[CDURABLE.info l'essentiel du développement durable] : MA COOP LA VIE AU VERT : 1ère épicerie coopérative et participative de France en zone rurale
En 2018
MA COOP LA VIE AU VERT : 1ère épicerie coopérative et participative de France en zone rurale
Après 5 ans d’expérience et plus de 100.000 tickets !
mercredi 31 janvier 2018
par Cyrille

Pour redonner à l’épicerie de Pied-de-Borne, fermée en décembre 2011, sa véritable place de cœur de village, au service des habitants et de l’économie locale, un collectif d’amis, habitants la vallée de la Borne, a décidé de créer une Association à but non lucratif « Ma Coop La Vie au Vert » enregistrée le 13 février 2012 à la sous-préfecture de Florac sous le numéro W482001403. Cette association a eu notamment pour objet d’informer, sensibiliser et mobiliser les habitants du territoire, entre Ardèche, Gard et Lozère, pour que « chacun joue le jeu » de la coopération locale pour une alimentation durable : bio, équitable, locale, responsable et solidaire, parce que « nos emplettes sont nos emplois  » et que le développement durable se traduit par des actions concrètes à l’échelle locale. Ouverte 7 / 7 jours depuis la mi-Juin 2012, l’Épicerie Ma Coop La Vie au Vert a déjà permis de créer l’équivalent de 3 emplois à plein temps sur l’année et d’obtenir jusqu’à 200 adhésions de foyers d’habitants. 5 ans et 100.000 tickets plus tard, malgré les difficultés rencontrées, les résultats en progression constante depuis la création confirment la réussite du projet !

Message à nos lecteurs et lectrices :

« Depuis plusieurs années, nous avons consacré moins de temps au site CDURABLE.info. Depuis 2012, nous nous sommes investis pleinement dans le projet MA COOP LA VIE AU VERT depuis notre petit village cévenol. Aujourd’hui, l’association qui gère le dernier commerce de notre commune lozèrienne devient la première coopérative de consommateurs en zone rurale et vient de recevoir le 2ème Prix national 2017 de l’initiative sociale par la Fondation du Crédit Coopératif ! Nous existons depuis plus de 5 ans : 1/3 de notre CA profite à nos producteurs locaux, nous avons créé 4 emplois, 200 adhérents et 40 coopérateurs nous font confiance ... Par notre adhésion à la Fédération Nationale des Coopératives de Consommateurs, nous nous inscrivons dans un modèle coopératif à but non lucratif. Pour en savoir plus nous restons à votre disposition. »

David Naulin et Cyrille Souche

- Actualité à suivre sur la page facebook de Ma Coop La Vie au Vert

MA COOP LA VIE AU VERT

 Coopérons pour un monde meilleur

« Le but de cette épicerie collaborative : se regrouper pour donner vie au dernier commerce du village de Pied-de-Borde. Les habitants se cotisent et parviennent à collecter suffisamment de fonds. En 2012, Ma Coop la Vie au vert voit le jour. »

  Article MIDI LIBRE 8 Avril

« Les clients viennent faire leurs emplettes, et trouvent toujours ce petit supplément d’âme. » A.-M.V.

Ils voient désormais la vie en vert
Commerce. Loin de la société de consommation, l’épicerie de Pied-de-Borne est une coopérative unique en Lozère.

Il y a ceux qui rêvent d’un autre monde, et puis il y a ceux qui le modèlent selon leurs envies. Et c’est finalement au cœur des Cévennes, à Pied-de-Borne, dans ce village niché dans la montagne, aux confluents de la Lozère, de l’Ardèche et du Gard, que ces « citoyens du monde », comme ils se décrivent, ont créé la première coopérative de consommateurs en Lozère ! Alors, oui, il leur arrive le matin, en buvant un bon café dans l’épicerie Ma COOP - La Vie au Vert de « refaire le monde », selon Cyrille Souche, mais les habitants ont déjà bien entamé le leur, façonné à leur image : ouvert sur le monde, solidaire et accueillant.
Et c’est donc Cyrille Souche, 48 ans, qui a semé une graine féconde, à son arrivée à Pied-de-Borne, en 2007. « J’ai bossé pendant 20 ans dans le développement durable. Je travaillais avec des collectivités territoriales, et je gagnais bien ma vie, je pouvais gagner en une journée ce que je n’arrive pas à toucher en un mois. Mais j’étais trop dans la paperasse, et pas assez sur le terrain. J’ai voulu me rapprocher d’une vie simple, spontanée, avec des rapports humains. Je voulais vivre là où il n’ y avait pas de rond-point, pas de feux tricolores », se souvient celui qui a habité à Avignon, Nice, Paris.

Épicerie ouverte « 363 jours sur 365 » !

Le citadin devient alors un Cévenol rural en achetant une vieille bâtisse à Pied-de-Borne, et découvre une épicerie moribonde sur la place du village. «  En dix ans, elle avait fermé trois fois. Les propriétaires s’épuisaient, pour un chiffre d’affaires pas assez suffisant pour les faire vivre », explique Cyrille Souche. Et à chaque fermeture, c’est un peu le coeur du village qui battait moins vite. « J’ai travaillé 15 ans à l’agence postale de Pied-de-Borne, confie Christiane, une cliente fidèle. Et bien, dès que l’épicerie fermait, on voyait qu’il y avait moins de passage... » Avec un grain « d’utopie en tête et non de folie », voilà que Cyrille Souche, David Naulin et une dizaine d’amis montent leur projet autour de trois axes : « Que l’épicerie soit ouverte toute l’année, créer de l’emploi local et soutenir les producteurs locaux ». L’épicerie, sous forme d’association, n’a donc pas de but lucratif et ouvre ses portes en juin 2012. « Personne n’y croyait au début, se souvient Cyrille Souche, ni les banques, ni les fournisseurs. » Ni même le maire (lire ci-dessous).

