Ni injonction à devenir végétarien, ni grand bouleversement du réfrigérateur. À l’occasion de la Journée mondiale du végétarisme, le 1er octobre 2026, Biovie défend une autre façon de faire évoluer son alimentation : progressivement, concrètement et sans dogme. L’entreprise fondée par Éric Viard lance une application mobile 100 % gratuite, sans publicité ni abonnement, avec notamment un parcours « Je me mets à l’alimentation végétale en 3 semaines ». Éric Viard a accepté de répondre aux questions essentielles Cdurable.

Une application et un guide de l’alimentation vivante
Trois semaines, un téléphone et surtout aucune révolution du jour au lendemain


Avec son application mobile, Biovie cherche à réduire la distance entre « vouloir manger plus végétal » et le faire réellement. Son parcours « Je me mets à l’alimentation végétale en 3 semaines » accompagne l’utilisateur au quotidien. Chaque journée apporte une nouvelle étape : un conseil concret, une recette ou un contenu à découvrir, puis un petit quiz. Le principe est volontairement progressif. Il ne s’agit pas de demander à chacun de revoir son alimentation en une nuit, mais de créer suffisamment de petits déclics pour que de nouvelles habitudes puissent s’installer. L’application repose ainsi sur trois partis pris :
- L’accessibilité, puisqu’elle est 100 % gratuite, sans publicité et sans abonnement ;
- La progressivité, avec un accompagnement quotidien plutôt qu’une accumulation d’informations ;
- La liberté, car Biovie ne demande pas à ses utilisateurs d’adopter une alimentation exclusivement végétale.

Une approche « sans dogme » qui constitue l’un des fils rouges de la marque : ajouter de nouveaux aliments et de nouvelles recettes, plutôt que commencer par dresser la liste de ce qu’il faudrait supprimer.
Cette démarche se prolonge avec le document « Vivant ! », destiné aux personnes qui découvrent pour la première fois l’alimentation végétale et vivante.

Dans l’assiette végétale, Biovie fait une place aux algues
Végétaliser son alimentation ne se résume pas à remplacer la viande. C’est aussi élargir son répertoire d’ingrédients. Et parmi eux, Biovie défend depuis 2007 une famille d’aliments encore peu nstallée dans les habitudes françaises : les algues. Consommées depuis quelque 2 000 ans en Asie, elles restent largement absentes des assiettes européennes. Pourtant, leur profil nutritionnel et leur mode de culture leur confèrent des caractéristiques singulières : certaines affichent davantage de protéines que le bœuf et davantage de fer que les épinards, tandis que leur culture ne nécessite ni eau douce, ni pesticides, ni engrais. Le défi est donc moins de démontrer qu’elles existent que de répondre à des questions beaucoup plus quotidiennes : lesquelles choisir ? Quel goût ont-elles ? Comment les préparer ? Et surtout, comment les faire entrer naturellement dans un repas ? C’est précisément sur ce passage de la curiosité à l’usage que Biovie concentre son travail pédagogique.
Des algues dans l’assiette… mais aussi dans les livres et le débat européen

