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Clip video : Eric Prydz vs Floyd – Proper Education

Si vous aimez l’ecologie, les Pink Floyd, les Yamasaki (acrobates de rue) et l’humour anglais, vous devriez apprecier ce clip !

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Le manifeste des maires de banlieue

L’association des maires Ville & Banlieue, qui regroupe 120 communes de toutes tendances, a rédigé cet appel tel un SOS politique lancé à ceux qui briguent l’Elysée. Voici leurs revendications en douze points. Instaurer une péréquation financière nationale et locale permettant aux villes de banlieue, ayant sur leur territoire les populations les plus pauvres, d’offrir à leurs habitants un service public local comparable à la moyenne des villes françaises. Mettre les banlieues, au-delà de la politique de la ville, dans la logique de l’aménagement du territoire et du développement dès 2007. Faire des villes de banlieue, à l’occasion de leur renouvellement urbain, des villes phares de l’habitat et du développement durable. Accorder une priorité nationale à la desserte des villes de banlieue mal reliées aux réseaux efficaces de transports en commun. Redessiner des intercommunalités proches de la réalité des bassins d’emploi et d’habitat, pour lisser les disparités dans les agglomérations, au lieu de favoriser les regroupements ségrégatifs, comme souvent en Ile-de-France. Appliquer la loi SRU (article 55) pour développer l’offre de logements sociaux accessibles dans toutes les communes des agglomérations. Privilégier fiscalement les communes qui bâtissent. Etendre le renouvellement urbain aux quartiers d’habitat indigne. Rapprocher quartiers en difficulté et pôles de richesse économique par des programmes ciblés de formation professionnelle et des dessertes efficaces. Lever les blocages administratifs et financiers à la création de petites entreprises, et les accompagner. Faire de la lutte contre l’échec scolaire une cause nationale. Créer des collèges et lycées d’excellence en banlieue, des internats éducatifs dans chaque agglomération. Remettre en activité la police de proximité, faire évoluer la formation de la police, retisser des liens de confiance avec la population. Développer les systèmes alternatifs à l’incarcération, les sanctions éducatives, tout en s’attaquant à la rénovation des prisons. Soutenir ceux qui concourent à faire de la banlieue le symbole des mixités réussies. Défendre la laïcité des espaces et des services publics pour promouvoir une société ouverte, démocratique, fraternelle, tournant le dos aux formes diverses de séparatisme culturel. Promouvoir les villes de banlieue qui font de la lutte contre toutes les discriminations une priorité politique, en donnant l’exemple dans leurs services municipaux et dans leurs villes. Rassembler dans un ministère des Territoires, la Ville, le Logement, l’Aménagement du territoire et la Direction générale des collectivités locales.

 

Reporters sans frontières publie son rapport annuel 2007

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L’organisation a rendu public, le 1er février, son rapport annuel 2007 qui dresse un état des lieux de la situation de la liberté de la presse dans 98 pays. Ce document revient sur les principales violations des droits des journalistes survenues en 2006 et offre des perspectives thématiques et régionales sur l’état des libertés des médias et de l’Internet à travers le monde.

Devenez allié pour la planète !

L’alliance pour la planète, vous connaissez ? Mais si, ce collectif d’ONG déterminé à faire vivre concrètement la Charte de l’Environnement pour construire un nouveau pouvoir citoyen. Les 5mn de répit pour la planète du 1er février c’était eux ! Et la notation des partis sur leur prise en compte des priorités environnementales dans leur politique, encore eux ! D’ailleurs, le site www.lalliance-2007.fr dédié à cette action évolue et fait désormais appel à tous ceux qui possèdent un site perso et souhaitent y afficher leur soutien à l’alliance pour la planète.
En téléchargeant le buzz-kit, installant le logo officiel puis en référençant votre site sur la page dédiée, vous pouvez devenir allié pour la planète.
Et puis si certains se sentent une âme de créatif, nous serons ravis de diffuser vos créations sur le sujet dans l’espace blog qui s’est refait une beauté.
Alors n’attendez plus, vous aussi rejoignez les alliés !
Toutes les infos sur la section alliés pour la planète

L’équipe web de l’alliance 2007.

Conférence de l’ORSE « dialogue social et responsabilité sociétale des entreprises » le 21 février 2007 de 9h à 12h30

A l’occasion de la publication :

– du rapport du groupe de travail de l’ORSE sur « Dialogue social et responsabilité sociétale des entreprises »

– du répertoire sur « Les pratiques des entreprises en matière de négociation des accords cadre internationaux « ,

-et du guide pratique « Partenariats stratégiques ONG-Entreprises »

l’ORSE organisera une conférence :

Mercredi 21 février de 9h à 12h30

au Conseil économique et social

Au cours de celle-ci sera rendue publique l’étude que l’ORSE a sollicitée auprès de Vigéo sur la réalité de l’engagement des entreprises européennes dans le domaine du dialogue social et de la liberté d’expression des travailleurs (classement sectoriel et géographique).

