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2012 : la déclaration de candidature de Nicolas Hulot à l’élection présidentielle

mercredi 13 avril 2011
Posté par David Naulin

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C’est fait, Nicolas Hulot s’est déclaré candidat à l’élection présidentielle ce mercredi à Sevran, une ville de Seine-Saint-Denis emblématique de la "souffrance sociale". En décidant de se porter candidat à l’élection présidentielle, Nicolas Hulot entend œuvrer à la mise en œuvre d’un autre modèle de société qui soit compatible avec les capacités de régénération de la planète, et repose sur la solidarité entre tous.



Les modalités de sa candidature restent cependant floues. Certains, comme l’eurodéputé Yannick Jadot, proche de l’ancienne magistrate Eva Joly, redoutaient notamment une candidature en solo. L’ex-animateur de TF1 a manifestement opté pour un entre-deux : "Je sollicite le soutien de l’ensemble des écologistes, et notamment de mes amis d’Europe Écologie", a-t-il simplement déclaré lors de son intervention. "Bien sûr, je comprends la nécessité d’une primaire de l’écologie.

"La transformation écologique ne se fera pas avec la majorité actuelle"

Et j’y participerai" a-t-il cependant déclaré ce matin dans une interview exclusive au Nouvel Observateur (13 avril 2011). Nicolas Hulot dit également qu’il "connait et respecte l’histoire des Verts"."Je n’imagine donc pas que nous ne fassions pas ce chemin ensemble. Mais pourquoi se recroqueviller sur un corps électoral rabougri pour des primaires et donner une image de forteresse blindée à celles et ceux que nous voulons attirer ?" s’interroge-t-il. "Je recherche en premier lieu le soutien de toutes celle et tous ceux qui ne se résignent pas au déclin conjoint de l’homme et de la nature. A commencer par les plus convaincus, c’est-à-dire l’ensemble des écologistes, au premier rang desquels les adhérents et les coopérateurs d’Europe Écologie-Les Verts", ajoute encore le nouveau candidat. Quand à un accord de second tour avec le candidat socialiste, il précise dans cet entretien au Nouvel Observateur qu’"il n’y a dans mon esprit aucune automaticité. Ce que qu’il faut, c’est œuvrer pour un partenariat sincère, créatif et sur des engagements lourds qui assurent la transition écologique. S’il s’agit de simples compromis sur cinquante éoliennes de plus, c’est non merci. Il est normal que la discussion s’engage prioritairement avec les socialistes. Mais sans œillère".

"Je souhaite que ma candidature devienne un levier pour agréger les énergies autour d’un nouveau modèle de développement dont les impératifs écologiques et sociaux soient le moteur. Je souhaite ainsi favoriser l’émergence d’une nouvelle majorité politique pour mettre en œuvre ce changement de cap et cette refondation de l’espoir" a-t-il conclu.

 Changeons de cap par Nicolas Hulot

La déclaration de candidature de Nicolas Hulot à l’élection présidentielle à Sevran le mercredi 13 avril 2011 à 11H :

Nicolas Hulot Depuis 35 ans, je parcours le monde et je l’ai vu changer. J’ai exploré ses beautés, j’ai partagé ses bonheurs. En même temps, j’ai mesuré l’aggravation simultanée des inégalités et des destructions de la nature. L’humanité est devenue la proie d’une épidémie de crises qui accable le plus grand nombre. Les équilibres sociaux chancellent, ceux du climat et du vivant s’effondrent. Les hommes et les femmes de ce temps sont désemparés. Ils craignent pour leur emploi, leur sécurité, leur environnement, leur santé et l’avenir de leurs enfants. La marche triomphante du progrès prend les allures d’un immense malentendu.

En France aussi les conditions de vie se dégradent. Les difficultés s’accumulent. La précarité devient un sentiment prégnant. C’est, pour beaucoup de nos compatriotes, la peur quotidienne du chômage, du déclassement, de l’exclusion, c’est l’angoisse des factures et des fins de mois difficiles, le piège de l’endettement, le stress de la compétition, le mal être récurrent, la perte des repères, la dissolution du lien collectif et des solidarités.

