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Les biocarburants : une mauvaise solution à la crise de l’énergie ?

Traduction rapide par Jérome d’un article de George Monbiot publié le 6 décembre 2005 par le Journal The Guardian

« Le produit agricole le plus destructeur sur Terre n’est pas la solution à la crise de l’énergie »

En faisant la promotion du biodiesel comme substitut, nous sommes passés à côté du fait qu’il est pire que de brûler le combustible fossile qu’il remplace

Au cours de ces deux dernières années, j’ai fait une découverte inconfortable. Comme la plupart des environnementalistes, j’ai été aussi aveugle aux contraintes affectant notre approvisionnement énergétique que mes opposants l’ont été vis à vis du changement climatique. Aujourd’hui, je me rends compte que j’ai entretenu une certaine croyance en la magie.

En 2003, le biologiste Jeffrey Dukes calcula que les combustibles fossiles que nous brûlons en un an étaient faits de matière organique « contenant 44 x 1018 grammes de carbone, ce qui est plus de 400 fois la productivité primaire nette du biotope courant de la planète ». En bon français, cela signifie que chaque année nous utilisons quatre siècles d’équivalent plantes et animaux.

L’idée que nous puissions simplement remplacer cet héritage fossile – et la densité d’énergie extraordinaire qu’il nous fournit – avec de l’énergie ambiante est un truc pour la science-fiction. Il n’y a simplement aucune manière de remplacer la diminution de notre consommation. Mais partout on cherche des substituts. Ils ont été promus aujourd’hui lors des discussions sur le climat à Montréal, par les états – comme le nôtre – qui cherche à éviter les décisions difficiles imposée par le changement climatique. Et un substitut au moins est pire que le combustible fossile qu’il remplace.

La dernière fois que j’ai prêté attention aux dangers de fabriquer du carburant diesel à partir d’huiles végétales, j’ai reçu autant d’injures qu’après ma position sur la guerre en Irak. Les missionnaires du biodiesel, ai-je découvert, sont aussi bruyants dans leurs dénégations que les cadres dirigeant d’Exxon. Je suis maintenant prêt à admettre que mon article précédent était faux. Mais ils ne vont pas aimer ça. J’avais tort parce que je sous-estimais l’impact destructif du combustible.

Avant d’aller plus loin, je devrais être clair sur le fait que transformer de l’huile de friture en carburant pour moteur est une bonne chose. Les gens qui vident toute la journée entre ces cuves de saleté rendent un vrai service à la société. Mais il y a suffisamment d’huile de cuisson usagée en Grande-Bretagne pour satisfaire seulement 1/380 ème de nos besoins en carburant pour le transport. Ensuite, les ennuis commencent.

Lorsque j’ai écrit sur ce sujet l’année dernière, je pensais que le plus gros problème causé par le biodiesel était qu’il mettait en place une compétition pour l’utilisation des champs. Les surfaces cultivables qui pourraient être utilisée pour faire pousser des aliments le seraient pour cultiver du carburant. Mais aujourd’hui, je pense que quelque chose de pire est en train d’arriver. L’industrie du biodiesel a accidentellement inventé le carburant produisant le plus de carbone au monde.

En faisant la promotion du biodiesel – comme le font l’UE, les gouvernement britanniques et des USA, et des milliers de militants environnementalistes – vous pouvez imaginer créer un marché pour la vieille huile de friture, ou l’huile de colza, ou l’huile faite à partir d’algues cultivées dans des mares désertes. En réalité, vous créez un marché pour les cultures les plus destructrices sur Terre.

La semaine dernière, le président de l’autorité fédérale pour le développement agricole en Malaisie annonçait qu’il était en train de construire unenouvelle usine de production de biodiesel. Quatre nouvelles raffineries sont en train d’être construites sur la péninsule malaisienne, une à Sarawak et deux à Rotterdam. Deux consortium étrangers – un allemand, l’autre américain – mettent en place des usines concurrentes à Singapour. Toutes fabriqueront du biodiesel à partir de la même source : l’huile de palme.

« La demande en biodiesel », selon le Malaysian Star, « viendra de la Communauté européenne … Cette demande toute neuve … fera, de façon ultime, un sort à toutes les réserves potentielles d’huile de palme brute de Malaisie. » Pourquoi ? Parce que c’est la culture la moins chère comme source de biodiesel.

En septembre, les Amis de la Terre ont publié un rapport sur l’impact de la production d’huile de palme. « Entre 1985 et 2000 », ont-ils découvert, « on estime que le développement des plantations pour l’huile de palme a été responsable de 87% de la déforestation en Malaisie. » À Sumatra et Bornéo, quelques 4 millions d’hectares de forêt on été converties en fermes de palme. Aujourd’hui, 6 millions d’hectares supplémentaires sont programmés pour faire place nette, et 16,5 millions en Indonésie.

Presque tout le reste de la forêt est en danger. Même le célèbre parc national Tanjung Putin à Kalimantan est pillé par les planteurs d’huile. L’orang-outang sauvage est voué à l’extinction. Rhinocéros, tigres, gibbons, tapirs, nasiques, et des milliers d’autres espèces pourraient prendre leur suite. Des milliers d’habitants de ces régions ont été chassés de leurs terres, et quelques 500 indonésiens ont été torturés lorsqu’ils ont essayé de résister. Les feux de forêt qui si souvent étouffent la région sous la fumée sont pour la plupart démarrés par les cultivateurs de palme. La région dans son entier est transformée en un gigantesque champ pétrolifère végétal.

Avant que les palmes à huile, qui sont petites et rabougries, soient plantées, d’immenses arbres de la forêt, contenant une bien plus grande quantité de carbone, doivent être abattus et brûlés. Ayant saturé les terres les plus sèches, les plantations doivent s’étendre dans les forêts marécageuses, qui poussent sur des tourbières. En séchant ses oxydes, la tourbe relâche encore plus de dioxide de carbone que les arbres. En terme d’impact sur l’environnement local comme sur le global, le biodiesel de palme est encore plus destructif que le pétrole brut du Nigéria.

