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Vu du ciel : protéger l’eau, c’est défendre la vie

L’eau douce est la plus précieuse richesse de notre planète, mais aussi la plus convoitée et la plus menacée. Elle est à l’origine de toute vie sur Terre et a le pouvoir de former les paysages les plus spectaculaires : gorges, canyons, glaciers, chutes, deltas, fleuves…

Le Guide Vert des Stations de Montagne

Où en est le développement durable en station de montagne ?

C’est à cette question que l’association Mountain
Riders a souhaité répondre en publiant son premier Guide Vert des stations de sports d’hiver.

Tri sélectif, traitement des eaux usées, transports collectifs, chauffe eau solaire, chaufferie au bois … autant d’alternatives environnementales qui
commencent à voir le jour dans nos montagnes.

C’est pour encourager les professionnels, les élus et informer le grand public, que le Guide de Vert de Mountain Riders répertorie les actions novatrices de 45 stations alpines et pyrénéennes. On y apprend notamment comment se rendre en station sans sa voiture, si votre station préférée organise le tri ou développe les énergies renouvelables …
Indispensable pour choisir sa station cet hiver !

Prix : 2 €. Plus d’info ou commande sur www.mountain-riders.org

Laurent Burget, du pôle environnement de l’association précise : «L’objectif de ce guide est d’encourager les professionnels et les élus et d’informer le grand public, pour une pratique des loisirs plus en accord avec notre environnement».

Une démarche de concertation :

S’appuyant sur une enquête réalisée cet été auprès de 80 grandes stations des Alpes et des Pyrénées, le Guide répertorie les 45 stations qui y ont répondu. Mairies, remontées mécaniques et offices de tourisme de chaque station se sont vues interrogées sur leurs équipements et leurs actions concernant 23 critères environnementaux :

Transport : station piétonne, incitation au covoiturage, accès facile, carburants verts.

Déchets : tri, déchetterie, journée de ramassage des déchets sur les pistes, tri en interne, cendrier de poche.

Eau : assainissement, boues, système de réduction de la consommation d’eau, toilettes sèches.

Sensibilisation à l’environnement : certification ISO14001, panneaux de prévention sur les pistes, école, événement, prévention environnement, information au tri.

Énergie : systèmes à basse conso, énergie solaire ou chauffe eau solaire, dynamo ou mico-centrale, chaufferie au bois.

C’est pour encourager les professionnels, les élus et informer le grand public, que le Guide Vert de Mountain Riders répertorie les actions novatrices de ces 45 stations alpines et pyrénéennes. On y apprend notamment comment se rendre en station sans sa voiture, si votre station préférée organise le tri ou développe les énergies renouvelables… Indispensable pour choisir sa station cet hiver !

Laurent Burget, du pôle environnement de l’association précise : «L’objectif de ce guide est d’encourager les professionnels et les élus et d’informer le grand public, pour une pratique des loisirs plus en accord avec notre environnement. Nous souhaitons que chaque année plus de stations nous fassent part de leur actions en faveur de l’environnement pour que nous puissions communiquer sur ces actions pour informer les vacanciers et inciter les professionels à continuer dans cette voie là ».

Un Pool de partenaires
Toutes les données récoltées ont été vérifiées et recoupées par les partenaires à la fois publics : ADEME et Agences de l’Eau, privés : Lyonnaise des eaux et indépendants : associations locales de citoyens.

Ce guide voit le jour grâce au soutien financier de : La Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, l’ADEME, l’Association Nationale des Maires de Stations de Montagne, La Fondation Somfy, La Lyonnaise des eaux…

Le sport au service de l’action humanitaire

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En 2006, Jean Galfione, champion olympique de saut à la perche, Vincent Ohl, photographe, et Alain Trouvé, professeur d’arts martiaux, ont décidé de regrouper leurs forces et leurs compétences en fondant Athlètes du Monde. Depuis, l’association mène des actions pour les enfants et les femmes victimes de l’exploitation et de la violence dans le monde. Elle sensibilise le grand public et le monde sportif à l’enfance privée de droits pour mobiliser les opinions locales et internationales.

Gazéification de la biomasse : nouvelle avancée des chercheurs du CEA

En direct des labos Portés à une température d’environ 900°C, les matériaux organiques tels que le bois se transforment à l’aide de vapeur d’eau en un mélange gazeux renfermant principalement du monoxyde de carbone (C0) et de l’hydrogène. Or il est possible de produire des carburants de synthèse de type gazole à partir de ces deux molécules. Seul inconvénient, la présence dans le mélange gazeux produit à partir de la biomasse, de méthane, de dioxyde de carbone, de goudrons volatils, de particules et d’autres composés issus des cendres de biomasse, autant de molécules préjudiciables au procédé chimique de synthèse du biodiesel. Certes, l’utilisation d’un procédé catalytique permettrait de purifier ce gaz. Mais celui-ci entraînerait à l’échelle industrielle des contraintes de coût et de fiabilité. D’où l’idée d’une équipe du CEA de Grenoble d’explorer une solution, thermique celle-ci, consistant à coupler au réacteur de gazéification une installation dite « étage haute température ». A une température de 1300 à 1 500° C, et en présence de vapeur d’eau, celle-ci permet de « casser » les molécules de goudrons et de méthane pour ne récupérer que le CO et l’H2, l’apport d’énergie sur les deux étapes se faisant par alimentation électrique. Cette démonstration de « vaporeformage », les chercheurs grenoblois viennent de la réaliser en laboratoire. Pour ce premier essai, l’étage haute température a fonctionné en mode autonome. Mais dès le début 2007, la mise en place d’une liaison à 900° C entre la sortie du réacteur de gazéification et l’étage haute température permettra à cette équipe du CEA de poursuivre des expérimentations complémentaires et indispensables à l’étude de la faisabilité technico-économique de l’ensemble de ces procédés qui présentent le gros avantage de ne pas générer de gaz à effet de serre. Pour en savoir plus, contact : – CEA – Stéphane Laveissière : tél. +33(0)1 64 50 27 53 Rédacteur : – ADIT – Jean-François Desessard

