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Finance - Contribution Economique > Eau

Agriculture industrielle : le sacrifice de l’eau

vendredi 18 février 2011
Posté par David Naulin

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Alors que le Salon de l’Agriculture ouvre ses portes demain, le WWF met en ligne une série de trois enquêtes intitulée Agriculture industrielle : le sacrifice de l’eau. Refusant la dénonciation et la stigmatisation, ces films sont avant tout des témoignages de terrain montrant que dès à présent des solutions existent, créatrices de mieux-être et d’emploi pour sortir de ce cercle vicieux. En effet, l’agriculture de demain ne pourra se faire qu’en prenant en compte la préservation de l’environnement et le retour aux valeurs paysannes.



Eure et Loir : du poison dans l’eau. La France, est le 3ème pays consommateur de pesticides au monde en volume, avec plus de 70 000 tonnes annuelles répandues sur nos terres dont 90% pour l’agriculture. Ces composés chimiques ont des impacts directs sur l’environnement : absorption végétale, rétention, dégradation, percolation, volatilisation, ruissellement… autant d’actions de ces molécules qui impactent le cycle de l’eau. Le département de l’Eure et Loir est un cas emblématique de cette utilisation irraisonnée d’intrants chimiques.

Gers : un maïs arrosé d’argent public. Le Gers, haut lieu de la gastronomie française avec son foie gras et son armagnac donne l’image de ces petits coins de campagne, symbolisée par le film de Chatillez « Le bonheur est dans le pré ». On ne peut imaginer qu’à quelques kilomètres de là un enjeu écologique majeur se joue. 25% de la surface agricole utile est dédiée à la culture du maïs, une céréale très consommatrice d’eau. Par une culture inconsidérée du maïs, la ressource en eau de ce territoire se trouve très fortement impactée et menacée.

Bretagne : le raz de marée des algues vertes. En France, la contribution des nitrates dans la pollution des eaux souterraines et superficielles ne cesse d’augmenter. Selon l’IFEN, depuis 1990, la qualité des cours d’eau s’est encore dégradée pour atteindre 20% d’état médiocre ou mauvaise. 66% des nitrates de nos eaux continentales proviennent de l’épandage massif d’engrais azotés et de lisiers par les agriculteurs. Dans le département des Côtes d’Armor, la situation devient dramatique sur le littoral avec la multiplication des algues vertes.

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