L’urgence et le devoir nous obligent à changer de cap.

Un autre monde est non seulement possible, il est nécessaire. La créativité humaine ne fait pas défaut. Fixons lui des priorités sans confondre progrès et performance. L’économie, la technologie, l’argent lui même, ne sont pas des fins mais des moyens. Leur donner du sens, c’est la seule expression de la modernité. La volonté, les compétences, la citoyenneté, la générosité, l’envie d’agir et le désir de changer sont partout. Je le sais, j’y puise mon énergie. Le changement est déjà en marche dans la société civile. Il faut l’encourager, le légitimer, l’accompagner par la cohérence de l’action publique en fixant ensemble de nouvelles priorités qui rompent avec le capitalisme sauvage.

Ouvrons maintenant la porte de l’avenir en engageant la transformation écologique et sociale de la société

J’ai pour ma part franchi un cap. Jusqu’ici je crois que mon mode d’engagement a été utile. En conscience, j’estime qu’il doit passer maintenant à une autre étape. J’ai donc décidé d’être candidat à l’élection présidentielle et de mettre au service du changement le capital de confiance que j’ai pu accumuler auprès des Françaises et des Français. Dans ce moment de gravité et de complexité que traverse notre pays, je n’ai pas d’autre ambition que de contribuer à ouvrir la voie d’une société nouvelle, écologique et sociale. Je le ferai avec modestie mais détermination, sans arrogance mais avec toute ma volonté et mon énergie.

L’heure est maintenant au changement de cap pour refonder l’espoir.

Changer de cap, c’est d’abord s’appuyer sur le meilleur de l’humanité : la solidarité, le partage, la justice, la démocratie, la tolérance, la modération, la sobriété, la diversité, le juste échange. Changer de cap, c’est libérer la société et les esprits des diktats d’un mode production et de consommation contaminé par l’illusion de la croissance quantitative, s’émanciper d’un monde happé par la frénésie du toujours plus et par la compétition agressive, s’affranchir du profit et du marché sans limite, réhabiliter l’esprit public.

Changer de cap, c’est engager dès maintenant une transition vers la société nouvelle, écologique et sociale, à travers un train de mesures clés et concrètes que je développerai au cours de ma campagne. Je proposerai au débat, pour que chacun s’en empare et en devienne l’acteur, une transformation progressive des activités et des comportements. Les solutions existent pour améliorer l’emploi, mieux redistribuer les richesses, installer une croissance qualitative et sélective. Des leviers existent pour engager d’autres manières de produire, de s’alimenter, de se loger, de se déplacer, pour encourager les innovations et les investissements, économiser l’énergie et les ressources naturelles, déployer la fiscalité plus équitablement et plus efficacement. Des moyens existent pour faire décroître l’empreinte écologique, protéger la santé, soustraire les biens communs à la spéculation, remettre la finance à sa place, tisser les solidarités ici et avec les pays du Sud, fortifier la démocratie.

Changer de cap, c’est enfin concourir à l’apaisement de la société en rassemblant les énergies plutôt qu’en encourageant les affrontements. Les postures de division chronique sont désormais un luxe indécent face à l’urgence et à la complexité des enjeux. La société est fatiguée des idéologies creuses. J’invite chacun à prendre sa part dans la mutation en veillant évidemment à une répartition juste et équitable des efforts. Aux peurs et aux pulsions identitaires qui désagrègent les liens du vivre ensemble, il faut opposer un projet de société constructif et partagé. Le meilleur atout pour réussir le changement, c’est la diversité.

Dans ce défi majeur, je sais que la France ne détient qu’une partie des solutions. Mais je sais aussi qu’elle a les moyens de se montrer novatrice et audacieuse, notamment dans l’espace européen qui est devenu notre biotope commun. Le France et l’Europe peuvent devenir le centre d’émergence d’un nouveau modèle de développement et retrouver ainsi un éclat de référence et de fierté dans le monde.

