L’idée d’Antoine Valabrègue est de donner envie, à un maximum de personnes à partir de 16 ans, de mieux se connaitre et de développer des relations les plus justes possibles auprès des autres et des structures en place. Fruit de recherches conceptuelles menée dans les années 80 sur le ternaire et les cycles du temps et de 20 années de pratiques avec des lycéens.

Antoine Valabrègue se présente comme un architecte des trajectoires possibles en utilisant des principes ternaires et cycliques permettant à chacun de mieux identifier ce qui lui est essentiel et d’avancer avec plus de justesse et avec une bonne temporalité.
Être et agir : La Sagesse de mieux se connaître
Épisode 0 : La sagesse

Pourquoi c’est important d’explorer les méandres de qui on est, et premier exercice
« Et si vous aviez quelque chose à découvrir chez les papys et les mamies qui vous aiderait à mieux tracer votre route ?
La voie de la justesse, c’est celle qui trace un chemin unique : un chemin qui allège les contraintes de la survie, nourrit vos désirs, honore vos rêves, tout en mesurant leur impact sur les autres et sur le monde. C’est un équilibre délicat, mais c’est aussi la clé pour avancer avec plus de cohérence et de joie.
Pour y parvenir, une étape est indispensable : se connaître profondément, et savoir où l’on se situe — par rapport à soi, aux autres, et au monde. C’est ce voyage au pays de l’intérieur que je vous propose. Un voyage que j’ai exploré avec des lycéens pendant 20 ans, et qui m’a appris une chose : l’essentiel est souvent non repéré et caché là où on ne le cherche plus.
Soyez content de découvrir la jouissance de l’essentiel.
Je vous proposerais des pistes pour créer des déclics, des prises de conscience. Juste, sachez qu’ installer les choses, après une prise de conscience, peut prendre du temps. Il faut souvent répéter l’expérience. La voie que je propose est un pari sur le fait qu’il y a toujours un possible possible qui permet d’améliorer les situations, au pire on ne le trouve pas. C’est dans ces moments-là qu’il est important de parvenir à faire le plus grand calme à l’intérieur de soi. Et ça, ça se travaille!
Un petit exercice, avant d’embarquer, dès que tu as un peu de temps et à l’occasion ( je passe en mode tu) : va voir un papy ou une mamie et demande lui de t’ indiquer en quelques phrases ce qu’il appris dans la vie et qu’il aurait peut-être aimé connaitre plus tôt ? »
Épisode 1 : Ton trésor caché – La méthode oubliée pour repérer l’essentiel

On commence l’exploration intime, en identifiant ce qui est essentiel, grâce à un exercice ultra simple.
« Tu n’as même pas idée que tu as un trésor caché à l’intérieur de toi ! On le cherche ?
Et si je te disais que tu portes déjà en toi une boussole intérieure ? Une boussole forgée par tes souvenirs, tes admirations, et même ces rêves d’enfant que tu pensais oubliés. Prends un instant pour y réfléchir : ces rêves, ces héros, ces animaux qui t’ont marqué·e… Ils ne sont pas anodins. Ils sont les aiguilles de ta boussole. Aujourd’hui, tu vas apprendre à la lire. Cet exercice, c’est comme une fouille archéologique, mais à l’intérieur de toi-même. J’espère qu’il sera un jour pratiqué dans toutes les lycées.
- Liste :
- 3 animaux qui t’inspirent,
- 3 héros (de fiction ou réels),
- 3 personnes que tu admires,
- 3 rêves d’enfant concernant ton avenir.
- Identifie : Pour chaque liste, note ce qui t’attire chez eux (ex. : la liberté du loup, la créativité de ton héros, la bienveillance de cette personne…). Cherche le commun à chaque liste.
- Compare : Cherche le fil rouge — les traits communs qui relient ces 4 univers. C’est très proche de ce qui est essentiel pour toi.
Ça prend environ 2h, si tu as du mal à formuler les points communs à une série : écris les qualités perçues et demande à une I.A. Pour les animaux l’I.A est top, pour les personnes que tu connais, faut quand même énoncer les caractéristiques qui les définissent à tes yeux. Tu peux aussi tenter de te souvenir de ce qui a motivé certaines décisions importantes que tu as prises. Ces motivations coïncident-elles avec les dénominateurs communs trouvés ? Si oui, les décisions ont-elles été les bonnes ?
Ce fil rouge c’est ton fil d’Ariane. Dans le labyrinthe des choix, des doutes ou des défis, fais en sorte qu’il soit ton guide. Écris-le quelque part — sur un post-it, dans ton téléphone. Et la prochaine fois que tu hésites, demandes-toi :
‘Est-ce que ce choix honore mon essentiel ?’
Et j’allais oublier, dans l’essentiel, repère aussi tes fragilités, qui ne sont pas les blessures que nous allons explorer au prochain épisode et tâche d’en être fier.
C’est ce fil qui nous reliera pour la suite du voyage. À très vite !
Un petit truc pour terminer : essaie d’installer un petit réflexe chez toi : quand tu fais quelque chose qui te plait ou que t’estimes réussi, fais un petit ancrage de joie en serrant, par exemple, les deux poings à l’inspire et en mettant ta langue contre ton palais. »
Épisode 2 : Stoppe ça – Faire la paix avec le passé

