Unis-Cité : pour la promotion du service civil en France

Unis-Cité est née en février 1994 de la rencontre de Lisbeth Shepherd, une Américaine de 23 ans diplômée de Yale University, et de Marie Trellu, Julie Chenot et Anne-Claire Pache, alors en fin d’études à l’ESSEC. Lisbeth Shepherd avait reçu une bourse d’entrepreneuriat social lui permettant de se consacrer au lancement d’un projet entrepreneurial dans le secteur social. Son idée : tester l´intérêt de développer en France le concept de service civil volontaire tel que créé par l´association américaine City Year, qui avait servi de modèle au président Clinton pour lancer en 1993 Americorps, le service civil américain, un des éléments phares de son programme. Courant 1994, les statuts d’Unis-Cité sont déposés en préfecture, puis l´action démarre en Ile-de-France avec 24 premiers jeunes. Dès ses débuts, Unis-Cité s’est fixé un double objectif : mobiliser concrètement des jeunes volontaires sur le terrain et contribuer, par cette expérience, à développer un mouvement pour la création d’un service civil universel, qui dépasserait l’association. Et si chaque année, des dizaines de milliers de jeunes consacraient plusieurs mois à des actions d’intérêt général, en travaillant aux côtés d’autres jeunes venus de milieux totalement différents, les mentalités ne seraient-elles pas amenées à évoluer ? Moins de racisme et d’intolérance, pour plus de sens des responsabilités individuelles, de civisme et de solidarité. Chaque année, Unis-Cité mobilise ainsi des jeunes de 18 à 25 ans, en insistant sur la mixité sociale au sein des équipes. Notre association leur propose d’effectuer un service civil volontaire de 6 ou 9 mois au service des acteurs de l’intérêt général sur le territoire français. Le service civil proposé par Unis-Cité a été conçu comme un modèle de ce que pourrait devenir un service civil universel en France, pensé comme une étape incontournable d’éducation à la citoyenneté et au respect des différences.

 

Lire aussi

La catastrophe qui tarde : comprendre le paradoxe de l’environnementaliste

Changement climatique, effondrement de la biodiversité, pollution de l’air,...

Julien Perrot : « L’émerveillement est un acte de résistance »

À 11 ans, il lançait seul un petit journal...

Newsletter

spot_img

Sur Cdurable

La catastrophe qui tarde : comprendre le paradoxe de l’environnementaliste

Changement climatique, effondrement de la biodiversité, pollution de l’air,...

Protéines végétales : le marché français progresse de 21% en deux ans et atteint 572 M€ en 2025

L’organisation à but non lucratif Good Food Institute Europe,...

Patricia Acensi-Ferré, fondatrice d’Envie2Résilience, pour améliorer le monde du travail

Et si les meilleures idées sur le travail venaient...

Quelles conséquences sur notre santé d’une consommation quotidienne d’aliments ultra-transformés ?

Notre alimentation a profondément changé en quelques décennies. Une...

L’article L214 fête ses 50 ans : la sensibilité animale reconnue par la loi, mais ignorée dans les faits

Il y a cinquante ans, la loi française reconnaissait la sensibilité animale avec le désormais célèbre article L214-1 du Code rural. Cet article a, depuis,...

La catastrophe qui tarde : comprendre le paradoxe de l’environnementaliste

Changement climatique, effondrement de la biodiversité, pollution de l’air, des eaux et des sols … Et pourtant, à l’échelle mondiale, le revenu moyen par...

« Cultiver l’Impact » : un documentaire sur l’Agriculture Régénératrice dans le système alimentaire mondial

Primé aux Golden Globes et réalisé par les cinéastes à l'origine de Kiss The Ground (2020) et Common Ground (2023), le documentaire Groundswell, des réalisateurs Rebecca Harrell Tickell...