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Entreprises responsables : vous ne direz plus que vous ne saviez pas !

Avis aux entreprises responsables, vous n’avez plus d’excuses aujourd’hui pour dire que vous ne saviez pas !

par Alexandra Douros pour NiceFuture.com

Bonne nouvelle ! Aujourd’hui toute entreprise qui veut devenir compatible avec notre 21ème siècle et être responsable de son impact sur notre jolie planète peut mettre en place un programme « Work in Progress » de manière la plus efficace possible. Une jeune spin-off issue de l’EPFL, Ecointesys – Life Cycle Systems, vous propose tous les outils nécessaires à la mise en place d’un écobilan complet sur vos produits ou sur l’entier de votre entreprise.

Cette société, spin-off du groupe Ecologie industrielle et cycles de vie de l’EPFL, dirigé par le prof. Jolliet, spécialiste mondial des écobilans, vient d’obtenir un suivi Genilem [[Suivi Genilem : Genilem est une entreprise sans but lucratif qui apporte une aide concrète aux entreprises qui démarrent. Elle accompagne les dirigeants dans les phases délicates du lancement d’une boîte. Sur une période de 3 ans, elle compense les lacunes éventuelles des jeunes créateurs d’entreprises qui débutent. Retenues sur concours seules quelques entreprises débutantes peuvent bénéficier de ce suivi en fonction de : la crédibilité de leur dossier, le raffinement, l’innovation, la maturité et les besoins du marché.]] sur trois ans, ce qui confirme la pertinence et l’innovation de ses compétences dans le marché actuel.

Pour rester proche des dernières recherches en écobilans, Ecointesys – Life Cycle Systems a décidé de s’installer au parc scientifique de l’EPFL, proposant ainsi une véritable interface entre le monde de la recherche, les grandes écoles et les entreprises privées.

Mais pourquoi observer l’impact environnemental d’une entreprise ?
Et surtout, rétorqueront tous les directeurs financiers et marketing d’entreprise, quels sont les avantages que je peux en tirer ?

Cela rendra évidemment les entreprises conscientes directement de leurs responsabilités et effets sur notre jolie planète mais surtout cela leur fournira des moyens d’action extrêmement pertinents et efficaces pour diminuer leurs impacts. L’écobilan d’une activité, grâce à son approche scientifique et quantitative, met en évidence de manière très concrète les différentes conséquences de l’activité de l’entreprise à travers des indicateurs précis touchant les sujets suivants : la santé, la qualité des écosystèmes ou encore l’utilisation des ressources et le réchauffement de la Terre à travers la production de CO2 .
Pour ceux qui doutent encore et tous les sceptiques, il est évident qu’un écobilan permet aussi pour une entreprise d’anticiper les futures questions incisives des clients et consommateurs soucieux de l’avenir, en leur évitant des situations gênantes comme vient de le vivre le chocolat Cailler. C’est encore l’occasion de se positionner avec un produit ou un service par rapport à la concurrence : ne sommes-nous pas tous en train de devenir des consomm’acteurs convaincus ?

Dans quelques années, nous en sommes sûrs, multinationales et PME mettront en place des études écobilans qui compléteront leurs études économiques ! Ce jour-là, que l’on n’espère pas trop lointain tout de même, économie, bénéfices et profits ne seront plus considérés dans notre perception comme des valeurs négatives face au développement durable mais en seront les impondérables essentiels. Des sociétés comme Ecointesys – Life Cycle Systems sont là pour rendre accessible aux entreprises cette vision et les dernières méthodologies de ce domaine en pleine évolution, tout en contribuant à son développement, d’où la notion d’entreprise responsable qui est un terme clé des entreprises de demain.

Happy End…

Et puis comme le citait Winston Churchill: « La responsabilité est le prix à payer du succès. »

Planter pour la planète : campagne du PNUE pour un milliard d’arbres

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) lance aujourd’hui, un ambitieux programme international autour du slogan “Planter pour la planète : La campagne pour un milliard d’arbres”. Cette initiative vise a encourager les individus, les communautés, les organisations et les gouvernements à s’engager, à planter un certain nombre d’arbres et à
enregistrer leurs contributions sur le site web de la campagne (bientot en Francais).

L’objectif est de voir plantés au moins un milliard d’arbres à travers le monde en 2007.

Planter pour la planète : La Campagne pour un milliard d’arbres a été inspirée par le Professeur Wangari Maathai, Prix Nobel de la Paix 2004, dont le mouvement kenyan Ceinture verte a planté plus de 30 millions d’arbres dans 12 pays africains depuis 1977. Lorsqu’une société aux Etats-Unis lui a annoncé qu’elle comptait planter un million d’arbres, le Professeur Maathai a declaré : « C’est très bien, mais vous devriez plutôt en planter un
milliard ! ». Wangari Maathai est la marraine de la Campagne pour un milliard d’arbres.

Alors n’hésitez pas à planter autour de vous !

Biopiraterie : une nouvelle forme de colonisation

Les brevets déposés sur l’exploitation de végétaux et minéraux font l’objet d’une compétition acharnée entre multinationales. Conséquences : un paysan indien peut être, d’un point de vue légal, condamné à devoir des royalties à une entreprise américaine pour cultiver les haricots de ses ancêtres.

De ses vacances au Mexique, Larry Proctor a ramené un paquet de haricots, un aliment typiquement local. Du sac de graine, notre touriste, qui est aussi agriculteur, isole un haricot jaune, dont la couleur est inconnue aux Etats-Unis. Il le plante, le cultive et dépose un brevet comme inventeur de l’espèce auprès de l’Office des brevets américain. Ce bout de papier l’autorise actuellement à réclamer des droits sur les exportations de haricots jaunes du Mexique vers les Etats-Unis, auprès de paysans qui le cultivent depuis des générations !
Voici l’exemple édifiant par lequel la réalisatrice Marie-Monique Robin aborde un phénomène qui se développe sur toute la planète, qui consiste à privatiser des organismes vivants. Dans son documentaire « les Pirates du Vivant », Grand Prix du Figra 2006, la journaliste montre comment les chercheurs du Nord, au service d’entreprises américaines, européennes ou japonaises (ces trois régions cumulent 90% des droits de propriété intellectuelle) privent des populations du Sud de l’exploitation de leurs savoirs ancestraux et de leurs ressources naturelles.

Les pays les plus touchés sont ceux où la biodiversité reste riche et les lois pour la protéger ou encadrer son exploitation sont inexistantes, comme le Brésil, le Mexique, l’Inde ou la Malaisie. Vandana Shiva*, lauréate du prix Nobel alternatif, dénonce cette privatisation forcenée du vivant comme une nouvelle colonisation : « C’est un déni du travail millénaire de millions de personnes et de cerveaux travaillant pour le bien de l’humanité ».
Cette activiste a pris la tête des petits paysans indiens et mené des campagnes pour annuler plusieurs brevets américains, dont celui de la société américaine WR Grace sur le margousier, arbre aux multiples fonctions dans la pharmacopée et l’agriculture indienne. En 2005, l’Office européen des brevets a confirmé l’annulation du brevet pour cause de biopiraterie – une première. Il aura tout de même fallu dix ans pour faire prévaloir le droit des Indiens sur celui détenu par la multinationale, alors que les propriétés fongicides du margousier ont été décrites pour la première fois il y a trois mille ans …

Ségoléne ROYAL pose la première pierre du Lycée kyoto

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Le premier « lycée Kyoto » d’Europe ouvrira à la rentrée 2009 à Poitiers. Ce jeudi 16 novembre Ségolène Royal a bien orchestré sa journée. Le matin : pose de la première pierre du nouveau lycée écologique de 16.500 m2 et dans la soirée, la présidente du Conseil Régional Poitou -Charentes a remporté dès le premier tour la primaire socialiste pour 2007. Elle devient ainsi la première femme désignée par un grand parti avec une chance réelle d’accéder à la présidence de la République, poursuivant sa politique environnementale fondée sur l’indépendance énergétique.