Entrevoir comment faire la paix avec le passé difficile.
« Et si t’arrêtais d’essayer de comprendre tes blessures, c’est pas ça qui permet de cicatriser. Ça te dirait de parvenir à moins ressasser ce qui ne va pas ?
Accueillir sans se battre. « Presque tout le monde trimbale des blessures du passé. La question n’est pas ‘pourquoi ça m’est arrivé ?’, mais ‘qu’est-ce que j’en fais aujourd’hui ?’ » Et si…
… on arrêtait de se battre contre ce qui a été ?
… on apprenait à respirer avec ses souvenirs, comme on respire avec une douleur physique ?
Pourquoi on reste coincé ? Le cerveau rumine les événements non résolus, comme un disque rayé. « Quand on est sidéré, on reste en mode ‘survie’ : on encaisse, on ne digère pas. C’est comme une blessure qui ne cicatrise pas, parce qu’on en arrache sans cesse la croûte. »
La résilience, c’est un choix ! Je vais te raconter une histoire vraie : Nguyen Van Thi Bin, cheffe de la délégation vietnamienne aux accords de Paris en 1974, (pour arrêter la guerre avec les U.S.A) souriait en racontant comment on lui avait enfoncé un tesson de bouteille dans le vagin. Ce sourire m’a marqué à vie. Ça, c’est de la résilience.
Mandela qui a passé 27 ans en prison en Afrique du Sud disait : « La réconciliation, ce n’est pas oublier, c’est transformer la colère en action. » Question pour toi : « Quelle énergie ces souvenirs douloureux te volent-ils encore ?«
Premier outil concret pour être plus en paix : la respiration contrôlée dite inversée
Serre ton périnée, mets ta langue au palais, inspire par le nez (ventre qui se creuse ), expire longuement par la bouche en gonflant poitrine et ventre en lâchant les épaules. « Fais 3 cycles maintenant. Puis 3 fois par jour cette semaine. Note ce que cela t’apporte. » Ça active le système nerveux parasympathique (le « frein » du stress). « C’est comme appuyer sur ‘pause’ dans le film catastrophique qui tourne en boucle. » Il y a d’autres respirations possibles. Tu peux les chercher et les essayer. Ex: Inspire en gonflant, expire en rétrécissant …
Prochain épisode : mieux piloter son navire ! »
Épisode 3 : Transforme tes blessures – Le bon choix pour mieux cheminer !

Une clé essentielle de choix pour mieux naviguer dans la vie.
« Les traumatismes c’est comme du fumier, ça pue, mais c’est un moyen de faire pousser quelque chose de nouveau. On entre dans le cœur du réacteur ! Le schéma directeur de l’action.
Changer de cap ou de façon de faire. On agit toujours parce qu’on a un but ou un rêve, et on obtient à la suite de n’importe quelle action qui va vers ce but une réponse émotionnelle (même inconsciente). Si la réponse est positive- agréable, on poursuit ce qu’on fait, si cette réponse est désagréable, on peut :
- Continuer (et être mal).
- Ou choisir une nouvelle action
- Ou changer de cap.
Changer de cap, c’est plus dur et ça nécessite de l’entrainement. Exemple : Ruminer → Nouvelle action : Écrire une lettre (que tu ne posteras pas) / 5 min de respiration.
On peut avoir le sentiment de ne pas y arriver tout seul : ne sois pas trop fier, cherche de l’aide ! On a aussi des amis pour cela. Si par malheur la souffrance envahit ton quotidien (sommeil, relations, travail) : « C’est comme une fracture : ça ne se soigne pas seul. Demande de l’aide! C’est comme mettre un plâtre : un acte de guérison, pas un échec. »
Voici quelques pistes à explorer : Thérapies brèves :TCC, EMDR, groupes de parole, yoga, Qi Gong, méditation.
Le passé négatif comme compost
« Et si tes blessures étaient du compost ? Ça pue, ça dérange… mais ça peut faire pousser du neuf. » Ta mission cette semaine : Choisir un souvenir un peu lourd, dans un environnement plaisant. Applique la respiration inversée de l’épisode précédent pendant 3 min, bien assis sur une chaise en lâchant tes épaules et en sentant tes pieds. Demande-toi : « Quelle action nouvelle puis-je faire aujourd’hui pour en sortir ? » et note ce qui se passe.
La paix avec le passé, c’est comme un muscle : ça se travaille. Alors, quelle petite action vas tu essayer cette semaine ? »
Épisode 4 : La question secrète – Question virtuelle

Épisode fondamental qui va te faire découvrir le pourquoi de ton système émotionnel.
C’est l’épisode de la saison qui nécessite le plus de travail. Ça vaut le coup !
Il y a une question secrète qui tourne en boucle dans ton inconscient et pilote tes émotions ! Incroyable mais vrai ! Il est temps d’aller faire un tour du côté de tes émotions principales. Cet exercice prend du temps, je suggère de l’étaler sur 10 semaines, mais il est essentiel. Merci d’écrire les choses sur une tablette ou un papier.
- Identifie 5 émotions positives (agréables) que tu as souvent.
- Pour chacune de ces émotions, identifie trois situations où elles se sont produites. Décris précisément le contexte. Écris le récit de ce qui s’est passé; puis cherche ce qu’il a de commun à ces trois situations sous la forme d’une phrase.
- Enfin cherche le point commun à chacune des phrases décrivant ces 5 émotions
- Tu fais la même chose pour les émotions négatives, dans une position hyper confortable avec peut être un ami à coté de toi (si ça remue trop), sans être dérangé.
Si tu as du mal à identifier le point commun, tu peux t’aider d’une I.A.
une question secrète tourne en boucle dans ton inconscient et pilote tes émotions !
Maintenant, installe-toi dans un bel endroit, quelque chose d’étrange et de profondément important va t’ apparaitre. Tu mets devant tes yeux la phrase qui caractérise tes émotions positives ainsi que celle qui caractérise tes émotions négatives. Et tu te poses la question ; qu’est ce qui fait que je bascule dans une émotion agréable ou dans une émotion désagréable. Ce quelque chose est jusqu’à présent totalement inconscient, il va te sauter à la figure, c’est cela la question virtuelle. C’est la partie la plus délicate de l’exercice. C’est quelque chose de très abstrait (par ex: pour ma compagne c’est « pourquoi ?» Pour moi, c’est « est-ce que je sers à quelque chose ?») Tu revisites toutes les situations abordées et tu vérifies que cela colle.
Maintenant, tu sais ce dont tu as besoin pour être dans une émotion agréable, tente de le faire vivre le plus possible. Et réalise un peu que la personne que tu as en face de toi est différente et n’en a pas forcément conscience, nous en reparlerons dans la saison 2.
Avant de passer au prochain épisode : examine si tu distingues bien tes besoins, tes désirs et tes pulsions et si tu fais confiance à tes intuitions.
Épisode 5 : Ton cerveau ment – Les filtres du cerveau