Le gouvernement britannique comprend cela. Dans un rapport publié le mois dernier, lorsqu’il annonçait qu’il obéirait aux règles de l’UE et ferait en sorte du 5,75% de notre carburant pour le transport vienne des plantes pour 2010, il a admis que « les plus grand risques environnementaux seraient certainement ceux concernant toute large expansion dans la production de biocarburant, et particulièrement au Brésil (avec la canne à sucre) et en Asie du sud-est (avec les plantations de palmes à huile. »

Il a suggéré que le meilleur moyen de traiter ces problèmes était d’empêcher les combustibles destructeurs pour l’environnement d’être importés. Le gouvernement a demandé à ses consultants si une interdiction violerait les lois du commerce international. La réponse fut oui : « Des critères environementaux obligatoires… augmenteraient considérablement le risque d’un problème légal international sur la politique dans son entier. » Donc il a laissé tomber l’idée d’interdire les importations, et a appelé à « une sorte de schéma volontariste » à la place. Sachant que la création de ce marché amènera un mouvement puissant en faveur des importations d’huile de palme, sachant qu’il n’y avait rien de significatif qu’il puisse faire à faire contre cela, qu’il accélérerait au lieu d’améliorer les changements climatiques, le gouvernement a quand même décidé de continuer.

En d’autres temps, il aurait défié l’UE avec joie. Mais ce que l’UE veut et ce que le gouvernement veut, c’est la même chose : « Il est essentiel que nous trouvions un équilibre face à la demande pour les transports qui augmente », dit le rapport du gouvernement, « avec nos objectifs de protection de l’environnement ». Jusqu’à récemment, nous avions une politique de réduction de la demande de transports. Maintenant, bien qu’aucune annonce n’ait été faite, cette politique est abandonnée.

De même que les Tories au début des années 90, l’administration du Labour cherche à satisfaire la demande, quelque soit la hauteur à laquelle elle puisse grimper. Les chiffres obtenus la semaine dernière par le groupe militant Road Block montre que pour l’élargissement de la M1 seul, le gouvernement allait payer 3,6 milliards de livres – plus qu’il ne dépense pour son programme entier au sujet du changement climatique. Au lieu de tenter de réduire la demande, il essaie de modifier l’approvisionnement. Il est prêt à sacrifier les forêts vierges du sud-est asiatique dans le but de se montrer actif, et pour permettre une augmentation du confort des automobilistes.

Tout ceci illustre la futilité des technopansements mis au point à Montréal. Essayer de satisfaire la demande de carburant en augmentation est une folie, quelle que soit la source du carburant. Les décisions difficules ont été évitées, et une nouvelle portion de la biosphère disparaît en fumée.

1ère Assises de l’agriculture biologique en région PACA

Le bio en Provence-Alpes-Côte d’Azur représente 5,9% des exploitations et 5,5 % des surfaces cultivées ce qui place notre région au 1er rang national.

Malgré un fort potentiel de développement puisque la demande en produits bio ne cesse d’augmenter et devrait doubler dans les cinq prochaines années, cette filière doit faire face à différentes contraintes liées notamment à la certification des produits, à leur diversification, à la rentabilité à long terme des exploitations, mais aussi à la concurrence. C’est la raison pour laquelle la Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur a choisi d’organiser les premières Assises de l’agriculture biologique. Elus, techniciens, professionnels ont fait ainsi le point sur l’évolution de ce secteur et sur ses perspectives le 9 mars dernier à Marseille.

A l’occasion de ces assises, l’objectif fixé par la Région est d’atteindre 10 % des surfaces cultivées en bio et 12 % d’exploitations contre 5,9% aujourd’hui. Une Région qui a fait de l’agriculture biologique un élément majeur de sa politique de développement durable. Une forme d’agriculture très importante en terme d’emploi, de santé, d’économie d’énergie, d’environnement et d’expériences innovantes

L’industrie avicole mondiale à l’origine de la crise de la grippe aviaire ?

Un rapport de GRAIN établit que l’industrie avicole mondiale est à l’origine de la crise de la grippe aviaire

Les petits élevages avicoles et les oiseaux sauvages sont injustement rendus responsables de la grippe aviaire qui affecte actuellement plusieurs parties du monde. Un nouveau rapport de GRAIN montre comment l’industrie avicole multinationale est à l’origine du problème et devrait être au centre des actions menées pour maîtriser le virus.

L’expansion de la production avicole industrielle et des réseaux commerciaux ont créé les conditions idéales à l’apparition et à la transmission de virus mortels comme la souche H5N1 de la grippe aviaire. Une fois qu’ils ont pénétré dans les élevages industriels surpeuplés, les virus peuvent rapidement devenir mortels et se développer. L’air vicié par la charge virale est transporté sur des kilomètres à partir des fermes infectées, pendant que les réseaux d’échanges commerciaux intégrés répandent la maladie par les nombreux transports d’oiseaux vivants, de poussins d’un jour, de viande, de plumes, d’œufs à couver, d’œufs, de fumier de volaille et d’alimentation animale.

« Tout le monde se focalise sur les oiseaux migrateurs et les poulets de basse-cour comme étant le problème, » indique Devlin Kuyek de GRAIN. « Mais ils ne sont pas les vecteurs effectifs de la forme fortement pathogène de la grippe aviaire. Le virus les tue, mais il est peu probable que ce soit eux qui le propagent. »

Par exemple, en Malaisie, le taux de mortalité par le H5N1 chez les poulets des villages est seulement de 5%, indiquant que le virus a du mal à se propager dans les petits élevages de poulets. Les manifestations de H5N1 au Laos, qui est entouré par des pays infectés, se sont seulement produites dans quelques fermes industrielles du pays, qui sont fournies par des établissements d’incubation Thai. Les seuls cas de grippe aviaire dans la volaille de basse-cour, qui couvre plus de 90% de la production du Laos, se sont produits à côté des fermes industrielles.

Les gouvernements des pays de l’Union Européenne ont répondu à la découverte des cygnes, des oies et des canards morts infectés avec des mesures sévères obligeant à l’enfermement des volailles. Maintenant, ils sont bien embêtés car la première et seule manifestation significative de contamination de volaille domestique s’est déclarée dans un gros élevage industriel de dindes en France, où les 11 000 volatiles étaient confinés, totalement séparés des oiseaux sauvages.

« Il apparaît de plus en plus évident, comme on l’a vu aux Pays-Bas en 2003, au Japon en 2004, en Egypte en 2006, que la grippe aviaire mortelle se déclare dans les grosses fermes industrielles et qu’ensuite elle se propage, » explique Kuyek.

