Accueil Blog Page 82

Les biodéchets, un « or vert » que les collectivités devront gérer dès le 1er janvier 2025 !

Connect Sytee, acteur référent de la gestion des déchets en France, publie un livre blanc pour aider les acteurs des collectivités à mettre en place le tri à la source et la collecte des biodéchets, un « or vert » que les collectivités devront gérer dès le 1er janvier 2025.

En bref

La loi de la transition énergétique pour la croissance publiée le 17 août 2015, prévoit qu’avant le 1er janvier 2025, tous les particuliers disposent d’une solution pratique de tri à la source de leurs biodéchets. A cette date, toutes les collectivités, devront ainsi proposer des solutions pour trier les déchets alimentaires des ménages à la source et s’assurer que ceux-ci pourront être valorisés et non mis en décharge. Or, aujourd’hui, seuls 30% des ménages ont un tri des déchets organiques et seulement 5% bénéficient d’une collecte dédiée. Pour aider les acteurs des collectivités à mettre en place des solutions ad hoc de tri et de collecte des biodéchets sur les territoires, Connect Sytee, acteur référent de la gestion des déchets en France depuis plus de 10 ans, propose un livre blanc sur la thématique.

Un livre blanc sur les biodéchets pour aider les collectivités

Les biodéchets (déchets alimentaires et autres déchets naturels) représentent près d’un tiers des poubelles résiduelles des Français. Si une partie de ces déchets peut être évitée, par exemple grâce à la lutte contre le gaspillage alimentaire, le reste doit être valorisé pour garantir une bonne qualité de traitement. La valorisation organique de ces déchets via le compostage, l’épandage ou la méthanisation permet de faire retourner au sol ou de transformer des matières organiques brutes en une matière valorisable adapté aux besoins agronomiques des sols. Avec plus de 40% des sols français déficitaires en matière organique, les biodéchets constituent un « or vert » qu’il va donc falloir apprendre à trier et gérer. Si les professionnels « gros producteurs » de biodéchets (entreprises d’espaces verts, industrie agroalimentaires, restaurants, forains etc) sont soumis à différentes obligations de tri sur les biodéchets, les particuliers ont, jusqu’à présent, été épargnés d’une quelconque obligation. A compter du 1er janvier 2025, toutes les collectivités devront pouvoir disposer de solutions pour trier les déchets alimentaires des particuliers à la source. Très impliquée dans la gestion des biodéchets, Connect Sytee a souhaité aider les acteurs des collectivités dans leur démarche, et publie, un livre blanc sur la thématique des biodéchets. Ce livre blanc fait le point sur les biodéchets en France, détaille les différentes solutions de tri et de collecte. De l’étude d’opportunité au déploiement sur l’ensemble d’un territoire en passant par la sensibilisation des citoyens via des applications mobiles, Connect Sytee propose une approche à 360° du tri et de la collecte des biodéchets. Le livre blanc permet également de découvrir le retour d’expérience de la commune de Voiron, avec laquelle Connect Sytee travaille de longue date. Située à proximité de Grenoble et réputée pour son engagement écologique, la commune de Voiron a mis en place une politique innovante de valorisation des biodéchets. Chiffres clés du biodéchets en France 18 millions de tonnes de biodéchets par an pour l‘ensemble des ménages des Français 115 kilos par habitant et par an Lelivre blanc du Biodéchet

CONNECT SYTEE multiplie solutions et innovations pour accompagner les collectivités locales dans la collecte et la gestion des déchets

Alors que de nombreux centre villes en France sont dépassés par la gestion des emballages alimentaires, notamment avec les déchets liés au repas ‘sur le pouce’ pris à l’extérieur, que le #SaccageParis a créé le buzz sur les réseaux sociaux et que l’implication du citoyen semble être nécessaire pour améliorer la collecte et le tri des déchets… de nombreuses collectivités, prennent le sujet de la gestion des déchets à bras le corps[[Chaque année en France, ce sont 18 millions de tonnes de déchets de particuliers qui doivent être gérées dans les villes.]] et investissent de nouvelles solutions. Connect Sytee accompagne les collectivités dans la gestion de leurs déchets à travers des solutions innovantes. Diminution de l’impact écologique des tournées de collecte, application WinBin récompensant le citoyen pour son geste de tri, corbeilles compactrices avec système d’informations intégrées… les outils 2.0 proposés par Connect Sytee réinventent la gestion des déchets dans une approche durable. Une expérimentation unique à Aix-en-Provence : des corbeilles connectées, compactrices et innovantes pour favoriser le tri des déchets dits « nomades » Le 18 juillet 2021, Connect Sytee lançait en partenariat avec la ville d’Aix-en-Provence et la start-up WinBin, le coup d’envoi d’un dispositif unique de 6 mois en France : la mise en place de 20 corbeilles connectées sur 10 points de collecte dans l’hyper centre-ville d’Aix-en-Provence pour tester le tri des déchets dits « nomades » tout en favorisant la propreté dans le centre historique. Alimentées par un panneau solaire, autonomes en énergie et « connectées », ces 20 corbeilles ont la particularité d’informer en temps réel sur leur taux de remplissage pour permettre une optimisation des tournées de collecte et ainsi mieux maîtriser les coûts. Compactrices, ces corbeilles permettent de réduire le nombre de passages des véhicules de collecte limitant de fait l’encombrement du centre-ville, ainsi que le risque de débordement. Cet usage unique des corbeilles est couplé à WinBin, une application mobile, partenaire de Connect Sytee, qui récompense le citoyen dans son geste de tri « nomade ». Via l’application installée dans son smartphone, le citoyen, scanne le code-barres de sa cannette par exemple et cumule un point qui lui permet ensuite de bénéficier de bons de réduction dans des commerces de la ville. Ce projet, retenu dans le cadre de l’Appel à Manifestation d’intérêt « Collecte Innovante » lancé par Citeo en partenariat avec le Ministère de la Transition Écologique et l’ADEME, présente à date des premiers retours très positifs :
  • Plus de 3,2 tonnes d’emballages ont été collectés en 4 mois sur les 10 points de tri dans l’hyper centre-ville
  • Zéro débordement de corbeilles
  • Réduction des tournées grâce à la compaction : seulement 48 tournées de collecte par mois, soit 2 à 3 fois moins que sur des corbeilles classiques
  • 400 utilisateurs de l’application de récompense du tri WinBin et des premiers retours citoyens positifs
capture_d_e_cran_2022-01-08_a_17.37_10.pngWinBin : une application ludique et intelligente pour favoriser le tri des déchets Créée en 2019, l’application WinBin qui était testée pour la première fois à Aix-en-Provence, peut se déployer sur tous types de conteneurs (enterrés, aériens, métalliques, plastiques) et pour tous les types d’emballages (carton, plastique, verre, aluminium…). Elle permet de récompenser le tri des emballages et des biodéchets. Simple d’utilisation, elle implique le citoyen dans la propreté de sa ville, en récompensant chaque geste de tri via un catalogue d’offres de réductions dans des commerces éco-responsables en ligne ou des commerces locaux. Le système de QR Code mis en place sur l’ensemble des poubelles connectées permet à chacun de localiser le conteneur le plus proche. Ludique, l’application peut aussi s’utiliser pour les biodéchets via la commande, directement sur l’application, de sacs biodégradables avec un code-barres qui permet de reconnaître chaque administré !

A propos de Connect Sytee

capture_d_e_cran_2022-01-08_a_17.37_19.pngCréée en 2006, Connect Sytee conçoit des solutions innovantes pour accompagner les collectivités locales et les entreprises dans la collecte et le tri des déchets. L’entreprise travaille avec différents partenaires depuis de nombreuses années, comme Sotkon et plus récemment WinBin. Reconnue pour sa fiabilité, son efficacité et la qualité de ses services, Connect Sytee est une entreprise familiale.

 

Documents joints

Quels systèmes alimentaires durables demain ?

Le Rapport « Quels systèmes alimentaires durables demain ? » analyse 16 scénarios du « secteur des terres » compatibles avec l’objectif de neutralité climatique. Les enjeux de ce que l’on désigne par le secteur des terres – c’est-à-dire ce qui concerne l’agriculture, l’alimentation, la forêt, l’usage des terres et de la biomasse – sont très importants pour les années à venir. De nombreux exercices de prospective ont vu le jour ces dernières années sur des périmètres divers et avec des intentions variées. Les exercices sont difficiles à comparer. Mais, l’analyse permet de caractériser deux grandes familles de scénarios : l’une essentiellement climato-centrée et basée sur des paris technologiques, l’autre avec une approche plus systémique, multifonctionnelle et reposant sur des dynamiques avant tout sociétales. La diminution de la consommation de protéines animales et la réduction de l’élevage apparaît comme une voie de transition dans une majorité de scénarios. Ces scénarios contribuent à une véritable « manufacture du futur » dont on sait qu’elle organise les débats, préempte des choix ou permet d’en rendre certains inéluctables en donnant à voir, et parfois en plaidant pour, différentes options de transformation ou en affirmant l’impossibilité d’autres.

Résumé

Les enjeux de ce que l’on désigne par  » le secteur des terres  » c’est-à-dire ce qui concerne l’agriculture, l’alimentation, la forêt, l’usage des terres et de la biomasse – sont très importants pour les années à venir. Il s’agit bien sûr d’enjeux environnementaux – climat (atténuation & adaptation), biodiversité, préservation des ressources naturelles – mais aussi d’enjeux sociaux – accès à une alimentation saine pour tous, qualité du cadre de vie, paysage, territoire – et d’enjeux économiques – emplois, revenus agricoles, contribution à la balance commerciale. De nombreux exercices de prospective de ce secteur ont vu le jour ces dernières années sur des périmètres divers et avec des intentions variées. Ces scénarios contribuent à une véritable « manufacture du futur », dont on sait qu’elle organise les débats, préempte des choix ou permet d’en rendre certains inéluctables aux yeux des citoyens en donnant à voir (et parfois en plaidant pour) différentes options de transformation ou en affirmant l’impossibilité d’autres. L’analyse détaillée de 12 exercices et de 16 scénarios, en comptant les différentes variantes prises en compte, vise à « équiper » le débat public pour mettre en lumière : • Les enjeux pris en compte ou occultés par ces différents exercices prospectifs souvent déterminés par les outils ou les représentations du système alimentaire sur lesquels ils reposent, et par l’intention (explicite ou implicite) qui a présidé au développement du scénario. • Comment cette appréhension des enjeux influence la nature même des options qui sont proposées. • Les convergences qui se dégagent des différents scénariosqui pourraient être considérées comme des « options sans regret » à court ou moyen terme pour l’action collective publique et privée. • Les divergences qu’ils donnent à voir résultant d’hypothèses contrastées sur la place donnée à la technologie, les changements sociétaux ou la gouvernance du système alimentaire qui pourra être mise en débat. Les exercices étudiés sont d’origines très variées, le panel comprend, entre autres, deux scénarios développés par deux des auteurs de ce rapport – Afterres2050 pour la France et TYFA (Ten Years For Agroecology) pour l’Europe – construits respectivement par Solagro et l’IDDRI qui font l’objet d’un focus en fin de première partie. Les scénarios du GIEC à l’échelle mondiale sont également analysés même s’ils ne peuvent rentrer pleinement dans l’analyse comparée. Dans une première partie, après la description rapide de six scénarios jugés particulièrement représentatifs de la diversité des exercices, est présenté le cadre d’analyse développé pour objectiver la comparaison entre les scénarios retenus et proposer une typologie. Les exercices sont difficiles à comparer du fait de périmètres, d’horizons temporels, d’enjeux pris en compte, assez différents. Mais une classification sur des critères d’intentions et de stratégie d’une part et sur les leviers d’évolution d’autre part permet de caractériser deux grandes familles contrastées de scénarios : l’une essentiellement climato-centrée et basée sur des paris technologiques, l’autre avec une approche plus systémique, multifonctionnelle et reposant sur des dynamiques avant tout sociétales. Les différents exercices pouvant se situer dans ou entre ces deux groupes. Les principaux enseignements que l’on peut tirer de cette analyse comparative sont ensuite dégagés, à savoir : • Une grande majorité de scénarios table sur la diminution de la consommation de protéines animales et la réduction de l’élevage qui apparaît comme une voie claire de transition même si les modalités de mise en œuvre restent à discuter ; • Les hypothèses sur les rendements, la mobilisation des intrants et la prise en compte de la biodiversité sont très contrastés et demandent à être approfondies ; • La faisabilité socio-technique des trajectoires est rarement abordée. Dans une seconde partie, une monographie synthétique de chacun des scénarios analysés est présentée pour faciliter l’accès du lecteur aux documents de référence. Une fois chaque scénario caractérisé, les principaux résultats sont synthétisés par thème. Chacun des exercices fait l’objet d’une rapide analyse du porteur du projet et de son intention, de la nature des changements envisagés ainsi que des visions stratégiques

Rapport

Quels systèmes alimentaires durables demain ?

 

Documents joints

50 ans de gouvernance mondiale de l’environnement, de Stockholm 1972 à Stockholm 2022 : et après ?

