lundi 10 septembre 2007 Posté par cyrille souche
Elles butinaient le nectar des fleurs pour nous offrir leur miel. C’est grâce à la pollinisation des fleurs par les abeilles que la Terre nous offre ses fruits. La disparition massive des abeilles inquiète sérieusement Cdurable.info. Voici, réunies ci-après, les informations que nous avons pu trouver dans la presse et sur le web au sujet de ce syndrome d’effondrement sans précédent sur notre Planète :
Des millions de ruches, jadis occupées par des milliards d’abeilles, se sont mises à disparaître depuis quelques mois. L’épidémie, d’une rapidité et d’une ampleur inégalée, pourrait très bien sonner le glas de l’espèce humaine.
Mise à jour du 9 octobre 2008 sur Planète Sacrée : Sanctuaires environnementaux pour la préservation des abeilles, une démarche visant à inciter les élus à créer des sanctuaires pour les abeilles, mises à mal
par l’activité humaine. Une lettre à envoyer aux élus et des liens vers des documents sonores et écrits illustrant le problème lié à la disparition inquiétante des populations d’abeilles partout dans le monde.
Lien direct : http://terresacree.org/sanctuaires.htm

Prise de vue insolite du dimanche 27 Avril 2008 d’un essaim d’abeilles posé sur une table en terrasse Place des Corps Saint à Avignon.
Sortie le 18 Janvier 2008 du Livre de Jean-Christophe Vié : "Le Jour où l’abeille disparaitra ... l’homme n’aura plus que 4 années à vivre"
Mise à jour le 24 Novembre 2007 par Greenpeace France :
Le déclin des abeilles menace 35% de l’approvisionnement alimentaire mondiale
Non ! Ce n’est pas une campagne de peur que lance Greenpeace sur le déclin dramatique et spectaculaire du nombre des abeilles qui assurent la polinisation et donc la pérennité de la production alimentaire du monde. C’est le ministère de l’écologie et du développement durable en France qui publie cette nouvelle alarmante sur la situation ! La situation doit être vraiment sérieuse ! (voir ci-dessous la vidéo "le pollen de la discorde"). Bref, le monde a plus besoin d’abeilles que d’OGM pour se nourrir.
Voir un diaporama sur le thème préoccupant de la mort des
abeilles réalisé par Audrey RINCK

Le phénomène a débuté dans un seul élevage de Floride il y a à peine un an. Puis l’épidémie s’est répandue de ruche en ruche, jusqu’à s’étendre à l’ensemble des Etats américains et du Canada, avant d’atteindre l’Europe et même Taïwan en avril 2007.
L’aspect de cette catastrophe écologique est déroutant. Aucun cadavre d’abeille n’est retrouvé et les ruches abandonnées sont vides d’occupants. On n’y découvre même pas les parasites d’habitude si prompts à les réoccuper ensuite. Tout se passe comme si les insectes quittaient leur habitat en masse pour une destination inconnue sans jamais y revenir.
En France, où les apiculteurs se remettent à peine des ravages causés par le tristement célèbre "Gaucho", un pesticide jadis répandu dans les champs de maïs et de tournesol, les disparitions ont repris en force. Les pertes sont estimées de 15 à 95 % selon les régions, tandis qu’en Espagne, dont les 2,3 millions de ruches représentent le quart de la production européenne, la moitié est touchée.
Ce n’est pas une sonnette d’alarme mais une sirène que les scientifiques actionnent … ou tentent d’actionner. Car 80 % des plantes ont absolument besoin des abeilles pour être fécondées et, sans elles, il n’y a plus de production de fruits ou de légumes possible. 90 plantes destinées à l’alimentation humaine sont exclusivement pollinisées par les butineuses.
Rien qu’aux Etats-Unis, où l’apport des abeilles à l’agriculture atteint 14 milliards de dollars chaque année, le syndrome de l’effondrement des colonies a fait disparaître cette année entre 60 et 90 % des colonies selon les régions, soit environ 1,5 million de ruches sur les 2,4 millions dont bénéficiait ce pays.
Mais cet insecte domestiqué, qui a commencé à disséminer la vie sur Terre quelque 60 millions d’années avant l’apparition des humains, est aux prises avec un problème qui sévit simultanément sur plusieurs continents : le syndrome de l’effondrement des colonies, dont les véritables causes, encore méconnues, pourraient bien se situer du côté des nouvelles technologies utilisées en agriculture, voire dans nos milieux urbains et industriels.