 

Bientôt au large de l’Angleterre, la plus grande ferme éolienne du monde

Plus de de 340 moulins à vent, pouvant atteindre 100 mètres de haut, vont être érigés en pleine mer • De quoi produire chaque année environ 1% de l’électricité consommée en Grande-Bretagne •

Par Denis Delbecq
LIBERATION.FR : mercredi 20 décembre 2006

Voilà une ferme «aquatique» qui ne nourrirra personne mais éclairera plus d’une lanterne. La Grande-Bretagne a décidé de se doter de la plus grande installation éolienne au monde. Pas moins de 341 moulins à vent géants d’une hauteur de 85 mètres à 100 mètres, seront érigés en pleine mer au large des côtes sud-est de de l’Angleterre, face à l’estuaire de la Tamise.

Le projet «London array» devrait produire la consommation d’un quart de la population de Londres, dans une gamme de vents comprise entre 11 km/h et 90 km/h. Il permettra d’éviter chaque année «l’émission de presque deux millions de tonnes de dioxide de carbone», responsable du réchauffement climatique, a souligné le consortium London array, composé des groupes énergétiques EON et Shell ainsi que de l’équipementier Core. La ferme produira environ 1% de l’électricité consommée chaque année en Grande-Bretagne.

Face à l’urgence écologique, que ferez-vous ?

« La maison brûle et nous regardons ailleurs… », tel était le cri lancé par l’actuel président de la République au Sommet mondial du développement durable en 2002 à Johannesburg.
Chacun sait que les perspectives de ce siècle sont préoccupantes (changement climatique, perte de biodiversité, pollutions, insécurité sanitaire…). Aujourd’hui, les enjeux environnementaux rejoignent en importance les grands enjeux politiques, et ils interpellent nécessairement les politiques à tous les niveaux, du local à l’international.

Le Manifeste de l’Express pour préserver la Planète

LEXPRESS.fr a recueilli les propositions de ses invités et des internautes pour répondre à « l’urgence écologique ». Elles ont servi à composer un manifeste, que L’Express a soumis à la signature des principaux présidentiables.

Guide de l’engagement citoyen

La jeune Maison d’Edition Voie citoyenne a le plaisir de vous informer de la récente parution de son 1er ouvrage :

« Guide de l’engagement citoyen – 100 sites référencés pour construire un monde plus juste et plus humain »

Préface de Jean-Marie PELT
14.8 x 21 cm. 112 pages en bichromie –
Imprimé sur papier recyclé – 3ème trim. 2006
11,90 € TTC

Un ouvrage de référence qui facilite la découverte du monde citoyen grâce à :

– un parcours thématique exposant les grands enjeux actuels :
démocratie participative, énergies renouvelables, commerce équitable, information indépendante, solidarité internationale…

– des fiches pratiques présentant de façon synthétique les associations

Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire

Vous souhaitant d’agréables fêtes
Bien cordialement,

Frédérique Maury
Gérante

Voie citoyenne
8 allée des Peupliers
54130 St Max
06 74 49 27 51

Ideo, le premier magazine de l’éco-citoyen

IDEO Mag réalise la synthèse des nouvelles manières de consommer, apparues depuis quelques années, qui se traduisent par une plus grande responsabilité dans l’ensemble des actes quotidiens. Tous les domaines sont abordés : Environnement, Santé, Bien être, Ecologie, Nutrition, Recyclage, Energies renouvelables, Automobile, Mode, Design, Architecture, Décoration, Tourisme, Psychologie, Cosmétiques, Loisirs … Nous sommes tous citoyens du monde par Fabien Richert, rédacteur en chef de Ideo mag Une prise de conscience d’une ampleur inconnue est en train se développer : l’homme n’est pas seul… au monde ! Le battement d’ailes du papillon en Asie peut provoquer un raz-de-marée en Floride (et inversement), des automobiles qui paressent dans les bouchons du périphérique parisien et c’est un enfant d’Afrique qui ne peut manger ce qui doit pousser sur sa terre. Nous sommes tous liés les uns aux autres et la confortable pensée qui consiste à se dire que « ce n’est pas en changeant mes habitudes, à moi, un sur 6 milliards, qui vais pouvoir arranger les choses ! » est un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre. Les voyants de notre planète sont passés au rouge et nous devons agir, chaque jour, pour que le pire n’arrive pas. IDEO Mag est né de cette prise de conscience, de ce quotidien qui peut justement changer les choses, de ces gestes simples qu’il suffit de répéter pour qu’ils deviennent des habitudes. L’exemple des trajets en voiture est l’un des plus significatifs. Chaque matin, vous avez le réflexe d’emmener vos enfants à l’école en voiture. Le trajet fait en moyenne 1 km (2 pour l’aller-retour), à midi idem, à 13h30 pareil et pour la sortie de classe également. Si l’on multiplie par les 150 familles d’une école moyenne, ce sont 36 tonnes de CO² qui sont rejetés dans l’air par an. Multiplions cela par le nombre d’établissement, ajoutons les trajets inutiles pour aller à la boulangerie située à 500 mètres… et l’on obtient une pollution de « confort » aussi énorme qu’évitable. Des exemples comme celui-ci, on peut en trouver des dizaines. IDEO Mag va, à chaque parution, vous présenter des situations et solutions concrètes, pratiques et simples à mettre en œuvre, visant à réduire notre impact négatif non seulement sur l’environnement, mais aussi sur tout ce qui nous entoure. Commerce équitable, alimentation plus saine, cosmétiques moins nocifs ou optimisation de l’habitat, nous souhaitons tous vivre mieux sans trop de sacrifices. Et c’est bien là que réside le dilemme de cette démarche : comment vivre mieux sans vivre moins ? Tout le monde se pose cette question, les pays en voie de développement, les industriels (on se plait en tout cas à le supposer…) et plus généralement, les citoyens que nous sommes toutes et tous. Si vous lisez IDEO Mag, c’est que, comme nous, vous souhaitez apporter votre pierre à l’édifice du monde que nous allons léguer à nos enfants, dans l’état le moins catastrophique possible. La rédaction d’IDEO Mag n’est pas composée de vertueux éco-citoyens qui respecteraient scrupuleusement toutes les règles du savoir-vivre en harmonie avec la nature mais de femmes et d’hommes, de parents, de citoyens, de consommateurs qui ont l’environnement en tête comme on fredonne une chanson gaie. Penser l’environnement, le vivre au quotidien sans en devenir fanatique est sans aucun doute le meilleur moyen de ne pas le subir comme une contrainte. Alors, si vous vous reconnaissez dans ces quelques lignes, n’hésitez pas à réagir, à nous écrire, à nous proposer des sujets d’article, à faire bouillonner le premier magazine qui parle d’écologie sans teinte politique et d’environnement sans projet utopique. Le magazine est disponible en kiosque actuellement au prix découverte de 3.50 €

