Transmis à la Commission européenne en octobre 2026, le projet de plan national « Agir pour restaurer la nature » veut rétablir le bon fonctionnement des écosystèmes français, des terres agricoles aux forêts, des rivières aux villes et aux espaces marins. Il prévoit des objectifs mesurables à l’horizon 2030, mais son financement reste à consolider. Les associations de protection de la nature saluent une étape importante tout en demandant des engagements plus fermes, des moyens à la hauteur des besoins et une véritable cohérence entre les politiques publiques.

La restauration de la nature devient un objectif central de la politique environnementale française. Avec le projet de plan national « Agir pour restaurer la nature », la France entend traduire dans les territoires le règlement européen adopté en 2024. L’ambition est de rétablir, d’ici à 2050, des écosystèmes en bonne santé, capables de soutenir la biodiversité, de mieux résister au changement climatique et de continuer à fournir les ressources indispensables à nos sociétés.
Cette évolution marque un changement d’approche. Il ne s’agit plus seulement de protéger des espaces naturels remarquables, mais aussi de restaurer les milieux dégradés dans les paysages ordinaires : champs, prairies, forêts, cours d’eau, zones humides, espaces urbains et milieux marins.
Le projet transmis à la Commission européenne le 9 octobre 2026 fixe des objectifs pour 2030 et prévoit une trajectoire de long terme. Mais il reste une étape avant la version définitive attendue en 2027. Surtout, la réussite du plan dépendra de sa traduction opérationnelle, de ses financements et de sa capacité à faire évoluer les pratiques qui dégradent encore les écosystèmes.
Pourquoi restaurer la nature est devenu un enjeu stratégique

La dégradation des écosystèmes ne concerne pas seulement la disparition d’espèces ou la dégradation de paysages. Elle fragilise aussi l’alimentation, l’accès à l’eau, la santé, l’économie et la capacité des territoires à faire face aux événements climatiques extrêmes.
Le projet ministériel rappelle que les services rendus par les écosystèmes en France sont évalués à plus de 49 milliards d’euros par an. Les sols vivants contribuent à la fertilité agricole et à la régulation de l’eau. Les insectes pollinisateurs soutiennent la production alimentaire. Les forêts stockent du carbone, abritent une biodiversité importante et participent à la régulation du climat local. Les zones humides retiennent l’eau, atténuent les crues et peuvent contribuer à limiter les effets des sécheresses.
À l’inverse, la disparition des haies, l’artificialisation des sols, la pollution, la simplification des paysages agricoles ou la dégradation des milieux aquatiques réduisent ces capacités naturelles.
Le diagnostic présenté dans le projet de plan est préoccupant : parmi les 132 types d’habitats d’intérêt communautaire présents en France, seuls 20 % sont considérés en état de conservation favorable. Les pressions sont multiples et varient selon les milieux : destruction et fragmentation des habitats, surexploitation des ressources, pollutions, changement climatique et introduction d’espèces exotiques envahissantes.

Interaction des risques dus à la dégradation des écosystèmes → Impacts de la perte de biodiversité et boucles de rétroaction
La restauration écologique vise à inverser cette tendance. Elle consiste à réduire les pressions qui dégradent un milieu et, lorsque cela est nécessaire, à intervenir pour accélérer son rétablissement. L’objectif n’est pas nécessairement de revenir à un état passé, mais de retrouver un fonctionnement écologique satisfaisant et durable.
Cette approche est également économique. Le ministère estime qu’un euro investi dans la restauration de la nature peut générer entre 8 et 38 euros de bénéfices. Ces estimations rappellent l’importance de prévenir les dégradations, dont les conséquences peuvent ensuite être coûteuses pour les collectivités, les entreprises et les habitants.

