Dans l'actualité :

Renforcer la résilience des entreprises face au changement climatique

La Conférence permanente des chambres consulaires et organisations intermédiaires...

La station d’épuration du Pays d’Aix rénove sa Zone de Rejet Végétalisée

Inaugurée en mai 2024 par la Régie des Eaux...

5 propositions pour une approche systémique du développement international

La mesure d’impact doit être la boussole du passage...
LABEL RSE

Mise en œuvre de la RSE dans les entreprises françaises

Rapport-bilan LUCIE à la plateforme RSE

LUCIE, le label de référence en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises (aligné sur la norme ISO 26000) a rendu public son rapport rédigé sur le déploiement de la RSE dans le tissu économique français, rédigé pour la plateforme RSE gouvernementale et présenté au Groupe de Travail 1 de celle-­ci (« RSE, compétitivité et développement durable – l’enjeu des PME ») en février dernier. La position privilégiée d’observateur, de la montée en puissance de la RSE en France, a permis à l’équipe du Label LUCIE de dresser un panorama synthétique de l’évolution de la situation sur la période 2009-­2013, avec des résultats contrastés : la RSE est assurément un sujet en fort développement en France ces dernières années (avec un nombre important de promoteurs actifs), mais il reste cependant beaucoup de choses à faire pour y convertir une majorité d’entreprises.

Mise en œuvre de la RSE dans les entreprises françaises
Mise en œuvre de la RSE dans les entreprises françaises
Après les grandes entreprises, les ETI et grandes PME prennent désormais le chemin de la RSE La loi NRE oblige depuis 2001 les entreprises cotées à produire un rapport annuel de Développement Durable. Mais à partir de 2014, toutes les entreprises de 500 personnes ou plus peuvent également être concernées par cette obligation, sous certaines conditions (Article N° 225 de la loi Grenelle 2), ce qui va les inciter à faire de plus en plus de chose en matière de Responsabilité Sociétale. Et l’on observe déjà des retombées sur les fournisseurs et sous-­traitants de ces grands donneurs d’ordre, qui sont de plus en plus priés, par souci de cohérence et d’alignement, d’adopter eux aussi des pratiques plus responsables sur les 7 thématiques de l’ISO 26000 (et ce quelle que soit leur taille). Une approximation de l’engagement en RSE des PME françaises D’après les calculs du label LUCIE, les PME qui ont un bon niveau de maturité (mise en œuvre des lignes directrices de l’ISO 26000 ou démarche équivalente) sont très peu nombreuses : environ 2 pour 1000. Et environ 1% ont un engagement important, qui ne couvre pas pour autant tout le champ de la RSE. Si nous regardons les entreprises partiellement engagées qui ont mis en œuvre un pan important de la RSE (par exemple une certification ISO 14001), nous sommes à environ 4% du total des PME d’après les estimations du Label LUCIE. Toujours selon la même étude, 53% des entreprises françaises seraient « RSE – opportunistes », à savoir des entreprises qui, parfois sans le savoir, ont de bonnes pratiques alignées sur la RSE … qu’elles ont mises en œuvre par contrainte ou par intérêt, mais sans avoir spécifiquement conçu un engagement dans ce domaine. Il reste enfin 29% de PME qui ne sont pas engagées du tout sur les thématiques RSE. Le niveau de prise en compte de la RSE est très faible dans les entreprises individuelles (artisans, professions libérales…) L’ampleur du chantier est importante pour que l’économie française devienne effectivement durable à tous les niveaux. Un point encourageant est cependant à relever : les PME « en voie d’engagement » sont de plus en plus nombreuses et l’engagement en RSE progresse tous les ans malgré un contexte économique difficile.
La répartition des PME françaises au regard de la RSE*
La répartition des PME françaises au regard de la RSE*

La répartition des PME françaises au regard de la RSE[[Chiffres issus d’une extrapolation de la RSE dans les PME sur la base d’un échantillon de 500 PME du Maine et Loire en 2012.]]
Les préconisations du Label LUCIE à l’attention des décideurs politiques C’est un fait avéré : la RSE, quatorze ans après sa « naissance » avec le lancement du Pacte Mondial de l’ONU (un contrat d’engagement que toute entreprise peut signer directement avec l’ONU) peine encore à se déployer dans les PME françaises. Le chemin à parcourir en matière d’intégration de la RSE dans les entreprises est encore long, y compris pour les grands groupes. Une analyse croisée des facteurs de cette relative « lenteur » montre qu’elle provient essentiellement du fait que les décideurs perçoivent encore une fracture entre RSE et Performance Économique, alors qu’en réalité la première alimente la deuxième. La communauté LUCIE, forte de sa centaine de membres à ce jour, représente dans ce paysage un réseau social militant d’entreprises, qui appelle de ses vœux un déploiement beaucoup plus important de la RSE en France. La conviction principale des dirigeants d’entreprise qu’elle fédère peut être résumée par les propos d’Alan Fustec, Directeur général du Label LUCIE : « le Développement Durable n’est pas un frein à la création de richesses, c’est une autre façon d’en produire ! Et c’est l’irresponsabilité et non la responsabilité qui crée la pauvreté ». Pour aller encore plus loin et faire avancer le sujet de la RSE, voici 3 recommandations-­clés formulées par le label LUCIE à la plateforme RSE nationale : – 1. Ouvrir un programme d’envergure sur la performance économique de la RSE, qui diffuse les méthodes outils et résultats existants… et produit de nouveaux résultats !2. Prendre en compte la psychologie du dirigeant dans le cadre de vastes plans de sensibilisation, formation et mise à disposition d’outils de déploiement de la RSE3. Etablir un « Small Business Act » en étroite collaboration avec les grands groupes français dans lequel le passage à la RSE n’est une option pour personne. Au-­delà de la profession de foi, la communauté LUCIE s’attèle à apporter des preuves de ces convictions : un programme de mesure de la performance économique de la RSE est actuellement mis en œuvre en son sein, qui vise à démontrer par des bilans économiques en euros le retour sur investissement des actions et engagements RSE des PME et TPE. Les résultats de cette étude seront bientôt publiés, et l’équipe du label LUCIE annonce d’ores et déjà qu’ils démontreront de façon claire cette hypothèse de travail.