Le cas de contamination nigérienne qui s’est déclaré au début de l’année a commencé par une seule ferme industrielle, appartenant à un membre du Conseil des Ministres, éloignée des axes principaux de déplacements des oiseaux migrateurs mais elle était connue pour importer des oeufs à couver hors réglementation. En Inde, les autorités locales indiquent que le virus H5N1 est apparu et s’est répandu à partir d’une ferme industrielle appartenant à la plus grande compagnie avicole du pays, les couvoirs Venkateshwara.

La question cruciale est de savoir pourquoi les gouvernements et les agences internationales, comme l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ne font rien pour enquêter sur la manière dont les fermes industrielles et leurs sous-produits, tels que l’alimentation animale et le fumier, propagent le virus. Au lieu de cela, ils se servent de la crise comme une occasion d’industrialiser davantage le secteur avicole. Les initiatives se multiplient pour interdire la volaille en plein air, pour évincer les petits producteurs et pour réapprovisionner les fermes avec des poulets génétiquement modifiés. Le réseau de complicités avec une industrie prise dans une série de dénis et de dissimulations semble total.

« Les agriculteurs perdent leurs moyens d’existence, les poulets locaux sont éliminés et quelques experts déclarent que nous sommes à l’aube d’une épidémie humaine qui pourrait tuer des millions de personnes, » conclut Kuyek. « Quand les gouvernements réaliseront-ils que pour protéger la volaille et les personnes contre la grippe aviaire, ils doivent les protéger contre l’industrie avicole mondiale ? »


GRAIN est une organisation non gouvernementale internationale (ONG) dont le but est de promouvoir la gestion et l’utilisation durables de la biodiversité agricole fondées sur le contrôle exercé par les populations sur les ressources génétiques et les connaissances locales. Contact: Devlin Kuyek, GRAIN, à Montréal, Tél: +1 514 2737314, Email: devlin (at) grain.org

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La fiente de poulet et la litière des sols des élevages industriels de volaille sont des ingrédients courants de l’alimentation animale.

Le plein s’il vous plaît !

La meilleure façon d’être citoyen et responsable serait d’y être obligé. Ou fortement incité selon Jean-Marc Jancovici, auteur de « Le Plein s’il vous plaît » (Seuil). Celui-ci propose de multiplier par trois le prix des carburants afin d’en réduire la consommation dès maintenant sans attendre de subir de plein fouet une flambée des prix et un climat détraqué. Jamais le monde n’a été aussi dépendant d’une seule source d’énergie et jamais il n’a autant consommé (1,5 tonne/an par terrien et 4 tonnes par Européen), explique Jean-Marc Jancovici, consultant sur les problématiques climat/énergie auprès de l’Etat français et de grandes entreprises. Son credo, « l’ère du pétrole bon marché est terminée et nous devons tout faire pour réclamer une énergie chère ». Attendre l’inévitable prochain choc pétrolier lié à la diminution de la production, d’ici 2020 ou 2030 selon les opérateurs, exposera les sociétés au chaos et à une remise en cause profonde et subite de leurs fonctionnements, selon lui. « Même en cessant demain toute émission, il faudrait plusieurs milliers d’années avant de revenir au niveau de 1850 », rappelle Jancovici. L’humanité a consommé autant de pétrole entre 1980 et 2000, qu’entre 1859 et 1980. Réduire la consommation d’urgence, donc faire payer l’énergie au prix fort en multipliant par trois sur 15 ans la taxe sur les produits pétroliers. A l’arrivée, un litre d’essence vaudra 3 euros en 2020. Un juste prix, estime l’auteur. « Jamais l’énergie n’a été aussi bon marché. Au prix du smic et à 1 euro/litre d’essence, chaque Européen dispose de l’équivalent de 100 domestiques en permanence à son service », remarque-t-il. Quant au miracle énergétique qui autoriserait la fuite en avant en changeant juste de piles – nucléaire, éolien, solaire…- il l’écarte : « Aucun scientifique ou ingénieur n’en a les plans : le miracle est possible avec 50 millions d’humains. Pas avec 9 milliards dans 20 ans ». « Le pétrole restera longtemps irremplaçable pour la pétrochimie… pour le reste, il faudra bien progressivement apprendre à s’en passer : le remplacer ou s’en priver ! » appuie Bertrand Barré, président du Conseil international des entreprises nucléaires. Frappé, face à ces perspectives, par l’apathie de la classe politique, Jancovici assure que les milieux économiques réagissent favorablement à sa proposition. Selon un sondage commandé par la Commission européenne, 53% des Européens prendraient moins leur voiture si le litre d’essence valait 2 euros le litre. En savoir plus : Le plein s’il vous plaît ! – La solution au problème de l’énergie de Jean-Marc Jancovici et d’Alain Grandjean est disponible sur Cdurable.com, le site de l’achat éco-responsable en ligne

 

L’écolo Body Shop intéresse L’Oréal

Selon le magazine économique belge « Trends » (9 mars 2006, L’Oréal pourrait très prochainement racheté le groupe britannique Body Shop. Après 21 années de croissance à deux chiffres de son bénéfice net, due presque exclusivement à ses propres marques, L’Oréal (A 14,5 milliards de chiffre d’affaires en 2005) est à la recherche d’une croissance externe. Le futur nouveau patron, Jean-Paul Agon, qui remplacera Lindsay Owen-Jones en avril, ne le cache pas : des acquisitions sont au programme. Et Body Shop est une cible de choix dans un secteur où les occasions ne sont pas légion.

Une cible intéressante mais un peu surprenante, de prime abord. Le premier magasin Body Shop a été lancé en 1976 à Brighton par une écologiste, Anita Roddick, avec son mari Gordon et un ami investisseur (qui possèdent encore ensemble 41 % des parts, le solde étant aux mains du marché). Le marketing de l’enseigne repose sur l’utilisation de produits naturels. On semble bien loin des laboratoires aseptisés du géant L’Oréal, symbole de l’industrie classique, là où Body Shop défend farouchement l’éthique sociale et environnementale, soutenant les campagnes de Greenpeace et d’Amnesty.

Il faut toutefois nuancer cette impression. En effet, L’Oréal fabrique maquillage, crèmes et parfum sous une vingtaine de marques. Il a peu d’expérience dans les réseaux de vente. Il maîtrise toutefois parfaitement le marketing, et le fait d’écouler ses produits via plusieurs canaux de distribution (chaînes de parfums, grandes surfaces, etc.) lui permet d’être partout sur le marché. Et, Body Shop, lui, est à la fois un producteur et un détaillant, avec 2.045 boutiques dans 52 pays (120 ouvertures sont prévues cette année). Un mariage qui pourrait à la fois offrir de nouvelles opportunités au numéro un mondial de la cosmétique mais lui assurer également une « image » d’entreprise responsable en matière d’équité sociale et d’environnement. D’ailleurs, « Trends » nous rappelle que cette stratégie a déjà été menée par de nombreuses multinationales intéressées notamment par le commerce équitable : Unilever n’a-t-il pas fait main basse dès 2000 sur les glaces Ben and Jerry’s, un précurseur du genre ?