Déchets électriques et électroniques : recycler c’est bien, réduire c’est mieux !

Nouvelle filière pour les Déchets électriques et électroniques
recycler c’est bien, réduire c’est mieux !

A compter du 15 novembre 2006, la filière des déchets d’équipements
électriques et électroniques (DEEE) va être mise en place. Désormais,
lors de l’achat d’un équipement électrique ou électronique neuf, les
consommateurs participeront à la filière des DEEE, cela à travers une
contribution financière qu’ils verront sur leur facture ou ticket de
caisse.

Grâce à cette contribution, les citoyens pourront ramener leurs DEEE,
sans frais complémentaire :

– A leur magasin, s’ils achètent un appareil équivalent neuf ;

– à une association d’insertion, en faveur du réemploi ou de
réutilisation ;

– à leur collectivité, si celle-ci propose la collecte dans ses
déchèteries ;

Collectés, ces déchets seront réparés pour une réutilisation ou
traités (dépollution, recyclage et valorisation), afin de réduire
leurs impacts sur notre environnement et donc notre santé.

La fédération FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT et les associations de la
commission d’agrément DEEE se félicitent de la mise en place de cette
filière et insistent particulièrement pour qu’au-delà de la gestion
des DEEE, l’on s’attaque tous en priorité à leur réduction. Rappelons
que chaque année, environ 1,7 millions de tonnes de DEEE sont générés
par les entreprises et les ménages avec un taux de croissance de 3 à
5% par an.

Pour cela FNE, demande :

– aux éco-organismes et au Ministère de l’Ecologie et du Développement
Durable de lancer dès maintenant des travaux sur un référentiel
d’éco-conception, afin d’obtenir au plus tard en 2008 une contribution
visible valorisant l’éco-conception du produit. Ce référentiel
permettra d’améliorer la réparabilité et la gestion des déchets sans
diminuer les autres impacts environnementaux (consommation énergie et
matériaux réutilisés) ;

– que les pouvoirs publics missionnent ses services (DGCCRF, Douanes,
DRIRE…) afin de vérifier la traçabilité des DEEE assurant un suivi des
déchets et de leur traitement effectif (éviter les exportations
sauvages, les pollutions, les dérives financières …) ainsi que la
qualité des traitements effectués.

– aux collectivités de jouer le jeux et de participer à cette filière,
entre autres, en mettant en place des politiques locales permettant de
promouvoir la réparation et la réutilisation (répertoires,
recycleries, diffusion d’informations…).

La fédération sait que la mise en place de la filière sera
progressive. Cependant, elle attend qu’elle soit pleinement effective
courant 2007.

Contact : Nathalie Villermet (réseau déchets) 01 47 07 22 35

Fédération française des associations de protection de la nature et de
l’environnement
Reconnue d’utilité publique
Siège Social : 57, rue Cuvier –75231 Paris cedex 05 –

Je consomme donc je suis

JE CONSOMME, DONC JE SUIS

Mardi 21 novembre 2006

Au croisement de l’histoire des entreprises et du marché, le consommateur est né avec le développement du marketing et de la publicité, jusqu’à devenir l’élément central de la société : je consomme, donc je suis ?

Au début du 19e siècle, le mouvement ouvrier a inventé une forme de résistance avec les coopératives de consommation. Qu’en reste t’il aujourd’hui ?

Avec Véronique Gallais, présidente de l’association Action consommation.

Accueil à partir de 19 heures – début de la séance à 19 h 30

A l’Agence de développement du Val de Marne – 23 rue Raspail, à Ivry sur Seine (métro mairie d’Ivry)

Faire le point sur l’énergie grise où la face cachée des produits

Les coulisses d’un produit ou l’énergie grise.
Par Alexandra Douros pour NiceFurure.com

Lorsque l’on pense au mot énergie, la première image qui nous vient en tête est une couleur lumineuse, vive et énergique. Alors qu’est-ce que cette énergie grise dont on commence à parler, quel est ce petit théâtre et quels en sont les acteurs ?

En tant que consom’acteurs, nous comprenons en général les enjeux qui entourent l’achat d’un produit et son recyclage. Mais quelles sont les coulisses de cette mise en scène ? La vie de l’objet ne commence pas à l’achat du produit, tout comme le spectacle ne se fait pas au moment où l’on voit les acteurs sur scène.

Le cycle de vie d’un produit passe par plusieurs étapes qui sont précisément : l’extraction du minerai, le transport, l’usinage, l’emballage, le stockage, la distribution pour enfin arriver au moment phare du spectacle : le passage à la caisse avec l’achat de l’objet convoité. Toutes ces étapes ont besoin d’énergie et c’est cette énergie que l’on nomme communément énergie grise ou cachée. Pourquoi cachée ? Parce qu’elle n’est pas visible, qu’on ne la prend généralement pas en compte. Pourtant des moyens pour la quantifier de manière précise existent à travers la mise en place d’études complètes que l’on appelle écobilans. C’est un moyen d’orienter nos choix dans une direction plus saine et moins coûteuse pour la Terre qu’occuperont plus tard nos enfants et dont nous sommes responsables, que nous le voulions ou pas. Le problème est que ces écobilans n’ont été réalisés que pour quelques produits. Alors, à quand un label présentant l’écobilan de chaque produit ?

L’énergie grise représente globalement les 2/3 de l’énergie totale que nous consommons ! Bilan curieux pour une énergie que nous ne soupçonnions même pas.

Voici quelques exemples* :

– «Avec l’énergie grise contenue dans une paire de chaussures techno, on pourrait porter à ébullition 918 litres de l’eau, c’est-à-dire préparer 1 litre de café chaque matin pendant 2 ans et demi. »

– « Avec l’énergie grise contenue dans un réfrigérateur vous pourriez faire en avion un aller-, retour Genève-Paris. »

Étonnant non ? Alors comment remédier à ça ?
Comment combattre ou plutôt limiter la consommation de cet impact sous-jacent qui précède l’achat de chaque produit et auquel peu de personnes pensent ?

Il existe de nombreux moyens d’économiser cette énergie grise, en voici quelques principes de base :

Le recyclage a ses avantages et conserver, transformer, échanger, ressusciter un vieil objet est l’une des solutions. Chaque objet a droit à une deuxième chance, une deuxième vie et c’est une économie importante d’énergie grise.

Eviter les produits venant de loin. Leur énergie cachée ou grise due au transport est importante, ainsi pourquoi ne pas consommer des produits locaux ? C’est tellement plus simple et frais. Choisir la qualité, miser sur la durabilité est non seulement un avantage économique mais de plus écologique.

