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Un Mondial « vert »

Le Comité d’organisation local (COL) de la Coupe du Monde de la FIFA 2006 se prépare à jouer un une-deux d’un genre particulier au cours des 276 prochains jours. L’UNEP (United Nations Environment Programme), le programme environnemental des Nations Unies (PNUE), a en effet accepté d’apporter son concours à ce programme ambitieux. L’accord a été signé mardi 6 septembre à Berlin par le Ministre de l’environnement, M. Jürgen Trittin, Klaus Töpfer, directeur exécutif de l’UNEP, et Horst R. Schmidt, premier vice président du COL.

« Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe du Monde de la FIFA, c’est-à-dire le plus grand événement sportif de la planète, les préoccupations environnementales vont tenir un rôle de premier plan, que ce soit au cours des mois qui précèdent ou lors de la compétition elle-même. De nos jours, la plupart des organisateurs d’événements sportifs reconnaissent qu’il est impératif de prendre en compte l’impact de telles manifestations sur l’environnement. Green Goal, le programme environnemental de la Coupe du Monde de la FIFA 2006 est un projet ambitieux qui vise à réduire au maximum les effets négatifs d’un afflux massif de touristes sur la nature allemande. Je tiens donc à féliciter le Comité d’organisation pour ses initiatives originales en faveur de la protection de la nature », a notamment déclaré Klaus Töpfer.

Le PNUE apportera son soutien au COL dans la mise en application des différents projets, ainsi que dans l’exposition des grands thèmes liés à l’environnement. Le PNUE apportera son professionnalisme et son expérience en matière de communication au cours des mois qui précèderont la Coupe du Monde de la FIFA 2006. Sous l’impulsion de Green Goal, de nombreux ateliers communs ainsi que diverses manifestations devraient prochainement être organisés.

Klaus Töpfer sera l’ambassadeur de Green Goal

Klaus Töpfer a également décidé de s’engager personnellement dans la bataille pour l’environnement : en tant que premier ambassadeur du projet Green Goal, sa tâche prioritaire consistera à améliorer la visibilité des questions d’écologie tout au long du tournoi. Pour l’aider dans cette tâche, M. Töpfer pourra avant tout compter sur ses nombreuses relations dans les institutions qui se consacrent quotidiennement à la protection de l’environnement, un peu partout dans le monde. « Nous sommes vraiment ravis de recevoir le concours d’un homme d’expérience comme Klaus Töpfer. C’est véritablement un plus pour nous de pouvoir le compter dans notre équipe d’ambassadeurs internationaux. Son engagement prouve que nous avons eu raison de vouloir faire de l’environnement l’un des thèmes majeurs de cette Coupe du Monde de la FIFA », s’est réjoui Franz Beckenbauer, le président du COL.

La première Coupe du Monde de la FIFA contre le réchauffement climatique

La Coupe du Monde de la FIFA 2006 devrait être la première compétition de l’histoire à lutter officiellement contre le réchauffement climatique. La fédération allemande de football (DFB) a ainsi investi quelque 500 000 € dans un vaste programme d’aide à Tamil Nadu, une région d’Inde durement touchée par le tsunami. Une partie essentielle de ce programme concerne la réduction de près d’un tiers des 100 000 tonnes d’émission de gaz d’échappement provenant des problèmes de circulation en Allemagne. « Nous devrions ainsi apporter une contribution considérable au projet le plus ambitieux du programme Green Goal, qui vise à faire de cette Coupe du Monde de la FIFA 2006 le premier tournoi international à lutter contre le réchauffement climatique. Nous espérons que notre enthousiasme va entraîner l’adhésion de nouveaux partenaires qui apporteront à leur tour leur pierre à l’édifice. Il est du devoir de chacun de faire de cette compétition une première dans l’histoire du sport de masse », a expliqué Horst R. Schmidt.