L’accès à l’eau douce, une priorité pour 40% de l’humanité

A l’échelle de la planète, l’eau douce ne manque pas et, pourtant, trop de personnes n’y ont toujours pas accès. Mauvaise gestion, moyens limités et changements environnementaux provoquent cette situation injuste : 40 % de la population mondiale ne dispose pas d’un service d’assainissement de l’eau. A l’occasion du 4ème Forum mondial de l’eau (Mexico du 16 au 22 mars 2006), les Nations unies publient leur deuxième rapport mondial sur le sujet. Réalisé par 24 agences de l’ONU, il établit que les ressources en eau douce sont aujourd’hui une grande priorité : la consommation en eau a été multipliée par six au cours du XXe siècle, quand la population n’a que triplé.

Le rapport pointe une crise de gouvernance provoquée par la faiblesse des investissements, l’inertie bureaucratique ou la corruption. Une enquête menée en Inde montre ainsi que 41 % des personnes interrogées ont payé plus d’un pot-de-vin au cours des six mois précédents afin de falsifier leurs relevés de consommation en eau.

Pour en savoir plus :

Le 4ème Forum Mondial de l’Eau à Mexico :
– Le site du 4ème Forum Mondial de l’Eau – 4th WORLD WATER FORUM (en anglais et en espagnol)
– Partenariat français pour le 4ème Forum Mondial de l’Eau

Le deuxième Rapport mondial des Nations Unies :
– Résumé du rapport en français (52 pages)

Le commerce équitable gagne du terrain

Un dépôt de coton quelque part en Inde. C’est peut-être ici que les distributeurs britanniques Sainsbury ou bien Marks and Spencer viennent s’alimenter pour produire des centaines de milliers de tee-shirt équitables. Lundi en Grande Betagne commence la quinzaine du commerce équitable : the Fairtrade Fortnight. Cette forme de commerce gagne du terrain chaque jour en Europe et plus généralement dans 58 pays développés. Elle fait vivre mieux environ 5 millions d’agriculteurs, de travailleurs et leur familles.
« C’est un peu comme pour la nourriture il y a longtemps, affirme le Pdg de Marks and Spencer Stuart Rose. C’est le début de quelque chose qui va grandir au fil du temps. Je crois que nous allons devenir les plus importants acteurs du Commerce équitable dans le coton dans le Royaume Uni cette année ».

Le coton mais aussi le thé et le café équitables n’auront plus de concurrence dans les rayons de Marks’ and Spencer dès le mois prochain.

« La chose merveilleuse à propos du commerce équitable affirme une experte britannique du Fair trade c’est que c’est très pratique pour vous et moi de lutter contre la pauvreté juste en changeant de produits quand nous allons faire nos achats ».

De plus en plus, les produits du commerce équitables, du café en passant par les vêtements en coton jusqu’aux fleurs, occupent les rayons des grands magasins.

Nicolas Hulot au Forum «du jetable au durable» à l’IUT de Corse

Nicolas Hulot est au Forum «du jetable au durable» aujourd’hui 9 mars 2006 à l’IUT

Un forum sur le développement durable aura lieu jeudi 9 mars à l’IUT organisé par un groupe d’étudiantes de 2ème année de TC.

Il sera question d’exposer le fondement et les perspectives de ce sujet écologique majeur pour le devenir de la planète.

Plusieurs intervenants spécialisés en la matière prendront part à cette journée parmi lesquels Nicolas HULOT qui s’exprimera au nom de sa Fondation pour la Nature & l’Homme.

Serge ORRU, président des Amis du Vent, sera également de la partie au même titre que Basile GUEORGUIEUSKY, spécialiste de l’environnement et co-auteur dernièrement d’un ouvrage intitulé «Design et développement durable».
Aussi Ange SANTINI, président du Conseil exécutif de Corse, ainsi que différents représentants de l’ADEME et de l’Office de l’Environnement seront présents.

Pour tous renseignements complémentaires, contacter le 06 22 81 33 38.

technologies de l’information et développement durable

Interventions, ateliers débats, démonstrations… autour de questions majeures sur un plan économique, social et environnemental : la téléphonie, Internet, le numérique peuvent-ils nous aider à sauver la planète et l’humanité ? Quelles solutions concrètes sont proposées ? Quels acteurs ? Quels calendriers ? Quels contenus de formation ?

Lafarge confirme son engagement en matière de développement durable

Lafarge est la seule entreprise de matériaux de construction répertoriée dans la liste 2006 des 100 multinationales les plus engagées en matière de développement durable.
Lafarge figure pour la deuxième année consécutive dans cette liste (« The Global 100 Most Sustainable Corporations in the World »), créée en 2005 à l’initiative de Corporate Knights Inc., avec le concours d’Innovest Strategic Value Advisors Inc.