Cette expertise s’est également construite hors des frontières de Biovie. Éric et Aurélie Viard sont coauteurs de « Algues au Quotidien », publié aux éditions Alternatives/Gallimard. L’ouvrage a reçu le Gourmand Award 2025 du meilleur livre au monde dans la catégorie « seafood », ainsi que le prix du meilleur livre bien-être 2025 de l’Académie Nationale de Cuisine.
Le parcours d’Éric Viard a par ailleurs fait l’objet d’une interview de son école d’ingénieurs, l’ISTOM. Il a également été interrogé dans le cadre d’EU4Algae, initiative soutenue par la Commission européenne, autour de l’accessibilité des algues et de leur place dans l’alimentation durable. Autant de prolongements d’un même sujet pour faire sortir les algues de leur statut d’aliment de niche.
À l’origine de BIOVIE, il y a Éric Viard.
Ingénieur agronome diplômé de l’ISTOM, Eric travaille pendant dix ans dans la filière bio. Engagé depuis l’âge de 15 ans dans la défense de l’environnement et la santé naturelle, il pratique l’alimentation végétale depuis plus de 30 ans. En découvrant l’alimentation vivante et ses effets sur sa propre santé, il décide de partager ces bienfaits avec le plus grand nombre. Au début des années 2000, un constat s’impose : d’un côté, un public français de plus en plus intéressé par l’alimentation bio et saine. De l’autre, un vide abyssal d’informations concrètes.
Mettre le vivant à portée de tous.
- Faire découvrir l’alimentation vivante au plus grand nombre.
- Rendre ces connaissances accessibles, compréhensibles et actionnables.
- Permettre à chacun d’intégrer plus de vivant dans son quotidien, à son rythme.

Un focus thématique mensuel
Un focus thématique mensuel, fouillé et illustré, en PDF téléchargeable, à lire au calme, à imprimer, à garder.
Aout 2026 : L’alimentation vivante en voyage
Septembre 2026 : C’est la rentrée, booste ton immunité !
Questions Cdurable à Éric Viard
Questions Cdurable !
ou c’est pas durable ?
Au delà des communiqués, qui ne présentent souvent que le « meilleur », et du développement durable, qui ne fait que tenter de réduire les impacts négatifs d‘une croissance volumique, nous nous intéressons aujourd’hui, 21 ans après la création de Cdurable.info, aux questions essentielles. Alors Cdurable ou pas ? 9 questions qui nous invitent à Comprendre pourquoi Agir & Coopérer avec le vivant, Cdurable !

1. Quelle est la nature de ma relation avec le vivant ?
j’ai toujours été passionné par le vivant
Alors, d’aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours été passionné par le vivant. Pendant mes études, ou quand j’étais jeune adulte, adolescent, c’est vraiment ce qui me passionnait. J’ai toujours écarté les matières scolaires ou des études supérieures qui, pour moi, étaient inertes comme le droit, l’architecture, le commerce, l’économie. Tout ce qui est lié à des fonctionnements humains. Le vivant, il y a quelque chose qui nous dépasse. On ne sait le décrire. On ne sait pas pourquoi il fonctionne comme ça, et on ne sait pas quelle énergie l’anime. Ça m’a toujours fasciné.

2. Quels sont mes besoins et choix d’alimentation

Algues, graines germées, superaliments, fermentation. Des produits d’exception, des formations expertes, des contenus qui éclairent pour ceux qui pratiquent déjà, comme pour ceux qui souhaitent intégrer plus de vivant dans leur assiette. Sans dogme, à ton rythme
ça fait 34 ans que je suis
une alimentation végane
Alors, ça fait 34 ans que je suis une alimentation végane. C’est un choix que j’aurais même fait plus tôt, pendant mon adolescence ou mon enfance, si je n’avais pas cru à ce qu’on me racontait sur la médicalisation du végétarisme et le fait qu’il allait falloir que je sois vraiment très vigilant (et que, de toute façon, je ne survivrais pas sans viande). Donc, j’ai choisi une alimentation végétale à l’âge de 20 ans, et c’est toujours le cas aujourd’hui. Je suis en bien meilleure santé à 54 ans qu’à 20 ans. Cette alimentation végétale est majoritairement crue, autant que faire se peut, parce qu’en fait, pour moi, il y a plus d’énergie dans l’alimentation vivante que dans l’alimentation morte. Je sais que c’est l’avenir et que, même si je suis incomplet aujourd’hui, j’en mesure moi-même les bénéfices et j’essaie de le partager au maximum.
il y a plus d’énergie dans l’alimentation vivante
que dans l’alimentation morte

