Cet été, parce qu’On ne voit bien qu’avec le cœur selon le Petit Prince, le cœur et les yeux grands ouverts, prenons le temps de ressentir et de nous émerveiller. Plonger notre regard dans celui du vivant. C’est ce à quoi nous invite cette photographie de l’œil d’un requin-nourrice, réalisée par le photographe sous-marin Hadrien Foucher-Créteau. La CEC (Convention des Entreprises pour le Climat) propose, avec “L’été de la biodiversité”, une sélection de ressources pour explorer autrement les enjeux de biodiversité et nourrir l’envie d’agir.

L’été de la biodiversité
L’été est souvent un moment où le rythme ralentit. C’est une occasion de prendre le temps d’observer, de comprendre et de retisser notre lien avec le vivant.
On pourrait croire observer une planète, une galaxie, une pierre précieuse enchâssée dans un pavage d’or et de diamants… alors qu’il s’agit du regard d’un être vivant qui peuple les océans depuis des centaines de millions d’années. Ce regard, c’est aussi celui d’une espèce parmi des millions qui tissent, ensemble, la toile du vivant, et qu’il ne tient qu’à nous de préserver. Cette photographie est extraite de Bioconscience, le nouvel essai graphique de Maxime Blondeau, dont la CEC est partenaire.
Un ouvrage qui invite à changer de regard sur le vivant, en mêlant connaissances scientifiques, iconographie exceptionnelle et émerveillement. Sortie en octobre, disponible en précommande sur le site FNAC.
“Ce n’est pas qu’une crise environnementale, c’est une crise d’amour.” 💔
“L’été de la biodiversité” ! Jusqu’à fin août, la CEC partage des contenus, réflexions et initiatives pour continuer à connaître, aimer et protéger le vivant sur sa page Linkedin.
Quand la filière café redevient un levier de biodiversité.
Dans un épisode du podcast CAP Regen. Alexandre Bellangé raconte comment, face au réchauffement qui menace jusqu’à 50 % des surfaces caféières d’ici 2050, son entreprise BELCO a choisi d’agir sur toute la chaîne de valeur, et ainsi, de préserver le vivant. Tout commence par une révélation en Éthiopie. Puis cette révélation devient un cap : celui d’une filière café à la fois qualitative et régénérative. Puis ce cap se renforce encore, lorsque l’entreprise se penche sur la question de l’acheminement du café jusqu’à son lieu de consommation. Comment ?
- En pratiquant l’agroforesterie et le monitoring des sols : Belco accompagne les producteurs vers des systèmes caféiers diversifiés, ombragés et riches en vie, essentiels pour restaurer les écosystèmes et maintenir la qualité du café.
- En appliquant une politique très exigeante de traçabilité des cafés : fort d’une hausse de 5 % à 95 % de cafés traçables, Belco soutient les pratiques agricoles régénératives et garantit des filières qui respectent le vivant.
- En réduisant l’impact du transport (3ème poste d’émissions de CO2 de l’entreprise) : avec le développement du transport à la voile, Belco choisit une solution qui limite les pollutions atmosphériques, sonores et chimiques liées au fret classique, contribuant ainsi à réduire la pression sur les écosystèmes marins et les zones côtières.
Sur deux facteurs déterminants de son modèle d’affaires, la production et le transport, Belco crée ainsi un futur du café en alignement avec le passé, et fait du retour à la nature une condition désirable et vertueuse.
Et si la nature était notre grand fournisseur, jamais payé et invisible dans les comptes ?
Cette conférence d’Emmanuel Delannoy (économiste, auteur et concepteur de la permaéconomie) qui montre comment les écosystèmes rendent à l’économie et aux sociétés humaines des services vitaux : régulation du climat, pollinisation, qualité de l’eau et de l’air, ressources alimentaires, bien-être… Autant de services écosystémiques indispensables aux entreprises, mais rarement pris en compte dans la stratégie, les bilans financiers ou les décisions d’investissement.
Pour approfondir, la conférence entière de plus d’une heure, avec ces 2 vidéos :
« Nous ne sommes pas des “extra-vivants”. Nos entreprises non plus. »
Des services que la nature nous offre « gratuitement » sont évalués à 125 000 milliards de dollars par an
Eric Duverger rappelle une réalité implacable : absolument toutes nos activités économiques dépendent des écosystèmes vivants. Des services que la nature nous offre « gratuitement » et qui sont évalués à 125 000 milliards de dollars par an… soit plus de 3 fois le PIB mondial. Alors que nous traversons la 6ème extinction de masse, comment faire entrer concrètement la biodiversité dans nos modèles d’affaires, nos gouvernances et nos décisions ?
Pistes d’action concrètes et retours d’expérience sans filtre de la CEC :
- Faire siéger la nature au conseil d’administration : découvrez le retour d’expérience pionnier de l’entreprise norsys, un an après avoir sauté le pas. Entre apprentissages, arbitrages difficiles et limites de l’exercice.
- De la théorie aux usines-forêts : plongez dans les témoignages des Alumni de la CEC avec le podcast CAP Regen. Du Groupe Rocher et son concept d’usine-forêt, à BELCO qui régénère les sols pour sécuriser la filière café-cacao, en passant par Le Le Village Potager ou Groupe Pierre & Vacances – Center Parcs.
- Trois outils pour démarrer : que vous en soyez au premier diagnostic ou à une stratégie avancée, découvrez le guide EEN – Entreprises Engagées pour la Nature (Office français de la biodiversité), le Diag Biodiversité de Bpifrance ou la méthode ACT Biodiversité (ADEME/Office français de la biodiversité).
- L’alliance CEC x OFB : ce partenariat de 3 ans accélère la formation des dirigeants et renforce l’intégration du vivant dans les Feuilles de Route.
- Lancement de la Dynamique Agriculture & Alimentation : un collectif de 200 organisations de toute la chaîne de valeur (producteurs, distributeurs, financeurs…) pour faire émerger des coopérations inédites (comme le projet Graines de Valeurs)
des contenus, réflexions et initiatives pour continuer à connaître, aimer et protéger le vivant
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