Editions Seuil Libelle

De la biodiversité comme humanisme par Marc André Selosse

Car l’humain est à 100 % cousu de biodiversité

Durant la campagne présidentielle de 2022, les candidats n’ont parler de biodiversité que pendant 1 % du temps seulement … sans soulever d’indignation. La biodiversité devrait pourtant préoccuper les citoyens et leurs représentants : elle est un outil au service de notre qualité de vie et, à l’avenir, de notre survie. Car l’humain est à 100 % cousu de biodiversité. « De la biodiversité comme humanisme » par Marc André Selosse aux Editions Seuil Libelle.

Présentation par l’auteur

Préférez-vous sauver
une chauve-souris ou un enfant ? 
Question simple ? Non, car si vous avez choisi l’enfant, vous en avez tué un autre !

Marc-André SELOSSE Professeur du Muséum national d’Histoire naturelle et à l’Institut Universitaire de France et auteur « De la biodiversité comme humanisme »

Aux États-Unis, les chauves-souris sont décimées par un champignon. Dans les comtés où elles disparaissent, elles mangent moins les insectes nuisibles aux cultures. L’usage d’insecticides augmente de 31 %, soit plus de frais et de chimie pour maintenir … le niveau de production d’avant. Mais le plus inquiétant est que dans ces mêmes comtés, la mortalité infantile augmente de 8 % (Science, 6.09.2024), du fait de malformations à la naissance ou de cancers liés à ces pesticides.

Autrement dit : quand la biodiversité s’effondre, ce sont aussi des enfants qui meurent.

Nous sommes enfants de la biodiversité et nous trépassons, ou peinons à faire aussi bien, sans elle. Nous en dépendons pour notre microbiote, notre alimentation, nos territoires, nos villes, nos champs et nos forêts. Quand elle disparaît, nous nous adaptons moins bien et nous dégradons nos propres conditions d’existence.

De la biodiversité comme un humanisme
Marc-André Selosse
Paru le 06/02/2026

A l’inverse, la biodiversité est une solution pour agir demain. Mais nous peinons à croire aux réponses qu’elle offre. La lutte biologique, la phagothérapie ou l’agroécologie suscitent encore le scepticisme ou une bienveillance amusée, quand la chimie et la technologie continuent d’inspirer une confiance spontanée et trop entière.

C’est le message central de mon livre, qui publié en Février 2026 : la biodiversité est un outil vital mais sous-évalué pour l’humanité. « De la biodiversité comme un humanisme » sort dans la collection Libelle au Seuil (96 pages, 6,90 €).

Le vivant regorge d’outils puissants, encore largement inexplorés, à condition d’en retrouver les logiques, celles-là mêmes qui ont engendré l’humanité. 

La biodiversité
n’est pas qu’un décor
à préserver :
elle est notre meilleure alliée
pour survivre.

La biodiversité ordinaire, trésor méconnu de nos vies
– Marc-André Selosse pour ecologiehumaine.eu

Mycologue et professeur au Muséum national d’histoire naturelle, Marc-André Selosse explore depuis des décennies les liens invisibles entre champignons, sols et humanité. Dans son dernier ouvrage, La biodiversité comme un humanisme (Ed. Seuil, 2026), il plaide pour une réconciliation entre l’humain et le reste du vivant, affirmant que préserver la biodiversité, c’est d’abord nous préserver nous-mêmes. Un article à lire sur www.ecologiehumaine.eu


Marc André Selosse penseur de notre temps

Pourquoi l’écologisme est un humanisme
Sauver la biodiversité,
c’est nous sauver nous-mêmes

Par Gaspard Koening dans les échos


Conférence de Marc André Selosse sur la biodiversité à Rungis

« La biodiversité est un outil pour l’avenir »
– Marc-André Selosse pour GoodPlanet Mag’

Marc-André Selosse a publié son nouveau livre De la biodiversité comme un humanisme, le 6 février, aux éditions du Seuil. L’ouvrage conduit à réfléchir à la place de l’espèce humaine sur la planète. Des bactéries aux oiseaux, Marc-André Selosse explore la possibilité de repenser la biodiversité comme étant indispensable à l’être humain et, donc, comme un humanisme.

Comment en êtes-vous venu à écrire ce nouveau livre ?

J’ai écrit ce livre parce que je crois vraiment à son message. L’idée part d’une conférence que j’ai souvent donnée, et donc d’une narration qui a évolué avec le temps. J’ai observé que mon audience était étonnée par certaines choses et enthousiasmée par d’autres. Ces connaissances pouvaient offrir au public des éléments de compréhension qu’il n’avait pas forcément a priori. J’ai donc décidé d’écrire ce livre, en m’inspirant du format accessible des conférences.

Marc André Selosse © Emmanuelle Marchadour

Pourquoi concevoir la biodiversité comme un humanisme ?

Le livre part d’une description assez scientifique de la biodiversité, mais on s’aperçoit très vite que l’humain n’est pas très loin de la biodiversité. Au contraire même, il en contient. Le monde qui nous entoure est aussi constitué de biodiversité, notamment de ce qu’on appelle « biodiversité fonctionnelle », c’est-à-dire toutes les espèces qui façonnent leurs milieux.

« L’entretien de la biodiversité doit être pensé comme l’entretien de l’humain »

On s’aperçoit donc que la biodiversité est aussi un outil pour l’humain. Car, il n’est pas juste près de la biodiversité, sa vie en est constituée. La biodiversité se trouve partout dans les activités économiques, dans les activités agricoles et puis dans la santé, à travers le microbiote. Il ressort finalement de ces interdépendances que de fait l’entretien de la biodiversité doit être pensé comme l’entretien de l’humain.

1 COMMENTAIRE

  1. Cette biodiversité doit etre couplée avec une prise en compte des 4 grandes phases du vivant : la croissance invisible qui donne la confiance ; la croissance visible qui nécessite la lucidité, la décroissance visible qui pousse à se transformer et la décroissance invisible qui permet de faire émerger de nouveaux possibles

Cyrille Souche
Cyrille Souchehttps://cdurable.info
Directeur de la Publication Cdurable.info qui a eu 20 ans en 2025 ... L'occasion de supprimer la publicité et d'un nouveau départ vers un webmedia participatif d'intérêt général, avec pour raison d'être de recenser et partager les solutions utiles et durables pour agir et coopérer avec le vivant. Je suis ouvert à toute proposition de coopération mutuellement bénéfique au service de la régénération du vivant.

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