Un objectif européen : restaurer les écosystèmes d’ici à 2050
Entré en vigueur en août 2024, le règlement européen sur la restauration de la nature fixe une ambition commune aux États membres : rétablir sur le long terme la biodiversité et la résilience des écosystèmes terrestres et marins. La trajectoire prévoit des étapes intermédiaires en 2030 et en 2040, avant l’horizon 2050. Elle porte sur les habitats naturels dégradés, mais aussi sur des indicateurs permettant de mesurer l’évolution de la biodiversité dans différents types d’écosystèmes.
Pour la France, le plan « Agir pour restaurer la nature » doit organiser la contribution nationale à ces objectifs. Il s’appuie largement sur des dispositifs existants, notamment la Stratégie nationale pour la biodiversité, les politiques de protection des espaces naturels, les programmes de restauration des milieux humides, les actions en faveur des haies et les politiques de gestion de l’eau. L’enjeu est de rendre ces politiques plus cohérentes, de renforcer certaines actions et de combler les lacunes identifiées. Le projet ne crée donc pas une politique entièrement nouvelle à partir de zéro. Il cherche à rassembler les mesures déjà engagées et à les inscrire dans une trajectoire commune, avec des objectifs plus précis et des indicateurs de suivi.

Des objectifs chiffrés dès 2030
Le projet de plan fixe plusieurs objectifs concrets pour les prochaines années. Ils concernent aussi bien les surfaces agricoles que les forêts, les cours d’eau et les zones humides. Parmi les principales cibles annoncées pour 2030 figurent :
- 4 millions d’hectares de terres agricoles couverts par des mesures de restauration ;
- 5 millions d’hectares de forêts concernés par des mesures de restauration ;
- plus de 1 500 obstacles obsolètes sur les cours d’eau identifiés en vue de leur suppression ou de leur correction ;
- plus de 8 000 hectares de tourbières drainées concernés par des projets de restauration.
Ces objectifs s’inscrivent dans un programme plus large portant sur les habitats naturels, les milieux urbains, les écosystèmes aquatiques et marins, ainsi que les pollinisateurs. Ils ne signifient pas que toutes les surfaces concernées retrouveront un bon état écologique dès 2030. Couvrir un territoire par des mesures de restauration constitue une étape ; démontrer que ces mesures produisent des effets durables sur la biodiversité en est une autre. C’est pourquoi le suivi des résultats sera déterminant. Les indicateurs doivent permettre de mesurer non seulement les moyens engagés et les surfaces concernées, mais aussi l’évolution réelle des habitats, des espèces et du fonctionnement des écosystèmes.

Agriculture : restaurer les sols, les haies et les prairies
L’agriculture occupe près de la moitié du territoire métropolitain. Elle constitue donc un levier majeur de la restauration de la nature, mais aussi un secteur directement dépendant de la qualité des écosystèmes. Les sols vivants, la diversité des paysages, les haies, les prairies permanentes et les pollinisateurs contribuent à la production alimentaire et à la résilience des exploitations. Leur dégradation peut fragiliser les rendements et accentuer les effets des sécheresses.
Le projet de plan entend notamment favoriser le maintien des prairies permanentes et de l’élevage herbager extensif, développer les mosaïques paysagères riches en haies et autres éléments favorables à la biodiversité, et réduire l’usage ainsi que les risques associés aux produits phytopharmaceutiques et aux engrais minéraux. Il prévoit également de s’appuyer sur les dispositifs existants, dont les aides à l’agriculture biologique, les mesures agroenvironnementales et climatiques, les paiements pour services environnementaux et les programmes en faveur des haies.
L’objectif est de soutenir les pratiques qui contribuent au bon fonctionnement des écosystèmes agricoles, en particulier dans les zones à forts enjeux pour la biodiversité et la ressource en eau. Cette orientation suppose toutefois de dépasser les objectifs affichés. La restauration des haies et des prairies dépend aussi des choix économiques des exploitations, de l’évolution des filières, des aides agricoles et des règles qui encadrent les pratiques. Pour produire des résultats durables, les mesures devront être suffisamment financées et compatibles avec les conditions réelles de travail des agriculteurs.