Eviter les emballages sophistiqués immanquablement même s’ils sont plus attractifs. Ils finissent à la poubelle et consomment de l’énergie grise abusivement et inutilement.

Utiliser du papier recyclé chaque fois que vous en avez la possibilité. Aujourd’hui sa qualité avoisine celle d’un papier normal et puis un brouillon, par exemple, reste un brouillon.

L’énergie grise a un coût écologique et est un coup pour l’écologie. En étant plus conscients des impacts cachés de notre consommation, en choisissant la qualité plutôt que la quantité.

Pour aller plus loin :

Une étude de consommation et de ses impacts liés aux écobilans vient de paraître à l’OFEV sous le titre suivant: « Consommation respectueuse de l’environnement. Décisions et acteurs clés, modèles de consommation ». Très complète, n’hésitez pas à la consulter, elle fourmille de détails et conseils pertinents !

La Fondation de la Communauté d’Intérêts Suisse pour la diminution des déchets et de la Ligue pour la propreté en Suisse a publié une brochure passionante sur l’énergie grise dont sont issus les exemples de cet article: « A l’affût de l’énergie grise, Analyse de notre quotidien ».

Si vous avez une petite influence sur l’entreprise qui vous emploie, n’hésitez pas à consultez également l’article suivante: « Avis aux entreprises responsables, vous n’avez plus d’excuses aujourd’hui pour dire que vous ne saviez pas! »

Développement durable, utopie ou nécessité ?

ISCPA Lyon, Institut des Médias
Communiqué le 16/11/2006

« L’utopie représente pour la plupart des gens un idéal qui ne peut jamais être atteint. Mais l’utopie peut représenter au contraire une voie tracée, un « phare » pour transformer l’existant en profondeur et combler les décalages entre ce que l’on vit et le monde dans lequel nous souhaiterions vivre, c’est un chemin de progrès, un objectif à long terme qui recule toujours devant celui qui s’y attèle ».

« L’utopie d’hier et d’aujourd’hui est la réalité de demain. »
André Gide

Réchauffement climatique, pollution de l’air, des sols et des mers, disparition d’espèces végétales et animales, augmentation des maladies… Autant de signaux d’alerte relayés par les unes des journaux.
Ces évolutions inquiétantes obligent à reconsidérer la question du développement et à envisager de nouvelles voies de croissance qui garantissent à long terme un progrès économique, social et environnemental : le développement durable.

José Mansot exposera quels sont les moyens de mise en œuvre, quelles en sont les dérives et quelles sont les perspectives pour nous et les générations futures.

L’intervenant : José MANSOT

Après avoir occupé les fonctions de chef du Bureau d’analyse des risques et pollutions industrielles au Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, José Mansot était jusqu’en juin dernier Délégué régional Rhône-Alpes de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), il est par ailleurs Maire de La Tour de Salvagny dans le Rhône. Depuis juillet 2006, José MANSOT est Président de l’INES Education (Institut National de l’Energie Solaire).

La conférence aura lieu le mardi 21 novembre 2006. Rendez-vous à 18h15 dans le Grand Amphi de l’université professionnelle internationale René Cassin (à 3 mn de la station Gorge de Loup, ligne D).

ISCPA Lyon, école de journalisme et de communication
Groupe IGS, l’université professionnelle internationale René Cassin
47 rue Sergent Michel Berthet – 69009 LYON

Inscription : Stéphanie LE BREQUIER au 04.72.85.71.73
>> Demande de renseignements

Le Parlement européen adopte le rapport Lienemann

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Les députés européens veulent garantir que le « bon état écologique » des mers soit identifié avec rigueur et que des stratégies d’actions soient effectivement mises en œuvre par régions et sous régions marines.

La consommation citoyenne : hors série pratique d’Alternatives économiques

« La consommation citoyenne »
2e édition entièrement mise à jour
hors-série pratique n° 26 en kiosque actuellement

Où trouver des jouets « éthiques » ? Comment se chauffer sans aggraver l’effet de serre ? Le commerce équitable est-il efficace ? Que peuvent faire les élus locaux ?

Ce hors-série donne les clés pour se retrouver dans la jungle des labels et des marques soi-disant « vertes » ou « éthiques ». Il comprend également une enquête approfondie sur les pratiques de responsabilité sociale et environnementale des principales enseignes de la grande distribution, ainsi qu’une sélection de bonnes adresses pour faire ses courses au quotidien.

Sommaire détaillé

Hors-série pratique n° 26 – novembre 2006 – 9,50 €

En kiosque jusqu’au 31 décembre.

Egalement disponible en librairie, et sur commande à :

Alternatives Economiques, 12 rue du Cap-Vert, 21800 Quétigny, tél. : 03 80 48 10 40, ou sur le site : www.alternatives-economiques.fr


Donner du sens à ses achats

Commerce équitable, achats éthiques, écoproduits, agriculture biologique…, autant d’initiatives en faveur de modes de production socialement responsables et respectueux de l’environnement.

– Petite histoire de la consommation citoyenne
– Les enjeux cachés de la labellisation
– Grandes surfaces contre circuits spécialisés
– « Le consommateur est une partie du problème… et de la solution »

Comment s’y reconnaître

Labels, marques et autres logos sont des repères pour le citoyen désireux de consommer équitable, de manger des produits bio ou de s’habiller avec des vêtements éthiquement corrects.

– Identifier un produit équitable
– S’habiller autrement
– Les labels biologiques
– Les écolabels
– Les labels « light »
– Les labels à l’étranger

Où acheter

On trouve les produits équitables, éthiques ou écologiques dans des boutiques spécialisées, sur des marchés, par correspondance, mais aussi dans les enseignes de la grande distribution.

– Les boutiques équitables
– Les boutiques écolos
– Des produits frais, en direct du producteur
– Sortir en s’engageant
– Acheter en ligne
– Quelques circuits spécialisés à l’étranger
– Les grandes enseignes

Les nouvelles pratiques responsables

Consommer citoyen, c’est aussi découvrir d’autres façons de voyager, d’épargner, d’échanger ou de naviguer sur Internet. Et adopter des pratiques quotidiennes plus économes en énergie.

– Voyager autrement
– Les placements éthiques et solidaires
– L’Internet citoyen
– Agir chez soi
– Se déplacer en polluant moins

Agir ensemble

Collectivités territoriales, établissements scolaires et entreprises sont des leviers incontournables d’un développement à grande échelle de la consommation citoyenne.

– Agir sur les élus locaux
– Agir dans l’éducation
– Agir dans son entreprise
– Les associations se mobilisent

Perspectives

Quelle est l’efficacité réelle du commerce équitable et de l’agriculture biologique ? Dans quelles évolutions de nos modes de consommation s’inscrivent-ils ? Entretiens et reportages pour prendre du recul.