?u=https%3A%2F%2Fwww.sufisa.eu%2Fwp-content%2Fuploads%2F2019%2F03%2FIDDRI_logo-black-signature.png&f=1&nofb=1Dans la saga de la gouvernance environnementale internationale marquée par quatre grandes conférences, la publication de rapports marquants, l’adoption de traités majeurs, la Conférence des Nations unies sur l’environnement humain, qui s’est tenue à Stockholm en juin 1972, est un premier épisode aux effets structurants, avec la création du Programme des Nations unies pour l’environnement et l’adoption de la Déclaration de Stockholm, qui pose les grands principes de la politique environnementale internationale, ainsi que d’un plan d’action. 50 ans plus tard, que reste-t-il de ces premières briques du multilatéralisme environnemental, comment ont-elles façonné les politiques internationales et nationales visant à préserver l’environnement global ? Et quelles priorités pour l’avenir ? stockholm_50.jpg

Une initiative suédoise

En 1972, la Guerre froide s’éloigne au profit d’une détente marquée par les premiers accords de désarmement nucléaire. Et si la mondialisation de l’économie est encore mesurée, les alertes sur la dégradation de l’état de l’environnement sont nombreuses et culminent avec le rapport du Club de Rome, les Limites à la croissance, qui marque les esprits. C’est dans ce contexte que la Suède saisit dès 1968 les Nations unies d’un projet de conférence mondiale sur l’environnement humain. Une longue période de préparation s’ensuit, marquée notamment par les réticences des pays du tiers-monde, dont beaucoup, qui viennent d’accéder à l’indépendance et cherchent leur voie pour le développement, hésitent à s’engager dans la problématique de l’environnement. Il est symptomatique que des discussions sur l’interface développement-environnement soient engagées en prélude à la conférence par le groupe de Founex[[Nom d’une commune suisse. La France y est représentée par Serge Antoine et Ignacy Sachs.]], dont le rapport[[Disponible sur le site du PNUE www.unep.org]] est une contribution qui demeure d’actualité notamment pour ce qui concerne les positions de négociation des pays du Sud.

L’ONU et la gouvernance de l’environnement

Outre la déclaration et le plan d’action adoptés à Stockholm, ce sont les questions de gouvernance (les « arrangements institutionnels ») qui mobilisent l’énergie des délégués. Dans sa proposition, la Suède avait indiqué « qu’il n’est pas envisagé que des innovations institutionnelles soient nécessaires », ce qui impliquait le refus de créer une nouvelle agence au sein des Nations unies. Les Occidentaux ont rejoint cette position, arguant alors que les agences existantes pourraient prendre en charge les questions environnementales sous une coordination légère assurée par le secrétariat général des Nations unies. La France, qui venait de créer un ministère de l’Environnement principalement doté de fonctions d’animation et d’incitation, était également sur cette position [[Rétrospectivement, il est piquant de rappeler qu’au vu de la fragmentation du système et de sa faible efficacité, les mêmes pays, notamment la France et l’Allemagne, ont, 30 ans après, milité mais en vain pour la création une Organisation des Nations unies pour l’Environnement (ONUE), agence de plein exercice. Entre temps, le modeste secrétariat du GATT avait été transformé en une organisation mondiale du commerce (OMC) en 1994.]]. Pour sa part, l’Allemagne qui n’a créé son ministère de l’Environnement qu’en 1985, était également réticente vis-à-vis de l’instauration d’une structure environnementale au sein des Nations unies. En définitive, c’est une solution intermédiaire qui a été retenue, avec la création du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), rattaché à l’Assemblée générale, piloté par un conseil d’administration restreint, un secrétariat basé à Nairobi et alimenté par des contributions volontaires.

L’héritage de Stockholm 1972

Au-delà de la recherche d’un compromis institutionnel, et malgré l’absence de l’Union soviétique et de l’Europe de l’Est (alors que la Chine est présente) en raison de la non-invitation de la RDA, la conférence a été considérée comme un franc succès. Elle marque en effet la reconnaissance de l’environnement en tant que question nouvelle et significative dans l’agenda mondial, les débuts marquants de la diplomatie environnementale qui a prospéré par la suite, la participation active de la société civile et la reconnaissance du rôle de la science ; elle se traduit enfin par des retombées effectives dans les pays participants qui vont mettre en place sans tarder les bases des politiques nationales de l’environnement. Par ailleurs, la conférence de Stockholm s’est efforcée de mobiliser l’ensemble des institutions dont l’activité peut affecter l’environnement : son héritage concerne ainsi tant le PNUE que les grandes agences (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, Organisation maritime internationale, Banque mondiale) et les conventions existantes, telles que la Convention baleinière internationale ou le Traité de l’Antarctique. Le rôle spécifique du PNUE C’est toutefois la mise en place du PNUE qui retient l’attention. Une synthèse[[Stanley Johnson, « UNEP, the first fourty years« , 2012, www.unep.org]] réalisée à sa demande a dressé un bilan historique et thématique après 40 ans d’activité. Que pouvait faire, dans le cadre de son mandat, une nouvelle institution en abordant un sujet aussi ample et complexe que l’environnement ? Produire des évaluations fondées sur des systèmes d’observation et des analyses scientifiques ; promouvoir l’adoption de règles de droit environnemental recourant aux mécanismes du droit international public, en particulier le droit des traités ; mettre en place des plans d’action pour les domaines prioritaires ; animer et aiguillonner la famille des Nations unies dans le domaine de l’environnement ; et contribuer financièrement à des projets de protection de l’environnement dans les pays en développement – toutefois, compte tenu de la modestie de son budget, le PNUE s’est concentré, avec des résultats inégaux, sur les autres dimensions de son mandat. Son rôle d’alerte, incarné dans son programme « Vigie » mis en place en 1975, a été pleinement rempli. Mais sa fonction catalytique au sein du système onusien a été plus difficile à mettre en œuvre. Avec l’émergence du concept de développement durable en 1980 (Union internationale pour la conservation de la nature) et surtout 1987 (Rapport Brundtland), le PNUE a nettement perdu la main, étant peu présent dans la préparation de la Conférence de Rio de 1992 et n’obtenant pas le pilotage de la nouvelle Convention Climat, alors même qu’il avait avec succès mis en place le Giec aux côtés de l’Organisation météorologique mondiale. Dispersé dans des programmes où son expertise n’est pas flagrante (cf. économie verte), il s’est rétabli à partir de 2010 en négociant avec succès la mise en place de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) puis en obtenant lors de la Conférence Rio+20 de 2012 le renforcement de sa gouvernance et de ses moyens. Et on peut noter la pertinence de son rapport Frontiers 2016: Emerging issues of environnemental concerns, dans lequel les zoonoses sont identifiées parmi les six risques émergents au cours des années à venir. Succès et limites De la période qui a suivi Stockholm 1972, on peut retenir quelques acquis majeurs de protection de l’environnement : – le développement considérable du droit international de l’environnement, depuis la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction et la Convention internationale pour la prévention de la pollution marine par les navires en 1973 jusqu’à la convention de Minamata sur le mercure de 2013 en passant par les conventions de Rio (climat, biodiversité, désertification), les conventions chimiques, ou la convention sur les espèces migratrices ; des décisions majeures telles que l’élimination des chlorofluorocarbures (CFC) dans le cadre du Protocole de Montréal, l’interdiction de certaines substances chimiques comme le dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT), le moratoire sur la chasse à la baleine, la réduction des pluies acides dans les pays industrialisés, la maîtrise du commerce des animaux sauvages, l’interdiction de l’immersion des déchets radioactifs, la prévention des accidents pétroliers, toutes questions à l’ordre du jour en 1972 et qui, pour avoir disparu de l’agenda international, doivent être rappelées comme des réalisations concrètes ; – la production de rapports d’évaluation de grande qualité tels que ceux du Giec et de l’IPBES, le Global Environnemental Outlook (GEO), et plus récemment l’Emission Gap Report. La dégradation de l’environnement s’est néanmoins poursuivie après 1975 et souvent intensifiée avec la croissance démographique (doublement de la population mondiale en 50 ans), le développement du commerce mondial, l’urbanisation, l’intensification agricole, etc[[Cf GEO 5 www.unep.org]]. Par ailleurs, la question du climat, absente de Stockholm, s’est imposée comme une priorité qui tend à saturer l’agenda politique. Elle ne doit cependant pas occulter la nécessité de mener des politiques actives dans les domaines de la pollution chimique, la gestion des déchets, la pollution atmosphérique urbaine et la gestion des eaux douces et marines. La politique de l’environnement est devenue un « driver des drivers (‘moteurs de la dégradation de l’environnement’) », en ce qu’elle participe désormais au pilotage des politiques sectorielles : énergie, agriculture, transports, urbanisme, tourisme. L’environnement n’est plus seulement affecté par le développement économique, il en devient aussi l’un des pilotes. C’est le défi qui se pose désormais à la politique de l’environnement, qui ne peut plus être conduite de façon autonome mais doit s’intégrer dans l’approche de durabilité ; ce mainstreaming est encore à construire en termes de gouvernance, malgré de récentes avancées en la matière.

Vers Stockholm+50 (juin 2022) : quelles priorités ?

Effectivité et redevabilité L’après-Stockholm, ce n’est pas seulement le global, le planétaire, c’est aussi la mise en place d’une gouvernance partagée des écorégions, comme la Méditerranée, la Baltique, les Alpes, les Carpates, les grands fleuves, ou encore les régions polaires. Une telle approche régionale pourrait jouer un rôle clé à l’avenir, plus homogène concernant les défis spécifiques des sociétés concernées (cf. accord d’Escazú, Iddri 2020), et pratiquant des formes de coopération ou de pression politique régionales complétant utilement les grands rapports de force de l’échelle globale. C’est aussi, défi majeur d’aujourd’hui et de demain, l’effectivité, la redevabilité, et les droits de la société civile à l’information et à la participation. Le temps de l’édification s’achève et l’accent est désormais placé sur une mise en œuvre plus rigoureuse, plus efficace et plus transparente impliquant les acteurs socio-économiques et les collectivités locales. Le processus de préparation du sommet de juin 2022, qui sera jalonné par l’adoption lors de la 5e session de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement en mars prochain d’une déclaration des ministres de l’Environnement en cours de finalisation, exprime cette orientation. Peu d’innovations sont envisagées à ce stade : la négociation non aboutie du projet de Pacte global pour l’environnement (PGE) a montré que peu d’États étaient enclins à faire progresser le droit international de l’environnement à l’échelon global. Il est très improbable que des notions telles que la reconnaissance des droits de la nature ou le principe de non-régression soient retenues. Mais il reste possible que la négociation d’un accord sur les plastiques soit lancée. L’approche par les droits humains Parallèlement, hors du champ traditionnel de la gouvernance de l’environnement, c’est le Conseil des droits de l’homme qui accomplit aujourd’hui des progrès notables pour la reconnaissance du « droit humain à un environnement sain » [[Résolution RES 48/13 du CDH du 8 octobre 2021, adoptée avec l’abstention de la Russie, de la Chine, de l’Inde et du Japon.]] et qui nomme un rapporteur spécial sur la protection des droits de l’Homme dans le contexte du changement climatique. Même si certains pays n’apprécient guère l’approche par les droits en matière d’environnement et n’encourageront certainement pas la généralisation d’accords tels que ceux d’Aarhus en Europe et d’Escazú en Amérique latine-Caraïbes, qui reconnaissent le droit à l’information, à la participation et à l’accès à la justice en matière d’environnement. Il existe donc une tension autour de cette approche par les droits, qui constitue le champ d’expansion à venir de la gouvernance de l’environnement. Que les instances internationales relatives aux droits humains se saisissent des questions environnementales et climatiques peut créer demain un nouveau contexte pour l’application du droit international de l’environnement. Car, contrairement au PNUE dépourvu de pouvoir d’intervention et peu porté à l’immixtion dans les politiques nationales, les instances en charge des droits humains disposent de capacités étendues en matière d’obligation de rapports nationaux, d’examen de situations critiques, d’envoi d’experts sur le terrain, et même de saisine directe par des particuliers ou des ONG. On s’oriente ainsi vers une distorsion majeure entre les États démocratiques au sein desquels l’information, la participation et l’accès à la justice sont de droit et de nature à exercer une forte pression sur les gouvernements et ceux qui mettent sous le boisseau la société civile organisée et contrôlent l’accès à la justice. Cette distorsion crée une situation non durable et peut fragiliser la gouvernance de l’environnement si les États de droit en viennent à s’aligner sur des normes démocratiques inférieures. On espèrerait, au contraire, un alignement par le haut, ce que le projet de PGE cherchait à obtenir et qui pourrait être repris sous l’angle des droits humains à l’environnement. La nécessité d’une vision (plus) stratégique de la gestion de l’environnement Si la responsabilité de la politique internationale de l’environnement ne va pas se déplacer à Genève, la dynamique des droits humains appliqués à l’environnement devrait cependant contribuer à renforcer l’application des règles tout en participant à la fragmentation de la gouvernance mondiale. À cet égard, on attendrait de la Conférence de Stockholm qu’elle adopte une vision stratégique de celle-ci. Là où la création de l’Organisation des Nations unies pour l’environnement n’a pas abouti, il importerait qu’une coordination plus solide et plus stratégique des activités relatives à l’environnement soit exercée au sein des Nations unies. On attendrait également de la Conférence qu’elle prenne position sur la négociation Plastiques, qu’elle encourage la prise en compte de l’approche One Health (Iddri, 2020) dans la négociation du traité Pandémies qui va être lancé par l’Organisation mondiale pour la santé, qu’elle soutienne les négociations CIimat et Biodiversité, qu’elle rappelle la nécessité de protéger les grands écosystèmes au niveau régional, enfin qu’elle encourage l’Organisation mondiale du commerce à prendre en compte les questions environnementales dans sa réforme et enfin qu’elle mobilise les institutions financières et l’aide publique au développement. Bref, on espérerait que la Conférence de Stockholm aille au-delà d’un moment de célébration et d’échanges à haut niveau pour développer une vision stratégique pour les décennies à venir.