Forêts : privilégier la diversité et la résilience
Les forêts sont elles aussi confrontées aux effets du changement climatique : sécheresses, incendies, parasites et maladies fragilisent les peuplements. Leur capacité d’adaptation dépend notamment de la diversité des essences, de la structure des peuplements et du maintien des fonctionnalités écologiques. Le plan prévoit de favoriser le renouvellement des forêts avec des peuplements plus diversifiés et résilients, de renforcer la prévention des incendies et de soutenir une gestion forestière durable conciliant production, biodiversité et attentes sociales. Il prévoit aussi de limiter les pressions sur les écosystèmes forestiers et de renforcer la protection des massifs présentant une forte valeur écologique.

L’enjeu est de ne pas réduire la forêt à une réserve de bois ou à un puits de carbone. Les arbres anciens, le bois mort, les différentes strates de végétation et la diversité des essences participent au fonctionnement des écosystèmes et fournissent des habitats à de nombreuses espèces. La restauration forestière devra donc s’apprécier à l’aune de la qualité écologique des peuplements, et pas uniquement du nombre d’arbres plantés ou des volumes de bois produits.
Rivières et zones humides : redonner de l’espace à l’eau
Les milieux aquatiques et humides sont essentiels à la biodiversité, à la qualité de l’eau et à la prévention des risques climatiques. Pourtant, ils restent soumis à de fortes pressions liées aux pollutions, à l’artificialisation, aux prélèvements d’eau et aux obstacles qui entravent la continuité des cours d’eau. Le plan prévoit de poursuivre la restauration des zones humides et des plaines alluviales, de rétablir les continuités écologiques et de supprimer ou corriger des ouvrages devenus obsolètes.
Les tourbières occupent une place particulière. Lorsqu’elles sont en bon état, elles stockent d’importantes quantités de carbone. Lorsqu’elles sont drainées et dégradées, elles peuvent au contraire devenir des sources d’émissions de gaz à effet de serre. La restauration de ces milieux peut ainsi répondre à plusieurs enjeux simultanément : préserver des habitats, améliorer le fonctionnement hydrologique, renforcer la résilience aux sécheresses et aux inondations et contribuer à l’atténuation du changement climatique. Mais les interventions devront être adaptées à chaque bassin versant. Restaurer une rivière implique de considérer son fonctionnement dans son ensemble, et pas seulement d’intervenir sur un ouvrage isolé.

En ville et sur le littoral, la nature doit retrouver sa place
La restauration concerne également les territoires urbanisés, où l’imperméabilisation des sols, les pollutions lumineuses et chimiques et la fragmentation des habitats limitent la biodiversité. Le projet prévoit de poursuivre la renaturation des espaces urbains, en améliorant la qualité écologique des espaces verts, en restaurant les sols et le cycle naturel de l’eau, et en renforçant les continuités écologiques. La diversité des végétaux, le choix d’essences adaptées et la présence de plusieurs strates de végétation font partie des leviers envisagés.
Ces actions peuvent aussi améliorer le cadre de vie. L’ombre des arbres et l’évapotranspiration contribuent à limiter les îlots de chaleur. Des sols plus perméables et des espaces végétalisés peuvent réduire le ruissellement et aider les villes à mieux gérer les fortes pluies. En mer, le plan s’appuie notamment sur les aires marines protégées et prévoit de renforcer la restauration des habitats sensibles. Il vise en particulier à labelliser 5 % des eaux métropolitaines en protection forte d’ici à 2030, afin de limiter strictement les pressions sur certains habitats marins.
Les herbiers, les habitats côtiers et les autres écosystèmes marins doivent pouvoir se régénérer, tandis que les activités humaines sont appelées à évoluer pour réduire leurs impacts. La restauration ne se limite donc pas aux espaces naturels les plus visibles. Elle concerne aussi les choix d’aménagement, la gestion de l’eau, les pratiques économiques et la place accordée au vivant dans les territoires habités.