– A quoi sert le commerce équitable ?
– Comment le marché du café s’est dégradé
– « Une autre utilisation de la science agronomique »
– Consommateur et acteur

Développement durable et taux de profit, par Philippe Laget

Le développement durable sera l’un des thèmes du débat pour les prochaines échéances électorales. Or, force est de constater les accès de faiblesse des Etats et institutions : baisse de crédibilité des hommes politiques, gestion souvent impécunieuse des deniers publics, dysfonctionnements de la régulation mondiale…

Dans ces conditions, les entreprises, particulièrement les multinationales, porteuses de la puissante mondialisation, apparaissent comme les rares acteurs capables d’avoir un impact sur le cours des choses. Même si ce n’est pas leur finalité que de résoudre les maux de la terre, les entreprises, dont les profits et les capacités d’influence sont croissants, sont en devoir vis-à-vis du progrès.

Elles n’agiront pas par générosité, puisque la morale ne fait pas partie de leur univers. Mais bien par égoïsme naturel. Car une entreprise ne peut pas se développer dans des environnements dégradés. Il est de son intérêt de se préoccuper du milieu où elle opère et de s’assurer que la façon dont elle conduit ses affaires, non seulement ne cause pas de préjudices plus ou moins directs (c’est l’approche défensive du développement durable, basée sur les risques), mais surtout contribue au progrès économique et social.

Vivre et consommer autrement : une autre consommation est-elle possible ?

PROGRAMME
UNIVERSITE POPULAIRE DE L’EAU ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE
Tous les mardis de 19h à 21h
à l’Agence de développement du Val de Marne,
23 rue Raspail à Ivry (métro mairie d’Ivry)

Cycle :
 » Vivre et consommer autrement « 

Peut-on échapper à la consommation de masse ? Pour soi d’abord, pour
trouver un nouvel équilibre dans sa vie, comme le propose le Québécois
Serge Mongeau avec « la simplicité volontaire « . Mais aussi pour
renouer le lien social et pour préserver les ressources naturelles :
étendu à tous les habitants de la Terre, le niveau actuel de
consommation des pays développés nécessiterait quatre planètes !
Peut-on agir par la consommation ? Comment agir pour consommer
autrement ?

Mardi 14 novembre

La simplicité volontaire

Préserver les ressources de la planète peut se traduire dans sa vie
personnelle par le choix de la simplicité volontaire. Assurer  » notre
survie  » devient ainsi un art de vivre… Inspirée de Gandhi, développée
aux Etats-Unis et introduite au Québec depuis les années 1980, la
simplicité volontaire vise à trouver ses vrais besoins et à y
répondre. Une démarche personnelle qui entraîne des actions
collectives.
Avec Serge Mongeau [[La simplicité volontaire
Serge Mongeau ouvre le cycle  » vivre et consommer autrement  » de
l’Université populaire de l’eau et du développement durable.
Médecin généraliste, la réflexion de Serge Mongeau sur la santé l’a
amené à conclure que dans les pays industrialisés, la plupart des
problèmes de santé viennent de la surconsommation et que la quête de
la santé devrait conduire à un style de vie plus sobre. La simplicité
volontaire est d’abord une démarche personnelle ; il s’agit
d’identifier ses  » vrais  » besoins, physiques, et au-delà, sociaux,
affectifs et spirituels : « Qu’est-ce qui me permet de m’épanouir
pleinement, dans toutes mes dimensions et capacités?  » interroge Serge
Mongeau. Pour autant, il ne s’agit pas d’un repli sur soi. C’est  »
s’engager aussi (…) lorsqu’on réfléchit, qu’on s’informe et qu’on
s’ouvre les yeux, on ne peut accepter ce qui se passe dans le monde et
on essaie de changer ce monde « . Auteur (et promoteur) de la  »
simplicité volontaire  » en 1985, une vingtaine d’ouvrages plus tard,
il récidive avec  » la simplicité volontaire, plus que jamais…  » qui
devient un best seller. Ce sera la première fois qu’on pourra voir
Serge Mongeau en France.]]

Mardi 21 novembre

Je consomme, donc je suis

Au croisement de l’histoire des entreprises et du marché, le
consommateur est né avec le développement du marketing et de la
publicité, jusqu’à devenir élément central de la société : je
consomme, donc je suis ? Au début du 19ème siècle, le mouvement
ouvrier a inventé une forme de résistance avec les coopératives de
consommation. Qu’en reste-t-il aujourd’hui?
Avec Véronique Gallais, présidente de l’association  » Action
consommation « .

Mardi 28 novembre

Le consommateur nouveau est arrivé

Le mouvement consumériste s’est développé dans le contexte de la
croissance et de la consommation de masse au 20ème siècle. Quelle
place prend-il face aux nouveaux enjeux écologiques et sociaux ?
Aujourd’hui de nombreuses pratiques alternatives de consommation
responsable émergent . Micro-pratiques ou changement d’échelle ? Quels
mécanismes favorisent la résistance au changement ou, à l’inverse,
l’adoption de comportements nouveaux ?
Avec Véronique Gallais, présidente de l’association  » Action
consommation « .

Mardi 5 décembre

La consommation responsable

Une revisite des éléments du marketing (besoins, qualité, prix,
distribution, information…) pour aboutir à des critères d’achat et de
consommation responsable. Quel est réellement le pouvoir économique du
consommateur ?
Avec Véronique Gallais, présidente de l’association  » Action
consommation « .

Mardi 12 décembre

Consommateurs ou citoyens ?
Les consommateurs ne peuvent prétendre  » changer le monde  » à travers
leurs seuls comportements d’achat, si les autres acteurs économiques
n’infléchissent pas leurs modes d’action. Il revient donc également
aux consommateurs d’exercer leur vigilance et d’interpeller les
institutions, collectivités territoriales, entreprises, syndicats,…
Avec Véronique Gallais, présidente de l’association  » Action
consommation « .

· Agence de développement du Val-de-Marne
23, rue Raspail – 94200 Ivry-sur-Seine
(situé dans le bâtiment Jet Tours)

· Accès :
Métro ligne 7 – station : Mairie d’Ivry
RER C – station : Ivry-sur-Seine
Ligne 182 – arrêt : Saint-Just

· Renseignements
Conseil général : 01 43 99 70 00

· Personnes à mobilité réduite :
Les conférences sont accessibles aux personnes à mobilité réduite. Les
personnes intéressées sont invitées à contacter le service public de
transport adapté pour s’y rendre : Filival au 0 810 0810 94 (prix d’un
appel local) ou sur le site de Filival

· Public malentendant
Les personnes malentendantes peuvent suivre les conférences, celles-ci
étant équipées d’une boucle magnétique.

Une nouvelle banque de données sur les agendas 21 locaux

Le développement des agendas 21 locaux en France demeure comme ailleurs dépendant des sources d’information disponibles. Une initiative multi-partenariale a permis la mise en ligne depuis le 13 octobre dernier d’une base de données offrant l’accès à une multitude de présentations d’expériences locales en la matière. 135 collectivités françaises ont déjà renseigné ce fonds commun accessible gratuitement.

Décroissance économique ou développement durable ? Peu importe !

par Denis Doiseau

À l’approche des élections, la question de l’environnement pointe timidement le bout de son nez. Parmi les candidats, le débat ressurgit entre les partisans du développement durable et ceux de la décroissance. Quelle voie choisir entre ces deux paradigmes ?

