Fermes d’Avenir

Agroécologie : un modèle d’agriculture qui respecte la santé des sols et le vivant

avec le soutien du programme « Transition en commun » de Radio France et France TV,

Intensification agricole, artificialisation des sols et dérèglement climatique : autant de facteurs qui concourent à la dégradation des sols en France. Une dynamique qu’il faut absolument enrayer. Fermes d’Avenir, avec le soutien du programme « Transition en commun » de Radio France et France TV, lance sa première campagne grand public pour défendre la santé des sols et promouvoir l’agroécologie.  

Développer un modèle agricole qui respecte les sols

En France, 73% des sols cultivés sont d’ores et déjà dégradés, et 90% pourraient l’être d’ici à 2050 selon la FAO.

Alerter sur ce risque et informer sur les solutions  : c’est l’un des objectifs de l’association Fermes d’Avenir. Depuis 2013, elle accompagne les agriculteurs dans la transition vers l’agroécologie, qui restaure la fertilité des sols et protège les écosystèmes. 

Un film engagé avec le réalisateur Mickaël Denis

“Les crises agricoles se succèdent, mais la question centrale n’est jamais réglée : Comment mieux rémunérer ceux qui nous nourrissent ? J’en ai eu marre d’entendre toujours les mêmes parler pour les agriculteurs. J’ai donc décidé de faire un tour de France pour leur donner directement la parole.” 

Mickaël Denis

 
Du 17 au 31 décembre 2025, un spot télévisé sera diffusé gracieusement sur France 2, France 3 et France 5, complété par une campagne radio sur France Inter, France Info et le réseau ICI du 24 au 31 décembre, puis une seconde vague du 21 février au 1er mars 2026 sur les ondes de Radio France. Ces diffusions s’inscrivent dans “Transition en commun”, dispositif par lequel France TV et Radio France mettent leurs espaces publicitaires à disposition d’acteurs engagés pour la transition écologique. 

Bande annonce du documentaire Leurs Champs du Cœur, réalisé par Mickaël Denis et distribué par Mimiozart. Le documentaire est accessible en VOD sur Vimeo ! 

Réalisé à partir d’images du documentaire “Leurs Champs du Cœur”, de Mickaël Denis, le spot met en lumière des agriculteurs qui incarnent l’agriculture de demain. Sorti en 2025 et tourné notamment au sein de fermes du réseau de Fermes d’Avenir, ce documentaire rappelle que les agriculteurs ne peuvent pas supporter seuls les coûts de la transition agroécologique et doivent être mieux rémunérés pour le rôle qu’ils jouent dans la préservation de nos biens communs (sols, eau, biodiversité…).

Comment assurer une production alimentaire de qualité, rémunératrice pour ceux qui la produisent et accessible au plus grand nombre ? C’est cette question insoluble qui sert de point de départ à un tour de France de 15 agriculteurs qui nous parlent de leurs galères, des solutions possibles, de la beauté du métier aussi. A cœurs ouverts, ils nous livrent des témoignages sincères, touchants, qui donnent envie de se mettre en mouvement pour, collectivement, améliorer notre manière de nous nourrir.

10% des recettes seront reversés à l’association Solidarité Paysans

Journée internationale des femmes rurales : 5 agricultrices qui forment la relève agroécologique 

À l’occasion de la Journée internationale des femmes rurales, célébrée le 15 octobre 2026, Fermes d’Avenir dresse le portrait de cinq agricultrices de son réseau aux parcours atypiques et engagés. Anciennement journaliste, architecte paysagiste ou ingénieure agronome, elles contribuent chaque jour à faire évoluer l’agriculture française, tout en transmettant leurs savoir-faire aux futures générations agricoles. Alors que le secteur agricole français fait face à un défi majeur de renouvellement des générations, les femmes ne représentaient encore que 24,5 % des chefs d’exploitation entre 2023 et 20241. Face à cette réalité, rendre visibles les parcours féminins et encourager les vocations constitue un enjeu stratégique pour la transition de notre agriculture.

« Les femmes ont toute leur place en agriculture. Encore faut-il qu’elles osent prendre cette place et faire entendre leur voix »

témoigne Aline Aurias, agricultrice sur la ferme L’Enracinée, en Essonne.

Un secteur en voie de féminisation

A travers leurs parcours de reconversion, les cinq paysannes mises à l’honneur par Fermes d’Avenir illustrent la diversité des chemins qui mènent à l’agriculture. Au sein de leurs fermes, elles produisent une alimentation locale et biologique, développent des modèles agricoles viables et accueillent chaque année des futurs agriculteurs et agricultrices dans le cadre du programme Compagnonnage de Fermes d’Avenir. Toutes partagent une même conviction : l’agriculture de demain sera plus diversifiée, collaborative et davantage tournée vers la transmission. Ces femmes contribuent également à faire évoluer les représentations du métier d’agricultrice.
Leurs témoignages mettent en lumière des avancées réelles, mais aussi des défis persistant dans le secteur agricole : manque de représentation féminine dans les instances décisionnelles, absence de dispositifs d’aide pendant la maternité, stéréotypes de genre ou encore accès inégal à certaines responsabilités sur les exploitations.