Un plan qui s’appuie sur l’existant : une force ou une limite ?
Le ministère présente le plan comme un cadre transversal destiné à mettre en cohérence les politiques publiques déjà engagées. La gouvernance doit s’appuyer sur les institutions et les dispositifs existants, notamment les régions, les comités régionaux de la biodiversité, les agences de l’eau et les collectivités territoriales. Le projet prévoit une mise en œuvre concertée, avec les associations, les agriculteurs, les forestiers, les élus, les scientifiques et les acteurs économiques. Selon le ministère, la consultation préalable du public a recueilli plus de 12 000 contributions.
Ce choix peut faciliter la mobilisation des acteurs et éviter la création d’une nouvelle structure administrative. Il pose cependant une question essentielle : comment garantir que la mise en cohérence des politiques existantes se traduira par des changements suffisamment ambitieux ? C’est précisément l’une des préoccupations exprimées par les associations de protection de la nature.

Les associations saluent l’étape, mais demandent des engagements plus fermes
Dans une réaction commune intitulée « Plan national de restauration de la nature : la France doit passer des engagements aux résultats », France Nature Environnement, la Société nationale de protection de la nature, la LPO, Surfrider Foundation Europe et Humanité & Biodiversité saluent la transmission du plan tout en demandant de renforcer son ambition et ses garanties. Les associations rappellent l’urgence de la situation. Selon les chiffres qu’elles avancent, seuls 16,5 % des habitats remarquables et 23,8 % des espèces protégées sont en bon état de conservation. Elles indiquent également que les populations d’oiseaux communs ont diminué de 18,2 % depuis 2001. Pour elles, restaurer la nature implique d’abord de préserver les milieux encore en bon état et de réduire les pressions qui dégradent les écosystèmes. La restauration ne doit pas devenir un substitut à la protection des espaces naturels, ni servir à légitimer de nouvelles destructions.
Les associations s’inquiètent surtout de l’absence de mesures nouvelles suffisamment fortes avant 2030 et des contradictions possibles entre le plan et d’autres politiques publiques. Elles demandent que les politiques agricoles, énergétiques, économiques et d’aménagement du territoire soutiennent réellement les objectifs de restauration. Leur message est clair : les objectifs écologiques ne pourront être atteints si, parallèlement, les décisions publiques continuent à favoriser des pratiques qui détruisent les habitats, artificialisent les sols ou augmentent les pressions sur la biodiversité. Elles demandent donc des objectifs précis, un calendrier de mise en œuvre, des indicateurs permettant de mesurer les progrès réels et une participation effective des territoires à toutes les étapes.

10 préconisations de FNE pour un plan national à la hauteur des enjeux
Le financement, principal point de vigilance
Le projet de plan estime le coût annuel de sa mise en œuvre entre 4,637 et 5,222 milliards d’euros. Le ministère indique avoir identifié environ 3,1 milliards d’euros de moyens existants, provenant principalement de l’État, de ses opérateurs et des collectivités territoriales. Cette première cartographie constitue une avancée, mais elle reste incomplète. Les moyens déjà recensés ne couvrent pas l’ensemble des besoins estimés, et leur identification ne signifie pas nécessairement que chaque action bénéficiera de financements supplémentaires, pérennes et directement attribuables à la restauration de la nature. Le ministère reconnaît que ce travail doit être affiné. Il prévoit de poursuivre l’identification des financements publics, de mobiliser les fonds européens et d’explorer les possibilités de financement privé. Un comité national des financeurs de la biodiversité doit contribuer à ce travail.
Les associations, de leur côté, évaluent le besoin de financement non couvert à environ 1,5 à 2,1 milliards d’euros. Elles soulignent également les inquiétudes liées à l’évolution des budgets publics et aux perspectives du futur cadre financier européen. Ces chiffres ne reposent pas nécessairement sur des périmètres et des hypothèses identiques. Ils convergent néanmoins sur un constat : le financement complet du plan n’est pas encore garanti. La question n’est donc pas seulement de savoir combien la restauration de la nature va coûter. Il faut également déterminer quels financements seront réellement mobilisés, sur quelle durée, pour quelles actions et avec quels résultats mesurables.
Les associations demandent en outre que les dépenses publiques dommageables à la biodiversité soient réduites et que les politiques sectorielles soient mises en cohérence avec les objectifs de restauration. Sans visibilité financière pluriannuelle, les collectivités, les gestionnaires d’espaces naturels, les agriculteurs et les autres acteurs de terrain risquent de ne pas disposer des moyens nécessaires pour engager des actions durables.

