Dans l'actualité :

Territoires, Climat et Santé : Approches pluridisciplinaires et perspectives d’adaptation en Afrique

Le changement climatique est un défi majeur dans les...

40 recettes des 4 saisons à base de légumes et légumineuses

À l'approche de la Journée mondiale des légumineuses, le...

14 lauréats du Prix des saveurs véganes 2026 de PETA France

Alors que le Veganuary séduit un public toujours plus...
Tribune de Jean-Luc Martin-Lagardette

Environnement, social, énergie : des ONG veulent défendre l´aspect « santé » dans les futures conférences gouvernementales

publiée par Ouvertures, le temps du citoyen

Sommaire : [hide]

Le Rassemblement pour la planète, né de la coopération de cinq ONG, Écologie sans frontières, Générations futures, Réseau environnement santé (RES), Respire et Robin des toits, a bien l’intention de s’inviter aux conférences sociale, environnementale et énergétique, annoncées par le gouvernement. Objectif : y défendre partout le lien santé/environnement.

Mi-juillet, la conférence sociale ; septembre, la conférence environnementale puis, sans date connue, la conférence énergétique. Ces grands rendez-vous annoncés par le gouvernement doivent rassembler les principaux acteurs institutionnels, économiques et syndicaux pour bâtir des stratégies dans chacun de ces domaines. Des associations citoyennes, associées dans le Rassemblement pour la planète présidé par Nadine Lauverjat (Générations futures), veulent dire leur mot et faire entendre leur expertise dans ces débats pour éviter qu’ils ne reconduisent le « modèle de prédation des ressources de la planète qui a été le modèle de développement des deux siècles passés ». La crise écologique qui en résulte est d’une « extrême gravité ».
Nadine Lauverjat, de Générations furures, préside le Rassemblement pour la planète. Photo : JLML.
Nadine Lauverjat, de Générations furures, préside le Rassemblement pour la planète. Photo : JLML.
Et, aujourd’hui, au réchauffement climatique, à l’épuisement des ressources naturelles et à la chute de la biodiversité, il faut, selon ces associations, ajouter la crise sanitaire. Cancer, maladies cardiovasculaires, diabète et obésité, maladies respiratoires et maladies mentales : ces maladies chroniques sont devenues le « principal challenge auquel doit faire face l’humanité », selon l’OMS. Et, représentant 83 % des dépenses de santé en France, elles menacent notre système de protection sociale. Pour une « sortie de crise par le haut » Or « ces maladies trouvent majoritairement leur cause dans l’environnement moderne : alimentation déséquilibrée, pollutions, sédentarité, précarité sociale ». Conséquence, l’espérance de vie en bonne santé stagne en France et même diminue dans certains pays européens. Au moment où tous les pays européens décident de reculer l’âge de la retraite, ce « fait majeur, curieusement, n´a pas été mis dans le débat public ». Le Rassemblement pour la planète voit dans le changement politique en France « une formidable opportunité ». Les conférences annoncées pourraient être l’occasion d’amorcer « une sortie de crise par le haut », en n’ignorant plus le lien entre environnement, social et énergie, dont la santé est le dénominateur commun : « On veut des Français en bonne santé plutôt que mieux remboursés ! » Il faudra également, préoccupation chère à André Cicollela, du Réseau environnement santé, « revoir la place de la science pour la mettre au service des citoyens et non à celui d’un modèle de développement prédateur et mortifère ». Un objectif à défendre dans une future conférence sur la recherche et l’enseignement. – Lors d’une conférence de presse tenue le 3 juillet 2012 à Paris, l’association a présenté son Manifeste qui fixe sa philosophie, ainsi que ses premières propositions : une loi, 4 axes et 25 idées pour réformer la sécurité sanitaire. – Déçues par les maigres suites du Grenelle de l’environnement ainsi que par le flop de Rio+20, les ONG ne baissent pas les bras. Elles tenteront de se faire accepter par les débatteurs « officiels », ministères, institutions, organismes représentatifs et entreprises, qui goûtent très modérément les débats publics contradictoires. Les responsables du « changement » promis sauront-il les accueillir plus largement ? En effet, le gouvernement précédent avait singulièrement réduit les possibilités, pour les associations écologistes, de participer à la politique de l’environnement en fixant par décret (du 12 juillet 2011) une procédure d’agrément beaucoup plus sévère. Ce qui a eu pour résultat d’exclure un grand nombre d’associations d’experts qui avaient pourtant joué un rôle essentiel de lanceur d´alerte environnementale : Cniid, inf’OGM, Criirem, Criigen, Générations futures, Réseau environnement santé, etc. Plusieurs d’entre elles ont même déposé un recours contentieux devant le Conseil d’État pour demander l´annulation de ce texte. L’autre difficulté qu’aura à surmonter le Rassemblement pour la planète est la résistance que ne manqueront pas de lui opposer les associations patronales (souvent en conflit avec ces associations sur le terrain), les syndicats (qui voient d’un mauvais œil une concurrence contestataire) et surtout le lobby médical (qui fait tout pour que la moindre question concernant la santé lui soit exclusivement réservée).
Ouvertures, le temps du citoyen
Ouvertures, le temps du citoyen

