Quels sont les vrais freins au développement des forêts comestibles dans nos villes ? Les nombreuses réponses convergent : coût d’entretien, maintenance dans la durée, gouvernance et passage à l’action. Simon Desliens, Nature man, Fondateur de l’École Jardin-Forêt et Entrepreneur au service du vivant, a créé un kit citoyen en accès libre pour comprendre le concept, repérer un lieu et avec un dossier prêt à transmettre à sa mairie, pensé pour parler le langage des élus et répondre à leurs questions légitimes.

Quels sont les vrais freins au développement des forêts comestibles dans nos villes ?
- Le coût d’entretien, d’abord alors même que l’entretien des espaces verts existe déjà, et qu’une forêt comestible bien conçue en demande souvent moins qu’une pelouse tondue tout l’été.
- La maintenance dans la durée, ensuite. Une forêt-jardin n’est pas une friche abandonnée : elle est gérée. Mais ce qui est pensé en amont demande peu d’intervention en aval.
- La gouvernance, aussi. On ne comptabilise pas les services rendus par le vivant la fraîcheur, l’infiltration de l’eau, la biodiversité donc ces espaces sont perçus comme un coût plutôt que comme une infrastructure.
- Et enfin, le passage à l’action, un frein plus discret mais décisif. Beaucoup d’habitants aimeraient voir une forêt comestible pousser près de chez eux. Peu savent par où commencer, ni comment en parler à leur commune.

Depuis 2020, Yalinnove développe des projets concrets pour rapprocher l’humain de la nature : jardins-forêts, médias, formations, expérimentations, accompagnement de projets et actions de sensibilisation. Ensemble, cultivons un avenir plus vivant, plus résilient et plus inspirant.
Un kit citoyen, en accès libre, avec un dossier prêt à transmettre à sa mairie

Simon Desliens, Nature man, Fondateur de Yalinnove & de l’École Jardin-Forêt, Entrepreneur au service du vivant a voulu lever ce frein-là concrètement en créant un kit citoyen, en accès libre : de quoi comprendre le concept, repérer un lieu, et surtout un dossier prêt à transmettre à sa mairie, pensé pour parler le langage des élus et répondre à leurs questions légitimes.
L’idée n’est pas de remplacer l’expertise. C’est de donner à n’importe quel habitant les moyens d’enclencher le mouvement, et de le relier ensuite à des professionnels capables de l’accompagner. Une ville ne se transforme pas seulement par ses décideurs. Elle se transforme aussi par ceux qui y vivent, et qui décident que le paysage sous leurs fenêtres pourrait nourrir.

Et si tu plantais une forêt comestible dans ta ville ?
Le guide pour passer de l’envie à l’action — même si tu n’es ni jardinier, ni élu.
UN KIT PROPOSÉ PAR L’ÉCOLE JARDIN-FORÊT
Un courrier d’accompagnement pour la mairie

Proposition d’un projet de forêt comestible sur notre commune
Une forêt comestible est un espace planté, inspiré du fonctionnement d’une forêt naturelle, mais composé d’espèces utiles et nourricières — arbres fruitiers, arbustes à petits fruits, plantes aromatiques et vivaces. Une fois installé, c’est un lieu à la fois productif, accueillant pour la biodiversité et agréable à vivre, qui demande peu d’entretien. (…) Ce type de projet répond à plusieurs enjeux auxquels notre commune est, comme tant d’autres, confrontée : les fortes chaleurs estivales, la préservation de la biodiversité, la gestion plus économe des espaces verts et le besoin de lieux de rencontre entre habitants.

Imaginez une forêt. Sa fraîcheur, sa diversité, son autonomie : personne ne vient l’arroser ni la tailler, et pourtant elle prospère, année après année. Une forêt comestible reprend ce fonctionnement naturel — mais en remplaçant les espèces sauvages par des plantes utiles et nourricières. Le principe tient en une idée simple : superposer plusieurs étages de végétation, comme dans une forêt naturelle, pour occuper tout l’espace, du sol à la cime. Cette organisation rend le système autonome et économe : les plantes se protègent mutuellement, le sol reste couvert et vivant, l’eau est mieux retenue, et la diversité limite naturellement les maladies. Une fois installée, une forêt comestible demande surtout de l’observation, de la taille ponctuelle et de la récolte — bien moins qu’une pelouse à tondre tout l’été.
Et si notre commune accueillait une forêt comestible ?
Un espace public productif, accueillant pour la biodiversité et agréable à vivre, pensé avec les habitants, au service du territoire.
DOSSIER PROPOSÉ PAR UN HABITANT DE LA COMMUNE AVEC L’APPUI DE L’ASSOCIATION YALINNOVE



