Paris | 18-19 avril 2008

Colloque sur la décroissance économique pour la soutenabilité écologique et l’équité sociale

Sous les auspices de l'European Society for Ecological Economics

Appel à contribution sur le thème de la « décroissance économique pour la soutenabilité écologique et l’équité sociale », pour le colloque organisé à Paris, les 18 et 19 avril 2008, sous les auspices de l’ESEE (European Society for Ecological Economics)

Divers mouvements se développent en France et en Italie afin de promouvoir la « Décroissance soutenable« . Plusieurs politiciens ont repris le terme “décroissance”. La question se pose aux chercheurs : après des années d’améliorations de l’éco-efficacité, le supposé « découplage » entre la dégradation écologique et la croissance économique reste insuffisant. Cela ouvre un nouveau champ de recherches :
  • La « décroissance » des pays industrialisés est-elle possible dans le contexte présent ?
  • Quelles seraient les conditions sociales et institutionnelles nécessaires pour un processus de décroissance équitable et durable ?
  • Que seraient des scénarios de décroissance ?…
bandeau-4.jpg Divers chercheurs actifs dans les champs associés ont manifesté un fort intérêt. Dennis Meadows ne peut venir mais il nous a manifesté un chaleureux soutien. Nous avons la confirmation de Christer Sanne de Suède, Marius de Geus des Pays-bas, Serge Latouche de France, Mauro Bonaiuti d’Italie … Nous appelons les chercheurs intéressés par les champs concernés, sciences sociales, économiques, environnementales ou physiques, à prendre part à cette rencontre multidisciplinaire et internationale à Paris. La responsabilité du modèle économique dominant dans la crise du vivant et la progression des inégalités sociales que connait notre planète sont sujets d’une attention de plus en plus soutenue. La proposition d’une « décroissance » est de plus en plus débattue en France et ailleurs. La question est posée : peut-on résoudre les problèmes écologiques et sociaux dans le cadre d’une croissance économique dans les zones développées du globe ? Doit-on au contraire envisager une décroissance économique au sein de ces territoires ? En ce cas, cette décroissance devra-t-elle se réaliser grâce à de nouvelles institutions économiques ? Pour les défenseurs du statu quo, une cure d’efficacité permettrait de tendre vers un modèle de soutenabilité écologique sans remise en cause majeure de la croissance économique. La possibilité d’un « découplage » entre progression de la consommation d’énergie fossile (ou des ressources naturelles en général) et hausse du produit économique permettrait de rendre écologiquement acceptable cette dernière. La mise en évidence d’un « effet rebond » dans la littérature scientifique et son lien avec la croissance économique constitue une objection majeure à la thèse du découplage. Lorsque la croissance du produit économique demeure l’objectif prioritaire de la puissance publique, même une croissance de l’efficacité énergétique ne remet pas en cause une croissance de la consommation d’énergie et des flux de matière à un niveau global. Les gains économiques de l’efficacité sont en effet toujours susceptibles d’être réinvestis dans de nouvelles consommations énergétiques ou matérielles. Ainsi, malgré les indéniables progrès en matière d’efficacité énergétique dans le domaine des transports, de l’habitat, de la production industrielle, la consommation d’énergie par habitant dans l’Union Européenne (mesurée en Tonnes Equivalent Pétrole) progresse à un rythme relativement régulier depuis 1975 progression d’environ 40% ces trente dernières années. Nous sommes bien loin du formidable ajustement requis dans les pays du nord pour tendre vers une soutenabilité écologique et une équité mondiale. Pour de nombreux auteurs, le fonctionnement de nos institutions économiques doit donc être interrogé plus avant. L’émergence de la terminologie « décroissance économique » se comprend comme la recherche d’une réduction collective de nos capacités d’appropriation et d’exploitation des ressources naturelles (afin d’exclure l’éventualité de l’effet rebond). Les catégories qui mettent en forme les processus de production et d’échange de richesse, de valeur économique, se trouvent alors interrogées. Le champ de recherche ouvert par cette perspective est immense et peut se résumer ainsi : Les institutions économiques actuelles pourront-elles encore servir de cadre à une « décroissance économique » telle que définie plus haut ? Quelles institutions économiques permettraient de favoriser une telle décroissance pour atteindre une économie écologiquement soutenable et équitable? A quelles conditions celle-ci serait-elle socialement acceptable ? L’objectif de ce séminaire est de rassembler à Paris les chercheurs d’un large éventail de disciplines et de pays ayant contribué à des recherches dans ces domaines. Abstract: 400 mots, conditions d’acceptation :
  • La recherche scientifique présentée ne doit pas se limiter à une analyse de la situation actuelle
  • Elle abordera les actions et transformations requises en tenant compte du problème de l’effet rebond.
  • Elle prendra pour hypothèse que nos sociétés ne sont ni équitables ni soutenables et qu’une décroissance physique en valeur absolue et conséquente est requise au Nord.
  • L’équité sociale et la soutenabilité écologique doivent faire partie des objectifs dans un cadre démocratique et soutenant les droits humains.
Les contributions seront évaluées par un comité scientifique et publiées en français et en anglais. Première date limite de réception des résumés : 30 novembre 2007. Avec les meilleurs voeux de l’équipe d’organisation

 

Fabrice Flipo
Fabrice Flipohttp://fabrice.flipo.free.fr/
Qui suis-je ? Vaste question... à défaut de le savoir réellement, je peux toujours mentionner les traces que j'ai laissées ici où là ! Fabrice Flipo Ingénieur, docteur en Philosophie des Sciences et Techniques Maître de conférences Département Langues et Sciences Humaines (LSH), INT / GET (G.E.T.) 9 rue Charles Fourier 91011 Evry France 01.60.76.41.03. Chercheur au groupe de recherche interdisciplinaire ETOS (Ethique, Technologie, Organisations, Société) Responsable de l'axe "Les TIC dans la crise écologique et développement durable" Chercheur au CETCOPRA (Centre d'Etude des Techniques, des Connaissances et des Pratiques) à l'Université Paris 1 - Sorbonne Et quelques activités associatives...

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