 

10 propositions pour une économie solidaire

Citoyens, vivez solidaires

Investissez-vous dans toutes les initiatives soucieuses de l’Homme et de l’environnement. Faites appel au commerce équitable qui rémunère les producteurs à leur juste prix. Participez aux groupements de consommateurs et de producteurs et privilégiez ainsi les circuits courts du producteur au consommateur. Adressez-vous aux entreprises de services, de production, de recyclage (vêtements, électroménager, etc.) qui emploient de nombreuses personnes en risque d’exclusion ou des handicapés. Réconciliez l’acte de consommation avec le désir de solidarité. Donnez un sens solidaire à votre épargne. Donnez de votre temps à ceux qui en ont besoin.

Salariés, épargnez solidaire

Depuis 2001, vous pouvez confier une partie de votre rémunération à des fonds salariaux solidaires créés dans les grandes entreprises ou dans des groupements d’entreprises. Leur montant global a déjà doublé entre 2004 et 2005. Une fraction de ces fonds – 5 à 10% – est investie dans des entreprises solidaires, pourcentage sur lequel l’épargnant retrouve son capital initial mais renonce à ses intérêts. Cette capacité d’investissement solidaire pourrait atteindre 200 millions d’euros d’ici à cinq ans. Il est possible d’aller bien au-delà. A deux conditions : assurer sa promotion et améliorer la réglementation.

Étudiants, actifs, syndicalistes, militants associatifs, devenez entrepreneurs solidaires

Préparons les candidats à ces métiers difficiles en leur proposant des formations de qualité, en les accompagnant dans leur projet. Ce sont là des défis décisifs : point d’entreprises sans entrepreneurs qualifiés.

Collectivités publiques, achetez solidaire

La loi permet de faire exécuter une partie des marchés publics de l’État, des collectivités locales, des bailleurs sociaux par des entreprises solidaires. Mais ces clauses sociales sont souvent ignorées par manque de volonté politique mais aussi de compréhension mutuelle. Mettez en place des facilitateurs qui concilient les contraintes techniques des donneurs d’ordre et les capacités opérationnelles des entreprises solidaires du bâtiment, des travaux publics, de l’entretien des espaces verts, du nettoyage, de la surveillance, de la restauration…

Régions, contribuez au développement de l’économie solidaire

Fortes de votre double compétence en développement économique et en formation, appuyez les opérateurs qui orientent et accompagnent les porteurs de projets à travers les maquis administratif et financier. Facilitez le débat démocratique autour de leurs projets. Organisez l’allocation des aides régionales au démarrage du projet et les soutiens durables à leur mise en œuvre. Assurez une évaluation périodique des résultats obtenus. Veillez à consacrer 15% de votre budget d’action économique à l’économie sociale et solidaire en passant contrat de projet avec l’Etat et en travaillant étroitement avec les départements et les communes.

Départements, appuyez-vous sur l’économie solidaire pour employer les personnes en grande difficulté

Au-delà de l’impératif moral de leur redonner une place dans la société, tout démontre que le soutien à l’économie solidaire est un investissement rentable pour les finances publiques. En retrouvant un travail, ces personnes deviennent des producteurs de richesses et donc d’impôts et de cotisations sociales.

Financiers, prenez des risques sur l’économie solidaire

La Caisse des Dépôts en a la tradition et les banques mutualistes le font de longue date, parce que c’est conforme à leur vocation sociale et qu’elles y gagnent des clients stables. Les réseaux de finance solidaire, comme France Active, savent placer l’épargne solidaire dans des projets dont la viabilité a été expertisée et confortée. Le capital-risque solidaire n’en est qu’à ses débuts. Toutes les banques peuvent prouver qu’elles sont socialement responsables : l’inscription de leurs actions en ce sens dans leur rapport annuel influencerait leur notation.

