Projet Corse : une Unité de Valorisation Énergétique (UVE) pour le développement durable ? Non, un incinérateur pour la pollution de l’île !

Extrait de La newsletter du CNIID du 09 juillet 2008 :

Alors même que le Président du SYVADEC (Syndicat promoteur du l’UIOM) annonçait à la presse, il y a presque un an, l’abandon du projet d’incinérateur dans le centre Corse, voilà que ce projet ressurgit de manière détourné et se retrouve désormais intégré dans le projet de PADDUC (Plan d’aménagment et de Développement Durable de la Corse). Ce document doit fixer les objectifs du développement économique, social et culturel de l’île, ainsi que ceux de la préservation de son environnement (sic !). Sur la question des déchets, ce plan se base sur le PIEDMA (Plan Interdépartemental d’Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés), plan obsolète dont les associations réclament la révision depuis longtemps : l’abandon de l’incinérateur ne sera effectif et certain qu’à partir du moment où ce plan aura été révisé. Qu’attend donc l’Assemblée de Corse pour le réviser ? Il est urgent et nécessaire de signer la pétition du « Collectif contre l’incinération en Corse » pour demander la révision du plan

Le Collectif nous informe que l’assemblée de Corse recevra le Syvadec, vendredi 11 juillet à 9 h 30 à Ajaccio, pour une audition. Le Collectif sera présent et organisera une conférence de presse, à 15 h devant les grilles du Palais Lantivy, afin d’exprimer sa position sur les déclarations qui seront faites. Toute personne sur place sera la bienvenue.

– Téléchargez les éléments du PADDUC se référant à l’incinérateur avec analyse critique du Collectif.pdf

Vous trouverez ci-dessous le lien vers une vidéo sur la position du Collectif, enregistrée il y a quelques semaines :

– Vidéo : Pourquoi infliger un incinérateur à l’île de Beauté ? – Le préfet, les politiques, la multinationale et les défenseurs de l’environnement

Interview vidéo de Marie-Dominique Loye-Pilot, maître de conférences (aujourd’hui à la retraite) à l’Ecole Normale Supérieure et porte-parole du Collectif contre l’incinération des déchets en Corse.
Propos recueillis par Enrico Porsia

Contact : Sébastien LAPEYRE

Lire aussi

L’eau n’attendra pas : pour réussir la transition hydrique de la France

À moins de six mois de l’élection présidentielle, les Acteurs du Traitement des Eaux de la Parcelle (ATEP) interpellent les candidats sur la gestion de l’eau en publiant « L’eau n’attendra pas », un manifeste qui formule dix propositions concrètes pour la période 2027-2032.

Cinq associations lancent un Pacte national pour faire des sols vivants une priorité

Alors que 89 % des sols agricoles de l'Union...

Investir dans notre avenir : L’innovation sociale par la preuve

"Investir dans notre avenir" : ce thème de la...

La transition écologique à l’âge des preuves, une évolution inévitable pour 68% des français

Que font les crises successives à l'opinion et à...

Newsletter

Sur Cdurable

Réseau des Ordonnances Vertes : unir les territoires pour protéger la santé dès la grossesse

Le Réseau Ordonnances Vertes veut faciliter l'accès à une alimentation bio, sensibiliser aux perturbateurs endocriniens et renforcer la prévention en santé environnementale.

Immobilier : après le DPE, la qualité environnementale du quartier devient un nouveau critère de choix !

Deux appartements affichent le même DPE, la même surface...

De la théorie du donut à l’outil pour une approche durable de l’avenir

Comment concilier la satisfaction des besoins humains fondamentaux avec...

L’eau n’attendra pas : pour réussir la transition hydrique de la France

À moins de six mois de l’élection présidentielle, les Acteurs du Traitement des Eaux de la Parcelle (ATEP) interpellent les candidats sur la gestion de l’eau en publiant « L’eau n’attendra pas », un manifeste qui formule dix propositions concrètes pour la période 2027-2032.

Paul de Vulpian, cofondateur de Villa Hélène, voit le potentiel thérapeutique des champignons pour la médecine de demain

Saviez-vous que trois des plus grandes révolutions médicales du XXe siècle doivent leur existence … aux champignons ? Et ce n'est pas une plaisanterie...

Cinq associations lancent un Pacte national pour faire des sols vivants une priorité

Alors que 89 % des sols agricoles de l'Union européenne présentent des signes de dégradation, cinq associations engagées dans la transition agricole appellent les...