A l’approche de l’élection présidentielle, 150 Français tirés au sort et représentatifs de la société française auront pour mission de se mettre d’accord face aux grands défis de société qui ont trop attendu. Cette Assemblée citoyenne, indépendante et non partisane, se réunira pour 6 week-ends de travail entre septembre 2026 et février 2027, au Conservatoire national des arts et métiers, à Paris. L’intelligence collective permettra-t’elle de trouver d’un commun accord un plan d’urgence, d’adaptation et d’atténuation pour agir et sécuriser nos besoins essentiels face au dérèglement climatique ?
Canicules, sécheresse et incendies hors normes, pétrole sous tension, conflits internationaux … L’année 2026 a rappelé aux Français que notre monde est en train de changer et nous touchons aux limites planétaires. « De quoi a-t-on désormais le plus besoin pour faire face à ces bouleversements ? De se mettre d’accord. A l’approche de l’élection présidentielle, c’est le défi qui va être confié à 150 Françaises et Français tirés au sort – et à tous les autres en ligne. La mission ? Se retrousser les manches et s’attaquer aux grands dilemmes de notre époque, pour nourrir le débat de l’élection présidentielle de manière inédite« , explique Jean-Marc Jacovici.

Mobilisations citoyennes pour dénoncer l’inaction politique
Plan A : une autre présidentielle est possible en 2027 : votons pour nous !
15 Septembre 2026 : Rassemblement et mobilisation face à l’inaction politique
Mobilisons-nous pour exiger
un plan d’urgence,
un plan d’adaptation
et un plan d’atténuation
26 septembre 2026 : Marchons partout en France pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale

« Qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires ? »
Personne ne pouvait l’ignorer, parce que tout était écrit : les compagnies pétrolières savaient dès 1971 et ont préféré payer pour qu’on en doute, le GIEC (Groupe d’expertes et d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) l’avait prédit depuis 1990. Des pétitions et manifestations, des milliers de scientifiques du monde entier ont tenté d’alerter les dirigeant·es politiques mais ils et elles ont été ignoré·es.
Marchons partout en France pour qu’on suive enfin les scientifiques, et qu’un plan d’urgence, d’adaptation et d’atténuation soit engagé sans attendre un été de plus.

Un outil de priorisation et de proposition sera disponible sur la plateforme en ligne avant le début des travaux de l’assemblée.
Jean-Marc Jancovici, invité de Météo Climat sur France Télévision
remettre la dérive climatique au cœur du débat et « donner de la voix aux citoyens »
Comment remettre le Climat au cœur des élections présidentielles ?
Jean-Marc Jancovici, expert écouté sur l’énergie et le climat, lance une Assemblée citoyenne pour mobiliser l’intelligence collective pendant la campagne des élections présidentielles 2027. Il n’est pas candidat mais affirme vouloir peser dans le débat. L’irruption de la question climatique dans l’arène politique cet été a-t-elle changé la donne ? Jean-Marc Jancovici, ingénieur et président de The Shift Project, est l’invité de Céline Landreau de RTLMatin.
Une assemblée citoyenne pour faire face aux défis d’un commun accord

