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Spéciale journée mondiale de l’eau

Revue de presse du développement durable N°34

Semaine du 16 au 22 mars 2009

dimanche 22 mars 2009
Posté par David Naulin

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Le Forum mondial de l’eau, qui se déroulait cette semaine à Istanbul, souligne l’urgence de politiques d’accès à l’eau potable et d’assainissement dans le monde entier. Laure NOUALHAT constate avec ironie dans Libération : "Tous les trois ans, la planète eau se retrouve, échange, devise, et tous les trois ans, sonne l’heure du constat : le dossier reste un chapelet de chiffres catastrophiques. L’eau ne figure jamais en priorité des agendas politiques, les progrès sont donc minimes. Sauf, tous les trois ans, lorsque s’ouvre un forum mondial."



 Les populations du monde inégales face à l’eau

A l’occasion du Forum mondial de l’eau, le quotidien La Croix (édition du 18 mars 2009) a consacré un excellent dossier sur les enjeux liés à l’or bleu. Je vous propose ci-dessous l’article de Pierre Cochez qui introduit le dossier publié dans La Croix :

La Croix - Edition du 18 mars 2009 La cinquième édition du forum mondial de l’eau réunit à Istanbul, depuis lundi et pour toute la semaine, 20 000 participants sur les enjeux mondiaux liés à toutes les problématiques de l’eau, de
l’assainissement à l’accès à l’eau potable en passant par l’adaptation
au changement climatique. « On est en train de créer des cloaques à ciel ouvert dans les mégapoles où vivront bientôt la majorité des habitants de la terre », s’alarme ainsi Nathalie Chartier-Touzé, qui dirige le Partenariat français pour l’eau.

La manifestation d’Istanbul tient à la fois du salon professionnel pour les entreprises du secteur, du forum militant pour les ONG concernées, et de la conférence internationale pour les politiques. Dans ce mélange des genres, la délégation française compte 300 personnes, dont une quarantaine d’élus locaux et des commerciaux des leaders mondiaux de la distribution et du traitement de l’eau, Suez et Veolia.

L’accès à l’eau n’est pas une évidence pour la majorité des habitants
de la planète. Dans les campagnes, beaucoup en dépendent pour
cultiver, 70 % de la consommation d’eau étant destinée à l’irrigation. Dans les villes, beaucoup n’ont pas accès à l’eau potable et se trouvent confrontés à des problèmes sanitaires liés à l’écoulement des eaux usées. L’eau donne la vie pour l’agriculteur qui la reçoit. Quand elle n’est pas traitée, elle peut aussi apporter la maladie et la mort dans les bidonvilles du monde émergent : 80 % des maladies des pays en développement sont liées à l’eau.

Aujourd’hui, le spectre de la pénurie s’est installé. Elle vient d’une augmentation attendue de la population – 9 milliards d’individus en 2050. Elle serait aussi la conséquence d’une augmentation du niveau de vie moyen – un Haïtien consomme 25 litres d’eau par jour contre 350 litres pour un Américain.

L’utilisation rationnelle d’une denrée rare, sa réutilisation éventuelle pour des usages non alimentaires sont des priorités pour le monde développé. Dans le monde émergent, pour rendre une eau potable accessible, il s’agit, bien souvent, d’idées simples et d’argent commun bien employé. Devant la défaillance des services publics, on a cru dans les années 1990 que les concessions aux entreprises privées allaient tout résoudre. Mais les altermondialistes ont opposé leur slogan, « L’eau n’est pas à vendre », et les concessionnaires privés se sont fait chasser de certains pays comme l’Argentine. Ils ne desservent aujourd’hui que 7 % des habitants de la planète.

Reste à savoir qui paiera – du contribuable ou de l’utilisateur – pour
les investissements nécessaires. L’argent semble plus facile à trouver
pour la téléphonie. En douze ans, plus de 3 milliards de personnes
ont accédé au téléphone portable. Ils sont encore 2,5 milliards
à ne pas avoir accès à l’assainissement
.

