Dans l'actualité :

Climat : La Grande Illusion du Thermostat Carbone

Tribune Cdurable à Nicolas Camps, conseiller environnemental et rédacteur...

Productions végétales agricoles : comment innover pour des filières compétitives et durables ?

Le secteur agricole a subi des évolutions majeures ces...

L’Écologie en bas de chez moi : un pamphlet provocateur signé Iégor Gran

Sommaire : [hide]

Il semble qu’aujourd’hui le développement durable soit la seule idéologie qu’il nous reste. De facture relativement récente, on la retrouve cependant partout, tout le temps. Elle accommode l’école, bien sûr, mais aussi le travail, le supermarché, la politique… Le Pape même s’y est mis. Sujet incontournable, consensuel ou presque…

Iégor Gran a voulu comprendre. Était-il le seul à sentir le grotesque des discours moralisateurs, l’insupportable opportunisme marchand des uns et des autres, le culte du déchet, et cette curieuse manière d’idolâtrer la science – quand elle prédit l’avenir – tout en la rejetant quand elle est moteur de progrès ?… Comment font les français, ce peuple frondeur (au moins en paroles, sinon dans les actes), pour accepter ce culte du geste symbolique, cette immodération vers le bien pratiquée à dose homéopathique et imposée à tout le monde ? Le plus terrible dans ce déferlement de bonne conscience, c’est que l’on nous invite à ne plus penser. À mettre un sérieux bémol à la culture et à la civilisation au nom d’un danger imminent. Et comme le développement durable est une idéologie transversale, il permet d’aborder les sujets aussi variés (et passionnés) que les limites de la science, l’opportunisme politique, l’économie de marché, les rapports Nord-Sud, l’avenir de la civilisation, le rapport aux croyances, le rôle de la culture, etc. Iégor Gran ne s’en est évidemment pas privé, concevant son livre comme un arbre de Noël : sur le tronc central de la discussion de fond, il a accroché des notes de bas de page où il explore certains abysses de la bêtise humaine tout en faisant avancer le récit. Car il s’agit d’un récit tout autant qu’un essai, d’une autofiction tout autant qu’un roman. – Lire les premières pages en cliquant ici. – Références : L’Écologie en bas de chez moi de Iégor Gran – Editeur : P.O.L. – Date de publication : février 2011 – 224 pages – ISBN : 978-2-8180-1334-2 – Prix public : 15,5 €

Revue de presse

Jérôme Garcin, Le Nouvel Observateur : « Oh, comme ça fait du bien, un livre pareil ! Qu’il soit de mauvaise foi, flirte avec la caricature et multiplie les provocations ajoute au malin plaisir du lecteur. Car, enfin, Iegor Gran, déjà coupable d’un brulôt contre les ONG, nous venge. De quoi ? Des photos (« le terrorisme des belles images »), des films manichéens et des leçons de morales de l’omniprésent Yann Arthus-Bertrand, ce Cousteau en hélico financé par Pinault. Des éco-écrivains et autres plumes vertes, Paulo Coelho, J.K. Rowling, ou Helen Fielding. Des menaces dont on fait l’objet si, d’aventure, on trie mal nos déchets. Du cynisme des grandes surfaces – de Monoprix à Carrefour – qui jurent, dans leurs rayons, « sauver la planète » et « agir responsable ». Des tirades apocalyptiques sur les pets des vaches. De l’ordre vert, son ambigu malthusianisme, ses poncifs guimauve, ses poses avantageuses, son vocabulaire d’illuminés, et sa novlangue pareille à un meuble Ikéa. Et surtout, du manque absolu d’humour. À mi-chemin du pamphlet (Iegor Gran a commencé sa croisade par un coup de gueule dans « Libé »), de la chronique domestique (son ami Vincent lui fait la guerre) et du reportage (sa visite au salon Planète durable est digne du meilleur Desproges), le livre de Iegor Gran n’est même pas imprimé sur du papier recyclé. Pas jetable, donc, mais durable. Et savoureusement irresponsable ». Christine Ferniot, Télérama : « Iégor Gran ne se rendra pas au salon Planète durable, car il ne trie pas ses déchets, se moque de la compensation carbone, déteste Yann Arthus-Bertrand et le commandant Cousteau. […] Ce garçon ne respecte pas la planète ni les écoresponsables qui lui gâchent son bain quotidien. Bougon, cynique, il décortique les slogans publicitaires, donne sa version personnelle des gaz à effet de serre et manie le pamphlet à coups de marteau-pilon. […] Cette nouvelle fable est comme une torpille, elle détruit tout sur son passage, à commencer par ses malheureux voisins qui vénèrent le film Home et s’en mordront les doigts. […] Imposant l’absurde et le grotesque, Iégor Gran est un provocateur, il fait grincer des dents, secoue les idées reçues, refuse l’opportunisme. »

 

David Naulin
David Naulinhttp://cdurable.info
Journaliste de solutions écologiques et sociales en Occitanie.

Lire aussi

Climat : La Grande Illusion du Thermostat Carbone

Tribune Cdurable à Nicolas Camps, conseiller environnemental et rédacteur...

Productions végétales agricoles : comment innover pour des filières compétitives et durables ?

Le secteur agricole a subi des évolutions majeures ces...

Comment les collectivités financent-elles leurs projets de transition à impact social et environnemental ?

L’AFL, la banque des collectivités locales, publie son rapport...

Newsletter

spot_img

Sur Cdurable

Productions végétales agricoles : comment innover pour des filières compétitives et durables ?

Le secteur agricole a subi des évolutions majeures ces...

40 recettes des 4 saisons à base de légumes et légumineuses

À l'approche de la Journée mondiale des légumineuses, le...

14 lauréats du Prix des saveurs véganes 2026 de PETA France

Alors que le Veganuary séduit un public toujours plus...

Plus gourmande, plus créative : l’offre végan se démocratise

En un an, les commandes de plats végan ont...

Climat : La Grande Illusion du Thermostat Carbone

Tribune Cdurable à Nicolas Camps, conseiller environnemental et rédacteur scientifique, qui nous propose un article de fond sur le "Climat : La Grande Illusion...

Productions végétales agricoles : comment innover pour des filières compétitives et durables ?

Le secteur agricole a subi des évolutions majeures ces dernières décennies, dans un contexte d’accélération des crises climatiques, environnementales, sanitaires mais aussi géopolitiques. Les...

Des crédits carbone, pour compenser les émissions, aux certificats nature, pour une contribution aux services écosystémiques

Cette note de contribution, élaborée par Alain Karsenty avec l’appui du groupe de travail « Carbone forestier » du Comité Scientifique et Technique Forêt, a bénéficié...