Si vous aimez l’ecologie, les Pink Floyd, les Yamasaki (acrobates de rue) et l’humour anglais, vous devriez apprecier ce clip !
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Si vous aimez l’ecologie, les Pink Floyd, les Yamasaki (acrobates de rue) et l’humour anglais, vous devriez apprecier ce clip !
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L’organisation a rendu public, le 1er février, son rapport annuel 2007 qui dresse un état des lieux de la situation de la liberté de la presse dans 98 pays. Ce document revient sur les principales violations des droits des journalistes survenues en 2006 et offre des perspectives thématiques et régionales sur l’état des libertés des médias et de l’Internet à travers le monde.
L’alliance pour la planète, vous connaissez ? Mais si, ce collectif d’ONG déterminé à faire vivre concrètement la Charte de l’Environnement pour construire un nouveau pouvoir citoyen. Les 5mn de répit pour la planète du 1er février c’était eux ! Et la notation des partis sur leur prise en compte des priorités environnementales dans leur politique, encore eux ! D’ailleurs, le site www.lalliance-2007.fr dédié à cette action évolue et fait désormais appel à tous ceux qui possèdent un site perso et souhaitent y afficher leur soutien à l’alliance pour la planète.
En téléchargeant le buzz-kit, installant le logo officiel puis en référençant votre site sur la page dédiée, vous pouvez devenir allié pour la planète.
Et puis si certains se sentent une âme de créatif, nous serons ravis de diffuser vos créations sur le sujet dans l’espace blog qui s’est refait une beauté.
Alors n’attendez plus, vous aussi rejoignez les alliés !
Toutes les infos sur la section alliés pour la planète
L’équipe web de l’alliance 2007.
A l’occasion de la publication :
– du rapport du groupe de travail de l’ORSE sur « Dialogue social et responsabilité sociétale des entreprises »
– du répertoire sur « Les pratiques des entreprises en matière de négociation des accords cadre internationaux « ,
-et du guide pratique « Partenariats stratégiques ONG-Entreprises »
l’ORSE organisera une conférence :
Mercredi 21 février de 9h à 12h30
au Conseil économique et social
Au cours de celle-ci sera rendue publique l’étude que l’ORSE a sollicitée auprès de Vigéo sur la réalité de l’engagement des entreprises européennes dans le domaine du dialogue social et de la liberté d’expression des travailleurs (classement sectoriel et géographique).
Interviendront :
– Francine Blanche, Membre du Bureau confédéral de la CGT
– Walter Cerfeda, Membre du Bureau de la Confédération Européenne des Syndicats (CES)
– François Chérèque, Secrétaire général de la CFDT
– Bertrand Collomb, Président de Lafarge
– Nicole Notat, Présidente de VigeoGroup
– François Perigot, Président d’honneur de l’Organisation Internationale des Employeurs (OIE)
– Daniel Richard, Président de WWF France
– Guy Ryder, Secrétaire général de la Confédération Syndicale Internationale
– Olivier de Schutter, Secrétaire général de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH)
– Jean-Luc Vergne, Directeur des Ressources Humaines de PSA Peugeot Citroën .
Le nombre de places étant limité, nous vous invitons à renvoyer à l’ORSE votre bulletin d’inscription avant le 16 février 2007
Télécharger l’invitation et le bulletin d’inscription au format .pdf
Cordialement
Vice Président de l’ORSE
Directeur Développement Durable
Caisse des Dépôts
278, bd Saint-Germain – Paris – 75007
Tél : 33 (1)-58-50-41-18
Les experts du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ont remis un premier rapport résumant les observations scientifiques sur le changement climatique, un rapport qui prévoit d’ici 2100 un réchauffement dans une fourchette de 2 à 4,5 degrés au-dessus des niveaux pré-industriels. Attendu seulement en avril, le second rapport du GIEC détaillera les conséquences du réchauffement terrestre et les options d’adaptation qui s’offrent à l’homme. Quelles sont les principales conséquences du réchauffement climatique pour la France ?