 

Agrivoltaïsme dynamique : le Sénat adopte une résolution clé pour la filière

fa_93033c08ef.png Le Sénat vient d’adopter une résolution visant à « favoriser le développement de l’agrivoltaïsme en France ». Proposé par les sénateurs Jean-François Longeot et Jean-Pierre Moga, ce texte appelle à développer un agrivoltaïsme tourné prioritairement vers l’agriculture. France Agrivoltaïsme, la première association regroupant les acteurs représentatifs du secteur agrivoltaïque, se félicite de cette résolution marquant une nouvelle étape dans la structuration de la filière. La France, terre d’agrivoltaïsme ! Cette technologie de rupture vise à protéger les cultures agricoles des effets du changement climatique grâce à des persiennes solaires mobiles placées au-dessus des plantes et à une hauteur suffisante pour permettre le passage des engins agricoles. Ces persiennes solaires sont au service des cultures : pilotées à partir d’algorithmes conçus sur mesure selon les besoins de la plante, elles s’inclinent en fonction des nécessités d’ensoleillement ou d’ombrage et permettent de protéger les cultures des aléas climatiques. ?u=https%3A%2F%2Flmc.today%2Fwp-content%2Fuploads%2F2020%2F03%2Fshutterstock_698795524-800×450-1.jpg&f=1&nofb=1 La France est le porte étendard de cette technologie de pointe. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a contribué depuis 2019 à l’essor de cette solution en désignant dans le cadre d’appels d’offres une centaine de projets agrivoltaïques. En parallèle, l’Ademe effectue des travaux pour définir l’agrivoltaïsme, l’AFNOR a mis en place fin 2021 un label permettant de qualifier un projet agrivoltaïque qui favorise la production agricole, et la filière se structure avec le lancement en juin 2021 de France Agrivoltaïsme, la première association regroupant les acteurs représentatifs du secteur (agriculteurs, acteurs technologiques, énergéticiens, monde académique, secteurs financiers et assurantiels…). La résolution adoptée par le Sénat constitue une étape clé pour la reconnaissance par la sphère publique de l’intérêt de l’agrivoltaïsme pour l’agriculture. Proposée par les sénateurs Jean-François Longeot (Président de la commission développement durable) et Jean-Pierre Moga (Vice-président de la commission des Affaires économiques) et cosignée par tous les sénateurs centristes de la chambre, la résolution appelle le Gouvernement à mieux encadrer le secteur agrivoltaïque pour éviter les dérives, notamment celles liées à l’artificialisation des espaces agricoles. L’adoption de ce texte s’inscrit en effet dans un contexte de tensions croissantes liées à l’accaparement de terres arables par des projets photovoltaïques ou des expérimentations « agrivoltaïques » majoritairement tournées vers la production d’électricité. Le Sénat reconnait à travers l’agrivoltaïsme dynamique, dont la priorité est donnée à la préservation des cultures agricoles, une solution pour éviter les conflits d’usage des terres agricoles tout en permettant le développement d’une énergie renouvelable. ?u=https%3A%2F%2Fwww.ecosolutionenergie.com%2Fimgfr%2Fimages%2Fagrivolta%25C3%25AFque%2520%25C3%25A9levage%2520ovin.jpg&f=1&nofb=1
France Agrivoltaïsme se félicite de cette décision du Sénat. Pour son président Antoine Nogier :« A quelques mois d’une élection présidentielle où les enjeux agricoles et énergétiques animeront les débats, le Sénat envoie un message fort en faveur de l’agrivoltaïsme. La France doit conserver son avance technologique sur cette solution, et cela passera par un soutien de la sphère politique pour permettre un développement d’un l’agrivoltaïsme tourné vers la protection de l’agriculture. »

À propos de France Agrivoltaïsme

France Agrivoltaïsme est une association créée pour soutenir, défendre et promouvoir l’agrivoltaïsme et tous les acteurs de cette nouvelle filière.

 

Un rapport d’Arcadis propose de lever les 3 freins à l’adoption du véhicule électrique

Voici le rapport du cabinet d’ingénierie Arcadis sur l’adoption du véhicule électrique. Cette étude analyse les progrès réalisés en matière de véhicules électriques dans 13 pays autour de trois grands catalyseurs : les incitations gouvernementales (règlementations environnementales, aides financières…), la maturité du marché (prix, adaptation de l’offre VE aux besoins des usagers et capacité de production) et les infrastructures de recharge (capacités de recharge fiables tout au long du trajet). Le rapport met en exergue le rôle clé que peut jouer le VE dans la lutte contre la crise climatique et dans l’amélioration de la qualité de vie.
  • On respirera mieux en ville grâce aux voitures électriques (VE), mais leur bilan carbone complet reste largement perfectible.
  • Pour stimuler l’envie de véhicules électriques, la France doit franchir un cap en matière d’infrastructures de recharge (IRVE) et d’adaptation des flottes de VE aux usages et particularités des territoires.
  • Malgré de fortes incitations gouvernementales, des freins persistent sur le cycle de vie de ces véhicules et les possibilités encore trop limitées de réemploi des batteries pour d’autres usages sans avoir à les retraiter.
Le rapport met en exergue le rôle clé que peut jouer le VE dans la lutte contre la crise climatique et dans l’amélioration de la qualité de vie. Alors que la France a été épinglée pour le non-respect des normes de qualité de l’air de l’UE, l’électrification des flottes automobiles représente d’abord un enjeu de santé publique. Julien Lamour, Directeur du Conseil Environnement d’Arcadis, déclare : « Si la VE améliore incontestablement la qualité de l’air, le bilan carbone de son cycle de vie est tout aussi favorable, en raison notamment du mix énergétique très décarboné de la France. L’impact environnemental et sociétal de la production des batteries reste toutefois le point de vigilance majeur pour que la France puisse tirer pleinement profit de son énergie peu carbonée dans le bilan global des VE. » Le rapport dévoile que malgré des mesures gouvernementales particulièrement fortes (taxation du diesel et de l’essence, bonus écologique, aides à l’installation d’IRVE dans les bâtiments), la France doit développer son infrastructure de recharge si elle veut stimuler la croissance du marché des VE. Avec 38 115 points de charge en France métropolitaine, le pays est encore très loin de son objectif de 7 millions d’ici 2030. En pleine croissance, le marché des VE gagne en maturité en France. Néanmoins, au-delà du manque de points de recharge, le prix constitue un des principaux freins à l’adoption d’un VE. « Si les constructeurs automobiles arrivent à proposer des VE tout aussi bon marché que les véhicules thermiques (VT), il est possible que l’utilisation des véhicules évolue assez peu, avec un simple report de la VT à la VE. Dans le cas contraire, un changement dans la possession de l’automobile pourrait voir le jour et ainsi favoriser l’essor du leasing, du free floating et de l’autopartage en ville. » commente Yassine Eddarai, Responsable Nouvelles Mobilités d’Arcadis. L’autre frein important est l’inadéquation entre l’autonomie des batteries et certains usages, bien que les VE actuels présentent des autonomies adéquates pour la majorité des usages urbains. « Aujourd’hui, l’autonomie est liée au poids de la batterie et in fine à son bilan carbone. Le plus souhaitable serait donc de voir émerger des parcs automobiles différenciés en fonction des usages : les petits modèles pour les déplacements courts en villes, pour la livraison et les activités artisanales, et des modèles différents pour les déplacements entre les villes et pour les taxis. » ajoute Yassine Eddarai. Reste un dernier défi et non des moindres : celui de la conception et du recyclage des batteries pour améliorer le bilan carbone du cycle de vie des VE. « La réutilisation des batteries usagées pour stocker de l’énergie renouvelable, notamment solaire, pourrait apporter une réponse concrète à leur gestion durable. Une filière qui doit cependant encore se structurer. Accélérer la transition vers les véhicules électriques, tout en investissant dans les énergies propres et la technologie des batteries, est crucial pour réduire les émissions et limiter le réchauffement climatique à 1,5°C » conclut Julien Lamour. Global Electric Vehicle Catalyst Index 2021

A propos du rapport

L’objectif du Global Electric Vehicle Catalyst Index est de promouvoir la collaboration entre les pays et les entreprises afin d’accélérer le développement et l’adoption des VE. Le rapport est une photo instantanée ; les pays amélioreront leurs scores au fur et à mesure que des progrès seront réalisés sur les 3 catalyseurs : mesures gouvernementales, infrastructure de recharge et maturité du marché. Le partage des connaissances et l’alliance des forces des secteurs public et privé permettront de favoriser la contribution des VE à la réduction de la pollution atmosphérique et des émissions de CO2 à l’échelle mondiale. Les pays mesurés dans le rapport sont les suivants : Allemagne, Australie, Canada, Chine, Espagne, Etats-Unis (États de Californie et New York), France, Irlande, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni, Singapour et Thaïlande.

A propos d’Arcadis

Arcadis est le leader mondial de l’ingénierie et du conseil dans les domaines de l’urbain, de l’immobilier, des mobilités et de l’environnement. Grâce à nos solutions centrées sur l’humain, nous aidons nos clients à réinventer les lieux où nous vivons et travaillons, à créer des solutions de mobilité et à optimiser les ressources, tout en protégeant notre planète. Nous sommes plus de 28 000 Arcadien(ne)s dans plus de 70 pays et réalisons un chiffre d’affaires de 3,3 milliards d’euros. Nous soutenons ONU-Habitat en mettant à profit nos connaissances et notre expertise, afin d’améliorer la qualité de vie dans les villes en pleine croissance, partout sur la planète. – www.arcadis.com

 

Documents joints

Transition écologique : ce qui change au 1er janvier 2022

À partir du 1er janvier 2022, des changements essentiels interviendront et feront entrer concrètement l’écologie dans le quotidien des Français.

Économie circulaire

  • Interdiction d’éliminer les invendus non alimentaires Interdiction d’élimination des invendus non alimentaires pour les produits couverts par les filières REP (autrement appelées filières « pollueurs payeurs »), les produits d’hygiène et de puériculture, les produits d’éveil et de loisirs, les livres et fournitures scolaires, les équipements de conservation et de cuisson des aliments. L’élimination, autrement dit la mise en décharge et l’incinération, de ces produits invendus sera ainsi interdite. Les entreprises devront désormais les donner ou les recycler.
  • Lutte contre le plastique à usage unique Fin des emballages plastiques autour de certains fruits et légumes. Dès le 1er janvier 2022, c’est une trentaine de fruits et légumes frais non transformés qui seront vendus sans plastique dont une quinzaine de légumes : poireaux, courgettes, aubergines, poivrons, concombres, pommes de terre et carottes, tomates rondes, oignons et navets, choux, choux fleurs, courges, panais, radis, topinambours, légumes racines. Du côté des fruits, ce sont notamment les pommes, poires, oranges, clémentines, kiwis, mandarines, citrons, pamplemousses, prunes, melons, ananas, mangues, fruits de la passion, kakis, etc. que l’on retrouvera sur les étals sans emballage plastique dès 2022. Interdiction des jouets en plastique offerts dans certains menus : les restaurants qui souhaitent poursuivre la distribution gratuite de jouets avec leurs menus enfants devront en proposer dans d’autres matériaux, comme le bois ou le carton. Fin de la livraison sous plastique des journaux, magazines et publicités, qui devront être livrés sans emballage ou avec un emballage fabriqué avec un autre matériau, comme par exemple le papier. Dans le secteur de l’achat public : l’Etat ne pourra plus acheter de produits en plastique à usage unique pour une utilisation sur les lieux de travail ou lors des événements qu’il organise.
  • Information du consommateur sur les émissions de gaz à effets de serre liées à ses consommations internet et mobiles Les fournisseurs d’accès internet et opérateurs mobiles devront communiquer à leurs abonnés les émissions de gaz à effets de serre liées à leurs consommations internet et mobiles. Cette information permettra de sensibiliser les consommateurs à l’impact de leur consommation numérique sur l’environnement et le climat.

Énergie

  • Gel des prix du gaz Le gel des prix du gaz en 2022 est étendu aux entreprises locales de distribution (ELD). L’instauration de ce bouclier tarifaire vise à protéger le pouvoir d’achat des ménages face à la flambée de prix de l’énergie.
  • Modification de la réglementation relative aux installations d’éoliennes terrestres Deux nouveaux arrêtés ministériels modifient la réglementation relative aux installations éoliennes terrestres à compter du 1er janvier 2022 en introduisant :
    • un contrôle acoustique systématique à réception pour les parcs éoliens ;
    • un nouveau critère d’appréciation de l’impact sur les radars Météo France ;
    • la possibilité de réutiliser les postes de livraison, les câbles et les fondations en cas de renouvellement ;
    • une augmentation du montant des garanties financières, cohérente avec l’évolution technologique de la filière.

