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Expédition 48° Nord : première étape terrestre achevée

Après 3 semaines en vélo, Jean-Gabriel Chelala a achevé la première étape terrestre de son expédition 48° Nord : un tour du monde qu’il compte entreprendre uniquement grâce à la force humaine, physique et mentale avec une belle idée en tête : voyager loin en respectant l’environnement. Le jeune s’apprête à troquer son vélo contre son « cyclomer », équipé d’un pédalier, d’une hélice et de ses jambes pour se lancer à l’assaut de l’Atlantique.

Quelles évolutions des marchés et des stratégies au plan international pour le développement de l’agriculture biologique et de ses filières ?

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L’Agence BIO organise le 26 février 2008, pour la troisième année consécutive, dans le cadre du Salon International de l’Agriculture, à Paris – Porte de Versailles, un séminaire international. Cette année, ce séminaire d’information et de réflexion s’intéressera à l’évolution des marchés et aux stratégies de développement de l’agriculture biologique et de ses filières dans des pays d’Europe.

Quand le Sud se paie le Nord

Dur réveil pour le Nord !, constate Philippe Frémeaux dans le magazine Alternatives Economiques de février. Les pays émergent et les firmes qui en sont issues ne sont plus seulement des usines d’assemblage pour multinationales en mal de dumping social, mais de redoutables concurrents capables d’investir au Nord.

Réforme de la régulation publicitaire : Beaucoup de Vent Pour …rien

Devant le refus obstiné de certains professionnels de s’engager vers l’instauration d’une véritable corégulation de la publicité en France, l’Alliance pour la Planète a décidé de mettre un terme à sa participation au groupe de travail post-Grenelle sur la réforme de la régulation publicitaire.

Lorsqu’en 2006, l’Alliance pour la planète (coalition de plus de 80 ONG) a entamé sa campagne de dénonciation de l’utilisation abusive faite par la publicité de l’argument écologique (greenwashing), peu d’observateurs auraient pensé que la campagne rencontrerait l’écho qu’elle a connu. Reprise au niveau européen par le réseau Friends of the Earth et aux Etats-Unis par des sites comme greenwashingindex, cette campagne a permis la prise de conscience générale que l’on ne pouvait pas dire n’importe quoi sur l’engagement environnemental d’une entreprise. Elle a pointé aussi l’inefficience du système d’autorégulation incarné par le Bureau de Vérification de la Publicité (BVP).

Près d’un an après le lancement de cette campagne, un sondage LH2/Libération publié le 24 octobre 2007, montrait que 73% des français interrogés exprimaient leur désir de voir interdire aux entreprises peu respectueuses de l’environnement de faire des publicités sur ce sujet. Conscient du rôle de la publicité dans le développement d’une consommation responsable, Jean-Louis Borloo, à l’issue du Grenelle de l’Environnement, avait pris deux engagements : encadrer de façon plus stricte la publicité dans son utilisation de la thématique environnementale et faire évoluer le système de régulation publicitaire vers une logique de corégulation avec une nouvelle instance.

Après trois réunions du groupe de travail « publicité responsable » – alors que les ONG ont plusieurs fois réclamé une refonte du système passant par la création d’une haute autorité indépendante ou au moins la mise en place d’un système partenarial donnant aux représentants de la société civile une place pleine et entière – les pouvoirs publics ont réduit les solutions possibles au seul projet présenté par l’actuel BVP.

Pour Jacques-Olivier Barthes, directeur de la communication du WWF-France « le chantier de la règlementation des déclarations environnementales semble aller dans le bon sens mais en ce qui concerne le dossier de la corégulation publicitaire on constate un réel blocage, voire une régression par rapport aux décisions issues du Grenelle ». En effet, le projet du BVP « d’autorégulation de la publicité ouverte et concertée » n’offre aucune des ruptures permettant l’émergence d’un système de corégulation innovant comme cela avait été décidé dans les conclusions du Grenelle de l’Environnement. Comme à chaque fois qu’il doit affronter une remise en cause du principe d’autorégulation, le BVP propose des aménagements marginaux qui n’ont pour unique finalité que d’occulter l’essentiel : la remise en cause de la gouvernance actuelle de la régulation publicitaire et la place nécessaire à accorder à la société civile. L’Alliance pour la Planète a donc décidé de mettre un terme à sa participation à un groupe de travail qui s’est orienté délibérément dans la mauvaise direction.