Interviendront :

Francine Blanche, Membre du Bureau confédéral de la CGT

Walter Cerfeda, Membre du Bureau de la Confédération Européenne des Syndicats (CES)

François Chérèque, Secrétaire général de la CFDT

Bertrand Collomb, Président de Lafarge

Nicole Notat, Présidente de VigeoGroup

François Perigot, Président d’honneur de l’Organisation Internationale des Employeurs (OIE)

Daniel Richard, Président de WWF France

Guy Ryder, Secrétaire général de la Confédération Syndicale Internationale

Olivier de Schutter, Secrétaire général de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH)

Jean-Luc Vergne, Directeur des Ressources Humaines de PSA Peugeot Citroën .

Le nombre de places étant limité, nous vous invitons à renvoyer à l’ORSE votre bulletin d’inscription avant le 16 février 2007

Télécharger l’invitation et le bulletin d’inscription au format .pdf

Cordialement

Jean-Pierre Sicard

Vice Président de l’ORSE

Directeur Développement Durable
Caisse des Dépôts
278, bd Saint-Germain – Paris – 75007
Tél : 33 (1)-58-50-41-18

Rapport du GIEC : quelles conséquences pour la France ?

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Les experts du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ont remis un premier rapport résumant les observations scientifiques sur le changement climatique, un rapport qui prévoit d’ici 2100 un réchauffement dans une fourchette de 2 à 4,5 degrés au-dessus des niveaux pré-industriels. Attendu seulement en avril, le second rapport du GIEC détaillera les conséquences du réchauffement terrestre et les options d’adaptation qui s’offrent à l’homme. Quelles sont les principales conséquences du réchauffement climatique pour la France ?

L’appel de Paris pour l’environnement

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Jacques Chirac a clôturé la conférence internationale de Paris pour une gouvernance écologique mondiale, en appelant à la mise en place d’une « véritable organisation internationale » de l’environnement. « Nous tous ici présents, Citoyens de la Terre, nous appuyons les efforts des Nations qui se mobilisent, dans un esprit de souveraineté partagée, pour renforcer la gouvernance internationale de l’environnement », a déclaré le président français. « Nous appelons à transformer le Programme des Nations Unies pour l’environnement en une véritable Organisation internationale à composante universelle à l’image de l’Organisation mondiale de la santé », a-t-il ajouté. Un « groupe pionnier » de « plus de quarante pays » a été constitué pour promouvoir ce projet, qui est contesté notamment par les Etats-Unis et les grands pays émergents. Cet appel intervient au lendemain de la publication du rapport des experts du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec), qui ont lancé un avertissement sans précédent sur l’ampleur du changement climatique en insistant sur la responsabilité humaine dans le réchauffement de la planète. Rapport alarmant du Giec Le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec), rendu public le 1er février, affirme que le réchauffement est « sans équivoque » et qu’il est « très probable » (90% de probabilité) que l’essentiel de l’accroissement de température observé soit imputable au rôle de l’homme. Le « Résumé à l’intention des décideurs », dont la rédaction a été finalisée par 500 experts mondiaux, après une semaine de discussions à huis clos à l’Unesco à Paris, est sans ambiguïté. « Ceux qui doutaient ne le peuvent plus », a lancé le directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) lors de sa présentation. La communauté scientifique vient de franchir une nouvelle étape dans l’élaboration d’un consensus. À l’horizon 2100, la température moyenne à la surface du globe devrait s’élever de 1,1 à 6,4 degrés par rapport à 1980-1999, la fourchette la plus vraisemblable allant de 1,8 °C à 4 °C, avec une «meilleure estimation à 3 °C ». Ces résultats, jugés « prudents et non catastrophiques » par le collectif Réseau Action Climat, confirment l’ampleur du réchauffement établi jusqu’à présent. Jamais les concentrations de dioxyde de carbone n’ont été aussi élevées depuis 650 000 ans. Le réchauffement s’est accéléré, avec 0,74 °C supplémentaire de 1906 à 2005, contre 0,6 °C au cours du XXe siècle, comme établi dans le précédent rapport. De son côté, le niveau des océans pourrait s’élever de 18 à 59 centimètres, avec une forte probabilité que la fourchette oscille plutôt entre les valeurs resserrées de 28 et 43 centimètres. Plus inquiétant, un réchauffement moyen de 1,9 °C à 4,6 °C par rapport aux valeurs de l’ère préindustrielle pendant plusieurs milliers d’années entraînerait la disparition complète de la glace au Groënland, ce qui aurait pour effet à terme d’élever le niveau des mers de sept mètres environ. C’est ce qui est déjà arrivé il y a 125 000 ans. Et encore. Les données scientifiques les plus récentes sur l’accélération de la fonte des glaces du Groënland et de l’Antarctique, n’ont pas pu être prises en compte dans ces estimations. Sans être alarmiste, on peut dire que les événements climatiques extrêmes et les vagues de chaleur vont se multiplier, les précipitations augmenter dans l’hémisphère Nord et les sécheresses s’aggraver, tandis que l’intensité des cyclones – un point très débattu – devrait s’accroître. jour_d_apres_01.jpg « Si vous pensez qu’il n’existe aucun rapport entre le constat scientifique et les décisions politiques, vous vous trompez », a lancé le président du Giec, Rajendra Pachauri. « Nous voyons ce qu’il coûte de ne rien faire. » Récemment, le rapport Stern a évalué à 5 500 milliards d’euros le coût de l’inaction. « Il n’est pas trop tard. Rejoignez la révolution énergétique », clamait Greenpeace vendredi sur des banderoles à Paris. Le secrétaire exécutif de la Convention de l’ONUsur le climat, Yvo de Boer, a appelé à la convocation d’un sommet avant les prochaines négociations sur l’avenir du protocole de Kyoto (après 2012) à Bali en novembre 2007. À la différence du ministre de l’Environnement canadien, George W. Bush a hier entériné ce rapport sans réserve. « Chacun reconnaît qu’une riposte globale au changement climatique doit engager les grands pays en développement comme la Chine, l’Inde et le Brésil », a-t-il affirmé.