Logement et bâtiment

  • Lancement de France Rénov’, le service public pour rénover son logement France Rénov’ est le nouveau nom du service public de la rénovation de l’habitat piloté par l’ANAH. Les Espaces Conseil FAIRE et les Points rénovation information service de l’Anah (PRIS) deviennent les Espaces Conseil France Rénov’ dès le 1er janvier 2022 le point d’entrée unique pour guider les Français dans leurs travaux de rénovation. Ce service de référence délivre des informations et conseils neutres, gratuits et indépendants. Il accompagne également les ménages tout au long de leur parcours à travers l’offre spécifique « Mon accompagnateur Rénov’ ». Le réseau France Rénov’ est présent sur l’ensemble du territoire avec près de 450 guichets et est disponible via la plateforme france-renov.gouv.fr et au 0808 80 0700.
  • Lancement d’Eco Energie Tertiaire pour déclarer des données bâtimentaires et de consommation Éco Énergie Tertiaire est une obligation réglementaire qui impose une réduction progressive de la consommation d’énergie dans les bâtiments à usage tertiaire (surface de 1 000 m² ou plus) afin de lutter contre le changement climatique. À partir du 1er janvier 2022, les assujettis doivent déclarer leurs données bâtimentaires et de consommation d’énergie sur la plateforme Operat (Observatoire de la performance énergétique de la rénovation et des actions du tertiaire) de l’Ademe.
  • Possibilité de déposer un permis de construire par voie électronique À partir du 1er janvier 2022, les usagers pourront choisir de déposer leur permis de construire et plus largement leur demande d’autorisation d’urbanisme (déclaration préalable, permis d’aménager, permis de démolir…) par voie électronique pour la réalisation de leurs travaux (construction/extension, ravalement, clôture, abris de jardin, fenêtres, panneaux solaires, …). Pour accompagner cette transformation d’ampleur et l’ensemble des communes, l’État en concertation avec les associations d’élus (AMF et AdCF) déploie un vaste programme de transformation numérique de l’application du droit des sols, appelé Permis de construire en ligne. Jusqu’à présent, l’usager était dans l’obligation :
    • soit d’envoyer son dossier papier en de multiples exemplaires par voie postale en recommandé avec accusé de réception,
    • soit de se déplacer aux horaires d’ouverture du guichet en mairie. Le dépôt et l’instruction en ligne des demandes d’autorisation d’urbanisme répondent ainsi aux enjeux de simplification et de modernisation des services publics, à l’heure où la très grande majorité de services est accessible en ligne.
  • Mise en application de la RE2020, nouvelle réglementation environnementale des bâtiments neufs La réglementation environnementale des bâtiments neufs, appelée RE2020, va remplacer l’actuelle réglementation thermique, la RT2012. Elle s’appliquera aux maisons individuelles et logements collectifs pour lesquels le permis de construire est déposé à partir du 1er janvier 2022 et aux bâtiments de bureau et d’enseignement pour lesquels le permis de construire est déposé à partir du 1er juillet 2022. Les trois objectifs principaux poursuivis à travers la RE2020 sont :
    • donner la priorité à la sobriété énergétique et à la décarbonation de l’énergie ;
    • diminuer l’impact carbone de la construction des bâtiments ;
    • en garantir le confort en cas de forte chaleur. Ainsi, en plus de renforcer les exigences en matière de performance énergétique des bâtiments neufs par rapport à la RT2012, la RE2020 améliore la prise en compte du confort d’été et introduit la dimension environnementale en établissant des exigences relatives à l’impact carbone du bâtiment sur son cycle de vie dès sa construction. Afin de fixer une trajectoire de réduction de l’impact environnemental de la construction de bâtiments, les exigences seront progressivement renforcées tous les trois ans jusqu’en 2031.

Santé-environnement

  • Mise en application du nouveau règlement bio européen De nouvelles règles vont s’appliquer au 1er janvier 2022 pour la production biologique. Elles sont inscrites dans le règlement de base adopté en 2018 qui définit les principes généraux et les règles principales de l’agriculture biologique. Ce nouveau règlement est complété par une quinzaine de textes réglementaires sur des sujets souvent techniques. Plusieurs changements importants entreront en vigueur au 1er janvier 2022 :
    • de nouvelles catégories de semences disponibles pour l’agriculture biologique ont été définies pour offrir aux agriculteurs bio du matériel plus adapté à leurs besoins et au service de la biodiversité agricole ;
    • un certain nombre de nouvelles mesures visant à augmenter le bien-être des animaux sont également à l’ordre du jour, comme par exemple l’interdiction de mutilations (ébecquage, taille des dents) ;
    • des produits qui n’étaient pas couverts par le règlement européen pourront à l’avenir bénéficier du label bio : il s’agit notamment des animaux de ferme comme les lapins et les cervidés, des huiles essentielles, du sel, etc. ;
    • le règlement contient enfin de nouvelles règles concernant l’utilisation d’arômes et d’additifs mais aussi les importations, faisant de la conformité au cahier des charges européen la règle d’échange avec les pays tiers.

Transports

  • Entrée en vigueur du malus sur le poids des véhicules de tourisme > 1800kg Proposée par la Convention citoyenne pour le climat, la taxe sur la masse en ordre de marche (malus poids) entrera en vigueur au 1er janvier. Elle s’appliquera aux véhicules de tourisme neufs pesant plus de 1,8 tonne (1 800 kg), avec un tarif unitaire de 10 € par kilogramme excédentaire. Pour tenir compte de situations personnelles particulières (familles nombreuses, personnes invalides, etc.) d’une part ; des spécificités techniques liées aux véhicules les plus performants sur le plan environnemental (véhicules électriques, hydrogène ou hybrides rechargeables d’une autonomie suffisante) d’autre part, des abattements ou des exonérations, suivant les cas, ont été intégrés au dispositif. Les véhicules utilitaires, quant à eux, ne sont pas concernés par la taxe.
  • Renforcement du malus lié aux émissions de CO2 des véhicules et prolongation du barème actuel du bonus pour aider à l’acquisition de véhicules propres A partir du 1er janvier 2022, un nouveau barème du malus sur les émissions de CO2 des automobiles s’appliquera aux véhicules neufs. Cette évolution avait été prévue dès fin 2020 par l’article 55 de la loi de finances pour 2021 (lien). Il s’appliquera à partir de de 128 grammes de CO2/km au lieu de 133 grammes de CO2/km en 2021. Pour ce niveau de pollution, la taxation sera de 50 €. Le seuil de 1000 € sera atteint dès 151 grammes de CO2/km (1074 €), au lieu de 156 grammes de CO2/km en 2021. La dernière tranche du barème s’élèvera à 40 000 € pour les véhicules ayant un taux de CO2 supérieur à 223 grammes de CO2/km (au lieu de 30 000 € en 2021 pour les plus de 218 grammes de CO2/km). En contrepartie de ces évolutions, et dans un contexte de forte hausse récente des prix des carburants, le barème du bonus écologique, subventionnant l’acquisition de véhicules propres, qui devait initialement diminuer d’un montant de 1000 € au 1er janvier 2022, est finalement maintenu à son niveau actuel pour une durée supplémentaire de 6 mois. Les particuliers pourront ainsi continuer de bénéficier au 1er janvier 2022, par exemple, d’une aide de 6 000€ pour l’acquisition d’une voiture électrique ou hydrogène neuve de moins de 45 000€.

Risques industriels

  • Obligation de tenue à jour d’un état des matières stockées L’obligation de tenue à jour d’un état des matières stockées entre en vigueur pour les entrepôts de stockage de matières combustibles, de liquides inflammables, les installations de tri transit déchets et les installations Seveso. Cet état devra être disponible sous deux formats, le premier format destiné à être utilisé par les services de l’État pour la gestion d’un évènement accidentel, le second pour répondre aux besoins d’information de la population dans ce même cadre. Les arrêtés encadrant les sites de liquides inflammables classés à enregistrement ou à déclaration entrent également en vigueur, achevant ainsi la mise en œuvre du plan d’action sur le volet de la réglementation relative aux liquides inflammables. Pour les entrepôts à autorisation, c’est la disposition visant l’anticipation des premiers prélèvements environnementaux en cas d’accident qui entre en vigueur. Par ailleurs, pour les entrepôts dotés d’un plan d’opération interne, il devient obligatoire d’y définir les dispositions à mettre en œuvre pour le nettoyage et la remise en état du site, ainsi que l’organisation pour lutter contre un incendie de plus de 2 heures.

MER

bloc-marque.svgLe Gouvernement met en œuvre dès le 1er janvier 2022 plusieurs changements essentiels dans le domaine maritime : l’installation d’un guichet unique de la fiscalité de la plaisance à Saint-Malo pour simplifier et moderniser les démarches administratives des usagers ; l’interdiction des rejets des eaux de lavage des épurateurs des gaz d’échappement (« scrubbers ») dans la bande littorale des 3 milles marins et dans les eaux portuaires ; un nouveau régime mis en place concernant l’inspection des navires, ainsi que l’amélioration de l’efficacité de la déduction fiscale pour l’installation à bord des navires et bateaux de transport de passagers ou de marchandises d’équipements neufs permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre ou la pollution atmosphérique.
  • Un guichet unique de la fiscalité de la plaisance pour simplifier la gestion du droit de francisation et de navigation dès le 1er janvier 2022 Engagé dans la modernisation de l’administration maritime, le ministère de la Mer s’attache à simplifier les démarches des usagers de la mer, qu’ils soient plaisanciers, marins ou professionnels du secteur maritime. Le guichet unique de la fiscalité de la plaisance, qui ouvrira au 1er janvier 2022 à Saint Malo, vient renforcer cette transition de l’administration vers plus de simplicité et de souplesse. Le ministère de la Mer hérite en effet d’une mission jusqu’à présent prise en charge par la direction générale des douanes et des droits indirects : la gestion du droit annuel de francisation et de navigation. Le droit annuel de francisation et de navigation (DAFN) est une taxe due par les propriétaires de navires de plaisance ou de sport sous pavillon français, pour une utilisation en eaux maritimes. La gestion de ce droit sera désormais assurée à travers deux nouveaux dispositifs :
    • Le portail démarches-plaisance qui permet aux usagers d’accéder à la procédure directement en ligne et permettra le télépaiement par carte bancaire ou virement;
    • Le guichet unique de la fiscalité de la plaisance qui devient le seul interlocuteur des redevables du droit de francisation et de navigation et le gestionnaire national de cette taxe.
  • L’interdiction des rejets des eaux de lavage des « scrubbers » dans la bande littorale des 3 milles marins et dans les eaux portuaires La lutte contre les émissions de particules par les navires se fait par la réduction de la teneur en soufre de leur combustible. En 2020, ce taux a été nettement abaissé, passant de 3,5% à 0,5% dans le monde. Mais des filtres spéciaux, aussi appelés « scrubbers », placés dans les cheminées des navires permettent d’atteindre des taux d’émissions polluantes équivalents à l’utilisation de carburants réduits en soufre. Ainsi, lorsque les compagnies équipent leurs navires de ces filtres, elles peuvent utiliser un combustible plus soufré que ce que permet la règlementation. Mais ces filtres rejettent dans le milieu marin tous les polluants qu’ils ont épurés des fumées des cheminées. La France a ainsi décidé d’interdire à partir du 1er janvier 2022 les rejets de ces scrubbers sur l’ensemble du littoral français, dans les ports et jusqu’aux 3 milles marins, où la faible profondeur limite la dilution des polluants, pour tous les navires français et étrangers équipés de ces filtres.
  • Evolution du régime d’inspection des navires professionnels, hors navires à passagers, de longueur inférieure à 24 mètres pour améliorer l’efficacité des services déconcentrés et mieux répondre aux attentes des professionnels de la mer À partir du 1er janvier 2022, les permis de navigation délivrés aux armateurs après le bon déroulement de la visite périodique de leur navire n’auront plus de limite de validité. Dans le cas où une prescription nécessite de revoir le navire, un permis à durée limitée sera délivré. Les navires continueront à faire l’objet d’inspections par les centres de sécurité des navires (CSN) mais sur la base d’un régime d’inspection qui ne dépend plus de la validité du permis de navigation. C’est une nouvelle démarche de prévention des risques qui va s’engager en adaptant la périodicité des visites des navires à l’accidentologie, au nombre de prescriptions émises lors des visites, au type d’exploitation ou de navire, etc. Des visites ciblées sur des sujets particuliers tels qu’une évolution réglementaire, un retour d’expérience ou une attente des professionnels pourront être également initiées sous l’impulsion des Directions interrégionales de la Mer (DIRM) ou du ministère de la Mer.
  • Déduction fiscale pour l’installation à bord des navires et bateaux de transport de passagers ou de marchandises d’équipements neufs permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre ou la pollution atmosphérique Dès 2022, le « suramortissement vert » – proposé dans le cadre du Fontenoy du Maritime – et voté par le Parlement sera également mis en œuvre avec des dispositions le rendant plus efficace. Cette déduction fiscale sera effective, une fois la loi promulguée, pour tout contrat d’acquisition de ces équipements ou de construction du navire ou du bateau conclu à compter du 1er janvier 2022 et jusqu’au 31 décembre 2024. Sont principalement concernés les surcoûts des équipements acquis à l’état neuf permettant l’utilisation de combustible réduisant les émissions de gaz à effet de serre pour la propulsion principale, ainsi que les équipements destinés à la propulsion principale ou auxiliaire utilisant l’énergie du vent. Avec ce dispositif, élargi au transport maritime international, la France se donne les moyens d’anticiper ou de dépasser des exigences environnementales qui s’imposent aux constructeurs et aux armateurs, notamment celles fixées par la réglementation de l’Organisation maritime internationale (OMI), ou par la réglementation de l’Union européenne, en vigueur ou à venir.