A propos du Label LUCIE

Créé en 2009, à l’initiative de Qualité France Association (fédération d’associations de consommateurs créatrice de labels et de certificats de qualité depuis 1947), le Label LUCIE témoigne de l’engagement d’une organisation en matière de Responsabilité Sociétale, selon les lignes directrices de la norme internationale ISO 26000. La démarche de labellisation LUCIE permet à une entreprise d’évaluer, de développer et de valoriser auprès de toutes ses parties prenantes ses actions et ses engagements en matière de RSE. Le Label LUCIE assure en outre la promotion des organisations labellisées par des actions de communication mutualisées, anime la Communauté des labellisés et fournit des services et avantages aux membres de la Communauté LUCIE.

Communauté LUCIE

Voir tous les témoignages de la communauté LUCIE

 

A lire

5 propositions pour une approche systémique du développement international

La mesure d’impact doit être la boussole du passage...

Tims : des ressources en ligne pour une mobilité durable et inclusive

Les porteurs du programme national Tims lancent le premier...

Pour sauver le Pacte Vert européen, mobilisation générale !

Alors que les attaques continuent contre le Pacte vert...

Comment associer transition écologique et justice sociale ?

Alors que les Français se disent inquiets des effets...

Newsletter

spot_img

Sur Cdurable

Un toit solaire moins cher qu’un toit traditionnel en tuiles ?

Les systèmes de toitures solaires sont désormais moins chers...

En 2024, 500 000 foyers français produisent et consomment leur électricité grâce au soleil

A l’occasion de la journée internationale du soleil le...

Le vélo, une solution pour développer localement une mobilité inclusive et durable

20% de la population française est en situation de...

Agir pour le vivant et construire une écologie politique inclusive

Agir pour le vivant est un festival citoyen ouvert...

A quand l’indicateur du Bonheur National Brut ?

« Le bonheur de tous ». C’est par ces mots...
Cyrille Souche
Cyrille Souchehttp://cdurable.info
Directeur de la Publication Cdurable.info depuis 2005. Cdurable.info a eu 18 ans en 2023 ... L'occasion d'un nouveau départ vers un webmedia coopératif d'intérêt collectif pour recenser et partager les solutions utiles et durables pour agir et coopérer avec le vivant ...

Renforcer la résilience des entreprises face au changement climatique

La Conférence permanente des chambres consulaires et organisations intermédiaires africaines et francophones (Cpccaf) est, depuis son origine en 1973, au service de la croissance...

La station d’épuration du Pays d’Aix rénove sa Zone de Rejet Végétalisée

Inaugurée en mai 2024 par la Régie des Eaux du Pays d’Aix, la nouvelle Zone de Rejet Végétalisée de la Station d’Épuration a été...

5 propositions pour une approche systémique du développement international

La mesure d’impact doit être la boussole du passage à l’échelle des entreprises ! C’est pourquoi l’Impact Tank et le Groupe SOS prennent position...

1 COMMENTAIRE

  1. Mise en œuvre de la RSE dans les entreprises françaises
    La RSE est-elle soluble dans le marketing ?

    New York : Un employé qui venait d’ouvrir les portes d’un grand magasin est piétiné par la foule des clients qui se ruent sur les soldes. L’homme meurt de ses blessures. Le magasin avait réussi à faire croire à la pénurie. Les clients de peur de passer à côté se sont précipités.

    Heureusement nous n’en sommes pas tout à fait là, même si chez nous aussi quelques entreprises -enivrées par la puissance du marketing et de la publicité-, en oublient leur responsabilité sociétale. On voit alors l’addiction du consommateur entraîner sa frustration, celle-ci provoquant à son tour un sentiment de vide qui pousse à surconsommer. Une sorte de cercle vicieux dans lequel le triomphe du pouvoir économique devient source de normativité morale.

    C’est ce que démontre La tyrannie du marketing paru aux éditions è®e. Une étude qui lance aussi des pistes pour aider à redresser la barre.

    Bonne journée http://astouric.icioula.org/