« Si vous pensez qu’il n’existe aucun rapport entre le constat scientifique et les décisions politiques, vous vous trompez », a lancé le président du Giec, Rajendra Pachauri. « Nous voyons ce qu’il coûte de ne rien faire. » Récemment, le rapport Stern a évalué à 5 500 milliards d’euros le coût de l’inaction. « Il n’est pas trop tard. Rejoignez la révolution énergétique », clamait Greenpeace vendredi sur des banderoles à Paris. Le secrétaire exécutif de la Convention de l’ONUsur le climat, Yvo de Boer, a appelé à la convocation d’un sommet avant les prochaines négociations sur l’avenir du protocole de Kyoto (après 2012) à Bali en novembre 2007. À la différence du ministre de l’Environnement canadien, George W. Bush a hier entériné ce rapport sans réserve. « Chacun reconnaît qu’une riposte globale au changement climatique doit engager les grands pays en développement comme la Chine, l’Inde et le Brésil », a-t-il affirmé.
La Fondation du Crédit coopératif a ouvert la 25e édition du concours de l’Initiative en économie sociale. Il récompense chaque année des organismes de l’économie sociale (associations, entreprises coopératives, mutuelles, etc.) qui se distinguent par une initiative novatrice au plan économique, technologique, social et/ou culturel, notamment en termes de développement durable, d’accès à la citoyenneté des personnes handicapées et d’égalité des chances. 870 entreprises ont déjà été récompensées et 21 100 000 euros attribués depuis 1983.
La date limite de dépôt des dossiers est le 5 mars
– Contact : Denis Tzarevcan

Imaginer, jouer, construire ensemble la ville de demain, c’est ce que
propose ce 4e cycle de l’Upedd. Avec du théâtre forum improvisé ou
encore un projet de réinsertion des jeunes à travers la construction
de maison en bois. Cette réflexion collective est le point de départ
d’un cycle de conférences consacrées à des alternatives durables
pour la ville de demain.
Mardi 6 Février 2007
Transports, logement, emploi… des habitants questionnent la ville d’aujourd’hui et établissent le cahier des charges de la ville de demain.
Un groupe d’habitants d’Ivry pose des questions sur sa vie et sur sa ville aux participants de l’Université populaire. Une réflexion collective se construit ainsi par le théâtre et l’improvisation. Cette « expertise populaire » sera le point de départ d’un cycle consacré à des alternatives durables pour la ville : le bois dans l’habitat, à la fois matériau écologique et outil d’insertion sociale ; « la ville creuse », une nouvelle façon de se déplacer et d’organiser la ville.
Quand le théâtre-forum permet à des citoyens de devenir les experts-auteurs du changement. Une démarche originale qui interpelle aussi le public dans la salle. Ça vaut le détour !
Citoyens, venez donner votre avis et participer au débat !
Avec la Scène Quai Est [[fait partie du réseau Arc-en-ciel Théâtre]], association d’Ivry pratiquant le théâtre forum, en partenariat avec les associations le CRIC [[Comptoir de Ressources et d’Implications Citoyennes à Ivry]] et Atout Majeur C[[entre d’accompagnement pour l’insertion sociale et professionnelle à Ivry]]
Accueil à partir de 19 heures – début de la séance à 19 h 30
A l’Agence de développement du Val de Marne – 23 rue Raspail, à Ivry sur Seine (métro mairie d’Ivry)
Les experts du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) rendent ce vendredi leur quatrième rapport scientifique. Créé en 1988, à la demande du G7, par l’Organisation météorologique mondiale et le Programme pour l’environnement des Nations unies, le GIEC a déjà publié trois rapports confirmant notamment le rôle de l’homme dans le réchauffement constaté au XXe siècle et tablant sur une hausse de température de 1,4 à 5,8 degrés d’ici à 2100, selon les scénarios. Jacques Chirac a également convoqué cette semaine à Paris une Conférence internationale pour une gouvernance écologique mondiale. Objectif : aboutir à une mobilisation internationale en faveur de la préservation des équilibres écologiques et à la création d’une Organisation des Nations unies pour l’environnement, appelée de ses vœux par le président français.