Pour Serge Orru, directeur général du WWF-France, les ONG ne sauraient se satisfaire de ce statu quo sur l’autorégulation publicitaire : « Au WWF-France, nous travaillons en confiance et en intelligence avec les entreprises depuis plus de dix ans. Nous observons au quotidien une vraie volonté d’avancer plus en avant avec les ONG sur les questions de communication responsable. Nous ne comprenons pas l’attitude frileuse de certains membres du BVP ». L’Alliance pour la Planète relancera dans les prochaines semaines son observatoire indépendant de la publicité (OIP) au sein duquel elle souhaite associer associations de consommateurs, annonceurs, agences et média ayant en commun l’envie et la volonté de concilier esprit d’entreprise, respect du consommateur et préservation de la planète.

10 minutes pour la planète

Anne Tardy l’a compris : la Terre qui nous porte souffre, et a besoin de chacun de nous. Pourtant, qui ne laisse pas, de temps en temps, la télé en veille ? Combien d’entre nous se rasent ou se lavent les dents « au fil de l’eau » ? Combien, enfin, jettent leur chewing-gums dans la nature ou, pour faire le tour du pâté de maison, prennent leur voiture ? Ce livre nous donne trucs et astuces pour changer peu à peu nos habitudes et faire rimer avenir avec sourire !

L’agriculture biologique, voie d’avenir pour 77% des français

77% des Français estiment que la bio est une voie d’avenir face aux problèmes environnementaux : c’est un des principaux enseignements du Baromètre Agence BIO 2007. Les Français affichent un intérêt de plus en plus marqué pour cette agriculture durable et citoyenne. Ils font un lien étroit entre alimentation et respect de l’environnement : 2 Français sur 3 déclarent privilégier l’achat de produits respectueux de l’environnement et/ou des principes de développement durable.
Une dynamique de consommation en cohérence avec l’agriculture biologique, basée sur le respect de l’Homme et de la Nature. Les Français confirment cette prise de conscience environnementale et souhaitent à 84% le développement de l’agriculture biologique.

Abysses, l’exposition

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L’émerveillement et l’étonnement devant le spectacle du peuple des profondeurs justifieraient à eux seuls une exposition. Mais, il y a plus, l’exposition ABYSSES au Muséum national d’Histoire naturelle, en présentant, pour la première fois, la faune de l’entre-deux-eaux et du fonds des océans, souhaite témoigner de la fragilité des hautes mers qui, bien que représentant plus de 60% de la surface du globe, restent parmi les zones les moins protégées de notre planète.

Chantal Jouanno prend la tête de l’ADEME

Chantal Jouanno, administratrice civile, conseiller à Elysée pour le développement durable, va prendre la présidence de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). Elle remplace à ce poste Michèle Pappalardo, nommée Commissaire générale au développement durable [[Nommée commissaire générale au développement durable, Michèle Pappalardo, ex-présidente de l’Ademe, se voit confier la délicate mission de contrôler la mise en oeuvre coordonnée de la politique de développement durable du Medad par les nombreuses directions qui composent le « super ministère ».]].

Un décret publié au JO du 1er février désigne en effet le nouveau conseil d’administration de l’Agence. La nomination de Mme Jouanno à la présidence de l’ADEME doit être faite lors d’un prochain conseil d’administration puis être avalisée en conseil des ministres. Côté représentants de l’Etat, on trouve le DGEMP (énergie et matières premières), Pierre-Franck Chevet, François Clin directeur adjoint de département à la DGRI (recherche et innovation), Régine Bréhier, directrice de la recherche et de l’animation scientifique et technique, Sophie Delaporte, directrice adjointe au DGS (santé), Jean-Marie Aurand, directeur général des politiques économiques, européennes et internationales au ministère de l’Agriculture, Vincent Berjot, sous-directeur à la direction du budget.
Trois représentants des collectivités locales siègent également: Agnès Thibal, vice-présidente du conseil régional du Centre, Gérard Bernheim, vice-président du conseil général de Seine-et-Marne, Bernard-Alain Charrier, maire de Nersac (Charente). Ils y côtoieront, au titre des personnalités qualifiées, Michel Dubromel (France nature environnement), jean Jouzel (directeur de recherches au CEA), Alain Maugard (CSTB) pour l’environnement et Jean-Pierre Clamadieu (MEDEF), Nicolas Garnier (délégué général de l’Association nationale des collectivités territoriales et des entreprises pour la gestion des déchets et de l’énergie) côté énergie.

