L’association Le Lierre, réseau de fonctionnaires, d’experts et d’acteurs de l’action publique engagés pour la transition écologique, publie une note d’analyse et de propositions intitulée « Un Français sur deux contaminé : pour une planification écologique face à la crise du cadmium ».

Cette publication fait suite aux résultats de la 3ème Étude de l’alimentation totale (EAT3) de l’ANSES qui révèlent une situation sanitaire préoccupante : 47,6 % des adultes français et jusqu’à un quart des enfants dépassent les seuils d’exposition recommandés au cadmium, un métal lourd reconnu comme cancérogène et toxique pour l’organisme.
Une pollution invisible mais massive

Le cadmium s’accumule progressivement dans les sols agricoles puis dans l’alimentation quotidienne des Français. Cette contamination résulte principalement de l’utilisation d’engrais phosphatés minéraux importés.
Une crise qui révèle les limites de l’action publique actuelle
Pour Le Lierre, la crise du cadmium met en évidence les défaillances structurelles de l’action publique : articulation insuffisante entre politiques agricoles et sanitaires, absence de vision stratégique sur les sols, dépendances géopolitiques et fragmentation réglementaire.

Cinq propositions pour une planification écologique territoriale
- Renforcer la formation des décideurs publics sur les enjeux d’écotoxicologie.
- Mettre en place une cartographie nationale des sols à risque.
- Mobiliser la commande publique pour soutenir les filières à faible teneur en cadmium.
- Harmoniser et durcir les normes européennes.
- Développer une diplomatie industrielle européenne de décontamination des phosphates.