Forum Qualité de vie 2006

EDITORIAL : Un Forum international sur la qualité de vie Dans un temps d’interrogations marqué par une crainte diffuse de l’avenir et, bien souvent, par un repli identitaire, il est, plus que jamais, essentiel de s’interroger sur les attentes et les expectatives de nos concitoyens. Et comme aujourd’hui la majorité des habitants de notre planète vit en milieu urbain, il est nécessaire d’éclairer tout particulièrement le cas des citadins. C’est dans cette perspective que se tient le Forum « Villes et Qualité de vie : Enjeux globaux, solutions locales ». La question est déterminante même si la multitude des problèmes quotidiens qui nous interpellent tend à en occulter les enjeux. Nous savons depuis longtemps que le système qui a conduit notre développement ces dernières décennies n’est pas durable et que notre bien-être fondé sur une croissance quantitative a atteint ses limites. Toutefois, notre gestion des affaires publiques, ancrée sur une vision de notre développement datant du XIXème siècle, peine à s’adapter aux nouvelles conditions du monde. Qui plus est, face aux coups de butoirs de la mondialisation, nous tendons à nous calfeutrer sur nos acquis en repoussant aux calendes grecques les vraies questions de notre devenir dans un monde globalisé. Certes, depuis plusieurs années, nous nous efforçons de préserver notre environnement, nous recréons des espaces de détente et les responsables politiques prennent mieux en compte les attentes citoyennes. Néanmoins, ces démarches ne sont pas à la hauteur des enjeux, ce qui explique en partie le désintérêt croissant des jeunes pour la politique. Le Forum du mois de mai à Genève n’a pas la prétention de proposer des solutions miracles, mais il veut poser, en présence des acteurs de la vie quotidienne, les vraies questions de notre devenir. Parler de la qualité de vie, c’est évoquer notre environnement, bien sûr, mais aussi les questions relatives au travail, à l’insécurité, aux transports, aux rapports sociaux et culturels. La qualité de vie est consubstantielle à la notion de proximité, elle est dans notre rapport au quotidien. En d’autres mots, elle ne relève pas de l’Etat mais de la mairie. D’où l’importance du dialogue avec les élus et avec les responsables locaux du développement. En ce sens, le Forum constitue un jalon pour faciliter une prise de conscience cruciale pour faciliter une sortie « par le haut » de la crise actuelle. C’est également avec cette ambition qu’il s’inscrit dans la préparation de la prochaine Exposition Universelle de Shanghai en 2010 qui focalisera l’attention du monde entier sur la qualité de vie en milieu urbain. L’avant-programme du Forum ENTRETIEN : M. Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, président du Grand Lyon – Quelles sont les principales réalisations de votre Ville pour améliorer la qualité de vie des habitants ? « La qualité de vie est la première préoccupation du citoyen urbain contemporain. Et pour cause : pollution de l’air, de l’eau, recul des espaces naturels sont des risques bien réels. C’est pourquoi il me semble essentiel non seulement de garantir la qualité de vie existante à Lyon, mais aussi de la renforcer. Cette politique d’amélioration de la qualité de vie ne peut être strictement « patrimoniale », réduite à la défense de l’existant pour une raison simple : le monde bouge, nos habitudes changent, nos modes de vie se transforment ». Suite de l’entretien SUJET DU MOIS : Environnement bâti et Qualité de Vie : les murs de la ville sous la loupe du développement durable En Europe, le secteur du bâtiment représente plus de 45% de la consommation d’énergie primaire et 25% des émissions de gaz à effet de serre. Face à l’augmentation des impacts du bâtiment sur l’environnement et la santé – les effets cancérigènes de l’amiante en sont un exemple – les progrès à faire sont nombreux. Ils concernent notamment la qualité des matériaux de construction et leur production, l’efficacité énergétique des bâtiments, la gestion de l’eau, des déchets et du bruit, le contrôle des chantiers et la cohérence des plans d’aménagement urbain. Deux nouveaux champs d’étude sont en développement : l’Eco-construction et l’Eco-gestion. L’un travaille sur la réduction des nuisances des bâtiments sur leur environnement, l’autre se penche sur le développement de méthodes de management et de finance qui encouragent les investisseurs à s’engager dans la voie de la qualité de vie. EXPERIENCES DE TERRAIN. Plusieurs initiatives commencent à émerger, au niveau local, pour améliorer la qualité de vie dans les villes. Chaque mois, notre Newsletter présente trois expériences, prometteuses ou déjà confirmées, qui œuvrent dans ce sens. –Faire avancer la construction durable : Association pour la Haute Qualité Environnementale (HQE) Comment maîtriser l’impact des bâtiments sur l’environnement extérieur et créer un environnement intérieur sain et confortable ? Comment réunir tous les acteurs du bâtiment au niveau national et établir un cahier des charges qui prenne en compte le développement durable tout au long du processus de construction ? C’est l’objet des travaux de l’association française Haute Qualité Environnementale. En savoir plusRéunir entrepreneurs et ingénieurs environnementaux : Association Ecoparc L’intégration du développement durable dans l’environnement bâti est une affaire complexe, qui relève de nombreuses compétences. Née en 2000, à Neuchâtel, suite à la revalorisation du quartier de la gare, l’association Ecoparc s’efforce de faciliter cette intégration de manière transversale et pragmatique auprès des entités de la région. En savoir plusFaciliter l’engagement citoyen : Association Robins des Villes L’association est née à Lyon d’un groupe de jeunes architectes et graphistes décidés à améliorer le cadre de vie urbain. Leur idée : donner à tous les habitants l’envie d’agir sur leur environnement, en leur faisant redécouvrir leur ville. Ils organisent en 1999 une rencontre sur le thème : « Comment aller vers des villes conviviales ? ». Leur activité ne fera que grandir dès lors. En savoir plus L’AGENDA9 mars 2006. Séminaire national sur « Le Bruit : le maîtriser et s’en protéger », Sophia-Antinopolis, France. – 16 au 22 mars 2006. 4e Forum Mondial de l’Eau, Mexico City, Mexico. – 22 – 24 mars 2006. Gestion biologique des déchets. 3e journées techniques nationales, Paris, Salon de l’Aveyron, France.

 

Fondation Ensemble > Promouvoir un nouveau développement humain intégrant la protection de l’environnement

La deuxième newsletter de la Fondation Ensemble, donne notamment la liste des derniers projets subventionnés et des informations sur les appels à projets en cours à la fondation : solidarité / environnement en France; protection de la biodiversité dans les pays du sud…

> Appel à projets biodiversité

L’environnement, dans les gestes et attitudes des Français

Les pratiques environnementales s’installent de plus en plus dans la vie quotidienne des Français. Le tri des déchets ou l’attention à la consommation d’électricité et d’eau sont désormais adoptés par une large majorité des ménages. L’achat de produits Bio, l’équipement en ampoules basse consommation ou l’attention à la quantité de déchets lors d’un achat sont moins pratiqués mais tendent à se répandre.
Le degré d’adoption de gestes « verts » par les Français est fonction d’une certaine aisance sociale mais aussi de leur sensibilité à l’environnement.
Cet état des lieux a été dressé à partir de l’enquête permanente sur les conditions de vie des ménages, réalisée par l’Insee en janvier 2005.

Une nouvelle organisation pour Eco-Emballages

Eco-Emballages se dote d’une nouvelle organisation pour accompagner au plus près les collectivités territoriales dans les nouveaux enjeux de pérennisation du geste de tri et d’optimisation de la collecte sélective des emballages. Cette nouvelle organisation s’accompagne d’un nouveau logo.