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La revue de presse du développement durable n°16

Panique Générale titre cette semaine Le Nouvel Observateur. L’hebdomadaire revient cette semaine sur l’histoire d’un petit trader de 31 ans, entré par la petite porte dans la prestigieuse salle des marchés d’une des plus illustres institutions financières et qui lui a finalement fait perdre 5 milliards d’euros. Réputée invulnérable, la Société générale dirigée par la poigne de fer de Daniel Bouton a accumulé au fil des ans tous les ingrédients d’un scandale mondial : arrogance des dirigeants, inefficacité des contrôles, autisme et rapacité des traders, voire complicité. Jérôme Kerviel a donc encore fait la une de la presse cette semaine. Mais c’est désormais vers le patron de la Société Générale que tous les regards se tournent. Brillant et brutal, habile et arrogant, Daniel Bouton a vanté le libéralisme et les lois du marché, résume Thierry Philippon dans le Nouvel Observateur. Les folies d’un de ses traders l’ont terrassé. Et le journaliste de poursuivre : Avec ses cigares grand format et ses costumes rayés, cet ancien haut fonctionnaire s’est coulé avec un évident plaisir dans ses habits de patron. Il aime la provocation : lorsqu’on évoque devant lui les revenus des dirigeants d’entreprise, il prend un sourire gourmand pour expliquer à ses visiteurs qu’il n’est que le cinquantième salaire de sa banque, compte tenu des bonus versés à quelques golden boys. Mais ce capitalisme là, les Français ne l’aiment pas… Pendant ce temps, assez discrétement, Total fait appel de sa condamnation dans le procès de l’Erika et a tenté, selon Marianne, de dissuader les collectivités locales de se pourvoir à leur tour en appel, en échange d’un règlement immédiat des indemnités, assorti d’une prime de désistement… Tandis que ses salariés manifestent pour l’augmentation de leur pouvoir d’achat et l’amélioration de leurs conditions de travail, la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution fait du développement durable et signe avec Borloo une «déclaration d’intention» en six points afin d’«orienter les choix des consommateurs vers les produits écologiques». Et l’Homme dans tout ça ? Rappelez-vous de la caissière interrogée par France 2 qui après 30 ans de service dans une des principales enseignes de ce pays est garcieusement payée 810 € pour trente heures de travail… Le développement durable ne peut se traduire uniquement par l’application de mesurettes écologiques… et se contenter d’un vernis vert. Noble est l’intérêt général que devrait remplir les entreprises. Il est temps de remettre l’économie à sa juste place : un outil pour améliorer les conditions de l’Humanité et non un but en soi.

EcoPublicité, premier outil d’évaluation environnementale des campagnes de publicité

Les travaux du Grenelle Environnement ont mis en avant la nécessité de promouvoir une publicité responsable. Comme l’a souligné Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat, ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables, lors des débats d’octobre « la publicité responsable est, au même titre que les EcoLabels ou l’Etiquette énergie, un élément clé pour consommer intelligemment ».
Dans ce contexte, PricewaterhouseCoopers (PwC), Havas Media France, l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et le Groupe LVMH lancent EcoPublicité, le premier outil d’évaluation de l’impact environnemental des campagnes de publicité du point de vue de la production et de la diffusion. L’outil EcoPublicité est développé dans le cadre d’un partenariat entre PwC-Ecobilan et Havas Media France.
L’outil Eco-Publicité est soutenu financièrement et testé en avant-première par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et le Groupe LVMH. L’objectif d’EcoPublicité est de permettre aux annonceurs d’intégrer l’éco-conception dans une campagne de publicité et d’en optimiser sa performance environnementale. Cet outil est une première mondiale.

