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La maison durable
Retour sur la 1ère conférence nationale Ville durable

Plan Ville durable : les Palmarès de l’appel à projets EcoCité 2009

Les EcoCités, emblèmes français de la Ville durable du 21ème siècle ?

jeudi 5 novembre 2009
Posté par David Naulin

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Comme l’appel à projets EcoQuartier, la démarche EcoCité a été lancée dans le cadre du Plan Ville durable, présenté par Jean-Louis Borloo le 22 Octobre 2008. La démarche EcoCité vise à identifier les grandes agglomérations qui initieront, en partenariat avec l’ensemble des acteurs locaux, une démarche résolument novatrice en matière de durabilité urbaine. En accompagnant les projets les plus aptes à constituer des emblèmes de la Ville durable, l’Etat souhaite ainsi accélérer la transformation globale des grandes agglomérations pour une meilleure prise en compte des problématiques et des pratiques de la durabilité urbaine. Dans ce deuxième volet consacré au Plan Ville durable, vous allez découvrir les 13 territoires EcoCité sélectionnés en 2009.



De grands projets pour de grands territoires…

Destinée aux agglomérations, la démarche EcoCité a fixé un premier ensemble de critères : situées dans une aire urbaine significative (plus de 100 000 habitants), les villes candidates doivent faire la preuve d’une ambition de croissance soutenue (plus de 30% pour une croissance de plus de 50 000 habitants au sein de l’aire urbaine, dans un horizon maximal de 20 à 25 ans), au sein d’un cadre institutionnel abouti (projet réalisé dans l’aire d’influence d’un établissement public de coopération intercommunale, compétent en matière de document d’urbanisme ou en voie de l’être). L’enjeu est bien d’assurer une croissance soutenue tout en organisant cette croissance de façon soutenable.

Qu’est-ce qu’une EcoCité « Grenelle » ?

C’est avec les grands territoires, avec les collectivités qui les représentent, que le ministère du développement durable a souhaité conduire la démarche EcoCité. Dans la présentation de leur choix, les collectivités candidates ont ainsi pu proposer une stratégie globale de développement urbain durable, expérimentant des pratiques et des réponses nouvelles sur de grands territoires de projet identifiés.

4 critères d’appréciation

Le Grand Prix national EcoQuartier 2009 : la ville de Grenoble pour l'EcoQuartier de la ZAC de Bonne Au-delà des critères de croissance et de structuration institutionnelle, la qualité des projets d’EcoCités a été appréciée au travers de la prise en compte des éléments suivants :
- Une vision du territoire qui présente des enjeux environnementaux, paysagers, économiques, sociaux, institutionnels…
- Une articulation et une cohérence des différentes échelles de projet (locale, territoriale, métropolitaine), des différents acteurs (dispositifs de gouvernance) et des différents outils (documents de planification existants ou en projet, outils opérationnels existants ou en projet…)
- Un équilibre du projet, tant dans ses aspects qualitatifs (innovation urbaine, participation du public, etc.) que quantitatifs (phasage, programmation, plan financier, etc.), avec un soin particulier apporté à l’intégration de projets préexistants à la démarche EcoCité
- Une déclinaison des trois piliers du développement durable.

- Retrouvez le document de référence sur la démarche EcoCité

 BORDEAUX- Plaine de Garonne

© Photo aérienne - mission de préfiguration Bordeaux Euratlantique Projet porté par la Communauté Urbaine de Bordeaux (CUB), la Ville de Bordeaux, la Ville de Bègles, la Ville de Floirac et la Ville de Cenon.

L’EcoCité Plaine de Garonne confortera la métropole bordelaise, en lien avec l’arrivée prochaine de la ligne à grande vitesse qui mettra Bordeaux à 2 h de Paris ou de Bilbao. Le projet intéresse quatre communes et permet de poursuivre la démarche déjà initiée de reconquête des berges du fleuve. Il rééquilibre les deux rives, et s’appuie sur un développement ambitieux des transports en commun en site propre (TCSP). La démarche EcoCité repositionne à l’échelle de l’agglomération les projets en cours sur
Bordeaux, Cenon, Floirac et Bègles, qui répondent à un enjeu de densification et de compacité de la métropole, entre fleuve et coteaux boisés.