La production accélérée au niveau mondial d’éthanol (à partir de maïs, de canne à sucre, de betteraves ou de déchets végétaux) et de biodiesels (à partir de soja et d’autres oléagineux) crée une compétition pour l’utilisation des terres les plus fertiles, doublée d’un accroissement de l’utilisation des engrais et des pesticides, et d’une menace pour la biodiversité quand de nouvelles terres sont converties à ce type de monoculture.
Des chercheurs de l’Université du Minnesota, Saint Paul viennent de montrer qu’une source potentielle très prometteuse de biocarburants aux Etats-Unis réside dans des cultures de type prairie, à forte biodiversité, établies sur des sols peu fertiles ou dégradés, qui ne nécessitent que peu d’apport d’engrais et de traitements chimiques (cultures Low Input-High Diversity ou LIHD).
L’étude a porté sur 152 parcelles plantées en 1994 dans des sols dégradés de Cedar Creek dans le Minnesota et suivies chaque année depuis. Pour étudier l’effet de la biodiversité les parcelles ont été plantées avec 1, 2, 4, 8 ou 16 espèces herbacées pérennes, sans engrais, et irriguées seulement au début de l’expérience. La biomasse produite chaque année est mesurée début Août après brûlage à la fin de l’hiver.
L’effet de la biodiversité est manifeste : les parcelles ensemencées avec 16 espèces produisent 258% plus de biomasse que celles ayant reçu des monocultures, quelle que soit l’espèce.
Par des calculs complexes de rendements énergétiques (suivant les biocarburants produits avec la biomasse) les auteurs montrent que le gain net d’énergie par hectare obtenu avec les parcelles LIHD (à 16 espèces) est supérieur (de + 51%) à celui des cultures classiques -sur des sols fertiles de maïs- dont les grains sont utilisés pour fabriquer de l’éthanol. Par ailleurs, l’effet de ce type de cultures LIHD sur la séquestration du CO2 par les racines et le sol excède largement le CO2 émis pour la production du biocarburant à partir de ces parcelles (4,4 contre 0.32 Mg/ha/année).
Les biocarburants peuvent donc être produits avec des rendements (très) satisfaisants à partir de cultures robustes, demandant peu d’interventions, sur des sols pauvres ou dégradés souvent abandonnés par l’agriculture classique. Ceci est important aux Etats-Unis où la tendance était plutôt de convertir de nouvelles surfaces à la culture intensive au détriment de la production d’autres plantes alimentaires et de la biodiversité.
– source : Science, 314, 1598-1603 and supporting materials
– rédacteurs : Claire Notin et Jean-Pierre Toutant

Urgent : Action contre le changement climatique
Jeudi 1er février 2007: participez à la plus grande mobilisation des citoyens contre le Changement Climatique !
L’Alliance pour la Planète (groupement d’associations environnementales) lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00.
Il ne s’agit pas d’économiser 5 minutes d’électricité uniquement ce jour-là, mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d’énergie et l’urgence de passer à l’action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats aux élections législatives de juin 2007 que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.
Pourquoi le 1er février ? Ce jour là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d’experts climatiques des Nations Unies. Cet événement aura lieu chez nos voisins : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l’urgence de la situation climatique mondiale. Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, quelques mois avant les élections !
Faites circuler au maximum cet appel autour de vous et dans tous vos réseaux !
Contact :
Cyrielle den Hartigh, Les Amis de la Terre :
Tél : +33 (0)1 48 51 18 95
Devant un parterre d’ONG, de journalistes et de personnalités réunis au Musée des Arts premiers, 10 candidats aux élections présidentielles se sont succédés pour signer le Pacte écologique de Nicolas Hulot. Tous ont bénéficié de 15 minutes pour officialiser leurs engagements et expliquer les grandes mesures qu’ils promettent d’appliquer.