En Europe, le problème est tout aussi aigu. Les apiculteurs allemands déplorent la perte de 80 % de leurs colonies tout comme ceux de Grande-Bretagne, de Suisse, d’Autriche, de Pologne et de Grèce, selon un relevé publié récemment dans la revue Les Échos de France. En Europe, on parle du phénomène « Marie Céleste », du nom de ce navire fantôme retrouvé un jour sans équipage. Dans les milieux scientifiques, on a baptisé le phénomène « syndrome d’effondrement », traduction de l’expression anglaise « Colony Collapse Disorder » (CCD).
Il est extraordinairement intéressant de voir comment un peu partout dans le monde les institutions publiques tentent d’expliquer ce phénomène par des causes qui ne remettent pas en question les technologies agricoles ou autres qu’ils valorisent ...
Lorsqu’une ruche est atteinte par le syndrome de l’effondrement, les abeilles la quittent pour ne plus y revenir, ce qui tranche avec leur attachement habituel pour leur port d’attache, où leur reine assure la relève. Non seulement la ruche est abandonnée rapidement, comme si un péril majeur la menaçait, mais on ne retrouve que peu de cadavres d’abeilles à proximité et, encore plus surprenant, aucun des insectes qui utilisent habituellement les ruches abandonnées n’ose profiter de l’aubaine.
Les chercheurs ont aussi constaté que les abeilles mortes à proximité de ces ruches abandonnées sont affectées par différents pathogènes comme des virus, champignons, bactéries et mites.
Aux États-Unis, le Colony Collapse Disorder Working Group formé en 2006 n’a pas réussi à relier le syndrome à la présence d’un ou de plusieurs pesticides utilisés dans le milieu agricole. Mais en Europe, on cherche de ce côté. La France a interdit en 2004 l’utilisation du pesticide Gaucho, une interdiction qui a aussi frappé l’année suivante le Régent, en raison de la fréquence de l’abandon des ruches dans les secteurs où ces produits chimiques étaient utilisés. Mais en mai 2006, l’Autorité européenne de sécurité des aliments soutenait dans un rapport que ces produits étaient sans risques pour les humains et les abeilles.
Pour l’instant, les recherches se multiplient dans toutes les directions, y compris vers les émissions électromagnétiques des émetteurs de téléphonie cellulaire. Certains chercheurs pensent que ces émissions pourraient affecter notamment le système gastrique des abeilles ou leur système immunitaire.
Mais l’hypothèse qui semble s’imposer de plus en plus demeure la plus difficile à vérifier. Dans l’entrevue qu’il accordait à la revue française Les Échos, le professeur émérite de l’Université Western Ontario Joe Cummings pense, comme d’autres chercheurs français, qu’on est probablement en face d’un cocktail de causes qui frapperaient en synergie le système immunitaire des abeilles. Une déficience immunitaire ouvre par définition la porte aux afflictions les plus diverses, ce qui pourrait expliquer que les recherches entreprises jusqu’à présent n’arrivent pas à déterminer une cause unique.
Cette explication mettrait ainsi en cause simultanément les champignons parasites, parfois utilisés dans la lutte biologique contre des ravageurs de cultures agricoles, les virus, bactéries, pesticides et même les ondes électromagnétiques.
De plus, les cultures OGM d’espèces végétales auxquelles on a parfois greffé des insecticides pourraient se retrouver dans le pollen. On sait que les cultures OGM peuvent contaminer des semences naturelles par pollinisation, ce qui pourrait affecter les abeilles à l’origine du transport de ces gènes. Mais voilà une piste que les organisations agricoles et les gouvernements n’aiment pas évoquer, et encore moins fouiller. Un fait intéressant a été noté au Québec à ce sujet : les ruches installées aux abords des cultures biologiques seraient moins affectées que les autres, soutiennent quelques producteurs. Pour obtenir leur certification biologique, les apiculteurs doivent installer leurs ruches à au moins trois kilomètres des cultures agricoles non certifiées parce qu’on y utilise soit des pesticides ou des plantes OGM, soit les deux. Il faudrait cependant une étude plus globale pour pouvoir établir dans ce cas un lien de cause à effet.
La perte d’importantes populations d’abeilles domestiques et leur fragilité croissante force le milieu agricole à réagir à court terme. Le recours essentiel aux pollinisateurs a engendré un nouveau métier, celui de locateur d’abeilles. Ces apiculteurs nouveau genre vont se déplacer aux frais des agriculteurs ou cueilleurs de petits fruits, comme les bleuets. Ces nouveaux locateurs de pollinisateurs proposent aujourd’hui à leurs clients non plus seulement l’abeille domestique, Apis mellifera, présente sur Terre 60 millions d’années avant les premiers hominidés, mais aussi des abeilles moins productives en miel, comme la découpeuse de la luzerne, plus résistante au syndrome. Au Nouveau-Brunswick, des apiculteurs proposent même une « nouvelle » solution en réalité fort ancienne, le bourdon, lequel s’active à des températures aussi basses que 10 °C alors que l’abeille domestique n’est vraiment productive qu’au-dessus de 18 °C.