 

Documents joints

25e édition du concours du Crédit coopératif

La Fondation du Crédit coopératif a ouvert la 25e édition du concours de l’Initiative en économie sociale. Il récompense chaque année des organismes de l’économie sociale (associations, entreprises coopératives, mutuelles, etc.) qui se distinguent par une initiative novatrice au plan économique, technologique, social et/ou culturel, notamment en termes de développement durable, d’accès à la citoyenneté des personnes handicapées et d’égalité des chances. 870 entreprises ont déjà été récompensées et 21 100 000 euros attribués depuis 1983.

La date limite de dépôt des dossiers est le 5 mars
– Contact : Denis Tzarevcan

Rejoignez la révolution énergétique avec Greenpeace

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Après la publication du rapport du GIEC et alors que s’ouvre la conférence sur l’environnement initiée par Jacques Chirac, Greenpeace projette dans différents lieux parisiens (Bastille, rue de Rivoli, Montparnasse et sur les Champs Elysées) un spot vidéo qui interpelle les citoyens et les décideurs sur nos responsabilités face à l’urgence climatique.
La vidéo diffusée sur la façade de l'Opéra Bastille
La vidéo diffusée sur la façade de l’Opéra Bastille
La communauté scientifique est unanime : une augmentation de la température de plus de 2°C aurait des conséquences dramatiques : inondations, famines, exodes, destabilisation de l’économie, appauvrissement de la biodiversité… Face à l’urgence climatique, repensons notre façon de produire et de consommer l’energie ! Prenons en main notre destin climatique ! Greenpeace vous donne l’occasion de changer le scénario du réchauffement climatique. Inscrivez-vous sur le site internet de la révolution énergétique, chaque semaine vous recevrez un e-mail vous proposant d’accomplir plusieurs « missions » pour sensibiliser la population et lutter contre le réchauffement climatique. Suivez la révolution énergétique, jour après jour, sur le blog de l’opération.

 

Imaginer une ville durable et solidaire

Imaginer, jouer, construire ensemble la ville de demain, c’est ce que
propose ce 4e cycle de l’Upedd. Avec du théâtre forum improvisé ou
encore un projet de réinsertion des jeunes à travers la construction
de maison en bois. Cette réflexion collective est le point de départ
d’un cycle de conférences consacrées à des alternatives durables
pour la ville de demain.

Télécharger le programme des conférences du cycle 4 et 5 de l’Université Populaire de l’eau et du Développement Durable

Mardi 6 Février 2007

EFFERVESCENCE SOCIALE A IVRY !

Transports, logement, emploi… des habitants questionnent la ville d’aujourd’hui et établissent le cahier des charges de la ville de demain.

Un groupe d’habitants d’Ivry pose des questions sur sa vie et sur sa ville aux participants de l’Université populaire. Une réflexion collective se construit ainsi par le théâtre et l’improvisation. Cette « expertise populaire » sera le point de départ d’un cycle consacré à des alternatives durables pour la ville : le bois dans l’habitat, à la fois matériau écologique et outil d’insertion sociale ; « la ville creuse », une nouvelle façon de se déplacer et d’organiser la ville.

Quand le théâtre-forum permet à des citoyens de devenir les experts-auteurs du changement. Une démarche originale qui interpelle aussi le public dans la salle. Ça vaut le détour !

Citoyens, venez donner votre avis et participer au débat !

