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Entreprise et environnement : 2ème édition du Rapport Partenariats Entreprises du WWF-France

Un an après la première édition, le WWF-France sort aujourd’hui son deuxième rapport d’activité consacré exclusivement aux actions dédiées au monde de l’entreprise.

Depuis maintenant 12 ans, le WWF-France a fait le choix de coopérer avec certaines entreprises en les engageant sur une démarche de progrès visant à réduire leur empreinte écologique. Afin de rendre compte de ce travail effectué avec ses partenaires, le WWF-France publie la seconde édition du Rapport Partenariats Entreprises. Ce rapport décrit à nouveau la philosophie et la démarche du WWF, et plus en détails ses actions pour contribuer à transformer le monde de l’entreprise. Il présente également un bilan pour chacun des partenariats du WWF-France sur l’année écoulée. Il s’agit de réaffirmer la volonté de transparence dans sa coopération avec les entreprises en faisant part de ce qui a été fait mais aussi de ce qui pourrait encore être amélioré. Le rapport présente aussi le bilan financier des dons d’entreprises versés dans le cadre des partenariats. Cette année, le Rapport Partenariats Entreprises s’est enrichi d’une nouvelle partie donnant davantage d’informations sur les actions « hors partenariats » : les études publiées, les certifications, les campagnes et événements de mobilisation menés durant l’année mais également l’implication dans la mise en place de nouvelles réglementations. Concernant le Grenelle de l’environnement, le WWF y présente notamment son avis sur certains éléments de RSE. Destiné à un large public, le rapport est téléchargeable en cliquant ici.

Le WWF et les entreprises

Pour le WWF : « On ne peut imaginer un monde où l’Homme vivrait en harmonie avec la nature sans intégrer l’entreprise au coeur du changement. Certes, les pratiques des entreprises, leurs modèles économiques, peuvent provoquer des conséquences négatives qu’elles soient sociales ou environnementales. Mais les femmes et les hommes qui les composent, de plus en plus sensibles à ces « externalités », représentent un formidable levier pour tracer de nouvelles voies vers une entreprise plus légère. Le WWF, résolument tourné vers les solutions, mise sur leur capacité à intégrer la dimension environnementale non pas comme une nouvelle contrainte mais comme une nouvelle source de valeur leur permettant de se différencier de leurs compétiteurs et d’assurer un avenir pérenne ». Les modes d’action du WWF Le WWF a choisi de ne pas seulement dénoncer les préjudices environnementaux causés par les pratiques des entreprises mais également d’initier, de soutenir et de valoriser les bonnes pratiques répondant au changement attendu. Pour parvenir à cet objectif, en France et dans la centaine de pays où il est présent, le WWF agit à trois niveaux :
  • En s’impliquant dans la réalisation d’études sectorielles, dans des démarches réglementaires ou normatives, et dans la définition de standards de durabilité.
  • En contribuant à faire émerger de nouvelles pratiques en nouant des partenariats sur le périmètre de la démarche environnementale de l’entreprise ou plus spécifiquement sur un produit ou service.
  • En engageant les entreprises à participer à la préservation des écosystèmes et des services écologiques qui y sont associés, par le financement des programmes scientifiques du WWF à travers le monde.
La force d’un réseau international Le WWF est une organisation mondiale possédant une représentation permanente dans une centaine de pays. Le Bureau International du WWF, situé en Suisse, est chargé de relayer cette stratégie dédiée au monde de l’entreprise de façon homogène dans l’ensemble du réseau. Dans un souci de bonne gouvernance, le WWF s’est doté d’un Comité International des Partenariats composé de membres du réseau. Son rôle est notamment de se prononcer sur l’opportunité de coopérer avec des partenaires potentiels. Il a notamment dressé une liste de secteurs d’activité avec lesquels le WWF s’interdit de coopérer. Soit parce qu’ils ne correspondent pas à l’éthique du WWF, soit parce qu’aucune démarche de progrès environnemental ne semble réaliste au regard de leurs coeurs de métier (pétrole, énergie nucléaire, armement, tabac…). Le WWF International est également à l’initiative de nombreux programmes impliquant l’entreprise tels que Climate Savers (groupe d’entreprises s’engageant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre), One Planet Leaders (programme de formation des décideurs à la Responsabilité Sociale des Entreprises), Market Transformation Initiative (démarche ciblant la chaîne d’approvisionnement de certaines matières premières)… Préserver son indépendance L’indépendance est la force vitale de toute ONG. C’est cette force qui lui confère sa crédibilité et la confiance du public. Le WWF préserve son indépendance en appliquant quatre règles fondamentales à ses partenariats :
  • Porter un regard critique et constructif sur les pratiques du partenaire est à la fois un devoir et une démarche militante pour les experts du WWF.
  • Faire respecter l’indépendance et la liberté de parole du WWF. Des closes juridiques spécifi ques sont intégrées dans les conventions de partenariat.
  • Limiter les dons d’entreprise à un maximum de 30% de ses ressources. Ces fonds étant répartis entre de nombreux partenaires, cette diversifi cation permet au WWF d’envisager de rompre un partenariat si nécessaire, sans porter préjudice aux équilibres financiers de l’organisation.
  • Rendre compte annuellement (depuis 2009) de façon transparente à la fois des réalisations concrètes et des points d’amélioration à mettre en œuvre à travers un rapport public.

 

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David Naulin
David Naulinhttp://cdurable.info
Journaliste de solutions. Formation "Devenir journaliste" au CFPJ en 2022

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