Le problème n’est pas la croissance du PIB en soi, mais le fait d’avoir voulu en faire un modèle absolu et universel. Le modèle de la croissance est adapté aux sociétés en reconstruction, comme cela fut le cas en Europe après la Seconde Guerre mondiale ou dans les pays en voie de développement aujourd’hui. Dans ces cas, la croissance économique est nécessaire pour apporter des conditions de vie décentes à l’ensemble de la population.

Une fois le stade atteint où une nation dispose d’assez de ressources pour subvenir aux besoins de tout le monde, la croissance a-t-elle encore un sens ? On peut la mettre à profit pour obtenir toujours plus de confort et de bien-être, tant que cela ne va pas à l’encontre de la possibilité d’autres humains de jouir de ce confort et ce bien-être. La croissance se confronte toutefois aux limites de notre planète, à l’énergie qu’elle est en mesure de nous fournir et aux nuisances environnementales qu’elle est apte à absorber.

En Europe et dans l’ensemble des pays industrialisés, nous avons dépassé depuis longtemps le point d’équilibre. Le contexte économique et écologique qu’est le nôtre n’est plus celui de l’après-guerre. Nous devons donc sortir de ce modèle et répartir de manière plus équitable les ressources dont nous disposons, plutôt que d’inventer de nouveaux besoins. La croissance est un argument bien commode pour ceux qui ont trop et qui n’ont pas envie de remettre en cause leur mode de vie.

La décroissance matérielle n’est pas un idéal universel et absolu, pas plus que ne l’est la croissance ou la croissance à taux zéro. C’est une nécessité dans le contexte qui est le nôtre, tout comme la croissance est une nécessité dans le contexte qu’est celui de Haïti. La décroissance matérielle n’est pas dogme, mais une obligation devant les générations futures. C’est une question morale, comme pourrait le dire Al Gore.

Le débat subsiste entre les partisans de la décroissance et ceux du développement durable. Pour les premiers, une croissance économique implique obligatoirement une croissance de la consommation d’énergie et de ressources. Les défenseurs du développement durable, quant à eux, croient pouvoir concilier la croissance économique et la réduction de notre impact sur l’environnement. Au-delà du fait que ce débat est totalement ésotérique pour le grand public, il est de mon point de vue secondaire.

Commençons par réduire notre consommation matérielle, commençons par engager la décroissance de notre consommation énergétique et commençons par limiter nos nuisances sur l’environnement. Si cela implique une décroissance, économique ou non, je m’en fiche pas mal. Nos économies s’adapteront à ce contexte qui n’est de toute façon plus un choix, mais une réalité physique, scientifique et tangible. Cette réalité est la dégradation irréversible du milieu naturel qui est pourtant absolument nécessaire aux humains actuels et à venir pour vivre.

La Chine contribuera au développement durable dans le monde

La Chine fera des efforts pour résoudre les graves problèmes actuels de pollution de l’environnement, afin de réaliser l’objectif de la protection environnementale fixé dans son 11e plan quinquennal (2006-2010) et de contribuer au développement durable dans le monde.

Le vice-Premier ministre Zeng Peiyan a fait cette remarque vendredi à Beijing lors de la 5e conférence du Conseil chinois pour la Coopération internationale sur l’Environnement et le Développement (CCCIED), à laquelle a participé Cheng Siwei, vice-président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale (APN).

D’ici à 2010, la Chine compte améliorer la qualité de l’environnement dans les régions et les villes majeures, en commençant par empêcher la détérioration de l’environnement biologique.Elle doit donc réduire la consommation d’énergie de 20% par unité du PIB et les émissions totales de CO2 de 10%. Elle doitaussi maintenir 120 millions d’hectares de terres cultivées et accroître la couverture forestière du pays à 20% contre 18,2% à l’heure actuelle, selon l’officiel.

La conférence a été présidée par Zhou Shengxian, directeur de l’Administration d’Etat pour la protection de l’environnement. Desofficiels et représentants de gouvernements chinois et étrangers, ainsi que ceux de l’ONU et d’autres organisations internationales,des observateurs et chercheurs internationaux y étaient présents.

La CCCIED a été fondée en 1992, avec les efforts conjoints du gouvernement chinois, des gouvernements étrangers et des organisations internationales concernées.

Quatrième Forum Mondial du Développement Durable

Le quatrième Forum Mondial du Développement Durable ayant pour thème : « Les Mobilités : Energies, Transports, Flux et Innovations » aura lieu les 6, 7 et 8 décembre 2006 au Sénat, Palais du Luxembourg, avec une session spéciale à la Mairie de Paris.

Télécharger le programme

Placé sous les hauts patronages de Monsieur Jacques Chirac, Président de la République,
et de Monsieur José Manuel Barroso, Président de la Commission Européenne, ce Forum
2006 réunira plus de 100 intervenants : responsables politiques, chefs d’entreprise,
leaders syndicaux, experts scientifiques, personnalités des mondes culturels et
universitaires.
La pluridisciplinarité du FMDD fait son originalité et le situe comme un carrefour d’idées,
à mi-chemin entre Davos et Porto Allègre.
Le thème des « mobilités », qu’il s’agisse de l’énergie, du transport ou de la migration des
individus, de l’acheminement des marchandises ou bien encore des flux énergétiques et
financiers, a été retenu pour le 4ème FMDD car il est au cœur des débats du
Développement Durable, aussi bien dans une perspective d’évolution à moyen terme que
dans le cadre des débats politiques actuels, à la veille de rendez-vous essentiels pour la
France et l’Europe.
Le développement économique du XXème siècle doit beaucoup à la démocratisation des
transports et à la banalisation des échanges. Mais on voit clairement poindre les
dommages résultant d’une mobilité sans règles et sans limites : impact majeur des
transports sur le dérèglement climatique, fragilité des filières énergétiques,
délocalisations, fuite des cerveaux, aux dépens de l’intérêt national aussi bien que de
celui des pays les moins avancés, évasion des capitaux, etc.
Les réactions à ces effets non désirés des mobilités se font de plus en plus pressantes :
nationalismes exacerbés, développement des égoï smes et du sectarisme, remise en
question du projet européen, frustrations croissantes des exclus du grand casino
mondial et simultanément retour des grandes peurs face à une immigration
insuffisamment contrôlée.

Cinq sujets d’actualité domineront les débats :

– l’impact des transports, et des consommations d’énergie en général, sur le
réchauffement climatique et les politiques à mener pour y faire face,

– les rapports entre l’Europe et les pays en voie de développement : gestion des
flux migratoires et co-développement,

– comment retenir notre propre jeunesse et aussi attirer les talents ?

– risques attachés à la masse énorme de capitaux flottants dans le monde : des
paradis fiscaux au coffre-fort de la Chine,

– dépendance et vulnérabilité énergétiques, rançons d’échanges devenus trop
faciles.