Là tu commences à saisir ce qu’est un biais ou un leurre, qui te fait voir la réalité d’une certaine façon.
voir la réalité d’une certaine façon
Est-ce que tu réalises que le cerveau construit son monde et que la réalité est une illusion. On va apprendre à le décoder un peu. Notre cerveau est composé de filtres, c’est à dire de façons de sélectionner d’interpréter et de traiter ce qui se passe.
Demande à quelqu’un de proche de te raconter la dernière journée plaisante dont il se souvient, et fais de même ! Analyses le type de propos que chacun a utilisé. C’est un mélange d’informations plus ou moins précises, de descriptions de lieux ou d’actions, de personnes présentes et d’objets dont l’importance est variable. Fais de même avec un souvenir déplaisant, notes les similarités et les différences.
Ex : je te propose de te focaliser sur une journée donnée (ou une demi- journée). Note la part du temps où tu es préoccupé par toi-même et la part où tu es orienté vers les autres. Repère les différences entre une bonne et une mauvaise journée. Essaie d’évaluer les moments où tu étais complètement présent à ce que tu faisais et les moments ou tu étais préoccupé par quelque chose qui devait advenir ou qui était advenu. Quel est le dosage qui te met dans la meilleure disposition ?
Il y a environ une vingtaine de types de filtres qui on été repérés, ils s’appellent les métaprogrammes, ils sont la carte d’identité inconsciente de tes automatismes de fonctionnement. En voici quelques uns :
- Sais-tu toujours ce qui est bon pour toi, ou as tu besoin des autres ?
- Vis-tu facilement le moment, ou es-tu souvent préoccupé par ce qui va advenir ?
- Dans quelle mesure est-tu plus sensible à ce qui est visuel, auditif kinesthésique, olfactif, gustatif ? Est-ce variable ?
- As-tu tendance à t’accorder avec ce qui se passe ou à t’opposer (dire plus spontanément oui ou non) ?
A quelles occasions dis tu « il faut », « je dois », « je peux » ….?
As-tu tendance à entrer dans les détails ou préfères-tu le global ? Es-tu plus acteur ou observateur ?
As-tu plus tendance à éviter ou aller vers ?
Préfères-tu le concret, le relationnel ou l’abstrait ?
C’est juste un aperçu ; j’espère qu’il te donnera envie d’approfondir.

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Vous vous posez des questions ? Vous cherchez votre chemin ? Les repères semblent flous ? Vous avez envie de mieux vous connaître et donner du sens à votre vie ?
Cet ouvrage cerne l’essentiel avec justesse pour composer avec les contraintes et déployer un pouvoir d’évolution.
Il est aussi un outil pratique pour ceux qui accompagnent les jeunes dans leur cheminement. Il ouvre ainsi un dialogue intergénérationnel, interculturel et interpersonnel pour mettre en oeuvre des dispositifs d’action individuels et collectifs.
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Épisode 6 : Tes croyances – Évacuer les croyances nocives

Où l’on commence à saisir comment évacuer progressivement une croyance nocive
Arrête de vouloir supprimer des croyances limitantes, ça ne marche pas. Voici des exemples « Je dois être utile pour avoir de la valeur », « Si je ne contrôle pas, ça dérape », « Dire non, c’est être égoïste » « Le conflit est dangereux ».
« Dans quelles situations est-ce que je réagis toujours de la même manière, même quand ça ne me convient plus ? »
- Cette situation me protégeait de quoi ?
- À quel âge environ s’est-elle installée ?
- Qu’est-ce qu’il m’a permis de réussir ou d’éviter ?
Essaies de faire le tri entre les croyances qui te conviennent et celles que tu souhaiterais voir remplacées. Il faut, bien entendu, les identifier. C’est contreproductif de vouloir supprimer une croyance nocive. Et c’est inutile de penser que c’est toi qui dysfonctionne.
On ne sait pas sortir d’un automatisme par la pensée, mais en vivant concrètement et, peu à peu, avec un autre fonctionnement.
Il est donc nécessaire de poser un acte, même minuscule mais réel, et de le répéter, par exemple :
- Dire non une fois par jour pour commencer, au lieu d’un oui automatique
- Laisser volontairement une imperfection visible au lieu de la cacher
- Ne pas intervenir au moins une fois alors que tu en as l’habitude
- Demander de l’aide avant d’être à bout.
- Différer de 5 min la prise de la première cigarette, puis tenter d’augmenter la durée.
Pas un grand saut. Un petit écart, mais incarné. Le corps réalise alors que rien de catastrophique n’arrive. Il installe peu à peu d’autres habitudes. L’inconfort n’est pas un signal d’erreur, mais de mise à jour ! Il est aussi important de formuler de nouveaux principes opératoires, simples et testables :
- « Je peux être fiable sans me sacrifier »
- « La coopération est plus efficace que le contrôle permanent »
- « Dire « non » clarifie les relations plutôt que de les abîmer »
Un automatisme meurt par désuétude,
pas par suppression
Un automatisme meurt par désuétude, pas par suppression. Si cela t intéresse, prends connaissance des grands automatismes sociaux auxquels tout le monde est confronté sur www.plusdejustesse.org
Épisode 7 : Pour réussir – Mieux connaitre les croyances qui boostent