Un chiffre d’affaires en progression

Pourtant, les habitants se sont appropriés le projet, sont venus faire leurs emplettes, et continuent encore aujourd’hui à s’approvisionner parmi un choix composé de 2 500 références ; la priorité étant donnée à des produits locaux, souvent biologiques, contribuant ainsi au maintien d’une agriculture locale, respectueuse de l’environnement. C’est le cas, par exemple, de Gilles Vincent, maraîcher. Il vend la moitié de sa production à Ma COOP - La Vie au Vert : haricots, salades, petits fruits, châtaignes... L’autre moitié à des restaurateurs. «  Et je fais toutes mes courses à l’épicerie, précise l’agriculteur. C’est une démarche éthique. » Car, l’épicerie a changé de statut. L’association existe toujours, compte 250 adhérents et anime souvent des ateliers de sensibilisation avec les bénévoles. Mais quant au fonctionnement, l’épicerie est désormais une coopérative de consommateurs depuis février 2017, avec 50 personnes qui détiennent 523 parts sociales. « En plus de donner de l’argent, les coopérateurs donnent trois heures de leur temps par mois à l’épicerie pour préparer les commandes, les livraisons, les approvisionnements...  », explique Cyrille Souche. Et ça marche ! « Même si les trois premières années ont été difficiles ». Mais personne n’a perdu espoir. Jean-Michel, Pascale, Frank, et tous les autres coopérateurs s’impliquent pour que ce lieu de convivialité perdure. D’ailleurs, quand on pousse la porte de Ma COOP - La Vie au Vert, on se claque la bise et on parle en souriant. Même le trésorier peut voir la vie en rose, ou en vert, c’est selon. « En 2012, notre chiffre d’affaires était de 95 000 €, l’an dernier il s’élevait à 275 000 €. Et sur les premiers mois de 2018, on note une augmentation de 30 % car notre salarié Alexandre Bel livre à domicile, gratuitement, toute l’année, et plus seulement d’avril à septembre », note Cyrille Souche.

Un modèle qui fonctionne donc et donne des ailes à Cyrille Souche et David Naulin comme l’envie d’aménager des ateliers, à l’étage inférieur, à côté de celui du boulanger qui vient deux fois par semaine en haute saison, et une fois par semaine le reste de l’année. Séchage de plantes aromatiques, fruits et légumes, mais aussi conditionnement et cuisine participative pourraient alors créer « un emploi ou deux à terme ». Et c’est parce que ce modèle économique est innovant en milieu rural, plaçant l’humain au centre de tout que la chambre de commerce et d’industrie de Lozère et Midi Libre ont décerné dernièrement à Ma COOP - La Vie au Vert le prix dans la catégorie Commerce, lors de la soirée des Septuors. «  Une reconnaissance », d’après Cyrille Souche. Cette bande, considérée comme des « ovnis au début », a rêvé réalité. Elle a surtout créé un autre monde, avec brio.

ANNE-MARIE VINCENT

Contacts au 04 30 0910 14.
Ouverture : du lundi au dimanche
de 8 h 30 à 12 h 30. Et du mardi
au samedi de 8 h 30 à 12 h 30,
et de 16 h à 18 h 30.

Christian Masméjean n’a pas été le premier supporteur de l’épicerie Ma COOP - La Vie au Vert. Concept novateur oblige... Mais depuis, monsieur le maire a rattrapé son retard. « C’est un lieu de vie. Avec notre agence postale et le café-restaurant,
cela crée du passage
 », se félicite l’élu de Pied-de-Borne, commune de 216 âmes,
comptant 23 hameaux. En plus de faire ses courses à l’épicerie coopérative, Christian Masméjean a décidé de faire son possible pour soutenir ce petit commerce de proximité. « Au conseil municipal, à la dernière rentrée de septembre, j’ai
demandé à ce qu’on achète les fruits et légumes bio à l’épicerie pour la cantine scolaire. Même si c’est un surcoût, on n’a pas voulu le répercuter sur le prix demandé aux parents
 », assure le maire. Au total, 27 élèves sont scolarisés dans
cette école, et 23 déjeunent à la cantine. « On essaye d’être
présent financièrement aux côtés de l’épicerie pour des projets, comme la création de leurs ateliers, entre 5 000 et 10 000 €. Pour changer le système d’alarme, ou acheter le four électrique, on était là aussi pour les aider
. »
Par ailleurs, voulant s’impliquer encore plus dans le fonctionnement de l’épicerie, la mairie va acheter une part sociale dans la coopérative.

 Panorama Coop FR

Ma COOP - La Vie au Vert est dans le Panorama Coop FR 2018

- www.entreprises.coop

 Atelier coopératif

Ce projet a 1 366 votes

La phase de votes est terminée.
Les finalistes seront annoncés le 30 avril 2018.

Nous avons besoin de vos votes ! Pour soutenir Ma COOP dans un concours national organisé par Aviva, vous pouvez apporter jusqu’à 10 votes par votant ! Il faut s’inscrire pour pouvoir y participer. Merci d’avance pour votre participation, la dotation financière permettrait la création d’activités complémentaires à l’épicerie, pour valoriser les produits locaux, lutter contre le gaspillage alimentaire, soutenir nos producteurs et créer de l’emploi dans une vallée rurale !