Appel à candidatures 2007
La formation à la recherche acquise dans le cadre de la préparation d’un doctorat est précieuse dans de nombreux secteurs de l’économie. L’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) propose en 2007 environ 80 bourses permettant à des étudiants de se consacrer pleinement à leurs travaux de recherche.
Cette incitation à la recherche s’inscrit dans la logique d’intervention de l’Agence afin de faire émerger sur le marché de nouvelles technologies. Elle participe à la mobilisation des entreprises et constitue une passerelle entre le secteur public et le secteur privé.
Conditions : être étudiant, titulaire d’un DEA et âgé de moins de 30 ans ; avoir un projet de thèse portant sur l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables ou l’environnement…
Montant : 1 764 euros/mois. Les projets cofinancés par une entreprise sont prioritaires.
Clôture des candidatures : 31 mars 2007.
– Inscriptions et candidatures en ligne
contacts
• Eliane Jallot et Valérie Pineau
• theses@ademe.fr
• fax : 02 41 87 23 50
Le Groupe d’experts chargé du suivi et de l’évaluation de la DEDD se réunit à l’UNESCO pour faire le point sur les progrès de la Décennie.
Sous la houlette de ce groupe d’experts qui se réunit les 29 et 30 janvier, un cadre d’action global et des indicateurs seront élaborés par l’UNESCO et ses partenaires.
Contact : esddecade@unesco.org
Le dossier consacré à l’environnement commence par une vision d’avenir apocalyptique : » Y aura-t-il assez de sapin pour tout le monde? Pas sûr. Selon les calculs de James Lovelock, biologiste britannique de renom et spécialiste incontesté de l’atmosphère, le réchauffement climatique fera disparaître d’ici 2100 environ 80% de l’humanité. «La plus grande partie de la surface du globe sera transformée en désert, prévient-il. Les survivants se regrouperont autour de l’Arctique, mais la place manquera, alors il y aura des conflits, des populations déchaînées, des seigneurs de la guerre… Ce n’est pas la Terre, qui sera menacée, mais la civilisation.» Fichtre ! Fort heureusement, nous rassure le cancérologue Dominique Belpomme, il y aura alors beau temps que les hommes seront devenus infertiles pour cause d’absorption de pesticides et autres cochonneries toxiques, ou carrément décimés par les tumeurs. En sorte qu’il n’en restera guère qu’une poignée à s’étriper au couteau de cuisine sur la banquise fondue. » (…)
A lire dans ce numéro :
– Réchauffement climatique La hausse des températures a déjà des effets sur certaines activités, agriculture et sports d’hiver en tête.
– Pollution de l’eau Souillées par l’activité agricole, nos ressources en eau exigent un traitement de plus en plus coûteux pour garantir la potabilité.
– Pollution de l’air Les médecins estiment qu’elle provoque 6 000 décès par an et aggrave le risque de maladies allergiques, comme l’asthme.
– Pollution domestique A la maison, l’air est pire que dehors : sols, meubles et nettoyants ménagers dégagent des substances toxiques.
– Pollution des fruits et légumes Fraises, pêches… Nos primeurs présentent des traces de pesticides, souvent au-delà des normes légales.
– Traitement des déchets Chaque Français produit aujourd’hui
360 kilos d’ordures par an. Nos décharges et incinérateurs saturent.
Théâtre de science-fiction ? Plaidoyer pour le développement durable ? Biosphère 2084 est aussi (surtout ?) une interrogation sur l’humanité :
L’homme peut-il exister dans le virtuel ? Peut-il encore être considéré comme un humain à part entière une fois coupé de la planète terre et de l’aspect proprement » terrestre « , physique, de notre existence. C’est aussi un questionnement sur la recherche du bonheur et sur la forme « idéale » d’une société … De multiples questions auxquelles la pièce n’apporte pas de réponses, laissant le spectateur chercher les siennes.