Expédition 48° Nord : sous le soleil d’Espagne

Jean Gabriel Chelala de 27 ans poursuit en Espagne la première étape terrestre de son périple entrepris depuis le 13 janvier 2008 au départ de Paris Notre Dame avec pour objectif de réaliser 30.000km autour du globe. Ses moyens de transport : un vélo sur terre et un hydrocyle en mer, son seul carburant : ses muscles et sa propre énergie, du moral et des jambes.

En une semaine, le jeune aventurier aura traversé l’Espagne depuis Pampelune dans le Pays Basque jusqu’à Badajoz à 5km de la frontière portugaise, soit environ 885km. Notre cycliste tient toujours la forme et le prouve : il aura bouclé sa dernière étape espagnole en réalisant 190km ce mercredi entre Plasencia et Badajos.

Les médias se mettent au vert

Presse, télé, radio… le développement durable investit l’ensemble des supports. Un nouvel espace d’expression pour les annonceurs. À certaines conditions.

Notre santé dépend de celle des zones humides

Depuis 1997, le 2 février a été proclamé Journée mondiale des zones humides par l’Organisation des Nations-Unies. Cette journée célèbre la date anniversaire de la signature en 1971, dans la ville de Ramsar (Iran), de la convention sur les zones humides d’importance internationale. Ainsi, chaque 2 février, des manifestations sont organisées dans le monde entier afin de sensibiliser les utilisateurs des zones humides, ainsi que le grand public, à la nécessité de les protéger et, plus largement, à les amener à réfléchir sur la gestion des écosystèmes aquatiques. En France, la protection des zones humides a été l’un des sujets de biodiversité abordés dans le cadre du Grenelle environnement. Un programme d’actions a été adopté en faveur de ces milieux fragilisés. En 2008, le thème retenu pour la journée mondiale des zones humides est : « Notre santé dépend de celle des zones humides ». Plus de 200 manifestations sont prévues sur le territoire national.

Le genre dans le développement durable, une vision féministe.

« Le Monde selon les femmes » organisera une journée d’ateliers et de plaidoyer sur le thème : « LE GENRE DANS LE DEVELOPPEMENT DURABLE« . A partir d’exemples à la ville et à la campagne, en Belgique, au Burkina, au Congo. Avec la présence de Mesdames Mariam LINGANI OUEDRAOGO et Charlotte KASHAMURA RIZIKI. Le programme est basé sur les thèmes de la souveraineté alimentaire, l’accès aux métiers DD, du féminisme territorial et des droits fonciers, des droits égaux dans le commerce équitable ou conventionnel, de la coopération au développement, dans une vision féministe de l’économie. Cette journée aura lieu en présence de personnes ressources en environnement au niveau régional et national, de la commune de Sombreffe et de nombreux partenaires développement durable et ONG. Le magazine Imagine – Demain le Monde sera partenaire de l’activité. LIEU ET DATE : Sombreffe (Belgique), Centre sportif, Allée Château Chinon, 7 le vendredi 7 mars, de 8h30 à 19H. PROGRAMME 9 h 30 Accueil créatif, Le Monde selon les femmes Atelier yoga – Annick Pirson 10 h 30 – Le développement durable : introduction Nadine Gouzée, Sylvie Varlez, Natacha Zuinen, développement durable du Bureau du Plan 11 h Deux panels Nord/Sud en parallèle : – 1 Le développement durable à la campagne
  • Brigitte Maroy, première échevine de la commune de Sombreffe, en charge de l’environnement, de l’urbanisme et du développement rural
  • Laurette Henné, Présidente du CPAS de la commune de Sombreffe
  • Mariam Lingani Ouedraogo, plate-forme DIOBASS, Burkina Faso
Animation : Nadine Lietar – 2 Le développement durable en ville
  • Charlotte Kashamura Mwarabu, IDEF, Kinshasa, RDC
  • Geneviève Walhin, LA BOBINE, Liège
Animation : Sophie Charlier 12 h 30 Pause repas par une association locale 13 h 30 Présentations visuelles de la commune de Sombreffe (maison bio-climatiques, éoliennes), outils pédagogiques, stands, librairie de l’ASBL- Barricade- Liège, … 14 h 30 Ateliers campagne et ville : revendications politiques 16 h Pause 16 h 30 Présentation publique des revendications – par Le Monde selon les femmes
  • Ministre régional de l’environnement, Benoit Lutgen
  • Conseil Fédéral pour le développement durable
17 h 00 Musique 17 h 30 Drink de clôture PAF : 5 € (repas, boissons inclus) Accès : dans Sombreffe, suivre les panneaux « Administration Communale » Renseignements Le Monde selon les femmes asbl • 18 rue de la Sablonnière • 1000 Bruxelles Tél 32 2 223 05 12 Inscriptions (avant le 25 février) et covoiturage : – via le site du Monde selon les femmes : www.mondefemmes.org – par fax : 02 223 15 12

