Nouveau marketing des produits verts

La demande des produits durables, tels que la nourriture biologique ou les véhicules hybrides , est en réelle progression partout dans le monde. Le commerce équitable représente entre 1% et 5% des parts de marché suivant les pays. Selon une étude menée par le cabinet Utopies, Global Compact et la PNUE (branche production consommation de l’ONU)  » cette tendance est significative de changements et de campagnes d’avertissements de plus en plus fréquentes sur les problèmes tels que le climat ou la chaîne alimentaire « .

En réponse à cela, les entreprises vont de plus en plus se positionner sur le marché des produits socialement responsables pas seulement en vue d’un impact immédiat sur les ventes mais pour l’évolution à long terme de leur marché et par conséquent de leurs clients. De plus, elles appliquent une stratégie de marketing vert parce que cette dernière  » permet de prévenir des risques légaux, de se prémunir contre d’éventuels procès, d’anticiper certaines contraintes normatives ou de réputation « , explique Stanislas Dupré, manager chez Utopies, spécialisé dans le développement durable.

Les entreprises s’interrogent sur la manière de mener une campagne de communication sur les produits verts auprès de ces nouveaux consommateurs. Selon un rapport de l’Unep-Unesco, sur un panel de 5.300 jeunes, âgés de 18 à 25 ans, 40% achètent ce genre de produits par sympathie pour l’écologie, 71% pour le prix, 78% pour la qualité et 48% pour la mode. 5% à 10% des consommateurs sont des militants convaincus et une bonne moitié des consommateurs reste hermétique à l’achat écologique.

Les marketers s’intéressent particulièrement à la population sympathisante mais pas écolo pure et dur. Cette catégorie représente 30% à 50% de ces consommateurs. Ils achètent ces produits, de temps en temps, car ils trouvent cela  » sympa  » mais refusent de faire de gros efforts. Pour les convaincre d’acheter, les entreprises utilisent des arguments commerciaux liés à l’aspect économique du produit ou au statut social qui y est attaché avant d’évoquer un argument écologique. Ce dernier n’est pas vraiment vendeur.

Lire aussi

Face à l’essoufflement démocratique, 5 propositions de réformes institutionnelles

La démocratie française montre des signes d’essoufflement qui ne...

Appel à la résistance démocratique, sociale et écologique des mouvements Climat

Face aux partisans du backlash écologique et aux multiples...

Décarbonation industrielle : la France a les cartes, mais pas encore la stratégie

Alors que les tensions géopolitiques rappellent la fragilité des...

Évaluation environnementale des projets et participation du public

L’évaluation environnementale des projets en France et la participation...

Newsletter

spot_img

Sur Cdurable

La catastrophe qui tarde : comprendre le paradoxe de l’environnementaliste

Changement climatique, effondrement de la biodiversité, pollution de l’air,...

Protéines végétales : le marché français progresse de 21% en deux ans et atteint 572 M€ en 2025

L’organisation à but non lucratif Good Food Institute Europe,...

Face à l’essoufflement démocratique, 5 propositions de réformes institutionnelles

La démocratie française montre des signes d’essoufflement qui ne relèvent plus d’une simple défiance conjoncturelle. La participation électorale recule, la confiance dans les institutions...

Appel à la résistance démocratique, sociale et écologique des mouvements Climat

Face aux partisans du backlash écologique et aux multiples reculs, le mouvement Climat est toujours vivant, avec la multiplication des mobilisations de citoyens pour...

Décarbonation industrielle : la France a les cartes, mais pas encore la stratégie

Alors que les tensions géopolitiques rappellent la fragilité des approvisionnements énergétiques européens, la décarbonation de l'industrie apparaît plus que jamais comme un enjeu de...