L’Opération d’Intérêt National Bordeaux-Euratlantique est le levier principal de cette démarche. Elle fédère autour du projet de la gare Saint-Jean l’ensemble des thématiques de développement liées à la « ville-avenir » : la mobilité durable, le dynamisme économique, le confort de vie, la nature et le paysage, le respect et la préservation de l’environnement. L’EcoCité se structure ainsi autour d’une programmation urbaine ambitieuse, d’une stratégie de développement conséquente autour des transports en commun ou alternatifs, et d’une gestion intelligente du foncier disponible, pour tendre vers une éco-agglomération équilibrée, multiple et solidaire.

 RENNES - Quadrant Nord-Est

RENNES - Quadrant Nord-Est Projet porté par Rennes Métropole, la Ville de Cesson Sévigné, la Ville de Rennes et la Ville de Thorigné-Fouillard.

Le projet d’EcoCité porté par la communauté d’agglomération Rennes Métropole et les trois communes de Cesson Sévigné, Rennes et Thorigné-Fouillard, vise à développer le quadrant Nord-Est du coeur d’agglomération, secteur stratégique par son positionnement et sa faible urbanisation actuelle sur presque 600 hectares. Troisième agglomération en croissance derrière Montpellier et Toulouse, Rennes se développe depuis des années selon la stratégie de l’archipel : un coeur historique à
forte densité, relié aux villes de proximité par des transports en commun performants dont la fréquentation ne cesse de croître, au point que le projet d’une seconde ligne de métro est engagé. Le secteur Nord-Est sera d’ailleurs desservi par cette future ligne B d’ici 2018, créant ainsi une nouvelle centralité au sein de la ville archipel, confortant les pôles de compétitivités et le technopole voisin, et affirmant la vocation culturelle de l’agglomération. En outre, la ligne à grande vitesse reliant Rennes à
Paris, à terme en 1h20, constituera un levier de développement économique fort. La préservation écologique sous toutes ses formes est un impératif : la nature est considérée comme un « équipement à ciel ouvert », au sein duquel une agriculture urbaine réinventée trouvera sa place ; les dessertes d’éco-mobilité, les aménagements urbains et l’exemplarité en matière d’éco-constructions s’inscrivent dans une logique globale qui veut faire tendre la Ville durable vers le « zéro carbone ».

 STRASBOURG/ KEHL - Métropole des Deux-Rives

Projet porté par la Ville de Strasbourg, la Communauté Urbaine de Strasbourg (CUS) et la Ville de Kehl.

STRASBOURG/ KEHL - Métropole des Deux-Rives - © Airdiasol

Les villes redécouvrent la richesse de leurs fleuves, et Strasbourg au travers de son projet d’EcoCité « Strasbourg, métropole des Deux-Rives », ne fait pas exception. Ce projet remettra le Rhin au coeur du développement de l’agglomération transfrontalière, tourné vers la France autant que vers l’Allemagne. L’eau, élément structurant du développement de la ville, sera davantage valorisée au sein de ces projets urbains. Trois axes président à ce grand projet : d’abord le développement d’un coeur métropolitain ouvert sur le Rhin ; ensuite, une structuration du territoire autour de plusieurs pôles mis en réseau, visant au rapprochement entre l’habitat et l’emploi ; enfin, le renforcement de la présence de la nature en ville, vecteur de qualité de vie et facteur
d’acceptabilité de la densification du coeur métropolitain. Vingt-quatre projets répartis sur le territoire de la métropole, y compris sur la ville
allemande de Kehl, constituent la colonne vertébrale de ce projet d’ EcoCité. Tous les logements créés dans le cadre de cette stratégie seront desservis par les transports en commun existants ou envisagés d’ici 2025. Certains quartiers de la métropole de demain s’érigeront sur l’ancien glacis militaire ; la ceinture des forts sera le support d’un parc de loisirs patrimonial et renforcera la trame verte ; la biodiversité sera confortée jusqu’au coeur de la ville sous diverses formes, notamment par la création de parcs naturels urbains, de jardins familiaux, et par l’encouragement à l’agriculture périurbaine. La dimension transfrontalière de cette démarche, ainsi que la participation de la population et de l’ensemble des acteurs à sa définition consacrent l’originalité du projet d’EcoCité strasbourgeois.