Où l’on découvre les croyances partagées des gens qui réussissent
On sait que ceux qui réussissent partagent un paquet de croyances. Mais commençons par un petit exercice :
- Pense à un moment où tu as été très inventif.
- Pense à une époque où tu voulais acquérir une capacité quelconque, appelons là X mais ou tu te sentais bloqué.
- Qu’est ce qui t’empêchais d’acquérir X ?
- Quelles sont les situations où tu te sentais le plus en possession de X?
- Quelles sont les situations où ta capacité à X se manifeste le plus difficilement ?
- Pense à une époque où tu étais bloqué et tu t’en est sorti : qu’as -tu fait ?
Voici des croyances que partagent ceux qui réussissent :
- Tout événement se produit pour une raison précise et peut donc nous servir.
- L’échec n’existe pas, seuls existent les résultats.
- Quoi qu’il arrive de désagréable, cherche ta part de responsabilité. (je me souviens que ça faisait grincer des dents pas mal de personnes qui étaient certaines de ne pas avoir pu anticiper l’évènement désagréable. Il ne s’agit pas de s’en vouloir si l’autre t’a agressé ou déçu, tu n’as peut être pas assez accordé d’attention aux signes avant-coureurs).
- Il n’est pas nécessaire de tout comprendre pour faire.
Chaque comportement détient une intention positive,
est utile, signifie quelque chose et a un sens
Permettre à son inconscient de reconnaître ses expériences comme une partie de ce que l’on est. Chaque comportement détient une intention positive, est utile, signifie quelque chose, a un sens. Cherche un peu. Un comportement peut être évalué et apprécié ou changé pour être plus approprié au contexte. Ce que j’appelle « échec » est en fait à considérer comme du feed-back négatif, c’est à dire une sensation désagréable.
- Chaque personne a, en elle, les ressources pour changer. (y compris de trouver la bonne personne qui va l’aider)
Je me rappelle de l’histoire de Yazid Kherfi, braqueur invétéré dans sa jeunesse et qui a fait de la tôle. Un jour il a rencontré quelqu’un qui l’a fait muter complètement, il est devenu éducateur de rue. Ou celle, d’un ancien élève qui m’a raconté qu’il était devenu prof grâce à moi. Un jour, il me dit: « j’ai pas envie de travailler » Je le regarde dans les yeux et lui réponds: « Qu’est- ce que tu veux que cela me fasse, mais qu’est ce que t’aurais envie de faire ? » il me répond : « Bricoler » Je réplique: « Vas-donc réparer ma mobylette et quand t’auras envie de travailler, tu me fais signe ».
Repère les croyances avec lesquelles tu es en accord. Il y en a d’autres sur www.plusdejustesse.org
Épisode 8 : Le temps s’accélère ? Voici comment l’arrêter

Alors là on est au cœur de la chose la plus importante et la plus délicate : le rapport au temps !
12 ans de recherches pour comprendre qu’il est physiquement possible d’arrêter le temps
J’ai mis 12 ans à comprendre qu’il était physiquement possible d’arrêter le temps. A 17 ans, j’ai eu la révélation que le temps était la question centrale de la vie. Évidement qu’il y a plein de façons d’aborder le temps. Contentons-nous de distinguer quelques directions :
- Le temps chronologique,
- Le temps psychologique,
- Le temps imposé,
- Le temps choisi,
- Le temps libre de rencontrer l’imprévu,
- Le temps cyclique : celui de la confiance de la lucidité, du risque et de l’incertitude,
Le temps du courage, de la recherche de cadre approprié, de l’attente tranquille, de la protection, de la grandeur, de la justesse, de l’équité, de la transformation, de la vision, de la responsabilité, de la libération, de la compassion.
Le temps est fondamentalement
indivisible et hétérogène.
Es-tu fier du passé ou en as-tu honte ? Vis tu le moment ou le fuis-tu ? Es-tu anticipateur, ou du genre à faire les choses dès que possible ou procrastines-tu, c’est-à-dire que tu remets à plus tard ce qui te saoule ? Essaye de réaliser que le penser touche plus au long terme, que la clarification de tes objectifs est de l’ordre du moyen terme et que la réceptivité à ce qui se passe est du court-terme. Es-tu prêt à re-agencer l’usage de ton temps pour en être plus satisfait ?
Quand j’avais 25 ans j’ai lu un livre qui m’a touché, où l’auteur parlait de stopper le temps. Cela parait loufoque, surtout quand on sait que le cerveau passe son temps à faire des prédictions et des probabilités. J’ai mis une bonne douzaine d’années pour commencer à comprendre ce que cela voulait dire et à faire des exercices qui permettent de stopper le temps.
Des exercices de Qi gong, de Tai Chi, de Stretching postural ou de Pilates et de la méditation m’ont fait comprendre l’importance de sentir ses points d’appui au niveau des pieds, du bassin et du dos, de faire attention à la légèreté d’un geste, par exemple prendre un verre sur une étagère. Tout un ensemble qui permet de parvenir à une présence plus dense, des sensations plus vives, une clarté accrue de ce qui se passe. Une capacité à laisser passer les pensées parasites sans les suivre, ce qui accroit la capacité à agir juste.
Exercice : Assieds toi 5 min et nomme trois objets réels tout en écoutant un son lointain. Et inspire avec le nez en gonflant ton ventre et ta poitrine marque un temps de rétention et expire avec la bouche en dégonflant tout puis apnée. Essayes différent rythmes et garde celui qui te convient le mieux.
Il y a besoin aussi de guetter le bon moment, dès que tu ressens une fatigue, lève- toi, fait quelques mouvements, prépare un repas, sort faire des courses, range des objets, va te promener dans du beau. ( je vais le faire)
Se créer du temps disponible permet les réajustements de nos façons de penser, dire, respirer, nous taire et sourire qui nous basculent dans l’ouverture et le rayonnement.
Épisode 9 : Arrêtez de dire « je n’ai pas ce qu’il faut » — Voici comment agir