Entreprises, coopérez avec l’économie solidaire

Les entreprises solidaires ne sont pas des concurrentes mais des partenaires qui peuvent donner du sens à votre engagement social et conforter votre ancrage territorial. Engagez avec elles toute forme de coopération par recours à leurs services et à leur personnel ou en passant des marchés de co-traitance et de sous-traitance. Encouragez et abondez la participation de vos salariés à l’épargne salariale solidaire. Tout ceci vaut particulièrement pour les entreprises de l’économie sociale qui peuvent nouer de fructueux partenariats avec l’économie solidaire.

Syndicats, impliquez-vous dans l’économie solidaire

Développez l’épargne salariale solidaire dans les entreprises. Sensibilisez les institutions représentatives des salariés (comités d’entreprise, etc.) aux initiatives de l’économie solidaire. Enfin, soyez novateurs pour que les salariés des entreprises solidaires aient les mêmes possibilités de représentation que ceux des entreprises classiques.

À l’État enfin de lancer un Plan en faveur de l’économie solidaire et de le respecter

Cette économie se développe par l’expérimentation, le bénévolat, et l’initiative locale. Mais, elle a aussi besoin de la solidarité nationale, ce qui la rend très vulnérable aux changements incessants des directives publiques. C’est pourquoi l’État doit définir un cadre juridique souple et stable, soutenir l’économie solidaire par des aides à la personne, par des co-financements des initiatives des Régions et des Départements, qui s’inscriraient très naturellement dans les contrats de projets pluriannuels en cours de négociation. Il doit aussi veiller à la pérennité et au développement de l’économie solidaire en se portant garant, à long terme, des financements qui lui sont destinés.


L’économie solidaire de proximité a l’ambition, non pas bien sûr de remplacer l’économie de marché, mais de s’attaquer aux problèmes des plus démunis et aux besoins individuels et collectifs délaissés par le marché et l’État. A travers cette solidarité active, nous voulons manifester notre résistance à la fatalité, et notre confiance dans le progrès social et la démocratie. Cette ambition vaut aussi pour l’Europe et pour le monde. L’Europe ne peut se construire sur les seules forces du marché. Elle aspire à plus de solidarité, avec des résultats jusqu’ici contrastés et fragiles. L’équilibre économique mondial est menacé s’il ne prend pas la voie de relations équitables et s’il ne se résout pas à ménager et à partager les ressources.

À nos concitoyens qui redoutent de perdre toute prise sur leur futur et sur l’avenir de leurs enfants, nous envoyons un message de confiance : l’économie solidaire est créatrice de nouveaux emplois et porteuse de grands espoirs.

Pour un New Deal écologique

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Ce sont 250 000 emplois qui pourraient être créés en cinq ans grâce aux nouvelles technologies de l’environnement, soutient Corinne Lepage, qui présentait le 14 décembre dernier « Pour un New Deal écologique », un ouvrage collectif de l’association Ecoresp. Fruit du travail d’une vingtaine de professionnels attachés à l’écologie, ce rapport compile 315 propositions d’ « éco-économie sociale ». Une version enrichie de la première épreuve d’Ecoresp publiée en mars 2006. Cette série de mesures reprend les analyses internationales, et notamment celle du récent rapport Stern qui pointe du doigt la dérégulation et les dommages économiques causés par le réchauffement climatique. Optimiste, la présidente du parti Cap 21 (Citoyenneté, Action, Participation pour le XXIe siècle ) va plus loin. Elle pense que l’écologie peut même générer des richesses durables et solidaires. Mais pour cela, il convient de « ne pas rater la révolution des NTE », les nouvelles technologies de l’environnement: « Dans un pays en voie de désindustrialisation, il s’agit de secteurs prometteurs. Or, en France, nous n’avons pas d’entreprises leader », regrette Corinne Lepage interrogée par L’Express. Entre autres propositions phares de ce rapport, on peut citer la réorientation des aides agricoles vers les exploitations et technologies vertes, un prêt à taux zéro pour les projets visant une plus grande efficacité énergétique, la taxation des revenus pétroliers ou la formation aux métiers de pointe de l’environnement. Des propositions jugées réalistes par Corinne Lepage, citant à l’appui de nombreux exemples d’innovations et de réussites européennes. Pour en savoir plus sur Ecoresp 2 :
Ecoresp2
Ecoresp2
Ce livre est le fruit d’un travail collaboratif mené pendant plusieurs mois par des professionnels des questions environnementales (chefs d’entreprises, fonctionnaires territoriaux, consultants, etc.) soucieux de développer une vision alliant réalisme et optimisme d’une nouvelle économie conjuguant performance économique et respect de l’environnement. A partir du recensement de bonnes pratiques en France, en Europe et dans le Monde, ce livre-débat expose les raisons du retard français en la matière et propose des pistes innovantes pour sortir des blocages actuels. Dans 12 secteurs d’activités, ce livre met en débat près de 200 propositions qui pourront être les moteurs de l’emploi de demain : énergie / santé / commerce / eau / air & bruit / Economie des matériaux et gestion des déchets / agriculture / chimie / industrie / bâtiment / transports / finances. Ecoresp 2 est téléchargeable sur le site de l’@telier de presse.