 PLAINE COMMUNE - Terre de partage et d’innovation urbaine

© Campagne de la semaine plaine commune développement de 2003 Projet porté par la Communauté d’Agglomération de Plaine Commune

La communauté d’agglomération Plaine Commune est un paradoxe à elle seule. Proche de la centralité parisienne, ce territoire à haut potentiel doit surmonter les difficultés économiques, sociales et environnementales auxquelles il est confronté pour poursuivre sa profonde mutation et devenir un véritable pôle d’excellence. En portant le regard sur deux polarités structurantes, le projet d’EcoCité est un pas de plus dans ce sens. Par la requalification du quartier Cristino Garcia – Landy, le projet prévoit ainsi une ambitieuse opération de renouvellement urbain, rationalisant la gestion foncière du site pour permettre l’émergence d’un « pôle d’intensité urbaine » accueillant des logements diversifiés ; en bref, il s’agit d’en finir avec les friches industrielles, mais surtout avec les
conditions d’habitat indigne qui conduisent à une grande détresse sociale.
Le projet des Tartres-sud, autre pôle structurant, fera lui aussi l’objet d’une requalification importante, tout en conservant sa spécificité. Quartier encore occupé par des activités maraîchères, le projet verra sa position stratégique - à la jonction de 3 villes de la communauté d’agglomération – renforcée par l’accueil d’un équipement d’intérêt
national : les Archives de France. Un EcoQuartier verra ainsi le jour à cet endroit.

La communauté d’agglomération Plaine Commune attache une réelle importance à la mobilité : la ville doit être dense, diversifiée, mais elle doit aussi être accessible pour en finir avec la part dominante que représente la voiture dans nos déplacements, source d’étalement urbain, et pour mieux rentabiliser les équipements publics. L’intensité urbaine, notamment le long des transports et des gares, ainsi que la qualité des
bâtiments de logements et d’activités font ainsi l’objet d’attentions particulières. Au final, c’est une ville écologique qui émergera par petites touches, donnant naissance à un véritable écosystème urbain durable et supportable dans lesquels les citoyens, les habitants mais aussi les salariés et les étudiants, auront leur mot à dire.

 MONTPELLIER - De Montpellier à la mer

MONTPELLIER - De Montpellier à la mer - Droits réservés Projet porté par la Communauté d’Agglomération Montpelliéraine (CAM), la Ville de Montpellier, la Ville de Castelnau-le-Lez, la Ville de Lattes et la Ville de Pérols.

Le projet « De Montpellier à la mer » s’étend sur huit kilomètres, le long de la route historique qui conduit vers la Méditerranée. Il s’étend sur le territoire des quatre communes de Castelnau-le-Lez, Montpellier, Lattes et Pérols. L’arrivée prochaine du tramway donne l’occasion de requalifier en profondeur les abords de cet axe. Cette « avenue de la Mer » constituera ainsi, pour les prochaines décennies, l’axe privilégié du développement urbain de l’agglomération montpelliéraine vers le littoral, conformément au SCOT en vigueur qui définit le cadre de développement
durable du projet d’EcoCité. Le projet ambitionne de transformer l’actuelle route commerciale, datée et sujette à l’implantation anarchique des grands commerces de périphérie, en une structure urbaine vitrine de l’agglomération, démontrant une capacité à placer l’homme et la nature au
coeur des enjeux d’aménagement. Des pistes de travail par séquences sont proposées, qui permettront d’améliorer les secteurs déjà urbanisés : « intensification » des quartiers résidentiels, création de bâtiments durables exemplaires, mixité fonctionnelle et sociale, réciprocité
ville/agriculture et ville/nature, système de déplacement multimodal, etc. Ce mode de réflexion spatial intégrera également des réponses aux problèmes de la préservation de la biodiversité et des continuités écologiques : milieu humide de saules et de joncs le long du nouvel hôtel de ville, plage urbaine au coeur du quartier Rive Gauche... « De Montpellier à la mer » constitue le coeur opérationnel d’un projet fortement ambitieux en matière de développement urbain durable : il se veut un véritable manifeste de l’EcoCité.

