La ressource eau est menacée par l’usage excessif qui en est fait, les impacts de la crise climatique et la pollution. L’Atlas de l’eau souhaite contribuer à sensibiliser aux différentes facettes de cette précieuse ressource. Il traite non seulement de l’urgence du problème, mais aussi de nombreuses opportunités et solutions qui existent aujourd’hui. Née de la collaboration entre la Fabrique Écologique et la Fondation Heinrich Böll Paris, la version française présente des données chiffrées et cartographiées, ainsi que des analyses spécifiques à la situation française.

Atlas de l’eau 2026 : une crise invisible au cœur des enjeux climatiques, numériques et socio-économiques
Climat, agriculture, industrie, intelligence artificielle : tous les grands bouleversements actuels ont un point commun souvent ignoré, leur dépendance à l’eau. L’Atlas de l’eau 2026 met en lumière cette pression croissante, y compris en France.


Publié par La Fabrique écologique et la Fondation Heinrich Böll, l’Atlas de l’eau 2026 dresse un état des lieux documenté de la ressource en eau en France, en Europe et dans le monde, à partir de données scientifiques récentes.

Chaque année, près de 4 000 km³ d’eau sont prélevés à l’échelle mondiale, dont plus de 70 % pour l’agriculture.
Plus de 2 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable.


centrales qui met le plus les ressources sous tension.
En montagne, la fonte rapide des glaciers invite à repenser d’urgence nos modèles économiques et nos habitudes : dans les Pyrénées, les 17 glaciers restants auront disparu d’ici 10 ans. En France, les tensions s’accentuent sous l’effet du changement climatique, avec une multiplication des épisodes de sécheresse et d’inondation, mais aussi en raison de pressions diffuses : pollutions persistantes, artificialisation des milieux et fragilité des infrastructures. Pour répondre à ces pressions, un changement de paradigme est nécessaire, explique Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique : « Autour de l’eau se jouent des questions qui concernent l’ensemble du modèle économique et social de demain : l’égalité des droits, la préservation de la ressource et surtout de la biodiversité, les liens entre le Sud et le Nord, la capacité des institutions et des entreprises à changer enfin leurs fonctionnements. En France comme ailleurs, nous avons besoin d’une véritable démocratie de l’eau ». Ce n’est pas un hasard si les conflits d’usage de l’eau pour l’agriculture s’intensifient, comme l’ont illustré les violents affrontements autour des mégabassines, qui sont encore au cœur de l’actualité avec les lois Duplomb et d’urgence agricole. La consommation de viande, quant à elle, mobilise 28% de l’eau prélevée sur le territoire français. En Outre-mer, le droit à l’eau est loin d’être garanti, et les épidémies liées à l’eau sont nombreuses. A Mayotte, la facture d’eau représente 20% du budget mensuel des ménages, contre 1,89% en France hexagonale, et 29% des Mahorais ne sont pas raccordés à l’eau courante.


L’Atlas met également en lumière un facteur encore peu visible : l’empreinte hydrique du numérique. Les centres de données mobilisent des volumes d’eau importants pour leur refroidissement, tandis que le développement de l’intelligence artificielle pourrait amplifier fortement cette consommation. À horizon 2027, l’IA mondiale pourrait consommer jusqu’à six fois le volume d’eau annuel du Danemark. Parallèlement, l’extraction de métaux stratégiques (lithium, cuivre, terres rares), indispensable aux transitions énergétique et numérique, accroît la pression sur les ressources hydriques, souvent dans des régions déjà vulnérables. La contamination par des polluants persistants, comme les PFAS, constitue également un enjeu croissant pour la qualité de l’eau :
En France, des PFAS étaient présents dans 96% des échantillons d’eau potable prélevés dans 30 communes.