3. Quel est mon type d’habitat actuel et idéal ?
Travailler à domicile et être à mon compte,
ça me donne beaucoup de liberté
Alors, mon type d’habitat actuel, il est lié à mon mode de vie. Pendant 10 ans, on a voyagé à peu près un quart de l’année, et donc, j’ai deux besoins : c’est d’être dans un endroit où il fait chaud. Donc, j’habite à côté de Nîmes, l’endroit en moyenne le plus chaud de France – même un peu trop chaud parfois d’ailleurs comme cette année. En étant à Nîmes, je suis aussi proche des moyens de communication qui permettent de me déplacer assez facilement un petit peu partout, avec le TGV notamment. On est dans une maison avec un grand terrain. On n’a plus de potager parce qu’il fait trop sec, par contre, on a beaucoup d’arbres fruitiers sur ces 1 700 m² de terrain. On a aussi un forage, des panneaux solaires. On se chauffe principalement avec du bois. Et surtout, c’est que je travaille à domicile, en me déplaçant beaucoup à l’extérieur, mais je travaille de chez moi à des horaires que je choisis. Là, je suis en train d’écrire ces mots il est 6 h 42, et ça fait plus d’une heure que je suis debout. Parfois, c’est complètement différent. Voilà, le fait de travailler à domicile et d’être à mon compte, ça me donne beaucoup de liberté. À chaque menace que j’ai pu avoir sur ma société Biovie en 20 ans, c’est toujours la menace sur cette liberté qui m’a poussé à trouver des solutions créatives pour m’en sortir. Pour l’idéal, peut être moins de terrain, et une commune où je pourrais davantage circuler en vélo (on est sur les hauteurs d’une colline, ce n’est pas du tout plat !).

4. Quelle activité physique favorise mon bien-être et ma santé ?
j’ai installé un tapis roulant. Je travaille debout, je fais plusieurs kilomètres par jour en travaillant sur écran et en voyant la nature à l’extérieur
Alors, c’est un sujet qui est important pour moi parce que je suis sédentaire, que je n’ai pas d’activité physique et que je travaille sur ordinateur. Depuis des années, j’ai installé un tapis roulant. Je travaille debout, donc je fais plusieurs kilomètres par jour en travaillant sur écran et en voyant la nature à l’extérieur, parce que je travaille face à une fenêtre. Ne pas être face à un mur, c’est important pour moi. Ensuite, j’essaie de voir, dans ma journée, quelles sont les choses que je fais physiquement qui peuvent se transformer en exercice. J’aime beaucoup et j’ai écrit un article sur ce sujet : la notion d’exercice snacks, c’est-à-dire de passer au crible la journée et voir ce que je peux faire pour bouger. Donc, l’activité physique qui favorise mon bien-être et ma santé, c’est ça : des petits moments là dans la journée où je réalise ici et là un peu d’exercice physique. Je m’exerce avec des haltères et avec une kettlebell1 le matin, j’utilise tous les jours mon trampoline, l’exercice intégré dans nos vies trépidantes, en dehors d’aller à la salle est un grand sujet pour moi et me donne la motivation pour écrire un livre sur la longévité.
l’exercice physique intégré dans nos vies trépidantes
5. Quels savoirs m’ont permis de comprendre comment agir ?
des savoirs qui me sont transmis de façon vivante