- Atelier Coopératif de transformation - Votez pour Ma COOP @LaFabriqueAviva !
Les activités de l’atelier vont permettre la création de nouveaux emplois locaux qui s’ajouteront aux quatre premiers emplois déjà créés par l’épicerie. La valorisation …

- Attribuer jusqu’à 10 votes à notre projet

 Trophée Septuors 2018 en Lozère catégorie Commerce

Lozère : sept entreprises distinguées lors de la soirée des Septuors

L’ensemble des entrepreneurs récompensés, aux côtés de leurs parrains et des organisateurs de la soirée.

Les premiers Septuors de la Lozère ont été remis ce jeudi 15 mars au théâtre de Mende.

En partenariat avec la chambre de commerce et d’industrie de Lozère, Midi Libre a innové, ce jeudi 15 mars, à Mende, en organisant la remise des trophées Septuors de l’économie, pour la première fois dans le département. Et de l’avis général des participants, cette cérémonie a mis en avant des entreprises performantes. des fleurons "de l’économie positive", selon l’expression de Philippe Palat, directeur de la rédaction de Midi Libre. Thierry Julier, président de la CCI, a perlé de "pépites industrielles".

Septuors Commerce Lozère 2018 : Ma coop Ma vie au vert

Résultats des prix selon les sept catégories

- Tourisme : le Vallon du Villaret. Parrain : Claude Hartmann, directeur régional d’Enedis.
- Savoir-faire : Variations créatives. Parrain : le groupe Nicollin.
- Commerce : Ma coop Ma vie au vert. Parrain : Laurent Pauzies, directeur chez -Orange des relations avec les collectivités lcoales de Lozère.
- Agro alimentaire : la SARL Verfeuille. Parrain : Jean-Michel Brun, directeur général d’Hyper U.
- Création reprise : La Fromagerie du Dolmen. Parrains : Laurent Suau, président de la communauté de communes Coeur de Lozère et Raoul Dalle, trésorier de l’office de commerce.
- Entreprise de demain : Crodarom. Parrain : Thierry Julier, président de la CCI de la Lozère.
- Prix spécial : La Doline. Marraine : Aurélie Maillols, vice-présidente de la Région.

Source : http://www.midilibre.fr/2018/03/07/lozere-septuros-pour-recompenser-le-dynamisme-economique,1636944.php

 Mon Quotidien Autrement

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Ma Coop – La vie au vert : une épicerie coopérative et rurale

De la bonne humeur, des bons produits et des projets en pagaille dans ce petit commerce de Lozère.

Ecrit par Deborah Berthier pour Mon Quotidien Autrement

Ma Coop - La Vie au Vert est devenue une épicerie coopérative en juin dernier. © DB

Ma Coop - La Vie au Vert est devenue une épicerie coopérative en juin dernier. © DB

Ici, on s’appelle par son prénom et on se fait la bise en arrivant. Trois bises, comme le veut la coutume en Lozère. Dans le petit village de Pied-de-Borne (177 habitants), tout le monde se connaît. Et tout le monde connaît le groupe de copains qui, il y a huit ans, a décidé de reprendre le dernier commerce du village. « En l’espace de quelques années, on avait été témoin de trois reprises et trois faillites, raconte Cyrille, l’un des cofondateurs de Ma Coop – La vie au vert. Un jour, on était chez des amis et quelqu’un a lancé : « Pourquoi on ne le reprendrait pas nous, ce commerce ? ». On s’est dit « pourquoi pas » et tout a commencé un peu comme ça, par hasard. »

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Un max de producteurs bio et locaux

La petite bande décide donc de se lancer. Mais pas pour en faire une épicerie comme les autres. Pas spécialement pour faire des bénéfices. Plutôt pour maintenir ce service de proximité. Et pour créer de l’emploi. Huit ans plus tard, le pari semble réussi. Certains des fondateurs sont partis, de nouveaux membres sont arrivés. Quatre personnes travaillent désormais sur place, pour assurer l’ouverture de la Coop tous les jours, toute l’année. Et le modèle économique tient la route. « On a eu du mal à faire tourner la boulangerie les premières années, mais on a désormais deux boulangers qui nous fournissent du pain chaque semaine et le reste est rodé », poursuit Cyrille.

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La Coop se fournit au maximum chez des producteurs bio et locaux. « Dans les environs, nous avons quelques chevriers, des producteurs de miel, de marrons, bien sûr, -Pied-de-Borne est à quelques kilomètres à peine de l’Ardèche, département connu pour ses nombreux châtaigniers- et des éleveurs qui nous fournissent en viande, explique David, un autre des cofondateurs. On compte également quelques maraîchers, mais ils sont rares. » Sur ce territoire cerné de gorges, les parcelles sont toutes de petites tailles et cultivées en terrasses. Impossible d’y mécaniser le travail des agriculteurs. Les fortes variations de température d’une saison à l’autre complexifie encore la tâche.

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Dans la coopérative, chacun met la main à la pâte

Chaque semaine, un camion achemine les marchandises, en provenance du Gard, du Vaucluse, ou de l’Hérault, jusqu’à l’épicerie du village de Pied-de-Borne. Ce matin-là, c’est justement jour de livraison. En plus des salariés de la coop, une poignée d’habitants attendent le camion de pied ferme. « Impossible de savoir à quelle heure exactement il va arriver, mais ça ne devrait plus tarder », glisse Alexandre. Ancien directeur de la petite école du village, il fait partie des irréductibles.