 NANTES SAINT-NAZAIRE – Eco.Métropole : Construire la ville autour du fleuve

© André Bocquel Projet porté par Nantes Métropole, la Communauté d’agglomération de Saint-Nazaire et le Syndicat Mixte du SCOT Nantes Saint-Nazaire

Mettre la Loire au coeur de l’EcoCité : le projet d’éco-métropole Nantes-Saint Nazaire n’imagine rien moins qu’un nouveau modèle de ville qui préserve l’équilibre entre croissance urbaine et espaces naturels remarquables et permette de réduire la vulnérabilité aux risques d’inondation. De ce projet partenarial émerge une vision partagée des différents territoires qui bordent la Loire, de Nantes à Saint-Nazaire. Dix sept projets d’aménagements, depuis l’Ile de Nantes jusqu’à l’opération Ville Port à Saint-Nazaire, associés à des projets de toute nature – environnementaux, culturels, touristiques - incarnent cette reconquête ambitieuse et intelligente du fleuve.
Il s’agit de construire un modèle de développement urbain qui préserve le fragile estuaire, en conciliant fort dynamisme économique et qualité de vie des citoyens. Cette démarche d’excellence doit contribuer à l’essor des pôles de compétitivité et au développement du grand port maritime de Nantes Saint-Nazaire. La Loire devient le grand coeur vert et bleu de pôles urbains plus denses, qui communiquent entre eux par un réseau structurant de transports en commun (tramway, TER, bus express...). D’autres modes de transport alternatifs à la voiture sont également envisagés, comme le Navibus ou les vélos en libre-service. Mais cette démarche est aussi l’occasion de faire émerger de nouveaux usages liés au fleuve, notamment culturels. Nantes Saint-Nazaire peut capitaliser sur sa notoriété liée au Lieu Unique, à la troupe Royal de Luxe, à la Folle Journée ou encore à la Biennale d’art contemporain Estuaire.

 METZ - EcoCité 128

© TVK et My Lucky pixel Projet porté par la Communauté d’agglomération de Metz Métropole

Le projet d’EcoCité porté par la Communauté d’agglomération Metz Métropole vise à renforcer l’attractivité de l’agglomération messine pour pallier les effets de la refonte de la carte militaire. Sous un nom presque emprunté à la science-fiction, le projet EcoCité 128 fixe un objectif simple : intégrer une ancienne base aérienne de 350 hectares (la BA 128) dans un projet durable à l’échelle du territoire urbain. L’enjeu est d’attirer de nouveaux habitants au sein du coeur d’agglomération, plutôt que de
les laisser s’installer à l’extérieur de la ville, au prix de longs - et peu écologiques - déplacements en voiture. EcoCité 128 s’inscrit dans une « constellation » de projets d’aménagement autour du projet de transport en commun en site propre, axe du développement futur de la ville. La base aérienne BA 128 constitue une réserve foncière inédite pour
l’agglomération, en continuité avec le tissu urbain existant. Metz Métropole va ainsi tirer parti de son redéveloppement de manière douce et durable. La dimension culturelle n’est pas oubliée : Metz Métropole a été choisie pour accueillir la première antenne du Centre Pompidou, ce qui renforcera aussi l’attractivité de son territoire. Les nouveaux habitants bénéficieront de logements écologiques et seront impliqués dans la gouvernance du projet : un moyen de mieux faire accepter et de mieux
organiser la mixité sociale. Une véritable stratégie « d’écologie urbaine » sera ainsi mise en place : densifier le tissu urbain tout en préservant les équilibres naturels et en valorisant les trames vertes et bleues, tel en est l’enjeu.

 CLERMONT-FERRAND – EcoCité Clermont Métropole

© Clermont Communauté Projet porté par la Ville de Clermont-Ferrand et Clermont Communauté

Fabriquer le standard de la Ville durable de demain, tel est l’ambition du projet d’EcoCité porté par la communauté d’agglomération Clermont Métropole. L’agglomération auvergnate s’appuie sur ses atouts pour changer : le quartier Saint-Jean, au centre de l’agglomération, sera le laboratoire de ce chantier, idéalement situé à proximité de la gare qui pourrait accueillir à terme un TGV. Sur la base du triptyque habitat/emplois/services, le projet sera le lieu de développement des filières de construction innovantes, peu gourmandes en énergie, et des aménagements répondant aux impératifs de la Ville durable. Ces bonnes pratiques pourront ensuite être exportées et utilisées pour les autres espaces de développement prévus par le SCOT. Autre innovation : un nouveau type de gouvernance et de conduite des projets mis en pratique au sein du projet Saint-Jean. Par leurs travaux, les étudiants de l’école
d’architecture de Clermont-Ferrand ont en effet ouvert la voie à une implication de l’ensemble des acteurs du territoire ; une initiative qui se prolonge par la définition d’un indicateur par l’ensemble des habitants, le BBC - pour Bonheur Brut Collectif - qui pourra mesurer le plaisir à vivre dans la Ville durable de demain.

