplémentaire n’est entrepris. Bien loin de leur engagement commun de 8 %. Ces résultats inquiétants n’ont pourtant pas dissuadé la verte Allemagne de pousser les feux européens lors du sommet du mois de mars. Angela Merkel a obtenu l’accord de ses partenaires pour porter la réduction des rejets européens à 20 % en 2020. Et même à 30 % si d’autres régions du monde accrochent le wagon européen. Un mois plus tôt, le Parlement européen avait même adopté à une écrasante majorité une résolution réclamant une réduction de 60 à 80 % d’ici à 2050. Un exemple qui devra être suivi par l’Amérique, le Japon, l’Australie, la Chine et le reste de la planète. Sinon, comme le rapport Stern l’a récemment écrit, la note risque d’être très salée. Bien davantage, en tout cas, que celle qui est nécessaire pour dégraisser le mammouth énergétique. D’après les experts du GIEC, une lutte efficace contre le réchauffement peut encore être tentée sans mettre en péril la demeure économique. Pour en convaincre les décideurs, ils ont publié à Bangkok un vade-mecum qui conclut que l’objectif + 2 °C peut être tenu en écornant seulement le produit intérieur brut mondial (PIB) de 0,2 à 3 % d’ici à 2030. (…) Lire l’intégralité de l’article de Frédéric Lewino sur le site lepoint.f

 

Tri&Co 2007 : demandez le programme !

logo_TriCo_2007_574.jpg Comme chaque année, le festival éco-culturel itinérant Tri&Co aura un seul objectif : faire changer le regard que les habitants portent sur leurs déchets. Ils sont plein de ressources ! C’est ce que nous prouveront une fois de plus les informations enrichissantes qui y sont présentées et les différents acteurs : musiciens, comédiens, plasticiens, « relookeurs », conférenciers,… – A Arpaillargues et Aureilhac, du mardi 5 au samedi 9 juin, – A Flaux, du mardi 12 au samedi 16 juin, – A Remoulins, du mardi 19 au samedi 23 juin, – A Belvezet, du mardi 26 au samedi 30 juin. Tous les événements Tri&Co sont gratuits. Le programme est disponible sur le site.

 

OGM : suivons le bon exemple !

Alain Juppé, Ministre d’Etat à l’Ecologie et au Développement et à l’Aménagement durables a déclaré au Journal Le Parisien vouloir s’ « inspirer » de la décision du Gouvernement allemand de suspendre l’autorisation de commercialisation de semences de maïs OGM MON810 de Monsanto, le seul OGM autorisé à la culture en Europe et qui pourrait être cultivé en France sur 30.000 ha en 2007 selon les semenciers.

France Nature Environnement se félicite de cette prise de position et demande à ce qu’elle soit concrétisée, sans attendre, par la suspension de toutes les autorisations et mises en cultures d’OGM en plein champs.

France Nature Environnement estime que cette suspension contribuera à une préparation sereine et constructive du Grenelle de l’environnement. Toutefois, cette suspension ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt : les autres cultures d’OGM doivent également être interrompues tant les risques sont inacceptables.

Pour Lylian Le Goff, pilote de la Mission biotechnologies de France Nature
Environnement : « FNE rappelle qu’elle demande depuis longtemps à ce qu’aucune culture d’OGM ne puisse être réalisée sans que soit démocratiquement rapportée la preuve de l’intérêt et de l’innocuité de cette manipulation du vivant. Il est temps d’agir tant au niveau européen que national ! ».

Un gala pour la Terre à l’Opéra-Théâtre d’Avignon

A l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, le 5 juin prochain, la Ligue de l’enseignement de Vaucluse, avec la participation de l’Ufolep Vaucluse et de l’Usep Vaucluse, organise le Gala de la Terre. A 20h00, sur la Place de l’Horloge (face à l’Hôtel de Ville), plusieurs chorales se réuniront pour ouvrir la soirée. A 20h30, à l’Opéra-d’Avignon et des Pays de Vaucluse, plus de 400 enfants et adultes se produiront sur scène autour d’un spectacle composé de chants, danses, films d’animation et théâtre.