On a toujours besoin d’un plus petit que soi. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d’assister à un autre syndrome d’effondrement, craignent les scientifiques : celui de l’espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. »
Pour approfondir :
L’imidachlopride, le principe actif utilisé dans les pesticides systémiques, a des conséquences inattendues sur la capacité de l’abeille à s’orienter. Les chercheurs de l’université de Caroline du Nord, aux Etats-Unis, ont mis en évidence que le produit détruit sa mémoire en attaquant les zones du cerveau liées aux souvenirs récents. Impossible dès lors de retrouver le chemin de la ruche, ni de communiquer. Le phénomène est sans doute amplifié par la perturbation des champs magnétiques terrestres qui guident les abeilles. Les signaux électromagnétiques qu’elles émettent pour naviguer couvrent une bande de fréquence de 180 à 250 Hz qui croise celle utilisée par nos téléphones portables (217 Hz). Désorientées et affaiblies par le stress, elles deviendraient moins résistantes aux agressions chimiques et aux maladies naturelles.
Sources : Les Echos
Un virus pourrait être responsable de la mort de milliard d’abeilles aux E-U
— Dépêche de AP (WASHINGTON) publiée par Le Devoir
Les scientifiques enquêtant sur la mort de milliards d’abeilles aux Etats-Unis ont un nouveau suspect : un virus jusqu’alors inconnu sur le sol américain, selon une étude parue cette semaine dans l’édition en ligne du magazine "Science".
Ces chercheurs expliquent avoir eu recours à une technique génétique nouvelle et à des statistiques pour démasquer ce virus israélien, responsable de paralysies aigues. Il est le dernier suspect en date dans la mort à grande échelle d’abeilles ouvrières. Il leur reste maintenant à tenter d’inoculer ce virus aux abeilles pour déterminer s’il est mortel. "Au moins nous avons une piste maintenant. On peut l’utiliser comme marqueur et vérifier s’il est réellement responsable d’une maladie," a déclaré le Dr Ian Lipkin, épidémiologiste à l’université de Columbia et coauteur de l’étude.
Mais pour les spécialistes, les mites parasites, les pesticides et les carences alimentaires restent des suspects potentiels, tout comme le stress du voyage : les apiculteurs transportent les abeilles d’un bout à l’autre du pays pour qu’elles pollinisent les récoltes au moment de la floraison.
Selon des experts n’ayant pas participé à l’étude, le virus nouvellement identifié pourrait se révéler n’avoir été qu’un facteur aggravant de l’état d’abeilles déjà blessées. « C’est peut-être une ou plusieurs pièces du puzzle, mais je ne crois certainement pas que ce soit là toute l’explication, » a réagit Jerry Hayes, directeur de la section apiculture du département d’Agriculture de Floride.
Les premiers signes du syndrome de l’effondrement d’une colonie datent de 2004, l’année même où le virus a pour la première fois été répertorié par le virologue israélien Ilan Sela. C’est aussi cette année-là que les apiculteurs américains ont commencé à importer des abeilles d’Australie, une pratique désormais interdite par le "Honeybee Act" de 1922. L’Australie est maintenant montrée du doigt comme étant une source potentielle du virus, un véritable retournement de situation puisque ces importations avaient pour but d’enrayer un autre fléau, la mite varroa.
il est fort probable que le mais Bt éradique aussi les larves d’abeilles et pas uniquement celles de pyrales ...
l’abeille sentinelle de l’environnement : charte et pétition à faire
circuler
Extrait :
Nous, collectivités et entreprises, partenaires de l’opération "L’abeille, sentinelle de l’environnement" nous engageons à :
1- Soutenir l’action de l’UNAF auprès des pouvoirs publics pour obtenir une véritable protection de l’abeille, 2- Exiger une stricte application de la directive 91/414 en matière d’homologation des produits phytosanitaires, 3- Favoriser une agriculture réellement respectueuse de l’environnement, 4- Ne pas utiliser de produits phytosanitaires toxiques pour les abeilles dans les parcs et jardins ou terrains à notre collectivité, 5- Ne pas procéder à la mise en culture de plantes génétiquement modifiées, 6- Favoriser l’implantation et la mise en culture de végétaux à vocation pollinifère et nectarifère, 7- Favoriser l’information en direction des agriculteurs, 8- Favoriser l’installation de nouvelles colonies et de nouveaux apiculteurs, 9- Favoriser la connaissance de l’abeille et de l’apiculture, 10- Promouvoir le rôle de l’abeille comme sentinelle de l’environnement, 11- Promouvoir les produits apicoles du terroir et les recherches dont ils peuvent faire l’objet, 12- Favoriser les échanges entre les apiculteurs sur le plan international.