Rires et émotion se succèdent. La musique et très présente, sur des arrangements inspirés d’Hermann Floride dont la musique de Coup de coeurs, une précédente collaboration avec Carole Lavoie, a séduit Jean-Michel Boris, alors directeur de l’Olympia.
Un jeu entre le présent et le futur.
Un texte de Carole Lavoie soutenu par Jean-Paul Alègre.
Avec le soutien en ressources de l’ADEME.
Ce spectacle a été programmé pour plusieurs manifestations sur l’environnement : journée de la Terre, semaine du développement durable, etc.
4 personnages – Durée : 1 h 15 environ
Tous publics, en particulier les jeunes à partir du cours moyen
Possibilité de lier le spectacle à une animation sur le thème du développement durable : exposition, débats, interventions de spécialistes, etc.
Plus d’infos : contact.prologue@free.fr
Publié par Valérie Charolles le lundi 29 janvier 2007 sur http://www.betapolitique.fr/
« Changer de politique passe par une remise en cause du libéralisme. » C’est en tous cas ce type de discours que nous entendons de toutes parts. Il se manifeste de façon nette autour du mouvement altermondialiste qui promeut une forme de regard nouvelle sur la société marchande. Mais, la critique du libéralisme est également omniprésente dans les partis de gauche, y compris dans les partis sociaux-démocrates, autour de la dénonciation d’une certaine forme de la construction européenne et de la mondialisation en général. Elle prend largement l’aspect d’une contestation des institutions internationales chargées de sujets économiques (Organisation mondiale du commerce, Fonds monétaire international, Banque mondiale, OCDE, G7,…). L’engagement politique progressiste se reconnaît désormais essentiellement dans la remise en cause du libéralisme.
L’altermondialisme est-il anti-libéral ou anti-capitaliste ? Toutefois, lorsque l’on distingue libéralisme et capitalisme , la cible que vise réellement l’altermondialisme apparaît sous un jour différent. Certes, l’altermondialisme porte en lui une critique très forte de la concurrence et du laisser-faire qui sont indéniablement le moteur du libéralisme. Mais, sur la question de la préservation des services publics, le libéralisme théorique est beaucoup moins formel que la vulgate économique ne le laisse entendre et peut laisser place à une gestion collective d’un ensemble assez large de secteurs. C’est surtout le capitalisme qui promeut la libéralisation des secteurs publics. Si l’on y prête attention, les valeurs positives que véhicule l’altermondialisme sont des critiques directement adressées non pas aux principes libéraux mais au système capitaliste, à savoir la volonté que l’on peut exprimer en termes simples de protéger les petits face aux gros, les faibles face aux forts, les pauvres face aux riches. Comment comprendre autrement la première revendication altermondialiste qui est le droit à la propriété de la terre pour les paysans du monde en développement ? D’un point de vue conceptuel, le fait que l’altermondialisme se soit initialement développé autour de la défense de la petite propriété agricole contre les grands domaines issus du colonialisme est un indice que la réalité qu’il dénonce est celle du capitalisme et non du libéralisme. La deuxième revendication très médiatisée de l’altermondialisme concerne la mise en place d’une taxe sur les mouvements de capitaux pour financer l’aide au développement. Cette revendication sur laquelle beaucoup de partis sociaux-démocrates ont été conduits à s’aligner, n’est pas tant antilibérale qu’anti-capitaliste. Ce qui est visé est une taxe sur les capitaux et non sur le travail, le capital et sa mobilité au niveau international étant désigné comme une réalité qui mériterait de contribuer à l’effort de solidarité. Il n’est donc pas insensé de prétendre que l’altermondialisme vise une réalité qui est de l’ordre du capitalisme plus que du libéralisme. Les critiques adressées à la sphère économique par l’altermondialisme ressortissent en tous cas clairement à des positions anti-capitalistes et anti-totalitaires : la volonté de distribuer autrement les richesses ou d’assurer une organisation démocratique du monde économique relèvent évidemment de cette perspective et en assurent le renouvellement. Si l’on met de côté les questions de terminologie, l’altermondialisme s’adresse au système capitaliste pour le critiquer de façon nouvelle. On ne peut que regretter que cette critique confonde libéralisme et capitalisme. Les orientations politiques progressistes, qu’elles soient plus ou moins radicales, reprennent en effet à leur compte l’abus de langage qui consiste à qualifier de libéral le monde dans lequel nous vivons alors que le capitalisme qui nous gouverne est largement anti-libéral. Si cet amalgame peut être fait, c’est évidemment parce qu’il est au cœur de notre système économique et qu’il a des racines très profondes dans nos sociétés (dénoncées en particulier par Karl Popper dans la Société ouverte et ses ennemis et Misère de l’historicisme). Mais c’est aussi en dénonçant cet amalgame que l’on pourra trouver de nouvelles marges de manœuvre pour faire évoluer l’économie de façon concrète et non pas seulement déclamatoire.
