« Box » ADSL : halte au gaspillage d’énergie !

Deux mois et demi de production d’un réacteur nucléaire : voilà l’électricité qu’engloutissent chaque année les modems haut débit des Français, selon l’étude réalisée par 60 millions de consommateurs. A quand des « box » un peu plus écolos ? s’interroge l’association.

Ces boîtiers se veulent le dernier cri de la technologie. Pourtant, en matière de consommation électrique, leurs performances sont d’un autre âge. 60 millions de consommateurs a mesuré la quantité d’énergie dont elles ont besoin. En cumulant la consommation en veille et en fonctionnement, une box, avec son décodeur TV, engloutit entre 143 et 263 kilowattheures (kWh) sur un an, selon les modèles. C’est loin d’être négligeable. Cela représente plus de la moitié de ce que consomme un réfrigérateur-congélateur familial récent.

Ce sont les internautes qui devront en supporter le coût, à travers une augmentation de leurs factures d’électricité : 16 à 29 € supplémentaires dans l’année, selon les calculs réalisés par 60 millions de consommateurs. Cela revient à faire payer, dans certains cas, un treizième mois d’abonnement via la facture d’électricité.

Coûteuse pour l’abonné, la consommation électrique des box l’est aussi pour l’environnement. A l’échelle nationale, elles avalent 1,51 milliard de kWh par an, selon nos estimations. Cela représente presque deux mois et demi de production d’un réacteur nucléaire, rien que pour alimenter les box et permettre aux Français de surfer à grande vitesse.

Que la box consomme une dizaine de watts lorsque la connexion Internet est sollicitée à son maximum, on peut le comprendre. Mais nos mesures révèlent qu’elle a besoin de la même quantité d’énergie, ou presque, lorsque l’ordinateur est éteint. Certes, la box elle-même reste allumée, sous peine de couper la ligne de téléphonie par Internet qu’elle contrôle, mais quand même !

Une enquête à lire dans le magazine 60 millions de consommateurs d’octobre 2007 (n°420).

Lire aussi

L’eau n’attendra pas : pour réussir la transition hydrique de la France

À moins de six mois de l’élection présidentielle, les Acteurs du Traitement des Eaux de la Parcelle (ATEP) interpellent les candidats sur la gestion de l’eau en publiant « L’eau n’attendra pas », un manifeste qui formule dix propositions concrètes pour la période 2027-2032.

Cinq associations lancent un Pacte national pour faire des sols vivants une priorité

Alors que 89 % des sols agricoles de l'Union...

Investir dans notre avenir : L’innovation sociale par la preuve

"Investir dans notre avenir" : ce thème de la...

La transition écologique à l’âge des preuves, une évolution inévitable pour 68% des français

Que font les crises successives à l'opinion et à...

Newsletter

Sur Cdurable

Réseau des Ordonnances Vertes : unir les territoires pour protéger la santé dès la grossesse

Le Réseau Ordonnances Vertes veut faciliter l'accès à une alimentation bio, sensibiliser aux perturbateurs endocriniens et renforcer la prévention en santé environnementale.

Immobilier : après le DPE, la qualité environnementale du quartier devient un nouveau critère de choix !

Deux appartements affichent le même DPE, la même surface...

De la théorie du donut à l’outil pour une approche durable de l’avenir

Comment concilier la satisfaction des besoins humains fondamentaux avec...

L’eau n’attendra pas : pour réussir la transition hydrique de la France

À moins de six mois de l’élection présidentielle, les Acteurs du Traitement des Eaux de la Parcelle (ATEP) interpellent les candidats sur la gestion de l’eau en publiant « L’eau n’attendra pas », un manifeste qui formule dix propositions concrètes pour la période 2027-2032.

Paul de Vulpian, cofondateur de Villa Hélène, voit le potentiel thérapeutique des champignons pour la médecine de demain

Saviez-vous que trois des plus grandes révolutions médicales du XXe siècle doivent leur existence … aux champignons ? Et ce n'est pas une plaisanterie...

Cinq associations lancent un Pacte national pour faire des sols vivants une priorité

Alors que 89 % des sols agricoles de l'Union européenne présentent des signes de dégradation, cinq associations engagées dans la transition agricole appellent les...