Conseils, en guise de clôture de la première saison. Es-tu prêt de sortir du « j’ai pas ce qu’il faut, alors je ne peux pas faire » et passer dans le mode « j’agis pour être » ?
Quelques pistes pour passer en mode « agir pour être » plutôt que de te plaindre en attendant d’ « avoir pour agir«
Tu peux déjà, à partir des situations et des métaprogrammes que t’as identifiés, traiter une foule de dysfonctionnements, avancer vers de nouveaux objectifs. Il reste encore du chemin à parcourir, notamment sur les stratégies, c’est à dire la façon de parvenir à des objectifs clairement identifiés, elles dépendent de ton rapport aux autres et au monde ; nous les aborderons donc dans les 2 prochaines saisons.
Maintenant que tu as commencé à saisir en quoi ta responsabilité est engagée dans chacun de tes actes, tu as déjà plus de latitude pour cultiver ton aptitude à pouvoir être, et penser à partir de toi même. Et cela va nourrir petit à petit ta joie intérieure. La joie ce n’est pas le bonheur, c’est un carburant irremplaçable pour mieux cheminer dans l’existence.
Le jeu est de parvenir à être adulte, c’est à dire agir pour être et servir un idéal, une cause !
Voici donc les conseils. Fais le point dans un carnet chaque année sur comment ça évolue :
- 1. Faire le ménage chaque année dans ce qui nous parait prioritaire.
- 2. Mettre le plus possible en pratique ce que l’on pense, en arrêtant de croire qu’on a raison sur tout.
- 3. S’entourer d’amis qui nous aident à réduire nos travers.
- 4. Migrer du dénigrement à la proposition.
- 5. S’intéresser à ce paraît digne d’intérêt.
- 6. Pratiquer bienveillance, écoute et discernement.
- 7. Être attentif à son hygiène d’existence (dont son alimentation).
- 8. Tenter d’être le plus autonome possible.
- 9. Se réjouir de l’interdépendance.
- 10. S’interroger régulièrement.
- 11. Garder toujours du temps de disponible pour l’imprévu.
- 12. Intervenir le plus souvent avec sobriété et humour, quand nécessaire.
Et un petit exercice pour terminer que je suggère de faire de façon systématique pendant une semaine chaque mois : à chaque fois que tu es tenté de dire « mais » respire un bon coup et reformule la chose en remplaçant le « mais » par un « et » et note ce que cela te fait intérieurement. Tu verras, qu’à la longue cela changera ton regard sur les choses, si tu le fais régulièrement.
J’espère que t’as saisi l’importance de la répétition. Alors, rendez-vous pour la saison 2 qui aborde la question des formes de relation et de pouvoir, bref de ton rapport aux autres.
Les relations et le pouvoir — du pouvoir sur au pouvoir avec
Le rapport aux autres
- Apprendre à regarder la réalité en face et à prendre des risques.
- Faire émerger du possible, c’est à dire le fait qu’on peut sortir de l’impasse.
- Cultiver La justesse c’est faire émerger la pertinence, l’adéquation entre l’accord intérieur et l’effet extérieur.
Épisode 1 : Si tu ne sais pas qui tu es, on te dira qui être — Identification & Lucidité
Si tu ne sais pas qui tu es, les autres se chargeront de te dire qui tu « devrais » être

Ce 1er épisode, de la nouvelle série « Les relations et le pouvoir — du pouvoir sur au pouvoir avec » pose la base de la saison : te connaître assez pour choisir tes relations au lieu de les subir.
- Le juste sentiment de soi et l’écoute active (reformuler l’intention, pas juste « tendre l’oreille »)
- Les filtres et projections qui déforment ce que l’autre veut dire
- 4 exercices :
- inventaire des valeurs,
- tableau des relations,
- test de synchronisation,
- journal des filtres
- Les 4 accords toltèques — Don Miguel Ruiz.
Bon, j’espère tu as quelques repères sur tes forces et faiblesses et que la Saison 1 t’as permis de mieux prendre conscience et de ce qui est essentiel pour toi. Car si tu ne sais pas qui tu es, les gens risquent de te dire qui tu devrais être. De plus, c’est le juste sentiment de soi qui valorise et donne la triple pêche, sensible, concrète et conceptuelle, à condition de ne pas oublier dans chaque contexte de bien évaluer l’échelle de temps appropriée. Sauf … que tu n’as peut être pas réalisé suffisamment que l’autre n’a ni les mêmes buts ni les codes que toi, ni les mêmes filtres …
Alors quelle serait la meilleure manière d’aborder les relations avec l’autre ? En particulier est ce le bon moment ? Comment réguler ce qui ne va pas, que faire si les objectifs ne sont pas partagés … Que fais tu, si l’autre est très orienté vers lui et parle tout le temps de lui ? Si tu es en mode conversation, c’est plus simple. La chose principale à réguler c’est qu’il y ait un équilibre entre les paroles de l’un et l’autre.
Quels que soient les contextes, l’écoute active est de rigueur, donc la disponibilité nécessaire pour la mettre en place : ne pas seulement « tendre l’oreille », mais fréquemment reformuler pour s’assurer d’avoir compris l’intention de l’autre derrière les mots.
une relation constructive avec l’autre, quelle que soit la situation
Nous allons progressivement aborder quelques principes pour avoir une relation la plus constructive avec un autre, quelle que soit la situation. Un préalable : fais vraiment l’hypothèse que l’autre sera à jamais inconnaissable, donc sois à l’aise pour lui poser autant de questions que tu le souhaites, cela t’éviteras des projections malheureuses.
Exercices concrets
1. L’inventaire des valeurs : Liste 3 moments où tu t’es senti(e) fier(ère) et 3 moments où tu t’es senti(e) mal à l’aise. Pour chaque moment, note : Quelle valeur était respectée (ex : loyauté, créativité, justice), quelle valeur était bafouée (ex : injustice, manque de respect). Encercle les 3 valeurs qui reviennent le plus. Ce sont tes boussoles.
2. Le tableau des relations. Crée un tableau avec 2 colonnes : Nom de la personne. Nature de la relation (ex : famille proche, ami sincère, ami qui m’appelle jamais camarade, connaissance récente, collègue, etc.). Pour 5 personnes de ton entourage, note : Ce que tu attends d’elles (ex : écoute, soutien, collaboration). Ce qu’elles attendent de toi (à deviner ou à leur demander). Choisis une relation à rééquilibrer cette semaine (ex : moins donner à un "pique-assiette", plus écouter un ami proche).
3. Le test de la synchronisation : Lors d’une première rencontre (ou avec quelqu’un que tu ne connais pas bien), adaptes subtilement ton débit de parole, ton énergie ou tes gestes à ceux de l’autre. Observes sa distance de confort (ex : s’il/elle recule, ne te rapproche pas). « Qu’est-ce qui a marché ? » (ex : « Il a souri quand j’ai ralenti mon débit. »). « Qu’est-ce que je ferais différemment la prochaine fois ? »
4. Le journal des filtres. Pendant une semaine, note une situation par jour où Tu as mal interprété les intentions de quelqu’un ; Quelqu’un a mal interprété les tiennes. « Quel filtre a déformé la réalité ? » (ex : « J’ai cru qu’il était fâché, mais il était juste fatigué. »). « Comment puis-je éviter cela à l’avenir ? » (ex : « Poser des questions au lieu de supposer. »).
Lecture conseillée : « Les 4 accords Toltèques » (Don Miguel Ruiz), surtout l’accord n°1 :
« Que ta parole
soit impeccable »
Transition vers l’Épisode 2 : « Maintenant que tu as clarifié qui tu es et ce qui compte pour toi, passons à une question fondamentale : et si la vie n’était pas une compétition, mais un jeu infini ? »
Épisode 2 : Et si la vie n’était pas une compétition, mais un jeu infini ?
On t’a appris qu’il fallait dominer pour réussir ? C’est un jeu fini — et dans un jeu fini, même quand tu gagnes, la partie s’arrête. Cet épisode t’ouvre au jeu infini : exercer le pouvoir de réaliser tes rêves, sans jamais prendre le pouvoir sur.
- Jeu fini vs jeu infini (d’après J.P. Carse)
- Pourquoi la surprise et l’imprévu sont des alliés
- 4 exercices : reformuler ses objectifs, le jeu des « et si… », pouvoir de vs pouvoir sur, le rituel du temps infini