Nous, particuliers, soutenons et signons la charte "L’abeille, sentinelle de l’environnement".
communiqué de presse INRA L’impact des pollinisateurs sur la production des cultures
Une synthèse bibliographique, a laquelle a participé un chercheur de l’INRA d’Avignon, fait le point sur l’importance des pollinisateurs pour notre environnement et la biodiversité au niveau mondial. Ce travail est publié dans la revue Proceedings of the Royal Society B : Biological Sciences du 25 octobre 2006.
A lire pour approfondir la sélection d’article de Florence Demonclin pour la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme
Extrait : Olivier Dame poursuit ses experimentations. Il installe ses ruches, ses abeilles et ses questions sur les trottoirs de Saint‑Denis, d’Aubervilliers, de Paris, de Roubaix... « Installer une ruche quelque part, cela consiste a poser un centre de prospection et a tracer autour un cercle de 3 km de rayon. Ce territoire invisible couvre une superficie d’environ 3 000 ha. Elle represente approximativement la zone de butinage de l’abeille. Le Miel Beton traduit, en gout, la geographie et l’histoire de cet environnement. C’est une accumulation d’anecdotes de butinage, une ville mise en pots. »
La mort des abeilles met la planete en danger, Les Echos, 20/08/07 - par Paul Molga
Extrait : C’est une incroyable epidemie, d’une violence et d’une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planete. Partie d’un elevage de Floride l’automne dernier, elle a d’abord gagne la plupart des Etats americains, puis le Canada et l’Europe jusqu’a contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le meme scenario se repete : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre a proximite. Aucun predateur visible, ...
Enquete. Les abeilles malades de l’homme, Le Monde, 29/08/07 - par
Gaelle Dupont
Extrait : "La quantite de traitements peut etre divisee au moins par deux selon les agriculteurs, releve Norbert Maudoigt, 49 ans, un voisin de Jean Brun. Cela depend de leur age, de leur caractere, s’ils sont plutot inquiets ou pas, s’ils ecoutent le commercial qui leur vend les produits, s’ils y consacrent vraiment du temps." Les confrontations "d’homme a homme" ne manquent pas. Mais rares sont ceux qui condamnent en bloc l’agriculture. "Je ne peux pas en vouloir a des gens qui sont pieges, dit Jean-Claude Canac, apiculteur a Servian, dans l’Herault. On a dit aux agriculteurs d’etre productifs pour pas cher, on les a payes pour arracher les zones dont ont besoin les abeilles."
Eclairage. Apiculteurs et firmes phytopharmaceutiques a couteaux tires, Le Monde, 29/08/07
Extrait : Pour les industriels, les interets economiques sont tres importants. Le secteur represente 31 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Une entreprise met 10 ans pour une mettre au point une molecule, et y investit 200 millions d’euros. C’est aussi une question d’image. Car le questionnement sur le sort des abeilles debouche sur d’autres interrogations : quel est l’impact des traces presentes dans l’air, l’eau, les sols, l’alimentation, sur les ecosystemes et sur l’homme ?
Extrait : Ruches. On en denombre plus d’un million en France. L’apiculture est pratiquee par de nombreux amateurs et petits producteurs. Il existe 70 000 apiculteurs, dont 92 % possedent moins de 30 ruches. L’eclatement de la profession rend difficile l’obtention de chiffres fiables sur la production de miel ou les mortalites d’abeilles. Production. En 2004, de 20 000 a 30 000 t ont ete produites en France. Mais 12 000 t de miel de Chine, de Hongrie, d’Allemagne et des pays d’Amerique latine ont ete importees. 50 % de la production est commercialisee dans les marches ou par vente directe.
Les abeilles nous abandonnent, Futura-Sciences, 30/08/07 par Jean Etienne
Extrait : L’emploi de ce type de pesticide a base d’imidaclopride, tres conteste en France et aux Etats-Unis mais pourtant autorise par l’Union Europeenne, attaque le systeme immunitaire des abeilles qui deviennent vulnerables aux parasites. La preuve semble en etre etablie par la decouverte d’une demi-douzaine de virus, microbes, mais aussi de champignons parasites dans les quelques abeilles survivantes de quantite de ruches agonisantes. Ce produit est distribue par Bayer sous plusieurs appellations : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage entre autres.