 GRENOBLE - Grenoble EcoCité

Crédits réservés Projet porté par la Communauté d’agglomération Grenoble-Alpes Métropole et la Ville de Grenoble.

Le projet d’EcoCité est situé à la confluence du Drac et de l’Isère et constitue la démarche de développement durable la plus avancée de l’agglomération grenobloise. La communauté d’agglomération Grenoble-Alpes Métropole ainsi que la ville de Grenoble souhaitent reconquérir le site de la Presqu’île pour en faire un lieu de vie complet. Le site embrasse 250 hectares pour renouveler et diversifier une zone à forte dominance scientifique et à vocation internationale. Il s’agit ainsi de créer au sein de la métropole iséroise un « MIT à la Française » qui associe les activités de
recherche et d’enseignement supérieur aux fonctions urbaines de mixité socioéconomique et d’habitat.
Cette opération de renouvellement urbain s’inscrit très fortement dans une démarche de lutte contre le réchauffement climatique. Aussi le projet envisage des mesures très ambitieuses pour développer des sources d’énergie propre et des modes de déplacement doux (tramway, bus et voiture électriques, vélos, marche à pied…) et pour ne pas aggraver le phénomène des « îlots de chaleur » perceptible dans l’agglomération (végétalisation à 50% des toitures et renforcement de la présence
d’arbres à hautes tiges sur le site). Enfin, la dynamique du projet engagée permettra de tester la démarche afin de la transposer à terme aux autres polarités de l’agglomération (à l’Est et au Sud notamment, en intégrant le projet ANRU Villeneuve).

 MARSEILLE - Marseille Euroméditerranée

© Copyright Euroméditerranée –Vue aérienne- équipe C Projet porté par EPA Euroméditerranée.

Potentiellement la plus grande opération de renouvellement urbain en centre ville, le projet d’extension d’Euroméditerranée à Marseille cumule les superlatifs. Il poursuit un objectif fondamental de transformation de la ville : faire vivre 30 000 habitants supplémentaires sur 170 ha, en transformant une zone pauvre et polluée en une partie de ville agréable à vivre et accessible à tous. Avec l’extension de l’Opération d’Intérêt National Euroméditerranée, opération lancée en 1995, les promoteurs du
projet souhaitent engager une réflexion nouvelle sur un urbanisme durable méditerranéen « low cost » et « low tech ». Marseille confortera alors son rôle de métropole majeure d’échanges entre l’Europe et la Méditerranée. Les contraintes sont nombreuses sur ce site. Mais c’est précisément la force de ce projet d’EcoCité : il se joue de l’interface entre la ville et le port, et vise à revaloriser une situation stratégique en entrée de ville, aujourd’hui encombrée par des infrastructures routières anarchiques et des friches ferroviaires. Cette portion de ville, le long du port et des terminaux nationaux et internationaux de croisière, va s’adapter aux nouveaux besoins économiques et sociaux qui se font jour à Marseille. Au-delà, ce projet d’EcoCité cherche à inventer et à expérimenter en grandeur nature un modèle méditerranéen d’aménagement des villes et de développement durable qui puisse faire exemple tout autour de la Méditerranée.

 NICE - EcoCité Nice Côte d’Azur

© Nice Côte d'Azur Projet porté par la Communauté Urbaine Nice Côte d’Azur (CU-NCA) et la Ville de Nice.