2ème Salon international pour un commerce équitable

Le 2e salon international pour un commerce équitable se déroulera sur 4 jours, du 26 au 29 octobre 2007, dans la Nef de l’Île de Vannes à l’Île-Saint-Denis. titre.jpg

10 500 visiteurs, 120 exposants

La première édition d’Equitexpo, salon international pour un commerce équitable, organisée en octobre 2005 par l’association Minga et Plaine Commune a rempli ses objectifs : Le premier, faire connaître à un public le plus large possible l’équité dans les échanges commerciaux au travers de producteurs ou importateurs de produits alimentaires, artisanaux, textiles, décoratifs… venus d’une vingtaine de pays. equit4.jpg Artisans cubains, stylistes africains, torréfacteurs d’Amérique latine, tisseurs de coton indien, bijoutiers touaregs, côtoyaient producteurs d’huiles essentielles, designers, fabricants de jouets ou de fibres naturelles, agriculteurs… venus des quatre coins de France. equit1.jpg Le second objectif était de permettre à la centaine d’exposants de rencontrer des distributeurs, des partenaires qui faciliteront le développement de leur activité.

Partenariats et inscriptions

Télécharger le dossier d’inscription EXPOSANTTélécharger le dépliant de présentationTélécharger la plaquette bilan 2005

 

Grenelle de l’environnement : restons prudents et vigilants

Dans l’édition du 25/05/07 de Libération, la rubrique « Rebonds » donne la parole à Véronique GALLAIS présidente d’Action Consommation, Stéphen KERCKHOVE délégué général d’Agir pour l’environnement, François VEILLERETTE président du Mouvement pour le droit et le respect des générations futures.

L’écologie a l’occasion de sortir de la marginalité mais nous ne devons pas faire allégeance.

La récente conversion du président de la République aux enjeux écologiques peut surprendre et nous interroger. Alors que la campagne électorale qui vient de se clore par l’élection de Nicolas Sarkozy n’avait pas fait apparaître l’attrait du nouveau chef de l’Etat pour ces questions essentielles à l’avenir de l’humanité, nous constatons qu’il y a aujourd’hui une véritable opportunité de sortir l’environnement des ornières de la marginalité.

Ni défiance ni allégeance. A quelques semaines d’élections législatives qui porteront une nouvelle majorité au pouvoir pour les cinq prochaines années, nous espérons que ce soudain intérêt affiché du nouveau président de la République ne soit pas exclusivement dicté par une volonté d’envoyer un signal médiatique au peuple de l’écologie. Jacques Chirac nous a habitués aux propos grandiloquents qui cachaient mal son inaction. Chat échaudé craignant l’eau froide, nous ne pouvons que nous méfier de l’intérêt réel ou supposé du nouveau locataire de l’Elysée.
Sans récuser l’intérêt du futur Grenelle de l’environnement, n’aurait-il pas fallu temporiser et attendre quelques semaines, après les élections législatives, afin d’éviter l’écueil d’une instrumentalisation par trop facile à mettre en scène ? Avoir l’honneur d’être reçus par les plus hauts représentants de l’Etat est une chose, avoir le devoir de garder à l’esprit la responsabilité qui est la nôtre en est une autre. A cet égard, certaines ONG présentes auraient sans nul doute dû faire preuve d’un peu plus de retenue dans les satisfecit qu’elles ont décernés au nouveau converti de l’Elysée.

Trophée des Technologies Economes et Propres (TEP)

trophees_des_T.gifL’ADEME et son partenaire le magazine Industrie et Technologies organisent pour la 15è année consécutive ce Trophée. Il est destiné à récompenser les entreprises industrielles ou commerciales ayant réalisé pour leurs besoins propres des investissements innovants qui ont concouru à la réduction des consommations d’énergie primaire et/ou des pollutions. Date limite des candidatures : vendredi 20 juillet 2007, 18 heures source : ADEME

 

Le mois du développement durable

Chacun devient plus soucieux des problématiques liées à la raréfaction des ressources, au commerce, à la biodiversité, au respect de la nature, aux énergies écologiques renouvelables, et souhaiterait trouver des alternatives au tout industriel… Du 30 mai au 30 juin dans le 20e, les acteurs du développement durable se mobilisent. L’objectif est triple : motiver et encourager les changements de comportements, démontrer l’efficacité des bons réflexes pour économiser l’énergie et éduquer à l’éco-citoyenneté.

2020, les scénarios du futur

Joël de Rosnay consacre son nouveau livre aux scénarios du futurs et « aux nouveaux horizons riches de promesses mais aussi lourds de menaces pour l’homme ». Le livre reprend cinq conférences données par l’auteur sur la « complexité » des sociétés modernes, l’Internet du futur, l’énergie et le développement durable, les biotechnologies, les « environnements intelligents et l’interface homme-machine ». Un panorama très clair des changements qui nous attendent et quelques leçons simples pour les négocier au mieux.

Comment fermer 25 centrales électriques en 2 minutes ?

