Le projet de contribution carbone

Jean-Louis Borloo a présenté ce mercredi 20 janvier 2010 une communication relative à la contribution carbone qui a pour « objet d’intégrer les effets des émissions de gaz à effet de serre dans les systèmes de prix [et] sera strictement compensée par une baisse des prélèvements obligatoires de façon à préserver le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité des entreprises ».

Le principe d’une telle contribution n’est pas remis en cause par la décision du Conseil constitutionnel du 29 décembre 2009 relative à la loi de finances pour 2010, qui juge que le système des quotas d’émission de CO2, alloués gratuitement jusqu’au 1er janvier 2013, ne permet pas de justifier l’exonération totale de contribution carbone des installations concernées.

Le Gouvernement tire les conséquences de cette décision, tout en étant soucieux de préserver la compétitivité des entreprises, impératif d’intérêt général reconnu par le Conseil constitutionnel.

Un nouveau dispositif de contribution carbone sera soumis au Parlement, pour une entrée en vigueur le 1er juillet 2010.

Il reprendra les principaux aspects du dispositif voté par le Parlement :

– le tarif de la contribution carbone sera maintenu à 17 euros par tonne de CO2
– pour les ménages, le dispositif restera inchangé, reposant sur le principe du bonus-malus
– pour les entreprises des secteurs non soumis au système des quotas d’émission, la mise en oeuvre de la contribution carbone, conjuguée à la réforme de la taxe professionnelle, aboutira à déplacer la fiscalité des investissements vers la pollution, renforçant ainsi leur compétitivité. Pour certains secteurs sensibles et intensifs en énergie, les mesures spécifiques transitoires seront maintenues.

Il en sera ainsi pour l’agriculture et la pêche (taxés à 25% du tarif) ou le transport routier, maritime et fluvial de marchandises (taxés à 65% du tarif).

Une contribution carbone sera appliquée jusqu’au 1er janvier 2013 aux entreprises des secteurs soumis au système
des quotas d’émission. Des dispositifs spécifiques pour certains secteurs sensibles seront mis en place pour préserver la compétitivité des entreprises.

Le Gouvernement engagera à partir de février une concertation avec les entreprises, les partenaires sociaux et les organisations non gouvernementales environnementales et se rapprochera également des commissions compétentes du Parlement.

Cette concertation visera à élaborer un dispositif adapté aux caractéristiques des entreprises des secteurs soumis au système des quotas d’émission. Elle portera notamment sur :

– les critères d’appréciation de l’impact d’une contribution carbone sur les secteurs concernés (degré d’exposition à la concurrence internationale, caractère intensif en énergie, etc.)
– les modalités d’assujettissement à une telle contribution (application de tarifs réduits pour les secteurs les plus exposés, mécanismes de limitation de la charge fiscale, etc.)
– les moyens de préserver la compétitivité des entreprises (modalités éventuelles de compensation, soutien aux investissements économes en énergie).

En parallèle, le Gouvernement défendra auprès des autorités communautaires la mise en place d’une contribution carbone européenne et d’une taxe carbone aux frontières de l’Union européenne visant à internaliser dans le prix des produits importés leur propre coût carbone, ce qui établirait un cadre concurrentiel juste pour les entreprises implantées en Europe.

1 COMMENTAIRE

  1. Le projet de contribution carbone
    je ne comprend toujours pas cet impot supplémentaire.le consommateur est obligé de se servir à la pompe avec une essence qui pollue.alors que les systéme existent pour ne pas polluer!
    faire payer uniquement les fabiquants de pollution.je suis contre tous les politiques qui augmentent nos impots dans le contexte actuel.l’on ne doit pas faire des travaux ou des réalisations plus que le budget ne le permet.

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