L’idée d’Antoine Valabrègue est de donner envie, à un maximum de personnes à partir de 16 ans, de mieux se connaitre et de développer des relations les plus justes possibles auprès des autres et des structures en place. Fruit de recherches conceptuelles menée dans les années 80 sur le ternaire et les cycles du temps et de 20 années de pratiques avec des lycéens.

Antoine Valabrègue se présente comme un architecte des trajectoires possibles en utilisant des principes ternaires et cycliques permettant à chacun de mieux identifier ce qui lui est essentiel et d’avancer avec plus de justesse et avec une bonne temporalité.
Épisode 0 : La sagesse

Pourquoi c’est important d’explorer les méandres de qui on est, et premier exercice
« Et si vous aviez quelque chose à découvrir chez les papys et les mamies qui vous aiderait à mieux tracer votre route ?
La voie de la justesse, c’est celle qui trace un chemin unique : un chemin qui allège les contraintes de la survie, nourrit vos désirs, honore vos rêves, tout en mesurant leur impact sur les autres et sur le monde. C’est un équilibre délicat, mais c’est aussi la clé pour avancer avec plus de cohérence et de joie.
Pour y parvenir, une étape est indispensable : se connaître profondément, et savoir où l’on se situe — par rapport à soi, aux autres, et au monde. C’est ce voyage au pays de l’intérieur que je vous propose. Un voyage que j’ai exploré avec des lycéens pendant 20 ans, et qui m’a appris une chose : l’essentiel est souvent non repéré et caché là où on ne le cherche plus.
Soyez content de découvrir la jouissance de l’essentiel.
Je vous proposerais des pistes pour créer des déclics, des prises de conscience. Juste, sachez qu’ installer les choses, après une prise de conscience, peut prendre du temps. Il faut souvent répéter l’expérience. La voie que je propose est un pari sur le fait qu’il y a toujours un possible possible qui permet d’améliorer les situations, au pire on ne le trouve pas. C’est dans ces moments-là qu’il est important de parvenir à faire le plus grand calme à l’intérieur de soi. Et ça, ça se travaille!
Un petit exercice, avant d’embarquer, dès que tu as un peu de temps et à l’occasion ( je passe en mode tu) : va voir un papy ou une mamie et demande lui de t’ indiquer en quelques phrases ce qu’il appris dans la vie et qu’il aurait peut-être aimé connaitre plus tôt ? »
Épisode 1 : Ton trésor caché – La méthode oubliée pour repérer l’essentiel

On commence l’exploration intime, en identifiant ce qui est essentiel, grâce à un exercice ultra simple.
« Tu n’as même pas idée que tu as un trésor caché à l’intérieur de toi ! On le cherche ?
Et si je te disais que tu portes déjà en toi une boussole intérieure ? Une boussole forgée par tes souvenirs, tes admirations, et même ces rêves d’enfant que tu pensais oubliés. Prends un instant pour y réfléchir : ces rêves, ces héros, ces animaux qui t’ont marqué·e… Ils ne sont pas anodins. Ils sont les aiguilles de ta boussole. Aujourd’hui, tu vas apprendre à la lire. Cet exercice, c’est comme une fouille archéologique, mais à l’intérieur de toi-même. J’espère qu’il sera un jour pratiqué dans toutes les lycées.
- Liste :
- 3 animaux qui t’inspirent,
- 3 héros (de fiction ou réels),
- 3 personnes que tu admires,
- 3 rêves d’enfant concernant ton avenir.
- Identifie : Pour chaque liste, note ce qui t’attire chez eux (ex. : la liberté du loup, la créativité de ton héros, la bienveillance de cette personne…). Cherche le commun à chaque liste.
- Compare : Cherche le fil rouge — les traits communs qui relient ces 4 univers. C’est très proche de ce qui est essentiel pour toi.
Ça prend environ 2h, si tu as du mal à formuler les points communs à une série : écris les qualités perçues et demande à une I.A. Pour les animaux l’I.A est top, pour les personnes que tu connais, faut quand même énoncer les caractéristiques qui les définissent à tes yeux. Tu peux aussi tenter de te souvenir de ce qui a motivé certaines décisions importantes que tu as prises. Ces motivations coïncident-elles avec les dénominateurs communs trouvés ? Si oui, les décisions ont-elles été les bonnes ?
Ce fil rouge c’est ton fil d’Ariane. Dans le labyrinthe des choix, des doutes ou des défis, fais en sorte qu’il soit ton guide. Écris-le quelque part — sur un post-it, dans ton téléphone. Et la prochaine fois que tu hésites, demandes-toi :
‘Est-ce que ce choix honore mon essentiel ?’
Et j’allais oublier, dans l’essentiel, repère aussi tes fragilités, qui ne sont pas les blessures que nous allons explorer au prochain épisode et tâche d’en être fier.
C’est ce fil qui nous reliera pour la suite du voyage. À très vite !
Un petit truc pour terminer : essaie d’installer un petit réflexe chez toi : quand tu fais quelque chose qui te plait ou que t’estimes réussi, fais un petit ancrage de joie en serrant, par exemple, les deux poings à l’inspire et en mettant ta langue contre ton palais. »
Épisode 2 : Stoppe ça – Faire la paix avec le passé

