Goodwill-management, Agence Lucie et Kerlotec

Les entreprises françaises sont-elles prêtes à entrer dans les limites planétaires ?

Une étude sur l’impact environnemental des entreprises françaises

Le dépassement des limites planétaires est une réalité palpable au quotidien. Inondations dévastatrices, sécheresses prolongées, pénuries de matières premières : ces phénomènes, de plus en plus fréquents et intenses, sont les conséquences directes de la pression exercée par les activités humaines sur les écosystèmes.‏ Quel est l’impact environnemental des entreprises françaises et celui de celles engagées en RSE ? Respectent-elles ou non les limites planétaires ? L’écosystème, composé de Goodwill-management, l’Agence Lucie et Kerlotec, œuvre depuis 21 ans à la transition écologique et sociale des entreprises. L’occasion d’une étude pour répondre à ces questions essentielles.

L’économie du Donut – (Kate Rayworth, 2018)

Quel est l’impact environnemental des entreprises françaises ?

Une méthode de triple comptabilité

Thésaurus-3K, prend en compte les limites planétaires pour son volet Environnemental et établit des quotas pour les entreprises et leur chaîne de fournisseurs. Partant des limites planétaires, il est possible d’établir des quotas pour chaque entreprise :

Quels sont les impacts évalués ?

L’étude évalue 8 impacts environnementaux :

  • Les émissions de gaz à effet de serre
  • Pollution atmosphérique
  • Déchets solides
  • Consommation de matières fossiles et minérales
  • Pollution de l’eau
  • Consommation d’eau
  • Artificialisation des sols
  • Destruction de la biodiversité

Un constat : les entreprises françaises dépassent de 3x leur quota de limites planétaires

Les entreprises françaises dépassent de 3x leur quota de limites planétaires

L’Entreprise France, c’est-à-dire l’ensemble des entreprises françaises , excède ses quotas de limites planétaires
d’un facteur 3.

Quelle est la part des entreprises françaises engagées en RSE ?

Quel est l’impact environnemental des entreprises engagées en RSE ?

Avec la méthode de triple comptabilité, l’empreinte environnementale de plus de
50 entreprises fortement engagées (labellisées ISO 26000, ayant fait leur bilan carbone, entreprises à missions, se déclarant à impact positif…) a été étudiée.

Aucune ne respecte ses quotas de limites planétaires.

Elles réduisent leurs impacts de 20 à 30 % au mieux et passent donc de 3 à 2,4 voire 2,1 planètes. Ce qui a amené Lucie à définir deux niveaux de RSE :

  • La RSE 1.0 : réduire ses impacts
  • La RSE 2.0 : respecter les limites planétaires

Le nombre d’entreprises fortement engagées a été multiplié par 8 en 6 ans.

Si ce rythme se maintient, 100 % des entreprises seront engagées en RSE 1.0 dans une décennie. Les entreprises fortement engagées doivent donc maintenant passer à la RSE 2.0, qui demande très souvent un changement de modèle économique et prend 10 ans. En attendant, il faut progresser … La RSE 1.0 n’est donc pas suffisante mais elle est nécessaire voire indispensable selon Alan Fustec, fondateur du label Lucie.

Le monde change

Depuis 2010, le référentiel mondial de la RSE est la norme ISO 26 000 (Lucie 26000, Engagé RSE de l’AFNOR, PME + mais aussi Ecovadis, Vigeo…. et indirectement même Bcorp). Il sert à évaluer la performance RSE des entreprises.

L’UE a choisit un nouveau référentiel, non pas de performance mais de reporting : la CSRD

Pourquoi appuyer un label de performance
sur les ESRS et la CSRD ?

Dans les deux référentiels les sujets sont les mêmes mais ne sont pas classés de la même façon. Le référentiel de reporting (CSRD) va s’imposer comme grille de lecture, y compris pour la performance RSE. Il n’y aura pas une grille pour le reporting et une autre pour la performance en Europe.