La première chose que je dirais, c’est que je considère rarement que je suis arrivé. Pour moi, quand on considère qu’on est arrivé, c’est qu’on est arrivé au début de quelque chose, et que, bah, on apprend toute sa vie. C’est important. Donc, les savoirs qui me permettent de comprendre et d’agir, ce sont des savoirs qui me sont transmis de façon vivante. Je vais prendre juste un exemple : étant éditeur d’Irène Grosjean, j’ai eu la chance de pouvoir la côtoyer pendant des années, de voir comment elle pratiquait et enseignait la santé naturelle. C’est d’être à son contact et de voir les résultats qu’elle avait pour elle et pour les personnes qu’elle accompagnait qui ont été une source d’enseignement pour moi. Et ensuite, j’ai l’impression d’être dans une forme d’apprentissage continu. Je pense qu’une très grande partie de ce que j’ai appris pendant mes études est périmé aujourd’hui, il reste bien sûr des grandes lois de la physiologie, la biologie, l’anatomie, l’agronomie, des grands principes. Mais voilà, la connaissance va très vite et je me forme de façon informelle. Et quand j’ai besoin, je traverse la planète pour rencontrer les spécialistes des sujets qui me passionnent. J’ai commencé très tôt, à 20 ans. Je me passionnais à cette époque pour le bouddhisme et j’avais envie de rencontrer le Dalaï Lama. Ce que j’ai fait : je suis parti en Inde et j’ai eu le privilège de pouvoir être reçu dans une audience publique et de vivre aux côtés des tibétains pendant plusieurs jours. C’est aussi comme ça qu’avec Aurélie, ma femme qui se passionne elle pour le végétal et les algues en gastronomie, nous avons rencontré Cherry Soria, qui a créé la première école de cuisine crue au monde en Californie. C’est comme ça que nous avons rencontré dans une blue zone du Costa Rica Victoras Kulvinskas, qui a publié en 1975 « Survival Into the 21st Century: Planetary Healers Manual« , tiré à 500 000 exemplaires. Donc là, ce sont des savoirs vivants : c’est de passer du temps avec des personnes hors normes, exceptionnelles, qui ont bousculé des codes sociaux, qui ont amené de nouveaux concepts et qui ont permis des changements sociétaux. C’est ça qui me motive et qui me permet de continuer à agir.
je peux traverser la planète pour rencontrer les spécialistes des sujets qui me passionnent
6. Quel est le sens que je donne à mon travail ?