L’élection présidentielle va mettre nos concitoyens et nos concitoyennes en situation de responsabilité. Dans un an, il s’agira de choisir : prolonger le statu quo d’un système périmé en s’entêtant dans un modèle de développement qui n’est plus la solution mais le problème ou engager la dynamique du changement vers une société nouvelle, écologique et sociale.

Soyons clairs : je le dis sans dogmatisme ni agressivité, le projet d’un nouveau modèle de développement est de mon point de vue incompatible avec les politiques que le pouvoir en place et sa majorité développent en France. Ma candidature s’inscrit dans le sens de l’intérêt général. Elle se situe donc à l’opposé des choix qui privilégient inégalités et exacerbation des peurs et qui sacrifient les priorités écologiques et sociales.

Cela ne vaut pas pour autant blanc-seing pour ceux qui, à gauche ou au centre, se proposent de diriger le pays. Dans mon esprit, il n’y aura aucun soutien automatique à qui que ce soit. L’exigence écologique et sociale ne peut plus s’accommoder de quelques corrections à la marge ou de compromis politiciens, elle suppose de la part des partenaires la prise en compte sincère des nouveaux paramètres et un niveau de réponse approprié. Seule compte à mes yeux une volonté indéfectible de partager l’immense chantier écologique et social. C’est à cette unique condition de cohérence politique que nous pourrons engager avec d’autres le contrat de la métamorphose.

Répondre aux crises et aux angoisses, c’est proposer un modèle de développement qui bâtisse l’avenir et retrouve l’espoir. Pour le porter, je sollicite le soutien de l’ensemble des écologistes et notamment de mes amis d’Europe Ecologie-Les Verts, mais aussi plus largement de toutes celles et de tous ceux qui ne se résignent pas au déclin conjoint de l’humanité et de la nature. J’en appelle à celles et ceux qui savent qu’on ne peut plus s’exonérer de toute limite, notamment des limites physiques de la planète. J’en appelle à celles et à ceux qui refusent de s’abandonner à la fuite en avant productiviste et aux délires ultra libéraux, de consentir aux inégalités et à la régression sociale, de subir un endettement massif, d’exacerber les tensions entre les peuples, les cultures et les religions.

J’en appelle aux citoyens et aux citoyennes pour qu’ils se rassemblent et se mobilisent afin de transformer une volonté individuelle en énergie collective.

Au service d’un mouvement tourné vers l’avenir, je souhaite que ma candidature devienne un levier pour agréger les énergies autour d’un nouveau modèle de développement dont les impératifs écologiques et sociaux soient le moteur. Je souhaite ainsi favoriser l’émergence d’une nouvelle majorité politique pour mettre en œuvre ce changement de cap et cette refondation de l’espoir.

Ensemble, décidons du monde que nous voulons dans les champs du possible. Ensemble, construisons l’alternative qui ne soit pas seulement une alternance de pouvoir. Ensemble, bâtissons l’avenir.

 Nicolas Hulot sur France Inter...

Nicolas Hulot était l’invité de la matinale de France Inter jeudi 14 avril :

 ... et sur Terra eco

Interview Terra eco : Walter Bouvais (directeur publication) et David Solon (directeur de la rédaction) - Réalisation et montage : Julien Crusel - Avec Karine Le Loët

  • Si vous souhaitez soutenir la candidature de Nicolas Hulot :

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 Conséquences : Nicolas Hulot arrête son émission et quitte sa fondation

- Nicolas Hulot, désormais candidat à la présidentielle, démissionnera vendredi de la présidence de sa Fondation qui va adopter dans la foulée le nom de Fondation pour la Nature et l’Homme (gardant son acronyme FNH) et va devoir apprendre à vivre sans son fondateur. Pour en savoir plus, cliquez ici.