Cependant, la CSRD ne prévoit aucun système de mesure de performance. Elle dicte des normes de reporting : si votre indicateur carbone est conforme à la norme CSRD, vous respectez la loi :

  • qu’elle que soit sa valeur,
  • et que vous progressiez ou pas.

En 2023, les entreprises labellisées soumises à la CSRD se sont interrogées sur les correspondances entre leur label (LUCIE 26000) et leur nouvelle obligation de reporting (CSRD). Pour leur simplifier la vie, l’Agence Lucie a intégré son système de mesure de performance (et donc de labellisation) à cette norme.
Par ailleurs toutes les entreprises non assujetties à la CSRD (moins de 250 personnes) vont devoir fournir des indicateurs CSRD à leurs grands clients : un label de performance RSE branché sur la CSRD répond à ces attentes. D’où l’idée de reconstruire le référentiel LUCIE selon les normes ESRS (European Sustainability Reporting Standards).

La Stratégie du Y

Le dépassement des limites planétaires, c’est concret

Pour s’adapter, beaucoup d’entreprises vont devoir muter dans les 10 ans.

Et elles doivent le faire pour ne pas aggraver la situation (respect des limites planétaires). Mais la mutation linéaire est vraiment dangereuse et n’est donc pas conduite. La stratégie du Y est plus prudente. Elle projette à 10 ans au moins.

Nous n’avons pas d’autre choix que de faire rentrer au plus vite (dans les 10 ans) nos entreprises dans les limites planétaires.

Cela impose une profonde mutation du modèle économique. La logique de « Fast Fashion » s’appuie sur un business model qui n’est pas durable. Mais une entreprise qui répond au réel besoin primaire de “s’habiller” sera dans le monde d’après. 

Nous sommes dans une période de très grande incertitude sur l’économie à long terme : Quel va être l’impact des sécheresses et canicules à venir sur l’économie ? Que fera-t-on après un pic du cuivre ou du phosphore à horizon 2028 ?

Pour des raisons éthiques comme économiques à long terme, nous sommes confrontés à « un défi de bifurcation »

C’est pourquoi Alan Fustec, Timothée Fustec et Arnaud Bergero ont mis au point la stratégie du Y qui définit un plan de développement bifide de l’entreprise. La transformation n’est pas brutale (car trop risquée), mais progressive et expérimentale. 

Testée d’abord en R&D puis sous forme d’une petite unité pilote, la stratégie du Y est ensuite développée en parallèle du canal historique et finit par le supplanter.

La méthode pour le canal hystérique est radicalement nouvelle

Singularité : une importance particulière est accordée au développement de la valeur immatérielle (capital humain, savoir-faire, marques…).

Établissement d’un plan de passage progressif d’un chiffre d’affaires intégralement fondé sur les activités
historiques à une activité hybride historique et nouvelle.

Étude « Les entreprises françaises respectent-elles les limites planétaires ? »

Label LUCIE One Planet, pour les entreprises ayant un modèle compatible avec les limites planétaires

Le label LUCIE One Planet en bref

  • Un nouveau label destiné aux organisations souhaitant aligner leur modèle avec les limites planétaires et sociales
  • Pour les structures déjà matures en RSE, titulaires d’un label reconnu
  • Un référentiel scientifique fondé sur 12 critères mesurables, issus des limites planétaires et de la théorie du Donut
  • Une trajectoire de transformation vers un objectif de compatibilité avec les limites planétaires en 15 ans maximum, jalonnée d’audits réguliers

La RSE continue de se structurer, portée par des entreprises toujours plus nombreuses à agir. Pour les organisations déjà les plus matures, une nouvelle étape s’ouvre désormais : aller au bout de la transformation de leur modèle économique pour le rendre durablement compatible avec les limites planétaires — et en sortir plus robustes. C’est pour accompagner cette nouvelle étape que l’Agence LUCIE, première agence de labellisation RSE en France, lance LUCIE One Planet, un nouveau label destiné aux organisations déjà engagées dans une démarche RSE qui souhaitent franchir une nouvelle étape de leur transformation et inscrire durablement leur modèle dans le respect des limites planétaires et sociales. 