Marc Berthold, Directeur du bureau de Paris de la Fondation Heinrich Böll, affirme : « Il est plus important que jamais de mettre en évidence le lien entre l’eau, la crise climatique et l’activité humaine, ainsi que la manière dont celles-ci perturbent le cycle de l’eau. Il faut trouver un nouvel équilibre afin de protéger la biodiversité, le climat et les communautés humaines, en particulier les plus défavorisées. »
De plus, les impacts économiques de cette crise sont déjà visibles : en Europe, sécheresses et inondations entraînent chaque année plusieurs milliards d’euros de pertes. À travers données, analyses et visualisations accessibles, l’Atlas de l’eau souligne les interdépendances entre eau, climat, énergie, agriculture et activités économiques, et met en évidence le rôle central de cette ressource dans les équilibres environnementaux et sociaux.

L’eau, bien commun et droit humain fondamental, apparaît plus que jamais comme un enjeu structurant pour les années à venir. Des initiatives citoyennes, comme le mouvement des droits de la Nature, et institutionnelles, comme le retour en régie publique et la tarification écosolidaire, apparaissent partout sur le territoire pour protéger l’eau et avec elle, la santé globale. Il nous appartient de nous mobiliser pour les pérenniser.

Avant Propos
Fruit d’une collaboration entre la Fondation Heinrich Böll et la Fabrique Ecologique, l’Atlas de l’eau présente la complexité et l’urgence des enjeux mondiaux liés à l’eau. Il fournit des données, des tendances, des études de cas et le contexte politique nécessaires pour éclairer le débat public et orienter les politiques. De la répartition inégale de l’eau, en passant par la pollution industrielle et l’insécurité hydrique jusqu’aux tensions géopolitiques, cet atlas vise à approfondir la compréhension et à soutenir les actions en faveur d’une gouvernance de l’eau plus durable et plus équitable.

L’eau est à l’origine de toute vie. Elle couvre plus des deux tiers de la planète, le corps humain en est majoritairement constitué et elle noue entre la nature et l’humanité un lien particulièrement fort. Sans elle, il n’y aurait ni végétaux, ni animaux, ni êtres humains. L’eau a façonné le monde dans lequel nous vivons, avant même que nous n’apprenions à la gérer et à la contrôler. Elle a marqué de son empreinte les religions, l’art et la culture de l’ensemble des civilisations.
Aujourd’hui, cette ressource indispensable est menacée par l’usage excessif qui en est fait, par les effets de la crise climatique et par la pollution. Le cycle planétaire de l’eau est en déséquilibre et nous avons déjà dépassé la limite d’une utilisation durable des ressources hydriques. Il est nécessaire d’inverser cette tendance. Cette inflexion est encore possible.

En janvier 2026, quelques mois avant la parution de la version française de cet Atlas, l’Organisation des Nations Unies alertait dans un rapport sur l’atteinte d’un point de non-retour. Le monde était entré dans une « ère de faillite hydrique mondiale », la consommation d’eau à long terme dépassant la capacité de renouvellement de la ressource. Beaucoup de pays voient leurs nappes phréatiques diminuer de façon spectaculaire, ce qui menace les réserves d’eau potable, la production alimentaire et de nombreux écosystèmes. Alimentés par le réchauffement climatique, les phénomènes météorologiques extrêmes comme les sécheresses et les inondations augmentent en fréquence et en intensité. Des températures plus élevées assèchent le sol et des pluies diluviennes mettent en danger les êtres humains comme les infrastructures. Notre impact sur l’eau est bien réel partout dans le monde, depuis les minuscules particules de plastique présentes dans certains endroits reculés de l’Arctique jusqu’aux traces de substances chimiques industrielles dans l’eau que nous buvons. Nos moyens de subsistance sont de ce fait menacés et l’eau devient à la fois plus rare et moins saine à boire. Les populations les plus durement touchées par ces problèmes sont aussi les moins à même d’y faire face.