 

Autobio, ça roule pour la Terre

Réalisé par une équipe de spécialistes qui partagent une égale passion pour l’automobile et pour l’écologie, AUTOBIO se veut un porte- parole responsable et avisé. La devise du magazine : « Pouvoir continuer à rouler en se faisant plaisir sans avoir à en rougir ! ». Sérieux, documenté, objectif, ouvert, curieux, AUTOBIO entend apporter une contribution fraiche et constructive à ce nouveau monde automobile et participer avec vous à la « révolution énergétique ». L’éditeur Luc JAGUELIN répond aux questions de Cdurable.info : Cdurable.info : Comment a germé l’idée d’Autobio et comment a-t-il été créé ? Luc JAGUELIN : Passionnés d’automobile mais soucieux du respect de l’environnement, nous avons souhaité relayer l’information permettant au plus grand nombre de prendre conscience que l’on pouvait envisager un usage satisfaisant de tous les véhicules en faisant appel à d’autres sources d’énergie que le 100 % pétrole. A quel lectorat s’adresse Autobio ? AUTOBIO s’adresse à tous ceux qui s’intéressent et aiment l’automobile mais qui souhaitent, dans le même temps, contribuer dés maintenant à la réduction des émissions nocives. Quel est le but d’une telle publication auprès des lecteurs ? AUTOBIO veut apporter un maximum d’informations au lecteur afin de lui permettre de choisir sa voie dans toutes les offres des constructeurs et pouvoir ainsi continuer à rouler en consommant moins d’énergie et en polluant moins. Une forme de révolution douce entre le monde de l’automobile actuel et celui de demain forcément plus solidaire et respectueux de l’environnement. Cela s’inscrit-il dans une démarche pédagogique ? La démarche d’AUTOBIO a forcément une dimension pédagogique puisque ce magazine invite son lecteur à la réflexion et, plus encore, à décider en connaissance de cause. Que retrouve-t-on dans Autobio ? AUTOBIO présente un panorama large et ouvert de toutes les offres des constructeurs de véhicule 2 et 4 roues, présente les différentes sources d’énergies moins polluantes ainsi que les différents acteurs du marché. AUTOBIO offre une source d’information globale et ouverte sur toute l’industrie des transports à vocation écologique. Au sommaire du n°1 : un face à face entre la Honda Civic Hybrid et Toyota Prius, un dossier consacré au bioéthanol, le pétrole vert ?
PPDA annonce la sortie de AutoBio
PPDA annonce la sortie de AutoBio
Quels sont les premiers retours, le lancement a-t-il atteint les objectifs que vous vous étiez fixé ? AUTOBIO semble rencontrer un succès réel, en particulier auprès des médias. Quant aux résultats des ventes, nous en saurons plus dans quelques jours car nous avons fait réaliser un sondage par le MLP. Toutefois, après quelques jours, notre sentiment est très positif. AUTOBIO est un bimestriel vendu en kiosque 5 €.

 

Guide méthodologique de l’Agenda 21 scolaire

Le guide « De l’école au campus, agir en ensemble pour le développement durable – guide méthodologique de l’Agenda 21 scolaire » est sorti !

Conçu par le Comité 21 en coordination avec le groupe de pilotage de son programme « Education au développement durable » (une quarantaine d’organismes experts), ce guide s’adresse à la communauté éducative et aux acteurs de l’éducation au développement durable. L’ouvrage propose dans sa partie centrale une méthodologie pour conduire une démarche Agenda 21, de l’école au campus. Illustrée par de nombreux exemples et témoignages de jeunes, d’enseignants, de parents d’élèves, d’associations et de collectivités, elle fournit des ressources pour rendre ces démarches convaincantes et efficaces, à la fois pour l’établissement, pour le territoire et pour la planète. La méthodologie est complétée par une approche pédagogique des enjeux du développement durable et un panorama des Agenda 21 scolaires en Europe et des possibilités offertes aux jeunes pour contribuer activement à la protection de l’environnement et à la solidarité, du local à l’international.

Edition : Comité 21 – Co-diffusion avec le CRDP Académie de Paris – avec le soutien de l’ADEME et la Fondation Véolia Environnement. 104 pages – 16 euros

Télécharger la présentation au format .pdf

Le paradoxe du choix

Peut-on encore résister aux sirènes de la consommation ? Comment déjouer les pièges des marques des industriels et des médias ? Faut-il, en définitive, réduire l’éventail des possibles pour être heureux ? On s’imagine qu’avoir l’embarras du choix est une garantie de liberté individuelle, donc de satisfaction. Or qu’il s’agisse de s’offrir un nouveau jean, de s’abonner à un opérateur téléphonique, de désigner son médecin traitant ou de placer ses économies, toute décision est devenue affreusement compliquée dans les sociétés occidentales. Analysant ce phénomène moderne, Barry Schwartz dresse ici un constat surprenant : le « trop de choix » se révèle néfaste pour notre bien-être – et, bien sûr, pour notre porte-monnaie. Mais on peut y remédier.  » Un supermarché standard commercialise plus de trente mille produits – un choix vertigineux. Et plus de vingt mille nouveautés atterissent sur les rayonnages chaque année, presque toutes condamnées à l’échec. Faire ses courses en comparant les tarifs pour obtenir les meilleurs rapports qualité-prix ajoute une dimension supplémentaire à l’étendue des possibilités. Un consommateur véritablement averti, précautionneux et attentif, pourrait passer le plus clair de son temps à tenter de sélectionner une boîte de biscuits apéritifs s’il prenait en compte le prix, le parfum, la date de péremption, la fraîcheur, les matières grasses, la teneur en sodium et le nombre de calories. Mais qui a le loisir de se pencher sur ces détails ? Voilà peut-être pourquoi les consommateurs ont tendance à se cantonner aux produits qu’ils ont l’habitude d’acheter. Ils ne remarquent même pas les 75% d’articles qui rivalisent pour attirer leur attention et leur argent. Qui d’autre qu’un chercheur réfléchirait, ne serait-ce qu’une seconde, au fait qu’il doit choisir entre presque trois cents sortes de petits gâteaux ? » Extrait du livre Le paradoxe du choix de Barry Schwartz L’avis de Cdurable.info : hilarant ! Les exemples ne manquent pas dans ce livre et ils nous renvoient tous à nos propres comportements. Cet ouvrage, militant, nous invite à exercer notre libre arbitre avec plus de discernement. logo_eyrolles-2.gifLe Paradoxe du choix de Barry Schwartz aux éditions Michel Lafon en vente chez notre partenaire Eyrolles.com au prix de 15,20 €