Dans les ampoules à incandescence, 90% de l’électricité utilisée est perdue en chaleur. Des membres du Parlement Européen, conscients des conséquences sur le climat et sur le gaspillage économique causées par leur utilisation, ont initié une «Déclaration Ecrite» appelant l’Union Européenne à interdire les ampoules à incandescence, énergétiquement inefficaces.

Pour être officiellement approuvée, cette déclaration doit être signée par 400 membres du Parlement d’ici au 10 Juin 2007.

Le Premier Salon Européen de Commerce Equitable

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Equi’sol, et ses partenaires français et européens, organisent les 1, 2 et 3 février 2008 le premier Salon Européen de Commerce Equitable, à Lyon (France).

Une occasion pour tous de se rencontrer, d’échanger, de découvrir et de faire découvrir les produits issus du commerce équitable dans une salle d’exposition de 4000 mètres carrés, avec des exposants venus de toute l’Europe.

Sortie du N°1 des NEWS LA TERRE d’Avril 2007 | ENSIATE

Bonjour, Nous sommes heureux de vous présenter la newsletter « NEWS LA TERRE » d’Avril 2007 sur le développement durable et l’Énergie. Elle sera publiée chaque mois, en français, anglais & chinois par L’ ENSIATE, l’École d’Ingénieurs & de Managers au service du développement durable. ensiate.jpg Notre planète est précieuse, unique, fragile. Protégeons la ! Elle est riche de trésors naturels, de flore rare, de faune magique… Chaque jour préservons la ! Nous devons pour cela, veiller à mieux en comprendre les mécanismes. C’est l’objectif de cette lettre nouvelle génération que nous vous encourageons à transmettre à vos proches… D’avance merci PS : Prochainement, vous pourrez télécharger sur internet les Podcasts inédits de nos « REPORT-TERRE ENSIATE » qui vous feront partager chaque semaine, les sons, interviews, collages sonores, discours de ceux qui font avancer le combat pour la planète !… – Précédent numéro : Télécharger le N°0 num0_newslaterre.jpg

 

Construire durable

22 mai 2007, Novethic et l’ADEME publient aujourd’hui l’étude « Construire durable : une question d’énergie et de financements » qui montre que les grands acteurs de ce secteur s’impliquent encore trop peu dans les impacts environnementaux de leur activité. L’économie de l’immobilier va devoir se transformer afin que les différents acteurs, chacun à son niveau, construisent et exploitent leurs bâtiments en conformité avec les principes du développement durable. La prise en compte de ces critères par le secteur financier pourrait être la clef de la généralisation d’un immobilier durable. L’étude Novethic/ADEME recense de façon pédagogique les grands enjeux d’un immobilier durable, détaille les résultats de son enquête en terme de perception des enjeux mais aussi de performances atteintes et enfin trace les grandes lignes d’un « Investissement socialement responsable immobilier » en émergence.

L’Agence Provençale pour une Economie Alternative et Solidaire lance un appel à soutien

Depuis douze ans, L’Agence Provençale pour une Èconomie Alternative et Solidaire travaille à la construction d’un mouvement de citoyenneté économique dans la région PACA. Au cours de ces années, notre association a contribué au développement de l’économie solidaire par : – l’information, la sensibilisation et la mise en lien, – l’essaimage d’outils favorisant l’émergence d’activités solidaires, – la structuration d’acteurs et leur regroupement. Nous avons réussi durant ces douze années, alors même que l’association souffre d’un manque de fonds propres, à développer notre structure et à créer des emplois. Or notre association traverse actuellement des difficultés de trésorerie qui nous mettent en danger. rubon51-197x250.jpg Si comme nous, vous partagez l’envie d’une société respectueuse de l’homme de l’environnement pacifique et conviviale, nous vous proposons de porter votre regard sur les produits que nous éditons et qui méritent votre intérêt : – le guide de la consommation responsable et solidaire en Paca (8€) – le guide de l’épargne et des finances solidaire en Paca (10€) – le DVD  » pour une consommation responsable » (20€) – le journal La Dynamo (20€) Télécharger le bon de commande En les achetant, vous vous informez sur l’économie solidaire et contribuez à notre pérennité. Merci de votre attention et de votre soutien, Cordialement, Les administrateurs et les salariés

 

L’écologie à l’Elysée : prise de contact « historique » et réussie

Les militants écologistes reçus lundi à l’Elysée ont salué une réunion « historique » qui a selon eux « dépassionné le débat et les a « rassurés » sur la prochaine tenue du Grenelle de l’environnement en octobre.