Le développement durable est-il contraire aux règles de l’économie ?
Pour en prendre un exemple, si nous considérons aujourd’hui que l’économie ne peut pas accueillir de façon naturelle la notion de développement durable, c’est avant tout parce que nous nous référons à un horizon de nature capitaliste, celui de l’accumulation de la croissance à court terme. Or, ce n’est pas cet horizon que valorise en théorie l’économie, dont les fondements reposent sur l’idée d’un équilibre durable. A mesure que la concurrence se développe, la théorie économique prédit une baisse tendancielle des profits. La baisse du profit, voire son annulation n’est ainsi pas une thèse que l’on doit à Karl Marx mais aux théoriciens libéraux classiques, qui d’Adam Smith à John Stuart Mill en passant par David Ricardo en ont largement débattu. C’est l’une des manifestations les plus évidentes de la distinction forte que l’on peut établir entre libéralisme et capitalisme, ce dernier faisant au contraire reposer l’économie sur un mécanisme d’accumulation du capital qui n’a aucune limite. Si nous voulons que l’économie intègre les questions environnementales dans son propre fonctionnement, il faut arrêter de nous référer à cet horizon de nature capitaliste. Il faut quitter la perspective de l’accumulation de la richesse à court terme et reprendre à notre compte l’horizon que valorise le libéralisme, qui est celui d’un équilibre de long terme avec des profits et une croissance modérés. Si on en reste au temps du capitalisme, on se trouve en effet aujourd’hui face à une difficulté majeure : protéger l’environnement et maintenir des taux de croissance élevés n’est pas conciliable dans la durée. Se placer dans une perspective libérale conduit à l’inverse à accepter que l’économie peut croître à un rythme moins rapide sans que cela ne soit préjudiciable. Au sein de la croissance, on pourrait alors distinguer une croissance durable, reposant sur une utilisation raisonnée des richesses naturelles et des énergies. La croissance non durable, mériterait d’être isolée, l’objectif étant d’en réduire progressivement le niveau. A défaut de distinction de ce type, nous aurons de grandes difficultés dans les années à venir à porter un diagnostic sur les statistiques de croissance puisque nous ne saurons pas si une moindre accélération du PIB provient de comportements plus vertueux ou d’une atonie de l’économie. Bref, c’est l’outil utilisé par l’économie pour mesurer la performance qui doit être remis en perspective.
Valérie Charolles
Extraits de Le libéralisme contre le capitalisme, ed. Fayard, chapitre 8 la critique impossible, chapitre 15 de la richesse.
Les dernières forêts anciennes – ou originelles, primaires – se sont formées naturellement depuis plusieurs millions d’années. Pratiquement intactes, elles n’ont pas été exploitées par l’homme. Elles contribuent au bon fonctionnement des processus écologiques, climatiques et recèlent des trésors de vie : la biodiversité. Protéger ces forêts d’une destruction programmée est l’objectif principal de la campagne de Greenpeace et un enjeu majeur pour toutes et tous.