 

Potentiel, formes et limites de l’action du juge administratif pour le climat.

0

Dans le contexte d’émergence du nouveau concept juridique que constitue la justice climatique, ce décryptage propose d’analyser le potentiel, les différentes formes et les limites que soulèvent l’action de la justice pour le climat. L’Affaire du Siècle ou Grande-Synthe, deux litiges médiatisés vus comme des pas supplémentaires dans l’avènement d’une justice climatique. Analyse et décryptage pour La Fabrique Ecologique par Matthieu Febvre-Issaly, assistant temporaire d’enseignement et de recherche (ATER), Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – Institut de recherche juridique de la Sorbonne (IRJS).

Sekoya : un club industriel en pointe dans les innovations bas carbone

Réunir différents acteurs du secteur de la construction dans l’acception la plus large du terme, tous mus par une réelle envie de rendre le secteur plus vertueux au niveau écologique, et mettre en commun leurs solutions bas carbone pour susciter l’émulation, fédérer les énergies et doper l’innovation, telle est l’idée du club industriel Sekoya. Présentation de cette belle initiative et de quelques-unes des solutions qu’elle a mises en avant.

L’impression 3D, une solution à la réduction des déchets

c28b450d0f67974e3075eb0c8c5ebe6f.jpg

Les problématiques environnementales sont de plus en plus présentes dans les discussions politiques et les revendications écologiques. Pourtant, nombreux sont ceux pour qui la fabrication additive  représente une alternative fiable en matière de recyclage des déchets. Toutes choses qui amènent les chercheurs à se préoccuper de l’aspect non polluant de l’impression 3D.

 

La fabrication additive valorise les déchets plastiques

Des matériaux biosourcés comme la PLA sont disponibles sur le commerce. Cependant, force est de reconnaître que les plastiques utilisés pour la fabrication des objets en 3D sont issus des énergies fossiles. En effet, nombreuses sont les start-up qui exploitent ce filon en produisant des filaments issus des déchets plastiques recyclés. Ceux-ci seront ensuite utilisés dans les imprimantes 3D pour la fabrication des objets.

Il s’agit en réalité d’une démarche éco responsable qui brille par son originalité. Entreprise dont la finalité est la fourniture des matériaux imprimables, Amor 3D recycle les pots de yaourt, les toners d’imprimantes et d’autres déchets plastiques pour créer de nouveaux objets. Le développement d’une nouvelle génération d’extrudeuses est l’œuvre de jeunes start-up. Elles sont de plus en plus nombreuses à avoir choisi cette voie en vue d’une possible spécialisation. Ces outils assurent le broyage des déchets plastiques destinés à la production des filaments.

Plus tard, ces produits sont utilisés pour imprimer d’autres objets en 3D. Ces solutions constituent une véritable alternative au gaspillage des ressources et à la prolifération des déchets non biodégradables. Les projets de cette nature ne cessent de se multiplier et sont à l’origine de nouvelles habitudes de consommation centrées sur l’économie circulaire.

L’exemple dans ce domaine vient de la France. En reliant une imprimante 3D aux solutions d’impression offertes par RS Components, Plastif procède au broyage et à la transformation des déchets plastiques. 3D EVO, Protocycler et FileMaker sont d’autres entités qui exploitent la même niche. Grâce à leurs extrudeuses, nouvelle génération, elles impactent de façon significative l’avenir de la planète.

 

L’impression 3D valorise les déchets alimentaires

C’est une start-up néerlandaise qui est la base de ce projet. La valorisation des restes alimentaires et des déchets de même nature est le fruit d’un système innovant que cette entreprise a mis en place. Par ce procédé, les déchets d’aliments, les fruits abîmés, les restes de légumes, le pain rassis et autres peuvent être recyclés. La structure se charge elle-même de la transformation de ces produits réutilisables. En fin de compte, on obtient des plats dont la saveur et l’originalité ne laissent personne indifférent.

Pour y parvenir, l’entreprise a mis en place un procédé qui brille par son efficacité. Tout commence par la transformation du pain rassis. Le broyage et le pressage en sont les étapes préparatoires. Celles-ci ont pour but d’extraire l’eau contenue dans le pain avant de le réduire en poudre. Après cette première phase, on écrase fruits et légumes dans un moulin. La pâte obtenue en forme de purée sera ensuite mélangée aux autres ingrédients pour un résultat qui surpasse les attentes du consommateur.

Concernant les designs, c’est sur l’ordinateur qu’ils sont modélisés. Ensuite, une seringue adaptée remplace l’extrudeuse de l’imprimante 3D. Elle servira de tête d’impression du mélange constitué de la poudre de pain, des fruits et légumes écrasés. Selon les responsables de cette entreprise, les objets qu’ils réalisent n’auraient pas pu être créés autrement. Et d’affirmer que pour eux, l’impression 3D n’est pas simplement une méthode de recyclage, mais aussi un procédé innovant.

 

L’impression 3D apporte des solutions concrètes à la problématique du gaspillage

En février 2020, la France a promulgué la loi anti-gaspillage. Cette loi encourage la réutilisation des déchets, l’impression en 3D de composants disponibles sur le marché, la réparation ou l’amélioration des pièces et enfin la création des nouveaux produits. Promotrice d’une économie circulaire, la loi anti-gaspillage dispose que « les vendeurs d’équipements électriques et électroniques (y compris les vendeurs en ligne) devront afficher un indice de réparation de leurs produits. Grâce à cet indice, poursuit le texte, le consommateur sera en capacité de savoir si son produit est réparable ou pas ».

Toutefois, la réparation en elle-même n’est pas la principale préoccupation des observateurs. Au demeurant, c’est la procédure mise en place pour mener l’opération qui pose question. À l’analyse, il ne fait aucun doute que la réparabilité des équipements que mentionne la loi est possible grâce à l’impression 3D. Le principal avantage de cette technique, c’est la fabrication d’objets en petites quantités.

En ce qui concerne la réparation des appareils, elle n’est soumise à aucune prescription gouvernementale. La seule obligation du réparateur, c’est de « proposer au client des pièces détachées issues de l’économie circulaire ». Tout cela doit se faire dans un délai de quinze jours ouvrables. Les produits concernés par cette mesure sont les appareils électroniques, les équipements électriques et le mobilier d’ameublement. Il est donc impératif de mettre en avant la technologie d’impression 3D si l’on veut percevoir, à court terme, les effets de la loi anti-gaspillage.

 

Stop à la mort des canaux ! Tribune d’un collectif d’acteurs de la voie d’eau

capture_d_e_cran_2021-12-22_a_16.52_55.png Face au défi climatique, la Commission européenne réaffirme régulièrement des objectifs ambitieux de développement du mode fluvial. Le report des flux de marchandises du mode routier vers le mode fluvial permet en effet de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre. Il permet aussi de diminuer les nuisances sonores, la pollution atmosphérique, et l’insécurité routière générées par les flux de camions. Dans ce contexte, un constat : avec 8500 km de voies navigables, le réseau navigable intérieur français, le plus long d’Europe, est le moins utilisé. Le réseau français comporte 2400 km de fleuves et canaux au grand gabarit capables de recevoir des bateaux jusqu’à 4400 tonnes de charge utile, 5000km de canaux au gabarit Freycinet conçus pour accueillir des bateaux de 350 tonnes de charge utile, et1000 km de canaux et rivières à plus petit gabarit utilisés majoritairement par la plaisance. Si le réseau grand gabarit a vu son attractivité maintenue depuis 20 ans, ce n’est pas le cas de la majorité des voies navigables Freycinet et petit gabarit dont l’état très dégradé a conduit à une forte baisse des volumes de marchandises transportés. Les voies navigables sont aussi un vecteur de développement du tourisme. Les activités diverses qu’elles accueillent, transport de passagers, location de bateaux, péniche-hôtel et navigation de plaisance, jouent un rôle économique important dans des régions souvent éloignées des grands centres urbanisés et offrent, particulièrement à la clientèle étrangère, une magnifique vitrine de la France. Mais cette vocation-là est, elle aussi, remise en cause par le manque d’entretien des canaux. L’essentiel du réseau à petit gabarit encore utilisé aujourd’hui a été construit au 17ème siècle par Pierre-Paul Riquet (canal du Midi) et au 19ème siècle par Charles de Freycinet (réseau dit Freycinet). Cependant au 20ème et 21ème siècle ce réseau a souffert d’une insuffisance chronique d’investissement et d’entretien. S’il est considéré encore aujourd’hui comme un patrimoine remarquable, de nombreux ouvrages d’art sont en mauvais état, les écluses et ponts-canaux fuient, les berges s’effondrent un peu partout. Les canaux s’envasent, ce qui limite la capacité des bateaux et obère la compétitivité du transport de marchandises. La navigation y est de plus en plus souvent interrompue, et la plupart du temps pour de longues périodes. Si rien n’est fait pour stopper cette évolution délétère, à terme c’est la survie du réseau petit gabarit qui est menacée et son avenir se joue maintenant ! En effet, le vendredi 30 avril 2021, le ministère de la transition écologique et Voies navigables de France signaient un Contrat d’Objectifs et de Performance de l’établissement public qui va déterminer pour les10 prochaines années l’évolution du réseau fluvial. Les budgets d’investissement inscrits sont très insuffisants par rapport aux besoins de régénération du réseau fluvial à petit gabarit. En outre, les futurs niveaux de service envisagés pour ce réseau inquiètent fortement les usagers. Il apparaît qu’un certain nombre de canaux, qui sont les seules voies d’eau à relier les bassins à grand gabarit avec le réseau européen, risquent de voir leur mouillage réduit de 2,20m à 1,60m. La conséquence en serait la baisse considérable des capacités de chargement des péniches freycinet, condamnant à terme le transport de marchandises sur ces canaux, et une forte limitation des secteurs navigables par les péniches hôtel. En outre, le passage de ces bateaux permettant de limiter l’envasement et la prolifération des plantes invasives, la baisse de ces trafics aggravera les difficultés de navigation des bateaux de plaisance. De telles décisions de réduction des niveaux de service peuvent donc affecter à la fois le fret, la plaisance et le tourisme, et conduire à terme à la désaffection des canaux, puis à leur fermeture.Nous appelons les pouvoirs publics, au plan national et dans les territoires, à mobiliser les moyens nécessaires au maintien et à l’entretien de chaque canal ou rivière navigable du réseau français, afin de préserver les opportunités futures de transport fluvial et permettre le développement du tourisme fluvial et de ses activités économiques induites, au bénéfice des territoires.

A propos du Collectif d’acteurs de la voie d’eau

capture_d_e_cran_2021-12-22_a_16.49_30.png Association Nationale des Plaisanciers en Eau Intérieure (ANPEI), Agir pour le fluvial (APLF), Entreprises Fluviales de France (E2F), CroisiEurope, Groupe SCAT, Promofluvia, Association de Défense de l’Habitat Fluvial Français, Consortium International pour le Développement des Voies Navigables, Belmond Afloat In France, Europese Logistieke Vervoerders (ELV), Canal Cruises, The Barge Association, Port de Mailly La Ville, Europe Boat, Yacht Club Paris Bastille, Marinov, Fayolle Plaisance, Fayolle Marine, Les Amis du Canal du Nivernais, H2O, Boatshed, Union des Péniches des Croisières du Midi (UPCM), Association pour le Développement et la Promotion du Tourisme Fluvial, European Waterways, Les Canalous, Inland Waterways International (IWI), Blanquart Yachting, Le Boat, Nicols, Locaboat Holidays, SPL Confluence, Association des Ports de Plaisance Intérieurs Français (APIF), L’Entente des Canaux du Centre, Evans Marine International. Contact :06.12.94.47 15 et 07.86.03.24.77

 

Ma biosphère est un récit de Corentin de Chatelperron pour vivre autonome grâce aux low-tech

Alors qu’Elon Musk va dépenser des milliards pour atteindre Mars et y bâtir un écosystème clos, Corentin de Chatelperron garde les pieds sur terre et sur mer…. Avant d’apprendre à vivre en autonomie pour coloniser Mars, apprenons déjà l’autonomie pour préserver notre planète. Depuis des années, il a sillonné les océans à bord de son Nomade des mers pour dénicher et diffuser gratuitement les meilleures inventions low tech, utiles à l’homme et à notre planète. Grâce à une sélection de trente de ces low tech, Corentin a tenté de vivre seul, durant quatre mois en totale autarcie. Une aventure terrestre et maritime passionnante qui témoigne de l’urgence à défendre notre planète avant de la délaisser en rêvant à d’improbables odyssées de l’espace.

TABLE

  • Aller sur Mars
  • Préparatifs
  • Seul, avec les autres
  • Matrix au pouvoir
  • Reprise du contrôle
  • La condition animale
  • La condition humaine
  • L’écosystème s’emballe
  • Je suis l’écosystème
  • Épilogue
  • Remerciements

Feuilleter

Acheter Ma Biosphère de Corentin de Chatelperron aux Editions Arthaud

L’auteur

Depuis 2016, Corentin sillonne les océans pour dénicher et diffuser gratuitement les meilleures inventions low-tech, des dispositifs permettant de répondre à des besoins vitaux de façon accessible, simple et écologique. Grâce à une sélection de trente de ces low-tech, il a tenté de vivre seul, durant quatre mois en totale autarcie, sur une plateforme flottante dans la baie de Koh Chong Lat Tai en Thaïlande. Unique humain parmi d’autres espèces vivantes, Corentin découvre que sa place n’est pas facile à occuper et nous incite à repenser nos liens avec l’écosystème planétaire.