Extrait : Depuis l’antiquite l’Homme a domestique les abeilles pour en recolter le precieux miel mais depuis quelques annees, les sources de degradation de leur environnement et les atteintes a leur sante sont telles qu’il pourrait s’agir d’une combinaison de facteurs qui surpassent la capacite de resistance des abeilles.
Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles Wikipedia
Extrait : Apres dix annees d’hecatombes dues aux secheresses et a l’emploi des pesticides, les ruchers retrouvent une nouvelle jeunesse. reportage dans la Drome. (...) Des nuees bourdonnantes sillonnent la petite clairiere. Les ruches debordent de butineuses, agglutinees sur la facade exterieure en masses grouillantes couleur caramel. « Elles font la "barbe”. C’est plutot bon signe, poursuit-il, le printemps a ete humide, suivi par un ensoleillement favorable, les fleurs produisent beaucoup de nectar. La miellee s’annonce bonne cette annee. » Un soulagement pour Jean-Marie Barbancon et les 69000 apiculteurs francais, amateurs et professionnels, qui reviennent de loin.
Extrait : Pour faire connaitre la contribution des abeilles a la preservation de la biodiversite vegetale, l’Union nationale de l’apiculture de France (Unaf) a lance la charte nationale « Abeilles, sentinelles de l’environnement ». Les partenaires de l’operation installent des ruches, gerees par l’Unaf, et sensibilisent le public. Les villes de Besancon, Lille, Nantes, Martigues, les conseils regionaux du Languedoc-Roussillon et de Rhone-Alpes, le conseil general des Pyrenees-Orientales, le chef Michel Bras, l’agence de communication Anatome ont deja adhere a la demarche. Unaf - Tel. : 01 48 87 47 15
Extrait : Quelles peuvent etre les causes de ce type de mortalite ? Yves Vedrenne. C’est caracteristique d’un empoisonnement. Plusieurs pistes sont envisageables. On peut avoir seme du tournesol avec des graines importees d’un autre pays, comme l’Espagne, ou des insecticides type Gaucho ‑ interdits en France ‑ sont utilises. Il peut aussi s’agir de l’utilisation dans des cultures proches de melanges maison d’herbicides et d’insecticides tres toxiques. Voire des produits utilises dans les traitements du bois.
Un virus implique dans la disparition massive et mysterieuse des abeilles aux USA, AFP, 06/09/07
Extrait : La disparition massive des abeilles d’elevage aux Etats-Unis est apparemment liee à un virus identifie en 2004 en Israël, selon des scientifiques dont la decouverte annoncee jeudi devrait permettre d’expliquer ce phenomene mysterieux et preoccupant, qui frappe aussi ailleurs dans le monde.
Mysterieuse hecacatombe d’abeilles en Gironde, LCI, 04/09/07
Vidéo : Plusieurs milliers d’entre elles sont mortes dans la region depuis le debut du mois d’aout. Les causes de cette surmortalite demeurent toujours inconnues.
Toxicitudes de saison…, Terre TV, 04/09/07
Extrait : Rien n’est poison, tout est poison, en fait cela depend de la dose. Pour la rentree, nous lançons un feuilleton, 26 episodes de 2’30 dans lesquels nous recitons l’alphabet de nos toxicitudes avec Michel Bounias, fameux toxicologue, plein d’anecdotes et d’histoires. La nature et l’homme recelent bien des bontes et des dangers qu’il est bon de distinguer. Cette semaine en avant premiere, vous pouvez voir les 5 premieres lettres de l’alphabet. Pour A comme abeille
Yves Leconte, directeur de recherches à l’INRA : ’’C’est l’activité
humaine qui menace les abeilles...’’
Les abeilles sont elles menacées de disparition ? © CSI/sciences actualités
Franck Aletru, Président du syndicat des apiculteurs de Vendée :
’’Une industrialisation mal controlée, des produits chimiques nouveaux,
les causes sont complexes...’’
Quelle part de responsabilité aux insecticides ? © CSI
Yves Leconte : “L’écosystème des abeilles a été perturbé par
l’agro-industrie...“ © CSI
Yves Leconte : ’’L’abeille n’a pas qu’une maladie...’’ © CSI/ sciences
actualités
Franck Aletru : “Les pathologies ont une traçabilité qui suit le mauvais
usage des nouvelles molécules...“ © CSI
Franck Aletru : “La phrase d’Einstein est une caricature mais elle est
proche de la vérité...’’
« Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques
années à vivre », prophétisait Einstein…© CSI 2007
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