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Alain Juppé, ministre d’Etat de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables

Alain Juppé a été nommé ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, du Développement durable, de l’Energie et des Transports, a annoncé le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant. L’ancien Premier ministre devient ainsi numéro deux du gouvernement de François Fillon. Quels seront les premiers défis qu’il devra relever ?

C’est Nicolas Hulot, venu rendre visite à M. Sarkozy pour vérifier que les ambitions du nouveau président étaient en accord avec son pacte écologique, qui avait en premier vendu la mèche le premier. Interrogé par Le Monde (édition du 15/05/07) sur le fait de savoir si M. Juppé hériterait du dossier environnemental, l’animateur de TF1 a lâché : « Probablement, je ne peux vous le dire avec certitude, mais c’est le nom que j’ai entendu évoquer. » Il a ajouté : « J’ai toujours dit qu’à ce poste-là, il faudrait quelqu’un qui a une solide expérience institutionnelle et un poids politique fort. De ce point de vue, Alain Juppé a ces qualités-là. » Ce qu’il vient de confirmer sur Europe 1 ce vendredi matin à l’annonce du gouvernement. Nicolas Hulot déclare être « content » qu’un homme possédant « l’expérience, l’envergure d’Alain Juppé » soit nommé ministre du Développement durable. Le militant écologiste a ajouté: « S’il y a, en plus, dans l’avenir proche un attelage avec un ou une ministre déléguée, ou un ou une secrétaire d’Etat qui une connaissance technique forte sur ce sujet-là, je pense que le gouvernement sera en situation, enfin, de travailler transversalement sur un sujet complexe ». Les Echos (édition du 18/05/07) nous l’annonçait également dès hier : Trois ans après sa condamnation le 30 janvier 2004 dans l’affaire des emplois fictifs du RPR, qui l’a conduit à abandonner tous ses mandats, Alain Juppé devrait faire son grand retour sur la scène politique nationale. Et ce, même s’il a été entendu mardi dernier par la justice dans le cadre de l’affaire des chargés de mission de la Ville de Paris :  » En tant que simple témoin « , a-t-il précisé. Un an après son retour du Canada, la publication d’un livre largement consacré à la question environnementale (« France, mon pays, lettres d’un voyageur ») et la reconquête de la mairie de Bordeaux, l’ancien Premier ministre pourrait prendre la tête d’un grand ministère de l’Environnement, des Transports, de l’Industrie et de l’Energie et obtenir ce faisant le titre de ministre d’Etat, numéro deux du gouvernement. Les Echos nous rappelle qu’il a été l’un des premiers chiraquiens, avec Jean-Pierre Raffarin, à faire le choix de Nicolas Sarkozy avant même le congrès d’investiture du 14 janvier, suscitant l’irritation des chiraquiens puristes, Jean-Louis Debré et Dominique de Villepin en tête. UN GRAND ministère du Développement durable, c’était la promesse du candidat Sarkozy. Le contenu de ce portefeuille s’est largement étoffé au cours de la campagne avec l’eau, l’énergie, les transports, l’aménagement du territoire. Il est encore trop tôt pour vous présenter le nouveau ministère, mais il suscite de nombreuses interrogations. Dès le 15 mai, Le Figaro s’interrogeait : Le développement durable, qui vise avant tout à marier harmonieusement l’écologie et l’économie, va-t-il réussir à s’imposer comme l’épine dorsale de ce géant ? Au ministère de l’écologie, on ne cache pas l’inquiétude face à la « fusion » annoncée de plusieurs ministères ou secrétariats d’Etat tel que l’Equipement, les transports… Alain Juppé devra donc relever les défis liés à la nouvelle organisation mais surtout imposer une culture commune. « Priorité quasi militante pour les uns, l’écologie entre à pas comptés dans les autres administrations », révèle Le Figaro. Certains fonctionnaires dépendant des Directions de l’Energie ou de l’Industrie « demandent qu’à être convaincus… » Mais ils n’y croient pas vraiment.  » Ça va être difficile de marier les deux cultures « , dit l’un d’eux, persuadé que le développement durable relève plus de la communication que de la politique.  » Même en organisant l’ensemble avec des ministres délégués ou des secrétaires d’État, la viabilité du pilotage exige donc un poids lourd de la politique « , explique Claude Martinand, vice-président du conseil général des Ponts et Chaussées dans le Figaro.  » En toute hypothèse, il faudra rapidement réorganiser les administrations centrales pour les alléger et éviter les recouvrements probables entre des entités actuellement situées dans des ministères différents « , poursuit ce spécialiste, qui fut en d’autres temps au côté de Michel d’Ornano au ministère de l’Environnement et du Cadre de vie. Pour piloter ce paquebot, Alain Juppé va donc avoir du pain sur la planche. « Le meilleur d’entre nous », converti durant son séjour canadien à l’importance de l’écologie, aura besoin de toute sa foi nouvelle et de son autorité pour faire travailler ensemble tout ce beau monde. D’ailleurs il vient de préciser à l’annonce de son entrée au gouvernement : « ça va être évidemment très difficile, parce qu’il y a des logiques qui risquent d’apparaître contradictoires, surtout quand on s’inscrit dans une échelle de temps courte ».

 

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David Naulin
David Naulinhttp://cdurable.info
Journaliste de solutions écologiques et sociales en Occitanie.

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