Eco-Emballages sera organisé à partir du 1er avril prochain, date anniversaire du décret qui l’a fondée, en 8 régions permettant d’assurer, au plus près, ses nouvelles missions d’expertise et de conseil auprès des collectivités territoriales. «Afin de répondre aux nouveaux enjeux en matière de collecte sélective d’emballages ménagers, souligne un communiqué, Eco-Emballages a en effet mis en œuvre depuis deux ans une stratégie visant à développer l’apport de services aux collectivités locales et aux entreprises adhérentes, en complément de son rôle financier.»

Ces services concernent principalement l’optimisation des systèmes de collecte sélective et de tri mis en œuvre par les collectivités territoriales afin d’assurer une maîtrise des coûts du recyclage des emballages ménagers. Ils se concentrent, pour les industriels, sur la prévention et l’éco-conception des emballages afin de réduire l’impact de ces emballages sur l’environnement.

Cette proximité assurée par 8 régions «sera garante d’une plus grande efficacité et permettra de mieux répondre aux besoins spécifiques notamment des agglomérations de plus de 100.000 habitants qui bénéficieront dorénavant d’un interlocuteur dédié».

Cette organisation, qui redéploie les collaborateurs actuels à périmètre constant, permettra d’atteindre les objectifs de 2008 et les engagements de recyclage en tonnage définis dans son nouvel agrément couvrant les années 2005-2010. Les nouveaux interlocuteurs des collectivités locales prendront contact avec elles dans les prochaines semaines.
Enfin, pour illustrer ce positionnement, Eco-Emballages a souhaité se doter d’un nouveau logo afin de lui assurer une plus grande visibilité.

Source : www.maire-info.com

« Le Plein s’il vous plait ! »

« Le Plein s’il vous plait ! », d’Alain Grandjean et Jean-Marc Jancovici, a été publié aux éditions du Seuil en février 2006.

Notre ambition est modeste, puisque la parution de cet ouvrage est juste destinée à sauver la planète (avec l’inconvénient que cela suppose aussi de sauver tous les emm… qui habitent dessus, petit problème sur lequel il faudra que nous nous penchions un de ces quatre), et que nous visons sa lecture par seulement 10% des électeurs inscrits avant la prochaine présidentielle. Ce serait juste un peu mieux, question ventes, que ce que Michael Crichton a fait aux Etats Unis avec son dernier roman : vous voyez, nous faisons profil bas.

Normalement, notre éditeur se charge de tout pour parvenir à ce résultat : petits arrangements avec le président iranien pour faire monter les cours du pétrole peu avant la sortie du livre, mise en avant du pétrole dans le discours de Bush sur l’état de l’union, négociations avec l’Education Nationale pour rendre le bouquin obligatoire au lycée, négociations avec les syndicats professionnels concernés pour le rendre obligatoire dans les salles d’attente des dentistes, coiffeurs, manucures et salons de toilettage pour chiens, et nous n’allons bien évidemment pas vous dévoiler ici tous ses trucs, des fois que la concurrence s’avise de nous les barboter.

Afin de ne pas être accusés de ne strictement rien faire pour sa promotion, quand même, nous avons décidé d’ajouter notre petite pierre à l’édifice en mettant en accès public, pour appâter le chaland toujours réticent à débourser 18 euros (tout fout le camp, je vous jure…), quelques informations hautement confidentielles telles que :

– le sommaire (ci-dessous),

les critiques et commentaires publiés sur notre prose (juste les bonnes, quand il y en aura, vous ne croyez quand même pas que l’on va se tirer une balle dans le pied en mettant les mauvaises ?).

Les prochaines conférences prévues de votre serviteur continuent à figurer sur la page créée pour « l’avenir climatique », même si il y est question d’énergie. Un peu d’espace de stockage gagné sur le disque dur du serveur qui héberge ce site, c’est aussi ca, les économies d’énergie !

Jean-Marc Jancovici

***

Sommaire du livre

Introduction

Chapitre 1 : Un doigt de pénurie, ou un zeste d’effet de serre ?

– Combien d’esclaves ?

– Dans les griffes de l’effet de serre

– Y’a plus de saisons

– Y’a plus de pétrole

– Y’a plus d’énergie


Chapitre 2 : Puis-je payer plus tard ?

– Une bonne vieille crise

– De « toujours plus » à « nettement moins »

Chapitre 3 : La technique : mirage ou miracle ?

– Un homme = 4 tonnes de pétrole

– L’autre, ce gaspilleur

– Les renouvelables : comment confondre 1 et 100

– Nucléaire et hydrogène : comment confondre court terme et long terme

– Plus de technique, c’est moins d’économies ?

– La technique non, l’organisation oui !

Chapitre 4 : Le politique se cache derrière le citoyen

– Des politiciens aussi nuls que nous

– L’illusion médiatique

– « Je veux bien, mais… »

Chapitre 5 : La croissance, une planche de salut… qui glisse

– L’inversion des pénuries : l’économie classique à la poubelle ?

– Une nature gratuite

– Le PIB : l’art de compter ce que l’on gagne en oubliant ce que l’on doit

– Comment aller plus mal (plus tard) avec un PIB qui s’améliore (tout de suite)

Chapitre 6 : Le pétrole : des prix cassés toute l’année

– Qui paye quoi à qui ?

– Myope comme le marché

– Le coming-out des coûts cachés doit avoir lieu

Chapitre 7 : La taxe, sinon rien !

– La taxe, nouvel espoir

– Une révolution en douceur

– Il y en aura pour tout le monde

– Cher devant !

– Donnez nous nos impôts quotidiens

– La compétitivité démasquée

– Vive la taxe !!

Conclusion

L’odyssée Sibérienne un rêve utile

L’odyssée Sibérienne est une expédition dédiée au développement durable. Partis du lac Baïkal, Nicolas Vanier et ses 10 chiens vont traverser la Sibérie sur 8000 km pour rejoindre Moscou.

C’est une grande marche dans la blancheur immaculée des vastes espaces sauvages de Sibérie. Une aventure dans des paysages époustouflants à la rencontre de peuples rivalisant d’ingéniosité pour vivre dans l’un des endroits jugé par d’autres comme l’un des plus hostile de la planète.