Déjà plus de 30000 soutiens pour donner de la voix aux citoyens pendant la campagne présidentielle
Pourquoi ce projet d’Assemblée citoyenne ?
Par Jean-Marc Jancovici, ingénieur et auteur, président du Shift Project
"Nous aurons toujours besoin d’experts et de scientifiques pour nous décrire le monde tel qu’il est. Comprendre comment les choses fonctionnent est un préalable indispensable pour bâtir des ponts qui ne s’écroulent pas, ou trouver un nouveau vaccin. Mais la science ne sert pas uniquement à inventer de nouvelles techniques. Il lui arrive aussi de nous faire réaliser que nous courons des risques, individuellement (par exemple en fumant) ou collectivement (par exemple en épuisant les sols, en détruisant les stocks de poissons, ou en modifiant le climat). Quand cette connaissance nouvelle met en lumière une limite ou un risque dont nous n’avions pas conscience avant, elle nous place parfois devant un dilemme, c’est-à-dire une situation où gagner sur tous les tableaux – ou encore conserver ce que l’on avait sans inconvénient pour plus tard – devient impossible. Que faire alors ? La vérité scientifique seule ne suffit plus à indiquer la voie. Interviennent aussi nos valeurs, ou encore nos liens affectifs. Et comme nous avons chacune et chacun les nôtres, seule la délibération collective permet de finir par s’accorder. C’est pour cela que, après plus de 20 ans passés à vulgariser un enjeu environnemental majeur de notre époque, j’ai cru utile de contribuer à cette nouvelle aventure, où c’est la délibération qui est au centre de l’action. Mon rôle n’y sera pas de mettre mes idées en débat. Il consistera, et c’est une noble tâche, à fournir aux citoyens tirés au sort des billets de train, des nuits d’hôtel et des bloc-notes, pour leur permettre de travailler dans les meilleures conditions possibles. Cette assemblée citoyenne juste avant une élection, pour nourrir les débats, est une première. J’espère que cette initiative sera à la hauteur des espoirs que l’on peut – et doit – placer en elle."
Une plateforme en ligne pour permettre à tous les Français de contribuer

Un commun accord, ce sont deux dispositifs complémentaires pour rassembler les Français autour des grandes questions de notre époque :
Une assemblée citoyenne : 150 personnes tirées au sort, à l’image de la société française, qui se réuniront à Paris.
Une plateforme en ligne : pour tous les autres Français, invités à suivre les travaux et à contribuer sur un site internet ouvert à chacun.
Les 150 citoyens se retrouveront physiquement au cours de 6 week-ends de travail en commun : un week-end par mois entre septembre 2026 et février 2027. Les sessions de travail se dérouleront à Paris, au Conservatoire national des arts et métiers. Lors des deux premiers week-ends, les citoyens auront d’abord accès à de l’information sur les grands enjeux abordés. Cela prendra la forme d’auditions de scientifiques et d’experts, avec une approche factuelle. Les week-ends qui suivront seront dédiés à la réflexion commune et à la délibération sur les dilemmes, en sous-groupes ou en plénière. Les derniers jours de travail permettront aux citoyens de converger sur des propositions et sur la manière de les faire exister dans le débat public de la présidentielle. Des spécialistes du dialogue citoyen faciliteront ces discussions sans les orienter : les décisions reviendront aux membres de l’assemblée.
Pourquoi mettre les citoyens autour de la table pendant la campagne présidentielle ?

Peut-on choisir son ou sa capitaine si on ne s’est pas mis d’accord sur le cap ? L’objectif premier d’Un commun accord est de nous donner les moyens de réfléchir collectivement à la direction que nous voulons prendre en des temps troublés. Comment ? En fournissant à des citoyens représentatifs les moyens de travailler sur des problèmes cruciaux de notre pays, afin qu’ils puissent faire connaître leurs préférences sur la manière de les résoudre. Il s’agit donc de contribuer au débat autrement : non pas par une candidature de plus, mais plutôt en faisant émerger un regard citoyen, sur des sujets peu traités, pour élargir et enrichir les débats électoraux. Si elle a lieu pendant la campagne présidentielle, l’assemblée citoyenne d’Un commun accord n’a pour autant aucun objectif partisan et n’est au service d’aucun candidat. L’initiateur et les soutiens de cette démarche sont des personnalités de la société civile elles-mêmes sans ambition électorale, ni affiliation partisane.
Qui est à l’initiative d’Un commun accord ?

Un commun accord est une initiative citoyenne et non partisane, initiée par Jean-Marc Jancovici et soutenue par de nombreuses personnalités de la société civile. Ces derniers sont rassemblés par leur volonté de donner la parole aux Françaises et aux Français et de leur faire confiance pour s’accorder sur les orientations à prendre face aux défis de notre époque.




