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Les changements climatiques restent au coeur des débats de l’ONU

Les changements climatiques restent au coeur du débat de l’Assemblée générale de l’ONU. Alors que le débat général arrive à son cinquième jour, les chefs d’Etat et ministre des Affaires étrangères qui ont pris la parole à l’Assemblée générale hier, mardi 2 octobre, ont souligné la nécessité de progresser dans les domaines liés aux changements climatiques.

Jean Ping, Vice-Premier ministre du Gabon, a déclaré que la forêt de son pays est l’une des composantes essentielles de l’important bassin du Congo, « deuxième poumon écologique de la planète après l’Amazonie », soulignant ainsi l’importance pour son pays de la problématique des changements climatiques.

En rappelant le principe de responsabilité commune mais différenciée et la relation de la protection de l’environnement avec la lutte contre la pauvreté, il a déclaré que son pays devrait recevoir, comme d’autres pays, des mesures compensatrices de la part des pays industrialisés.

Le Vice-Premier ministre a par ailleurs sollicité la création d’un fonds de stabilisation pour rémunérer les stocks de carbone forestiers existants, tout en souhaitant l’entrée des forêts gabonaises dans les mécanismes du marché du carbone.

Thongloun Sisoulith, le Vice-Premier ministre de la République démocratique populaire lao, a déclaré que le manque de ressources et de capacités d’adaptation rendaient les pays les moins avancés et les petits Etats insulaires encore plus vulnérables aux changements climatiques. Par ailleurs, les efforts pour lutter contre le phénomène ne doivent pas compromettre la réalisation des Objectifs de Millénaire pour le développement qui visent à éliminer la pauvreté, la faim et les maladies, a-t-il insisté.

Tavau Teii, le Vice-Premier ministre de Tuvalu, a demandé l’établissement d’un instrument juridique qui permettrait aux pays en développement de s’engager à réduire leurs émissions. Il a également demandé une présence accrue de l’ONU dans les petits Etats insulaires en développement.

Sayyid Badr Bin Hamad Albusaidi, le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères d’Oman, a souligné le « rôle vital » que jouent les Nations Unies face à la question des changements climatiques. Il a appelé à ce que tout le monde puisse bénéficier des avancées techniques qui permettent de protéger l’environnement.

Abubakr Al-Qirbi, le ministre des Affaires étrangères du Yémen, a affirmé que chacun doit assumer sa responsabilité commune pour lutter contre les catastrophes à venir liées aux changements climatiques.

Enkhbold Nyamaa, le ministre des Affaires étrangères de la Mongolie, a affirmé qu’il était juste « que les pays qui contribuent le plus au phénomène [du changement climatique] supportent la plus grande charge du fardeau ». Il a déclaré souhaiter que le cadre qui succèdera au Protocole de Kyoto soit « souple et diversifié », en tenant compte des conditions particulières de chaque pays.

« Les mécanismes régionaux et sous-régionaux doivent être mobilisés en appui aux instruments internationaux », a encore demandé le ministre, qui a informé que son pays avait pris l’initiative de convoquer un sommet régional, et que la stratégie nationale pour la mise en oeuvre des Objectifs de Millénaire pour le développement contenait un chapitre sur la politique environnementale.

Rita Kieber-Beck, la ministre des Affaires étrangères du Liechtenstein, a déclaré que la Conférence de Bali des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques devait aboutir à un engagement à long terme de la part des Etats en vue de lancer une feuille de route ambitieuse et pratique.

Elle a par ailleurs regretté la lenteur de la réforme du Conseil de sécurité dont la composition, selon elle, doit être plus représentative de l’ensemble des Etats membres de l’ONU, en particulier des pays en développement.

George André Wells, le ministre des Affaires étrangères de Vanuatu, a déclaré que la question des changements climatiques était « cruciale » pour l’archipel en raison de la montée du niveau de la mer. Ce problème, a-t-il affirmé, aurait des conséquences désastreuses sur les deux piliers du développement des économies insulaires que sont l’agriculture et le tourisme.

Il a également souligné la nécessité de réviser les critères de sortie d’un pays de la liste des Pays les Moins Avancés (PMA), considérant que le capital humain et la vulnérabilité doivent être considérés comme des critères de première importance pour sortir de la liste.

Archibald Leaso Lehohla, le Vice-Premier ministre du Lesotho, a appelé la communauté internationale à « mettre tout en oeuvre pour préparer l’après Kyoto et parvenir à un consensus sur les mesures à prendre pour parvenir à la réduction de 60 à 80% des émissions de gaz à effet de serre ». Les pays industrialisés doivent accomplir l’effort le plus important et aider les pays en développement à s’adapter, a-t-il ajouté.

Côme Zoumara, le ministre des Affaires étrangères de la République centrafricaine, a demandé à la communauté internationale d’honorer, à la prochaine conférence de Bali, les engagements pris en matière de transfert de technologies.

« Mon pays est situé à cheval sur trois zones climatiques, et la richesse tirée de ces différents écosystèmes constitue sa base économique », a-t-il déclaré. C’est ainsi que les préoccupations environnementales ont été intégrées dans la Constitution.

Sam Kutesa, le ministre des Affaires étrangères de l’Ouganda, a affirmé que la lutte contre la pauvreté devait être « au coeur des efforts déployés pour répondre aux changements climatiques », dans le cas contraire, les plus pauvres continueront de détruire l’environnement en coupant du bois pour se chauffer ou en recourant à des techniques agricoles nuisibles, a-t-il ajouté.

Pranab Mukherjee, le ministre des Affaires étrangères de l’Inde, a déclaré que les mesures à prendre pour lutter contre les changements climatiques devaient être fondées sur les stratégies d’atténuation et d’adaptation, en prévoyant un partage des responsabilités et le changement des modes de consommation et de production.

Il est important d’élargir l’accès aux technologies propres à un prix abordable, a-t-il insisté.

Il a proposé de recourir à des mécanismes comme une commission internationale de la dette pour traiter le problème de l’endettement des pays en développement.

Sahana Pradhan, le ministre des Affaires étrangères du Népal, a rappelé que les pays les moins avancés et les petits Etats insulaires étaient les plus touchés par les conséquences dévastatrices des changements climatiques, alors que leur responsabilité est moindre. Elle a demandé que le futur accord international prévoie des dispositions sur l’atténuation et l’adaptation afin de tenir en compte les vulnérabilités spécifiques à ces pays.

Patteson Oti, le ministre des Affaires étrangères des îles Salomon, a appelé à renforcer les capacités et les ressources du programme d’aide humanitaire des Nations Unies, en raison de l’augmentation du nombre des catastrophes naturelles dans le monde. Il a recommandé plus de coordination pour l’aide internationale, mais aussi le traitement des causes, et pas seulement des effets des catastrophes.

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