Depuis peu, l’épicerie est devenue une coopérative. Les habitants peuvent ainsi être les acteurs du dernier commerce de leur village. Souvenez-vous, on vous avait déjà parlé du modèle de la coopérative alimentaire lorsqu’on vous avait présenté le documentaire de Tom Boothe, Food Coop. A Pied-de-Borne, les consommateurs peuvent donc devenir des coopérateurs. Ils participent financièrement (la contribution est faible) au développement de la Coop et investissent un peu de leur temps dans le commerce. En venant par exemple aider à réceptionner les marchandises le jour de la livraison. Ils ont également leur mot à dire sur l’avenir de l’épicerie, puisque les différents coopérateurs s’organisent en commissions (approvisionnement, communication, financement, etc.) et que les décisions sont prises collectivement. En échange, ils bénéficient de tarifs préférentiels à la caisse.

Ma Coop - La Vie au Vert est devenue une épicerie coopérative en juin dernier. © DB

Ma Coop – La vie au Vert compte déjà 43 coopérateurs. « C’est beaucoup pour un petit village comme le nôtre, souligne David. Nous n’avons adopté le modèle de coopérative qu’en juin dernier. » Et ce n’est pas la seule nouveauté qui attend le petit commerce lozérien. « Nous aimerions développer un service de restauration-traiteur. C’est aussi une façon de valoriser nos invendus, affirme David. Parmi les projets, nous voulons également faire des fruits séchés et des herbes médicinales séchées. En filigrane, notre objectif est de continuer à créer des emplois et du lien social dans le village. »

Ma Coop – La vie au Vert, c’est déjà plus qu’une épicerie. On y vient pour boire un café, lire un magazine, accéder à Internet, prendre des nouvelles, et profiter de la bonne humeur qui règne dans le petit local, avec vue sur les Gorges du Chassezac.

Le petit village de Pied-de-Borne compte 177 habitants © DB

- Source : http://www.monquotidienautrement.com/temoignages/epicerie-cooperative/

 Synthèse 2017

Nous vous souhaitons une très bonne année 2018 et nous vous présentons nos meilleurs vœux coopératifs.

C’est le temps des vœux, mais aussi, comme souvent, l’heure du bilan.

Pour mesurer le chemin parcouru et avancer encore plus loin, nous vous proposons de lire, dans le document ci-joint, la petite synthèse non exhaustive que nous avons réalisé pour le journal de la mairie de Pied-de-Borne.

 22 Novembre 2017 : 2ème Prix national de la Fondation Crédit Coopératif

La Fondation Crédit Coopératif récompense les projets les plus novateurs et ayant un impact social dans le domaine de l’économie sociale et solidaire. Plus d’une cinquantaine d’organismes ayant mis en œuvre un projet original et exemplaire ont été récompensés au printemps par les Comités de région des sociétaires du Crédit Coopératif. 5 d’entre eux ont retenu l’attention du jury national 2017. Les prix ont été remis au cours de la 37e rencontre nationale du Crédit Coopératif le 22 novembre.

Voir Ma COOP - La Vie au Vert en ligne sur le site de la Fondation Crédit Coopératif

- Voir Ma COOP - La Vie au Vert en ligne sur le site de la Fondation Crédit Coopératif

Découvrez ci-dessous le petit film réalisé pour le Crédit Coopératif et sa fondation qui présente Ma Coop La Vie Au Vert, 2ème prix national de l’initiative en économie sociale 2017.

La Fondation Crédit Coopératif récompense les projets les plus novateurs et ayant un impact social. Le prix a été remis au cours de la 37e rencontre nationale du Crédit Coopératif le 22 novembre à Paris.

 Actifs Radio


Cyrille SOUCHE, Président de « Ma Coop, la vie au vert » nous raconte cette belle aventure citoyenne qui vient d’être récompensée par le deuxième prix de l’Initiative en Économie Sociale 2017 organisé par la Fondation Crédit Coopératif
Nous sommes en Lozère, à Pied-de-Borne, un petit village de 177 habitants. Comme dans beaucoup de territoires ruraux celui-ci a vu son dernier commerce mettre la clé sous la porte et l’histoire aurait pu s’arrêter là sans la dynamique citoyenne d’un collectif d’habitants qui a réussi à transformer cet échec en une réussite inspirante. Ils ont créés la première coopérative de consommateurs en milieu rural en France, une épicerie coopérative et participative ouverte 7/7 qui propose aujourd’hui plus de 2500 références (beaucoup de produits locaux), organise des livraisons dans les villages environnants et génère du lien social.

- La première coopérative de consommateurs en milieu rural en France

 AG 21/10/2017

AG 21/10/2017

L’Assemblée Générale de la Coopérative de consommateurs du samedi 21 octobre a réuni une trentaine de coopérateurs (ils n’étaient pas tous arrivés à l’heure de la photo ci-dessous)

AG 21/10/2017

- PV de l’AG :

- Feuille de présence :

La diffusion par Cineco du film Food Coop (initialement prévue le 20 Mai) a réuni 70 personnes.

Merci aux coopains pour le coup de main !!!



 Echos des Cévennes

L’ECHO des CEVENNES

Voici retranscris l’article publié dans L’écho des Cévennes – Trimestriel – AUTOMNE 2017 – N°131 Le Pelou dans le caleçon du notable

Pied-de-Borne : premier village lozérien tout de suite après la frontière sur la Borne. Ici l’environnement est fortement marqué par les stigmates de l’EDF mais aussi ses retombées financières. A priori, pas du tout une sociologie favorable à l’éclosion de mouvements alternatifs et pourtant !