José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, Christian Poncelet,
Président du Sénat, Nicolas Sarkozy, Ministre d’Etat, Ministre de l’intérieur et de
l’aménagement du territoire, Bertrand Delanoé, Maire de Paris, Nelly Ollin, Ministre de
l’écologie et du développement durable, Jean Arthuis, Président de la commission des
finances du Sénat, Bernard Thibault, Secrétaire général de la CGT, François Goulard,
Ministre délégué à l’enseignement supérieur et à la recherche, André Merlin, Directeur
du RTE, Jean-Paul Bailly, Président de La Poste, Anne-Marie Idrac, Présidente de la SNCF,
Jacques Barrot, Commissaire européen aux transports, Nazli Choucri, Responsable des
sciences de l’environnement au MIT, Mamadou Sidibé, Ministre du plan et du
développement durable du Sénégal, Ahmed Qorei, ancien Premier Ministre de l’Autorité
palestinienne, figurent parmi les intervenants qui seront invités à s’exprimer au cours du
Forum.

Une table ronde, spécialement dédiée aux doctorants de l’université de Passages,
« Idées D », permettra de faire entendre le point de vue des jeunes chercheurs.
Rappelons que le Forum Mondial du Développement Durable est le point d’expression de
réflexions menées toute l’année au sein des think tanks animés par Passages,
notamment dans le cadre des « Entretiens de Paris », sessions de formation de haut
niveau pour les responsables sociaux–économiques, consacrées cette année aux
« Nouveaux défis de l’Entreprise » et à « L’énergie : tendances lourdes et crises
conjoncturelles ».

4ème Forum Mondial du Développement Durable
6, 7 et 8 septembre 2006 au Palais du Sénat
15, rue de Vaugirard
75006 Paris
Renseignements :
Passages/ADAPes
10, rue Clément
75006 PARIS
Tel: +33 (0)1 43 25 23 57 Fax: +33 (0)1 43 25 62 59

Construction de la gouvernance du développement durable

La construction de la gouvernance du developpement durable, colloque International, Annemasse (Haute-Savoie, France) & Geneve (Suisse), 23 et 24 novembre

Les services publics : quels enjeux pour le développement durable ?

L’Association 4D organise, mardi 14 novembre 2006 une conférence – débat sur le thème :


« Les services publics : quels enjeux pour le développement durable ? »

Un très vif débat se poursuit en France et en Europe sur le service public, sur son rôle, sur la place qu’il doit occuper dans notre société.

La notion de service public a en France une dominante juridique mais sa crise actuelle l’oblige à se confronter à d’autres domaines (sociologie, économie, sciences politiques, histoire…) ; cette obligation est en même temps une chance de re-légitimation.

Un développement est “durable” s’il n’hypothèque pas celui des générations futures. Le développement durable repose sur l’idée d’une convergence entre les trois pôles économique, social, écologique. Ainsi une action économique n’a de sens que si elle contribue au développement social, à la lutte contre les inégalités et si elle est économe en ressources naturelles.

Mais ce concept est aujourd’hui victime de son succès ; il est très souvent évoqué de manière confuse et superficielle, ce qui risque de le banaliser, de l’édulcorer.

Il convient dès lors de se demander si les deux concepts de service public et de développement durable ne doivent pas être rapprochés.

Le développement durable, pour se mettre en œuvre et s’approfondir dans le domaine social, en s’appuyant sur des services efficaces permettant à la population d’accéder à un ensemble de biens et de fonctions sans lesquels il ne peut y avoir de vie digne et décente.

Les services publics, pour se renouveler et faire évoluer leur conception et leurs mécanismes vers plus d’efficacité sociale et de démocratie en se nourrissant de l’idée de développement durable.

Cette confrontation entre les deux démarches est la trame du débat proposé pour le Mardi de 4D du 14 novembre 2006. Elle ne saurait déboucher sur des recettes-miracles ni des formules définitives, mais sur des hypothèses et des expérimentations, à soumettre au nécessaire débat public contradictoire.

Intervenants

Philippe BRACHET, de l’Université de Nanterre, politologue, économiste et sociologue

Claude MARTINAND, Président de l’Institut de la Gestion Déléguée (IGD) et Vice Président du Conseil Général des Ponts et Chaussées

Céline BRAILLON, Présidente de l’ADELS

Bertrand de QUATREBARBES, Directeur de France Qualité Publique

Robin SIMPSON, de Consumers International (CI)

Animation

Le débat sera animé par : Jean-Pierre PIECHAUD, Vice-président de 4D

Date et lieu

Mardi 14 novembre 2006 à 17h30 précises

à la Maison de l’architecture (salle de la chapelle) – 148, rue du faubourg Saint-Martin, 75 010 Paris

Métro Gare de l’Est (sortie « Faubourg Saint Martin »)

Inscription

Entrée pour les non adhérents de 4D : 5 euros

Merci de confirmer votre participation par mail auprès de : Aïcha Debouci


Association 4D

Cité Européenne des Récollets

150-154 rue du Faubourg Saint Martin

75010 Paris

01.44.64.74.94

Rouler ou manger : les « biocarburants » pointés du doigt

Mais c’est une imposture ! Il faut la dénoncer avant qu’il ne soit trop tard.

Au secours ! On veut nous faire avaler une couleuvre ! On cherche à nous faire croire que le « pétrole vert » est bio. Ainsi parle-t-on de « biocarburant » Et bien non seulement il ne l’est pas, vu l’utilisation outrancière de pesticides qu’il nécessite, mais en plus il vole le bol alimentaire des plus pauvres et fait même une hécatombe en rasant les dernières forêts tropicales.

On nous fait croire que les « biocarburants » sont écologiques, mais rien n’est plus faux.

En France, le gouvernement prévoit d’introduire un plus grand pourcentage d’huile de colza et de tournesol dans le carburant noir. De plus, 500 pompes de bioéthanol E85 doivent être implantées dans l’hexagone d’ici la fin 2007.

L’E85 n’est pas un carburant 100 % agricole, puisque composé de 85 % d’éthanol (un alcool qu’on produit à partir de betteraves ou de céréales) avec 15 %
d’essence, mais déjà très satisfaisant, et pompeusement surnommé Bio-Ethanol. La consommation d’E85 réduit en effet les émissions de CO2 de 70 %. Ce nouveau carburant est réservé aux véhicules dont la carburation est prévue à cet effet. Des modèles à double carburation, dit « flexibles », devraient être commercialisés sous peu en France.

Les cultures agricoles nationales destinées à nos voitures ne suffiront bien sûr jamais à remplacer le pétrole. Sinon que mangerions-nous ? Nous devrons donc importer ce carburant dit « vert », par exemple du Brésil qui défriche à tout va sa forêt primaire pour satisfaire la demande mondiale grandissante. De même Sumatra et Bornéo, derniers îlots de nature vierge, sont en train de se transformer en cultures intensives de palmiers dont l’huile peut être utiliser comme carburant.

De la folie ! Bonjour le « biocarburant » ! Dévaste tout, fait le vide autour de lui…

Pauvre petite Terre, tu as déjà du mal à nourrir correctement 6,5 milliards d’habitants, alors comment feras-tu pour alimenter nos centaines de millions de voitures ? Surtout que, lorsqu’il n’y aura plus de pétrole, en 2050, on nous annonce également 9 milliards de bouches à nourrir.

Michel Walter, pour Terre sacrée, le 30 octobre 2006.

« Quel avenir pour l’espèce humaine ? Quel futur pour la planète ? »

Débat UNESCO

Dialogues du XXIe siècle

Organisés par la Division de la prospective de l’UNESCO

« Quel avenir pour l’espèce humaine ?