 

Documents joints

Le Rassemblement pour la planète réunit :

– Écologie sans frontières (pollution de l´air et gouvernance environnementale),
– Générations futures (pesticides, etc.),
– RES (santé environnement),
– Robin des toits (champs électromagnétiques des technologies sans-fil),
– Respire (pollution de l´air),
– Sea Sheperd (biodiversité, océans),
– Green Cross France et Territoires (eau, alimentation, énergies, éducation).

D’autres ONG, spécialisées notamment dans les déchets et les énergies renouvelables, devraient rejoindre le réseau.

Porte-parole national : Etienne Cendrier. Tél. : 01 40 18 02 81.

Cyrille Souche
Cyrille Souchehttp://cdurable.info
Directeur de la Publication Cdurable.info qui a eu 20 ans en 2025 ... L'occasion de supprimer la publicité et d'un nouveau départ vers un webmedia participatif d'intérêt général, avec pour raison d'être de recenser et partager les solutions utiles et durables pour agir et coopérer avec le vivant. Je suis ouvert à toute proposition de coopération mutuellement bénéfique au service de la régénération du vivant.

Lire aussi

Comment les collectivités financent-elles leurs projets de transition à impact social et environnemental ?

L’AFL, la banque des collectivités locales, publie son rapport...

Comment le vivant peut-il guider la régénération des territoires ?

Comment les connaissances inspirées du vivant peuvent accélérer des...

Ocean Equity Index : le premier outil pour évaluer et renforcer l’équité dans la gouvernance de l’océan

Objectifs de développement durable, Accord des Nations unies sur...

Newsletter

spot_img

Sur Cdurable

40 recettes des 4 saisons à base de légumes et légumineuses

À l'approche de la Journée mondiale des légumineuses, le...

14 lauréats du Prix des saveurs véganes 2026 de PETA France

Alors que le Veganuary séduit un public toujours plus...

Plus gourmande, plus créative : l’offre végan se démocratise

En un an, les commandes de plats végan ont...

L’agriculture et les systèmes alimentaires du monde face au changement climatique

Coordonné par des chercheurs du Cirad, cet ouvrage examine...

Territoires, Climat et Santé : Approches pluridisciplinaires et perspectives d’adaptation en Afrique

Le changement climatique est un défi majeur dans les zones côtières où les populations subissent de plein fouet les effets conjugués de la montée...

40 recettes des 4 saisons à base de légumes et légumineuses

À l'approche de la Journée mondiale des légumineuses, le 10 février 2026, l'ADEME souhaite sensibiliser le plus grand nombre de citoyens aux bienfaits nutritionnels...

14 lauréats du Prix des saveurs véganes 2026 de PETA France

Alors que le Veganuary séduit un public toujours plus large, PETA prolonge l’élan en dévoilant l’édition 2026 de son « Prix des saveurs véganes...