Cinq agricultrices qui réinventent l’agriculture

Aline Aurias

Ferme L’Enracinée (Essonne)

Ancienne journaliste scientifique, Aline Aurias s’est reconvertie dans la production de Plantes à Parfum, Aromatiques et Médicinales (PPAM). Son installation s’est construite progressivement, malgré l’absence d’infrastructures sur son terrain et d’importants investissements de départ. Aujourd’hui, elle accueille régulièrement des stagiaires, en majorité des femmes, et s’engage au sein de la Confédération Paysanne. Pour l’agricultrice, transmettre consiste avant tout à donner confiance aux femmes qui n’osent pas se lancer en
agriculture : « Pourquoi hésiter ? Il faut y aller. »

Elsa Jirou

Ferme des Gobettes (Normandie)

Après dix ans comme journaliste reporter d’images, Elsa Jirou choisit de s’installer comme maraîchère avec son conjoint. Son principal défi a été celui de la reconversion, mais également celui d’être perçue comme une « néo-rurale » dans un territoire agricole où elle ne possédait aucun ancrage. Elle milite aujourd’hui pour des modèles agricoles permettant de « préserver la vie familiale » et ainsi un certain équilibre entre les sphères professionnelle et personnelle.

Cécile Lagrue

Jardin Edulis (Yvelines)

Architecte paysagiste de formation, Cécile Lagrue a fait de sa ferme agroécologique un projet cohérent avec ses convictions environnementales. À travers le Jardin Edulis, elle démontre qu’il est possible de produire autrement en plaçant la biodiversité au cœur du modèle agricole. Elle souligne néanmoins combien l’agriculture reste exigeante pour les femmes ayant des enfants en bas âge : « Je ne me serais pas lancée en agriculture en étant jeune maman. »

Julie Biarese

Plantes des Cévennes (Lozère)

Issue du secteur agroalimentaire, Julie Biarese s’est orientée vers les PPAM après plusieurs expériences en élevage et en transformation. Si elle considère que son environnement professionnel est relativement inclusif, elle dénonce les difficultés persistantes liées à la charge mentale et la maternité des agricultrices, ainsi qu’aux « rendements invisibles » dont elles ne tirent aucune reconnaissance (organisation, anticipation et gestion quotidienne de la ferme).

Sylvie Guillot

Ferme Sapousse (Essonne)

Ingénieure agronome de formation, Sylvie Guillot a quitté la recherche agricole pour créer la ferme Sapousse, un modèle diversifié nourrissant aujourd’hui plusieurs centaines de familles. Son parcours a été marqué par des biais persistants : interlocuteurs s’adressant systématiquement à son conjoint (« C’est qui le patron ? »), aides à l’installation réduites en raison de sa situation familiale ou encore remise en question de ses compétences techniques. Pour autant, elle continue de défendre une agriculture plus inclusive et respectueuse du vivant, des agriculteurs et, bien sûr, des agricultrices.

Des parcours au service du renouvellement des générations agricoles

Ces trajectoires diverses constituent une force pour ces agricultrices qui transmettent leurs compétences dans le cadre du programme Compagnonnage de Fermes d’Avenir. Parce qu’elles se sont reconverties et installées en dépit de certaines difficultés, elles accompagnent les futurs agriculteurs et agricultrices avec une expertise à la fois technique et humaine. Programme de formation immersif de sept mois, le Compagnonnage permet d’apprendre le métier directement au sein des fermes agroécologiques du réseau Fermes d’Avenir. Depuis sa création, il a permis de former plus de 250 porteuses et porteurs de projets, et 70 % des apprenantes et apprenants trouvent un emploi dans le secteur agricole dans les six mois suivant la formation. Les candidatures pour la promotion 2027 sont ouvertes jusqu’au 31 janvier 2027.


L’agroécologie, une solution au changement climatique ? Viticulture & Climat

Avec Alain Canet, Marceau Bourdarias, Hervé Coves, Konrad Schreiber et Serge Zaka, retour sur l’événement « Viticulture et Climat » qui a eu lieu finnovembre 2025, à la Cave de Lugny, à l’initiative de « Viticulture & Climat : agir durablement en Bourgogne », deux journées consacrées à l’avenir du vignoble face aux défis climatiques.