 

Eco-ecole : un label international d’éducation à l’environnement

Une contribution à la généralisation de l’éducation à l’environnement dans les établissements scolaires

Télécharger la plaquette d’appel à projet national 2006

Télécharger la synthèse de l’évaluation de l’année pilote

Télécharger le dossier de participation

Programme international d’éducation à l’environnement, Eco-Ecole est un label décerné aux écoles élémentaires et aux établissements scolaires du secondaire qui se mobilisent pour l’environnement.

Dans les écoles et les établissements qui se portent volontaires, les élèves, les enseignants, la direction et les personnels travaillent successivement sur quatre thèmes prioritaires : l’eau, l’énergie, les déchets et l’alimentation, nouveau thème proposé depuis la rentrée 2006.

Dans le cadre des enseignements et en partenariat avec les élus locaux, des associations locales et des parents d’élèves notamment, ils mènent un diagnostic qui débouche sur des réalisations concrètes d’amélioration des bâtiments scolaires et de leur gestion.

La méthodologie en sept étapes favorise l’action sur l’environnement de proximité que constitue l’école ou l’établissement scolaire.

Les outils d’accompagnement (manuel Eco-Ecole) fournis par l’of-FEEE permettent aux acteurs et aux partenaires de l’école de se rassembler dans la démarche. Grâce aux liens faits avec le programme scolaire et des propositions d’activités, les enseignants intégrent l’éducation à l’environnement dans leurs cours.

Sensibilisation aux enjeux environnementaux et éducation à la citoyenneté sont donc au cœur de ce programme.

Télécharger une présentation A4 recto verso du programme

Paris 2011, la grande inondation

A partir du samedi 16 décembre, diffusion du documentaire « Paris 2011, la grande indondation » sur Canal +. L’histoire Janvier 1910. Paris est inondé. Bilan : 200 000 sinistrés, un milliard de francs de dégâts. Cette crue est centennale. Elle va se reproduire, les experts sont formels.
la grande inondation
la grande inondation
Février 2011. Un technicien du métro parisien cherche désespérément sa femme qui doit accoucher dans un hôpital menacé par la crue ; un couple de touristes se réfugie dans un centre d’hébergement tandis que le fils de la préfète en charge des opérations se retrouve bloqué dans un distributeur bancaire… Les deux tiers de la capitale sont inondés : plus d’électricité, de téléphone, de chauffage, ni de gaz. Les transports à l’arrêt, l’économie paralysée, le quotidien des Parisiens bouleversé, des milliers de personnes fragilisées et des milliards d’euros de dégâts… A propos Paris, 1910 : une crue historique Le scénario de PARIS 2011 : LA GRANDE INONDATION s’inspire du PSSI, le Plan de secours spécialisé inondation, établi par la préfecture de police de Paris, un plan censé sauver Paris du désastre. Au cours de l’hiver 1910, des inondations ont ravagé la moitié nord de la France et l’Histoire n’a retenu que les images des rues de Paris transformées en canaux vénitiens. Imaginons les quais hauts annexés par la Seine sur sept kilomètres, et des quartiers entiers baignant dans une eau limoneuse et glaciale. La crue de 1910 fut la plus importante du siècle en région parisienne. Le niveau de l’eau atteignit sa hauteur maximale le 28 janvier : 8,62 mètres à Paris. Quatre-vingt-dix ans plus tard, la peur de l’inondation centennale ressurgit dans les esprits. Ainsi, depuis quelques années, l’hiver est prétexte à faire le point sur la vulnérabilité et les conséquences d’une crue de type 1910 dans Paris et sa région. Une prouesse technique PARIS 2011, LA GRANDE INONDATION est tourné en haute définition au format 16/9. De plus, pour varier le dispositif, la mise en scène s’appuie sur un découpage de l’image en plusieurs zones de type « multiscreen ». Cette technique permet de suivre plusieurs personnages parallèlement ou en alternance, d’avoir plusieurs points de vue sur la même action, et de revenir sur les images d’archives de 1910. Les effets spéciaux tiennent une place considérable dans le film pour nous plonger au coeur de la ville inondée. La société Mikros a pris en charge la réalisation des trucages, des images de synthèse et des séquences de modélisation 3D (matte painting de rues inondées, évolution de la montée de l’eau, pluies savamment dosées, restitution du trajet de l’eau et de l’électricité dans les réseaux souterrains…). Les récits et archives de l’inondation de Paris en 1910, couplés aux images de synthèse, permettent aujourd’hui de montrer une hypothétique crue centennale.

 

Il est temps de coopérer !