- Ce matin, le Canard Enchaîné consacre un article à l’animateur de TF1, et révèle son salaire perçu sur TF1. Il toucherait en effet pas moins de 33.000 euros mensuels. Nos confrères rappellent qu’il présente quatre émissions par an. Nicolas Hulot confie : "J’ai bien conscience que ce n’est pas le smic, mais je n’ai pas honte de gagner ce que je gagne". Le journal satirique précise toutefois que l’animateur "ne percevra plus ces émoluments jusqu’à la fin de son "congé sabbatique", en mai 2012, juste avant d’être élu à l’Elysée". Nicolas Hulot confirme : "Une décision que nous avons prise d’un commun accord avec Nonce Paolini". A ceux qui disent : "Hulot, c’est le lobby TF1", il répond dans une interview au Nouvel Observateur (13 avril 2011) : "J’ai été salarié 23 ans de TF1 et je l’assume. J’ai été très bien payé et cette aisance m’a assuré à la fois une indépendance et de la disponibilité pour m’occuper d’écologie. Ce qui est exact, c’est qu’à mon corps défendant, TF1 a décliné le nom d’Ushuaïa qui lui appartient pour des produits commerciaux. La chaîne a estimé que je devais percevoir des royalties sur la déclinaison d’une marque que j’avais valorisée et je ne l’ai pas refusé. Cet argent, je ne l’ai pas volé et je ne l’ai pas utilisé pour monter des business…"

 Des réactions mitigées

Du côté des écologistes :

- Si Stéphane Gatignon, maire Europe Ecologie-Les Verts de la ville de Sevran, où Nicolas Hulot a choisi d’annoncer sa candidature, se félicite de ce choix "symbolique", plutôt "que de se réunir dans un salon parisien", d’autres membres d’EELV sont plus réticents à cette annonce. A commencer par Stéphane Lhomme, ancien porte-parole du Réseau Sortir du Nucléaire qui a lui aussi décidé de se porter candidat aux primaires d’Europe Ecologie-Les Verts : "EELV n’a aucun intérêt à partir avec Nicolas Hulot, qui est uniquement une icône télévisuelle, au même titre que Mimie Mathy ou Johnny Hallyday…[...] Le parti risque donc de se discréditer pour finalement pas grand-chose à l’arrivée. [Ils] ont donc tout intérêt à choisir un candidat légitime, aussi bien dans le domaine écologiste que dans le domaine social" (Le JDD). Dans un entretien au Nouvel Obs il précise : "Je trouve insupportable l’idée que M. Hulot s’attribue le rôle de représentant des écologistes en France. Il n’est écologiste qu’au petit écran. Sur le terrain, non seulement il ne l’est pas, mais il a même causé du tort à la question environnementale à travers le Grenelle de l’environnement, au cours duquel il a déroulé le tapis vert pour Nicolas Sarkozy".

- Pour José Bové, Nicolas Hulot a "changé de statut et doit s’engager dans la campagne aux primaires. Les électeurs auront un choix à faire entre deux personnalités." puisqu’Eva Joly est aussi en lice pour 2012 (BFMTV). Noël Mamère au micro d’Europe 1 : "Nous sommes très heureux qu’il ait décidé enfin de se présenter aux primaires". Face à Eva Joly, Nicolas Hulot aura l’occasion de "montrer ce qu’il a dans le ventre", a-t-il poursuivi.

- Eva Joly, candidate aux primaires d’EELV : "J’ai demandé, en annonçant ma candidature, qu’il y ait des primaires, en pensant notamment à Nicolas Hulot. Son arrivée me fait plaisir. C’est pour nous un atout". Elle met en avant pour autant son expérience et son ancienneté en tant que militante écologiste : "Je suis candidate depuis un an. Je suis en politique depuis trois ans. J’ai fait trois campagnes avec Europe Ecologie. Je suis une des fondatrices de ce mouvement" (la Voix du Nord).

