Pour alerter sur la cruauté du déterrage et améliorer les connaissances sur un animal encore très méconnu des Français, l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) met les blaireaux à l’honneur le temps d’une journée, le 15 mai.

C’est qui le blaireau ?
Les blaireaux labourent-ils les champs de maïs ? Font-ils dérailler les trains ? Mangent-ils les enfants ? Méritent-ils vraiment qu’on les insulte ?! Pour répondre à ces questions et tordre le cou à toutes les légendes urbaines et rurales, il a été décidé de faire du 15 mai la Journée Mondiale des Blaireaux : une journée dédiée à la connaissance de l’animal, pour les jeunes et les moins jeunes. Le 15 mai c’est aussi la Journée de la famille, ce qui tombe plutôt bien : les blaireaux aussi, vivent en famille !
réhabiliter ce paisible fouisseur de vers de terre, pour qu’il soit simplement respecté pour ce qu’il est : un blaireau !

Animal discret aux mœurs noctambules, le blaireau reste mal connu en France. Victime régulière des collisions routières, on a hélas plus de probabilité de le voir mort sur le bas-côté de la route que vivant lors d’une balade en forêt. Surnommé « petit ours des campagnes », le plus gros de la famille des mustélidés subit par ailleurs l’une des chasses les plus cruelles qui soient en France : la vénerie sous terre.
LASPAS lutte depuis des années pour réhabiliter ce paisible fouisseur de vers de terre, pour qu’il soit simplement respecté pour ce qu’il est : un blaireau !


Pourquoi le 15 mai ?
La vénerie sous terre est l’une des pratiques de chasse traditionnelle les plus cruelles qui soient
Car malgré de belles avancées, c’est toujours ce jour-là que s’ouvre, hélas, la saison de déterrage de blaireaux dans quelques départements de France. Appelée vénerie sous terre, cette chasse traditionnelle est heureusement de moins en moins populaire, mais elle reste l’une des pratiques les plus cruelles qui soient : des petits chiens, envoyés sous terre, acculent les blaireaux pour les empêcher de sortir de leur terrier, pendant qu’à la surface, des chasseurs creusent la terre avec des pelles et des pioches, jusqu’à atteindre les animaux qu’ils vont ensuite extirper de force, à l’aide de grandes pinces métalliques, puis tuer par arme à feu ou arme blanche (s’ils n’ont pas déjà été déchiquetés vivants par les chiens…).


Le 15 mai, des blaireautins non autonomes peuvent encore se trouver dans les terriers. Or il est illégal de tuer les petits d’une espèce classée chassable. C’est sur la base de cet argument que l’ASPAS et d’autres associations ont pu obtenir de nombreuses victoires devant les tribunaux. Résultat : de moins en moins de préfets autorisent la période complémentaire de vénerie sous terre dès le 15 mai, comme l’illustre cette carte de France du déterrage.

Près de 40 évènements organisés partout en France !

Conférences, expositions, sorties nature, actions de sensibilisation… Tous les évènements organisés dans le cadre de la Journée mondiale des blaireaux sont répertoriés sur une carte interactive disponible sur le site dédié www.journeemondialedesblaireaux.org


Kit de communication

Protégeons les blaireaux
Alors que les blaireaux sont protégés dans de nombreux pays européens, ils sont chassés 9 mois et demi par an en France (les blaireaux sont chassés du 15 septembre à fin février et avec l’ouverture de la période complémentaire qui s’ouvre à partir du 15 mai) sous prétexte qu’ils occasionneraient des dégâts dans les cultures mais aussi pour le simple plaisir des chasseurs. Le pire étant le déterrage, ou vénerie sous terre : une pratique massivement rejetée par les Français.
Chaque année, près de 12 000 blaireaux sont tués directement au terrier par les chasseurs pratiquant la vénerie sous terre. Acculés et mordus par des petits chiens introduits dans une entrée de terrier, les blaireaux subissent pendant des heures terreur et stress intenses, pendant que les chasseurs munis de pelles et de pioches creusent jusqu’à les atteindre. Les blaireaux sont ensuite brutalement extirpés avec une grande pince métallique, avant d’être exécutés avec un fusil ou une arme blanche. Cette pratique peut avoir lieu alors que les blaireautins sont encore dépendants de leurs parents. Cette pratique cruelle est incompatible avec la reconnaissance des animaux comme êtres sensibles.
C’est pourquoi l’ASPAS demande au ministère de l’Écologie l’abolition du déterrage et le classement du blaireau en espèce protégée. Cette pratique n’impacte pas que les blaireaux mais l’ensemble des espèces présentes dans les terriers et notamment des espèces protégées comme les chats sauvages ou encore les chiroptères. Elle n’est par ailleurs d’aucune utilité pour lutter contre la tuberculose bovine ; au contraire, elle ne ferait que contribuer à son expansion ! En effet, cette pratique disperse les animaux potentiellement atteints, et les chiens envoyés dans les terriers sont susceptibles de se faire contaminer.

L’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS)
100 % indépendante, active et efficace