Bien que la protection des ressources hydriques soit un thème cher à beaucoup d’entre nous, elle figure rarement en première ligne des débats politiques. D’autres enjeux, comme les besoins économiques, sont considérés comme plus urgents. C’est oublier que l’industrie a elle aussi besoin d’eau en quantité suffisante. Il est donc urgent que les responsables politiques, les chercheurs et la société civile communiquent haut et fort à ce sujet.


La version française de cet Atlas, enrichie de plusieurs chapitres, est publiée par le bureau de Paris de la Fondation Heinrich Böll et La Fabrique Ecologique. Elle présente des données chiffrées et cartographiées et des analyses spécifiques à la situation française. La France dispose de ressources en eau considérables : 480 milliards de m3 de précipitations y sont recensés chaque année, tandis que les cours d’eau totalisent 270 000 km et les nappes phréatiques, environ 2000 milliards de m3.
Malgré ces atouts, la pression sur la ressource y est forte, tant en raison du dérèglement climatique que de modes d’usage inadaptés. Il en va ainsi en montagne, où la fonte de plus en plus rapide des glaciers menace tout autant la biodiversité que l’économie locale qui repose sur le tourisme et le ski en hiver. Ces perturbations n’empêchent pas les professionnels du secteur de recourir à l’enneigement artificiel pour maintenir coûte que coûte un modèle déjà obsolète et incompatible avec le dérèglement climatique.


De même, l’agriculture, premier secteur consommateur d’eau en France, représente à elle seule 60 % de l’eau totale consommée, loin devant l’eau potable (un quart de l’eau consommée) et devant les autres usages. Cette eau sert majoritairement à l’irrigation du maïs, pour une minorité d’agriculteurs et de surfaces cultivées. Cette répartition inégalitaire de la ressource cristallise les tensions, comme l’ont illustré les événements de Sainte-Soline (Deux-Sèvres) en 2023. Mais les injustices sont encore plus criantes en Outre-mer, notamment à Mayotte, où le droit à l’eau est loin d’être garanti, symbole d’un continuum colonial qui intensifie les discriminations auxquelles sont confrontées des populations déjà marginalisées.
Les pollutions de l’eau (nitrates, pesticides, PFAS, et autres produits chimiques), en France comme dans le monde, sont un grave problème de santé publique. Elles ont pourtant été négligées par les pouvoirs publics qui doivent aujourd’hui prendre la mesure de l’étendue de cette catastrophe environnementale et humaine. Il est indispensable d’inverser les tendances en cours. Dépolluer c’est bien, ne pas polluer c’est mieux ! Aussi les modes de production plus respectueux de l’environnement et moins polluants doivent-ils être soutenus, ainsi que les politiques de sobriété et de préservation ou de régénération d’écosystèmes garants d’un cycle de l’eau vertueux (zones humides, sols vivants, végétation abondante, moindre artificialisation, etc …)

Pour répondre à ces enjeux, des initiatives locales voient le jour partout sur le territoire français : des élus s’organisent pour améliorer la gouvernance de ce bien commun via son retour en régie publique, des collectifs citoyens tentent de faire reconnaître les écosystèmes aquatiques comme sujets de droit afin de mieux les protéger, des entreprises améliorent leurs pratiques pour répondre aux demandes des consommateurs, et les mobilisations pour lutter contre les pollutions se multiplient.

L’importance de l’eau ne se limite pas à des enjeux écologiques et techniques. Elle est aussi politique et sociétale. Les pénuries d’eau et la crise climatique exacerbent les tensions et les inégalités sociales. Les populations des régions pauvres, particulièrement vulnérables, sont les premières à souffrir de la raréfaction de l’eau et des évènements climatiques extrêmes. Le manque d’eau menace la sécurité alimentaire, pousse les populations à migrer et aggrave les conflits existants. On enregistre chaque année plus de 120 cas de conflits liés à l’eau – un chiffre qui pourrait bien augmenter dans un avenir proche. Il est plus que jamais nécessaire de coopérer à une échelle globale sur ces questions.