Un projet de réduction d’émissions toxiques conçu spécialement pour la Coupe du Monde de la FIFA 2006

Ce projet auxiliaire s’intitule « Family Clean Energy Packages ». Conçu spécialement pour la Coupe du Monde de la FIFA 2006 et le programme Green Goal, il a pour but d’apporter une alimentation équilibrée et respectueuse de l’environnement aux habitants d’un petit village situé dans une région du sud-est asiatique ravagée par le tsunami. Cette expérience devrait contribuer à protéger le climat local, tout en améliorant la qualité de vie des habitants. « Il était très important pour nous de contribuer à la protection de l’environnement, mais aussi de soulager les popula-tions qui ont souffert du passage du tsunami. Ce projet a tout de suite fait l’unanimité car il réunit parfaitement les deux aspects de nos préoccupations », poursuit M. Schmidt.

Tout commence en Inde

Environ 75 % de la population indienne vit en milieu rural, souvent dans des conditions très difficiles. L’un des grands problèmes qui se posent à ces populations consiste à trouver des sources d’énergies pour cuisiner. Dans les petites maisons ou dans les cahutes, les gens cuisinent souvent sur de grands fourneaux ouverts, alimentés à l’essence ou au bois de chauffage. De telles pratiques présentent des risques, que ce soit pour le climat de la planète ou pour les la sécurité des personnes. En effet, la fumée dégagée par les fourneaux peut provoquer des maladies respiratoires et pulmonaires.

Ces problèmes sont plus sensibles encore dans les régions touchées par le tsunami. En effet, le bois de chauffage est particulièrement difficile à trouver sur les terres ensablées ou submergées. Dans le même temps, les habitants doivent chauffer l’eau potable pour la purifier. Il faut donc avoir recours à l’essence, une solution coûteuse et dommageable pour l’environnement, qui ne fait qu’aggraver la situation des familles sur place.

La cuisine au gaz naturel offre des avantages écologiques, sociaux et économiques

Afin de répondre à ces préoccupations, le programme « Family Clean Energy Pac-kages » fournit à chaque famille de la région choisie un système de combustible naturel. Cette solution permet de répondre favorablement aux préoccupations environnementales tout en veillant à la santé des ménages. Les Indiens y trouveront de nombreux avantages : le fumier de vache, qui sert de combustible dans le cas pré-sent, transite par un conduit jusque dans le réchaud de la maisonnée. Ce combustible remplace avantageusement l’essence ou le bois. Ainsi, le climat de la planète est parfaitement protégé et les ressources locales de bois sont également ménagées.

Les installations sont construites par des entreprises locales payées avec les fonds versés par la DFB. L’utilisation de combustible naturel est une solution qui a déjà été testée avec succès dans de nombreux villages du sud-ouest indien. La construction des annexes locales et les installations se font simultanément dans toutes les habitations du village. Les maisons qui ont le plus souffert du passage du tsunami sont préalablement assainies. Le programme a même prévu de mettre des vaches à la disposition des familles les plus démunies, afin d’améliorer la situation économique des habitants de ces régions sinistrées. Les personnes concernées pourront ainsi gagner un peu d’argent en vendant le lait produit par leurs vaches.

La réduction de CO2 selon les critères de Green Goal

Le projet « Family Clean Energy Packages » répond à toutes les exigences du pro-gramme Green Goal pour une Coupe du Monde de la FIFA 2006 contre le réchauffement climatique.

1. La Coupe du Monde de la FIFA 2006 doit être l’occasion de participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, nuisibles pour l’environnement.

2. Le projet offre également des alternatives pour les combustibles domestiques traditionnels (essence et bois) tout en participant à l’amélioration des conditions de vie des populations locales. Il répond également aux critères mis en place par le projet Clean Development Mechanism (CDM) dans le cadre des accords de Kyoto, ainsi qu’aux Gold Standards, un critère de qualité mis en place par plusieurs associations mondiales de lutte contre l’émission de gaz toxiques.

L’émission de gaz à effet de serre est constamment mesurée et évaluée. Ce projet se distingue avant tout de ses prédécesseurs par le souci de protéger l’environnement tout en venant en aide aux populations durement touchées par le passage du tsunami dans la région. L’amélioration de la qualité de vie de ces personnes est donc l’un des points essentiels de ce programme.