Corentin de Chatelperron
Corentin de Chatelperron

Né en 1983, Corentin de Chatelperron est ingénieur et aventurier. Fondateur du Low-tech Lab, il navigue sur toutes les mers du globe à bord du catamaran Nomade des mers, à la recherche d’innovations low-tech.

Documents joints

La Victoire Climatique ! Être résolument optimiste avec Michel Adrien

Comment limiter le réchauffement climatique à 1,5 – 2°C en captant les Énergies Renouvelables ? Grâce aux progrès réalisés dans les domaines des énergies du Soleil et du Vent, Michel Adrien, nous explique pourquoi nous allons le faire ! Le livre de Michel Adrien démontre avec optimisme et objectivité, arguments à l’appui, que les nouvelles technologies vont permettre au monde de limiter le réchauffement climatique et atteindre la neutralité carbone en 2050/60. Loin du discours du pire, la démonstration du meilleur est à venir. Face aux conséquences de plus en plus visibles du réchauffement climatique, l’humanité se trouve face à un choix : soit elle continue de brûler sans retenue pétrole, gaz et charbon en épuisant la Terre ; soit elle décide de capter l’énergie venue d’ailleurs, en l’occurrence du soleil et du vent qu’il génère. Maintenant, nous savons le faire. Si la prise de conscience d’agir nécessite un électrochoc, se désespérer de la situation nous détourne de la fascinante perspective qui s’ouvre devant nous. Marin, entrepreneur et visionnaire, Michel Adrien a très tôt compris que les ressources de la planète étaient limitées. Il nous embarque dans son nouveau livre vers un horizon résolument optimiste. Il explique clairement comment capter les énergies renouvelables grâce aux spectaculaires progrès réalisés dans ce domaine et pointe les formidables opportunités de « croissance verte » qui s’offrent particulièrement pour la France, l’Europe et le monde.
La Victoire Climatique ! Être résolument optimiste avec Michel Adrien
La Victoire Climatique ! Être résolument optimiste avec Michel Adrien

A propos de l’auteur, Michel Adrien

Michel Adrien est marin, entrepreneur, visionnaire et auteur à succès. Né à Noirmoutier, mousse à quatorze ans, il devient patron de son propre bateau à vingt-trois ans avant de bâtir un empire de pêche reconnu dans le monde entier. Retiré des affaires, humaniste et bienveillant, il devient écrivain, une fois de plus avec succès. La Victoire Climatique ! est son troisième ouvrage, un livre au message exaltant et inspirant pour toutes les générations.
Michel Adrien, marin, entrepreneur et écrivain
Michel Adrien, marin, entrepreneur et écrivain
Michel ADRIEN est né dans un petit village de pêcheurs sur l’île de Noirmoutier. Au cours de son enfance, il connut la grande pauvreté. Fils et petit-fils de pêcheurs, à 14 ans, en 1947, il embarque comme mousse à la pêche au large et apprend le rude métier de marin pêcheur. On lui attribue toutes les corvées, et il connaît le froid, le mal de mer et même un naufrage. À 23 ans, il fait construire son premier bateau, mais le jeune patron doit s’affirmer pour gagner le respect de son équipage, parfois à coups de poings. Bientôt, les côtes vendéennes ne lui suffisent plus. Sa curiosité, son envie d’ailleurs, son désir d’entreprendre le mènent vers les eaux poissonneuses de l’Afrique de l’Ouest. Découvreur, pionnier, toujours en avance sur son temps, le petit mousse en sabots va créer un empire de pêche. Opérant en Europe, en Afrique et en Amérique latine. Son parcours exceptionnel est une véritable odyssée. Une vie d’aventures, de risques, avec le souci permanent de partage, d’humanité et d’attention portée aux autres. Aujourd’hui retraité dans son village natal, devenu écrivain à succès, Michel ADRIEN met son sens de l’observation, sa connaissance du monde et son esprit de visionnaire au service de la lutte contre le danger du réchauffement climatique. Son analyse claire et fortement documentée lui permet d’affirmer que, contrairement à la doxa ambiante, l’avenir n’est pas aussi sombre que le prédisent les pessimistes, défaitistes et autres prophètes de malheur. Bien au contraire, il démontre que l’humanité dispose maintenant des moyens lui permettant de vaincre l’adversité et d’atteindre la neutralité carbone mondiale en 2050.

Extrait du Livre

La Victoire Climatique ! Être résolument optimiste avec Michel Adrien
La Victoire Climatique ! Être résolument optimiste avec Michel Adrien
Beaucoup doutent de notre capacité à nous passer des produits pétroliers, principaux responsables du dérèglement climatique, alors que nous allons le faire, et cela dans les prochaines années grâce aux énergies inépuisables et propres que nous offrent généreusement le soleil et le vent, et aussi grâce à l’hydrogène. Certains ont encore du mal à y croire, et nous les comprenons. Pourtant, la révolution énergétique qui s’amorce sous nos yeux va bel et bien avoir lieu et même nous surprendre par sa rapidité et par son ampleur. Nous allons vous le démontrer dans ce livre. La « révolution du soleil et du vent », en plus de nous procurer l’énergie décarbonée dont nous avons besoin, va aussi générer une « croissance verte », encore insoupçonnée. Une multitude d’emplois seront créés dans les domaines du solaire et de l’éolien, en particulier offshore. Pour une fois, notre pays bénéficie d’une chance inouïe qu’il doit saisir à bras-le-corps, celle de posséder l’un des premiers domaines maritimes au monde ; car c’est bien sur les zones maritimes que va se développer la plus grande production d’énergie verte, et cela dans un très proche avenir. Aussi, plutôt que de baisser les bras face à l’adversité, nous devons nous retrousser les manches et participer à l’avènement de ce nouveau et passionnant deal. Nous avons devant nous une perspective enthousiasmante, notamment pour les jeunes, qui ont l’avenir devant eux. Ils vont avoir la chance de vivre l’aventure exaltante de cette révolution, bien éloignée de la lente agonie inhérente à une extinction de masse.”

Extrait du Sommaire

– La « Vie », quelle chance ? – Introduction – Un grand Vaisseau – Chapitre – Adieu Vat ! – Chapitre 2 – Et l’Europe domina le Monde – Chapitre 3 – Le Libéralisme – Chapitre 4 – Le Capitalisme – Chapitre 5 – La Mondialisation – Chapitre 6 – La Démondialisation – Chapitre 7 – La Croissance – Chapitre 8 – La Décroissance – Chapitre 9 – Les Emissions de CO2 dans le Monde – Chapitre 10 – Vers la Transition Energétique – Chapitre 11
  • L’Energie du Soleil
  • L’Energie du Vent
  • L’avènement de l’Hydrogène
– La Transition, c’est maintenant et sur toute la planète – Chapitre 12 – AMORRE – l’Autorité Mondiale de Régulation des Ressources et des Energies – Chapitre 13 – La Démographie dans le Monde – Chapitre 14 – La lutte pour la Biodiversité – Chapitre 15 – La fin de l’Ere du Pétrole – Chapitre 16 – Elle sera Verte – Conclusion

Informations pratiques

La Victoire Climatique ! De Michel Adrien En librairie et sur les e-plateformes depuis Septembre 2021. – Editions de l’Etrave (La Talbotière, 61130 Igé) – 224 pages – Prix : 18 €

Un job pour le climat !

Devenez ambassadeur de la victoire climatique
Devenez ambassadeur de la victoire climatique
Pour être Ambassadeur Médias, vous devez : – 1 TELECHARGEZ LA VICTOIRE CLIMATIQUE ! Pour ce faire, inscrivez-vous dès maintenant en remplissant tous les champs de la colonne de droite. N’oubliez-pas de lire et d’accepter l’Engagement de Confidentialité. 2   « PITCHEZ » LE LIVRE DANS UNE VIDEO DE 30 SECONDES Envoyez votre vidéo par wetransfer à l’adresse : job@micheladrien-ecrivain.fr Mentionnez bien vos coordonnées ! Le ou la meilleur(e) candidat(e) sera sélectionné(e) par Michel Adrien et des professionnels de la communication. Des questions ? Contactez : job@micheladrien-ecrivain.fr

 

Pour mieux consommer le numérique, MAIF publie une étude et un guide pour des achats responsables

MAIF sensibilise les Français aux enjeux du numérique et encourage les pratiques éco-responsables

Si 2 Français sur 3 souhaitent adopter davantage de comportements numériques éco-responsables, seul 1 sur 2 a le sentiment d’être suffisamment informé pour réduire l’impact environnemental de ses usages numériques. Engagée de longue date en faveur du développement d’un numérique éthique et de pratiques responsables, MAIF sonde cette année les usages numériques des Français et leur perception de leur impact sur l’environnement. Aujourd’hui, MAIF publie les résultats de cette étude menée en partenariat avec OpinionWay et met en ligne un guide dédié pour accompagner chacun dans sa transition vers des habitudes numériques plus responsables. MAIF a fait de la protection de l’environnement et du numérique au service du mieux commun des axes majeurs de son engagement d’entreprise à mission. Forte des enseignements d’une étude menée avec OpinionWay sur le numérique éco-responsable, MAIF enrichit sa palette de ressources éducatives et de sensibilisation avec un guide pour aider chacun à réduire l’impact environnemental de ses pratiques numériques, mais aussi à tirer le meilleur des nouvelles technologies pour adopter des réflexes plus respectueux de la planète. impact-environnemental-du-numerique.6ed1b8c.png Numérique responsable : des enjeux identifiés mais un soutien nécessaire pour passer à l’action MAIF a réalisé cet automne avec OpinionWay une étude[[Étude en ligne menée auprès de 2018 Français, représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, du 22 octobre au 2 novembre 2021.]] baptisée « Le numérique éco-responsable : perception et usages des Français », afin d’évaluer les pratiques numériques des Français et la perception de leur impact sur la société, les individus et le quotidien. Les résultats mettent en avant trois enseignements clés :
  • Un apport au quotidien des usages numériques jugé bénéfique, même si des craintes subsistent. Les Français jugent globalement positifs les apports quotidiens du numérique et des pratiques digitales, à titre individuel et pour la société en général : gain de temps, meilleur accès à l’information, souplesse pour les démarches des consommateurs, etc. Cependant, des craintes ressortent vis-à-vis des questions liées à la sécurité, la dépendance et la perte du lien social.
  • L’impact environnemental des usages numériques n’apparaît pas comme une priorité. Si 37% des Français ont conscience que le numérique a un impact néfaste sur la planète, seuls 23% jugent que la réduction de l’impact environnemental des usages numériques est une priorité au vu des enjeux environnementaux actuels. D’ailleurs, les critères environnementaux sont assez peu jugés déterminants dans le choix d’un service numérique, les Français privilégiant davantage le prix, la fiabilité et la qualité ou encore la simplicité d’achat ou d’utilisation.
  • Un besoin de sensibilisation, de pédagogie et d’accompagnement pour développer les pratiques numériques éco-responsables. Les Français estiment avoir besoin d’aide pour développer des réflexes éco-responsables en matière de digital : seul un Français sur deux a le sentiment de disposer de toutes les informations pour réduire l’impact environnemental de ses usages numériques. Deux Français sur trois déclarent avoir l’intention de mettre en place davantage de comportements numériques éco-responsables, une conviction qui appelle à être renforcée.
LE NUMÉRIQUE ÉCO-RESPONSABLE : PERCEPTION ET USAGES DES FRANÇAIS

Un guide pratique pour encourager les usages numériques éco-responsables

MAIF souhaite faire prendre conscience à chacun de l’impact environnemental de ses habitudes numériques et accompagner le plus grand nombre vers des pratiques plus respectueuses de la planète. Forte des enseignements de cette étude, MAIF a réalisé un guide pédagogique délivrant des conseils pratiques pour sensibiliser les utilisateurs aux enjeux du numérique responsable et les inciter à adopter de bons réflexes en la matière. La première partie de ce guide, intitulée « Mieux consommer le numérique », a été mise en ligne sur le site Mes Datas et Moi, une plateforme lancée en 2015 par MAIF en partenariat avec Reputation Squad pour aider les Français à mieux comprendre les enjeux liés au numérique : accès à l’information, mobilité, citoyenneté, habitat, relations sociales, activités professionnelles ou encore digitalisation de la société. Ce premier volet recense ainsi de nombreux conseils pour faire des choix de consommation responsables et réduire son empreinte numérique (lutte contre le gaspillage, exemples de diy…) Deux autres chapitres consacrés à la transition environnementale des technologies et aux solutions numériques pour préserver l’environnement viendront bientôt compléter le guide. Le numérique éco-responsable : perception et usage des Français « Au regard de cette étude, il apparaît que les Français classent parmi les enjeux les plus importants le réchauffement climatique à 61% mais seulement à 23% l’impact environnemental des usages numériques. Pourtant, notre consommation numérique a de un très fort impact écologique. Il est donc primordial de mieux connaître les enjeux écologiques liés au numérique pour adopter des usages plus éco-responsables. En menant cette étude, nous souhaitions mieux comprendre la perception de ces enjeux pour mieux adapter nos démarches de sensibilisation. » Philippe Tauvel – Responsable de l’engagement de la marque et des actions sociétales.

 

Documents joints

Les éléments traces, qu’est-ce que c’est ?