- Jean Vincent Placé, numéro 2 des Verts : "Il est le bienvenu dans la primaire , il faudra qu’il éclaircisse son projet. [...] S’il se positionne ni droite ni gauche ça me paraît compliqué.[...] Les cadres d’EELV sont plutôt en faveur d’Eva Joly pour le moment" (Le Nouvel Observateur)

- Yves Cochet, député de Paris : "C’est une candidature pour gagner et surtout pour changer la société. Il va maintenant bien évidemment rencontrer tous les militants d’Europe Ecologie Les Verts et d’autres. Et puis ensuite, il y aura les primaires. J’espère qu’il gagnera" (RTL).

- Claude-Marie Vadrot, journaliste : "La candidature de Nicolas Hulot peut être une chance, non pas pour les écologistes, mais, ce qui est beaucoup plus important, pour l’écologie. Quels que soient les reproches qu’il est possible de lui faire sur le passé, son présent et sa claire prise de position sur le nucléaire plaident en sa faveur. Je n’en suis que plus à l’aise pour dire cela que j’ai écrit ici, et dans Libération en 2007, à quel point je ne le croyais pas taillé et armé pour mener une campagne politique abordant aussi les questions sociales et économiques. Il est toujours possible d’apprendre, ses récentes évolutions, notamment à travers son film, le prouvent amplement. Il a changé et a ajouté des analyses aux constatations qu’il filme et raconte depuis des années. Après avoir été le « journaliste » de la beauté et de la destruction de la planète, il en est désormais le commentateur averti." (Politis)

- Yannick Jadot, député européen : "Ce n’est pas un homme politique. Pour lui tout est à démontrer. L’écologie politique ce n’est pas l’écologie associative. On est obligé de couvrir tous les champs de la société. Et tant qu’il n’aura pas fait un certain nombre de clarifications, il aura une image un peu brouillée : par rapport au deuxième tour de la présidentielle, y compris sur la construction d’une majorité alternative à celle de Nicolas Sarkozy, sur les solutions qu’il va apporter sur le nucléaire, sur la fiscalité... Qu’est ce qu’il va dire par exemple sur l’immigration ? Ce sont des choses sur lesquelles on l’attend..." (Terra Eco)

- Daniel Cohn-Bendit : "Je suis très sceptique sur la possibilité dans les tensions qui existent aujourd’hui d’une candidature écologiste. [...] Ils [EELV] sont en train de faire la même chose que le PS. C’est inintéressant. Nicolas Hulot doit s’affirmer dans l’espace politique, son histoire ça n’est pas la politique" sur RTL.

- Jean-Marie Pelt, botaniste : "Pour l’écologie, Nicolas Hulot apparaît très clairement comme le meilleur des candidats." (Le Républicain lorrain)

- Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France : "C’est une bonne nouvelle. Nicolas Hulot part avec un capital sympathie assez important. Ça montre que la politique n’est pas seulement le domaine exclusif des politiques-politiciens. Elle vient aussi du côté de la société civile et peut trouver sa place dans le cadre d’une élection. C’est aussi une bonne nouvelle en terme de débat. Avec Nicolas Hulot, on parlera beaucoup d’écologie et du lien social-économie-écologie. Nicolas Hulot et Eva Joly, c’est différent. Mais les deux profils sont nécessaires. D’un côté, vous avez quelqu’un avec beaucoup de rigueur, d’analyse. De l’autre côté, quelqu’un qui présente une certaine naïveté, une sorte d’idéalisme. Nicolas Hulot a cette volonté de voir les choses d’une façon nouvelle, avec une certaine fraîcheur. Finalement c’est un peu dommage qu’ils soient deux. Le croisement des deux aurait sans doute fait le candidat idéal." (Terra Eco)

Du côté des socialistes :

- Laurence Rossignol, secrétaire générale du PS à l’environnement : "Je vois qu’il cherche à tout prix à se situer sur le terrain social, cherchant comme d’autres écologistes à prouver sa légitimité, au risque de ne pas être audible, sur d’autres thèmes que l’environnement. Mais c’est bien sûr ce sujet qu’on l’attend. C’est incontestablement une personnalité médiatique, mais n’exagérons rien. Hulot n’est pas dans la politique spectacle, ça n’est pas Miss France. Sa notoriété ne doit pas le disqualifier. Elle ne tient pas qu’à Ushuaïa, elle doit aussi à sa réflexion, ses interventions dans le débat public et son rôle d’alerte sur l’environnement." (Terra Eco)

