La mer à boire – un documentaire vidéo d’Arte et l’occasion d’un point sur le dessalement de l’eau

Les usines de déssalement de l’eau de mer se multiplient sur la planète. Selon Courrier International qui consacre un dossier au sujet, 200 sont en projet en Californie. Les grandes villes Australiennes ne sont pas en reste. La plus grande unité, située près de Melbourne, devrait coûter dans les 2,9 milliards de dollars américains. Plus prés de nous l’Espagne confrontée à de graves pénuries d’eau s’engage sur cette voie. Conditions nécessaires toutefois à ce genre d’éclosion : du soleil et de l’argent. Un caprice d’enfants riches persuadés qu’ils peuvent maîtriser mère nature plutôt que de changer leurs comportements.

Selon certaines projections, la capacité mondiale de dessalement devrait pratiquement doubler d’ici à 2015. Selon les derniers chiffres de l’Association internationale du dessalement, il existe actuellement 13 080 usines de dessalement en activité dans le monde. C’est une activité industrielle en très forte croissance annuelle. La capacité installée chaque année augmente en moyenne de plus de 10% par an. Grâce en grande partie aux français, à leurs grands groupes qui se sont construits autour de l’eau et qui reviennent au secteur d’origine qui a fait leur fortune. C’est ainsi le groupe Veolia qui a réalisé l’usine d’Ashkelon en Israël. Un complexe ultramoderne utilisant la technique de dessalement par osmose inverse qui produit 320 000 m³/jour, et peut couvrir les besoins en eau potable de plus d’un million de personnes.

Sur la Terre est communément désignée comme « la planète bleue », les Océans couvrent 71 % de sa surface et contiennent 97.2 % du volume d’eau de notre planète. De l’eau salée essentiellement. Le problème, on l’avait un peu oubliè dans nos contrées, c’est que l’eau douce est une ressource rare (2,8%), inégalement répartie.

La rareté de la ressource en eau douce se précise encore plus quand il apparaît que ces 2,8% se ventilent entre les glaciers et les calottes polaires (2.2 %), les nappes souterraines (0.6 %) alors que les cours d’eau et les lacs ne représentent qu’une quantité insignifiante (environ 0.01 %). Ressource limitée d’un côté, demande croissante de l’autre. La population mondiale continue à croître et les secteurs industriels et agricoles sont toujours plus gourmands.

Si la moitié des usines de déssalement se situe au Moyen-Orient ce n’est pas un hasard. La technique utilisée requiert de grandes quantités d’énergie, ce qui implique un coût que seuls des pays riches peuvent acquitter. Alors que selon l’accès à l’eau est un problème qui touche plus d’un milliard d’individus, une poignée de privilégiés s’affranchit de toutes contraintes en recourant à une technologie polluante.

Face à la demande les procédés de traitement évoluent vite. Les techniques dites thermiques (par évaporation) représentaient il y a encore quelques années la principale technologie employée. L’osmose inverse, du fait d’une fiabilité accrue, et grâce à la faible consommation électrique (4 à 5 kWh/m³) atteint environ aujourd’hui 50% de la part de marché.

Le coût de production du m³ se situerait entre 1 et 2 dollars. Effet pervers et non des moindres, dans le cas d’une utilisation pour la consommation humaine, le dessalement d’eau de mer serait moins onéreux que la technique dite de recyclage des eaux usées. Comme le nom l’indique, « dessaler » consiste à retirer les sels dissous dans l’eau de mer, en général de 33 à 37 grammes de solutés par litre. Le procédé requiert de l’énergie et constitue de ce fait une source d’émission de gaz à effet de serre, sauf dans les rares cas où il est fait recours à l’énergie éolienne, mais surtout pose le problème du rejet du concentrat de sel obtenu.