Une lente évolution des mentalités

Les barrages sur le Chassezac et, plus loin dans le temps, les mines et le traitement des minerais ont sensiblement modifié la sociologie de ces vallées aux confins de l’Ardèche et de la Lozère. Essentiellement agricoles, ces communes ont, jusqu’à une date récente, peu connu le phénomène néo-rural tel que l’a vécu, par exemple, leur voisine Malarce/Thines. Les résidences secondaires eux aussi sont propres à ce coin : essentiellement constitués d’ « émigrés » partis travailler dans le Gard ou le Vaucluse et ayant gardé leur propriété familiale ; peu d’étrangers également. Autre particularité : l’attraction s’exerce surtout vers Villefort plutôt que vers Les Vans, à la fois plus « baba » et « bobo » que la commune lozérienne. La ruralité l’emporte sur la « branchitude ». Et voici que depuis quelques années, le phénomène « résidents secondaires » se diversifie et que des jeunes s’installent, plus nombreux, entre Pied-de-Borne et Sainte-Marguerite-Lafigère, sans doute attirés par les prix plus abordables de l’immobilier. Ces influences se font sentir dans les fêtes, les associations, les créations d’entreprises. Comme ailleurs, les mentalités évoluant, autochtones accueillants et « néo » dynamiques apportent un climat plus favorable à la création.

Sur les décombres du commerce local

Tenir une épicerie ou pire... une boulangerie dans un village rural isolé a toujours été une gageure. A Pied-de-Borne, l’épicerie ferme en 2011 après plusieurs tentatives infructueuses de reprises. La boulangerie, elle aussi, n’a connu que des déboires avant que les derniers propriétaires ne mettent la clé sous la porte. Un café-restaurant est en vente, un autre estaminet a fermé. C’est dans ce contexte que Cyrille Souche (président de l’association loi 1901 et de la Coopérative), qui me reçoit devant un café bio et équitable, décide une douzaine d’amis d’envisager la réouverture de l’épicerie. L’accueil de la municipalité d’alors (2011) est plutôt frais. Pourtant après sondage de la population et soutien du maire actuel, l’épicerie ouvre en juin 2012 sous forme d’association loi 1901, sans but lucratif donc, avec trois emplois aidés, équivalents de deux temps plein. Mais le but est de créer une entreprise viable, dans le cas présent, sous la forme d’une coopérative.

En 2016, le conseil municipal de Pied-de-Borne finance assez largement l’équipement de l’atelier boulangerie. L’AIRDIE (organisme de financement solidaire en Languedoc-Roussillon) est intervenue en 2012, à hauteur de 10 000 euros, pour la création de l’association Ma Coop La Vie au Vert, à la suite des 10 000 euros obtenus des habitants. C’est en effet, là, l’originalité du système : les citoyens sont sollicités : on leur demande d’investir chacun 100 euros, soit dix parts, dans la coopérative. Les bénéficiaires des minimas sociaux ou ceux disposant d’un revenu inférieur au SMIC peuvent n’acheter qu’une part, soit 10 euros. Sommes remboursables à tout membre souhaitant quitter la coop. 36 coopérateurs ont aujourd’hui des parts dans l’épicerie. En 2016, le bilan est positif et des subventions demandées en 2012, à différents niveaux, permettent enfin, en 2014, de se doter d’un camion pour les livraisons et les marchés. Entre-temps, un catalogue a été édité et les locaux ont été équipés. La première coopérative de consommateurs en milieu rural de France et la seule de Lozère a désormais le vent en poupe.

Bio, local, éthique

Ici, la philosophie... et la pratique sont résolument tournées vers l’intérêt de la population, consommateurs et producteurs réunis : l’exact contraire du sytème marchand incarné par la grande distribution. Le magasin peut se prévaloir d’afficher 1000 références de produits bios dont une centaine issue du terroir immédiat ou voisin ; parfois sur de bons conseils, la coopérative va acheter un peu plus loin comme pour le vin bio de Tornac (Gard), par exemple. Un grossiste bio de Carpentras permet de compléter le stock. Pour le reste, on y trouve, comme dans n’importe quelle épécierie, les produits de consommation de masse : sodas ou pâtes à tartiner.

La question des prix, fondamentale dans le rapport consommateur-producteur, semble avoir trouvé ici une réponse satisfaisante. Cyrille m’assure que, sur la partie bio et locale, les prix pratiqués par la Coop sont tout à fait raisonnables et peuvent satisfaire le consommateur comme rémunérer le producteur à l’aune de de son travail. Sur les prix des articles courants évoqués plus haut, la coop ne peut évidemment pas s’aligner sur les supermarchés (cf. chapitre sur la grande distribution). Sa marge est de 30%, tous produits confondus. L’épicerie est ouverte 7 jours/7 et peut livrer à domicile et un salarié-coopérateur assure une présence sur trois marchés dans la semaine. Les coopérateurs, « consommacteurs » ou simples clients, viennent des communes voisines. Gratifiée par son succès, l’équipe de base aimerait maintenant reprendre un restaurant sur le même mode et y cuisiner les produits bios qu’elle vend. Si ça n’est pas possible à Pied-de-Borne, peut-être aux Vans ?