Salut à toutes et à tous. On vous a appris qu’il fallait dominer ou écraser les autres pour réussir ? Que la vie est une jungle où il n’y a qu’un petit nombre de gagnants ? C’est très réducteur. Ça, c’est un jeu fini. Et dans un jeu fini, même quand tu gagnes, la partie s’arrête. Je vais vous présenter les jeux infinis. Cela va nous permettre de voir comment exercer le « pouvoir de » réaliser tes rêves, sans jamais avoir besoin de prendre le « pouvoir sur ». Et pourquoi la surprise et l’imprévu sont des alliés.
Comment exercer le « pouvoir de » réaliser tes rêves, sans avoir besoin de prendre le « pouvoir sur » ?

de James P. Carse – Mars 1988
C’est J.P Carse qui a écrit un livre majeur sur le sujet. En voici quelques extraits :
« Les joueurs du fini jouent à l’intérieur de limites, les joueurs de l’infini jouent avec les limites. » Nous sommes joueurs quand nous traitons avec les autres par choix, quand il n’est rien dit d’avance sur l’aboutissement de notre relation – quand, en fait, personne n’a de résultat à imposer à la relation, hormis la décision de la continuer. On se traite comme des personnes libres et la relation est ouverte à la surprise.
Tout ce qui arrive est important. En fait, c’est le sérieux qui s’exclut de ce qui pourrait compter, car le sérieux c’est la peur de l’issue imprévisible d’une éventualité ouverte.
Être joueur, c’est consentir au possible, quel qu’en soit le coût pour soi-même. Les joueurs de l’infini continuent de jouer dans l’espoir d’être surpris. Une surprise dans le jeu infini, c’est le triomphe du futur sur le passé. La joie du jeu infini et son rire proviennent de ce qu’on apprend à mettre en branle ce qu’on ne pourra finir.
Le travail n’est pas une façon de passer le temps, mais d’engendrer un possible.
- Dans un Jeu Infini : On s’intéresse à l’identité de la personne, à son unicité. On regarde vers l’avenir et le potentiel de croissance. On embrasse la surprise. L’imprévu est ce qui permet au jeu de continuer et de se renouveler. On y joue pour continuer à jouer. Le but est de faire durer l’interaction, de maintenir la relation ou la vie d’un projet. Il n’y a pas de « fin » à l’amitié, au leadership ou à l’apprentissage. Ne pas s’arrêter à un succès, mais voir chaque étape comme une ouverture. Plutôt que de chercher à battre les autres, cherches à faire durer le plaisir de l’action. Et à guetter les moments favorables.
Cherches à faire durer le plaisir de l’action.
Et à guetter les moments favorables
- Dans un Jeu Fini : on déteste la surprise. On veut tout contrôler pour assurer la victoire. Les règles sont imposées et immuables. Si on les change, on triche. On cherche des Titres (PDG, Champion, Expert). Le titre regarde vers le passé. On y joue pour gagner et donc terminer le jeu.
La différence entre les deux formes au point de vue de la relation, c’est la différence entre vouloir battre »quelqu’un et vouloir « évoluer » avec quelqu’un. Ce qui est essentiel c’est de définir tes buts, tes projets, sans t’y enfermer. Une réussite ce n’est pas une fin, c’est une porte qui s’ouvre sur un nouveau paysage.
Exercices concrets
- 1. Reformuler ses objectifs en mode infini : Prends un objectif qui te stresse (ex : « Réussir mon examen »). Reformule-le en mode infini :
- « Comment puis-je apprendre cette matière de façon à ce qu’elle me serve toute ma vie ?
- « Comment ce défi peut-il me rendre plus fort(e) pour les 5 prochaines années ? »
- « Comment puis-je en faire une expérience enrichissante, quel que soit le résultat ? »
- 2. Le jeu des « et si… » : Pense à une situation actuelle qui te stresse (ex : un conflit, un projet incertain). Écris 3 scénarios « et si… » positifs genre :
- « Et si ce conflit me permettait de clarifier mes attentes ? »
- « Et si ce projet échouait, mais m’ouvrait une nouvelle porte ? »
- Choisis un scénario et agis en conséquence cette semaine.
- 3. Le test du « pouvoir de » vs « pouvoir sur » : Pense à une relation importante (professionnelle ou personnelle). Demande-toi :
- « Est-ce que je cherche à contrôler cette personne/situation ? »
- « Est-ce que je cherche à créer quelque chose avec elle ? »
- Note une action pour passer au « pouvoir de » (ex : « Au lieu de lui dire quoi faire, je vais lui demander son avis. »).
- 4. Le rituel du « temps infini » : 1 fois par jour, prends 5 minutes pour respirer profondément. Observe ton environnement (sans jugement). Et essaye de te demander :
- « Quelle opportunité cela peut m’inspirer » (ex : une conversation inattendue, un problème à résoudre différemment). Note dans un carnet les surprises positives qui en découlent.
- « Maintenant que tu as saisi la différence entre jeux finis et infinis, explorons les formes que prennent nos relations – et comment les rendre plus coopératives. »
Épisode 3 : Les 4 typologies de relations et de pouvoirs
et le pouvoir caché derrière chaque relation
Nos relations suivent des schémas invisibles, comme les saisons du vivant. Les connaître, c’est pouvoir les choisir plutôt que les subir.
- Fusion, compétition, collaboration, présence-absence : utilité et pièges de chacune
- Comment chaque forme induit un pouvoir sur/contre ou un pouvoir de/avec
- Le lien entre pouvoir, angoisse de la mort et rapport au temps
- 4 exercices : diagnostic de tes relations, jeu des 4 saisons, pouvoir circulant, congés sabbatiques