« l’un des problèmes de base auquel le monde est confronté est celui de la coopération » Krishnamurti Oui, il est temps de coopérer pour un développement désirable, ayant des possibilités réalistes d’être durablement soutenable … Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. « Il nous faut faire en sorte », pour reprendre une expression de la plupart de nos représentants politiques, de contribuer dès aujourd’hui, ici et maintenant, à notre niveau de responsabilité, à un nouveau paradigme qui remette l’humain au cœur de nos activités professionnelles et comme objectif de nos entreprises économiques. L’environnement étant une condition essentielle à préserver et la gouvernance, le moyen d’inscrire cette démarche concertée d’amélioration continue dans la durée. Alors comment l’information, denrée périssable et éphémère dès lors qu’elle est presque exclusivement liée à l’actualité événementielle et ponctuelle, trop souvent diffusée sans recul ni perspective, comment l’information pourrait-elle être durable ? « L’information durable » pourrait prendre un sens si elle pouvait revêtir à la fois : – un caractère objectif, indicateur d’une réalité partagée en l’état actuel de nos connaissances et de notre niveau de conscience , – une signification porteuse d’ouvertures, de solutions positives à long terme. Objectif ?
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C’est la base éthique de tout bon travail journalistique visant à établir et rendre compte des faits dans leur contexte en croisant différentes sources. L’objectif de Cdurable.info est de présenter une vision transversale de l’information économique, sociale, politique, environnementale, scientifique, … pour permettre à chacun d’en tirer une synthèse utile et porteuse de sens, pour construire ensemble, par la coopération mutuelle, notre avenir à tous. Je crois que pour changer le monde, il faut commencer par changer soi-même. Je crois aussi que l’union fait la force. C’est pourquoi Cdurable.info réunit les acteurs du changement pour un développement réellement durable, par l’information qui circule, la coopération qui renforce et l’imagination qui construit un nouveau paradigme. Une alternative crédible, équitable, profitable et responsable est possible ! A nous de la construire ensemble par notre intelligence collaborative … Cyrille Souche, Directeur de la publication

 

Aux arbres, citoyens !

Par Simon BONOTTI La nouvelle campagne de la FCPN pour tous les curieux de nature ! La Fédération des clubs CPN (Connaître et Protéger la Nature) propose sa nouvelle campagne d’éducation à la nature … ADOPTER un arbre près de chez soi DÉCOUVRIR la vie des arbres SOIGNER les arbres malades DISSÉMINER des graines et des plants d’arbres
Aux arbres citoyens !
Aux arbres citoyens !
Participez au lancement de la campagne en téléchargeant le livret « Aux arbres, citoyens ! » Céquoiça la campagne ? D’une durée de 2 à 3 ans, les campagnes d’éducation à la nature de la FCPN sont destinées à toutes les personnes qui s’intéressent à la nature et qui souhaitent agir en sa faveur : Clubs CPN, familles, groupes d’amis, enseignants, animateurs, éducateurs, associations,… Participer à la campagne d’éducation à la nature « Aux arbres, citoyens ! », c’est s’engager à connaitre et à protéger l’arbre des villes et des villages. Pour vous aider à découvrir et à agir pour les arbres, la FCPN propose de 2006 à 2008 de nouveaux outils pédagogiques, techniques et informatifs sur le thème de l’arbre. CAHIERS TECHNIQUES Un cahier pour connaître la vie des arbres « Devenez dendrologue en herbe »- A paraître : fin janvier 2007 Un cahier pour apprendre à diagnostiquer l’état de santé de l’arbre et le soigner « Sentez la santé des arbres » – A paraître : printemps 2007 Un cahier pour acquérir des techniques de dissémination d’arbres « Disséminez, c’est gagné ! » – A paraître : automne 2007 + Un classeur de fiches pédagogiques + Un bulletin de liaison contenant de nombreuses informations pratiques, des retours d’expériences, des rdv de l’arbre à ne pas manquer,… + Des idées d’activités et des propositions d’actions + Un forum internet + Des affiches et d’autres supports de communication sur l’arbre

 

REACH adopté par le Parlement européen

Mercredi 13 décembre 2006, à Strasbourg, les députés européens ont adopté le règlement REACH (enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques). Malgré leur volonté d’une législation plus poussée, les socialistes français ont signé ce texte qui ouvre la voie à l’élimination progressive des produits chimiques les plus dangereux. Mais, ils entendent bien s’assurer que les moyens financiers nécessaires soient déployés pour une application efficace du règlement européen.

Après quatre ans de débats houleux sur la législation sur les produits chimiques (REACH), les eurodéputés ont fini par se mettre d’accord. Ce texte prévoit la création d’une agence chargée d’enregistrer d’ici onze ans les 30 000 substances fabriquées et importées dans l’Union européenne, lorsque leur quantité dépasse une tonne par an. Des tests à l’enregistrement seront pratiqués pour déterminer leur dangerosité.

Mais si l’objectif est louable – éliminer les substances dangereuses pour la santé et l’environnement du marché – la législation reste trop frileuse sur certains points pour les socialistes français. « Nous avons voté en faveur de la position commune sur le règlement REACH par conscience politique », souligne Bernard Poignant, président de la délégation socialiste française au Parlement européen. Car « le rapport de sécurité chimique que l’entreprise doit remettre lors de l’enregistrement de sa substance n’est obligatoire que pour les substances produites à partir de 10 tonnes, alors que REACH couvre celles produites à partir de 1 tonne », expliquent les eurodéputés socialistes.


Lire la suite sur le site hebdo.parti-socialiste.fr

Ecolos cherchent intellos

Alors que l’environnement devient un enjeu central de la présidentielle grâce à Nicolas Hulot, les intellectuels français, eux, restent absents du débat. Pourquoi un tel silence ?