Quand le grande distribution dicte sa loi

Mammouth n’écrase pas seulement les prix mais les gens. On voit à travers le mécontentement paysan combien les producteurs sont pressurisés par la grande distribution. Si le consommateur s’habitue ainsi à des prix plus bas, il n’est pas forcément gagnant sur la qualité et paie parfois ses économies au prix d’une désertification de sa campagne ou de son village. Ce qu’on sait moins c’est la concentration des grossistes et des plateformes d’achat et la pression ainsi exercée sur le commerce de proximité. Cyrille me démontre, chiffres et exemples à l’appui, comment fonctionne un système délibérément conçu pour faire crever les petites épiceries et établir un monopole de fait des supermarchés.

Un seul grossiste alimentaire (Magne) se charge de livrer tous les petits commerces type Casino, Vival ou les indépendants comme Ma Coop. Un seul transporteur (Galdis) achemine sur la Lozère les produits bios, le frais et le surgelé en provenance des fournisseurs et grossistes de la coop. Pour lui, peu importe alors que vous soyez en rupture de stock ou au contraire que vos produits atteignent la date de péremption, la livraison se fait une fois par semaine, à jour et heure fixes. Le prix des articles de consommation courante est difficile à battre, surtout pour un épicier « normal » qui doit s’assurer une rémunération. L’exemple d’une bouteille de Coca, achetée 1,45 euro hors taxe par la Coop, se vend en moyenne 1,40 euros en supermarché. On comprend à travers cet exemple que l’intérêt du système coopératif réside dans la proximité avec les producteurs (pas d’intermédiaires), la recherche de la qualité (bio), le renoncement au profit (mais non pas à l’équilibre des comptes et à la rémunération des salariés). Les petits épiciers, qu’on pourrait parfois prendre pour des rapaces, n’ont, en réalité, que très peu de prise sur leurs prix de vente. Ceux-ci leur sont imposés ou vivement suggérés par les enseignes.

Penser globalement, agir localement

C’est un slogan volontiers utilisé par les écologistes. A Pied-de-Borne, il prend tout son sens. S’il est utile de manger sainement, il est tout aussi utile de défendre la ruralité et le commerce de proximité contre la concentration capitaliste et la « malbouffe ». Le commerce de proximité c’est une chose mais encore faudrait-il ne pas profiter de cette position pour arnaquer ses concitoyens en pratiquant des prix prohibitifs comme chaque été dans la plaine de Berrias-Grospierres. Une raison de plus pour saluer la démarche résolument politique de Ma Coop : créer avec l’argent du peuple (subventions et prêts des habitants) pour bien nourrir le peuple à prix abordable. Petit geste à la « Colibri » me direz-vous ? Oui mais ici, ni entreprises ni mécènes du show-biz pour financer. Pas d’avantage de T-shirt bio-équitables à 50 euros pièce mais une création, pour le coup, citoyenne avec l’argent public. A un degré plus modeste, Ma Coop me rappelle la Féria de Consumo Popular que j’ai pu observer au Vénézuela de Chavez ou dans les entreprises autogérées que j’ai visitées là-bas en milieu rural.

La Coopérative de Consommateurs

Précisons d’abord, pour éviter les confusions, qu’une association des amis de la coopérative anime toujours la partie non marchande du système, les relations avec les bénévoles et la communication. La coopérative, elle, achète, vend et rétribue. Ma Coop est une épicerie coopérative innovante à but non lucratif gérée et gouvernée par ses membres, pour ses membres. Tout le monde cependant peut y faire ses courses. Chaque coopérateur dispose en assemblée générale d’une voix quel que soit son nombre de parts. Les engagements du coopérateur : investir 100 euros et consacrer trois heures de travail (dans son domaine de compétences) par mois au fonctionnement du magasin. En retour, il bénéficie de ristournes sur les prix et peut détenir un compte.

Nouvelle vague

La coopérative de consommateurs renoue avec la tradition des coopératives de consommateurs du 19e siècle. Aujourd’hui le mouvement, encore timide, renaît. L’exemple phare : la Park Slope Food Coop de New York avec ses 16000 coopérateurs et son succès fulgurant (voir le film FOOD Coop). A Paris est ouvert le premier supermarché coopératif de France avec plus de 5000 membres (La Louve). En ce moment une vingtaine de coopératives de consommateurs est en cours de création un peu partout dans les villes de France. Ma Coop a décidé d’adhérer à ce mouvement national représenté par la Fédération Nationale des Coopératives de Consommateurs (FNCC).

Notre pain quotidien

La fourniture de pain en milieu rural a toujours été un problème. Pendant trois ans, la coopérative s’est attaché les services de deux boulangers qui se relayaient à la tâche. Le sytème s’est vite révélé ingérable. La Coop a signé un contrat avec un boulanger de Pourcharesse et depuis l’été dernier, elle accueille Jean-Marie, nouvel artisan boulanger de la vallée. Un grand choix de pains bios est disponible sur commande.

 Eté 2017 en images

 Reportage TF1 13H 10/07/17

Lozère : l’épicerie-coopérative qui fait vivre le village

Lozère : l’épicerie-coopérative qui fait vivre le village

COMMERCE - A Pied-de-Borne en Lozère, le seul commerce du village - une épicerie - allait fermer il y a cinq ans. Mais sous l’impulsion de tout le village, elle a pu résister sous forme d’une coopérative. Au plus grand bonheur de tous.

Ce reportage est issu du journal télévisé de 13h du 10 juillet 2017 présenté par Jean-Pierre Pernaut sur TF1.