Avec la Scène Quai Est [[fait partie du réseau Arc-en-ciel Théâtre]], association d’Ivry pratiquant le théâtre forum, en partenariat avec les associations le CRIC [[Comptoir de Ressources et d’Implications Citoyennes à Ivry]] et Atout Majeur C[[entre d’accompagnement pour l’insertion sociale et professionnelle à Ivry]]

Accueil à partir de 19 heures – début de la séance à 19 h 30

A l’Agence de développement du Val de Marne – 23 rue Raspail, à Ivry sur Seine (métro mairie d’Ivry)

Ma planète en héritage

Les experts du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) rendent ce vendredi leur quatrième rapport scientifique. Créé en 1988, à la demande du G7, par l’Organisation météorologique mondiale et le Programme pour l’environnement des Nations unies, le GIEC a déjà publié trois rapports confirmant notamment le rôle de l’homme dans le réchauffement constaté au XXe siècle et tablant sur une hausse de température de 1,4 à 5,8 degrés d’ici à 2100, selon les scénarios. Jacques Chirac a également convoqué cette semaine à Paris une Conférence internationale pour une gouvernance écologique mondiale. Objectif : aboutir à une mobilisation internationale en faveur de la préservation des équilibres écologiques et à la création d’une Organisation des Nations unies pour l’environnement, appelée de ses vœux par le président français.

Les cultures Low Input-High Diversity, une solution vraiment durable pour les biocarburants

La production accélérée au niveau mondial d’éthanol (à partir de maïs, de canne à sucre, de betteraves ou de déchets végétaux) et de biodiesels (à partir de soja et d’autres oléagineux) crée une compétition pour l’utilisation des terres les plus fertiles, doublée d’un accroissement de l’utilisation des engrais et des pesticides, et d’une menace pour la biodiversité quand de nouvelles terres sont converties à ce type de monoculture.

Des chercheurs de l’Université du Minnesota, Saint Paul viennent de montrer qu’une source potentielle très prometteuse de biocarburants aux Etats-Unis réside dans des cultures de type prairie, à forte biodiversité, établies sur des sols peu fertiles ou dégradés, qui ne nécessitent que peu d’apport d’engrais et de traitements chimiques (cultures Low Input-High Diversity ou LIHD).

L’étude a porté sur 152 parcelles plantées en 1994 dans des sols dégradés de Cedar Creek dans le Minnesota et suivies chaque année depuis. Pour étudier l’effet de la biodiversité les parcelles ont été plantées avec 1, 2, 4, 8 ou 16 espèces herbacées pérennes, sans engrais, et irriguées seulement au début de l’expérience. La biomasse produite chaque année est mesurée début Août après brûlage à la fin de l’hiver.

L’effet de la biodiversité est manifeste : les parcelles ensemencées avec 16 espèces produisent 258% plus de biomasse que celles ayant reçu des monocultures, quelle que soit l’espèce.

Par des calculs complexes de rendements énergétiques (suivant les biocarburants produits avec la biomasse) les auteurs montrent que le gain net d’énergie par hectare obtenu avec les parcelles LIHD (à 16 espèces) est supérieur (de + 51%) à celui des cultures classiques -sur des sols fertiles de maïs- dont les grains sont utilisés pour fabriquer de l’éthanol. Par ailleurs, l’effet de ce type de cultures LIHD sur la séquestration du CO2 par les racines et le sol excède largement le CO2 émis pour la production du biocarburant à partir de ces parcelles (4,4 contre 0.32 Mg/ha/année).

Les biocarburants peuvent donc être produits avec des rendements (très) satisfaisants à partir de cultures robustes, demandant peu d’interventions, sur des sols pauvres ou dégradés souvent abandonnés par l’agriculture classique. Ceci est important aux Etats-Unis où la tendance était plutôt de convertir de nouvelles surfaces à la culture intensive au détriment de la production d’autres plantes alimentaires et de la biodiversité.