L’écologie, tout le monde en parle. Vous, moi, vos voisins, vos médias et même – si, si ! – vos politiques, depuis qu’un certain M. Hulot a mis les pieds dans le plat de la campagne présidentielle. En 1995, le sociologue Emmanuel Todd avait alerté sur la « fracture sociale » ; au tour de Nicolas Hulot de déclarer l’« urgence écologique » et de déclencher une avalanche verte : livres à la pelle, couvertures de magazines comme s’il en pleuvait, émissions télé et expos de sensibilisation – dont la dernière en date à La Villette, « Changer d’ère ». Mais bizarrement, les intellectuels restent assoupis, quasi absents du débat public dans un pays qui a pourtant fait de la pensée « engagée » un label maison. Hulot lui-même s’en désole. « Où sont-ils donc ? Pourquoi sommes-nous seuls à porter ce discours ? Du coup, on nous demande d’assumer toutes les missions : alerter, agir, théoriser et repenser le monde. Peut-être sommes-nous des crétins absolus mais qu’on nous le dise ! »
On a voulu partir à la recherche des intellectuels perdus. Un matin, au Press Club, à deux pas des Champs-Elysées. Naïvement, on s’était dit que ce jour-là ils y seraient, forcément. Nicolas Hulot et son comité de veille lançaient leur Pacte écologique, adossé à un livre de propositions concrètes et éminemment politiques. Il y avait là beaucoup de journalistes, des représentants d’ONG, un bon panel d’experts et de figures de l’écologie comme l’astrophysicien Hubert Reeves, l’agroécologue Pierre Rabhi ou le photographe Yann Arthus-Bertrand. Et puis, last but not least, une brochette artistico-people : Luc Besson, Mathieu Kassovitz, Pascal Obispo, Julien Clerc, Florent Pagny. Et puis ? Et puis rien. Tandis que, lyrique et efficace, Nicolas Hulot appelait à la tribune à redonner du sens au progrès, à inventer un nouvel humanisme, on s’est dit qu’il était bien là, le chaînon manquant : dans ce silence des intellectuels, en décalage flagrant avec une société de plus en plus sensible, elle, aux enjeux environnementaux (neuf Français sur dix préoccupés par la question, selon un sondage Ifop de novembre).
Bien sûr, on pourrait voir là l’énième signe d’une époque obnubilée par les médias, où les deux seules figures capables de mobiliser l’opinion sur l’« urgence écologique » sont Nicolas Hulot et, dans une moindre mesure, Yann Arthus-Bertrand, soit deux baroudeurs télégéniques, comme le fut déjà leur aïeul au bonnet rouge, le commandant Cousteau. Drôle d’époque où il faut qu’Hulot menace de se présenter à l’élection présidentielle pour que – enfin ! – l’écologie devienne un thème de campagne sérieux. Et que Yann Arthus-Bertrand passe un coup de fil à Jean-Louis Debré pour que ce dernier organise une projection à l’Assemblée d’Une vérité qui dérange, le docu d’Al Gore sur le réchauffement climatique.

Ségolène Royal : « Ce que je veux dire à Nicolas Hulot »

En exclusivité pour le Nouvel Observateur, la candidate socialiste explique pourquoi elle est « favorable à la signature du pacte écologiste ». Elle répond point par point à ses propositions qui sont, à ses yeux, « des premiers pas » encore insuffisants pour relever le triple défi de la lutte pour l’environnement, de l’urgence sociale et du développement économique durable.

Quelques extraits de la Tribune de Ségolène Royal :

« Le Pacte écologique est un engagement qui touche au cœur de l’exigence environnementale, mais je propose de lancer dès maintenant une nouvelle étape allant au-delà.
J’ai placé l’excellence environnementale au cœur de mon programme et je placerai le développement durable au cœur de mon action. La France doit devenir exemplaire en matière de politiques publiques visant au développement durable dans l’ère de l’après-pétrole.
Dans ma région, j’ai appliqué cette politique par la preuve en assignant l’objectif d’excellence environnementale au territoire, notamment avec l’initiative Climat qui reprend les objectifs de Kyoto.
Depuis le Sommet de Rio en 1992, où je représentais la France en tant que Ministre de l’Environnement, l’évolution n’est pas bonne. Pourtant, la prise de conscience est là. Manque la volonté politique. Nous avons une responsabilité historique face aux défis du changement climatique et à la préservation de la biodiversité.
Nous ne devons pas avoir peur d’affronter cette réalité nouvelle, mais au contraire la saisir comme l’occasion d’une révolution douce dans nos modes de production et de consommation. »

« Je suis animée par cette volonté et je m’engage, si je suis élue, à mettre tout en œuvre pour que la France devienne le pays leader de l’excellence environnementale, de la réussite économique et de l’ordre social juste.  »

« Si je suis élue c’est la Présidente de la République qui sera garante des choix de la croissance durable !
Si le climat n’a pas de frontière, le changement climatique et le passage à l’après-pétrole ne frapperont pas tout le monde de la même manière. Certes le diagnostic de la crise n’est ni de droite ni de gauche, mais seule une véritable politique de gauche permettra d’éviter que ce soient les plus modestes qui soient les plus touchés par les désordres écologiques. »

« Je m’engage donc sur :
– l’exemplarité de l’Etat et des administrations en matière d’excellence environnementale ;
– une politique des transports ambitieuse prolongeant les mesures encore trop faibles du Plan Climat ;
– l’incitation des entreprises à faire des efforts importants de recherche et développement pour l’efficacité énergétique ;
– la réduction de l’utilisation des substances dangereuses pour la santé publique. »

« Merci à Nicolas Hulot d’avoir fait émerger la prise de conscience de l’urgence écologique. Il a montré que les Français se soucient de l’état dans lequel ils la laissent la planète aux générations futures.
Je veillerai à ce que cette question reste centrale tout au long de la campagne.
Je m’engage aujourd’hui, comme je l’ai fait en tant que Ministre et dans ma région, en faveur du développement durable. Je ferai de l’environnement l’un des cœurs de mon action, comme un pilier de la croissance durable et de l’ordre social juste. »