« Nos relations suivent souvent des schémas invisibles, comme les saisons du vivant. Les connaître, c’est pouvoir les choisir – plutôt que de les subir. »
Il y a 4 grandes formes de relation à l’autre qui correspondent aux 4 grandes phases du vivant, chaque forme ayant son utilité et ses pièges :
- fusion ( subir pour avoir qui donne la confiance)
- compétition ( avoir pour agir qui nourri la lucidité )
- collaboration ( agir pour être qui alimente le goût du risque))
- présence-absence ( être pour servir qui stimule un bon rapport avec l’incertitude.
Il peut, bien entendu, y avoir des formes autres qui sont en quelque sorte des perversions du cycle naturel par exemple :
- Avoir pour subir : Sado maso
- Être pour subir : Martyr victime bourreau
- Agir pour agir : Girouette (insaisissable)
- Avoir pour avoir : Boulimique croissance incontrôlée
- Ne pas avoir pour ne pas avoir : Anorexique décroissance incontrôlée
- Avoir pour être : Aristocrate
- Être pour avoir : Jouisseur invétéré
Les formes de relations induisent des formes de pouvoir
- Le pouvoir qui accepte les contraintes pour obtenir qq chose
- Le pouvoir d’exiger d’avoir pour agir
- Le pouvoir d’agir pour être
- Le pouvoir d’être pour servir un Idéal, une cause
- La fusion et la compétition induisent un pouvoir sur ou contre
- La collaboration et la présence – absence développent le pouvoir de ou avec
- Les différentes formes de pouvoir sont liées à notre rapport au temps .
- Le « pouvoir sur » est lié à la croissance et à la non considération du cycle des vivants.
- Le pouvoir sur » est fortement lié à une profonde angoisse de la mort
Je ne peux pas rentrer dans les détails, mais sachez qu’il y a des gens qui sont parvenus à avoir un bon rapport avec la mort, essayez d’en fréquentez quelques uns et de les questionner pour mieux comprendre comment ils en sont arrivés à cela ?
« Le pouvoir de » est lié à la décroissance qui permet la régénération et le renouvellement. il cherche à faire exister en alliance avec d’autres. il est dans la recherche du meilleur choix, il est attentionné car il a compris que les autres sont des pairs.
Il aussi utile de distinguer comme nous l’avons fait pour les jeux : le temps fini du temps infini
- Temps Fini : est une ressource que l’on « dépense » ou que l’on « tue » pour atteindre un but. On est pressé par l’échéance (le coup de sifflet final).il est lié au pouvoir fini qui est une possession. On l’exerce sur les autres, il est limité . Si. J’en ai pas tu en as moins
- Temps Infini : est un espace de jeu. Le joueur infini n’est pas « dans » le temps, il est le temps qui se déploie. Chaque instant est un commencement, pas un compte à rebours. Il permet de déployer la capacité d’agir avec les autres. C’est une ouverture qui permet de répondre à l’imprévisible. On ne « possède » pas la force nfinie, on l’incarne.
Exercices concrets
Lorsque je suis en mode créatif, je vérifie que je suis dans un espace-temps adéquat et accueillant, puis j’évalue la moindre fatigue. Elle me conduit soit à me lever pour faire une mini pose soit à m’occuper des tâches ménagères ou de la cuisine soit carrément à décider de m’oxygéner en pratiquant mon sport favori.
1. Le diagnostic de tes relations. Pour 5 relations importantes (famille, amis, travail), note :
- La forme dominante (fusion, compétition, collaboration, présence-absence).
- Le pouvoir en jeu (sur, de, avec).
- Si c’est une perversion (ex : « Avec mon collègue, c’est une compétition qui vire au pouvoir contre. »), choisis une relation à faire évoluer vers une forme plus coopérative (ex : passer de la compétition à la collaboration).
2. Le jeu des « 4 saisons ». Passes une journée à te fondre dans un groupe (ex : famille, équipe) sans exprimer ton avis personnel :
- Comment te sens-tu ? (étouffé(e) ? en sécurité ?)
- Participes à un jeu ou un débat où l’objectif est de « gagner ». Est-ce que ça te donne de l’énergie ou te vide ?
- Travailles sur un projet en équipe, avec un objectif commun. Comment circule le pouvoir ?
- Passes du temps seul(e) ou dans un rôle de « facilitateur » (ex : animer une réunion sans imposer ton avis). Comment gères-tu l’incertitude ?
3. Le test du « pouvoir circulant ». Penses à une situation où tu as imposé ton avis (ex : « Tu dois faire comme ça ! »).
- Rejoue la scène en utilisant :« Qu’en penses-tu ? » (au lieu de donner des ordres).
- « Comment on pourrait faire ça ensemble ? » (au lieu de décider seul(e)).
- Observe la réaction de l’autre.
4. Le rituel des « congés sabbatiques ». 1 fois par mois, prends une journée ( ou chaque semaine 1/2 journée) pour re rien produire (pas de travail, pas de tâches « utiles »).Fait quelque chose qui te nourrit (marche, lecture, art, etc.).
- Quelles idées nouvelles ont émergé ? « Comment je me sens après ? »
- Lecture : « Le pouvoir des habitudes » (Charles Duhigg) pour comprendre comment changer les dynamiques.
Transition vers l’Épisode 4
Maintenant que tu as cartographié les formes de relations, passons à l’étape suivante : « Comment rester authentique dans ces dynamiques ? Car le plus grand pouvoir, c’est d’être soi-même. »
Épisode 10 : Les relations, le travail, les réseaux et l’influence
« Seul, on va vite.
Ensemble, on va loin. »
L’épisode qui clôt la saison : construire des alliances durables où chacun grandit.
- Ton réseau comme un écosystème vivant, pas comme un carnet d’adresses
- L’influence durable se construit en donnant avant de recevoir
- 5 exercices : la carte des alliés, le cadeau invisible, le test « nous vs eux », le donnant-donnant, le message de valeur
- Donner et recevoir — Adam Grant.