– source : Science, 314, 1598-1603 and supporting materials

– rédacteurs : Claire Notin et Jean-Pierre Toutant

Environnement : la chance de l’industrie

Selon un sondage exclusif L’Usine Nouvelle – OpinionWay – LCI 88% des Français estiment que l’environnement est un atout pour le développement économique. L’environnement, une contrainte pour les industriels ? Bien au contraire, près de neuf Français sur dix estiment que c’est un atout pour leur développement économique, selon le sondage exclusif de L’Usine Nouvelle réalisé par l’institut Opinionway. D’ailleurs, s’ils considèrent qu’il s’agit d’un engagement qui doit être porté par tous les citoyens (64%), ils sont 38% à juger que les entreprises ont un rôle important à jouer en la matière. Mais pour l’instant, leurs attentes restent souvent déçues : 54% des sondés pensent que les dirigeants de l’industrie sont peu ou pas du tout conscients de la nécessité de prendre en compte l’environnement dans leurs activités. Ce message, les patrons ont tout intérêt à ne pas l’ignorer. Car les Français plébiscitent les sociétés attentives à la dimension écologique. Meilleure image, intérêt nettement plus marqué pour les produits, attractivité renforcée en termes d’emploi…, elles sont gagnantes sur toute la ligne. Surtout auprès des femmes, des plus de 55 ans et des plus diplômés, les trois catégories qui accordent la plus forte prime aux entreprises « vertes ». Les Français sont-ils pour autant prêts à dépenser plus pour un produit fabriqué par une entreprise impliquée dans la défense de l’environnement ? 35% sont d’accord mais 41% hésitent. Du vert, oui, mais pas à n’importe quel prix : là encore, un message important pour les industriels. A lire également : «Sur l’environnement, l’Europe a un devoir moral» Reach, CO2, OGM… A grands coups de règlements, Bruxelles affiche ses ambitions écologiques. Au risque de bousculer les équilibres industriels. Revue des enjeux avec le commissaire européen en charge de l’environnement, Stavros Dimas. Extrait de la rencontre : L’Usine Nouvelle : L’environnement et l’industrie sont-ils des frères ennemis ? Ou pensez-vous au contraire que l’environnement soit une chance pour l’industrie, comme nous l’avons titré dans notre dossier ? Dans ce cas, à quelles conditions ?
Stavros Dimas
Stavros Dimas
Stavros Dimas : Pour moi, il ne fait aucun doute que l’environnement est une chance pour l’industrie. Je suis profondément convaincu qu’il est parfaitement possible pour l’industrie de respecter des critères environnementaux stricts, tout en restant rentable. D’un point de vue sociétal, l’avantage le plus évident qu’un environnement propre apporte à l’économie est de prévenir les nombreux impacts négatifs de la pollution. Par exemple, les problèmes de santé dus à la pollution atmosphérique coûtent à l’économie de l’Union européenne (UE) 14 milliards d’euros par an. Mais des normes environnementales ambitieuses peuvent aider à augmenter les profits de multiples autres façons. Tout d’abord, la compétitivité industrielle dépend en grande partie de la capacité d’innovation. Le fait de devoir améliorer les performances environnementales est souvent un facteur déclencheur d’innovation qui induit ce que les anglais appellent un « first mover advantage » – l’avantage d’être le premier sur le marché. L’énergie éolienne en est un bon exemple puisque l’UE est leader mondial dans ce secteur. Ensuite, qui dit réduction de la pollution industrielle dit généralement processus de production plus efficaces et meilleure utilisation des ressources. Produire propre, c’est payant puisque cela entraîne une réduction des coûts énergétiques, de la production de déchets et de consommation de ressources. Les entreprises les plus écologiques arrivent à se conformer plus facilement à la législation environnementale, et ce de façon bien moins coûteuse. Il y a une demande croissante de produits respectueux de l’environnement et cela peut créer des nouvelles opportunités de développement de marchés. Les marchés publics représentent 16% du PIB de l’UE. Vu l’importance croissante des marchés publics verts, les entreprises en capacité de produire de façon durable auront plus d’opportunités sur le marché. La même logique est à l’œuvre dans le domaine des marchés privés. Enfin, pouvoir prouver que l’on est « vert » représente pour une entreprise une meilleure image, qui aboutit à des marques plus fortes et entraîne une plus grande fidélité de la part de la clientèle. Une bonne image augmente également la motivation du personnel et aide à recruter les meilleurs salariés(…) Lire la suite de l’interview sur le site de l’Usine Nouvelle

 

ON ETEINT TOUT : jeudi 1er février de 19h55 à 20h00

Urgent : Action contre le changement climatique

Jeudi 1er février 2007: participez à la plus grande mobilisation des citoyens contre le Changement Climatique !
L’Alliance pour la Planète (groupement d’associations environnementales) lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00.

Il ne s’agit pas d’économiser 5 minutes d’électricité uniquement ce jour-là, mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d’énergie et l’urgence de passer à l’action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats aux élections législatives de juin 2007 que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.
Pourquoi le 1er février ? Ce jour là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d’experts climatiques des Nations Unies. Cet événement aura lieu chez nos voisins : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l’urgence de la situation climatique mondiale. Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, quelques mois avant les élections !
Faites circuler au maximum cet appel autour de vous et dans tous vos réseaux !

Contact :
Cyrielle den Hartigh, Les Amis de la Terre :
Tél : +33 (0)1 48 51 18 95

10 candidats s’engagent publiquement pour l’écologie

Devant un parterre d’ONG, de journalistes et de personnalités réunis au Musée des Arts premiers, 10 candidats aux élections présidentielles se sont succédés pour signer le Pacte écologique de Nicolas Hulot. Tous ont bénéficié de 15 minutes pour officialiser leurs engagements et expliquer les grandes mesures qu’ils promettent d’appliquer.
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Pour une recherche favorisant le développement durable, faites votre thèse avec l’ADEME !

Appel à candidatures 2007

La formation à la recherche acquise dans le cadre de la préparation d’un doctorat est précieuse dans de nombreux secteurs de l’économie. L’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) propose en 2007 environ 80 bourses permettant à des étudiants de se consacrer pleinement à leurs travaux de recherche.

Cette incitation à la recherche s’inscrit dans la logique d’intervention de l’Agence afin de faire émerger sur le marché de nouvelles technologies. Elle participe à la mobilisation des entreprises et constitue une passerelle entre le secteur public et le secteur privé.

Conditions : être étudiant, titulaire d’un DEA et âgé de moins de 30 ans ; avoir un projet de thèse portant sur l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables ou l’environnement…

Montant : 1 764 euros/mois. Les projets cofinancés par une entreprise sont prioritaires.