Un partenariat solide autour du projet « Family Clean Energy Packages »

Le projet a reçu un accueil très favorable, comme en témoigne le fait que la BASE (l’Agence de Bâle pour l’Energie Durable), l’un des centres de coopérations mis en place par le Programme des Nations Unies pour l’environnement, le PNUE, et l’une de ses organisations partenaires en Inde, Women for Sustainable Development (WSD), l’aient repris à leur compte. C’est WSD qui a été chargé de négocier les détails de la mise en place de ce projet avec les autorités locales en Inde. Cette coo-pération est essentielle afin de s’assurer que l’aide répond parfaitement aux besoins des populations sur place. Elle garantit également une utilisation optimale des moyens mis à la disposition des organisations de terrain.

Green Goal ?

Pour aller au-delà des exigences de la FIFA en matière d’environnement, la DFB et le Comité d’organisation local de la Coupe du Monde de la FIFA 2006 se sont engagés sur un programme ambitieux, qui vise à faire de cet événement planétaire une manifestation respectueuse de l’environnement. C’est dans ce but qu’a été créé le projet Green Goal, qui vise à proposer des objectifs chiffrés dans quatre domaines spécifiques : eau, déchets, énergie et transports. Le but avoué est d’aboutir à l’organisation de la première Coupe du Monde de la FIFA de l’histoire contre le réchauffement climatique.

Mieux connaître le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE)

Le PNUE est non seulement le Programme des Nations Unies pour l’environnement, mais aussi la conscience mondiale pour tout ce qui touche à l’écologie. Créé en 1972 pour donner les grandes lignes de la protection environnementale, encourager les pays et les peuples du monde à accorder davantage d’attention à ces questions, pour informer et pour aider les populations nécessiteuses à accéder à un meilleur niveau de vie sans pour autant compromettre l’avenir des générations futures. L’un des principaux objectifs de le PNUE est de faire de l’écologie un thème de société majeur et de promouvoir toutes les actions de protection de l’environnement.

Depuis 1994, le PNUE a mis en place un programme Sport et Environnement visant à faire prendre conscience aux organisateurs de grandes manifestations sportives de l’importance de l’écologie pour l’avenir de notre planète. En février 2003, le conseil de le PNUE a approuvé un texte qui propose une stratégie sportive et environnementale visant à créer un lien puissant entre ces deux thèmes au sein des populations, en particulier chez les jeunes. Ce programme passe également par une prise de conscience écologique des grandes organisations sportives, qui doivent contribuer à faire de la protection de l’environnement un souci quotidien. Enfin, le programme préconise un partenariat avec diverses organisations sportives, fédérations et clubs afin d’améliorer la visibilité de thèmes liés à l’écologie.

Pour plus d’informations concernant le projet basé en Inde, vous pouvez contacter :
BASE
Basel Agency for Sustainable Energy (BASE) ; Virginia Sonntag O’Brien ; Bäumleingasse 22; CH-4051 Basel; Tél. : +41 (0)61 274 04 80; e-mail:
virginia.sonntagob@energy-base.org

La BASE est une association déclarée d’utilité publique. Son siège se trouve à Bâle mais elle possède des antennes en Allemagne et en France. La BASE fait partie des partenaires officiels du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Le premier objectif de la BASE est de réunir des fonds afin de financer des programmes d’économie d’énergie ou de promotion des énergies renouvelables. La BASE participe activement à la réalisation de projets énergétiques, dans les pays en voie de développement comme dans les pays industrialisés.

Öko-Institut
Öko-Institut e.V.; Christian Hochfeld, Martin Cames; Novalisstraße 10; D-10115 Ber-lin; Tél. : 030-28048680; e-mail: c.hochfeld@oeko.de, m.cames@oeko.de

L’Öko-Institut est une association à but non lucratif fondée en 1977. Elle compte aujourd’hui quelque 3 500 membres. Elle est aujourd’hui reconnue comme l’une des organisations indépendantes les plus qualifiées d’Europe sur les questions de développement durable. L’institut emploie chaque année plus de 100 personnes qui travaillent sur 150 projets différents. Grâce à son réseau international et en partenariat avec des mécènes ou des clients, l’institut élabore régulièrement des stratégies locales et nationales pour un développement durable.

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