 

Six mois avant les Jeux olympiques, la répression continue

Le 13 juillet 2001, le Comité olympique international (CIO) attribuait l’organisation des Jeux olympiques d’été de 2008 à Pékin. Parallèlement, la police chinoise intensifiait la répression contre les éléments subversifs de la société, notamment les internautes et les journalistes. Six ans plus tard, rien n’a changé. Et malgré cette absence de progrès significatifs en matière de liberté d’expression et de droits de l’homme en Chine, les membres du CIO restent sourds aux appels répétés des organisations internationales qui dénoncent l’ampleur de la répression.

Les droits humains en Chine, le revers de la médaille

Après avoir constitué un élément important dans l’attribution des JO à la Chine en 2001, le respect des droits humains bénéficie depuis d’un traitement irrégulier de la part des autorités chinoises et de la communauté internationale. Aux engagements manifestes en leur faveur succèdent des fins de non recevoir ou des silences complices. Ce 1er février, un ouvrage basé sur les rapports publiés par les équipes de recherche d’Amnesty International sur la Chine est publié par les Editions Autrement.

Des réseaux bien peu sociaux par Philippe Batreau

AdmiNet Le Blog | jeudi 31 janvier 2008, par Philippe Batreau

Au-delà la polémique sur la publicité sur Facebook, le fort développement des réseaux sociaux a des conséquences juridiques, sociales et politiques.

“Yannick added you as a friend on Facebook. We need you to confirm that you are, in fact, friends with Yannick”. Connaissant Yannick, je l’ajoute à ma liste d’amis. Mais ce n’est pas toujours le cas et de parfaits inconnus m’ajoutent à leur liste d’amis. Libre à moi d’accepter ou non. Le sujet de la publicité intrusive chez Facebook a agité quelques membres du milieu d’Internet. Une tempête dans un verre d’eau. Car la soi-disante « victime » est consentante et à double titre. Pour accéder aux données personnelles du facebooké, le publicitiare devait requérir l’accord de ce dernier. Il doit donc s’inscrire à Facebook et donner son accord. Il n’en faut pas beaucoup plus pour satisfaire à nos exigences nationales en matière d’informatique et de libertés, sinon à vérifier que l’accord est réversible et qu’existe un droit de rectification et de suppression dont l’accès est signalé.

La gouvernance des réseaux en question

Au-delà de la question de la publicité sur Facebook, se pose bien la question de la gouvernance des réseaux. Lors du Forum de la Gouvernance d’Internet – FGI – à Rio, un débat s’est tenu à ce sujet. Bertrand de La Chapelle, délégué spécial à la société de l’information, y a affirmé que l’incroyable croissance des réseaux sociaux est le plus grand changement comportemental de 2007 et une des évolutions majeures. L’envoyé spécial de la France propose de substituer « l’intimacy » à la « privacy » – la protection des données personnelles. En ce domaine, les Etats-Unis s’opposent au reste du monde avec une législation en deçà de la nôtre en la matière. Le caractère volontaire, donc consentant, de l’offre de Facebook et consorts ne me semble pas donner à l’affaire le caractère de gravité que certains ont voulu lui attribuer. Il en est autrement lorsque l’accès aux données personnelles est obligatoire ou réalisé à l’insu de l’intéressé. Encore n’est-ce là que l’aspect juridique qui n’épuise pas le sujet. D’autres dimensions doivent compléter ce regard.