Entrevoir comment faire la paix avec le passé difficile.
« Et si t’arrêtais d’essayer de comprendre tes blessures, c’est pas ça qui permet de cicatriser. Ça te dirait de parvenir à moins ressasser ce qui ne va pas ?
Accueillir sans se battre. « Presque tout le monde trimbale des blessures du passé. La question n’est pas ‘pourquoi ça m’est arrivé ?’, mais ‘qu’est-ce que j’en fais aujourd’hui ?’ » Et si…
… on arrêtait de se battre contre ce qui a été ?
… on apprenait à respirer avec ses souvenirs, comme on respire avec une douleur physique ?
Pourquoi on reste coincé ? Le cerveau rumine les événements non résolus, comme un disque rayé. « Quand on est sidéré, on reste en mode ‘survie’ : on encaisse, on ne digère pas. C’est comme une blessure qui ne cicatrise pas, parce qu’on en arrache sans cesse la croûte. »
La résilience, c’est un choix ! Je vais te raconter une histoire vraie : Nguyen Van Thi Bin, cheffe de la délégation vietnamienne aux accords de Paris en 1974, (pour arrêter la guerre avec les U.S.A) souriait en racontant comment on lui avait enfoncé un tesson de bouteille dans le vagin. Ce sourire m’a marqué à vie. Ça, c’est de la résilience.
Mandela qui a passé 27 ans en prison en Afrique du Sud disait : « La réconciliation, ce n’est pas oublier, c’est transformer la colère en action. » Question pour toi : « Quelle énergie ces souvenirs douloureux te volent-ils encore ?«
Premier outil concret pour être plus en paix : la respiration contrôlée dite inversée
Serre ton périnée, mets ta langue au palais, inspire par le nez (ventre qui se creuse ), expire longuement par la bouche en gonflant poitrine et ventre en lâchant les épaules. « Fais 3 cycles maintenant. Puis 3 fois par jour cette semaine. Note ce que cela t’apporte. » Ça active le système nerveux parasympathique (le « frein » du stress). « C’est comme appuyer sur ‘pause’ dans le film catastrophique qui tourne en boucle. » Il y a d’autres respirations possibles. Tu peux les chercher et les essayer. Ex: Inspire en gonflant, expire en rétrécissant …
Prochain épisode : mieux piloter son navire ! »
Épisode 3 : Transforme tes blessures – Le bon choix pour mieux cheminer !

Une clé essentielle de choix pour mieux naviguer dans la vie.
« Les traumatismes c’est comme du fumier, ça pue, mais c’est un moyen de faire pousser quelque chose de nouveau. On entre dans le cœur du réacteur ! Le schéma directeur de l’action.
Changer de cap ou de façon de faire. On agit toujours parce qu’on a un but ou un rêve, et on obtient à la suite de n’importe quelle action qui va vers ce but une réponse émotionnelle (même inconsciente). Si la réponse est positive- agréable, on poursuit ce qu’on fait, si cette réponse est désagréable, on peut :
- Continuer (et être mal).
- Ou choisir une nouvelle action
- Ou changer de cap.
Changer de cap, c’est plus dur et ça nécessite de l’entrainement. Exemple : Ruminer → Nouvelle action : Écrire une lettre (que tu ne posteras pas) / 5 min de respiration.
On peut avoir le sentiment de ne pas y arriver tout seul : ne sois pas trop fier, cherche de l’aide ! On a aussi des amis pour cela. Si par malheur la souffrance envahit ton quotidien (sommeil, relations, travail) : « C’est comme une fracture : ça ne se soigne pas seul. Demande de l’aide! C’est comme mettre un plâtre : un acte de guérison, pas un échec. »
Voici quelques pistes à explorer : Thérapies brèves :TCC, EMDR, groupes de parole, yoga, Qi Gong, méditation.
Le passé négatif comme compost
« Et si tes blessures étaient du compost ? Ça pue, ça dérange… mais ça peut faire pousser du neuf. » Ta mission cette semaine : Choisir un souvenir un peu lourd, dans un environnement plaisant. Applique la respiration inversée de l’épisode précédent pendant 3 min, bien assis sur une chaise en lâchant tes épaules et en sentant tes pieds. Demande-toi : « Quelle action nouvelle puis-je faire aujourd’hui pour en sortir ? » et note ce qui se passe.
La paix avec le passé, c’est comme un muscle : ça se travaille. Alors, quelle petite action vas tu essayer cette semaine ? »
Épisode 4 : La question secrète

Épisode fondamental qui va te faire découvrir le pourquoi de ton système émotionnel.
C’est l’épisode de la saison qui nécessite le plus de travail. Ça vaut le coup !
Épisode 5 : Ton cerveau ment

Là tu commences à saisir ce qu’est un biais ou un leurre, qui te fait voir la réalité d’une certaine façon.
voir la réalité d’une certaine façon