Clôture des candidatures : 31 mars 2007.

– Inscriptions et candidatures en ligne
contacts
• Eliane Jallot et Valérie Pineau
theses@ademe.fr
• fax : 02 41 87 23 50

Evaluer la Décennie des Nations Unies pour l’éducation en vue du développement durable (DEDD)

Le Groupe d’experts chargé du suivi et de l’évaluation de la DEDD se réunit à l’UNESCO pour faire le point sur les progrès de la Décennie.

Sous la houlette de ce groupe d’experts qui se réunit les 29 et 30 janvier, un cadre d’action global et des indicateurs seront élaborés par l’UNESCO et ses partenaires.

Contact : esddecade@unesco.org

Environnement : les vrais risques et les fausses peurs

Pour le magazine économique Capital, oui, la pollution tue au quotidien. Oui, le réchauffement de la planète menace de mettre à bas notre économie. Mais non, l’air n’était pas plus pur il y a quarante ans. Il faut selon la rédaction garder la tête froide pour mieux la sauver… Capital consacre son numéro de février 2007 au combat du siècle : l’environnement. Dans son éditorial, Jean-Joël Gurviez estime que : « Les idéalistes soulèvent souvent de bonnes questions, même quand ils y apportent de mauvaises réponses. Souvenons-nous des années 70. Crinière blanche en pétard, René Dumont, apôtre du mouvement écolo, prêchait alors dans le désert. Le Club de Rome s’inquiétait des dégâts de la croissance sur la nature. Les disciples d’Ivan Illich combattaient la «société industrielle» comme Don Quichotte les moulins à vent. On ne voulait pas les croire. Depuis, les étés caniculaires ont grillé les certitudes, le manteau neigeux des Alpes a fondu de 30%, toutes sortes d’insectes et de bactéries ont émigré du sud au nord, les scientifiques ont mis en évidence les dangers pour la santé des nitrates dans l’eau, des pesticides dans les fruits et légumes, des particules de dioxyde d’azote dans l’air, et même des émanations de certains meubles ou détergents ménagers. Aussi les cris d’alarme des Nicolas Hulot, Yann Arthus-Bertrand et autres Al Gore résonnent-ils de plus en plus fort. Le message n’a pas beaucoup changé depuis trente ans, mais l’opinion, concernée cette fois dans sa vie de tous les jours, semble enfin le prendre au sérieux : halte au massacre ! Rassurons-nous quand même, le pire n’est jamais sûr et l’humanité en a vu d’autres. Les experts qui nous annoncent un cataclysme écologique planétaire à l’horizon 2050 partent de l’hypothèse que rien de vraiment efficace ne sera fait pour l’éviter. Ce n’est pas le plus probable. Il existe des solutions, collectives et individuelles, coûteuses et exigeantes mais réalistes. Et on en inventera d’autres. La prise de conscience actuelle, à laquelle le grand dossier que nous consacrons au sujet apporte sa contribution (page 46), est un premier pas dans le bon sens. Le second sera le grand combat du siècle. » capitaldossier.jpg Le dossier consacré à l’environnement commence par une vision d’avenir apocalyptique :  » Y aura-t-il assez de sapin pour tout le monde? Pas sûr. Selon les calculs de James Lovelock, biologiste britannique de renom et spécialiste incontesté de l’atmosphère, le réchauffement climatique fera disparaître d’ici 2100 environ 80% de l’humanité. «La plus grande partie de la surface du globe sera transformée en désert, prévient-il. Les survivants se regrouperont autour de l’Arctique, mais la place manquera, alors il y aura des conflits, des populations déchaînées, des seigneurs de la guerre… Ce n’est pas la Terre, qui sera menacée, mais la civilisation.» Fichtre ! Fort heureusement, nous rassure le cancérologue Dominique Belpomme, il y aura alors beau temps que les hommes seront devenus infertiles pour cause d’absorption de pesticides et autres cochonneries toxiques, ou carrément décimés par les tumeurs. En sorte qu’il n’en restera guère qu’une poignée à s’étriper au couteau de cuisine sur la banquise fondue. » (…) A lire dans ce numéro : – Réchauffement climatique La hausse des températures a déjà des effets sur certaines activités, agriculture et sports d’hiver en tête. – Pollution de l’eau Souillées par l’activité agricole, nos ressources en eau exigent un traitement de plus en plus coûteux pour garantir la potabilité. – Pollution de l’air Les médecins estiment qu’elle provoque 6 000 décès par an et aggrave le risque de maladies allergiques, comme l’asthme. – Pollution domestique A la maison, l’air est pire que dehors : sols, meubles et nettoyants ménagers dégagent des substances toxiques. – Pollution des fruits et légumes Fraises, pêches… Nos primeurs présentent des traces de pesticides, souvent au-delà des normes légales. – Traitement des déchets Chaque Français produit aujourd’hui 360 kilos d’ordures par an. Nos décharges et incinérateurs saturent.