Jouer collectif : construire des alliances durables dans un jeu infini
« Seul, on va vite. Ensemble, on va loin. » — Proverbe africain
Cet épisode clôt la saison en élargissant la perspective :
- Comment créer des dynamiques collectives où chacun grandit ?
- Comment utiliser son réseau comme un écosystème (et non comme un carnet d’adresses) ?
- Comment influencer sans dominer ?
Comme le disait Hannah Arendt : « L’action est par essence un jeu infini : on lance une initiative dans l’espace public, et on ne sait jamais où elle s’arrêtera. » Ton pouvoir d’influence ne vient pas de ton statut, mais de ta capacité à inspirer et à connecter. Le réseau voit le comme un écosystème vivant, un ensemble de relations à nourrir.
L’influence durable se construit en donnant avant de recevoir ; quand tu donnes de la valeur, les autres ont envie de te rendre la pareille. Entoures-toi de gens qui tirent vers le haut, pas de ceux qui te tirent vers le bas.
Exercices concrets
1. La carte des alliés. Dessine 3 cercles concentriques :
- Cercle 1 (centre) : 3 personnes qui te tirent vers le haut (mentors, inspirations).
- Cercle 2 : 3 personnes à qui tu apportes de la valeur (collègues, amis).
- Cercle 3 : 3 personnes à contacter cette semaine pour leur offrir quelque chose (sans attente).
- Vis à vis du Cercle 1 : Contacte une de ces personnes pour la remercier ou lui demander un conseil.
- Vis à vis du Cercle 3 : Envoie un message de valeur (ex : un article, un contact, une idée) à l’une d’elles.
2. Le cadeau invisible. Fais un gestes utile pour quelqu’un (ex : partager un contact, envoyer un article pertinent, aider sur une tâche) sans en parler. Comment te sens-tu ? Est-ce que cette personne te rend la pareille (même indirectement) ? Essaye de reproduire la chose. Ce qui est étrange c’est à quel point cela fait plaisir …
3. Le test du « Nous vs Eux »
Lors d’une discussion en groupe (réunion, débat, etc.), observe :
- Est-ce que tu as tendance à favoriser les membres de « ton camp » ?
- Est-ce que tu juges plus sévèrement les autres ? Note :
- Une situation où tu as cédé à ce biais.
- Comment tu aurais pu le désamorcer (ex : « Et si on écoutait leur point de vue ? »).
4. Le rituel du « donnant-donnant »
Pour une relation importante (professionnelle ou personnelle), demande-toi :
- « Qu’est-ce que j’apporte à cette personne ? »
- « Qu’est-ce qu’elle m’apporte ? »
- « Comment puis-je augmenter la valeur que je lui offre ? »
Propose une action concrète pour équilibrer la relation (ex : « Je vais t’aider sur ton projet X en échange de ton feedback sur mon projet Y. »).
5. Le message de valeur
Identifie une personne que tu admires (ou un allié potentiel). Envoie-lui un message court avec :
- Une info utile (ex : un article, un livre, un contact).
- Aucune demande en retour.
« La liberté, c’est toujours la liberté de celui qui pense autrement. » — Rosa Luxemburg.
« Donner et recevoir » (Adam Grant) pour une philosophie du réseau.
Prochain défi : Choisis un rituel et applique-le pendant 1 mois dans un de tes collectifs (famille, travail, association). Et n’oublies pas :
« La justesse, c’est l’art de danser avec l’imprévu… sans marcher sur les pieds des autres. »
Conclusion de la saison
Ces 10 épisodes t’ont donné des outils pour :
- Passer du pouvoir sur au pouvoir avec.
- Jouer infini : continuer à grandir, ensemble.
La prochaine saison te fera découvrir les grandes lois du vivant qui sont tellement loin d’être enseignées dans notre civilisation du toujours plus et plus haut.