0

Le terme « traces » apparaît de plus en plus souvent dans les publications scientifiques, mais aussi dans les articles à destination du grand public, sans que les lecteurs sachent exactement à quoi il correspond. Les mots parlent quasiment d’eux-mêmes, mais il n’est pas superflu d’expliquer ce que ce terme signifie tant il est apparu relativement récemment : un élément trace est une substance qui est naturellement présente en quantité plus ou moins faible dans notre environnement, que ce soit l’air, le sol ou l’eau. Toutefois, la concentration de certains de ces éléments traces peut se révéler anormalement élevée à certains endroits, en général à cause de l’activité humaine.

2 guides pour valoriser les déchets inertes de Construction & Démolition

Bétons, terres cuites, mortiers… Les déchets inertes représentent en poids près de 90% des déchets générés par le secteur du bâtiment. Quelles sont les conditions de valorisation ? Comment aborder les impacts environnementaux des granulats recyclés ? Fruit d’un travail mené dans le cadre du projet européen RCDigreen, NOBATEK/INEF4 publie deux guides spécifiques en réponse à ces questionnements légitimes En accès libre, ces guides sont principalement destinés aux acteurs encadrant des projets dans lesquels la gestion et la valorisation des déchets inertes de construction et de démolition se pose. Ils ont été établis avec une volonté de vulgarisation et d’utilité dans la compréhension et la mise en place d’une approche circulaire des déchets de construction et démolition (C&D)

Granulats recyclés : Conditions de Valorisation

Granulats recyclés : Conditions de Valorisation L’objectif du guide Granulats recyclés : Conditions de Valorisation est de rappeler et vulgariser les conditions de valorisation des déchets inertes du BTP. Il s’appuie sur les principaux textes réglementaires et guides existants. Ce guide propose également une analyse générale du contexte et une approche comparative entre les modèles réglementaires français et l’espagnol, concernés par le projet RCdiGreen

Granulats recyclés : Enjeux et Impacts environnementaux

Granulats recyclés : Enjeux et Impacts environnementaux Le guide Granulats recyclés : Enjeux et Impacts environnementaux aborde d’abord la question des granulats et leurs modèles linéaire et circulaire. Il traite ensuite des aspects liés aux impacts environnementaux des granulats, mettant en avant les facteurs impactants, certaines limites aux études ACV, et les points de vigilance à avoir afin de cibler les choix les plus vertueux (par exemple, le transport).

RCdiGreen : Valoriser les déchets inertes, en Béarn et en Navarre

Le projet européen Interreg Poctefa RCDiGreen, mené de 2020 à l’été 2022, est porté par un consortium d’acteurs en Nouvelle-Aquitaine et en Navarre, et a pour objectif de contribuer au développement de la prévention et de la valorisation des déchets de C&D. Il vise la montée en compétences des acteurs de la chaine de valeur par le biais de la création de connaissances et de données, de la publication de guides spécifiques, de conférences et d’ateliers, et enfin de formations sur les deux territoires frontaliers. Le projet prévoit également plusieurs projets pilotes sur le premier semestre 2022 autour de la valorisation des déchets inertes de C&D. NOBATEK/INEF4 est le partenaire technique apportant les connaissances techniques liées à la construction durable. Outre la création de guides à destination des acteurs, le centre accompagne les partenaires dans l’appréhension des enjeux, participe à la création de formations, et réalisera l’Analyse de Cycle de Vie d’une des opérations pilotes. RCDIGREEN.png

 

Documents joints

Conclusions de l’Agora de Réseau 137 sur le thème de la transition écologique et de la transformation des entreprises

Réseau 137, cabinet de management de transition et de recrutement d’urgence, a organisé le 3 décembre une matinée de débats et d’ateliers autour de la transition climatique et la transformation en entreprise : “Demain, c’est par où ?”. Deux messages clés sont à retenir de ce débat : chaque entreprise doit intégrer la réalité du réchauffement climatique dans la perspective de développement et savoir être innovante. Deuxièmement, pour de nombreux talents, les entreprises qui n’agissent pas dans ce domaine ne sont pas choisies par les candidats. Lors de cette septième édition des agoras de Réseau 137, aux lendemains de la COP26 et de l’entrée en vigueur de la taxation verte, le cabinet de management de transition a réuni plusieurs invités de renom pour discuter de thématiques porteuses : Anne Lauvergeon, fondatrice et présidente d’ALP et ancienne dirigeante d’Areva, Jean Jouzel, climatologue au GIEC, Yves Barou, président du cercle des DRH européens et Philippe Vivien, vice-président d’Alixio.

Deux messages à retenir pour les entreprises

Le rapport 2021 du GIEC pointe la dernière décennie comme la plus chaude depuis 125 000 ans et relève que les activités humaines ont des effets sans équivoque sur la planète. En parallèle, plus de la moitié des entreprises du CAC 40 s’est fixée des objectifs de neutralité carbone à atteindre d’ici 2030 ou 2050, selon les domaines. Les invités de l’agora de Réseau 137 ont abordé les messages à transmettre aux entreprises, soulignant l’importance d’accorder du crédit aux scientifiques, qui avaient anticipé depuis 30 ans le réchauffement d’aujourd’hui. Chaque entreprise doit intégrer la réalité du réchauffement climatique dans la perspective de développement et savoir être innovante. L’autre message fort pour les participants est de reconsidérer le social sous le prisme de la transition écologique. Désormais, pour de nombreux talents, les entreprises qui n’agissent pas dans ce domaine ne sont pas choisies par les candidats. Cette septième édition des Agoras de Réseau 137 s’est conclue sur une note d’espoir, indiquant que les entreprises peuvent continuer à se développer et à chercher la croissance si elles adoptent une croissance différente : moins émettrice de carbone, moins inégalitaire, plus inclusive. Fondé il y a deux ans, Réseau 137 est un cabinet nouvelle génération qui connecte les entreprises en transformation avec des dirigeants expérimentés et responsables, capables de les accompagner opérationnellement. Les clients de Réseau 137 sont des entreprises de toute taille (de la startup à la filiale de groupe du CAC40, en passant par les ETI et PME et agissent dans tous les secteurs d’activité. La prochaine édition des Agoras de Réseau 137 aura lieu au cours du premier trimestre 2022.

A propos de Réseau 137

Réseau 137 est un cabinet de management de transition et de recrutement d’urgence agile, extra-mile et ultra-connecté au capital de 500 000€ et présent sur 12 bureaux en France. Forte d’une communauté de 2 500 leaders sur l’ensemble des fonctions clés de l’organisation, nous répondons aux besoins des entreprises, de la start-up au groupe international, à avancer plus vite que les changements qui les entourent en leur proposant des profils de Dirigeants combinant expertise de haut niveau et soft skills du changement. Adossée à l’écosystème Alixio, Réseau 137 et ses leaders bénéficient de l’expertise des 700 consultants spécialistes de la transformation humaine.

 

La technologie face aux défis environnementaux de l’aérien

Le secteur aérien veut réduire son empreinte environnementale. Pour ce faire, la technologie numérique est une solution d’avenir à exploiter. Cependant la question se pose de la balance entre les bénéfices obtenus par le digital, et le poids des émissions lié à son usage. Un équilibre que cherche à trouver les aéroports, comme le Groupe ADP, leader mondial de la gestion aéroportuaire. Yannael Billard, Responsable du Département Environnement Énergie du groupe a évoqué le sujet auprès de Hub One, l’opérateur expert en technologie digitale pour les entreprises.

La défense de l’environnement est l’urgence du XXIème siècle. Face à cet enjeu, les acteurs de l’aérien s’adaptent et se tournent vers l’usage des technologies digitales pour assurer la transition écologique des aéroports. Une solution numérique qui doit cependant être analysée de façon objective dans la mesure où elle peut également être polluante. Il convient donc de trouver un usage adéquat du digital pour, in fine, réduire l’impact des activités aéroportuaires sur l’environnement.

User de la technologie pour réduire l’empreinte environnementale des aéroports

La technologie peut servir la cause climatique de façon pertinente. Prenons l’exemple du digital, il permet de mettre en place des dispositifs qui améliorent le parcours des avions, réduisant de fait leur consommation de carburant sur les aires de manœuvre. Les data peuvent aussi simplifier l’ensemble des opérations au sol. Ajouté à cela, l’exploitation d’algorithmes permet d’identifier les sources d’émissions polluantes et propose des modèles visant à les réduire. Enfin, la technologie est une grande source d’innovations de rupture, comme celle de l’avion hydrogène.

Il est cependant nécessaire de prendre de la hauteur sur le digital et se demander si son usage protège réellement l’environnement. En effet, la technologie peut paradoxalement prendre un problème écologique pour le déplacer ailleurs. Le cas des biocarburants à base d’huile de palme est symptomatique. D’un point de vue économique ou technologique, le projet semble pertinent. « En revanche, si on fait le bilan carbone global, et qu’on intègre toutes les externalités positives et négatives sur l’ensemble du cycle de vie, le bilan n’est pas forcément aussi reluisant », souligne Yannael Billard.  

La collaboration au service de l’urgence climatique : philosophie du Green Airport

L’innovation digitale est une solution pour faire face à l’urgence climatique. Cependant ces technologies de rupture étant récentes, les utilisateurs n’ont pas de véritable recul sur leur impact environnemental. Le travail collaboratif permet de maintenir un esprit critique vis-à-vis de ces dernières. Un principe défendu par le groupe aérien. « Nous avons besoin de nous appuyer sur des partenaires experts, comme nous avons aussi besoin de nous appuyer sur des associations et sur la société civile qui vont nous challenger », estime l’interrogé.

Il est donc pertinent de mutualiser les idées digitales afin d’offrir une mobilité durable et intelligente aux activités aéroportuaires et ainsi assurer la transition écologique. C’est toute la philosophie du Green Airport : travailler collectivement afin de progresser plus vite sur l’appréciation de la qualité des technologies, de leur intérêt, de ce qui pourrait fonctionner ou pas. « Pour Le Groupe ADP il y a une vraie valeur dans le simple fait de partager et de travailler en groupement sur l’avenir de l’aérien dans le respect de toutes les composantes environnementales », conclut Yannael Billard.

 

L’aérien est en pleine mutation. Porté par le Smart Airport, les acteurs du secteur misent sur le développement de solutions digitales intelligentes afin d’optimiser leurs performances opérationnelles. Mais derrière cette terminologie Smart Airport, on assiste aussi à l’émergence d’initiatives et innovations technologiques numériques tendant à réduire l’empreinte environnementale des activités aéroportuaires. Il convient donc de collaborer afin d’user de manière pertinente et équilibrée du digital, qui reste une source de consommation énergétique et polluante.  

 

2067, l’agora des possibles. Prendre le temps, rêver ensemble, être et devenir.

Et si tous les changements à venir, liés à la pénurie de ressources naturelles ou aux changements climatiques, pouvaient amener une société plus harmonieuse et épanouissante. Un mal pour un bien. Avec “2067, l’agora des possibles”, l’auteur Jean-Christophe Léonard invite chacun à se connecter à ce qui fait sens pour lui, à son cœur. Il imagine un autre monde : en 2067, chacun a à cœur de devenir qui il est dans la société et dans le monde. Il est accompagné par les citoyens des agoras. Il peut compter sur un État qui invite à la responsabilité, qui fait confiance et qui fait appel à l’intelligence collective. Chacun a conscience d’être partie prenante d’un tout, d’une terre et de communs partagés. Un futur qui s’écrit dès maintenant car tous les lecteurs sont invités à prendre leur plume pour contribuer à l’Almanagora, le journal collectif de 2067. Chaque jour, un nouveau chapitre de cette aventure collective sera publié et, le 15 novembre 2022, le livre sera édité en version papier.

Le Grand Défi des entreprises pour la planète mobilise déjà plus de cinquante partenaires pour son lancement en 2022 !