 

BIOSPHERE 2084, le théâtre au service du développement durable

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En 2084, quelle planète pour nos enfants… ? 2084… Les humains rescapés du « Grand Accident » vivent désormais sous des bulles protectrices sans aucun contact avec la planète. A l’intérieur des biosphères, les habitants bénéficient d’un maximum de commodités destinées à leur rendre la vie agréable. Le but des  » Conseils de biosphères  » est le bonheur total de leurs concitoyens. Quand survient une petite contrariété, il suffit de prendre une pilule de Normagol pour retrouver le sourire.. Ulysse vit dans une des biosphères installées sur le territoire de notre France actuelle. Il envisage de signer un contrat d’union biologique avec Ismène (plus de rapports sexuels dans la biosphère, mais la fécondation in vitro qui permet de contrôler les naissances et d’éviter malformations et maladies génétiques). Alors qu’il pourrait profiter sans réserves de son cocon protecteur, la découverte d’un livre va entraîner Ulysse dans une curieuse nostalgie pour les temps anciens. Un désir fou va l’envahir : sortir de la biosphère. Sa fiancée et sa grand-mère tenteront de l’en dissuader. Même l’intervention d’un psycho-restructurateur ne pourra l’empêcher d’aller au bout de son projet… Le final interactif fait se téléscoper l’aventure d’Ulysse et la réalité des spectateurs par le biais d’une alerte à la pollution de l’air. biosph.jpg Théâtre de science-fiction ? Plaidoyer pour le développement durable ? Biosphère 2084 est aussi (surtout ?) une interrogation sur l’humanité : L’homme peut-il exister dans le virtuel ? Peut-il encore être considéré comme un humain à part entière une fois coupé de la planète terre et de l’aspect proprement  » terrestre « , physique, de notre existence. C’est aussi un questionnement sur la recherche du bonheur et sur la forme « idéale » d’une société … De multiples questions auxquelles la pièce n’apporte pas de réponses, laissant le spectateur chercher les siennes. Rires et émotion se succèdent. La musique et très présente, sur des arrangements inspirés d’Hermann Floride dont la musique de Coup de coeurs, une précédente collaboration avec Carole Lavoie, a séduit Jean-Michel Boris, alors directeur de l’Olympia. Un jeu entre le présent et le futur. Un texte de Carole Lavoie soutenu par Jean-Paul Alègre. Avec le soutien en ressources de l’ADEME. Ce spectacle a été programmé pour plusieurs manifestations sur l’environnement : journée de la Terre, semaine du développement durable, etc. 4 personnages – Durée : 1 h 15 environ Tous publics, en particulier les jeunes à partir du cours moyen Possibilité de lier le spectacle à une animation sur le thème du développement durable : exposition, débats, interventions de spécialistes, etc. Plus d’infos : contact.prologue@free.fr

 

Libéralisme, altermondialisme et développement durable

Publié par Valérie Charolles le lundi 29 janvier 2007 sur http://www.betapolitique.fr/

« Changer de politique passe par une remise en cause du libéralisme. » C’est en tous cas ce type de discours que nous entendons de toutes parts. Il se manifeste de façon nette autour du mouvement altermondialiste qui promeut une forme de regard nouvelle sur la société marchande. Mais, la critique du libéralisme est également omniprésente dans les partis de gauche, y compris dans les partis sociaux-démocrates, autour de la dénonciation d’une certaine forme de la construction européenne et de la mondialisation en général. Elle prend largement l’aspect d’une contestation des institutions internationales chargées de sujets économiques (Organisation mondiale du commerce, Fonds monétaire international, Banque mondiale, OCDE, G7,…). L’engagement politique progressiste se reconnaît désormais essentiellement dans la remise en cause du libéralisme.