De nombreuses institutions se préoccupent de la façon dont l’eau doit être utilisée et distribuée, des lois et des programmes d’action préconisent les bonnes approches pour protéger les ressources hydriques – mais les responsables politiques tardent souvent à les mettre en œuvre. Il est essentiel de parvenir à des accords internationaux efficaces et d’établir une coopération transfrontalière pour garantir l’utilisation durable et la protection de l’eau, et éviter les conflits. Les Conférences des Nations unies sur l’eau, en 2026 et 2028, offrent une opportunité pour élaborer des mesures de meilleure gestion de l’eau et négocier un accord contraignant.

Cet Atlas de l’eau entend contribuer à sensibiliser à la question de l’eau et souligner les différentes facettes de cette précieuse ressource. Il traite non seulement de l’urgence du problème, mais aussi des nombreuses opportunités et solutions qui existent aujourd’hui.
Le défi est de taille, mais si nous nous retroussons les manches pour parvenir à une gestion durable de l’eau, nous pourrons protéger ce qui sous-tend la vie sur terre. Mettons-nous tous ensemble au travail et faisons en sorte que l’eau soit accessible à tous et qu’elle continue à symboliser la vie, la santé et la nature.

Atlas de l’eau

Phénomènes météorologiques extrêmes : comment s’en protéger ?
La crise climatique perturbe l’équilibre du cycle global de l’eau. Tandis que la pluie inonde des régions entières, d’autres subissent d’intenses sécheresses. Partout où l’eau devient une menace ou une rareté, la vie même est menacée. Il est crucial de mettre en œuvre des solutions concrètes : zones humides restaurées, bâtiments adaptés au climat, villes éponges… Autant de pratiques permettant de retenir, gérer et préserver l’eau, et de sauver des vies.