Avec l’engagement de l’Office français de la biodiversité (OFB), de WWF France et de l’ADEME, le Grand Défi des entreprises pour la planète se renforce et compte désormais plus de cinquante partenaires pour son lancement en 2022. Le Grand Défi des entreprises pour la planète a déjà rassemblé une importante communauté d’acteurs issus des mondes économique, associatif, environnemental et des territoires. Ils prendront part ensemble à un processus inédit qui permettra de réduire l’empreinte écologique de l’économie française. Le Grand Défi aura en effet pour mission de fédérer le monde de l’entreprise et ses parties prenantes pour formuler cent propositions concrètes, impactantes et mesurables pour accélérer la transition vers un modèle durable pour tous. Invités à prendre part aux trois grandes étapes (détaillée ci-dessous) du Grand Défi qui auront lieu tout au long de l’année 2022, ses partenaires lui apporteront la diversité des points de vue et des enjeux que la transition écologique soulève pour le monde de l’entreprise. Parmi les partenaires du Grand Défi, on trouve ainsi :
  • des réseaux d’entreprises, des syndicats, des organisations patronales et des fédérations professionnelles ;
  • des organismes publics ou parapublics dédiés au climat, à la biodiversité et à la transition environnementale ;
  • des collectivités territoriales, régions, métropoles ;
  • des associations environnementales et citoyennes ;
  • des organisations étudiantes ou d’Alumni ;
« Nous sommes très heureux que l’OFB, WWF France et l’ADEME rejoignent l’aventure du Grand Défi car ils constituent tous les trois des acteurs clés dans la lutte contre le réchauffement climatique et l’érosion de la biodiversité. Or pour le Grand Défi, il est essentiel de lier les deux phénomènes, y compris dans les stratégies de transformation des entreprises et du monde économique. C’est même à cette condition, et en impliquant tous les acteurs de l’économie, qu’il sera possible de produire un effet de levier, tant pour le climat que pour le vivant » expliquent Virginie Raisson-Victor et Jérôme Cohen, les co-initiateurs du Grand Défi.
Parmi les partenaires du Grand Défi, on peut notamment citer Alumni for the planet, BCorp, la CDC Biodiversité, la CFDT, le Comité 21, le C3D, Finance For Tomorrow, French Impact, la Fresque du Climat, Impact France, Nantes métropole, l’ORSE, Pour un réveil écologique, Time for The Planet, etc. Le Grand Défi est porté par : Virginie Raisson-Victor, géopolitologue et prospectiviste, Présidente du GIEC Pays de la Loire et cofondatrice du Lépac, un laboratoire indépendant de recherche en géopolitique et prospective ; Jérôme Cohen, fondateur d’ENGAGE, une organisation dont la mission est d’aider les citoyens et les entreprises à se saisir des grands défis du XXIe siècle

LES 3 ÉTAPES DU GRAND DÉFI

Le Grand Défi poursuit l’objectif de fédérer les acteurs économiques et la société civile autour d’un objectif commun : accélérer la transition de l’économie pour mettre en place un modèle durable pour tous. Pour atteindre cet objectif, le Grand Défi proposera en 2022 un processus participatif et inclusif en trois étapes :
  • La Grande Consultation permettra de recueillir les préoccupations des parties prenantes de l’entreprise (acteurs économiques, territoriaux et sociétaux) mais aussi de faire émerger leurs intérêts communs et leurs propositions d’action.
  • La Grande Délibération rassemblera ensuite les représentants de 150 entreprises tirées au sort selon quatre critères (taille, secteur d’activité, implantation géographique, statut). Lors des travaux du Grand Défi, leurs représentants seront répartis en trois collèges (60 salariés, 60 dirigeants et 30 investisseurs). Ils auront pour mission de formuler 100 propositions d’action concrètes, impactantes et mesurables. Ils seront réunis à six reprises à Paris et en régions pour échanger avec des experts et travailler en intelligence collective.
  • La Grande Diffusion permettra enfin de diffuser, porter et accompagner les propositions du Grand Défi dans les sphères économique et politique, pour faciliter leur appropriation et leur mise en œuvre.

 

La Conscience animale – une exploration du monde spirituel félin

Ce livre puise son origine dans le compagnonnage de l’un des auteurs avec ses chats, source d’expériences et de réflexions d’une richesse surprenante. Il nous entraîne dans une exploration du monde spirituel félin qui nous permet de comprendre le rôle que la conscience animale joue auprès de l’être humain. En donnant la parole aux animaux, les auteurs lèvent le voile sur différents aspects de notre mystérieuse relation avec le règne animal et montrent les bienfaits d’une cohabitation plus juste dans cette odyssée de la conscience. Ils pointent l’urgence de reconquérir notre véritable humanité, de ressentir l’intelligence des règnes en nous et de reconnaître celle de l’animal comme une part de nous-mêmes à identifier et à intégrer. De comprendre enfin que nous faisons partie d’écosystèmes dont nous sommes interdépendants et non les maîtres.
« La conscience animale a pour fonction de ramener à la vie au présent et à une façon d’être première, contre-poids efficace à l’idéal de soi et remède sans pareil face aux idéologies. »
shutterstock_1834978843-bis-001-scaled.jpg Grâce à des ateliers organisés sur le thème de la conscience animale et dont les auteurs rapportent ici les pistes de réflexion principales, vous allez découvrir un foisonnant questionnement traduisant sans doute vos préoccupations vis-à-vis de la nature. Ce livre donne la parole aux animaux grâce à ce que l’on nomme aujourd’hui la « communication animale », même si l’auteur principal parle davantage d’état modifié de conscience. Ce qui est consigné dans cet ouvrage lève le voile sur divers aspects de notre mystérieuse connexion au règne animal si proche de nous. Il montre les bienfaits de cultiver une cohabitation plus juste avec ceux qui nous accompagnent en toute abnégation dans cette odyssée collective. En filigrane, se dessine également la manière dont nous devons repenser la place de l’humain au sein de la nature. Comprendre enfin que nous faisons partie d’écosystèmes dont nous sommes dépendants et non les maîtres. Ce livre sort au moment où le Giec présente son sixième rapport accablant des bouleversements climatiques provoqués par l’activité humaine. Quel lien me direz-vous ? Celui que les auteurs mettent en avant tout au long de cette exploration : l’urgence pour l’être humain de reconquérir sa véritable humanité à partir d’une meilleure compréhension de sa dimension spirituelle propre, celle qui lui permet de ressentir l’intelligence des règnes en lui et de reconnaître celle de l’animal comme une part de lui-même à accepter et à dépasser. Ce livre contribuera certainement à entrevoir ce qu’est la dimension spirituelle du monde félin et en quoi elle contribue à la prise de conscience de notre propre vulnérabilité. L’acceptation de notre vulnérabilité et du caractère relationnel de notre existence est la condition pour vivre mieux avec et pour les autres en s’engageant à transmettre un monde habitable. Une clé indispensable pour renouveler notre vision du monde, ouvrir une voie de réconciliation avec l’ensemble du vivant et guérir l’humanité de son arrogante domination.

Les auteurs

Jean-Claude Genel
Jean-Claude Genel
Jean-Claude GENEL est un chercheur en sagesse, auteur d’une trentaine d’ouvrages de spiritualité vivante. Familier des états modifiés de conscience et de la quête de sens, il anime depuis 40 ans des formations sur l’éthique relationnelle et les valeurs de l’âme.
Yannick LE CAM
Yannick LE CAM
Yannick LE CAM est coach (méthode T.C.A.P.©) et psychanalyste dans le sillage de la psychologie des profondeurs de C. G. Jung. Auteur de Puissance de la pensée créatrice, il collabore depuis de nombreuses années avec J.-C. Genel. — Jean-Claude Genel & Yannick Le Cam Format : 15 x 24 180 pages – Prix : 18.50 € ENTRE DEUX MONDES – contact@entre-deux-mondes.fr – Tél. : 06 03 49 62 09 – www.entre-deux-mondes.net

 

Résultats et enjeux des travaux du GIS Sol après 20 ans d’inventaire et de surveillance des sols

A l’occasion de ses 20 ans, le Groupement d’Intérêt Scientifique Sol, porté par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, le ministère de la Transition écologique, l’ADEME, le BRGM, l’IGN, INRAE, l’IRD et l’OFB, a tenu le 6 décembre une journée de bilan et de perspectives de son action d’inventaire et de surveillance des sols. Avec près de 300 représentants des mondes académique, agricole, forestier et associatif, des décideurs et autres parties prenantes, la journée a illustré la manière dont le GIS Sol a et peut encore contribuer aux nouvelles politiques publiques, en particulier agricoles et forestières, dans le cadre de l’aménagement du territoire mais aussi de la gestion de la biodiversité et de la lutte contre le changement climatique afin de répondre aux enjeux climatique, sanitaire et environnementaux.
illustration 20 ans d’inventaire et de surveillance des sols : résultats et enjeux des travaux du GIS Sol
illustration 20 ans d’inventaire et de surveillance des sols : résultats et enjeux des travaux du GIS Sol
Les sols sont à la base de notre alimentation et participent à la préservation de la ressource en eau, en quantité et en qualité, à la préservation de la biodiversité terrestre et à la régulation du climat. Mais ils sont aussi exposés à de multiples menaces d’origines naturelles ou liées aux activités humaines : perte de matières organiques, érosion, pollutions, imperméabilisation…. On estime qu’entre un et deux tiers des sols en Europe et dans le monde sont aujourd’hui dégradés. Cette proportion pourrait croître d’ici 2050 en l’absence de mesures concrètes.

Le GIS Sol, de l’acquisition d’échantillons à la construction d’indicateurs opérationnels de qualité des sols

Différentes instances internationales, européennes, nationales et territoriales se préoccupent de la protection et de la restauration des sols. À ces fins, une meilleure connaissance des sols et un suivi dans le temps de leur qualité sont indispensables. L’action du GIS Sol s’inscrit dans cet objectif depuis 2001, agissant pour l’acquisition d’échantillons de sols (75 000 sont dans le Conservatoire des sols), de données sur les propriétés des sols, et progressivement, dans une construction d’indicateurs opérationnels de la qualité des sols en appui aux politiques publiques et aux acteurs privés. Les jeux de données sur les sols sont de plus en plus sollicités sur le site du GIS Sol : plus de 7 000 téléchargements de 15 jeux de données, presque 1 million de vues de 159 cartes en 2020. Ces résultats ont été possible grâce à des programmes de recherche solides, à de multiples partenariats, et à un énorme travail de terrain. La carte des sols du GIS qui fait référence dans la connaissance et la gestion durable des sols a été intégrée au Géoportail[[Géoportail opéré par l’IGN.]]. En cohérence avec la nouvelle mission européenne « Prendre soin du sol, c’est prendre soin de la vie » et le lancement du nouvel observatoire européen des Sols avec lequel le GIS Sol interagit, la journée a permis : – 1. de faire le bilan des données et échantillons rassemblés par le GIS Sol et de leur utilité pour servir de nombreux objectifs : -> agricoles : délimitation des zones défavorisées et projets alimentaires territoriaux dans le cadre de la Politique Agricole Commune -> forestiers : développement de la filière -> environnementaux : protection de la biodiversité des sols, préservation de la qualité des eaux, et préservation des zones humides -> changement climatique : stockage de carbone organique dans les sols et émissions de gaz à effet de serre -> sanitaires : contamination des milieux -> aménagement du territoire : qualité du foncier et artificialisation des terres. – 2. de tracer des perspectives ouvertes par les nouvelles technologies (capteurs, modèles, télédétection), et le recours aux sciences participatives (données acquises avec ou grâce à la participation de non experts du sol).
Logo GIS Sol
Logo GIS Sol
Le GIS Sol a présenté les résultats d’une enquête ouverte à tous sur les besoins en données sur les sols. La journée a permis d’officialiser le lancement du SOLathon, un concours de création d’outils numériques pour enrichir l’enregistrement, la diffusion des données sur les sols. Les résultats de ce concours qui réunit 7 candidats projets seront connus mi-juin 2022.
« Les sols sont un écosystème en soi, un milieu vivant. Protéger les sols, c’est veiller à l’équilibre des autres écosystèmes auxquels ils fournissent ressources et support. Les travaux du GIS Sol sont donc essentiels à l’échelle de la France et au-delà en Europe. Nous n’en sommes encore qu’au début ! » Barbara Pompili, Ministre de la Transition écologique
« Le travail que mène le GIS Sol est précieux car au-delà de leur dimension productive, nos sols jouent un rôle majeur pour relever les défis qui sont face à nous, et au premier rang desquels les défis environnementaux. Car oui, nos sols sont de véritables alliés face au changement climatique ! » Julien Denormandie, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.

À propos du GIS Sol

Créé en 2001, le Groupement d’Intérêt Scientifique Sol a pour missions de constituer et de gérer le système d’information sur les sols de France afin de répondre aux demandes des pouvoirs publics et de la société.

Approfondir

AGROÉCOLOGIE :
Une nouvelle carte des sols de France accessible à tous
La carte des sols métropolitains coordonnée par INRAE est désormais accessible à tous sur le Géoportail opéré par l’IGN. Pour mieux répondre aux demandes des pouvoirs publics et de la société, cette carte des sols permet au plus grand nombre, au-delà des acteurs professionnels du monde agricole, d’avoir accès à une information claire et détaillée sur les sols et leurs potentiels usages, afin de mieux les valoriser. Fruit d’une consolidation de 60 ans de travaux d’inventaire et de recherche menée par le Groupement d’intérêt scientifique Sol et plus récemment par le Réseau Mixte et Technologique Sols et Territoires), la carte des sols représente l’information pédologique cartographique la plus précise actuellement disponible sur la quasi-totalité du territoire de France métropolitaine. Elle a vocation à être progressivement enrichie, notamment par la représentation des sols ultramarins.
La face visible des sols Sur quel type de sol marchons-nous ? Quel était l’état de nos sols en l’an 2000 ? Sont-ils contaminés par le plomb ou d’autres polluants ? Quelle vie renferment-ils ? Grâce aux travaux d’InfoSol, nous avons désormais des réponses à ces questions ! Avec eux, le sol est devenu plus visible. Ils nous sensibilisent à l’importance de ce patrimoine non seulement pour l’agriculture mais aussi pour l’alimentation, l’environnement, la santé, l’urbanisme… Des résultats, internationalement reconnus, qui ont valu à InfoSol un Laurier 2021 Impact de la recherche. SOCIÉTÉ ET TERRITOIRES :
L’Initiative 4 pour 1000 : les sols pour la sécurité alimentaire et le climat s’étend à l’Outre-Mer
Un accord-cadre de quatre ans vient d’être signé entre le Ministère des Outre-Mer, le Cirad, INRAE, l’IRD et le secrétariat de l’initiative « 4 pour 1000 », le 24 février au Salon de l’agriculture à Paris. En accompagnement de la « trajectoire 5.0 » portée par la Ministre, cet accord vise à déployer en outre-mer français l’initiative internationale « 4 pour 1000 : les sols pour la sécurité alimentaire et le climat ».