Quel futur pour la planète ? »

Samedi 25 novembre 2006, de 9h30 à 19h30, à l’UNESCO

Quel avenir pour l’espèce humaine ? Quel futur pour la planète ? Telle est la question que l’UNESCO a décidé de poser, à l’occasion de la prochaine séance des Dialogues du XXIe siècle, à quelques-uns des meilleurs scientifiques, philosophes, décideurs politiques et intellectuels du monde entier.

Inaugurée par le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro MATSUURA et M. Javier PÉREZ DE CUÉLLAR, ancien Secrétaire général des Nations Unies, cette séance abordera au fil de la journée cinq questions principales :

Dominique VOYNET, Mostafa TOLBA et Dennis MEADOWS répondront à la question :
« Y a-t-il des limites à la croissance ? Population, ressources, énergie, développement »

Asit K. BASIT, Jean MARGAT et Syukuro MANABE aborderont la question :
« De l’eau pour tous ? »

Edward O. WILSON, Francis HALLÉ et Michel LOREAU traiteront de :
« La biodiversité en danger »

Nicolas HULOT, Haroldo MATTOS DE LEMOS et Mathis WACKERNAGEL s’interrogeront sur :
« Economiser la planète : consommer moins pour vivre mieux ? »

Michel SERRES, Paul J. CRUTZEN et Souleymane BACHIR DIAGNE traiteront de la question :
« Une nouvelle éthique de la responsabilité : vers un contrat naturel ? »

Jérôme BINDÉ, organisateur des Entretiens et Dialogues du XXIe siècle, Directeur de l’Office de la prospective à l’UNESCO conclura la séance

Afin d’apprécier l’ampleur des défis du XXIe siècle et la diversité des regards que nous pouvons porter sur eux, nous devons être à l’écoute de toutes les intelligences, de toutes les disciplines, de toutes les cultures, et leur offrir l’espace d’une libre conversation sur le futur, dans un esprit prospectif et interdisciplinaire : tel est le but des Dialogues du XXIe siècle.