La recherche scientifique montre que le réchauffement climatique augmente la fréquence et l’intensité des pluies diluviennes. L’air chaud retient davantage l’humidité – environ 7 % de plus par degré de réchauffement – ce qui se traduit par des averses plus violentes. Cela provoque des crues éclair qui submergent les réseaux de drainage, endommagent les habitations et infrastructures et perturbent la vie des populations. Ces épisodes sont de plus en plus fréquents. En Espagne en 2024 et au Texas en 2025, des crues éclair ont tout ravagé et fait de nombreux morts. En juillet 2021, les inondations catastrophiques en Europe de l’Ouest ont été attribuées au changement climatique d’origine anthropique, qui multiplie par neuf les fréquences des pluies diluviennes. Ces évènements sont particulièrement dévastateurs dans des régions aux infrastructures inadéquates pour de tels débits d’eau.
Ces évènements d’origine climatique interagissent de plus en plus, aggravant la situation. Ainsi, une région frappée depuis longtemps par la sécheresse perd sa capacité d’absorber de fortes pluies. L’eau ruisselle rapidement, provoquant des crues éclair et des glissements de terrain. Ces catastrophes en cascade submergent des systèmes déjà fragiles, créant une boucle de phénomènes climatiques extrêmes. (…)
La France n’est pas épargnée. La sécheresse de 2022, avec de faibles précipitations et des températures records, a réduit la disponibilité en eau de certains territoires (Morbihan, Corse, Finistère…) au point de faire venir des camions-citernes pour l’approvisionnement en eau. Avec d’autres conséquences : interdiction d’irriguer pour les agriculteurs, baisse de production électrique, assèchement des sols. Avec des valeurs dépassant 2003 – année de la plus grande canicule estivale en France – l’été 2025 a établi des records dans certaines localités. La forte sécheresse et la canicule rendent la végétation plus sensible au feu : près de 60 000 hectares de forêt ont brûlé en 2022, et 36 000 en 2025. Le bilan humain cumulé des grandes canicules de 2003, 2022 et 2025 dépasse 18 000 morts. À cela s’ajoutent les inondations, de plus en plus fréquentes et longues en France : avec 40 jours consécutifs, le début de l’année 2026 marque la plus longue période de pluie depuis 1959, créant de nombreuses crues et causant deux décès. Entre 2011 et 2021, une quarantaine d’inondations a causé la mort de plus de 150 personnes en France.
La crise climatique mondiale, avec ses évènements météorologiques extrêmes, est une crise inégalitaire. Les personnes vulnérables courent des risques plus élevés liés à une mauvaise gouvernance de l’eau et un manque d’accès aux ressources. Cela crée des troubles sociaux et des conflits potentiels autour de réserves en baisse. L’agriculture, qui totalise environ 70 % de l’utilisation mondiale d’eau douce, est déjà sous pression du fait de la croissance démographique. La raréfaction de l’eau menace encore plus la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance, surtout dans les régions dépendantes de pratiques agricoles sensibles aux changements climatiques.
Les problèmes hydriques dus au changement climatique exigent une action audacieuse et coordonnée à tous les niveaux de la société. Les villes et les régions ont besoin de solutions pratiques et de prospectives qui protègent populations et écosystèmes de phénomènes climatiques de plus en plus extrêmes. Des systèmes d’alerte efficaces s’imposent pour protéger les habitants des impacts des inondations. Certaines mesures d’urbanisation, l’application des règlements de construction et une bonne gestion de l’eau jouent aussi un rôle décisif. La mise à jour des législations du bâtiment peut rendre les structures plus résilientes – via l’obligation de réaliser des fondations résistantes aux inondations ou d’utiliser des matériaux qui renvoient la chaleur. Le concept de ville-éponge offre une approche efficace, en transformant les zones urbaines afin qu’elles absorbent l’eau de pluie, la filtrent naturellement et la restituent progressivement selon les besoins.
Le béton des villes peut être remplacé par des surfaces perméables laissant l’eau s’infiltrer dans le sol. Les espaces verts contribuent à reconstituer les nappes phréatiques et atténuent les risques d’inondation. Les parcs sont indispensables, et les murs et toits végétalisés peuvent parfois retenir jusqu’à 90 % de l’eau de pluie. Ils rafraîchissent naturellement les bâtiments : par une chaude journée d’été, un toit recouvert de 10 cm de végétation peut faire baisser la température intérieure de 8 °C par rapport à un toit nu chauffé par le soleil. Plus une ville a d’espaces verts, plus elle peut gérer les fortes pluies et la chaleur croissante. Il faut également restaurer les zones humides et protéger les bassins hydrographiques pour créer des zones tampons qui absorbent les inondations et retiennent l’eau pendant les sécheresses. Des plans d’aménagement « climatointelligents » doivent intégrer tous ces éléments pour que les villes et les paysages soient protégés et préparés aux phénomènes à venir.

« Gestion locale de l’eau concertée en période de crise » par Valery Morard de l’agence de l’eau Loire-Bretagne
Valery Morard, directeur général adjoint de l’agence de l’eau Loire-Bretagne, revient sur les nouveaux enjeux de l’eau dans la période actuelle. C’est un défi pour l’ensemble des acteurs : les agences de l’eau, les collectivités locales, le monde agricole, les citoyens. Valery Morard trace les perspectives d’une gestion démocratique de l’eau ou chacun trouve sa place.


La mission des agences de l’eau est d’aider les collectivités, les industriels, les agriculteurs, les associations de pêche et de protection de la nature dans le financement et l’accompagnement des initiatives en faveur de la préservation de la ressource en eau et la biodiversité. Alors que la loi d’urgence agricole, bientôt adoptée, pose la question de la préservation de la ressource eau, Valéry Morard revient sur les enjeux de pouvoir et de décision qui structurent la protection de l’eau en France. Entre le rôle des agences de l’eau, celui des comités de bassin, et la question sensible de leur articulation avec le monde agricole, il livre un regard de l’intérieur sur une ressource de plus en plus rare et sur les moyens d’en améliorer la gestion sur les territoires.