Ce nouveau référentiel propose une méthodologie permettant aux entreprises de mesurer leur impact, de construire une trajectoire de transformation et d’inscrire leur développement dans un objectif de compatibilité avec les capacités de la planète.

Aller au-delà de la conformité

Depuis plusieurs années, les entreprises structurent leurs démarches RSE autour de référentiels reconnus sur lesquels elles bâtissent des actions concrètes et mesurables. Pour les organisations qui souhaitent aller plus loin dans leur trajectoire, LUCIE One Planet propose une nouvelle dimension : accompagner les organisations dans la transformation de leur modèle économique pour le rendre, à terme, compatible avec les limites écologiques et sociales identifiées par la science. 

Pour cela, le label s’appuie notamment sur les travaux du Stockholm Resilience Centre et sur la théorie du Donut de Kate Raworth, économiste et éditorialiste britannique, afin d’évaluer les organisations selon 12 critères mesurables.

Une trajectoire de transformation sur le long terme

LUCIE One Planet s’inscrit dans une logique de transformation progressive, construite dans la durée.  Les organisations réalisent d’abord une mesure de leurs impacts grâce à une triple comptabilité intégrant les dimensions économique, sociale et environnementale. Elles construisent ensuite, avec l’appui d’experts, une trajectoire de progrès pouvant aller jusqu’à 15 ans, avec un objectif de compatibilité « net zéro » vis-à-vis des limites planétaires et sociales. Des audits réguliers permettent ensuite de suivre l’avancement de cette trajectoire et de garantir la crédibilité des engagements pris.

Un label réservé aux organisations déjà engagées

LUCIE One Planet s’adresse aux organisations ayant déjà atteint un niveau de maturité élevé en matière de RSE. Pour y accéder, elles doivent être titulaires d’un label RSE reconnu. Il est ouvert aux entreprises de toutes tailles, mais également aux associations, ONG, collectivités et organismes de formation.

« LUCIE One Planet est né d’une conviction : les organisations les plus engagées en RSE ont aujourd’hui les moyens d’aligner leur modèle économique sur les limites de la planète. Nous leur proposons une méthode fondée sur des repères scientifiques et une trajectoire de long terme, pour en sortir plus robustes » explique Philippe Vachet, Directeur Général de l’Agence LUCIE.

À propos de l’Agence LUCIE

‏Fondée par Alan Fustec et solidement implantée à Paris, l’Agence LUCIE est la première agence de labellisation RSE en France, déterminée à orienter les organisations vers un rôle actif dans la transition vers une société plus durable. Elle offre à sa communauté une panoplie complète d’outils, de programmes de formation, et de labels spécifiquement conçus pour encourager la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Ce qui distingue le label LUCIE, est l’indépendance totale de son comité de labellisation, garantissant une évaluation objective et impartiale des démarches RSE des entreprises. L’objectif indéfectible qui guide son action est d’impulser un progrès continu en ce qui concerne le respect des limites planétaires et la réduction de l’empreinte carbone. À l’heure actuelle, l’Agence LUCIE rassemble une communauté dynamique de 1350 membres, s’appuie sur une équipe de 20 collaborateurs engagés, et dispose d’un centre de formation unique en son genre, proposant pas moins de cinq labels distincts (LUCIE Progress, LUCIE 26 000, LUCIE Positive, LUCIE NR, et LUCIE Auto-évaluation accompagnée), qui attestent de son engagement inébranlable envers une RSE de premier plan.

Cyrille Souche
Cyrille Souchehttps://cdurable.info
Directeur de la Publication Cdurable.info qui a eu 20 ans en 2025 ... L'occasion de supprimer la publicité et d'un nouveau départ vers un webmedia participatif d'intérêt général, avec pour raison d'être de recenser et partager les solutions utiles et durables pour agir et coopérer avec le vivant. Je suis ouvert à toute proposition de coopération mutuellement bénéfique au service de la régénération du vivant.

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