La journée de la terre sert-elle à quelque chose ?

Dans un monde qui parle de plus en plus de l’état de dégradation avancé de la planète, la journée de la terre revêt un aspect hautement symbolique. S’agit-il d’une n-ième journée qui n’aura d’autre portée que symbolique ou bien, peut-on en attendre des conséquences concrêtes ? journee-de-la-terre-karachi.jpg Durant cette journée, on parle beaucoup, on fait beaucoup de déclarations d’intentions pas toujours suivies de fait. Cette journée ressemble pas mal à la journée mondiale de l’arbre, plus connue en Afrique ou en Asie qu’en Europe, mais qui est dénoncée par de nombreux passionnés de la nature: durant la journée de l’arbre, on plante beaucoup d’arbres, mais durant les 364 autres jours de l’année, aucun choix fondamental participant à une résolution du problème de la déforestation n’est remis en cause. Au Mali, on plantera des arbres le 1er juin, mais le gouvernement a accepté d’autoriser les entreprises chinoises à exploiter la forêt d’ébéne de Kita en échange d’un hopital, alors que l’on sait que son exploitation va dévaster tout un écosystème de façon durable. En une signature, le gouvernement malien a anihilé les effets de la journée de l’arbre des 50 prochaines années. Cet exemple, purement symbolique, ne démontre d’autre chose que ces « journées mondiales » n’ont pas d’impact immédiat, mais doivent participer à une modification des comportements pour tout le reste de l’année. Dans un monde qui associe, de plus en plus, bonheur avec augmentation constante du pouvoir d’achat et où la publicité fait abstraction des conséquences sociales ou écologiques de nos choix de consommateurs, il est plus que souhaitable de rappeler régulièrement, fermement et avec enthousiasme, des principes fondamentaux. Lire la suite sur le site 24pm logo-4.jpg

 

Lire aussi

L’eau n’attendra pas : pour réussir la transition hydrique de la France

À moins de six mois de l’élection présidentielle, les Acteurs du Traitement des Eaux de la Parcelle (ATEP) interpellent les candidats sur la gestion de l’eau en publiant « L’eau n’attendra pas », un manifeste qui formule dix propositions concrètes pour la période 2027-2032.

Cinq associations lancent un Pacte national pour faire des sols vivants une priorité

Alors que 89 % des sols agricoles de l'Union...

Investir dans notre avenir : L’innovation sociale par la preuve

"Investir dans notre avenir" : ce thème de la...

La transition écologique à l’âge des preuves, une évolution inévitable pour 68% des français

Que font les crises successives à l'opinion et à...

Newsletter

Sur Cdurable

Réseau des Ordonnances Vertes : unir les territoires pour protéger la santé dès la grossesse

Le Réseau Ordonnances Vertes veut faciliter l'accès à une alimentation bio, sensibiliser aux perturbateurs endocriniens et renforcer la prévention en santé environnementale.

Immobilier : après le DPE, la qualité environnementale du quartier devient un nouveau critère de choix !

Deux appartements affichent le même DPE, la même surface...

De la théorie du donut à l’outil pour une approche durable de l’avenir

Comment concilier la satisfaction des besoins humains fondamentaux avec...

L’eau n’attendra pas : pour réussir la transition hydrique de la France

À moins de six mois de l’élection présidentielle, les Acteurs du Traitement des Eaux de la Parcelle (ATEP) interpellent les candidats sur la gestion de l’eau en publiant « L’eau n’attendra pas », un manifeste qui formule dix propositions concrètes pour la période 2027-2032.

Paul de Vulpian, cofondateur de Villa Hélène, voit le potentiel thérapeutique des champignons pour la médecine de demain

Saviez-vous que trois des plus grandes révolutions médicales du XXe siècle doivent leur existence … aux champignons ? Et ce n'est pas une plaisanterie...

Cinq associations lancent un Pacte national pour faire des sols vivants une priorité

Alors que 89 % des sols agricoles de l'Union européenne présentent des signes de dégradation, cinq associations engagées dans la transition agricole appellent les...