L’altermondialisme est-il anti-libéral ou anti-capitaliste ? Toutefois, lorsque l’on distingue libéralisme et capitalisme , la cible que vise réellement l’altermondialisme apparaît sous un jour différent. Certes, l’altermondialisme porte en lui une critique très forte de la concurrence et du laisser-faire qui sont indéniablement le moteur du libéralisme. Mais, sur la question de la préservation des services publics, le libéralisme théorique est beaucoup moins formel que la vulgate économique ne le laisse entendre et peut laisser place à une gestion collective d’un ensemble assez large de secteurs. C’est surtout le capitalisme qui promeut la libéralisation des secteurs publics. Si l’on y prête attention, les valeurs positives que véhicule l’altermondialisme sont des critiques directement adressées non pas aux principes libéraux mais au système capitaliste, à savoir la volonté que l’on peut exprimer en termes simples de protéger les petits face aux gros, les faibles face aux forts, les pauvres face aux riches. Comment comprendre autrement la première revendication altermondialiste qui est le droit à la propriété de la terre pour les paysans du monde en développement ? D’un point de vue conceptuel, le fait que l’altermondialisme se soit initialement développé autour de la défense de la petite propriété agricole contre les grands domaines issus du colonialisme est un indice que la réalité qu’il dénonce est celle du capitalisme et non du libéralisme. La deuxième revendication très médiatisée de l’altermondialisme concerne la mise en place d’une taxe sur les mouvements de capitaux pour financer l’aide au développement. Cette revendication sur laquelle beaucoup de partis sociaux-démocrates ont été conduits à s’aligner, n’est pas tant antilibérale qu’anti-capitaliste. Ce qui est visé est une taxe sur les capitaux et non sur le travail, le capital et sa mobilité au niveau international étant désigné comme une réalité qui mériterait de contribuer à l’effort de solidarité. Il n’est donc pas insensé de prétendre que l’altermondialisme vise une réalité qui est de l’ordre du capitalisme plus que du libéralisme. Les critiques adressées à la sphère économique par l’altermondialisme ressortissent en tous cas clairement à des positions anti-capitalistes et anti-totalitaires : la volonté de distribuer autrement les richesses ou d’assurer une organisation démocratique du monde économique relèvent évidemment de cette perspective et en assurent le renouvellement. Si l’on met de côté les questions de terminologie, l’altermondialisme s’adresse au système capitaliste pour le critiquer de façon nouvelle. On ne peut que regretter que cette critique confonde libéralisme et capitalisme. Les orientations politiques progressistes, qu’elles soient plus ou moins radicales, reprennent en effet à leur compte l’abus de langage qui consiste à qualifier de libéral le monde dans lequel nous vivons alors que le capitalisme qui nous gouverne est largement anti-libéral. Si cet amalgame peut être fait, c’est évidemment parce qu’il est au cœur de notre système économique et qu’il a des racines très profondes dans nos sociétés (dénoncées en particulier par Karl Popper dans la Société ouverte et ses ennemis et Misère de l’historicisme). Mais c’est aussi en dénonçant cet amalgame que l’on pourra trouver de nouvelles marges de manœuvre pour faire évoluer l’économie de façon concrète et non pas seulement déclamatoire.

Le développement durable est-il contraire aux règles de l’économie ?

Pour en prendre un exemple, si nous considérons aujourd’hui que l’économie ne peut pas accueillir de façon naturelle la notion de développement durable, c’est avant tout parce que nous nous référons à un horizon de nature capitaliste, celui de l’accumulation de la croissance à court terme. Or, ce n’est pas cet horizon que valorise en théorie l’économie, dont les fondements reposent sur l’idée d’un équilibre durable. A mesure que la concurrence se développe, la théorie économique prédit une baisse tendancielle des profits. La baisse du profit, voire son annulation n’est ainsi pas une thèse que l’on doit à Karl Marx mais aux théoriciens libéraux classiques, qui d’Adam Smith à John Stuart Mill en passant par David Ricardo en ont largement débattu. C’est l’une des manifestations les plus évidentes de la distinction forte que l’on peut établir entre libéralisme et capitalisme, ce dernier faisant au contraire reposer l’économie sur un mécanisme d’accumulation du capital qui n’a aucune limite. Si nous voulons que l’économie intègre les questions environnementales dans son propre fonctionnement, il faut arrêter de nous référer à cet horizon de nature capitaliste. Il faut quitter la perspective de l’accumulation de la richesse à court terme et reprendre à notre compte l’horizon que valorise le libéralisme, qui est celui d’un équilibre de long terme avec des profits et une croissance modérés. Si on en reste au temps du capitalisme, on se trouve en effet aujourd’hui face à une difficulté majeure : protéger l’environnement et maintenir des taux de croissance élevés n’est pas conciliable dans la durée. Se placer dans une perspective libérale conduit à l’inverse à accepter que l’économie peut croître à un rythme moins rapide sans que cela ne soit préjudiciable. Au sein de la croissance, on pourrait alors distinguer une croissance durable, reposant sur une utilisation raisonnée des richesses naturelles et des énergies. La croissance non durable, mériterait d’être isolée, l’objectif étant d’en réduire progressivement le niveau. A défaut de distinction de ce type, nous aurons de grandes difficultés dans les années à venir à porter un diagnostic sur les statistiques de croissance puisque nous ne saurons pas si une moindre accélération du PIB provient de comportements plus vertueux ou d’une atonie de l’économie. Bref, c’est l’outil utilisé par l’économie pour mesurer la performance qui doit être remis en perspective.

Valérie Charolles

Extraits de Le libéralisme contre le capitalisme, ed. Fayard, chapitre 8 la critique impossible, chapitre 15 de la richesse.

Un site pédagogique de Greenpeace sur l’utilisation responsable de bois

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Les dernières forêts anciennes – ou originelles, primaires – se sont formées naturellement depuis plusieurs millions d’années. Pratiquement intactes, elles n’ont pas été exploitées par l’homme. Elles contribuent au bon fonctionnement des processus écologiques, climatiques et recèlent des trésors de vie : la biodiversité. Protéger ces forêts d’une destruction programmée est l’objectif principal de la campagne de Greenpeace et un enjeu majeur pour toutes et tous.