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Ecologie et médecine par la santé : une âme pour l’Europe

Par le Docteur Yvette Parès, pionnière française de la médecine traditionnelle africaine

Objectif de l’Union Européenne

L’Union Européenne avait été créée avec un objectif précis : assurer la paix sur un continent que de nombreux conflits avaient éprouvés. Mais selon la conception de Robert SCHUMAN « le père de l’Europe », cette Union, avant d’être une alliance militaire ou une entité politique, devait être une communauté culturelle. Des décennies se sont écoulées et cette vision n’est pas encore devenue réalité. Elle demeure un but qui s’impose d’autant plus que les bases du monde actuel s’effondrent et que les peuples ont à découvrir qu’ils appartiennent à la même famille humaine, malgré les différences qui les caractérisent. Aucun programme n’avait été élaboré pour amener les pays d’Europe à se ressentir membres d’une même communauté culturelle. Les médias auraient pu y contribuer en donnant des informations sur de nombreux points: traditions et coutumes, fêtes régionales, œuvres littéraires considérées en tant que chefs-d’œuvre classiques, contes et légendes, sagesse des proverbes, monuments célèbres, sans oublier le rappel des connaissances géographiques. Ces initiatives auraient permis à chaque peuple de lier connaissance avec ses voisins proches ou plus éloignés, sur des bases concrètes et d’un grand intérêt. Mais ce chemin n’a pas encore été suivi et les peuples demeurent plus ou moins étrangers les uns aux autres. L’euro, monnaie anonyme, peu esthétique, sans figure ou événement historique susceptible d’entretenir une mémoire collective ne pouvait créer un lien fort entre les peuples concernés.

Europe, véritable communauté à développer

Mais toute situation peut évoluer. L’Europe, continent de pays juxtaposés, deviendrait alors une véritable communauté où se développerait le sens de la solidarité. Une première tentative, excellente en elle-même, a voulu rassembler les peuples sous la bannière de l’écologie afin de lutter contre les dangers qui règnent sur la planète. Cependant, un écueil surgit: ce combat, s’il ne repose pas sur une vision sacrée de l’univers, sur une spiritualité quelle qu’en soit la forme, perd une grande partie de sa force de mobilisation. Il serait à souhaiter pour l’Europe le regard des Amérindiens. Ces peuples ont à délivrer un grand message, celui de la Terre-Mère qui est sacrée. Elle doit être respectée et non dénaturée et meurtrie par l’avidité, la cupidité, la course effrénée à la surpuissance industrielle, à la « croissance ». L’écologie, telle qu’elle est conçue , bien qu’importante, ne peut pas mener à fédérer tous les pays de la Communauté Européenne. Une question se pose alors: où trouver le facteur capable de regrouper tous les peuples dans un projet d’envergure où tous se sentiraient véritablement concernés?

Projet d’envergure

Ce facteur existe, il s’agit de la santé. On pourrait objecter que la médecine occidentale est pratiquée dans tous les pays européens et qu’elle ne présente ainsi aucun caractère mobilisable. Mais ce serait oublier que des faits nouveaux modifient profondément la situation. La médecine scientifique et « chimique » du 20e siècle a été unanimement considérée comme proche de la perfection. Aucun doute ne venait effleurer cette certitude. Cette foi est encore très répandue mais on sait maintenant que des fissures fragilisent l’édifice. En dehors du déclin de l’antibiothérapie et des maladies iatrogènes importantes cause de mortalité, un facteur très préoccupant a été récemment mis en évidence. La médecine officielle dont on attendait le meilleur apparaît sous un jour inquiétant. Elle se révèle très polluante pour l’environnement et en particulier pour l’eau qui subit jusqu’aux nappes phréatiques une contamination médicamenteuse. Une conclusion logique va s’imposer, celle de mettre fin àux causes de pollution. Des solutions sont à rechercher activement, la santé de tout un continent est en jeu. On ne peut espérer purifier ces gigantesques volumes d’eau mais des mesures sont à mettre en œuvre pour ne pas en augmenter la concentration en résidus médicamenteux. Il n’est pas trop tôt pour aborder cette tâche aussi difficile qu’imprévue et de rechercher les grandes lignes d’un plan d’action commun. Une réalité fondamentale s’impose. La Terre n’est pas un lieu où l’on peut se débarrasser impunément des produits toxiques y compris ceux provenant de la médecine officielle. On est donc conduit à la nécessité d’une révision profonde de l’orientation thérapeutique avec le constat décevant d’y être peu préparé. En termes concrets, aux traitements chimiques polluants devront être substituées des thérapies ne comportant pas ces dangers. Elle ne peuvent être apportées que par les flores médicinales. Les médications qu’elles permettent d’élaborer sont toutes biodégradables. Il suffit de rappeler le fait que les végétaux en décomposition, sous l’action des microorganismes du sol et des eaux deviennent humus, terreau et compost qui fertilisent les terres cultivables. Au terme ultime de cette décomposition, on parvient aux éléments minéraux qui seront repris par les végétaux chlorophylliens. Ainsi s’effectuent dans la nature les grands cycles du carbone, de l’azote, du soufre, etc.. avec les deux phases de minéralisation et de formation de matière organique. Les médications issues des plantes médicinales subissent un destin analogue.Ces considérations préliminaires étant exposées, il importe de dessiner un Projet qui rassemblerait tous les pays d’Europe et ouvrirait un chemin de santé pour l’avenir.

Différentes démarches à envisager

1- Informer largement l’opinion publique des dangers de la pollution médicamenteuse de l’environnement et de l’eau et qui vient s’ajouter aux pollutions déjà connues. 2- Mobiliser dans chaque pays les associations de phytothérapeutes, naturopathes et autres professions de la santé pour une étude approfondie de la situation et la mise en commun des réflexions et suggestions. 3- Organiser des rencontres internationales entre les pays européens afin de créer dans un élan solidaire une force véritablement constructive. 4- Constituer des groupes de travail chargés d’explorer les savoirs du passé qui se révèleraient très diversifiés, des régions nordiques aux zones méditerranéennes, de l’Europe occidentale à l’Europe centrale et orientale. 5- Classer cette ample moisson thérapeutique selon les pathologies et introduire ces données dans les supports informatiques mais aussi dans des ouvrages qui peuvent être facilement consultés et permettent une réflexion approfondie. 6- Sélectionner les formules anciennes les plus intéressantes et qui avaient fait leurs preuves. 7- Constituer des groupes de phytothérapeutes chargés d’élaborer, à partir des données recueillies, de nouvelles formules, des traitements bien structurés pour la médecine de « l’après-chimie », médecine naturelle de demain qui se voudra efficace et respectueuse de l’environnement, mettant fin à la pollution de l’eau. En conclusion, tous les peuples ayant participé à cette œuvre d’une ampleur considérable pour la santé d’un continent réaliseraient leur appartenance à une véritable communauté culturelle, c’est-à-dire pourvue d’une âme qui confère à la fois un sentiment d’unité et de solidarité. Dr Yvette Parès Professeur à l’Université de Dakar de 1960 à 1992 Dr ès-science Dr en médecine Directrice du centre de recherches biologiques sur la lèpre de 1975 à 1992 Directrice de l’Hôpital traditionnel de Keur Massar (Sénégal) de 1980 à 2003

 

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