travailler en accord avec mes convictions
Alors, Irène Grosjean disait toujours que quand on œuvre pour ce qui nous passionne, on ne travaille pas. Je suis assez d’accord avec elle. Donc, j’ai toujours refusé de travailler dans des choses qui n’étaient pas en accord avec mes convictions, mes principes, et ça a été dur. J’ai, à certains moments de ma vie, eu des difficultés importantes à ce niveau-là. Je me suis retrouvé dans des conditions économiques assez précaires pour avoir tenu le cap par rapport à ses convictions. Donc, le sens que je donne à mon travail, c’est la sensation de contribution. C’est plus une passion qu’un métier. J’adore parler les langues étrangères. J’ai la chance inouïe de pouvoir les pratiquer quasiment toutes les semaines en parlant néerlandais, anglais ou espagnol. Ça me fait du bien, ça me relie à d’autres cultures, ça me connecte sur d’autres façons de voir les choses. Parler d’autres langues m’a toujours nourri. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, mais alors que, pour beaucoup de personnes, ça représente un effort, moi, c’est quelque chose dont j’ai besoin. La sensation d’avoir contribué est assez invisible parce que j’ai peu de retour. Parce qu’on a travaillé pendant 10 ans ensemble avec Aurélie, il nous est arrivé de croiser des gens dans la vraie vie, que ce soit ici ou dans d’autres pays, qui nous connaissaient et qui sont venus spontanément à notre rencontre pour nous témoigner leur gratitude. Dans ces cas-là, j’arrive à mettre plus de sens sur ce que je fais.
7. Quelle énergie j’utilise pour mes usages et besoins ?
ce sont les enzymes qui m’apportent de l’énergie
Alors, c’est une vaste question. Je suis loin d’être exemplaire sur l’usage des énergies. En tout cas, sur mon habitat, les énergies sont assez classiques et traditionnelles. Par contre, au niveau individuel, ce sont les enzymes qui m’apportent de l’énergie. Et ce qui est fou, c’est qu’aujourd’hui, notre société les détruit avec la cuisson, avec l’hyper transformation. Les enzymes, c’est un réservoir d’énergie incroyable, parce que qu’ils viennent travailler dans notre organisme, pour nous aider à digérer, à faire toutes les missions de réparation et de nettoyage dans notre corps. En cuisant notre alimentation, on détruit ces enzymes. Peut-être qu’un jour on s’en rendra compte et on fera plus attention.
8. Quelle est mon implication personnelle pour l’intérêt général ?
Alors, mon implication personnelle, c’est de vivre ce que je partage. J’essaie de ne pas être dans le personnage, surtout. C’est de partager mes trouvailles. Ça, c’est depuis le début, et même avant la création de Biovie, donc depuis 1999, où je suis un chercheur curieux et passionné. Je fais des découvertes, et souvent je ne découvre pas grand-chose. C’est-à-dire que je rapporte en France des choses qui sont actives dans d’autres cultures, à d’autres endroits, dans d’autres pays. Je n’invente strictement rien : simplement, il y a des populations qui ont compris certaines choses. Je parlais juste avant des enzymes, par exemple. À Taïwan, la population a complètement intégré les enzymes dans son quotidien, tout simplement. Comment est-ce que je peux adapter ça au contexte français ? Comment faire en sorte qu’une ressource incroyable qu’on a en France, les algues, soit autant utilisée qu’en Asie ? Alors qu’en Asie, ils sont obligés de les cultiver, nous, on se baisse et on les ramasse.
Comment faire pour qu’être végétarien ne soit plus quelque chose de louche et de médicalisé, mais quelque chose qui soit intégré à la société ? Pour que ma fille de 10 ans puisse amener son repas végétarien à la cantine, sans que je doive passer devant des institutions, répondre à des questionnaires ou rencontrer des médecins ? Comment ça peut être juste normal ? En partageant ce que je fais, ma passion, ce qui m’anime, ce que j’aimerais, c’est que chacun puisse se reconnecter à lui. J’aime beaucoup la bande dessinée « Le jour où elle a marché dans ses pas » de Becca, où le personnage prend conscience qu’il lui est finalement demandé d’être unique, pas d’être le meilleur. Et si on est tous uniques, la société, elle, est très, très riche. On a tous des points de vue, des façons de voir. Moi, je suis scientifique et je vis avec une artiste créatrice. Parfois on a des points de vue très différents, mais très enrichissants.

9. Quels sont mes liens de coopération et ma participation au bien commun ?

Alors, c’est un sujet que j’ai beaucoup exploré, ayant fait des études dans l’ingénierie tropicale du développement à l’istom. Et très tôt, ce qui m’a intéressé, c’est de voir comment est-ce que je pouvais concilier l’activité économique avec des valeurs, en fait. Et la coopération, par exemple, c’est de valoriser ce qui peut être produit dans un autre pays pour le ramener dans son pays. Mais surtout, c’est de faire attention à ce que le maximum de valeur ajoutée reste dans le pays d’origine, et non pas d’extraire des matières premières ou de s’approprier des matières premières et de les transformer dans son pays. C’est pour ça que j’essaie souvent de n’importer que des produits finis. Voilà, c’est le sens que je donne dans mon métier à la coopération. Et dans l’activité de Biovie, ce qui m’importe, là, c’est de faire découvrir des pratiques qui existent sur Terre, qui existent à l’étranger, mais qui ne sont pas très connues ou qui n’ont pas été adaptées à la France ou à l’Europe même. Donc, le vivant et la coopération, c’est des flux intenses d’échanges de connaissances, de savoirs et de pratiques entre les différents pays. Voilà, sortir de sa culture et voir un peu ce qui se passe à l’étranger.
sortir de sa culture et voir un peu ce qui se passe à l’étranger
10. Carte blanche : quel message essentiel veux-tu faire passer aux lecteurs de Cdurable ?
Soyez uniques !
- une kettlebell ou haltère russe ↩︎