– Lire l’intégralité de l’article sur le dessalement de l’eau de mer

1 COMMENTAIRE

  1. La mer à boire – un documentaire vidéo d’Arte et l’occasion d’un point sur le dessalement de l’eau
    « Caprice d’enfants riches » et « une poignée de privilégiés » je trouve vos propos insultants et votre jugement injuste. Les pays du golf dont je suis originaire ont certes du pétrole mais n’ont pas d’eau et très peu de terres exploitables. Vous qui êtes nés dans des pays ou l’eau coule à profusion et où toute terre donne des fruits il est facile de porter ce type de jugement. Je vous rappelle que dans nos pays tout le monde n’(a pas des puits de pétrole et que les gens ont le droit de vivre pour vivre il faut qu’ils puissent accéder à des activités économiques et donc gagner un salaire et pour qu’il y ait activité économique il faut de l’eau (industrie, agriculture, commerces divers…). Quand il n’y a pas de ressource il faut y remédier et le dessalement à permis à nos pays de s’ouvrir à l’économie et au développement. De plus, les nombreux progrès qui ont été fait sur cette technologie (réduction importante de la consommation énergétique et donc des coûts (environ 0.5 centimes de $) mais aussi réduction drastique des rejets en mer) permette aujourd’hui à des pays d’Afrique et d’Asie de pouvoir y recourir. Alors je vous en prie cessé de porter ce type de jugement totalement manichéen et qui n’ont de sens que pour des gens originaires de pays occidentaux largement dotés. Merci d’avance,

Lire aussi

La transition écologique à l’âge des preuves, une évolution inévitable pour 68% des français

Que font les crises successives à l'opinion et à...

Réseau des Ordonnances Vertes : unir les territoires pour protéger la santé dès la grossesse

Le Réseau Ordonnances Vertes veut faciliter l'accès à une alimentation bio, sensibiliser aux perturbateurs endocriniens et renforcer la prévention en santé environnementale.

Immobilier : après le DPE, la qualité environnementale du quartier devient un nouveau critère de choix !

Deux appartements affichent le même DPE, la même surface...

Newsletter

Sur Cdurable

Réseau des Ordonnances Vertes : unir les territoires pour protéger la santé dès la grossesse

Le Réseau Ordonnances Vertes veut faciliter l'accès à une alimentation bio, sensibiliser aux perturbateurs endocriniens et renforcer la prévention en santé environnementale.

Immobilier : après le DPE, la qualité environnementale du quartier devient un nouveau critère de choix !

Deux appartements affichent le même DPE, la même surface...

De la théorie du donut à l’outil pour une approche durable de l’avenir

Comment concilier la satisfaction des besoins humains fondamentaux avec...

Quand les habitants se mobilisent pour faire revivre leur village : Bouge Ton CoQ avec l’ouverture d’une épicerie participative

Alors que 62 % des communes françaises ne disposent plus d'aucun commerce, les épiceries participatives poursuivent leur essor dans les territoires ruraux. Partout en France, des habitants se mobilisent pour recréer un lieu de vie, soutenir les producteurs locaux et maintenir des services de proximité. Forte de l'expérience acquise auprès de près de 300 communes accompagnées, l'association Bouge Ton CoQ lance un nouvel appel à candidatures afin d'accompagner 30 nouveaux projets d'épiceries participatives dès cet hiver.

La transition écologique à l’âge des preuves, une évolution inévitable pour 68% des français

Que font les crises successives à l'opinion et à la transition écologique ? L'analyse de QuotaClimat, après 50 heures d'écoute ces derniers mois et...

Protéger le vivant sauvage : des fondations s’unissent pour faire reconnaitre les solutions de terrain en Europe

Créé à Bruxelles, le Network of Foundations for Wildlife Conservation (NFWC) entend renforcer les coopérations internationales entre fondations engagées dans la protection de la...

Réseau des Ordonnances Vertes : unir les territoires pour protéger la santé dès la grossesse

Le Réseau Ordonnances Vertes veut faciliter l'accès à une alimentation bio, sensibiliser aux perturbateurs endocriniens et renforcer la prévention en santé environnementale.