- http://www.lci.fr/france/lozere-l-epicerie-cooperative-qui-fait-vivre-le-village-2058105.html

 Nouveau montage France 3 Auvergne pour France Info

 Reportage France 3 Occitanie

Lozère : les clients s’unissent pour sauver l’épicerie du village

Ma Coop dans le 19/20 de France 3 Languedoc Roussillon. Merci à tous les coopérateurs pour l’aide apportée.

La première épicerie coopérative de Lozère existe depuis début mai. A Pied-de-Borne, les habitants ont sauvé leur dernier commerce de proximité.

A Pied-de-Borne, en Lozère, les habitants du village ont sauvé le dernier commerce. Ils ont mis de l’argent et surtout donné de leur temps chaque semaine pour faire vivre leur épicerie et conserver ce lieu de convivialité.
Ils ont crée la première coopérative de consommateurs de Lozère.

Les clients de l’épicerie se sont unis pour sauver le commerce de Pied-de-Borne, en Lozère - 7 juin 2017 / © France 3 LR

Ils sont une trentaine environ à faire tourner l’épicerie. Tous sont à la fois clients, employés et actionnaires de ce commerce. Ils ont choisi de faire tourner ensemble la dernière boutique du village.

- Le reportage d’Ophélie Lepiver et Yannick Leteurnier :

Lozère : les clients s’unissent pour sauver l’épicerie du village

Le principe est simple : Les clients s’unissent pour faire vivre un lieu de vente. Ils s’engagent dans la vie du magasin et obtiennent un droit de décision sur son fonctionnement, ainsi qu’une remise sur leurs achats

" On est des consommateurs qui avons besoin d’avoir localement une sorte de garde-manger. Et c’est le principe même de la coopérative de consommateurs, ce sont des consommateurs qui s’unissent pour définir ce qu’ils veulent manger, quels types de produits, quels types de qualité et à quel prix "

Les habitants travaillent dans l’épicerie environ 3 heures par mois contre une réduction sur les produits et surtout la garantie de voir perdurer ce dernier commerce de proximité.

L’épicerie est ouverte tous les jours de l’année.

 Ma COOP en couv du Midi Libre

Le jour de l’Assemblée Générale Extraordinaire de l’Association Ma COOP - La Vie au Vert, qui a validé à l’unanimité le transfert de l’actif de l’Association à la SAS Coopérative de Consommateurs au 1er Janvier 2018, nous faisions la couverture du Midi-Libre Edition Lozère :

Couverture du Midi-Libre Edition Lozère du 20 Mai 2017, jour de l'AGE de l'Association Ma COOP - La Vie au Vert

- En savoir plus sur l’AGE de l’Association Ma COOP - La Vie au Vert du 20 Mai 2017

 Prix d’Honneur de la Fondation Crédit Coopératif

/ MA COOP LA VIE AU VERT /
Première coopérative de consommateurs en milieu rural de France, Ma Coop la vie au vert, est l’idée d’un collectif d’amis et d’habitants de Pied-de-Borne en Lozère. Après la fermeture du dernier commerce du village, ils décident de monter leur épicerie. 5 ans, 200 adhésions, 3 emplois et 100.000 tickets plus tard, la coopérative est devenue un lieu de vie pour toute la vallée, où l’on vient faire ses courses mais aussi discuter, trouver un accès internet, prendre un café. Bientôt la coopérative étendra ses services en assurant la livraison dans les villages cévenols dépourvus de commerce.

- > http://cdurable.info/Ma-Coop-La-Vie-au-Vert.html

MA COOP LA VIE AU VERT a reçu le 20 Avril 2017 le Prix d’honneur de la Fondation Crédit Coopératif

Jeudi 20 Avril à Montpellier, la Fondation du Crédit Coopératif nous a remis le prix d’honneur de l’initiative en économie sociale 2017 de la Région Languedoc Roussillon. Une récompense honorifique avec une dotation financière pour encourager la démarche de notre Coop. Merci aux équipes du Crédit Coopératif pour avoir retenu notre dossier.

MA COOP LA VIE AU VERT a reçu le 20 Avril 2017 le Prix d’honneur de la Fondation Crédit Coopératif

À propos de la Fondation Crédit Coopératif

La Fondation Crédit Coopératif met en oeuvre la politique de mécénat du Crédit Coopératif. Elle noue des partenariats avec les mouvements et structures de l’économie sociale pour soutenir un développement durable, améliorer la cohésion sociale, faire connaître et reconnaître l’économie sociale et solidaire. Son action a été récompensée par 3 prix de l’Admical, la distinction de Grand Mécène de la culture ainsi que le Trophée du mécénat d’entreprise pour l’environnement et le développement durable.

- Contact Fondation Crédit Coopératif : Marine Leenhardt

 MA COOP devient une coopérative de consommateurs

Ma Coop La Vie Au Vert, Coeur de Village et Coopérative de Consommateurs

MA COOP devient en 2017 une Société Coopérative par Actions Simplifiée à Capital Variable à but non lucratif immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Mende et s’inscrit dans une démarche émergente et innovante en France : les supermarchés coopératifs. Complètement différent, ici pas de clients mais des coopérateurs et des bénévoles, des prix qui se veulent plus bas pour des produits de meilleure qualité, une sorte d’utopie de la distribution qui devient réalité en France. Leur source d’inspiration ?

Le film FOOD COOP retrace cette belle expérience sociale aux Etats-Unis

La "Park Slope Food Coop". Là bas, à New York, depuis 40 ans qu’elle existe au cœur de Brooklyn, on fait la queue 40 minutes aux caisses et on doit y travailler obligatoirement 2h45 par mois pour avoir le droit d’y faire ses courses ! 16 000 personnes font partie de cette coopérative qui a doublé sa surface de vente par deux pour répondre à la demande et doit encore s’agrandir aujourd’hui. Côté qualité, on parle de la meilleure alimentation de la Big Apple avec des prix très très bas : un modèle coopératif.