Sur plus de 8000 km de montagne, de taïga et de toundra, Nicolas Vanier et ses dix chiens vont progresser à raison de plus de 80 km par 24 heures sur une piste éphémère tracée une semaine avant son passage par des sibériens, trappeurs, éleveurs de rennes menés par une équipe Franco-Russe qui se relayera d’un village à l‘autre, d’un campement à un autre depuis Irkoutsk jusqu’à Moscou. Cette Odyssée qui a débuté le 2 décembre sur les bords du très mythique Lac Baïkal s’achèvera à la fin de l’hiver le plus froid de la planète sur la très symbolique Place Rouge de Moscou, spécialement enneigée pour l‘occasion. L’arrivée est prévue pour la fin Mars.

Cette expédition est placée sous le thème de l’éducation à l’environnement pour un développement durable, elle abordera 4 grands thèmes : la biodiversité, le changement climatique, la gestion des ressources naturelles et la déforestation.

Nicolas Vannier compte bien ramener de Sibérie des exemples concrets nécessaires à une prise de conscience ainsi que des témoignages provoquant des émotions et une volonté d’agir. Parce qu’il en est encore temps…

ENVIRONNEMENT ET INTERDISCIPLINARITé

Programme final et bulletin d’inscription de la journée d’études sur l’environnement et l’interdisciplinarité du 16 mars prochain. Le compte-rendu détaillé du séminaire organisé en lien avec ce thème l’an passé a été publié par la revue développement durable. JOURNÉE D’ÉTUDES Jeudi 16 mars 2006 de 9 h à 18 h co-organisée par – EA 2468 Dynamique des réseaux et territoires – Centre d’Etudes et recherches économiques interdisciplinaires de l’Artois – Réseau Développement durable et Territoires fragiles ENVIRONNEMENT ET INTERDISCIPLINARITé enjeux, démarches et retours d’expériences Université d’Artois (Arras) Amphithéâtre « Le Dôme » – Bâtiment des arts 9 rue du Temple – BP 665 – 62030 ARRAS Cedex Tél. : 03 21 60 38 13 – Fax : 03 21 60 38 12 Présentation de la journée d’études Depuis la révolution industrielle, les sociétés occidentales se sont essentiellement préoccupées d’un développement économique dont les effets moins bénéfiques n’ont été décriés que durant le dernier quart du XXe siècle. La prise de conscience de l’irréversibilité de certains processus environnementaux (changement climatique, réduction de la biodiversité…) amorce le débat sur le statut de l’environnement au sein de nos sociétés. Désormais, les questions environnementales font, en effet, partie intégrante des préoccupations des citoyens et des gouvernements. Cependant, la question du contenu auquel renvoie le terme d’environnement est rarement discutée et partagée. Cette journée d’études, faisant suite à un séminaire organisé en 2005 sur le thème « L’environnement : approches disciplinaires ou regards interdisciplinaires ? » , propose de porter un regard croisé sur l’environnement au travers des disciplines des Sciences Humaines et Sociales, Juridiques et Politiques et des Sciences de la Vie et de la Terre. Cette rencontre permettra d’explorer la façon dont les discours scientifiques se sont progressivement construits et de retracer les méthodologies qui ont été successivement mobilisées. Cette journée d’études se déroulera en trois temps : – D’abord, des présentations « disciplinaires » en Sciences Humaines et Sociales, juridiques et politiques qui porteront notamment sur les aspects cognitifs et évolutifs des avancées disciplinaires. – Ensuite, un retour d’expériences sur deux programmes de recherche régionaux montrera les apports de l’interdisciplinarité. – Enfin, un débat s’ouvrira sur la nécessité de faire dialoguer les disciplines des SHS et des SVT sur une thématique se situant au carrefour des relations société-nature. Cette journée d’études sera également l’occasion d’orienter la discussion vers l’appréciation des enjeux liés à l’évolution des discours vers le concept de développement durable. Programme de la journée d’études 09h00 Allocution d’ouverture de la journée d’études Jacques Sys, Président de l’Université d’Artois 09h15 Présentation de la journée d’études Les organisateurs

Partage des connaissances : présentations « disciplinaires »

09h30 L’environnement dans le discours de la socio-politique Bruno Villalba (Maître de conférences en sciences politiques, Université Lille-II) 10h00 L’environnement dans le discours historique Anne-Marie Granet-Abisset (Maître de conférences en histoire, Université Grenoble-II) 10h30 Pause café 10h45 L’environnement dans le discours des sciences de la gestion Aurore Moroncini (Maître de conférences en gestion, Université de Mons-Hainaut) 11h15 L’environnement dans le discours juridique Florence Jamay (Maître de conférences en droit, Université de Picardie Jules Verne) (sous réserve) 11h45 Discussion et débat avec la salle 12h30 Déjeuner libre

Retours d’expériences : deux exemples de recherche interdisciplinaire dans la rÉgion Nord-Pas-de-Calais

14h00 Problèmes environnementaux dans le bassin minier : vers de nouvelles gouvernances ? Bertrand Zuindeau (Maître de conférences en économie, Université Lille-I), Antoine Goxe (doctorant en sciences politiques, Université Lille-II) 14h45 Le Programme National d’Environnement Côtier (PNEC) : un exemple de recherche interdisciplinaire en sciences humaines et sociales sur l’évaluation des risques côtiers le long des rivages de la Côte d’Opale Philippe Deboudt (Maître de conférences en géographie, Université Lille-I), Hervé Flanquart (Maître de conférences en sociologie, Université du Littoral Côte d’Opale) 15h30 Pause café

Table ronde : regard croisÉ entre sciences humaines et sociales et sciences de la vie et de la Terre

16h00 Bernard Kalaora (Professeur en sociologie, Université de Picardie Jules Verne), Patrick Matagne (Maître de conférences en épistémologie et histoire des sciences, IUFM Nord-Pas-de-Calais), Francis Meilliez (Professeur en géologie, Université Lille-I), Jacques Weber (Directeur de recherche, économiste et anthropologue, directeur de l’Institut Français de la Biodiversité) 17h00 Débat général et discussion 17h30 Synthèse de la journée d’études Stéphane Callens (Professeur en économie et directeur du Centre EREIA) et Jean-Pierre Renard (Professeur en géographie et directeur de l’EA 2468 DRT) 18h00 Clôture de la journée d’études

Bordereau d’inscription

Journée d’études du jeudi 16 mars 2006 ENVIRONNEMENT ET INTERDISCIPLINARITé : enjeux, démarches et retours d’expériences A renvoyer à : Madame Deregnaucourt Université d’Artois – Maison de la recherche 9 rue du Temple – BP 665 – 62030 ARRAS Cedex

Inscription obligatoire, entrée gratuite

NOM : Prénom : Organisme : Fonction : Adresse complète : E-mail : Téléphone : Date limite d’inscription, le 10 mars 2006 /_/ Je souhaite déjeuner avec les intervenants et les organisateurs (dans la limite des places disponibles) Pour ceux qui souhaitent déjeuner avec les intervenants et les organisateurs, veuillez envoyer un chèque de 16 euros à l’ordre de l’Agent comptable de l’Université d’Artois.