Maison de l’UNESCO – 125 avenue de Suffren, 75007 Paris – Salle II

ENTREE A PARTIR DE 9h

Carton pour 2 personnes exigé à l’entrée et envoyé sur demande

Inscription obligatoire au : 01 45 68 46 67

Inscription par mail

Lettre ouverte au futur président

Mesdames, Messieurs les candidats à la Présidence de la République, Au moment où elle s’apprête à faire un choix politique majeur en désignant un nouveau président de la République, la France a rendez-vous avec son avenir. L’humanité est aujourd’hui menacée par une crise écologique et énergétique sans précédent qui amplifie et accélère toutes les tensions entre les hommes sur la planète. Comment l’éviter ? Nous n’avons pas d’autre alternative que d’engager une profonde mutation économique, sociale et culturelle de nos sociétés, qui s’appuie sur une mobilisation collective. Je propose qu’elle s’organise autour d’un « Pacte écologique ». Un nouveau contrat pour une nouvelle donne. Les 10 objectifs de Nicolas Hulot : – Objectif 1 Économie : vers une logique de durabilité En bref : concevoir les produits industriels pour qu’ils durent, soient réparés ou recyclés afin de réduire les flux de matières, de déchets et d’énergie. – Objectif 2 Énergie : organiser la baisse de la consommation En bref : lutter contre le réchauffement climatique en réduisant massivement le recours au pétrole, au gaz et au charbon pour diviser par quatre nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. – Objectif 3 Agriculture : produire autrement En bref : concilier la production agricole avec le respect de l’environnement, le travail paysan, la qualité des produits et la santé. – Objectif 4 Territoire : contenir l’extension périurbaine et relocaliser les activités humaines En bref : préserver l’espace rural et naturel, cesser de multiplier les infrastructures et « d’artificialiser » les surfaces, lutter contre l’étalement urbain par le rapprochement des lieux de travail et d’habitation. – Objectif 5 Transports : sortir du tout routier En bref : réduire la demande en transports fortement consommateurs de pétrole et grands émetteurs de gaz à effet de serre (camions, automobiles et avions), augmenter l’offre en moyens de déplacement moins gourmands et plus propres (trains, transports en commun, transport fluvial, vélo). – Objectif 6 Fiscalité : établir le véritable prix des services rendus par la nature En bref : faire apparaître le coût économique réel des activités humaines, supprimer les subventions publiques entraînant la dégradation de l’environnement, réorienter le budget en faveur du développement durable. – Objectif 7 Biodiversité : faire entrer la nature dans l’aménagement du territoire En bref : intégrer la préservation du patrimoine naturel dans la stratégie globale de développement durable, avec la création d’un réseau écologique national qui relierait entre eux tous les espaces protégés et garantirait leurs fonctions écologiques. – Objectif 8 Santé : prévenir avant de guérir En bref : évaluer le poids des dégradations environnementales dans le coût global des maladies, engager une politique de prévention, en particulier en ce qui concerne l’alimentation, l’emploi des pesticides et la dissémination des OGM. – Objectif 9 Recherche : faire de l’environnement un moteur pour l’innovation En bref : mettre la recherche en cohérence avec le projet d’une société durable ; favoriser les liens entre les disciplines. – Objectif 10 Politique internationale : prendre l’initiative En bref : ériger en priorité diplomatique le défi écologique et les menaces qui pèsent sur la sécurité mondiale. Les 5 propositions concrètes de Nicolas Hulot : Pour alimenter le débat et accompagner les candidats dans leurs premières actions, Nicolas Hulot et le Comité de Veille Écologique proposent cinq mesures concrètes. Elles sont techniquement et juridiquement applicables dès le début du mandat du nouveau Président de la République. – Proposition N°1 Un vice-Premier ministre chargé du Développement durable Le développement durable touche à tous les domaines : l’économie, le social, l’environnement. Sa mise en oeuvre conditionne nos emplois, notre alimentation, notre consommation, nos déplacements, nos villes, nos logements, nos impôts, nos routes, nos loisirs, etc. Si elle devient, comme nous le proposons, le déterminant des politiques publiques, cette nouvelle politique doit recevoir une traduction institutionnelle, au coeur de l’Etat. Par conséquent, nous préconisons la création d’un poste de vice-Premier ministre en charge du développement durable, c’est-à-dire avec la responsabilité d’assurer cette dimension dans tous les choix politiques. Numéro 2 du gouvernement, il élaborera et veillera sur la feuille de route de chaque ministère dont l’action concourt au développement durable. Avec son administration dédiée, le vice-Premier ministre aura des prérogatives clairement définies pour planifier, impulser et coordonner une autre politique et proposer au gouvernement une vision à long terme de la société : • Il présidera le Comité interministériel du développement durable qui se réunira trimestriellement. • Il présentera annuellement la stratégie nationale de développement durable et le bilan des actions. devant le Parlement. • Il soumettra à étude d’impact « Développement durable » tous les projets de loi. • Il élaborera le calendrier à cinq ans des objectifs de l’action gouvernementale dans ce domaine. • Il pilotera de nouveaux indicateurs environnementaux. • Il coordonnera les travaux des différents comités et instituts de prospective : Centre d’analyse stratégique, Délégation à l’aménagement du territoire… • Il aura autorité sur les préfets afin de disposer d’une représentativité locale et de moyens supplémentaires pour conduire son action. – Proposition N°2 Instaurer une taxe carbone en croissance régulière Pour stabiliser la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère et éviter la catastrophe climatique, les émissions mondiales doivent avoir diminué de moitié d’ici 2050 par rapport à ce qu’elles étaient en 1990, soit une division par quatre dans les pays industrialisés. Il faut donc diviser par quatre notre consommation de pétrole et de gaz naturel en France. Le système européen de quotas ne suffi ra pas à y parvenir puisqu’il ne limite que les émissions des gros acteurs industriels et énergétiques. Les progrès technologiques ne suffiront pas non plus. Aucune autre source d’énergie, aucune nouvelle technologie n’est capable de se substituer en quantité aux hydrocarbures qui représentent aujourd’hui plus des deux tiers de notre consommation d’énergie (85% dans le monde). Nous sommes confrontés à un autre défi : la décroissance à venir de l’approvisionnement en hydrocarbures. S’il n’est pas anticipé et géré, un tel évènement conduira sans doute à une augmentation massive du prix des hydrocarbures, prélude à des conflits majeurs et des troubles sociaux (chômage, précarité, exclusion etc.). Il est donc indispensable de mettre en place une taxe carbone qui permette de provoquer volontairement une baisse de nos émissions de gaz carbonique et de notre consommation d’énergie fossile avant que nous y soyons brutalement contraints. Cette taxe, applicable au pétrole, au gaz et au charbon, croitrait de manière progressive, jusqu’à ce que la division par quatre des émissions soit atteinte. La taxe s’appliquerait à tous, administrations, entreprises et ménages. Elle permettrait une évolution de nos systèmes d’organisation économique et de transport, en encourageant le changement des comportements ainsi que le recours à d’autres sources d’énergie. Elle serait accompagnée de mesures compensatoires pour les secteurs économiques et les ménages les plus fragiles. – Proposition N°3 Réorienter les subventions agricoles vers une agriculture de qualité Les aides considérables – 9,5 milliards d’euros dans le budget européen de la PAC et 2,5 milliards d’euros dans le budget français – versées aux agriculteurs ne parviennent ni à maintenir une activité suffisante pour les ruraux, ni à fournir une alimentation de qualité. Elles coûtent cher à l’Europe, à l’Etat et aux contribuables. Elles placent les producteurs en position de dépendance. Elles contribuent à conforter un type d’agriculture incompatible avec la protection de l’environnement. Nous proposons que les subventions agricoles soient progressivement transférées vers l’agriculture de qualité – biologique, labellisée, d’appellation d’origine contrôlée – en lui ouvrant le marché de la restauration collective : cantines scolaires, restaurants d’entreprises, d’universités, d’hôpitaux, de maisons de retraite, associations caritatives…, soit 2,6 milliards de repas chaque année et quelque 10 millions de repas par jours ouvrables. L’organisation de ce marché s’effectuerait sur la base d’un cahier des charges selon des critères de qualité et de proximité des productions. Une telle redistribution relancerait la demande en produits de qualité, permettrait aux agriculteurs d’être rémunérés pour leur travail et créerait des emplois nécessaires à ce type d’agriculture. Elle diminuerait les coûts de transport et la consommation d’énergie, dynamiserait l’emploi local, permettrait l’accès des plus modestes à une alimentation de qualité. Pour ce faire, le gouvernement français devra s’engager dans une renégociation de la PAC afin que les subventions aux producteurs soient progressivement dirigées vers la restauration collective. Sans attendre cette réforme, la France peut commencer à appliquer ce système en transférant les subventions directes dites du « premier pilier » de la PAC. – Proposition N°4 Systématiser les procédures de démocratie participative Afin que les démocraties puissent assumer leurs responsabilités face à la crise écologique, un des meilleurs moyens consiste à étendre l’expression démocratique. Nous proposons de recourir à des procédures de démocratie participative (panels de citoyens ou débat public ouvert à tous) en soumettant systématiquement en amont au débat public toutes les grandes décisions nationales en matière de développement durable afin d’éclairer les choix des élus et de responsabiliser la société. Lors des quelques expériences de démocratie participative menées jusqu’à présent (tout particulièrement les conférences de citoyens), on a pu constater que des citoyens préalablement informés n’éprouvent aucune difficulté à prendre la mesure des problèmes et à proposer des solutions responsables. Le débat public débouche sur un argumentaire. Mais il faut que le commanditaire, le pouvoir législatif ou exécutif, soit tenu de répondre publiquement à cet argumentaire, pour l’intégrer ou le réfuter. Nous proposons encore le suivi et la transparence qui va du vote d’une loi jusqu’à l’adoption des décrets d’application. Dans ces conditions le débat public permettrait de faire vivre la démocratie, responsabilisant politiques et citoyens, et contribuant à la détermination de l’intérêt général. La mise en oeuvre du développement durable devrait donc être systématiquement précédée par des débats publics dont l’organisation serait confiée à la Commission nationale de débat public (CNDP). Tous les projets de lois concernant nommément le développement durable, ou affectant profondément l’une de ses dimensions, donneraient lieu automatiquement à une saisine de la CNDP. Les débats ouverts permettraient la remontée de propositions « par le bas » sur des questions qui concernent tous les citoyens et qui constituent les principaux enjeux de notre temps. L’exécutif et le législatif pourraient alors prendre leurs décisions en connaissance de cause. Les choix finaux relèveraient toujours de la responsabilité du politique, fondement de notre démocratie. – Proposition N°5 Mettre en place une grande politique d’éducation et de sensibilisation Pour obtenir l’adhésion de la société au développement durable et susciter les changements de comportements qu’il impose, chacun doit disposer, préalablement, d’un niveau d’information et de sensibilisation qui soit en rapport avec cet enjeu. C’est pourquoi nous proposons la mise en oeuvre d’une grande politique d’éducation à l’écologie et au développement durable, incluant, outre l’éducation scolaire traditionnelle, l’information, la communication, la formation et la sensibilisation. Ce chantier s’adresserait aux actuels et futurs décideurs, aux enseignants, aux écoliers et aux étudiants, aux acteurs de la société qui ont un impact déterminant sur les équilibres naturels, mais aussi à l’ensemble de nos concitoyens puisque rien ne sera possible sans la participation de chacun. Dans cet esprit, l’ensemble des programmes et activités scolaires, du primaire à la terminale, ainsi que les cursus supérieurs, devront être progressivement réformés afin qu’y soit intégré, lorsque cela est pertinent, l’enseignement des connaissances de base en écologie et en développement durable. Il ne s’agit ni de créer une nouvelle discipline ni d’augmenter les horaires mais d’imprégner l’ensemble des enseignements au même titre que l’orthographe ou la grammaire. Parallèlement, une Grande école de l’écologie et du développement durable sera mise en place afin de former, pour l’administration et pour les entreprises, un corps d’agents spécialisés. En direction de l’opinion publique, l’Etat lancera régulièrement des campagnes nationales de communication et de sensibilisation en s’appuyant sur la télévision, la radio, Internet et la presse écrite. L’État pourra également inciter chaque échelon territorial et professionnel à développer des politiques locales de formation et d’éducation à l’écologie et au développement durable.