Ce Programme de Prévention des Violences pour une École primaire ou un collège et d’une durée de 10 semaines a été fait à partir d’une enquête des pratiques dans le monde plus particulièrement en France et aux USA. Il a été validé par Marie Pierre Lescure qui nous communiquera prochainement ce qu’elle fait pour supprimer le harcèlement à l’école.

Objectifs simples et mesurables
- Réduire les violences visibles (coups, insultes, bousculades).
- Réduire les violences invisibles (moqueries, rumeurs, exclusion).
- Développer l’empathie et l’autorégulation.
- Permettre aux enfants d’identifier une situation de violence familiale ou relationnelle.
- Augmenter la probabilité qu’un enfant demande de l’aide.
Architecture du programme
Semaine 1 — Lancement : compréhension des émotions
- Objectif : poser les bases.
- Activités :
- Atelier « reconnaître les émotions » (4 émotions de base + intensité).
- Jeu : mimer une émotion → les autres devinent.
- Phrase clé enseignée : “Une émotion n’est pas une action.”
- Impact : réduit la violence impulsive.
Semaine 2 — Ce que c’est qu’une relation saine
Atelier très simple, inspiré des programmes britanniques.
- Activités :
- Brainstorming « c’est quoi une relation saine / malsaine ? »
- Affiche collective dans la classe.
- Mini-film ou BD (gratuits, fournis par associations) → discussion.
Semaine 3 — Les violences visibles et invisibles
On apprend aux enfants à reconnaître l’agression indirecte (rumeurs, exclusion).
- Activités :
- 6 petites scènes (cartes) → les élèves classent en catégories : physique / verbale / psychologique / cyber / tension relationnelle
- Débat guidé : « pourquoi les violences invisibles font mal ? »
C’est l’un des leviers les plus puissants selon la thèse Lyon 2018.
Semaine 4 — Gestion des conflits
- Objectif : apprendre à résoudre avant d’exploser.
- Activités :
- Méthode « stop – respire – parle – propose ».
- Jeux de rôle d’un conflit banal (foot, queues, affaires).
- Phrase clé : “On parle en ‘je’, pas en ‘tu’.”
Semaine 5 — Le rôle du groupe : les témoins
Élément clé dans les thèses anglophones : agir sur les spectateurs.
- Activités :
- 3 scénarios vidéo ou joués par les élèves.
- Discussion : que peut faire un témoin qui ne veut pas avoir de problèmes ?
- Techniques :
- aller chercher un adulte,
- détourner l’attention,
- dire “stop ça va trop loin”.
Semaine 6 — Cyberviolence
Très important au collège.
- Activités :
- Atelier « Ce qu’on croit anodin sur les écrans ».
- Jeu des conséquences (un acte → conséquences en chaîne).
- Outil : charte de cyber bienveillance.
Semaine 7 — Ce que c’est que la violence à la maison (sans effrayer).
On reste sobre, en respectant les recommandations internationales.
- Objectifs :
- identifier,
- dédramatiser l’idée d’en parler à un adulte,
- montrer que ce n’est jamais la faute de l’enfant.
- Activités :
- Histoire ou BD éducative → discussion.
- Définition simple : “À la maison, on ne doit pas te faire mal, te faire peur, t’insulter, ni t’humilier.”
- Explication des personnes ressources.
Semaine 8 — Comment demander de l’aide ?
C’est LE module qui augmente le plus la prévention des violences familiales selon les thèses britanniques.
- Activités :
- Carte “les adultes à qui je peux parler” (interne + externe).
- Jeu de rôle : comment formuler une inquiétude.
- Dédramatisation : discuter ne crée pas de problèmes.
Semaine 9 — Coopération et entraide
On renforce le climat.
- Activités :
- Petites missions en duo / trio.
- Défis de coopération.
- Mini-projet “prendre soin des autres”.
Impact : baisse de 30–40 % des conflits selon les méta-analyses.
Semaine 10 — Bilan et règles collectives
Les enfants créent eux-mêmes les règles de l’année qui suit.
- Activités :
- “Ce qu’on veut voir plus / ce qu’on veut voir moins”.
- Signature collective.
- Affichage dans l’école.
Formation minimum des enseignants
2 heures suffisent, centrées sur :
- reconnaître les violences invisibles,
- animer les jeux de rôle,
- répondre à une révélation d’enfant.
Lien avec les parents (léger mais efficace)
2 supports simples suffisent :
- 1 feuille A4 “Aider son enfant à gérer ses émotions”
- 1 feuille A4 “Les violences invisibles : comment les repérer”
pas de réunions lourdes.

Indicateurs simples pour mesurer les progrès
- Nombre de signalements d’incidents
- Climat perçu (questionnaire ultra-court : 5 items)
- Nombre d’enfants connaissant un adulte ressource
- Proportion d’enfants capables d’expliquer ce qu’est une violence psychologique
Ce qui rend ce programme réellement efficace (selon les recherches)
- • répétition sur plusieurs semaines
- • forte dimension émotionnelle
- • participation active
- • travail sur les témoins
- • langage commun dans l’école
- • repères stables pour demander de l’aide
Quand les enfants deviennent acteurs du climat scolaire
Plutôt que d’attendre l’intervention d’un adulte, les élèves de Niort apprennent à s’écouter et à s’entraider. Résultat : un climat scolaire apaisé et une initiative qui inspire déjà ailleurs.

- 150 enfants sont formés chaque année pour devenir médiateurs.
- 12 écoles primaires sont déjà engagées dans le dispositif.
- Zéro coût supplémentaire : la démarche est basée sur la volonté et l’accompagnement éducatif.
À Niort, la médiation par les pairs a trouvé sa place dans les écoles primaires depuis 2015. Chaque année, près de 150 enfants volontaires sont formés pour devenir « médiateurs » auprès de leurs camarades. Une façon concrète et peu coûteuse de prévenir les conflits, de renforcer l’écoute entre élèves et de favoriser un climat apaisé au sein des établissements.
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