Les lauréats 2008 des TROPHEES RSE PACA

Les Trophées de la RSE PACA sont remis pour la troisième fois le 31 janvier 2008 à 19 heures dans l’Auditorium du Parc Chanot à Marseille par les représentants des Collectivités Locales et des partenaires devant près de 600 personnes.

Grenelle de l’environnement et autoroute A65 : continuité ou rupture ?

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Alors que les travaux préparatoires de l’A65, qui doit relier Langon à Pau, ont commencé, les associations de protection de l’environnement (ARLP, SEPANSO, L’Alliance pour la Planète, Les Amis de la Terre, France Nature Environnement, FNAUT, Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, Greenpeace, Réseau Action Climat France, WWF, CGT-UIT et CFDT Aquitaire) interrogent le gouvernement sur le respect des engagements pris pendant le Grenelle de l’Environnement.

C’est pollué près de chez vous

Le « développement durable » est à la mode, mais les scandales écologiques se multiplient ! C’est le Rhône empoisonné par des rejets industriels, une usine des Yvelines déversant des dioxines, des bananes truffées de pesticides aux Antilles… Et la France pourrait bientôt se doter d’une mine de charbon en Bourgogne, d’un nouvel aéroport à Nantes, d’un incinérateur près de Marseille, d’une rocade à Grenoble… Cette enquête montre le décalage entre les discours – de l’État, des collectivités, des entreprises – et la réalité, démonte les mécanismes qui conduisent à prendre des décisions contraires aux enjeux mis en avant par le Grenelle de l’environnement, et met en lumière des alternatives réellement « durables », créatrices d’emploi et respectueuses du principe de précaution. Dans cet ouvrage, les deux journalistes, Pascal Canfin et Wilfrid Séjeau, proposent une enquête sur les aberrations environnementales dans l’Hexagone. « C’est pour vérifier que les grands discours écolos n’étaient pas contredits par des faits têtus que nous avons entrepris cette enquête. Il en ressort que, sur tout le territoire français, des actions concrètes bafouent les prises de position publique écologiquement vertueuses ou ne tiennent aucun compte du droit de l’environnement. » Au sommaire : dix chapitres constituent le corps du livre : Rhône -le fleuve empoisonné, Les Antilles – le paradis des pesticides, Yvelines – le délinquant de l’environnement, Flamanville – le gâchis financier du nucléaire, Bourgogne – le retour du charbon ?, Grenoble – un contournement démocratique, Nantes – l’aéroport du passé, Marseille – des déchets bien encombrants, Bio ou OGM – il faut choisir, Bretagne – le marchand de sable. C’est pollué près de chez vousLes scandales écologiques en France de Pascal Canfin et Wilfrid Séjeau – Editions Les Petits Matins (LPM) – Parution : 17/01/2008 – Nb de pages : 266 pages – Prix public : 17,00 € – Achetez cet ouvrage chez notre partenaire Eyrolles Les auteurs: Pascal Canfin, journaliste au mensuel Alternatives économiques, responsable de la commission Economie-social des Verts, auteur de L’Economie verte expliquée à ceux qui n’y croient pas, et Wilfrid Séjeau, journaliste indépendant et conseiller régional Vert de Bourgogne. Politis (édition du 17 janvier 2008) : Vous pensez que ça date des années 1970 ? Que le Grenelle nous a projetés dans une ère vertueuse ? Que c’est en Côte-d’Ivoire ? Ben non, deux journalistes dessillent les malvoyants : des scandales écologiques, la France en dispose en abondance, et en janvier 2008. PCB dans le Rhône, pesticides aux Antilles, aéroport d’antan à Nantes, extraction du sable en Bretagne, etc. Pas pour déprimer plus, mais dire haut et fort : décideurs, décideuses, assumez vos engagements et vos responsabilités.