Un film, intitulé FOOD COOP, actuellement en salles a d’ailleurs été réalisé sur cette expérience par Tom BOOTH qui est aussi le co-fondateur de La Louve à Paris sur le point d’ouvrir ses portes : ce sera le premier supermarché coopératif en France rue des poissonniers dans le 18e arrondissement avec ses 2000 membres. Une vingtaine de coopératives de consommateurs sont en cours de création partout en France réunissant des milliers de coopérateurs : Rennes, Bordeaux, Montpellier, Nancy, Toulouse, Marseille, Lille, Grenoble, Orléans, Grasse ou Nantes...

Ma Coop a décidé d’adhérer à ce mouvement national représenté par la Fédération Nationale des Coopératives de Consommateurs (FNCC). Son secrétaire général a souhaité rentrer dans le capital de notre coopérative avec l’Institut du Développement Coopératif, nous permettant de bénéficier de son expertise et de la force de son réseau.

Parce que nous sommes la seule épicerie de la vallée, elle restera toujours ouverte à tous les habitants et à toutes les personnes de passage.

Par contre, pour bénéficier des réductions sur l’ensemble des produits et des achats groupés, il faut devenir sociétaire de la coopérative et, pour participer au projet, adhérent à l’association des Amis de Ma Coop – La Vie au Vert.

 Ma COOP, c’est vous, c’est moi, c’est nous … et pour nous (re)joindre, c’est facile !

Statuts fondateurs de la SAS Ma COOP - La Vie au Vert

Ma Coop est une épicerie coopérative innovante, à but non lucratif, gérée et gouvernée par ses membres, pour ses membres : les coopérateurs. Leur participation active à la gestion du projet offre aux coopérateurs l’accès à des produits à prix réduit en priorité issus de l’agriculture durable et de circuits courts. Ce qui favorise l’économie locale et permet de payer les producteurs au juste prix. Tout en redonnant du sens à la consommation, Ma Coop souhaite continuer à faire vivre un lieu d’échanges, de solidarité, de partage et de sensibilisation aux enjeux alimentaires actuels.

Tout le monde peut y faire ses courses. Pour bénéficier de tarifs avantageux,
il suffit de devenir coopérateur, c’est à dire participer au financement, à la gouvernance et au fonctionnement de Ma Coop. Dans la tradition des coopératives de consommateurs du 19ème siècle, les décisions sont collectives, un coopérateur dispose d’une voix quel que soit son nombre de parts. Ma Coop s’engage à rendre la coopérative accessible à tous, en répondant aux besoins et aux choix alimentaires de ses membres.

Les engagements des coopérateurs :

- Investir 100 €, soit 10 parts de la coopérative. Les bénéficiaires des minimas sociaux ou disposant d’un salaire inférieur au SMIC peuvent n’acheter qu’une part soit un investissement de 10 €. Une somme remboursable à tout membre qui souhaite sortir de la coopérative.

- Donner 3 h : les membres de la coopérative assurent, aux côtés des salariés, les tâches nécessaires au bon fonctionnement du magasin 3 heures consécutives toutes les 4 semaines : caisse, stock, administratif, logistique, commission communication, fournisseurs ou produits ...

 Statuts fondateurs

Devenir coopérateur signifie adhérer sans réserve aux statuts fondateurs de Ma COOP - La Vie au Vert, Société coopérative par actions simplifiée à capital variable immatriculée au RCS de MENDE sous le N° SIREN 827 859 448.

En toute honnêteté les demandes administratives cumulées de la Banque, du Centre de Formalités des Entreprises de la CCI de Lozère puis du Greffier du Tribunal de Commerce de Mende ont conduit à trois mois de retard dans l’immatriculation de la 1ère coopérative de consommateurs en Lozère ... Il a donc fallu essuyer les plâtres !

Un projet qui veut remettre l’humain au coeur de son territoire rural et le rendre acteur de son alimentation responsable, bio et locale, c’est l’évidence ! ...

Si notre expérience de ce parcours du combattant administratif peut vous aider, alors inspirez-vous de nos statuts et bulletins pour faire votre expérience sur votre territoire et n"hésitez pas à prendre contact avec nous pour coopérer ...

- Télécharger les Statuts fondateurs de la SAS Ma COOP - La Vie au Vert

 Bulletin de souscription

Bulletin de souscription à Ma COOP - La Vie au Vert - SAS Coopérative de consommateurs

Pour devenir coopérateur :

- Téléchargez le bulletin de souscription,

- Remplissez le et déposez le à Ma COOP - La Vie au Vert.

 Pour en savoir plus

- Carnets de Campagne sur France Inter. Philippe Bertrand consacrait une de ses émissions en Lozère à notre projet. A (ré)écouter ici.
- Une présentation de notre projet sur CDURABLE.Info, à lire ici.

- Télécharger l’article de synthèse du Projet Ma COOP, l’Association qui devient une SAS Coopérative de consommateurs, publié dans le bulletin municipal 2017 de Pied de Borne

ps :

Pour rejoindre la Coopérative contactez-nous :

- par mail : macoop@cdurable.info
- par courrier : Ma Coop La Vie Au Vert Place Edouard Fournier 48800 PIED DE BORNE
- par téléphone : 04 30 09 10 14