Comité d’organisation

Marc GALOCHET Maître de conférences en Géographie, Université d’Artois – EA 2468 Dynamique des réseaux et des territoires – Valérie MOREL Maître de conférences en Géographie, Université d’Artois – EA 2468 Dynamique des réseaux et des territoires – Olivier PETIT Maître de conférences en Economie, Université d’Artois – Centre EREIA – Jérôme LONGUÉPÉE Maître de conférences en Economie, Université d’Artois – Centre EREIA

Renseignements

Madame Deregnaucourt Université d’Artois – Maison de la recherche 9 rue du Temple – BP 665 – 62030 ARRAS Cedex Tél. : 03 21 60 38 13 – Fax : 03 21 60 38 12

Lieu de la journée d’études

Accès au campus d’Arras de l’Université d’Artois : Depuis la gare TGV (sortie : rue E. Breton), tourner à gauche et prendre la deuxième rue à droite (rue Alexandre Georges) jusqu’à son extrémité, rue du Temple. Prendre celle-ci à droite : l’université est immédiatement sur la gauche. L’accès au « Dôme » est également possible par la rue de Cambrai (Bâtiment des arts).

 

Documents joints

Le développement durable dans le texte

Les rapports annuels des entreprises du CAC 40 sont envahis ces dernières années de la notion de développement durable. Un concept qui s’invite aussi de plus en plus dans la communication publique. La France s’est même engagée à offrir aux citoyens une information fiable et transparente en la matière. Un exercice difficile pour les communicants au vu de la complexité de cette notion.

La révolution numérique n’a pas épargné les directeurs de la communication des collectivités territoriales. A-t-elle pour autant transformé les pratiques et la stratégie de la communication publique ? « Oui et non », répond une récente étude sur la question. Démonstration.

Banlieues et développement durable : dossier spécial de « Facteur 4D » N°30

Toute l’équipe de 4D a le plaisir de vous informer de la parution de  » Facteur 4D  » N°30 / janvier-février 2006

AU SOMMAIRE DE CE NUMERO

– Actualité du développement durable
– Humeur durable
– Quelques initiatives au Burkina Faso
– Quand banque rime avec solidarité
– Un cadre de référence pour les projets territoriaux de développement durable

Dossier spécial :
Banlieues et développement durable

– 4D en activités
– 4D inaugure l’Observatoire !
– Les Mardis de 4D
– Les acquisitions de l’Espace René Dumont

– Agenda des manifestations

6ème Marché Européen du commerce équitable et de la finance solidaire

Chaque année la Quinzaine du commerce équitable est un événement national qui met le commerce équitable à l’honneur lors des deux premières semaines de mai. Le COLECOSOL – collectif pour la promotion du commerce équitable en Alsace coordonne ce temps fort au niveau régional en organisant la Quinzaine du commerce équitable en Alsace du 29 avril au 14 mai.

Cet événement, qui se déroulera dans toute la région sous des formes diverses, se clôturera les 13 et 14 mai par le 6ème Marché Européen du Commerce Equitable et de la Finance Solidaire au Pavillon Joséphine de l’Orangerie à Strasbourg.

Les diverses manifestations de la Quinzaine du commerce équitable en Alsace seront menées avec la double volonté de toucher un public diversifié et de présenter la démarche du commerce équitable sous des formes différentes.
On trouvera ainsi au programme plus d’une dizaine d’événements : une pièce de théâtre à Ungersheim (68), une exposition d’Artisans du Monde à Colmar, la présence d’un bus Max Havelaar et une projection-débat à Strasbourg,…

Lors de ces deux semaines, le COLECOSOL accueillera plusieurs producteurs du Sud inscrits dans la démarche du commerce équitable. Leur témoignage permettra au public alsacien de mieux saisir les réalités auxquelles ils sont confrontés.

Le 6ème Marché Européen du commerce équitable et de la finance solidaire, sera l’événement phare de la Quinzaine du commerce équitable en Alsace. Cette manifestation, qui se tiendra comme les années précédentes au Pavillon Joséphine à Strasbourg, réunira plus d’une cinquantaine d’exposants originaires de France, d’Allemagne et d’ailleurs.

Cet événement permettra de faire découvrir aux 4500 visiteurs attendus cette année la diversité des produits issus des filières de l’agriculture et de l’artisanat équitables du monde entier.

Parce que l’on peut désormais consommer, voyager, épargner, s’habiller… autrement, les autres secteurs de l’économie solidaire seront présents au 6ème Marché Européen du commerce équitable et de la finance solidaire.

Cette manifestation offrira, en plus de son ambiance festive et conviviale, des temps fort de réflexion (table-ronde, conférence) et un espace avec des activités spécialement consacrées aux enfants.

Faire participer son PC aux recherches climatiques

Vous n’utilisez votre ordinateur qu’occasionnellement ? Faites-le participer à des calculs sur les changements climatiques.

Le groupe de médias britannique BBC reprend le principe du programme « FightAIDS@Home« , qui consistait à mettre à profit les performances de votre ordinateur, lorsqu’il était sous-exploité, dans des calculs pour la mise au point de médicaments contre le SIDA. Basé sur le même principe, la BBC lance le programme « Climat Change ». Votre machine calculera les variations de température, la couverture des nuages, les chutes de neige… dans le but de mieux observer les changements climatiques. Le projet Climat Change nécessite 10.000 machines volontaires.

L’idée vient d’une équipe de chercheurs de l’Université d’Oxford. Ces derniers, voyant les sommes astronomiques et la puissance de calcul nécessaire pour les recherches climatiques, ont eu l’idée de mettre à contribution les machines de tout un chacun. Le but est d’accélérer les calculs et d’en réduire les coûts.

Remarque : le programme se présente comme un écran de veille. Il ne ralentit pas votre ordinateur et laisse la priorité aux programmes en cours d’excécution.

Télécharger le logiciel pour Windows (XP et 2000)

Télécharger le logiciel pour Linux