Qu’est-ce que l’Agroécologie ?

Contrairement à l’agriculture biologique, l’agroécologie n’est définie par aucun cahier des charges et nombre d’acteurs sont perdus dans la complexité des définitions, des référentiels et des orientations sur la transition agroécologique. En 2019, Fermes d’Avenir a imaginé différents outils autour d’un visuel pédagogique, appelé la Fleur de l’Agroécologie, afin de proposer une définition plus structurée et mieux illustrer la vision portée par l’association.

La Fleur de l’Agroécologie

La Fleur représente, au travers de ses pétales, 12 défis agroécologiques essentiels auxquels l’agriculture et l’alimentation doivent répondre, et qui sont répartis en 3 approches. Chez Fermes d’Avenir, nous entendons par « agroécologique », tout modèle de ferme ou de système alimentaire territorial qui permet à la fois de répondre aux défis sociaux, économiques et environnementaux liés à l’alimentation et l’agriculture. 

La Fleur de l’Agroécologie est protégée sous une licence Creative Commons. Possibilité de la réutiliser en respectant les conditions spécifiques de cette licence, en particulier en citant Fermes d’Avenir.

Approche économique

  • Viabilité économique : Ferme qui permet de générer une rémunération décente pour les agriculteurs, et de maintenir le niveau d’investissement nécessaire pour pérenniser l’activité.
  • Conditions de travail : Ferme qui limite la pénibilité physique et mentale, permet de maîtriser le temps de travail et d’introduire des jours de repos pour l’agriculteur.
  • Résilience : Ferme résistante aux aléas économiques, naturels, sanitaires et politique.
  • Autonomie : Ferme qui équilibre son autonomie et sa dépendance vis-à-vis des ressources extérieures pour assure la production.

Approche sociale

  • Sécurité alimentaire : Ferme qui produit suffisamment pour nourrir sa communauté, tant en quantité, qualité et diversité, avec des prix de vente accessibles à tous.
  • Santé publique : Ferme qui préserve la santé de ses travailleurs, de ses consommateurs, et de ses riverains. Pour une ferme en élevage, la ferme garantit le bien-être animal.
  • Goût et terroir : Ferme qui valorise les savoir-faire gastronomiques, qui préserve les variétés ou espèces anciennes et qui prend soin de son terroir.
  • Connexion au territoire : Ferme qui nourrit des liens avec les acteurs de son territoire et qui reconnecte les citoyens à leur alimentation.

Approche environnementale

  • Biodiversité : Ferme qui préserve, voire régénère son capital biodiversité dans les surfaces exploitées mais aussi dans tout l’écosystème de sa ferme.
  • Fertilité des sols : Ferme qui préserve, voire régénère la fertilité endogène à long terme de ses sols.
  • Climat et Énergie : Ferme qui tend vers un bilan carbone positif, conjugué à une réduction des émissions de gaz à effet de serre et de la consommation d’énergie, pour lutter contre le réchauffement climatique.
  • Ressources naturelles : Ferme sobre dans l’usage des ressources naturelles non renouvelables et qui préserve la qualité des biens communs.

La Fleur de l’Agroécologie permet d’expliquer 3 messages clefs de notre vision :

  • 1 – L’agroécologie est une approche globale
  • 2 – L’agroécologie doit se focaliser sur les caps et l’atteinte de résultats plutôt que sur les pratiques
  • 3 – La ferme « parfaite » n’existe vraisemblablement pas, l’agroécologie implique équilibres et compromis

Pour plus d’explications, n’hésitez pas à regarder la vidéo explicative ci-dessous :

Vous pouvez vous situer sur les différents défis et créer votre propre Fleur de l’Agroécologie grâce à un formulaire interactif. Vous pouvez également télécharger le référentiel complet (80 pages) et la synthèse (25 diapositives).

Télécharger les outils liés à la fleur de l’agroécologie
  1. Source : MSA, rapport édité en 2025 ↩︎

 

A propos de Fermes d’Avenir

Association du Groupe SOS, Fermes d’Avenir agit depuis 2013 pour promouvoir une agriculture qui nourrit les Français et qui rémunère les agriculteurs dans le respect des limites planétaires. Elle a pour mission de rendre les modèles agroécologiques viables et désirables afin qu’ils se diffusent partout en France.

Cyrille Souche
Cyrille Souchehttps://cdurable.info
Directeur de la Publication Cdurable.info qui a eu 20 ans en 2025 ... L'occasion de supprimer la publicité et d'un nouveau départ vers un webmedia participatif d'intérêt général, avec pour raison d'être de recenser et partager les solutions utiles et durables pour agir et coopérer avec le vivant. Je suis ouvert à toute proposition de coopération mutuellement bénéfique au service de la régénération du vivant.

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