Comment vérifier que la nature se porte réellement mieux ?
L’un des enjeux majeurs du plan sera le suivi de ses résultats. Le nombre d’hectares couverts par des mesures de restauration est un indicateur utile, mais il ne suffit pas à démontrer que les écosystèmes retrouvent un fonctionnement satisfaisant. Il faudra aussi suivre l’état des habitats, l’évolution des populations d’espèces, la diversité des paysages, la qualité écologique des cours d’eau et la capacité des milieux à résister aux pressions et aux aléas climatiques.
La connaissance elle-même constitue un défi. Le projet ministériel rappelle que seule une partie des surfaces d’habitats d’intérêt communautaire terrestres dispose actuellement d’une évaluation connue de son état de conservation. L’amélioration des inventaires, des cartographies et des dispositifs de suivi sera donc indispensable pour mesurer les progrès.
Une politique de restauration crédible doit pouvoir répondre à des questions simples :
- Les habitats se rétablissent-ils ?
- Les populations d’espèces évoluent-elles favorablement ?
- Les pressions diminuent-elles ?
- Les moyens engagés produisent-ils les effets attendus ?
- Les actions peuvent-elles être reproduites ailleurs, et à quelles conditions ?
Ces questions correspondent à l’exigence du journalisme de solutions : ne pas seulement annoncer des objectifs ou présenter des initiatives, mais vérifier ce qui fonctionne, ce qui reste insuffisant et ce qu’il faudrait changer.

2027, une année décisive avant la mise en œuvre
Le projet transmis à la Commission européenne en octobre 2026 constitue une première version technique du plan. Il doit encore évoluer à la lumière de l’évaluation environnementale, des consultations et des observations européennes. Une nouvelle consultation publique par voie électronique est prévue. Les observations de la Commission européenne sont attendues au printemps 2027, et la version définitive du plan doit être finalisée avant septembre 2027. Le calendrier prévoit ensuite des étapes de suivi et de rapportage permettant d’évaluer les progrès réalisés, avec des échéances importantes en 2028 et en 2030. La prochaine année sera donc déterminante pour préciser les objectifs, consolider les financements et traduire les ambitions nationales en actions concrètes dans les territoires.

Restaurer la nature : passer d’une obligation à un projet collectif
Le projet « Agir pour restaurer la nature » reconnaît que la biodiversité ne peut être préservée durablement sans rétablir le fonctionnement des écosystèmes dont dépendent nos sociétés. C’est une évolution importante : la nature n’est pas seulement un patrimoine à protéger, mais une condition de l’habitabilité des territoires, de la résilience climatique et de la sécurité alimentaire.
Mais la réussite ne se mesurera pas à la publication d’un plan ni à l’addition de surfaces concernées. Elle dépendra de la capacité à réduire les pressions sur le vivant, à restaurer les milieux dégradés, à financer les actions dans la durée et à faire évoluer les politiques qui déterminent l’usage des sols, de l’eau et des ressources. L’enjeu est désormais de transformer une trajectoire nationale en résultats observables : des sols plus vivants, des haies et des prairies préservées, des rivières plus fonctionnelles, des forêts plus résilientes, des villes plus fraîches et des écosystèmes marins capables de se régénérer.
La France s’est donné un cap pour 2050. La prochaine étape sera de démontrer que les engagements pris aujourd’hui se traduisent, sur le terrain, par une amélioration mesurable de l’état de la nature.