Je vous invite à lire sur le site du quotidien La Croix, les autres articles de ce dossier :

- Des maladies qui tuent plus que les guerres. Deux milliards et demi de personnes n’ont pas accès à l’assainissement, à savoir aux toilettes et à un traitement des eaux usées ; 85 % des eaux usées dues aux activités humaines sont évacuées dans la nature sans épuration et polluent ensuite les sols, fleuves et océans. L’eau non potable et les zones d’eaux insalubres restent la première cause de mortalité dans le monde, du fait des diarrhées, du choléra, de la typhoïde, du paludisme. L’eau tue ainsi 8 millions de personnes par an (soit 10 fois plus que les guerres), dont 1,8 million d’enfants. Lire l’article.
- Aux quatre coins de la planète, une denrée chère et souvent mal répartie. Des habitants de quatre grandes villes – une africaine, deux asiatiques et une latino-américaine – témoignent des problèmes quotidiens que leur causent le manque d’eau potable et l’incapacité des autorités à assurer un service efficace et bon marché. Lire l’article.
- Regarder une excellente synthèse : l’infographie animée sur l’eau dans le monde
- Les Français pourraient consommer moins. Le centre d’information sur l’eau donne des « trucs » pour limiter la consommation. Lire l’article.

 La gestion de l’eau à l’épreuve du changement climatique

Que se dit-il au Forum mondial de l’eau ? Gaëlle Dupont nous livre dans Le Monde (19 mars 2009) son compte-rendu et ses premières impressions. Extrait : Une foule de participants en quête de solutions, venus de toutes les régions du globe, se pressait, mardi 17 mars, aux sessions du 5e Forum mondial de l’eau consacrées aux moyens de s’adapter au changement climatique. "L’eau est le principal biais par lequel celui-ci se fera sentir sur les populations, les écosystèmes et les économies, rappelle Roberto Lenton, du réseau international Partenariat global pour l’eau. Jusqu’à présent, la lutte contre le réchauffement à travers la réduction des émissions de gaz à effet de serre s’est taillé la part du lion dans les politiques nationales et internationales. Mais il nous faut aussi, dès maintenant, nous adapter à ses effets." L’enjeu est de "garantir la sécurité hydrique" de tous. Lire la suite de l’article sur le site du Monde.

A lire également sur le site du Monde l’éditorial de la rédaction : L’eau de l’avenir (publié le 17 mars 2009).

 La guerre de l’« or bleu » menace la planète

La seule véritable « guerre de l’eau » a eu lieu il y a 4 000 ans en Mésopotamie. Une nouvelle guerre de l’eau menace aujourd’hui la planète - même si les experts s’accordent à penser qu’elle peut être évitée. L’ONU n’en dresse pas moins un constat alarmant, dans un rapport publié la semaine dernière, qui lance à la communauté internationale un appel pressant à l’action. Alain Barluet revient dans Le Figaro (17 mars 2009) sur les principaux enseignements de ce rapport.

 Dégâts des eaux

Avec la puissance d’un raz-de-marée, l’eau s’annonce comme l’une des crises majeures des prochaines décennies. C’est la conclusion qui se dégage du 3e rapport mondial sur les ressources en eau, coordonné par l’Unesco. Si elle signale quelques politiques nationales encourageantes, cette somme, publiée tous les trois ans et résultat du travail de vingt-cinq organes de l’ONU, laisse peu de place à l’espoir. Patrick Piro revient dans Politis (19 mars 2009) sur le rapport des Nations unies qui révèle l’ampleur de la crise de l’eau.

 Pour aller plus loin sur Cdurable.info

Sur Cdurable.info, consulter nos derniers articles consacrés à la thématique de l’eau :

- Une mobilisation citoyenne pour la journée mondiale de l’eau : OneDrop
- L’eau dans un monde qui change, le nouveau Rapport mondial des Nations Unies
- L’eau dans un monde qui change : les chiffres clés du rapport des Nations Unies
- Un Appel à Projets régional sur les économies d’eau 2009 de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur : "Économisons l’eau à la source"

 Egalement cette semaine dans la presse

- Biberons interdits aux Etats-Unis Politis du 19 mars 2009 : "les choses se précipitent dans l’affaire du bisphénol A (BPA) : comme au Canada depuis janvier, les six plus importants fabricants états-uniens viennent de décider de ne plus commercialiser de biberons contenant cet additif. Présent dans de nombreux objets en plastique alimentaire, il agit comme un perturbateur endocrinien retrouvé dans plus de 90 % des organismes aux États-Unis. Le Réseau Environnement Santé, qui mène une campagne pour l’interdiction du BPA dans tous les plastiques alimentaires, demande instamment à la France d’adopter une mesure similaire."


Sources de la revue de presse de la semaine : Libération - La Croix - Le Monde - Politis - Le Figaro


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