- Benoit Hamon, porte-parole du PS : "Je ne suis pas inquiet d’une candidature de Nicolas Hulot. [...] Dans les journaux, le pedigree de gauche d’Eva Joly semble plus évident. S’ils sont tous les deux candidats à la primaire, je les écouterai attentivement. Leur intérêt à tous les deux est surtout d’inscrire leur candidature dans un partenariat entre l’écologie politique et la gauche." (point presse hebdomadaire du PS)

- Jean-Marc Ayrault, député et président du groupe socialiste à l’Assemblée national : "Que va proposer Nicolas Hulot aux Français ? [...] Je ne sais pas ce [qu’il] est capable de proposer au-delà du discours écologiste" (France 2)

- Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris, "salue" la déclaration de candidature de Nicolas Hulot qui "permet de clarifier en partie ses orientations". "C’est au coeur d’un projet social qu’il entend inscrire son projet écologique" et il "constate que celui-ci se situe à l’opposé de la politique de la majorité actuelle". "Il lui reste néanmoins à préciser la nature de son engagement stratégique et il lui faudra bien convaincre ses amis d’EELV et s’engager, avant même la présidentielle, à bâtir un projet commun avec son seul allié possible, le PS et son candidat" (communiqué).

- Michel Destot, député-maire PS de Grenoble : "Je veux retenir de la candidature de Nicolas Hulot l’incompatibilité entre les politiques menées par la majorité présidentielle et les préoccupations environnementales". "Cette candidature apportera des contributions et une expertise utiles pour le projet que les forces de gauche auront à présenter aux Français en 2012" (communiqué).

A droite

- Bernard Debré , député UMP : "Il a de très, très belles émissions, ses produits dérivés sont très bons, tels que le shampooing ou le savon, mais je ne vois pas où [sa candidature] pourrait conduire" (France 2)

- En déplacement à New York, Nathalie Kosciusko-Morizet a réagi mardi soir à la candidature annoncée de Nicolas Hulot à l’élection présidentielle. "Je respecte totalement le choix de Nicolas Hulot", a sobrement commenté au micro d’Europe 1 la ministre de l’Ecologie, avant de contester le choix de l’animateur en matière d’écologie politique. "Je ne crois pas à l’écologie spécialisée. Les partis écologistes et les candidats écologistes, ça a toujours eu le même résultat qui fait qu’on parle paradoxalement moins d’écologie et qu’on en fasse moins", a argumenté Nathalie Kosciusko-Morizet. "Un exemple : la période Jospin, 97-2002, il y avait des Verts au gouvernement. Est-ce que vous vous souvenez d’un seul fait majeur en matière de politique gouvernementale ?" La ministre a ensuite poursuivi sa démonstration. "Quand il y a un petit parti écolo ou un candidat écolo, dans un premier temps, le grand parti de gouvernement qui est à côté se sent dédouanée de la nécessité de travailler sur l’écologie. Ils sous-traitent en quelque sorte. Et dans un deuxième temps, le petit parti écolo, le candidat écolo a besoin d’être sur tous les sujets pour exister politiquement. Donc lui aussi parle moins d’écologie", a-t-elle théorisé.

 Revue de presse

Le "Nouvel Observateur" publie, en exclusivité, la première interview du candidat Hulot, qui a choisi de jouer carte sur table. Explication de Guillaume Malaurie, journaliste au "Nouvel Observateur" :

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forum

  • Présidentielles 2012 : Nicolas Hulot candidat aux primaires d’Europe Ecologie Les Verts
    13 avril 2011, par John Lobo

    YES ! Enfin quelqu’un qui sait que dans un monde limité, il ne peut y avoir de croissance illimitée, qui prône le partage plus que le gagner plus, YES, je pense que, malgré un prénom un peu lourd, il peut porter un vrai projet de vivre autrement. :)

 

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