Le projet d’EcoCité porté par la Communauté Urbaine de Nice Côte d’Azur se concentre sur la Plaine du Var, site central en transition, autrefois territoire de frontière dédié à l’agriculture. Plongeant vers la Mer Méditerranée, ce territoire fortement urbanisé souffre aujourd’hui d’une superposition désorganisée d’infrastructures, d’équipements publics ou privés, d’industries, de logements et même d’espaces naturels et agricoles ; ce qui en fait un territoire d’expérimentation idéal pour mettre en pratique les principes du développement durable. Sur un site attractif mais très contraint par les risques d’inondation, de mouvements de terrains ou d’incendie de forêt, il s’agit ainsi de faire émerger une véritable unité urbaine et architecturale, extension naturelle de la ville de Nice et coeur de la nouvelle Métropole Azuréenne. Une dynamique globale de remodelage urbain s’engagera sur près de 450 hectares. Un espace à vocation internationale sera créé autour de l’aéroport, en plein coeur de la ville ; dans la vallée, l’accent sera mis sur l’évolution de l’économie locale - aujourd’hui axée sur la recherche et le BTP - vers l’éco-construction et les énergies renouvelables. Le projet d’EcoCité permettra en outre l’émergence d’une ville numérique et intelligente fondée sur les nouvelles
mobilités, les nouveaux modes de travail ainsi que le monitoring urbain, afin de permettre d’atteindre des performances environnementales ambitieuses. Fort de ses spécificités en matière de culture, de climats de gestion des risques, d’approvisionnement en eau et en énergie, le projet d’EcoCité porté par Nice Côte d’Azur constituera un site pilote pour la ville durable méditerranéenne.

 Territoire de la Côte Ouest – LA RÉUNION - EcoCité insulaire et tropicale

Photo Bruno Bamba / Insertion Zoorit / © SR21 2008 Projet porté par la Communauté d’agglomération du Territoire de la Côte Ouest.

Le projet d’EcoCité réunionnais vise à créer une véritable conurbation en
rapprochant le centre de gravité des trois communes de la Possession, du Port et de Saint-Paul, sur l’une des seules plaines littorales de l’île. La région est durement touchée par le chômage et la précarité, et souffre d’une pression démographique forte ; autant d’enjeux auxquels il faut répondre, tout en ayant le souci de la préservation des espaces naturels, paysagers et agricoles, véritables poumons et atouts à valoriser pour une nouvelle urbanité. Le projet repose sur une démarche volontariste qui va au-delà de la simple zone qu’il embrasse. En effet, le foncier rare et le relief contraint de l’île nécessitent de veiller à la maîtrise de l’urbanisation, afin d’éviter son report sur des territoires périphériques encore plus fragiles. La question des transports est dès lors essentielle : pour éviter
la saturation de l’île par la voiture, le projet d’EcoCité mettra l’accent sur des transports alternatifs comme le tram-train régional (d’ici 2013) et se dotera d’un réseau d’itinéraires cyclables. L’enjeu économique est aussi de taille : l’attractivité du port sera renforcée pour réaffirmer son rôle international ; cette Ville durable tropicale confortera ainsi son rôle de moteur économique entre le Nord et le Sud de l’île. Le projet d’EcoCité a pour ambition d’être une référence de l’Outre-Mer français dans l’Océan indien et un exemple de Ville durable en milieu tropical.

 PAYS HAUT VAL D’ALZETTE - EcoCité Alzette-Belval

© CAPEMM - 4 VENTS Projet porté par la Communauté de communes du Pays Haut Val d’Alzette.

Les communes de la Communauté de Communes du Pays du Haut Val d’Alzette (CCPHVA) ont connu ces dix dernières années un renouveau démographique après une longue période de déclin liée à la crise industrielle. La population en place, issue de ce passé sidérurgique commun que caractérisait une forte solidarité, voit ainsi l’arrivée d’une population nouvelle de travailleurs frontaliers. L’agglomération saisit donc l’opportunité créée par la croissance exceptionnelle du Grand Duché de Luxembourg et son ambitieuse politique d’aménagement à la frontière française, pour engager et mener à son tour un projet d’éco-agglomération de grande ampleur, et oeuvrer pour rendre ce territoire attractif et compétitif. Dans la continuité des traditions de ce territoire, le principal défi est donc d’accueillir une population nouvelle, de lui proposer une ville où il fait bon vivre, et de mettre en oeuvre les actions pour qu’elle soit, au même titre que la population déjà installée, actrice de la vie urbaine.

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